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Foire

Sommaire

  • Définitions du mot foire
  • Étymologie de « foire »
  • Phonétique de « foire »
  • Évolution historique de l’usage du mot « foire »
  • Citations contenant le mot « foire »
  • Images d'illustration du mot « foire »
  • Traductions du mot « foire »
  • Synonymes de « foire »
  • Antonymes de « foire »

Définitions du mot foire

Trésor de la Langue Française informatisé

FOIRE1, subst. fém.

A.− Manifestation commerciale ou attractive se tenant dans une ville, un bourg ou un village à une ou des époque(s) et en un lieu généralement fixes.
1. Grand marché de plein air où sont exposées et vendues toutes sortes de marchandises, de denrées, de produits locaux et qui donne souvent lieu à des fêtes et à des réjouissances. Aller à la foire; foire annuelle, de printemps; bonimenteur, camelot de foire. Le bateau était chargé de marchands qui se rendaient à la foire de Beaucaire (M. de Guérin, Corresp.,1837, p. 318).La rue de Rivoli, une foire de tous les produits imaginables étalés sur le trottoir (Goncourt, Journal,1871, p. 739):
1. On attendait, dans chaque famille, telle fête pour faire les provisions du ménage. Aussi les fêtes étaient plus riches et plus belles; les marchands, étant sûrs de vendre, arrivaient de fort loin. C'était le bon temps des foires de Francfort, de Leipzig, de Hambourg, en Allemagne; de Liège et de Gand, dans les Flandres; de Beaucaire, en France. Erckm.-Chatr., Ami Fritz,1864, p. 158.
2. Les foires sont une affaire sérieuse : c'est là que se traitent les grands intérêts du négoce; c'est là aussi que le petit commerce, en toutes ses variétés, trouve occasion à de multiples profits. Mais les affaires de marché vont avec le divertissement : une foire est aussi une fête. Il y a des foires de petite ou moyenne importance, qui se tiennent fréquemment et un peu partout. Faral, Vie temps st Louis,1942, p. 66.
Champ de foire. Lieu où se déroule habituellement la foire. Synon. région. foirail (cf. aussi champ1I C 2).Les bestiaux amenés sur le champ de foire (Sorel, Réflex. violence,1908, p. 324).
HIST. (entre 1 600 et 1 800 env.). Théâtre de la foire. Petit théâtre de genre bouffon qui se produisait dans certaines foires parisiennes et plus spécialement aux foires de Saint-Germain et de Saint-Laurent. Farce, parade de la foire. Ces pièces du théâtre de la foire qui mettent aux prises Arlequin, Colombine et le docteur pour de vils intérêts et des passions basses (France, Pt Pierre,1918, p. 77).
En partic. Grand marché spécialisé dans la vente d'un produit particulier, ou dans l'exposition et la vente de bestiaux. Foire agricole; foire aux oignons, aux pains d'épices, aux vins; foire au jambon; foire aux livres, aux santons; foire à la ferraille. La foire des livres est pour Francfort une source inépuisable de richesse (France, Rabelais,1909, p. 10):
3. ... ils décidèrent de partir à pied, et d'acheter un âne pour Mary. Shelley alla à la foire aux bestiaux et revint à l'hôtel avec un minuscule baudet... Maurois, Ariel,1923, p. 173.
Foire aux puces. Marché où l'on trouve à acheter toutes sortes d'objets d'occasion. Un type inédit de lecteur (...) qui courait (...) le dimanche matin la foire aux puces de Saint-Ouen (Cendrars, Bourlinguer,1948, p. 393).
P. anal., mod. [Dans l'enceinte de certains grands magasins] Vente saisonnière d'un type d'articles à des prix souvent réduits. Foire au blanc, aux bonnes affaires.
Syntagmes, loc. et expr. fig. et fam.
a) Nous ne sommes pas à la foire. Ce n'est ni le lieu ni le moment pour chahuter, faire du bruit, ou pour faire du marchandage ou argumenter comme les camelots de foire. Le tribunal vous somme de vous renfermer dans une plaidoirie plus décente et plus convenable : nous ne sommes pas à la foire (Champfl., Bourgeois Molinch.,1855,p. 208).
b) La foire n'est pas sur le pont. Il n'y a pas lieu de se presser, les choses peuvent attendre. Te décides quand tu seras sûr! (...). Y a pas la foire sur le pont (Céline,Mort à crédit,1936,p. 688).
c) Acheter à la foire d'empoigne. Voler. Une poule au pot achetée à la foire d'empoigne (Arnoux,Zulma,1960,p. 26).
d) Foire d'empoigne (cf. empoigne B). Moi ma vie, c'est (...) les engueulades, les bagarres. Et si ça se trouve, la foire d'empoigne (Aymé,Cléramb., III, 2,1950,p. 143).
e) S'entendre comme larrons en foire. S'entendre à merveille, surtout pour accomplir un mauvais coup, faire une mauvaise farce (à quelqu'un). Ces deux hommes, tout en ayant l'air d'être très mal ensemble, s'entendent comme larrons en foire pour toutes les roublarderies du métier (Goncourt, Journal,1896, p. 901).
2. Mod., absol., ou foire-exposition, foire échantillon. Exposition industrielle et commerciale, annuelle ou bi-annuelle, généralement couverte et répartie dans divers pavillons spécialisés offrant au public de nombreux produits (alimentaires, agricoles, industriels, artisanaux, etc.) pouvant être achetés généralement sur commande. Foire internationale, nationale, universelle; la foire de Paris, de Lyon. Cette foire [l'Exposition universelle de 1900] confuse et poussiéreuse (Cocteau, Portr.-souv.,1935, p. 120).
3. Fête locale populaire, généralement annuelle, rassemblant en un lieu déterminé des attractions diverses (manèges, baraques de tir, loteries, montreurs de curiosités, etc.). Baraque, champ de foire; hercule, lutteur de foire; foire de Neuilly; foire du Trône. Un champ de foire convenablement fourni de chevaux de bois, de roues de fortune et de saltimbanques (Gautier, Italia,1852, p. 7).Synon. fête foraine; ducasse, kermesse (région.) :
4. Ce dimanche-là, c'était la fête du village, la fête annuelle et patronale qu'on nomme assemblée, en Normandie. Depuis huit jours on voyait venir par les routes, au pas lent de rosses grises ou rougeâtres, les voitures foraines où gîtent les familles ambulantes des coureurs de foire, directeurs de loteries, de tirs, de jeux divers... Maupass., Contes et nouv.,t. 1, Père Amable, 1886, p. 230.
B.− Fam. [P. anal. avec le déballage des foires et/ou l'animation qui règne sur les foires] Désordre, pêle-mêle; tumulte, grande agitation. Garçon, veillez à notre paix. C'est une foire, ici! (Giraudoux, Folle,1944, I, p. 18).
Faire la foire. Faire la fête, mener une vie de réjouissances et de divertissements. Lorsqu'il avait fait « la foire » nous supportions tous sa mauvaise humeur et sa gueule de bois (Fombeure, Soldat,1935, p. 56).
Rem. Dans cette expr., le mot foire est parfois remplacé par les substituts expressifs foiridon et foirinette, subst. fém. (cf. Riv.-Car. 1969, Le Breton Argot 1975, Car. Argot 1977).
Prononc. et Orth. : [fwa:ʀ]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. Ca 1160 (Enéas, éd. J.-J. Salverda de Grave, Paris, CFMA, 2439). Du lat. pop. feria « marché, foire », lat. class. feriae, feria « jours consacrés au repos » d'où « jours de fête », spéc. feriae novendiales « marché [qui se tenait à Rome tous les neuf jours], les foires se déroulant en même temps que les fêtes religieuses » (TLL s.v. 503, 41 et 58); cf. lat. médiév. feria « foire » (viiie-ixes. ds Nierm.), v. aussi M. Bambeck ds Mél. Wartburg, t. 2, pp. 221-222. Bbg. Baudez (J.). La Fête foraine et son lang. Vie Lang. 1974, p. 622, 625. − Chautard (É.). La Vie étrange de l'arg. Paris, 1931, p. 432. − Quem. DDL t. 13.

FOIRE2, subst. fém.

Vulg. Diarrhée. Avoir la foire. Le Loupillon (...) Que vous m'avez fait boire (...) Il m'a f...ichu la foire (Ponchon, Muse cabaret,1920, p. 82):
− Tiens! mais, intervint alors Gacougnol, si j'en juge par vos sympathies allemandes, vous dûtes, en 1870, vous tenir à une certaine distance des champs de bataille? − Aussi loin que possible, n'en doutez pas. Je ne me cache pas d'avoir eu la foire tout le temps et on ne vit que moi dans les hôpitaux. Bloy, Femme pauvre,1897, p. 157.
Au fig. Avoir la foire de qqc. Avoir peur. Le vieux, il en avait la foire!... Il faisait encore quelques efforts (Céline, Mort à crédit,1936, p. 286).
REM.
Foiron, subst. masc.,arg. Derrière. Tu tomb's su' l' foiron, tu ramasses ta viande (Bruant1901, p. 388).Jamais on aurait supposé un foiron si extraordinaire (Céline, Mort à crédit,1936p. 201).
Prononc. et Orth. : [fwa:ʀ]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. [Ca 1165 la feire (B. de Ste-Maure, Troie, éd. L. Constans, 20163; cf. var. : l'afaire)] Fin xiies. foire (Audigier, éd. O. Jodogne, 5). Du lat. class. foria « diarrhée ».
STAT. − Foire1 et 2. Fréq. abs. littér. : 881. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 568, b) 1 254; xxes. : a) 1 392, b) 1 752.
BBG. − Quem. DDL t. I.

Wiktionnaire

Nom commun 1

foire \fwaʁ\ féminin

  1. (Sens étymologique) Fête populaire qui a lieu à certaines dates de l’année.
    • La foire de Neuilly.
    • La foire du Trône.
    • La foire du lendit.
    1. (Vieilli) Présent qu’on fait au temps d’une fête.
      • Il perd exprès pour me donner ma foire; il fait les choses de bonne grâce. — (Florent Carton, Foire de St-Germain, sc. 21.)
  2. (Belgique) Fête foraine, kermesse.
    • La Foire de Liège (ou Foire d'Octobre) ; la Foire du Midi (ou Kermesse de Bruxelles).
  3. Assemblée considérable et publique qui se tient en temps et lieu désignés d’avance, où les marchands peuvent étaler et vendre des objets de leur commerce.
    • Si les roueries employées dans le commerce des chevaux sont innombrables, elles se montrent bien mieux sous toutes les formes dans ces lieux de réunion qu’on appelle foires. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
    • Il hochait le chef, tout pareil à l’un de ces branle-tête que vendent les camelots dans les villes aux jours de grande foire. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • Les marchés et les foires ne se peuvent établir en France que par la permission du roi. — (Févret, Traité de l’abus, I, 9)
    • Il y a quatre foires dans Paris : la foire St-Germain, la foire St-Laurent, la foire du Temple et la foire des jambons au parvis de Notre-Dame. — (Saint-Foix, Ess. Paris, Œuv. t. III, p. 410)
    • Pythagore disoit que la vie étoit semblable à une foire ; comme dans une foire les uns viennent pour s’exercer aux combats, d’autres pour négocier, et d’autres simplement pour regarder ; ainsi, dans la vie, les uns naissent esclaves de la gloire, les autres de l’ambition, et les autres ne cherchent simplement qu’à connoître la vérité. — ((attribué à) François de Salignac de La Mothe-Fénelon, Abrégé des vies des anciens philosophes : Pythagore, 1725)
    • Comme il n’y avait alors aucune grande ville, et qu’on ne connaissait ni les spectacles, ni les assemblées, ni les plaisirs sédentaires de la société privée, le temps des foires était celui des amusements. — (Abbé Raynal, Historique phil. I, Introd.)
    • Il détient d’ailleurs un record mondial en la matière, ayant serré 13 392 mains lors d’une foire agricole en 2002. — (Le Devoir, 22 mai 2007)
    1. (Par extension) Lieu de grande activité commerciale.
      • La Hollande est une foire continuelle où personne n’est riche que de sa propre industrie, ou de celle de son père. — (Voltaire, Dict. phil. Économie.)
    2. Marché spécialisé dans un type de marchandises.
      • Foire aux chevaux, aux oies.
      • Foire au pain d’épice, aux jambons.
      • Foire aux ferrailles, à la ferraille.
      • De la danse, une exposition, une foire gastronomique, des jeux et divertissements seront au menu de cette journée de célébrations. — (Le Devoir, 21 juin 2007)
    3. Exposition commerciale, industrielle ou artistique.
      • La foire de Paris, de Lyon, etc.
      • La foire annuelle de Bâle.

Nom commun 2

foire \fwaʁ\ féminin

  1. Diarrhée.
    • J’ai bu du vin d’Argenteuil
      Et ce vin m’a donné la foire.
    • Lors de son voyage au Mexique, il a bu l'eau locale et il a attrapé la tourista. Ses pantalons étaient remplis de foire.

Forme de verbe

foire \fwaʁ\

  1. Première personne du singulier du présent de l’indicatif de foirer.
  2. Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de foirer.
  3. Première personne du singulier du présent du subjonctif de foirer.
  4. Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de foirer.
  5. Deuxième personne du singulier de l’impératif de foirer.
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

FOIRE. n. f.
Grand marché public où l'on vend toutes sortes de marchandises et qui se tient à des dates régulières, une ou plusieurs fois l'année et qui donne souvent lieu à diverses réjouissances. La foire de Beaucaire. Il y a trois foires par an dans cette ville. La clôture de la foire. Cette foire dure quinze jours. Cette foire attire beaucoup de marchands étrangers. Voir toutes les curiosités de la foire. Il se dit spécialement de Certaines fêtes populaires qui ont lieu à certaines époques de l'année. La foire de Neuilly. La foire du Trône. Il se dit aussi de Marchés où l'on vend spécialement des bêtes de trait, des bestiaux, etc., ou de certaines marchandises. Foire aux chevaux. Foire aux oies. Foire au pain d'épice. Foire aux jambons. Foire aux ferrailles, à la ferraille. Il désigne aussi Certaines expositions industrielles et commerciales. La Foire de Paris, de Lyon, etc. Le champ de foire, Le lieu où se tient la foire. Prov., Ils s'entendent comme larrons en foire. Voyez ENTENDRE. Théâtre de la Foire, Petit théâtre du genre bouffon, qui se tenait tantôt à la foire Saint-Germain, tantôt à la foire Saint-Laurent. Le Sage, Piron, Favart ont travaillé pour le Théâtre de la Foire.

Littré (1872-1877)

FOIRE (foi-r') s. f.
  • 1Assemblée considérable et publique qui se tient en temps et lieu désignés d'avance, où tous les marchands peuvent étaler et vendre des objets de leur commerce. Les marchés et les foires ne se peuvent établir en France que par la permission du roi, Févret, Traité de l'abus, I, 9, dans RICHELET. Il y a quatre foires dans Paris : la foire St-Germain, la foire St-Laurent, la foire du Temple et la foire des jambons au parvis de Notre-Dame, Saint-Foix, Ess. Paris, Œuv. t. III, p. 410, dans POUGENS. Pythagore disait que la vie était semblable à une foire ; comme dans une foire les gens viennent pour s'exercer aux combats, d'autres pour négocier, d'autres simplement pour regarder, ainsi, dans la vie, les uns naissent esclaves de la gloire, les autres de l'ambition, et les autres ne cherchent simplement qu'à connaître la vérité, Fénelon, Pythagore. Comme il n'y avait alors aucune grande ville, et qu'on ne connaissait ni les spectacles, ni les assemblées, ni les plaisirs sédentaires de la société privée, le temps des foires était celui des amusements, Raynal, Hist. phil. I, Introd.

    Foires franches, foires établies avec certains priviléges, certaines exemptions de droits, telles que celle de Beaucaire, etc. Il [Louis XI] accorda à celle de St-Germain la foire franche qui subsiste encore aujourd'hui, Duclos, Hist. Louis XI, Œuv. t. III, p. 330, dans POUGENS.

    Fig. La foire est franche ; qu'il choisisse à sa volonté, Legrand, Foire St-Laurent, divertissement.

    Champ de foire, le lieu où se tient une foire.

    Par extension. La Hollande est une foire continuelle où personne n'est riche que de sa propre industrie, ou de celle de son père, Voltaire, Dict. phil. Économie.

    Fig. Ils s'entendent comme larrons en foire (voy. LARRON).

    Allez vite, la foire est sur le pont, se dit en se moquant de ceux qui s'empressent sans que cela soit nécessaire. Et, inversement, la foire n'est pas sur le pont, il n'est pas besoin de tant se presser.

    Il ne sait pas toutes les foires de Champagne, se dit d'un homme qui, dans une affaire, est loin de savoir tout ce qui s'y passe.

    Il a bien hanté, il a bien couru les foires, c'est un vieux routier, un homme qui a de l'expérience.

    La foire sera bonne, voici bien des marchands, ou les marchands s'assemblent, se dit quand plusieurs personnes de connaissance arrivent en même temps en même lieu. Voici bien des marchands, la foire sera bonne, Th. Corneille, l'Amour à la mode, V, 8.

  • 2Présent qu'on fait au temps de la foire. Il perd exprès pour me donner ma foire ; il fait les choses de bonne grâce, Dancourt, Foire de St-Germain, sc. 21.
  • 3Théâtre de la foire, petit théâtre fondé en 1595 dans l'enclos de la foire St-Germain à Paris. Le théâtre de la foire vivait surtout de critiques des pièces nouvelles et de satires des faits contemporains ; il se tenait tantôt au marché Saint-Germain, tantôt à la foire Saint-Laurent. Rends-lui [au vaudeville], s'il se peut, le cortége Qu'à la foire il a fait briller, Béranger, Désaugiers.
  • 4 Terme de commerce. Foire de respect, temps que l'on accorde à son commissionnaire pour payer les marchandises qu'il a vendues à crédit et dont il s'est rendu garant.

HISTORIQUE

XIIe s. La cort Richart semblout tozjors feire u [ou] marchié, Roman de Rou, v. 4449.

XIIIe s. Toz cist siecles est foire, et l'autre est paiement ; Hé las ! que ferons nos, qui empruntomes tant ? Or deussion payer et rendre maintenant ; Qui ne s'acquittera moult sera mescheant, Fabl. mss. de St-Germain, f° 103, dans LACURNE.

XIVe s. Vaine gloire est le denier au deable, dont il achete toutes les belles denrées en la foire de ce monde, Ménagier, I, 3.

XVe s. Cappitaine de la foire aux chetifs [misérable, ruiné], Deschamps, Poésies mss. f° 216, dans LACURNE. L'on ne s'en va pas de foire comme de marché [c'est-à-dire, en foire il faut payer comptant], Leroux de Lincy, Prov. t. II, p. 338.

XVIe s. Ensuite vint le traité de Loudans qui fut une foire publique de perfidies particulieres et de lachetés generales, D'Aubigné, Vie, CXXVI. Il a esté le premier à la foire des nez [c'est-à-dire il a le nez bien long], Oudin, Curios. fr. À mechante foire, bonne chere et bien boire, Leroux de Lincy, Prov. t. II, p. 130.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

FOIRE, s. f. (Comm. & Politiq.) ce mot qui vient de forum, place publique, a été dans son origine synonyme de celui de marché, & l’est encore à certains égards : l’un & l’autre signifient un concours de marchands & d’acheteurs ; dans des lieux & des tems marqués ; mais le mot de foire paroît présenter l’idée d’un concours plus nombreux, plus solennel, & par conséquent plus rare. Cette différence qui frappe au premier coup-d’œil, paroît être celle qui détermine ordinairement dans l’usage l’application de ces deux mots ; mais elle provient elle-même d’une autre différence plus cachée, & pour ainsi dire plus radicale entre ces deux choses. Nous allons la développer.

Il est évident que les marchands & les acheteurs ne peuvent se rassembler dans certains tems & dans certains lieux, sans un attrait, un intérêt, qui compense ou même qui surpasse les frais du voyage & du transport des denrées ; sans cet attrait, chacun resteroit chez soi : plus il sera considérable, plus les denrées supporteront de longs transports, plus le concours des marchands & des acheteurs sera nombreux & solennel, plus le district dont ce concours est le centre, pourra être étendu. Le cours naturel du commerce suffit pour former ce concours, & pour l’augmenter jusqu’à un certain point. La concurrence des vendeurs limite le prix des denrées, & le prix des denrées limite à son tour le nombre des vendeurs : en effet, tout commerce devant nourrir celui qui l’entreprend, il faut bien que le nombre des ventes dédommage le marchand de la modicité des profits qu’il fait sur chacune, & que par conséquent le nombre des marchands se proportionne au nombre actuel des consommateurs, ensorte que chaque marchand corresponde à un certain nombre de ceux-ci. Cela posé, je suppose que le prix d’une denrée soit tel que pour en soûtenir le commerce, il soit nécessaire d’en vendre pour la consommation de trois cents familles, il est évident que trois villages dans chacun desquels il n’y aura que cent familles, ne pourront soûtenir qu’un seul marchand de cette denrée ; ce marchand se trouvera probablement dans celui des trois villages, où le plus grand nombre des acheteurs pourra se rassembler plus commodément, ou à moins de frais ; parce que cette diminution de frais fera préférer le marchand établi dans ce village, à ceux qui seroient tentés de s’établir dans l’un des deux autres : mais plusieurs especes de denrées seront vraissemblablement dans le même cas, & les marchands de chacune de ces denrées se réuniront dans le même lieu, par la même raison de la diminution des frais, & par ce qu’un homme qui a besoin de deux especes de denrées, aime mieux ne faire qu’un voyage pour se les procurer, que d’en faire deux ; c’est réellement comme s’il payoit chaque marchandise moins cher. Le lieu devenu plus considérable par cette réunion même des différens commerces, le devient de plus en plus ; parce que tous les artisans que le genre de leur travail ne retient pas à la campagne, tous les hommes à qui leur richesse permet d’être oisifs, s’y rassemblent pour y chercher les commodités de la vie. La concurrence des acheteurs attire les marchands par l’espérance de vendre ; il s’en établit plusieurs pour la même denrée. La concurrence des marchands attire les acheteurs par l’espérance du bon marché ; & toutes deux continuent à s’augmenter mutuellement, jusqu’à ce que le desavantage de la distance compense pour les acheteurs éloignés le bon marché de la denrée produit par la concurrence, & même ce que l’usage & la force de l’habitude ajoûtent à l’attrait du bon marché. Ainsi se forment naturellement différens centres de commerce ou marchés, auxquels répondent autant de cantons ou d’arrondissemens plus ou moins étendus, suivant la nature des denrées, la facilité plus ou moins grande des communications, & l’état de la population plus ou moins nombreuse. Et telle est, pour le dire en passant, la premiere & la plus commune origine des bourgades & des villes.

La même raison de commodité qui détermine le concours des marchands & des acheteurs à certains lieux, le détermine aussi à certains jours, lorsque les denrées sont trop viles pour soûtenir de longs transports, & que le canton n’est pas assez peuplé pour fournir à un concours suffisant & journalier. Ces jours se fixent par une espece de convention tacite, & la moindre circonstance suffit pour cela. Le nombre des journées de chemin entre les lieux les plus considérables des environs, combiné avec certaines époques qui déterminent le départ des voyageurs, telles que le voisinage de certaines fêtes, certaines échéances d’usage dans les payemens, toutes sortes de solennités périodiques, enfin tout ce qui rassemble à certains jours un certain nombre d’hommes, devient le principe de l’établissement d’un marché à ces mêmes jours ; parce que les marchands ont toûjours intérêt de chercher les acheteurs, & réciproquement.

Mais il ne faut qu’une distance assez médiocre pour que cet intérêt & le bon marché produit par la concurrence, soient contrebalancés par les frais de voyage & de transport des denrées. Ce n’est donc point au cours naturel d’un commerce animé par la liberté, qu’il faut attribuer ces grandes foires, où les productions d’une partie de l’Europe se rassemblent à grands frais, & qui semblent être le rendez-vous des nations. L’intérêt qui doit compenser ces frais exorbitans, ne vient point de la nature des choses ; mais il résulte des priviléges & des franchises accordées au commerce en certains lieux & en certains tems, tandis qu’il est accablé par-tout ailleurs de taxes & de droits. Il n’est pas étonnant que l’état de gêne & de vexation habituelle dans lequel le commerce s’est trouvé long-tems dans toute l’Europe, en ait déterminé le cours avec violence dans les lieux où on lui offroit un peu plus de liberté. C’est ainsi que les princes en accordant des exemptions de droits, ont établi tant de foires dans les differentes parties de l’Europe ; & il est évident que ces foires doivent être d’autant plus considérables, que le commerce dans les tems ordinaires est plus surchargé de droits.

Une foire & un marché sont donc l’un & l’autre un concours de marchands & d’acheteurs, dans des lieux & des tems marqués ; mais dans les marchés, c’est l’intérêt réciproque que les vendeurs & les acheteurs ont de se chercher ; dans les foires, c’est le desir de joüir de certains priviléges qui forme ce concours : d’où il suit qu’il doit être bien plus nombreux & bien plus solennel dans les foires. Quoique le cours naturel du commerce suffise pour établir des marchés, il est arrivé, par une suite de ce malheureux principe, qui dans presque tous les gouvernemens a si long-tems infecté l’administration du Commerce, je veux dire la manie de tout conduire, de tout regler, & de ne jamais s’en rapporter aux hommes sur leur propre intérêt ; il est arrivé, dis-je, que pour établir des marchés, on a fait intervenir la police ; qu’on en a borné le nombre, sous prétexte d’empêcher qu’ils ne se nuisent les uns aux autres ; qu’on a défendu de vendre certaines marchandises ailleurs que dans certains lieux désignés, soit pour la commodité des commis chargés de recevoir les droits dont elles sont chargées, soit parce qu’on a voulu les assujettir à des formalités de visite & de marque, & qu’on ne peut pas mettre par-tout des bureaux. On ne peut trop saisir toutes les occasions de combattre ce système fatal à l’industrie, il s’en trouvera plus d’une dans l’Encyclopédie.

Les foires les plus célebres sont en France celles de Lyon, de Bordeaux, de Guibray, de Beaucaire, &c. En Allemagne, celles de Leipsic, de Francfort, &c. Mon objet n’est point ici d’en faire l’énumération, ni d’exposer en détail les priviléges accordés par différens souverains, soit aux foires en général, soit à quelques foires en particulier ; je me borne à quelques réflexions contre l’illusion assez commune, qui fait citer à quelques personnes la grandeur & l’étendue du commerce de certaines foires, comme une preuve de la grandeur du commerce d’un état.

Sans doute une foire doit enrichir le lieu où elle se tient, & faire la grandeur d’une ville particuliere : & lorsque toute l’Europe gémissoit dans les entraves multipliées du gouvernement féodal ; lorsque chaque village, pour ainsi dire, formoit une souveraineté indépendante ; lorsque les seigneurs renfermés dans leur château, ne voyoient dans le Commerce qu’une occasion d’augmenter leurs revenus, en soûmettant à des contributions & à des péages exorbitans, tous ceux que la nécessité forçoit de passer sur leurs terres ; il n’est pas douteux que ceux qui les premiers furent assez éclairés pour sentir qu’en se relâchant un peu de la rigueur de leurs droits, ils seroient plus que dédommagés par l’augmentation du commerce & des consommations, virent bientôt les lieux de leur résidence enrichis, aggrandis, embellis. Il n’est pas douteux que lorsque les rois & les empereurs eurent assez augmenté leur autorité, pour soustraire aux taxes levées par leurs vassaux les marchandises destinées pour les foires de certaines villes qu’ils vouloient favoriser, ces villes devinrent nécessairement le centre d’un très grand commerce, & virent accroître leur puissance avec leurs richesses : mais depuis que toutes ces petites souverainetés se sont réunies pour ne former qu’un grand état sous un seul prince, si la négligence, la force de l’habitude, la difficulté de réformer les abus lors même qu’on le veut, & la difficulté de le vouloir, ont engagé à laisser subsister & les mêmes gênes & les mêmes droits locaux, & les mêmes priviléges qui avoient été établis lorsque chaque province & chaque ville obéissoient à différens souverains, n’est-il pas singulier que cet effet du hasard ait été non-seulement loué, mais imité comme l’ouvrage d’une sage politique ? n’est-il pas singulier qu’avec de très-bonnes intentions & dans la vûe de rendre le Commerce florissant, on ait encore établi de nouvelles foires, qu’on ait augmenté encore les priviléges & les exemptions de certaines villes, qu’on ait même empêché certaines branches de Commerce de s’établir dans des provinces pauvres, dans la crainte de nuire à quelques autres villes, enrichies depuis long-tems par ces mêmes branches de Commerce ? Eh qu’importe que ce soit Pierre ou Jacques, le Maine ou la Bretagne, qui fabriquent telle ou telle marchandise, pourvû que l’état s’enrichisse, & que des François vivent ? qu’importe qu’une étoffe soit vendue à Beaucaire ou dans le lieu de sa fabrication, pourvû que l’ouvrier reçoive le prix de son travail ? Une masse énorme de commerce rassemblée dans un lieu & amoncelée sous un seul coup-d’œil, frappera d’une maniere plus sensible les yeux des politiques superficiels. Les eaux rassemblées artificiellement dans des bassins & des canaux, amusent les voyageurs par l’étalage d’un luxe frivole : mais les eaux que les pluies répandent uniformément sur la surface des campagnes, que la seule pente des terreins dirige, & distribue dans tous les vallons pour y former des fontaines, portent par-tout la richesse & la fécondité. Qu’importe qu’il se fasse un grand commerce dans une certaine ville & dans un certain moment, si ce commerce momentané n’est grand que par les causes mêmes qui gênent le Commerce, & qui tendent à le diminuer dans tout autre tems & dans toute l’étendue de l’état ? Faut-il, dit le magistrat citoyen auquel nous devons la traduction de Child, & auquel la France devra peut-être un jour la destruction des obstacles que l’on a mis aux progrès du Commerce en voulant le favoriser ; faut-il jeûner toute l’année pour faire bonne chere à certains jours ? En Hollande il n’y a point de foire ; mais toute l’étendue de l’état & toute l’année ne forment, pour ainsi dire, qu’une foire continuelle, parce que le commerce y est toûjours & par-tout également florissant.

On dit : « L’état ne peut se passer de revenus ; il est indispensable, pour subvenir à ses besoins, de charger les marchandises de différentes taxes : cependant il n’est pas moins nécessaire de faciliter le débit de nos productions, sur-tout chez l’étranger ; ce qui ne peut se faire sans en baisser le prix autant qu’il est possible. Or on concilie ces deux objets en indiquant des lieux & des tems de franchise, où le bas prix des marchandises invite l’étranger, & produit une consommation extraordinaire, tandis que la consommation habituelle & nécessaire fournit suffisamment aux revenus publics. L’envie même de profiter de ces momens de grace, donne aux vendeurs & aux acheteurs un empressement que la solennité de ces grandes foires augmente encore par une espece de séduction, d’où résulte une augmentation dans la masse totale du Commerce ». Tels sont les prétextes qu’on allegue pour soûtenir l’utilité des grandes foires. Mais il n’est pas difficile de se convaincre qu’on peut par des arrangemens généraux, & en favorisant également tous les membres de l’état, concilier avec bien plus d’avantage les deux objets que le gouvernement peut se proposer. En effet, puisque le prince consent à perdre une partie de ses droits, & à les sacrifier aux intérêts du Commerce, rien n’empêche qu’en rendant tous les droits uniformes, il ne diminue sur la totalité la même somme qu’il consent à perdre ; l’objet de décharger des droits la vente à l’étranger, en les laissant subsister sur les consommations intérieures, sera même bien plus aisé à remplir en exemptant de droits toutes les marchandises qui sortent ; car enfin on ne peut nier que nos foires ne fournissent à une grande partie de notre consommation intérieure. Dans cet arrangement, la consommation extraordinaire qui se fait dans le tems des foires, diminueroit beaucoup ; mais il est évident que la modération des droits dans les tems ordinaires, rendroit la consommation générale bien plus abondante ; avec cette différence que dans le cas du droit uniforme, mais modéré, le Commerce gagne tout ce que le prince veut lui sacrifier : au lieu que dans le cas du droit général plus fort avec des exemptions locales & momentanées, le roi peut sacrifier beaucoup, & le Commerce ne gagner presque rien, ou, ce qui est la même chose, les denrées baisser de prix beaucoup moins que les droits ne diminuent ; & cela parce qu’il faut soustraire de l’avantage que donne cette diminution, les frais du transport des denrées nécessaire pour en profiter, le changement de séjour, les loyers des places de foire enchéris encore par le monopole des propriétaires, enfin le risque de ne pas vendre dans un espace de tems assez court, & d’avoir fait un long voyage en pure perte : or il faut toûjours que la marchandise paye tous ses frais & ses risques. Il s’en faut donc beaucoup que le sacrifice des droits du prince soit aussi utile au Commerce par les exemptions momentanées & locales, qu’il le seroit par une modération legere sur la totalité des droits ; il s’en faut beaucoup que la consommation extraordinaire augmente autant par l’exemption particuliere, que la consommation journaliere diminue par la surcharge habituelle. Ajoûtons, qu’il n’y a point d’exemption particuliere qui ne donne lieu à des fraudes pour en profiter, à des gênes nouvelles, à des multiplications de commis & d’inspecteurs pour empêcher ces fraudes, à des peines pour les punir ; nouvelle perte d’argent & d’hommes pour l’état. Concluons que les grandes foires ne sont jamais aussi utiles, que la gêne qu’elles supposent est nuisible ; & que bien loin d’être la preuve de l’état florissant du Commerce, elles ne peuvent exister au contraire que dans des états où le Commerce est gêné, surchargé de droits, & par conséquent médiocre.

Foire de Respect, (Comm.) c’est un tems (ordinairement de trois mois) qu’un commettant accorde à son commissionnaire pour lui payer le prix des marchandises que ce dernier a vendues à crédit, & dont il s’est rendu garant. (G)

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Étymologie de « foire »

(Nom 1) (XIIe siècle)[1] Du latin feria (« fête, solennité, férie »). En ancien français le verbe foirer, signifiait (« chômer »)[2]. Sans rapport étymologique avec forain qui lui est lié par le sens.
(Nom 2) Du latin foria (« diarrhée »).
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Provenç. fieyra, fiera, feira ; espagn. feria ; portug. feira ; ital. fiera ; du lat. feria, fête, solennité. L'ancienne langue avait le verbe foirer, chômer.

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Phonétique du mot « foire »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
foire fwar

Évolution historique de l’usage du mot « foire »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « foire »

  • Il y a plus d'un âne à la foire qui s'appelle Martin. De Proverbe français
  • Si tu vas à la foire sans argent, Lève le nez et retourne-t-en. De Proverbe auvergnat
  • Le téléviseur est la baraque de foire où le peuple vient voir les merveilles du monde. De Kazimierz Brandys / Lettres à Madame Z
  • Il faut savoir s'effacer avant que ne commencent à pâlir les plaisirs de la foire aux vanités. De Charlie Chaplin / Ma vie
  • La marchandisation gagnant tout, jusqu’à l’homme lui-même, le monde deviendra une foire parcourue de bandes rivales. De Jacques Attali / La Voie humaine
  • C’est ça la vie ; il y a les connus et les inconnus. Les connus tiennent à se faire reconnaître, les inconnus aimeraient le rester, et ça foire. De Daniel Pennac / La Fée carabine
  • La bonne jument se vend à l'étable. La rosse doit courir les foires. De Proverbe français
  • C’est un dossier que Francis Ruelle a mis un point d’honneur à régler avant de quitter son poste de maire. L’installation de la foire sur la place de la mairie n’a pas posé de problème. Elle ouvre ce vendredi, en mode « Covid ». La Voix du Nord, À Wimereux, le sujet de la foire n’est pas une «patate chaude»
  • Après réflexion, et prise en compte des contraintes sanitaires en cours, la foire saint Matthieu aura bien lieu. La Voix du Nord, Le Cateau-Cambrésis: finalement la foire Saint-Matthieu aura bien lieu mais sans défilé, ni concert

Images d'illustration du mot « foire »

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Traductions du mot « foire »

Langue Traduction
Anglais fair
Espagnol justa
Italien giusto
Allemand messe
Chinois 公平
Arabe معرض
Portugais justo
Russe справедливая
Japonais 公正
Basque bidezko
Corse ghjusta
Source : Google Translate API

Synonymes de « foire »

Source : synonymes de foire sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « foire »

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