Étudier : définition de étudier


Étudier : définition du Wiktionnaire

Verbe

étudier \e.ty.dje\ intransitif 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : s’étudier)

  1. S’appliquer à acquérir des connaissances ou des capacités dans un domaine déterminé.
    • Il étudie nuit et jour.
    • On ne devient pas savant sans étudier.
  2. (En particulier) Faire ses études, suivre des cours.
    • Mais depuis deux ans, l’Égypte s’est transformée. […] Beaucoup de jeunes filles étudient maintenant à l’Université, à côté des jeunes gens, habillées comme des Françaises. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
  3. (Musique) S’exercer sur un instrument de musique.
    • Ce pianiste étudie plusieurs heures par jour.
  4. (Transitif) S’exercer, s’appliquer à apprendre une science, un art, à comprendre un auteur, à connaître toutes les circonstances d’une affaire, les causes d’un phénomène, etc.
    • Étudier la physique, l’histoire, l’architecture, la médecine, le droit.
    • C’est un auteur que j’ai peu étudié.
    • Il étudie l’écriture sainte.
    • Il connaît bien cette affaire, il l’a beaucoup étudiée.
  5. (Transitif) (Peinture) (Sculpture) S’assurer de l’effet d’un travail, avant l’exécution définitive.
    • Étudier une draperie, une pose, l’agencement d’un groupe,
  6. (Transitif) (Architecture) Vérifier si toutes les parties d'un projet sont combinées avec ordre et justesse, et s’il s’accorde bien avec les moyens d’exécution.
    • Étudier un projet.
  7. (Transitif) (Par extension) Mettre au point ; peaufiner.
    • La formation du pétrole par le métamorphisme du sapropel est due à la chaleur et à la pression, et, peut-être, à la pression seule : mais ce phénomène géologique doit encore être étudié. — (Annales des travaux publics de Belgique, éd. Goemaere, 1907, p. 168)
    • […] Tarbouriech a même étudié des modèles de paperasses à recommander à la bureaucratie future. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap. V, La Grève générale politique, 1908, p. 222)
    • La Réunion est le seul département de France où existent des circuits touristiques réguliers en hélicoptère, qui ont été étudiés pour vous en mettre plein la vue. — (Petit Futé La Réunion, 2011, p.130)
  8. (Transitif) Faire l’objet de son étude, en parlant d’un domaine d’étude.
    • Les traités de phytogéographie étudient en général l’action du milieu sur la répartition des plantes. — (Henri Gaussen, Géographie des plantes, Armand Colin, 1933, p. 5)
    • Se pencher sur un limule est aussi une expérience un peu troublante... Souvent, l'invertébré se positionne pour mieux percevoir l'étranger. Dès lors, on ne sait plus très bien qui étudie qui. — (Martin Daigneault, Limules: une histoire naturelle, Institut océanographique, 2005, p. 51)
  9. (Transitif) (Par extension) Observer avec soin l’humeur, les façons de faire, les inclinations d’une personne.
    • […] je décidai de passer l’après midi avec eux, d’étudier leurs méthodes de plonge et de prendre plusieurs films. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
    • J’essuyai mes larmes, repoudrai le bout de mon nez. En un mot, je ravalais ma façade lézardée. Je m'étudiai une dernière fois dans la glace. Personne n'aurait pu soupçonner mon tumulte intérieur. — (Hélène Saint-Hubert, Pénible est l'oubli, Perpignan : Éditions du Castillet, 1983, chap. 2)
    • J’ai longtemps étudié cet homme-là, et je ne le connais pas encore bien. — Un bon précepteur étudie les inclinations de son élève.
  10. (Pronominal) (Vieilli) S’appliquer, s’exercer à faire quelque chose, méditer de quelle manière on peut s’y prendre.
    • […] la déposition de Malvoisin fut faite avec beaucoup d’adresse ; mais, tout en s’étudiant à ménager les sentiments de Bois-Guilbert, il laissait échapper de temps en temps des insinuations […] — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • Mon Dieu, les gens les plus niais s’étudient à cacher ces choses-là, et tu crois qu’un ambassadeur ira te les dire ! — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
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Étudier : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

ÉTUDIER. v. intr.
Appliquer son esprit, travailler pour acquérir une connaissance. Il étudie nuit et jour. On ne devient point savant sans étudier. Il signifie particulièrement Faire ses études, suivre un cours régulier d'études. J'étudie à l'Université de Paris. Ses parents n'avaient pas le moyen de le faire étudier. En termes de Musique, il signifie S'exercer sur un instrument de musique. Ce pianiste étudie plusieurs heures par jour. Il est aussi verbe transitif et alors il signifie S'exercer, s'appliquer à apprendre une science, un art à comprendre à fond, un auteur, à connaître toutes les circonstances d'une affaire, les causes d'un phénomène, etc. Étudier la physique, l'histoire, l'architecture, la médecine, le droit. C'est un auteur que j'ai peu étudié. Il étudie l'Écriture sainte. Il connaît bien cette affaire, il l'a beaucoup étudiée. Étudier une classe de phénomènes. Étudier la nature. Étudier les maladies des enfants. Il signifie particulièrement Tâcher de fixer dans sa mémoire, d'apprendre par cœur. Étudier une leçon. Étudier les conjugaisons grecques. Étudier son rôle. Étudier un discours signifie quelquefois Le méditer, le préparer, le composer avec soin. Cette partie de votre discours demandait à être plus étudiée. En termes de Peinture et de Sculpture, Étudier une draperie, une pose, l'agencement d'un groupe, Se bien assurer de leur effet, avant l'exécution définitive. En termes d'Architecture et dans les travaux d'ingénieur, Étudier un projet, un plan, Vérifier si toutes les parties en sont combinées avec ordre et justesse, et s'il s'accorde bien avec les moyens d'exécution. Il signifie par extension Observer avec soin l'humeur, les façons de faire, les inclinations d'une personne. J'ai longtemps étudié cet homme-là, et je ne le connais pas encore bien. Un bon précepteur étudie les inclinations de son élève. Étudier le monde. S'étudier soi-même.

S'ÉTUDIER signifie encore S'appliquer, s'exercer à faire quelque chose, méditer de quelle manière on peut s'y prendre. S'étudier à bien faire tout ce qu'on doit faire. S'étudier à bien prononcer. Le participe passé signifie adjectivement Qui est fait avec soin et application, bien travaillé, bien fini. Un rapport bien étudié. Il signifie aussi Qui est feint, recherché, affecté. Une joie, une douleur étudiée. Langage étudié. Geste étudié. Maintien étudié. Le jeu de cet acteur est trop étudié.

Étudier : définition du Littré (1872-1877)

ÉTUDIER (é-tu-di-é), j'étudiais, nous étudiions, vous étudiiez ; que j'étudie, que nous étudiions, que vous étudiiez.
  • 1 V. n. Appliquer son esprit à l'étude des sciences, des lettres, etc. Étudier en droit, en médecine. Il me semble qu'on pourrait tirer de là que M. d'Avranches [Huet] est peut-être de tous les hommes qu'il y eut jamais celui qui a le plus étudié, D'Olivet, Hist. Acad. t. II, p. 402, dans POUGENS. Il eut de si fréquentes maladies pendant son enfance que ses parents n'osèrent le presser d'étudier, Mairan, Éloges, abbé de Molières. On doit étudier autant pour se former l'esprit que pour apprendre, Du Marsais. Œuvres, t. I, p. 32. Il faut étudier pour s'instruire. Mais comment faut-il étudier ? c'est une chose qu'on ignore assez communément, Condillac, Lang. calc. I, 12.

    Étudier ensemble, être élevés dans le même collége, dans la même maison d'éducation.

    Faire étudier, faire faire à un enfant le cours des classes. J'enrage que mon père et ma mère ne m'aient pas fait étudier dans toutes les sciences quand j'étais jeune, Molière, B. gent. II, 6. L'on trouva moyen de me faire étudier, Rousseau, Ém. IV.

  • 2Étudier à, archaïsme resté en usage au commencement du XVIIe siècle. Et puis quand je n'alléguerais autre chose, sinon que si j'ai étudié aux bonnes lettres pour me rendre capable de la vertu, si je suis homme de bien, je rends à mon père en son bienfait même plus que je n'ai reçu de lui, Malherbe, Le traité des bienf. de Sénèque, III, 31. J'avais un peu étudié, étant plus jeune, entre les parties de la philosophie, à la logique, et, entre les mathématiques, à l'analyse des géomètres et à l'algèbre, Descartes, Méth. II, 6. Plus un homme à lui-même étudie à mourir, Plus il commence à vivre à l'auteur de son être, Corneille, Imit. II, 12. Je m'imaginais que vous avez quelque pensée d'étudier à la magie, Méré, Œuvres posth. t. II, p. 360. Vous n'étudiez plus qu'à bien vivre, ID. ib. p. 260.
  • 3 V. a. S'appliquer à apprendre une science, un art, à comprendre un auteur, à bien connaître une chose. Étudier les mathématiques, le grec, le dessin, l'agriculture.
  • 4Tâcher de fixer dans sa mémoire, d'apprendre par cœur. Étudier un rôle, un morceau de musique. Étudier ses leçons.
  • 5Méditer, préparer. Étudier un discours, un compliment.

    On dit dans le même sens il fait des contes plaisants, mais il les étudie.

    Absolument. S'exercer sur un instrument de musique, piano, violon, etc. Cette pianiste étudie six heures par jour.

  • 6 Terme d'ingénieur. Étudier un projet, en vérifier les moyens d'exécution et la dépense.

    Les architectes disent dans le même sens étudier un plan.

  • 7 Terme de peinture et de sculpture. Étudier une draperie, une pose, s'assurer de leur effet avant l'exécution définitive.

    Étudier un modèle, en examiner soigneusement toutes les qualités.

    Il se dit dans le même sens en littérature. Je suis bien persuadé que de tous les modèles celui que Massillon avait le plus étudié, c'était Racine, Marmontel, Élém. litt. Œuv. t. v, p. 82, dans POUGENS.

  • 8Examiner attentivement. Étudier les phénomènes de l'électricité, les phases d'une maladie.

    Observer avec soin l'humeur, les habitudes, les inclinations des personnes. Votre homme arrive… je l'ai étudié une bonne grosse demi-heure, et je le sais déjà par cœur, Molière, Pourc. I, 4. J'étudiai leur cœur, je flattai leurs caprices, Racine, Athal. III, 2. Étudiez nos mœurs avant de les blâmer, Voltaire, Alz. IV, 2. Comme ils [les affranchis] ont étudié les faiblesses de leur maître et non pas ses vertus, Montesquieu, Esp. XV, 19.

    Étudier un terrain, en examiner les diverses parties pour l'objet qu'on se propose.

    Fig. Étudier le terrain, chercher à connaître à fond les choses et les hommes.

    Il faut étudier le moment favorable, l'épier afin de le saisir et d'en profiter.

  • 9Feindre. Cent fois je me révolte et cent fois je succombe ; Tant le calme forcé que j'étudie en vain, Près d'un si rare objet s'évanouit soudain, Corneille, Pulch. II, 1.
  • 10S'étudier, v. réfl. Être étudié. Le grec s'étudie moins aujourd'hui qu'autrefois.
  • 11Faire étude de soi-même. Il se juge en autrui, se tâte, s'étudie, Corneille, Pomp. III, 1. Je veux exprimer ma pensée, les paroles convenables me sortent aussitôt de la bouche, sans que je sache aucun des mouvements que doivent faire, pour les former, la langue ou les lèvres, encore moins ceux du cerveau, du poumon et de la trachée-artère ; puisque je ne sais pas même naturellement si j'ai de telles parties et que j'ai eu besoin de m'étudier moi-même pour le savoir, Bossuet, Connaiss. III, 12. Celui qui se sera étudié lui-même sera bien avancé dans la connaissance des autres, Diderot, Règne de Claude et de Nér. I, § 125.
  • 12S'étudier, s'appliquer, s'exercer, avec à et le verbe à l'infinitif. Sa rigueur s'étudie assez à m'accabler, Th. Corneille, Essex, IV, 5. Il s'étudiait à reconnaître les talents ; il les encourageait, les aidait par des attentions particulières, Fontenelle, Boerhaave. Plus sa place [de Colbert] l'élevait au-dessus d'eux, plus il s'étudiait à leur témoigner qu'avec eux il n'était que leur confrère ; il leur donnait des fêtes dans sa belle maison de Sceaux, D'Olivet, Hist. Acad. t. II, p. 208, dans POUGENS.

    Il se dit aussi avec un substantif. Plus une âme est humiliée, Plus elle s'est étudiée à ce noble ravalement, Corneille, Imit. III, 43. Un personnage grave ne s'étudie point à une si extravagante rhétorique, Bayle, Dict. crit. art. Arodon, rem. A.

    Pascal a construit s'étudier avec pour, construction que rien de grammatical n'interdit. L'on s'étudie tous les jours pour trouver les moyens, Pascal, dans COUSIN.

    Bossuet a mis s'étudier de. Une idée intérieure à laquelle je m'étudie de me conformer, Bossuet, Connaiss. v, 5. C'est peut-être pour éviter deux d, compléments, l'un de s'étudier, l'autre de se conformer, qu'on aurait si on suivait la construction ordinaire : à laquelle je m'étudie à me conformer. D'ailleurs, c'est un archaïsme que la grammaire ne repousse en aucune façon (voyez des exemples dans l'historique.)

HISTORIQUE

XIVe s. Mais j'ai estudié au livre de Jason…, Guesclin, 8960. Aucun pourroit dire que ceste science n'est pas si necessaire, car au temps passé plusieurs roys et princesses ont très bien gouverné qui oncques n'estudierent politicques, Oresme, Prol.

XVe s. Vous devez savoir que grand' murmuration estoit entre les clercs de l'université de ces nouvelles, et cessoient de lire et d'estudier ; et n'avoient puissance ni affection de rien faire…, Froissart, III, IV, 10. Ainsi le roi d'Angleterre et son conseil estudioient nuit et jour à faire engins et instrumens pour ceux de Calais mieux oppresser et contraindre, Froissart, I, I, 309.

XVIe s. Hà, malheureux, vous vous estudiez à vous mocquer de…, Marot, IV, 251. Quiconque s'estudie bien atentifvement, trouve en soy…, Montaigne, I, 7. Il avoit en sa teste une harangue estudiée, mais…, Montaigne, IV, 88. Les aultres s'estudient à eslancer et guinder leur esprit, Montaigne, III, 279. Lycurgus ne s'estudia de rendre les siens belliqueux pour faire oultrage aux autres, Amyot, Lyc. et Numa comp. 3. Il estudia tousjours aux sciences jusques à ce que Sylla fut demouré vaincueur, Amyot, Cic. 3. Il se remeit de rechef à estudier en rhetorique, Amyot, ib. 5. Il s'estudioit à dire tousjours quelque chose de nouveau à la louange de luy et de ce qu'il faisoit, Amyot, ib. 51.

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Étudier : définitions subjectives sur Dicopedia

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Étymologie de « étudier »

Étymologie de étudier - Littré

Wallon, sitûdî ; provenç. et espagn. estudiar ; portug. estudar ; ital. studiare ; du lat. studium, étude.

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Étymologie de étudier - Wiktionnaire

De l’ancien français estudier.
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Phonétique du mot « étudier »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
étudier etydie play_arrow

Conjugaison du verbe « étudier »

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Évolution historique de l’usage du mot « étudier »

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Citations contenant le mot « étudier »

  • Il est plus nécessaire d’étudier les hommes que les livres. De François de La Rochefoucauld / Maximes
  • On ne saurait trop étudier l'art de mourir. De Proverbe scandinave
  • Il n'y a pas une méthode unique pour étudier les choses. De Aristote
  • On a fait des livres sur les intérêts des princes ; on parle d’étudier les intérêts des princes : quelqu’un a-t-il jamais parlé d’étudier les intérêts des peuples ? De Chamfort / Maximes et pensées
  • Pour étudier l'ordre, il ne faut pas étudier le désordre. De Lautréamont / Les chants de Maldoror
  • Avant de penser, il faut étudier. Seuls les philosophes pensent avant d'étudier. De Gaston Bachelard / La flamme d'une chandelle
  • Je voudrais vivre pour étudier, non pas étudier pour vivre. De Francis Bacon
  • Hé Dieu ! si j'eusse étudié Au temps de ma jeunesse folle […] À peu que le cœur ne me fend. François Villon, Testament, XXVI
  • Je n'étudie point, pour ma part. En notre abbaye, nous n'étudions jamais, de peur des oreillons. François Rabelais, Gargantua, 39
  • Je n'ai jamais rien étudié, mais tout vécu et cela m'a appris quelque chose. Antonin Artaud, In revue 84 n° 16

Traductions du mot « étudier »

Langue Traduction
Corse studià
Basque ikasi
Japonais 勉強する
Russe учиться
Portugais estudar
Arabe ليدرس
Chinois 学习
Allemand studieren
Italien studiare
Espagnol para estudiar
Anglais to study
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Synonymes de « étudier »

Source : synonymes de étudier sur lebonsynonyme.fr

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