La langue française

Énonciation

Sommaire

  • Définitions du mot énonciation
  • Étymologie de « énonciation »
  • Phonétique de « énonciation »
  • Évolution historique de l’usage du mot « énonciation »
  • Citations contenant le mot « énonciation »
  • Traductions du mot « énonciation »
  • Synonymes de « énonciation »

Définitions du mot énonciation

Trésor de la Langue Française informatisé

ÉNONCIATION, subst. fém.

A.− Action d'énoncer; fait de prononcer ou d'écrire des sons et des lettres. Énonciation d'une idée, d'un mot, d'une opinion, d'une vérité. J'y ai répondu [aux questions] par l'énonciation de votre dévouement, de vos bons offices (Balzac, Corresp.,1835, p. 676):
1. Dans un autobus de la ligne S, (...) un individu de sexe masculin, (...) interpelle un homme (...) au moyen de 14 mots dont l'énonciation dura 5 secondes... Queneau, Exercices de style,1947, p. 27.
1. DR. Déclaration faite dans un acte. Énonciation d'une clause dans un contrat :
2. L'acte, soit authentique, soit sous seing privé, fait foi entre les parties, même de ce qui n'y est exprimé qu'en termes énonciatifs, pourvu que l'énonciation ait un rapport direct à la disposition. Les énonciations étrangères à la disposition ne peuvent servir que d'un commencement de preuve. Code civil,1804, art. 1320, p. 238.
2. LING. Acte de production linguistique par opposition à énoncé* (cf. aussi énonciateur B) :
3. Il faut donc distinguer les entités qui ont dans la langue leur statut plein et permanent et celles qui, émanant de l'énonciation, n'existent que dans le réseau d'« individus » que l'énonciation crée et par rapport à l'« ici-maintenant » du locuteur. E. Benveniste, L'Appareil formel de l'énonciationin Langages1970ds Lang. 1973.
3. LOG., vx. ,,Action de nier ou d'affirmer. Il y a trois opérations de l'entendement : la simple perception, l'énonciation et le raisonnement`` (Ac. 1798-1878). Cf. Cournot, Fond. connaiss., 1851, p. 579.
B.− Manière d'énoncer en ce qui concerne le ton et l'expression de la voix. Avoir l'énonciation difficile (Ac. 1932). Avoir l'énonciation facile, l'énonciation heureuse (Ac. 1798-1878).
Prononc. et Orth. : [enɔ ̃sjasjɔ ̃]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. Fin xiiies. [ms.] « action d'énoncer » (Vie de St Just, BN 818, fo302 rods Gdf. Compl.); 2. 1932 ling. (Bally Ling., p. 43). Empr. au lat. class.enuntiatio « énonciation, exposition, exposé ». Fréq. abs. littér. : 45.

Wiktionnaire

Nom commun

énonciation \e.nɔ̃.sja.sjɔ̃\ féminin

  1. Action d’énoncer ; termes qu’on emploie pour énoncer quelque chose.
    • Mais Yasmina ne savait point que l'on peut dire de telles choses sans y croire, et elle pensait que l'énonciation seule de la profession de foi musulmane par son roumi en ferait un croyant. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina,1902)
    • Quels termes saurai-je trouver, suffisamment simples dans leur sublimité, — suffisamment sublimes dans leur simplicité, — pour la simple énonciation de mon thème? — (Edgar Poe, Eureka, 1848, traduction de Charles Baudelaire,)
  2. Manière de s’énoncer, quant à l’expression et quant au ton de la voix.
    • Avoir l’énonciation difficile.
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

ÉNONCIATION. n. f.
Action d'énoncer ou Termes qu'on emploie pour énoncer quelque chose. L'énonciation d'une clause dans un contrat. Cet écrit contient l'énonciation des faits. Il signifie aussi Manière de s'énoncer, quant à l'expression et quant au ton de la voix. Avoir l'énonciation difficile.

Littré (1872-1877)

ÉNONCIATION (é-non-si-a-sion) s. f.
  • 1Action d'énoncer par la parole ou dans un écrit ; les termes mêmes qui énoncent. Énonciation de telle ou telle clause. Une énonciation ambiguë. Une simple énonciation dans les choses anciennes est un titre, Patru, Plaid. 2, dans RICHELET. On y voit seulement [dans les statuts de l'Académie française] que les académiciens doivent être assemblés au nombre de vingt pour l'élection et la déposition d'un académicien ; cela n'est qu'une simple énonciation qui ne leur donne aucun droit de juridiction, Furetière, Factums, t. I, p. 201. La pensée, tant qu'elle n'est que dans notre esprit, sans aucun égard à l'énonciation, n'a besoin ni de bouche, ni de langue, ni du son des syllabes, Du Marsais, Œuvres, t. v, p. 5. On n'aurait à placer dans les titres nouveaux que les noms et l'énonciation de la somme nette des intérêts annuels, Montesquiou, Rapport, 27 août 1790, p. 18.
  • 2Synonyme de proposition. Une énonciation, affirmative ou négative, parfaite, est un axiome, Diderot, Opin. des anc. philos. (stoïcisme). Dès que l'ensemble des mots énonce un sens, il fait une proposition ou une énonciation, Du Marsais, Œuv. t. IV, p. 322. L'énonciation est une proposition qui affirme ou nie quelque chose, Barthélemy, Anach. ch. 57.
  • 3La manière de s'énoncer. Toute sa personne [de Barbezieux], ses manières et son énonciation aisée avaient la force de l'éloquence, Saint-Simon, 85, 103.

HISTORIQUE

XVIe s. Toute presupposition humaine et toute enunciation a autant d'auctorité que l'aultre, si la raison n'en faict la difference, Montaigne, II, 286.

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Étymologie de « énonciation »

Lat. enuntiationem, d'enuntiare, énoncer.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Du latin enuntiatio.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « énonciation »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
énonciation enɔ̃sjasjɔ̃

Évolution historique de l’usage du mot « énonciation »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « énonciation »

  • Depuis leur parution en 1965, Les Voix narratives n’ont cessé de constituer une lecture incontournable de la critique proustienne. L’essai pose les fondements de toute réflexion centrée sur les questions narratologiques du point de vue et de l’énonciation, sur l’architecture temporelle de la diégèse et sur les principes sous-jacents à la construction du roman. , M. N. Muller, Les voix narratives dans la Recherche du temps perdu (rééd.)
  • Nous. L’énonciation politique de soi des femmes en Révolution   351 , Femmes et philosophie des Lumières, De l’imaginaire à la vie des idées (L. Vanoflen, dir.)
  • Ma proposition est la suivante : l'énonciation lyrique se distingue du langage dramatique, à la fois par l'usage particulier qu'elle fait des actes de langages et par une communication figurée et ingénieuse qui rappelle le code de langage de la poésie lyrique de l'époque. Elle est, en quelque sorte, étrangère au langage dramatique pragmatiquement et sémantiquement. Dans ces deux cas, l'énonciation a alors une propension particulière à sortir de la communication dramatique, caractérisée par l'interlocution des personnages et la parole efficace, dirigée vers une action, pour insister sur une fonction avant tout poétique du langage. L'examen de ces deux perspectives amènera ensuite à considérer les conséquences que cette énonciation lyrique a sur la communication particulière au genre dramatique, entre la scène et la salle. , Fabula, Atelier littéraire : Enonciation lyrique dans la tragedie
  • La simple énonciation du titre livre de Daniel Couriol parle de lui-même : Mieux vaut tard que jamais. L’auteur sait, bien sûr, de quoi il parle. Et c’est peu dire car il a occupé pendant cinq ans de 2011 à 2016 les fonctions de directeur du centre culturel franco-guinéen de Conakry. Avant de se poser à Clamecy il y a trois ans. www.lejdc.fr, Un livre sur les traces des six Guinéens, tirailleurs sénégalais, fusillés à Clamecy le 18 juin 1940 - Clamecy (58500)
  • LN : Oui, c'est vraiment le cœur de mon travail, ce questionnement incessant sur ce qui est gardé, coupé, laissé. C'est une question qui demande de la subtilité, et qui ne peut jamais être résolue complètement, qui doit rester, à chaque fois, comme une petite alerte présente dans le travail. Parce que ce n’est pas rien de manipuler la voix, d'ouvrir des micros, d'enregistrer, de pouvoir se réécouter : ça peut donner lieu à des moments délicats quel que soit l'âge. Toucher à l'énonciation est pour tout un chacun un sujet sensible et donc s'intéresser à l'outil lui-même, c'est déjà une façon de pouvoir décaler mon regard. Je me souviens d'une interview que j'ai faite avec un jeune qui participe à chaque atelier depuis le début. Cette fois-là, contrairement à ce qui se passe pour des chroniques où un "conducteur" sert à soutenir l’énonciation de celui qui parle, là, nous n'en avions pas. Alors quelque chose du tremblement de la voix, de la chute et du ratage est apparu. Il a proposé qu'on fasse un bêtisier et qu'on récolte mes éternuements, les moments où il bafouille et où je ris. Grâce à l'outil de montage et à cette attention aux détails qu'il permet, cela a été une opération de transformation très intéressante. France Culture, Lena Burger, un atelier radio à l'IMP : chacun.e sa parole, son rythme, sa voix
  • Il y a un dégoût profond face à l’expérimentation de Violette Leduc dans la langue, cet érotisme qu’on n’a jamais lu, hors cadre par rapport à l’érotisme littéraire qui existe avant elle. Je crois que c’est lié à la manière dont la rencontre intervient dans l’oeuvre de Violette Leduc : il y a quelque chose d’agressif dans le face à face, et en même temps il y a une fascination. Thérèse dit détester Isabelle, mais dans l’énonciation, tout est signe de fascination, la présence d’Isabelle a envahi son univers… comment Thérèse va-t-elle passer de l’affrontement à l’abandon et la rencontre de l’autre ?               Anaïs Frantz France Culture, Violette Leduc, l'amour censuré de Thérèse et Isabelle - Ép. 2/4 - Les histoires d'amour finissent mal en général
  • Au cours des dernières décennies, le développement des études sur l’oral et sur la phraséologie a vu l’apparition d’une profusion d’entités nouvelles : noyau, clause, intervention, énonciation, construction, chunk, fragment, jet textuel, etc. ; et l’on a vu resurgir l’antique période, redéfinie de diverses manières. Ces unités ont été caractérisées en fonction de critères syntaxiques, sémantiques, illocutoires, psycholinguistiques, praxéologiques et/ou prosodiques – autant de paramètres dotés de statuts et de poids différents selon les auteurs et les écoles. , M-J. Béguelin, G. Corminboeuf, F. Lefeuvre (dir.), Types d’unités et procédures de segmentation
  • 2Nous évoquerons dans un premier temps le contenu de cet ouvrage. La première question à éclaircir est en effet toute simple : de quoi parlent, aujourd’hui, les spécialistes de l’énonciation ? Quels sont leurs objets d’étude, leurs corpus, leurs méthodologies ? Ce premier bilan nous conduira à interroger les éventuelles avancées théoriques autour du concept d’énonciation, devenu central dans les Sciences du Langage dans les années 1960 et surtout depuis l’article fondateur de Benveniste en 1970, « L’appareil formel de l’énonciation ». Nous verrons que les pistes sont nombreuses, et témoignent parfois de l’éclatement qui disperse actuellement les Sciences du Langage ; il semble bien difficile parfois de retrouver un concept fédérateur derrière les différentes élaborations théoriques. Ceci nous conduira à interroger, dans un troisième temps, la possibilité et l’intérêt de faire aujourd’hui dialoguer la sémiotique et la linguistique. Bien qu’elles soient historiquement liées, cet ouvrage témoigne, au‑delà de leur proximité, de la difficulté à leur trouver des appareillages théoriques et méthodologiques communs1. , Le rôle du concept d’énonciation dans les recherches actuelles en Sciences du Langage (Acta Fabula)
  • La marque d’une énonciation amoureuse    73 , A. Smaniotto, Poétique balzacienne des noms de personnages. "Faire concurrence à l’état civil"
  • Je placerai en exergue de mon propos ce double avertissement d’André Breton : « La médiocrité de notre univers ne dépend-elle pas essentiellement de notre pouvoir d’énonciation ? », demande-t-il dans Discours sur le peu de réalité. Et le même ajoutera : « Je veux qu’on se taise, quand on cesse de ressentir » (rude maxime pour un parleur professionnel, professeur ou conférencier) ! , Les fonctions esthétiques du langage | Le randonneur
  • Comme autrefois la langue française, l’Occident est devenu, sur son sol même, un « butin de guerre » décolonial. Mais l’Occident a-t-il encore un sol, partant, une demeure et des règles propres ? En se donnant au monde entier, par la force ou sur appel, il s’est en quelque sorte éparpillé, dissout dans son entreprise de mondialisation. L’Occident ne s’appartient plus, il est aujourd’hui l’égale propriété de tous. En particulier de ceux-là qui entendent partager avec lui le monopole de son énonciation, chose normale, voire le lui ravir, chose anormale. La Croix, L’Occident, cet autre « butin de guerre »
  • Le sens est partout, il s’insinue dans les moindres détails de notre expérience, il apparaît là où nous l’attendons le moins, il change continuellement, il nous montre les chemins à parcourir et les passions à vivre. C’est la raison pour laquelle le sémioticien est toujours au travail, avec curiosité et enthousiasme, prêt à s’étonner de trouver dans les méandres les plus fortuits de la vie quotidienne des dispositifs très sophistiqués comme, disons, l’appareil formel de l’énonciation ou la différence entre langage figuratif et langage plastique. Sans parler de la narrativité, clé de voûte de l’ensemble du bâtiment sémiotique. Libération.fr, Paolo Fabbri, un guide derrière nous - Libération
  • Que révèlent cette énonciation brûlante comme le pic de fièvre tribunaire qui s’en est suivi ? Paradoxalement le nombre de réactions à la tribune publiée dans Libération par Virginie Despentes après la cérémonie des Césars n'est-elle pas le symptôme de notre incapacité à nous parler ? France Culture, Despentes et après?
  • Qu’est-ce que l’énonciation ? Comment définir ce concept aujourd’hui ? Et quel regard les différentes disciplines du champ des sciences du langage portent-elles sur lui ? , M. Colas-Blaise, L. Perrin et G.M. Tore (dir.), L'énonciation aujourd'hui. Un concept clé des sciences du langage
  • De cette façon, le roman africain, qui demeure un produit d’énonciation, se prête à une analyse qui ferait recours notamment aux outils sémiotiques,  voire linguistiques ou rhétoriques, pour comprendre le procès du discours en acte qui s’y déroule, une des questions qui occupent le champ sémiotique actuel. Et, à ce sujet, il nous semble qu’en s’intéressant à un élément du  corpus africain (le roman) – une démarche peu fréquente dans les recherches en sémiotique –, la « science du sens » aura à affirmer son ouverture sur un espace empirique (l’Afrique) riche en objets d’études dont la spécificité réside très souvent dans la manière très particulière d’attribuer, par exemple, des rôles thématiques à des formes signifiantes. Une attribution qui se réalise selon un procédé qui met quasiment toujours en avant-plan des dichotomies axiologiques du type visible/invisible, ici/ailleurs, etc., très caractéristiques de l’imaginaire africain. Ces dichotomies assurent entre autres la fonction de catalyseurs du sens dans le passage du plan de l’expression au plan du contenu et vice-versa des processus sémiotiques opérés dans les sémiotiques-objets qui s’observent sur le continent. La démarche qui consiste à étudier le discours en acte nous conduirait, pour ce qui est du texte romanesque africain qui nous occupe dans ce colloque, à nous interroger entre autres sur la manière dont les auteurs africains schématisent leurs expériences sensibles actuelles pour en faire un langage. Ce projet qui s’articule ainsi sur l’effectuation du sens dans l’énonciation peut embrasser plusieurs axes de réflexion. Et ici, sans être exhaustif, nous en énumérons quelques-uns : , Sémiotique et énonciation dans le roman africain francophone contemporain : entre positionnements d’auteurs et formes d’écriture (Liège)
  • L'énonciation sociale d'une identité Les Inrockuptibles, Edi Dubien, un artiste en transition qui place le genre au coeur de son travail
  • Associée notamment au domaine philosophique, la subjectivité ne demeure pas moins un concept véhiculé non seulement dans les arts, mais aussi dans les sciences. Il ne cesse d’évoluer et d’enregistrer de nouvelles définitions, plus ou moins proches selon le domaine, mais toutes mettent l’homme au centre et renvoient aux sentiments, aux émotions, aux pulsions, aux impressions, aux affinités, aux états de conscience de chacun. Ce sont justement nos sentiments qui régissent les formes linguistiques que nous choisissons pour transmettre un message. Benveniste considérait la subjectivité comme immanente au langage et il l’a définie comme «la capacité du locuteur à se poser comme sujet»  (1966 :269). Pour Ricœur (1969 :261), le langage est «un mode d’être dans l’être». En effet, la subjectivité d’un être ne peut prendre forme que dans et par le langage, puisque seul le langage contient les signes qui permettent au lecteur de s’affirmer en tant que sujet. L’énonciateur laisse des traces implicites ou explicites dans son message. Ainsi, les instances d’énonciation sont établies par l’entremise des déictiques (indices de personne, démonstratifs, désinences verbales, certains verbes comme venir par exemple, adverbes, prépositions, appellatifs de parenté, hypocoristiques, etc.), des adjectifs affectifs (poignant, drôle), des évaluatifs (associés à l’échelle bien/mal) et des modalisateurs (associés à l’échelle vrai/faux). Car, selon Kerbrat-Orecchioni (1980 :79) «toute unité lexicale est, en un sens, subjective, puisque les mots de la langue ne sont jamais que des symboles substitutifs et interprétatifs des choses». Autrement dit, chaque choix d’un mot utilisé par l’énonciateur est le résultat d’une intervention de sa propre subjectivité. Ce choix est aussi important en diachronie, comme facteur déterminant dans le processus de lexicalisation et de grammaticalisation (v. Traugott et Dasher 2002, Closs-Traugott 2010). , L’(inter)subjectivité et ses marques (Annales Langues Romanes)
  • L'espace d'énonciation d'un discours en détermine bien souvent le sens. , Espace et Enonciation
  • 1Le propos de cet ouvrage est d’expliciter, tant sur le plan théorique qu’applicatif, que le dialogue est la fonction première du langage. De par sa composition, le projet présente dans un premier temps « Le dialogue dans la théorie de l’énonciation » (partie 1), puis étaye ces considérations avec des « Analyses énonciatives de textes » (partie 2), dont le corpus diversifié (texte biblique, philosophique, voire psychanalytique avec le dialogue patient‑thérapeute) permet de faire émerger la fonction dialogique défendue par les auteurs. , Le langage dialogique : analyse de textes & formalisation de l’énonciation (Acta Fabula)
  • Le moment où l’employé aurait utilisé l’énonciation raciale n’apparaît pas dans le court clip. News 24, Le rappeur qui a filmé son frère battre l'employé blanc de Macy insiste sur le fait qu'il a entendu l'homme l'appeler le mot n - News 24
  • Pour le lecteur d’Annie Ernaux, cette réflexion sur les choix d’énonciation ou la composition de la narration est à la fois une évidence et une difficulté. Une évidence : Annie Ernaux multiplie les signes de cette recherche formelle de livre en livre. Une difficulté : l’abondance des métadiscours dans les textes, paratextes et péritextes auctoriaux ont pu paradoxalement détourner l’attention de la critique universitaire de ce type de questionnements. L’intérêt pour le renouvellement des formes autobiographiques, pour les enjeux sociaux et politiques des livres d’Annie Ernaux s’est parfois traduit par un oubli de l’élaboration narrative, stylistique et discursive de ses textes. Certes, « l’écriture plate » a suscité de nombreux travaux, mais le succès de cette formule de La Place a occulté la diversité des écritures à l’œuvre depuis Les Armoires vides jusqu’à Mémoire de fille. , Annie Ernaux, les écritures à l'œuvre (Fabula / Colloques)
  • La périphérie de l’énoncé peut également être occupée par des constituants n’entretenant pas de dépendance grammaticale stricte avec le verbe constructeur. De façon non exhaustive, on peut citer les termes d’adresse (5), les nominativus pendens (6), les dislocations avec reprise pronominale (7), les adverbes apportant notamment un commentaire sur l’énonciation (8), ou encore les « fausses subordonnées » (9) : , "Organisation linéaire de l’énoncé : examen de la zone périphérique"
  • En somme, ce schéma permet de montrer que l'interprétation d'un programme est variable et qu'elle dépend de l'attribution de ce programme à tel ou tel mode d'énonciation, ce qui est particulièrement clair, par exemple, dans les cas de supercherie, comme le faux JT belge annonçant la partition de la Belgique en deux communautés : selon qu'on prenait le journaliste au sérieux ou qu'on le comprenait qu'il jouait un rôle, la réaction du téléspectateur passait de l'angoisse au rire. , Fabula, Atelier littéraire : Genres TV
  • Piotr Pavlenski pratiquait avant son arrivée en France des performances provocatrices en Russie, dans la lignée d’un art plutôt daté des années 70. Il s’était cousu la bouche en soutien aux Pussy Riot, s’était enroulé dans des barbelés pour protester contre le retour de Poutine au pouvoir, s’était cloué le scrutum sur la place Rouge pour dénoncer le fatalisme de la société russe, ou encore s’était découpé le lobe de l’oreille pour alerter sur le retour de pratiques psychiatriques répressives. Depuis son arrivée en France, ce principe de renvoi de la violence d'un régime politique autoritaire par la mise en scène d’une violence sur son propre corps avait déjà évolué. Incendiant une succursale de la banque de France place de la Bastille pour s’en prendre cette fois, au pouvoir de la finance, Piotr Pavlenski était passé du principe d’automutilation à celui d’un actionnisme visant des biens publics. Aujourd’hui le procédé s’est encore déplacé, puisque la violence s’exerce sur une personne à travers la révélation de sa vie intime. L’interface artistique de l’énonciation a disparu en cours de route. France Culture, Le cas Pavlenski, histoire d'un triple échec
  • Au-delà d’un rapport social ou politique, la race peut être considérée comme une essence, dans une définition renouvelée. Pour Norman Ajari, il existe une essence noire, définie comme une « historicité profonde », qui dote un individu racisé d’une « puissance de signifier », c’est-à-dire de « la possibilité de se présenter dans l’espace public en tant que Noir (ou Arabe, ou musulman) afin d’y faire valoir ses intérêts collectifs […] au premier rang desquels le droit à une vie digne d’être vécue » (Ajari 2019, Introduction). La race, comme rapport de domination, schéma discursif, expérience et mémoire, est donc constitutive du sujet, ce qui permet de parler de sujet racial ; elle apparaît ainsi comme un point d’énonciation (Paveau 2019a). Mais les travaux des chercheuses du black feminism autour de la notion d’intersectionnalité empêchent désormais de penser les déterminations sociales de manière discrète (Crenshaw 1991, puis Hill Collins et Bilge 2016) : les oppressions de race, de classe et de genre sont articulées les unes aux autres. En France, Elsa Dorlin a largement montré comment les catégories de sexe et de race, définies comme des schémas cognitifs et discursifs, s’auxiliaient l’une l’autre pour construire des hégémonies et des stigmatisations (Dorlin 2006). La race ne constitue donc pas un rapport social et politique en tant que tel, mais elle est prise dans un réseau de dominations qui s’articulent et s’étayent. , Race et discours. Langues, intersectionnalité, décolonialités (revue Itinéraires. Littérature, textes, cultures)
  • Appliquée plus précisément au domaine de l’énonciation et au plan discursif, la duplicité peut donc tout d’abord être comprise de façon relativement neutre – en tant que dédoublement simple (lié à la richesse de la langue et à sa mise en œuvre en discours), sans nécessairement impliquer un surcroît en termes de manipulation de l’interlocuteur. La notion peut alors intéresser le champ des connotations (cf. Kerbrat-Orrechioni, 1977) s’ajoutant aux dénotations, ou encore celui de la présupposition, comme des inférences (cf. Sperber & Wilson, 1986). Il peut en outre s’agir du champ du dialogisme, qui concerne l’incorporation des mots ou des points de vue d’autrui (cf. Bakhtine, 1924). Les actes de langage indirects (cf. Austin, 1962 ; Searle, 1975) constituent également des exemples de faits langagiers dans lesquels le dire se dédouble, opérant une bifurcation entre le plan locutoire et le plan illocutoire. Ces actes de langage indirects sont, pour une bonne partie, relativement codifiés par la langue, même si d’autres font l’objet d’une appropriation plus personnelle. La question de la politesse peut également impliquer un écart entre ce qui est pensé et ce qui est effectivement dit (cf. Brown & Levinson 1987), dans le respect des conventions sociales, sachant que certaines d’entre elles sont destinées à préserver la « face » d’autrui (cf. Goffman, 1955). , Quand le dire se dédouble. Duplicité énonciative et stratégies discursives associées. Domaine anglophone (Toulouse)
  • Anna Jaubert, « Le discours indirect libre dans la première modernité. Le pouvoir modalisateur d'une énonciation douteuse » ; , Verbum, XLI-1, 2019 : "Le discours indirect libre dans la fiction de la première modernité XVIe-XVIIIe s." (S. Duval, dir.)
  • Les études sur le langage foisonnent, les champs qui s’y intéressent ne manquent pas de crédibilité et de pluralité eux aussi. Mais nombreuses sont-elles à s’intéresser aux phénomènes du langage sous des considérants qui occultent l’énoncé phrastique. Le présent appel à contributions souhaite susciter l’intérêt de la communauté universitaire autour de la phrase comme espace de fluidité, de fragmentation, d’infini, et de fixation pour la pensée humaine et l’impensé. Car l’implicite en énonciation phrastique est aussi signifiant que l’explicite, voire plus. , L'énoncé phrastique. Diversité des champs et des styles
  • Passant en revue cinquante-et-un célèbres récits de guerre échelonnés sur trois millénaires de l'histoire de l'Occident, Louis Crocq en propose une lecture péritraumatique, c'est-à-dire une lecture circonscrivant les traumatismes psychiques éprouvés par les auteurs au cours des combats qu'ils relatent. Il distingue, eu égard au trauma, quatre sortes de récits de guerre : L'énonciation spontanée et désordonnée du vécu de frayeur et d'horreur du combattant ; Le souvenir-témoignage, rédigé longtemps après les faits ; La transposition romanesque ; La forme poétique, poème ou épopée. , L. Crocq, Le soldat, la mort et l'écriture. Lecture clinique du récit de guerre
  • Au lycée Sainte-Famille Saintonge, à Bordeaux (33), Barbara Derien insiste sur l'importance de connaître les procédés littéraires : figures de style, tonalité, registre, énonciation, etc. "Mais la clé de la réussite, c’est de travailler toute l’année", confie-t-elle. , Bac techno 2020 : comment bien préparer l'épreuve anticipée de français ? - L'Etudiant
  • Avec la disparition du linguiste Antoine Culioli, vendredi 9 février, c’est un chercheur discret et inlassable mais aussi un pan entier du cursus de très nombreux linguistes et anglicistes qui s’en vont. Après son admission à l’ENS (un magnifique exemple de l’efficacité et de l’exemplarité de l’école publique, puisque ses parents étaient de simples instituteurs corses), son succès à l’agrégation en 1944, et sa thèse en 1960, Antoine Culioli a accompli l’essentiel de sa carrière à l’université Diderot (Paris VII), où il fut professeur de linguistique et a largement développé une linguistique de l’énonciation, base fondamentale de son travail et de sa recherche. DIACRITIK, Antoine Culioli (1924-2018): figure majeure de la linguistique contemporaine
  • Quand un auteur se met en acte d’énonciation, quand il écrit, il est déjà et en même temps non seulement le lecteur de ce qu’il écrit, mais le lecteur d’une infinité d’écritures qui l’ont précédé et qui l’entourent […] .  France Culture, Roland Barthes : "Ce n'est pas par une sociologie de la lecture qu'on arrivera à savoir ce que c'est que la lecture, au niveau du texte"
  • Tout acte de langage est susceptible d’être repris, modulé, transformé, amélioré, ou encore contredit, que ce soit par le locuteur lui-même ou par un tiers. Ces diverses opérations imposent aux locuteurs de mettre en place un acte de reformulation qui, bien que se fondant sur un acte d’énonciation existant, se caractérise par son unicité et sa singularité. En effet, la reformulation participe d’un acte co-, voire méta-énonciatif, faisant de la production et de la réception deux activités conjointes. Elle peut prendre la forme d’une paraphrase (Fuchs, 1982 ; Rossari, 1994), d’une glose méta-énonciative (Authier‑Revuz, 1995), d’une répétition plus ou moins stricte ou encore d’une rectification, en permettant au locuteur de procéder à des réajustements « du co‑texte gauche déjà produit » (Fuchs, 2004 : 5), que ce soit par anticipation ou en réponse à une réaction de l’interlocuteur. Il s’agit donc de réactualiser le « déjà-dit » en un « mieux-dit » (Le Bot, Schuwer et Richard, 2008a : 11), ou tout au moins en un « dit-autrement ». , Dire et redire - 1 (Limoges)
  • À la barre, Christophe Stecoli, ingénieur de police technique et scientifique, est ainsi venu présenter les conclusions d'une expertise qu'il avait menée avec une collègue en 2014 : il s'agissait de comparer la voix de Willy Bardon, enregistrée au cours d'une écoute téléphonique près de dix ans après les faits, avec les voix masculines entendues dans l'appel aux secours. Ce spécialiste a d'abord souligné la difficulté à réaliser ces travaux, étant donné la mauvaise qualité et la courte durée de ce dernier enregistrement, ainsi que la situation exceptionnelle d'énonciation. Et ses analyses, notamment de la hauteur de voix, de la vitesse d'élocution ou encore de l'accent du locuteur, "réduisent légèrement" la probabilité que la voix de Willy Bardon soit celle entendue dans l'appel passé par Élodie Kulik. Europe 1, "On entend Élodie mourir" : l'appel aux secours d'Élodie Kulik au cœur du procès Bardon
  • Sur  la  scène  du  théâtre,  Duras  met en  valeur  le récit  et  rejette  le  drame,  tandis  que  son roman fait  reposer  la  conduite  narrative  sur  la  promotion  de  la  scène,  au  détriment  du  sommaire,  de  la description  ou  de  l’analyse.  Ainsi  privilégie-t-elle  le  récit  à  la  scène  et  la  scène  dans  le  récit.  En  ce chiasme  se  joue  chez  l’auteure  la  nature  des  relations  entre  texte  et  représentation. Sur  scène,  Marguerite  Duras  appelle  de  ses  vœux  un  théâtre  «  lu  pas  joué  »,  concentré  sur l’énonciation  et  donnant  à  percevoir  le  processus  de  l’œuvre  en  train  de  se  faire.  Elle  exige  dès lors  de  repenser  la  séance  théâtrale  comme  une  expérience  esthétique  singulière,  qui  s’affranchit des  pouvoirs  illusionnistes  de  la  représentation  et  des  séductions  du  visible  pour  qu’apparaisse  un récit  toujours  recommencé,  mélancoliquement  attaché  à  faire  resurgir  –  voir  –  la  scène  originelle où  s’ancrent  l’écrit  et,  tout  autant,  l’amour  ou  le  désir  du  crime.   Dans  le  roman  de Marguerite  Duras,  que  la  scène  présente  un  arrière-plan  convenu  («  scène typique  »)  ou  qu’elle  mette  en  relief  un  événement  décisif  («  scène  dramatique  »), elle  accorde  à  la dimension  visuelle  une  importance  de  premier  plan.  Le  lecteur  est  convié  à  assister  à  une  action comme  sous  ses  yeux  se  déroulant  mais  par  les  mots  s’exécutant.  Rhétoriquement,  la  scène  est proche  du tableau ou de l’hypotypose  :  chez  Duras,  elle  ouvre  sur  l’Autre  scène, celle  des  scénarios fantasmatiques,  accordant  une  place  particulière  aux  scènes  originaires.   Du côté  du  théâtre,  cette  journée  d’études  propose  d’interroger  les  potentialités  scéniques  du récit  durassien  et  les  dispositifs  de  convocation,  diversifiés,  que  le  théâtre  «  lu  pas  joué  »  a  inspirés ou  implique  sur  la  scène  actuelle.  Les  communications  pourront  s’appuyer  sur  des  spectacles  mis en  scène  par  Duras  mais  aussi  d’autres  metteurs  en  scène  ou  chorégraphes,  se  concentrer  sur  le travail  des  acteurs,  des  scénographes,  des  concepteurs  son  ou  lumière. Du  côté  du  roman  ou  du  récit  de  Marguerite  Duras,  l’interrogation  pourra  porter  sur  les relations  entre  la  scène  et  la  structure  narrative  d’ensemble  (la  scène  porte-t-elle  atteinte  au  récit comme totalité  ?  force-t-elle  à  la  répétition  ?  modifie-t-elle  le  déroulement  de  l’histoire,  son  climax ou  sa  chute  ?),  mais  également  sur  les  topoï  que  chez  Duras  la  scène  mobilise  et  renouvelle.   Au  théâtre  comme  dans  le  roman,  les  communications  pourront  également  s’attacher  à examiner  la  question  de  la  voix  au  sein  des  relations  entre  scène  et  récit  ou  bien  penser  la  nature esthétique  ou  sémiologique  des  liens  entre  texte  et  représentation  qui  animent  l’œuvre  de Marguerite  Duras. , Journée d’étude annuelle Marguerite Duras : le récit à la scène / la scène dans le récit (Lille)
  • Le matériau littéraire est un vecteur universel dans l’énonciation de principes au cœur des fondements des sociétés humaines. L’un d’entre eux, la notion d’altérité, permet d’abord de dresser un portrait anthropologique d’une première forme de l’Autre sur la base des rapports humains. Ensuite elle concerne une interaction géopoétique d’une seconde forme de l’Autre reposant sur le monde extérieur. La problématique de l’altérité est donc un mécanisme situé entre un Sujet et l’Autre qui peut être soit Homme soit Chose. , "Voyage en altérités dans le grand oeuvre de Giovanni Dotoli" (Touraine / Sardaigne)
  • VIDÉO - «Consensus» ou «consainsus» ? «Cerf» ou «cerfe» ? Tous les jours, nous doutons de la bonne énonciation des mots. Alors, pour ne plus faire l'erreur, le Figaro vous propose de revenir sur ces termes que l'on égratigne au quotidien. Le Figaro.fr, Ces mots que vous écorchez sans le savoir
  • Pourtant, le Ministre se voulait offensif sur la question de la citoyenneté : n'a-t-il pas annoncé un ajout au tryptique républicain : Liberté, égalité, fraternité et Respecter autrui ? Il s'agit là encore de l'énonciation d'une formule (« respecter autrui ») dont, nous, acteurs de terrain situés à tous les échelons de l'Institution, pouvons certifier du fait qu'aucune action ne vient appuyer cette intention, réduite à une formule d'affichage réservée à la communication médiatique ministérielle. Le Conseil Supérieur des Programmes a consciencieusement vidé de sa substance pédagogique l'enseignement moral et civique (EMC) par un ajustement de ces programmes deux ans à peine après sa mise en place. Verrouillage, contrôle et reprise en main sont là aussi à l'ordre du jour. De même, rien ne vient favoriser les formations d'enseignants sur ce « respecter autrui » dont l'exemple le plus net est la formation statutaire des enseignants du premier degré qui, cantonnés aux « fondamentaux » que seraient le français et les mathématiques, évacue tous les domaines de la culture (tant scientifique, humaniste, artistique, historique que géographique). La formation statutaire des cadres suit le même chemin dans un Institut (l'IH2EF) dévolu désormais uniquement à la passation des consignes ministérielles. Le ministère ferait bien d'initier dans ses logiques quotidiennes ce « respecter autrui » si absent de ses propres fonctionnements, comme un rapport de l'Inspection générale vient de le pointer, notamment au sujet de l'organisation interne de la rue de Grenelle et de la Dgesco en particulier. , Tribune : Des hauts fonctionnaires du ministère dénoncent le projet réactionnaire de JM Blanquer
  • “Les gens vont bien à New York ou à Shanghai pour voir de l'art. Si ça les intéresse, ils viendront aussi à Romainville.” La petite phrase prononcée par le galeriste Jocelyn Wolff a de quoi surprendre les oreilles qui n'auraient pas été attentives à son contexte d'énonciation. Romainville ? Nouvelle destination Easyjet ? En l'occurrence, il serait plutôt question de calèches et d'équidés que de boîtes à sardines orange aéroportées. C'est en effet dans les anciennes écuries de la Poste parisienne, à Romainville (Seine-Saint-Denis) donc, que l'on s'affaire en vue de l'inauguration prochaine du nouveau quartier artistique nommé Komunuma - apparemment, cela veut dire “commune” en espéranto. Les Inrockuptibles, Que faut-il (vraiment) aller voir à Paris pendant la FIAC ?
  • Que se passe- t-il lorsque l’on applique au Coran des grilles d’analyse empruntées aux sciences du langage et à la théorie de l’énonciation ? Mis à distance, objectivé par un regard analytique, le discours coranique se change en texte parmi les textes. France Culture, Le discours coranique au regard de la linguistique
  • Elle commence par l'énonciation de quelques évidences, puis évolue vers un délire complotiste. Oui, de nombreux « cols blancs » sont bien à l'abri dans leurs maisons à la campagne, tandis que caissières, chauffeurs d... Le Point, Coignard – Élites : la suspicion qui monte - Le Point
  •   On m'objectera, avec raison, que la signification du mot « condamner » dans ce contexte est à prendre dans un sens métaphorique, homologué par le dictionnaire, et qui serait synonyme de « critiquer », « désapprouver », « blâmer ». Mais alors pourquoi utiliser précisément le mot « condamner » plutôt que l'un de ses synonymes ? Peut-être parce que dans le cas des synonymes, nous sommes dans une forme composite d'énonciation, qui se situe entre ce qu'Austin appelle les constatifs (énoncé qui se contente de constater une réalité préexistante au discours, ici en l'occurrence le sentiment que vous inspire la violence, qui préexiste à son expression) et les performatifs proprement dits. Le verbe « condamner » appartient quant à lui à la catégorie des performatifs explicites, c'est-à-dire que l'action de condamner ne peut être accomplie que lorsqu'une phrase contenant le mot proprement dit est prononcée, là où, au contraire, on peut désapprouver ou critiquer sans avoir besoin de prononcer les mots « critiquer » ou « désapprouver ». Ce n'est donc pas par hasard que le mot « condamner » est employé par les journalistes, mais bien pour placer leur interlocuteur dans une situation où il est amené à produire un acte de langage explicite. La preuve en est d'ailleurs que lorsque la personne interrogée répond à cette question qu'elle n'apprécie pas plus que cela la violence, le ou la journaliste réitère sa question sur le mode de "Mais, est-ce que vous condamnez ?", indice concluant qu'il ou elle ne se contente pas de la simple expression d'un sentiment. Club de Mediapart, « Est-ce que vous condamnez la violence? » | Le Club de Mediapart
  • Ce qui éblouit vite, encore plus rapidement que la maîtrise chorégraphique de la troupe, c’est l’écriture. Tout le sel de la Revue Scoute ne vient pas simplement de l’énonciation d’horribles paroles mais du fait que le texte est dit avec finesse. Rue89 Strasbourg, La Revue Scoute bombarde, entre mots crus et plume fine
  • En 1962, le philosophe américain John L. Austin développait sa théorie des « énoncés performatifs » : certaines phrases permettent du seul fait de leur énonciation d’accomplir l’action concernée. En politique monétaire ainsi la plupart des énoncés sont performatifs : dire, c’est faire. Le « whatever it takes » de Mario Draghi lors de la crise de la zone euro a calmé les marchés plus que la tuyauterie complexe conçue pour assurer le sauvetage des Etats. Tout le métier du banquier central est de donner des indications sur les effets attendus de sa politique pour que les opérateurs ajustent leurs anticipations en conséquence. Le rebond boursier du premier semestre 2019 en est la parfaite illustration. L'Opinion, «La récession qui s’annonce pourrait être une chance pour l’Europe». La tribune d’Emmanuel Sales – Economie | L'Opinion
  • Mais l'apostrophe au lion nous place dans un présent d'énonciation, où aura lieu la réflexion sur les différences entre l'homme et l'animal. , Fabula, Atelier littéraire : Adresse lyrique
  • David Martens: Á travers le concept de paratopie, tu t'efforces de rendre compte d'une forme de contrainte assignée aux énonciateurs de certains types de discours, que tu désignes comme «discours constituants». Tu définis ces derniers comme des discours «qui se donnent comme discours d'Origine, validés par une énonciation qui s'autorise d'elle-même. Seul un discours qui se constitue en réfléchissant sa propre constitution», ajoutes-tu, «peut jouer un rôle constituant à l'égard d'autres discours» (25)[3]. Selon toi, ceux qui interviennent dans le cadre de discours constituants sont conduits à se façonner une paratopie. «Par nature, un discours constituant s'alimente du caractère problématique de son appartenance à la société. Localité paradoxale, paratopie, qui n'est pas l'absence de tout lieu, mais une difficile négociation entre le lieu et le non-lieu: impossibilité de se clore sur soi et impossibilité de se confondre avec la société «ordinaire», nécessité de jouer de et dans cet entre-deux, à la frontière entre l'inscription dans ses fonctionnements topiques et à l'adhésion à des forces qui les excèdent» (26). Plusieurs questions me paraissent se poser à l'égard de ce concept qui te permet de décrire un phénomène qui «n'est pas une situation sociale ou psychologique, pas un contexte, mais à la fois la condition et la produit du processus créatif» (28). Tout d'abord, en quoi la paratopie serait-elle exclusivement réservée aux discours constituants? Ne peut-on imaginer des locuteurs fonder leur énonciation sur une paratopie sans pour autant que leur discours ne relève d'un des discours constituants que tu as identifiés (science, religion, philosophie et littérature), qu'il s'agisse d'autres discours institutionnalisés ou encore dans le cadre d'une conversation privée (je pourrais parfaitement me présenter comme quelqu'un qui ne serait pas de mon temps et qui s'exprimerait dans une langue qui n'est pas la mienne, sans pour autant être écrivain ou philosophe)? Quelle est à tes yeux la spécificité des discours constituants à cet égard? , Fabula, Atelier littéraire : Paratopie et discours
  • – Quelle place ces notions occupent-elles en analyse du discours ? en analyse textuelle ? en linguistique de l’énonciation ? en analyse conversationnelle ? Comment s’intègrent-elles dans les différentes « boîtes à outils » ? Dans quelle mesure a-t-on besoin des outils du dialogisme ou de la polyphonie pour étudier l’interaction, et réciproquement, en quoi les outils de l’analyse du discours en interaction sont-ils utiles pour comprendre, observer et décrire les phénomènes d’hétérogénéité énonciative ? , Les voix en dialogue. Hétérogénéité énonciative et discours en interaction (Lyon)
  • Tout énoncé, oral ou écrit, est dit ancré ou non ancré (coupé d’une) dans une situation d’énonciation. Si dans un énoncé sont greffées les marques de la présence de l’énonciateur (le locuteur), cet énoncé est dit ‘’énoncé ancré dans la situation d’énonciation’’, si, au contraire, l’énoncé ne comporte en lui aucune marque de la manifestation de l’énonciateur, il est dit alors ‘’énoncé coupé de la situation d’énonciation (ou non ancré dans la situation d’énonciation). OujdaCity, L’énonciation: Cours de langue suivi d’exercices pour les élèves des premières années du baccalauréat - OujdaCity
  • Ces sont toutes des questions auxquelles leslinguistes, les philosophes et les sémioticiens se sont efforcés de répondre.Mais c'est justement à partir des travaux de Benveniste, qu'on s'est aperçu del'étendue théorique de la notion de « sujet parlant ». Car l'appareil théoriquebenvenistien nous amène à déplacer l'interrogation sur le sujet, et à lapousser vers une interrogation globale sur la nature de la signification et del'activité de langage. En travaillant l'appareil formel de l'énonciation,Benveniste a dévoilé la structure dialogique et rhétorique de chaque activitésignificative, et a ainsi souligné la complexité du sujet concerné par cetteactivité. Ce sujet est-il incarné? N'est-il qu'un opérateur formel? Quel est lerôle des autres sujets? La notion de locuteur, peut-elle mieux expliquerla nature de ce qui mobilise la langue dans l'acte d'énonciation? , Le "sujet parlant"
  • Certes, le langage a changé. L'usage par les hommes politiques de la langue de bois n'est pas récent mais atteint de nos jours une telle fréquence que «décrypter» s'impose. Cette langue masque sous des termes tarabiscotés, constats, projets, décisions..., dont l'énonciation simple brutaliserait l'oreille. Comme l'avait théorisé Georges Orwell sous l'idée de novlangue dans 1984 et analysé Françoise Thom pour les régimes communistes, elle «remplace le sens par le signal, la pensée par l'affect». Déconnecter les mots de la chose, inhiber le langage jusqu'au politiquement correct est devenu pandémique. Slate.fr, La novlangue managériale a infesté l'administration hospitalière | Slate.fr
  • Nous entendons par « récit » un type discursif qui s’actualise dans son énonciation, dont l’efficacité, argumentative ou non, repose au minimum sur une double temporalité (celle[s] de son contenu raconté et celle de celui qui raconte), sur l’exposition plus ou moins explicite d’un événement (le récit n’est pas une simple description), sur la mise en place d’une stratégie narrative (modalités d’énonciation, temps et modes, registres ou encore niveaux de langue) et, surtout, dont l’existence est soumise à son intelligibilité (parfois volontairement brouillée) par son destinataire. , Raconter en arborescence. Récit, oralité, mnémotechnie (Lille)
  • « L’enquête », la « scène d’absence », le « je de méthode », toutes ces expressions issues des ouvrages récents d’Ivan Jablonka semblent dialoguer avec les interrogations qui animent le travail de la critique génétique depuis maintenant une cinquantaine d’années. Historien et écrivain, Ivan Jablonka ne cesse en effet d’interroger le statut de la vérité, les conditions d’une juste énonciation du “je”, mais aussi tous les non-dits dont le document d’archive porte paradoxalement la trace. Que faire quand la mémoire est défaillante ? Comment orienter l’investigation quand le chercheur ne dispose pas de toutes les pièces du “dossier” qui sont censées le mener au “récit” ? Nous essaierons de mieux comprendre, en sa présence et de manière dialoguée, ce que cet acte d’écrire en historien sans renoncer au “je” peut nous apprendre, en retour, sur nos modalités de lecture et d’interprétation des manuscrits.  , Les documents des autres : rencontre avec Ivan Jablonka (ENS Paris)
  • Jean Dubois ajoute : "La situation de communication est définie par les participants à la communication dont le rôle est déterminé par je 'ego', centre de l'énonciation, les dimensions spatio-temporelles de l'énoncé sont symbolisées par la formule je, ici et maintenant" (2001, p.94) Blasting News, Communication et situation d'écrit

Traductions du mot « énonciation »

Langue Traduction
Anglais enunciation
Espagnol enunciación
Italien enunciazione
Allemand aussprache
Chinois 阐明
Arabe النطق
Portugais enunciação
Russe дикция
Japonais 告知
Basque enuntziazio
Corse enunciazione
Source : Google Translate API

Synonymes de « énonciation »

Source : synonymes de énonciation sur lebonsynonyme.fr
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