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Fanon

Définitions du mot « fanon »

Trésor de la Langue Française informatisé

FANON, subst. masc.

A.− [Désigne une pièce d'étoffe] Vx
1. ,,Pièce d'étoffe suspendue et déployée au bout d'une lance, d'une pique pour servir de signe de ralliement`` (Bouillet 1859). Synon. fanion, gonfanon.
2. P. anal. (avec la pièce d'étoffe qui pend)
a) MAR. Partie flottante, pendante d'une voile carguée (d'apr. Bonn.-Paris 1859).
b) LITURGIE
α) Pièce d'étoffe dont les deux pans pendent de chaque côté du poignet gauche, que les prêtres portent quand ils officient. Le fanon doit être de même étoffe que l'étole (Ac.).Synon. manipule.
β) Bande pendante d'une bannière d'église (d'apr. Ac.).
γ) Au plur. Les deux pendants de la mitre d'un évêque, d'un archevêque. On voit que le chantre portait à tous les offices l'aube, l'amict, (...) une mitre de forme ronde avec deux fanons, des gants et un bâton comme l'évêque (F. Clément., Hist. gén. mus. relig.,1860, p. 196).
c) HÉRALD. Figure de l'écu représentant un fanon porté au bras droit. D'argent, à trois fanons de gueules, doublés et frangés de sinople (Grandm.1852).
3. Au plur., CHIR., vx. Attelles employées autrefois lors des fractures des os de la cuisse ou du bras et qui permettaient de maintenir en contact les os brisés. Appliquer les fanons (Ac.1835, 1878).
Emploi adj. Drap fanon. ,,Drap dont on entoure les attelles avant de les appliquer contre le membre fracturé`` (Garnier-Del. 1972).
B.− HIST. NAT.
1. [Désigne un repli membraneux]
a) Repli membraneux ou cutané situé au bord inférieur de l'encolure des bovins. Fanon de bœuf; fanon qui pend. Il [Julien] rencontra dans un ravin un taureau furieux, les cornes en avant (...). Julien lui pointa sa lance sous les fanons. Elle éclata, comme si l'animal eût été de bronze (Flaub., St Julien l'Hospitalier,1877, p. 115).Il [le taureau] se redressa, gonflant son large devant, son jabot, son fanon et ses épaules (Giono, Batailles ds mont.,1937, p. 191).
P. anal. Partie de peau molle qui pend du cou d'une personne. Fanon flétri, pendant; fanon de peau sèche. La Duègne s'ingurgitait solides et liquides d'une manière formidable; ses flasques bajoues et ses fanons tremblaient au branle d'une mâchoire encore bien garnie (Gautier, Fracasse,1863, p. 34).La mère du Régent (...) étale sa large face, son sourire scatologique, ses fanons mollasses, dans l'hermine d'un manteau brodé de fleurs de lis (E. de Goncourt, Mais. artiste,1881, p. 159):
1. Tandis que son mari vieillissait dans le sens de l'effondrement, de la pesanteur, elle vieillissait dans celui du dessèchement : elle était grande et osseuse, elle soutenait hardiment les fanons de son cou par des rubans de moire grise... Nizan, Conspir.,1938, p. 112.
b) Partie de peau granuleuse, rouge violacé et dépourvue de plumes qui pend à la base des mandibules supérieure et inférieure de certains oiseaux. Fanon de dindon; crête et fanons de coq. Sous le couvert des arbres, voletaient plusieurs couples de gallinacés de la famille des faisans. C'étaient des « tragopans », ornés d'un fanon charnu qui pendait sur leurs gorges, et de deux minces cornes cylindriques, plantées en arrière de leurs yeux (Verne, Île myst.,1874, p. 86).
2. Touffe de poils qui couronne la partie graisseuse et renflée du pied d'un cheval et qui cache l'ergot. Elle est excellente, cette bête-là!... nette comme un poulain, et une culotte superbe!... seulement, vous devriez lui faire couper les fanons, elle les a trop longs, ça la dépare (Gyp, Gde vie,1891, p. 21).
3. Chacune des lames cornées qui garnissent transversalement la mâchoire supérieure de certains cétacés. Fanons des baleines; fanon corné. Dans la grande baleine (...) chaque fanon présente intérieurement une couche de fibres cornées revêtue de deux lames cornées aussi, mais plus minces, plus serrées (Cuvier, Anat. comp.,t. 3, 1805, p. 199).Les plus grands animaux marins vivant dans les mers actuelles, en l'espèce les cétacés à fanons (mystacocètes) sont également des mangeurs de plancton : baleines, balénoptères, rorquals, etc. (J.-M. Pérès, Vie océan,1966, p. 43):
2. Les cétacés (...) se divisent en deux grandes classes : les uns ont des fanons, sortes de lames minces élastiques, cornées, rangées les unes près des autres à la mâchoire supérieure et formant une espèce de crible, servant à retenir les très petits animaux dont l'animal se nourrit. Rouch, Régions polaires,1927, p. 188.
Prononc. et Orth. : [fanɔ ̃]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. a) Ca 1170 fanum « manipule du prêtre » (G. de Saint-Pair, Mont-Saint-Michel, éd. P. Redlich, v. 1227); b) 1418 fanon « chacun des deux pendants de la mitre d'un évêque » (Nicolas de Baye, Choix de pièces inédites relatives au Règne de Charles VI, éd. L. Douët d'Arcq, t. 2, p. 368); 2. 1549 « pièce d'étoffe suspendue au bout d'une lance » (Du Tillet, Recueil des rois de France, p. 342 ds Gdf. Compl.); 3. a) 1310-40 fannon « morceau de peau qui pend sous le cou du coq » (J. de Conde, Dits et contes, I, 51, 76 ds T.-L.); b) 1538 « repli de la peau qui pend sous le cou de certains animaux » (Est.); 4. 1678 « touffe de crins à la partie postérieure du pied d'un cheval, cachant l'ergot » (Guillet, I, p. 113); 5. 1685 « chacune des lames cornées qui garnissent transversalement la bouche de certains cétacés, notamment la baleine » (Fur. Essais d'un dict. univ.). De l'a. b. frq. *fano « morceau d'étoffe »; cf. a. h. all. fano « morceau d'étoffe, drapeau » (Graff t. 3, col. 520-522); all. Fahne « drapeau »; cf. aussi b. lat. fano « pièce d'étoffe » ca 720, « manipule d'un prêtre » 1remoitié du ixes. (ds Nierm.). Fréq. abs. littér. : 46. Bbg. Brüch 1913, p. 50. − Walt. 1885, p. 97.

Wiktionnaire

Nom commun

fanon \fa.nɔ̃\ masculin

  1. Peau qui pend sous la gorge d’un taureau, d’un bœuf, d’une oie.
    • C’était un superbe animal, presque noir, luisant, avec un fanon énorme, un mufle carré, des cornes en croissant aiguës et polies, des jambes sèches, une queue toujours en mouvement, portant entre les deux épaules une touffe de rubans aux couleurs de sa Ganaderia, piquée dans le cuir par une aiguillette. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
    • Dans la prairie, les vaches lentement avançaient, broutant devant elles sans hâte et sans trêve. Le fanon musculeux ballottait de droite et de gauche comme une épaisse draperie qu’agitaient les mouvements de mufle réguliers et lents, […]. — (Louis Pergaud, Un satyre, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
  2. (Par analogie) Morceau de peau rouge qui pend sous le cou de certains animaux, tels que le dindon.
    • Si le Coq de Java diffère des autres Coqs par sa crête et par son fanon sous-mandibulaire, le Coq de Sonnerat ne s’en écarte pas moins par une singularité très curieuse des plumes de son camail. — (Pierre-Amédée Pichot, Le Coqs sauvages, dans le Bulletin de la Société nationale d'acclimatation de France, 1914, vol. 61, page 103)
    • Je regardai sa perruque jaune, les poches de ses yeux, les fanons de son cou… — (Maurice Bedel, Mémoire sans malice sur les dames d’aujourd’hui, 1935)
    • Ses yeux étaient vides, comme ceux des vaches. Ses fanons tremblaient de stupeur. — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 113)
  3. Lames cornées qui garnissent transversalement le palais de la baleine.
    • Après avoir contourné la base de la montagne, ils traversèrent de longues prairies dont l’herbe semblait faite de fanons de baleine. — (Jules Verne, Les Enfants du capitaine Grant, 1846)
  4. (Hippologie) Assemblage de crins qui tombe sous la partie postérieure des boulets du pied d’un cheval et cache l’ergot.
  5. (Héraldique) Bracelet pendant au bras droit.
  6. Partie distale de la manipule d’un prêtre.
  7. (Au pluriel) Pendants de la mitre d’un évêque ou d’un archevêque.
  8. (Vexillologie) (Au pluriel) (Par extension) Pendants d’une bannière, d'un fanion.

Nom commun

fanon masculin

  1. Manipule de prêtre.
  2. Fanion.
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

FANON. n. m.
Peau qui pend sous la gorge d'un taureau, d'un bœuf. Il désigne aussi le Morceau de peau rouge qui pend sous le cou de certains animaux, tels que le dindon. Il se dit aussi des Lames cornées qui garnissent transversalement le palais de la baleine. Il se dit, en outre, de l'Assemblage de crins qui tombe sous la partie postérieure des boulets du pied d'un cheval et cache l'ergot. Il signifie encore, en termes de Blason, Bracelet pendant au bras droit. Il se dit également, au pluriel, des Deux pendants de la mitre d'un évêque ou d'un archevêque et des Pendants d'une bannière.

Littré (1872-1877)

FANON (fa-non) s. m.
  • 1Pièce de drap, de toile, de soierie, suspendue au bout d'une lance, d'une pique, et qui, pouvant se déployer, sert de signe de ralliement.

    Terme de blason. Large bracelet qui pend au bras droit.

  • 2Ancien terme de marine. Nom que l'on donnait au fond et au coin inférieur d'une voile qui flotte au vent comme une bannière, lorsque la voile est carguée, Jal
  • 3Manipule que les prêtres portent au bras gauche lorsqu'ils officient. Le fanon doit être de la même étoffe que l'étole.

    Au plur. Les deux pendants de derrière de la mitre d'un évêque, d'un archevêque, d'une bannière.

    Autrefois, manche pendante qu'on portait au poignet, surtout en Allemagne.

  • 4Par assimilation, peau pendante que les taureaux, les bœufs ont sous la gorge.

    Terme d'ornithologie. La pièce de peau charnue, rouge et nue, qui pend sous la gorge de certains oiseaux, notamment du dindon.

  • 5Lames cornées qui garnissent transversalement le palais de certains cétacés. Les fanons de la baleine.
  • 6 Terme de vétérinaire. Touffe de poils à la partie postérieure du boulet et au pli de la peau du bœuf et du mouton, situé à la partie inférieure du cou. Le fanon cache l'ergot du cheval.

HISTORIQUE

XIIIe s. Des armes ù trait defension, Amit, alb, stol et fanon, Si se fit armer ; Car hom que est de religion Ne deivet aver altres par treison Pur nul mestier, Vie de St Thomas, dans BENOÎT, Chronique, t. III, p. 479. Moult fierement li aïda, La sorceinte baillié li a, Et puis le fanon et l'estole, Ren. 3381. Et puis le mist on le fanon au bras seniestre, qui senefie astinenche, Chr. de Rains, p. 104.

XVIe s. Son blanc fanon [du taureau enlevant Europe] est plus que neige blanc, Baïf, Œuv. f° 252, dans LACURNE.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

FANON, s. m. (Marine.) Prendre le fanon de l’artimon, c’est le raccourcissement du point de la voile que l’on trousse & ramasse avec des garcettes, pour prendre moins de vent ; ce qui ne se fait que dans de très-gros tems. Ce mot est particulierement pour la voile d’artimon, & quelquefois pour la misene. (Z)

Fanon, terme de Chirurgie, piece d’appareil pour la fracture des extrémités inférieures. On fait les fanons avec deux baguettes ou petits bâtons de la grosseur du doigt : chaque baguette est garnie de paille, qu’on maintient autour du bâton avec un fil qui l’entortille d’un bout à l’autre. La longueur des fanons est différente, suivant la grandeur des sujets, & suivant la partie fracturée. Les fanons qui servent pour la jambe doivent être d’égale longueur, & s’étendre depuis le dessus du genou jusqu’à quatre travers de doigts au-delà du pié. Ceux qui doivent maintenir la cuisse sont inégaux ; l’externe doit aller depuis le dessus du pié jusqu’au-delà de l’os des îles ; l’interne est plus court, & doit se terminer supérieurement au pli de la cuisse, & ne point blesser les parties naturelles. Le mot de fanon signifie un bâton de torche. Pour s’en servir on les roule un de chaque côté dans les parties latérales d’un piece de linge d’une longueur & d’une largeur suffisantes, sur le plein de laquelle la partie puisse être placée avec tout l’appareil qui y est appliqué. Voyez Planche IV. de Chirurgie, figure 1. On serre les fanons des deux côtés du membre ; mais avant de les attacher par le moyen de trois ou quatre liens ou rubans de fil qu’on a eu soin de passer par-dessous, on a l’attention de mettre des compresses assez épaisses pour remplir les vuides, comme au-dessous du genou, & au-dessus des malléoles ou chevilles, afin que les fanons fassent une compression égale dans toute la longueur du membre, & qu’ils ne blessent point les parties sur lesquelles ils porteroient si elles n’étoient point garnies. Dans quelques hôpitaux on a pour cet usage des petits sachets remplis de paille d’avoine. On noue extérieurement les rubans qui serrent les fanons contre le membre, & on met ordinairement une petite compresse quarrée au milieu de la partie antérieure de la partie, sous chacun de ces rubans pour les soûtenir, & remplir le vuide qu’il y auroit entre le ruban & l’appareil. On voit assez par cette description, quel est l’usage des fanons ; ils maintiennent la partie fracturée dans la direction qu’on lui a donnée, & s’opposent à tous les mouvemens volontaires & involontaires, plus que toute autre partie de l’appareil : ils servent aussi à éviter le dérangement dans le transport qu’on est quelquefois obligé de faire d’un blessé d’un lit dans un autre.

Lorsque les fanons sont appliqués, on doit poser le membre sur un coussin ou oreiller, dans une situation un peu oblique, ensorte que le pié soit plus élevé que le genou, & le genou plus que la cuisse : cette position favorise le retour du sang des extrémités vers le centre. Dans les hôpitaux militaires, où l’on n’a point d’oreillers, on met la partie dans des faux-fanons. On donne ce nom à un drap plié de façon, qu’il n’ait de large que la hauteur des fanons ; on le roule par les deux extrémités, & on place le membre entre ces deux rouleaux, qui servent à soûtenir les fanons, & même à soûlever la partie, & à donner un peu d’air par-dessous, quand on le juge à propos. Voyez Flabellation. On met quelquefois les faux-fanons doubles, pour élever le membre davantage. Quand au lieu de drap on n’a que des alaises ou des nappes, il faut s’accommoder aux circonstances : alors on roule séparément les pieces de linge qu’on a, & on met les unes d’un côté & les autres de l’autre, pour remplir l’intention marquée.

Les anciens mettoient tout simplement le membre dans une espece de caisse qui contenoit fort bien tout l’appareil. M. Petit a perfectionné cette pratique : la boîte qu’il a imaginée, contient avantageusement les jambes fracturées, & elle est sur-tout très-utile dans les fractures compliquées de plaie qui exige des pansemens fréquens. Voyez Boîte.

M. de la Faye a inventé aussi une machine pour contenir les fractures, tant simples que compliquées ; elle est composée de plusieurs lames de fer-blanc unies par des charnieres : il suffit de garnir la partie de compresses, & l’on roule cette machine par-dessus, comme une bande. Cette machine, qui peut être de grande utilité à l’armée dans le transport des blessés, pour empêcher les accidens fâcheux qui résultent du froissement des pieces fracturées, est décrite dans le second volume des mémoires de l’académie royale de Chirurgie. M. Coutavoz, membre de la même société académique, a fait à cette machine des additions très-importantes pour un cas particulier, dont il a donné l’observation dans le même volume.

Dans une campagne où l’on n’auroit aucun de ces secours, où l’on manqueroit même de linge, un chirurgien intelligent ne seroit pas excusable, si son esprit ne lui suggeroit quelque moyen pour maintenir les pieces d’os fracturées dans l’état convenable ; on peut faire une boîte ou caisse avec de l’écorce d’arbre, & remplir les inégalités de la partie avec quelque matiere molle, comme seroit de la mousse, &c. Voyez Fracture. (Y)

Fanon, (Manége, Maréchall.) On appelle de ce nom cet assemblage de crins qui tombent sur la partie postérieure des boulets, & cachent celle que nous nommons l’ergot. Leur trop grande quantité décele des chevaux épais, grossiers & chargés d’humeurs ; elle est d’autant plus nuisible, qu’elle ne sert qu’à réceler la crasse, la boue & toutes les matieres irritantes, que nous regardons avec raison comme les causes externes d’une foule de maux qui attaquent les jambes de l’animal. On employe des cisailles ou pinces à poil, pour dégarnir le fanon. Voyez Panser. (e)

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Étymologie de « fanon »

Bas-lat. fano, bande ; de l'anc. h. allem. fano, goth. fana ; comparez le lat. pannus (voy. PAN), et le grec πῆνος.

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Du vieux-francique *fano, étoffe.
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Phonétique du mot « fanon »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
fanon fanɔ̃

Évolution historique de l’usage du mot « fanon »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Traductions du mot « fanon »

Langue Traduction
Anglais dewlap
Espagnol papada
Italien giogaia
Allemand wamme
Chinois 去皮
Arabe ديولاب
Portugais barbela
Russe подгрудок
Japonais デラップ
Basque kokospearekin
Corse dewlap
Source : Google Translate API

Synonymes de « fanon »

Source : synonymes de fanon sur lebonsynonyme.fr

Fanon

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