La langue française

Communication

Définitions du mot « communication »

Trésor de la Langue Française informatisé

COMMUNICATION, subst. fém.

I.− Action de communiquer quelque chose à quelqu'un; le résultat de cette action (cf. communiquer I). Avoir, demander, donner, ordonner, prendre, recevoir, refuser (la) communication d'une affaire, d'un avis, d'un document, d'un renseignement; salle de communication. Si vous le [le commencement, formant préambule] trouvez bon, mais seulement dans ce cas, imprimez-le comme communication anticipée d'une lettre politique que je vous ai adressée et qui paraîtra en son entier dans votre recueil ou autrement (Lamartine, Correspondance,1831, p. 198).Mes bien-aimés, je vous demande de ne pas insister, en ce moment du moins, près de MM. Verboeckhoven et Lacroix pour avoir communication, soit du manuscrit, soit des épreuves des travailleurs de la mer (Hugo, Correspondance,1865, p. 507):
1. Il leur donnera communication du mémoire remis par l'académie des sciences, dans lequel cette compagnie indique les observations particulières dont elle désirerait que les physiciens et naturalistes pussent s'occuper dans le voyage; ... Voyage de La Pérouse,t. 1, 1797, p. 48.
A.− ADMIN. Action de transmettre un dossier, à titre provisoire, à un ou plusieurs services. Dossier en communication.
P. ext. S'ils [les commissaires de Saint-Martin-des-Champs] avaient eu communication des registres d'entrée et de sortie, dont le directeur en chef leur avait d'abord offert l'examen (Marat, Les Pamphlets,Nouv. dénonciation contre Necker, 1790, p. 180):
2. Chaque commission dresse la liste par ordre de mérite des candidats admissibles, qui est publiée par ordre alphabétique. Les recteurs en reçoivent communication et avisent les intéressés; les épreuves orales ont lieu à Paris. Encyclop. pratique de l'éduc. en France,1960, p. 381.
B.− DROIT
1. Communication des pièces. (Au cours d'un jugement) droit de chaque partie, d'exiger de l'adversaire qu'il produise les pièces dont il compte se servir (cf. communiquer I A 1). Donner, recevoir une pièce en communication; communication d'instance; communication des parties; délai de communication :
3. 239. Au jour indiqué, le juge fera aux deux époux, s'ils se présentent, ou au demandeur, s'il est seul comparant, les représentations qu'il croira propres à opérer un rapprochement : s'il ne peut y parvenir, il en dressera procès-verbal, et ordonnera la communication de la demande et des pièces au commissaire du gouvernement et le référé du tout au tribunal. Code civil,1804, p. 45.
2. Communication au Ministère public; communication au Parquet. Action de communiquer au Parquet les pièces ou dossiers d'une cause intéressant l'ordre public. Communication d'office (Ac. 1835-1932); ordonner la communication au Ministère public (Ac. 1835-1932).
C.− P. méton. Chose communiquée, contenu de la transmission. Adresser, faire une communication à (au cours d') un congrès, d'une réunion; une communication de la plus haute importance; une communication urgente. (Quasi-)synon. annonce, avis, communiqué*, note :
4. D'abord je poserai la question du rapport que présentent entre eux les phénomènes physiologiques, pathologiques, toxiques ou thérapeutiques, et je me propose de démontrer dans une série de communications qui suivront celle-ci que les phénomènes de la vie sont constamment soumis aux mêmes lois... C. Bernard, Principes de méd. exp.,1878, p. 299.
P. ext. (en style noble). Faire une communication à quelqu'un. M. Leuwen reçut en riant la communication que son fils était chargé de lui faire (Stendhal, Lucien Leuwen,t. 2, 1836, p. 310).« − Messieurs, − dit-il, − j'ai une communication à vous faire et vos avis à recueillir. Voici de quoi il s'agit » (Benoit, L'Atlantide,1919, p. 22).− « Comme tu voudras », trancha Pagès. « Mais ça paraît urgent. Il a une communication à te faire, de la part de Meynestrel... Enfin, moi, je t'ai prévenu. Au revoir. » (R. Martin du Gard, Les Thibault,L'Été 1914, 1936, p. 380).
D.− Plus rarement [Ce qui est communiqué désigne un contenu, un mouvement, etc.]
1. Lang. littér. Communication des connaissances, des idées, des sentiments (cf. communiquer I A 3).La communication de la pensée est toujours fort difficile pour celui qui a de fortes préoccupations métaphysiques (Sorel, Reflexions sur la violence,1908, p. 9).
2. MÉCAN. Sans idée d'intention. Communication du mouvement (cf. communiquer I B 2)
3. MÉD. Communication d'une maladie (cf. communiquer I B 3).
Rem. On préfère la constr. de ces syntagmes avec des subst. équivalents ou synon., tels que diffusion ou transmission.
II.− Action de communiquer avec quelqu'un ou quelque chose. Entrer, être en communication avec qqn ou qqc.; mettre qqn ou qqc. en communication avec qqn ou qqc.; mettre plusieurs personnes en communication (cf. communiquer II).
A.− [Ce qui communique est une pers.] Lisbeth crut avoir à elle son Livonien en se flattant de couper toutes les communications entre le monde et lui (Balzac, La Cousine Bette,1846, p. 106).Il est probable qu'une des choses dont j'aurai le plus de mal à me défaire, c'est ce besoin de la communication, de l'échange, de l'intimité (Du Bos, Journal,1928, p. 225).Il [le tissu social formé par les militants de base] ne détermine pas les décisions, mais il facilite les communications et favorise les sympathies (J.-D. Reynaud, Les Syndicats en France,1963, p. 248).
SYNT. Avoir, cesser, couper, défendre, entretenir, intercepter une communication avec qqn, entre deux personnes; communication chaleureuse, froide, sèche; communication directe, médiate; instrument, mode, moyen, outil, véhicule de communication; avoir (des) communication(s) avec l'ennemi; communication d'un avocat avec son client; communication de l'homme avec la machine; communication pédagogique; communication mystique, surnaturelle, télépathique. PARAD. Commerce, correspondance, relation; communion, dialogue, entente, union.
1. LING., PSYCHOL., SC. SOC. Processus par lequel une personne (ou un groupe de personnes) émet un message et le transmet à une autre personne (ou groupe de personnes) qui le reçoit, avec une marge d'erreurs possibles (due, d'une part, au codage de la langue parlée ou écrite, langage gestuel ou autres signes et symboles, par l'émetteur, puis au décodage du message par le récepteur, d'autre part au véhicule ou canal de communication emprunté). Communication linguistique, sociale; communication de masse; fonction technique de la communication; théorie de la (des) communication(s) (cf. théorie de l'information); communication audio-visuelle. Sans communication point de signes, point de parole, point d'idée par conséquent (Bonald, Essai analytique sur les lois naturelles de l'ordre soc.,1800, p. 122).Théorie des communications. Cette théorie étudie les problèmes posés par l'émission, la transmission et la réception des informations sélectives (Hist. gén. des sc.,t. 3, vol. 2, 1964, p. 104):
5. Véhicule de communication entre les hommes, la langue s'impose à ceux-ci comme un système de normes dont l'utilisation permet la cohérence et l'intelligibilité des contenus de communication. Traité de sociol.,1968, p. 270.
[Ce qui communique est un animal] L'animal communique avec l'animal ou avec l'homme par signaux visuels, sonores, etc.
2. PHILOS., lang. abstr. et cultivée. Les philosophies de la communication; la communication des consciences. Le calice, aux pages du document sacré, assume un triple caractère. C'est un instrument de communication et de communion (Claudel, Un Poète regarde la Croix,1938, p. 12).La communication est un fait qui ne se surajoute nullement à la réalité-humaine mais la constitue (B. Bataille, L'Expérience intérieure,1943, p. 47):
6. La communication ou la compréhension des gestes s'obtient par la réciprocité de mes intentions et des gestes d'autrui, de mes gestes et des intentions lisibles dans la conduite d'autrui. Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception,1945, p. 215.
B.− [Ce qui communique est une chose] Les expériences que j'ai faites sur l'action mutuelle des conducteurs (...) mettent en communication les extrémités d'une pile voltaïque (A.-M. Ampère, Annales de chim. et de phys.,1820, p. 196).La communication entre deux biefs consécutifs est alors établie soit au moyen d'une passe ou pertuis (...) soit au moyen d'une écluse (J. Bourde, Les Trav. publ.,t. 2, 1929, p. 325).En même temps le cylindre de frein est mis en communication avec l'atmosphère par l'intermédiaire d'un canal ménagé dans le tiroir (M. Bailleul, Notions de matériel roulant des ch. de fer,1951, p. 134).
Spéc., MÉD. PATHOL. Malformation ou anomalie cardiaque. Communication interaortico-pulmonaire, inter-auriculaire (isolée), interventriculaire (isolée), inter-sigmoïdo-infundibulaire :
7. Elle [la chirurgie] a pu ensuite devenir correctrice. Par exemple, en ce qui concerne le cœur et les vaisseaux, elle a réussi à pallier une malformation vasculaire, supprimer le rétrécissement d'un orifice cardiaque, obturer une communication inter-ventriculaire ou inter-auriculaire. M. Bariéty, Ch. Coury, Hist. de la méd.,1963, p. 785.
[En parlant de choses abstr.] :
8. Cette croyance proprement mythique, et qui a dans le rêve de Nerval la force d'une connaissance intuitive, il l'a étayée sur les événements insolites de la vie, qui par là cessaient d'être insolites, et sur les mythes qui proposent une perpétuelle communication entre le réel et l'irréel. M.-J. Durry, Gérard de Nerval et le mythe,1956, p. 80.
III.− Subst. (indiquant un moyen) + de communication.Ce qui permet d'établir une relation entre deux lieux, deux ou plusieurs personnes éloignées dans l'espace. Moyen(s), canaux, réseaux de communication; p. ell. une (des) communication(s).
A.− [En parlant des voies ferrées, fluviales, maritimes ou routières] Lignes, moyens, réseaux, voies de (grandes) communications; dessertes en communications et transports publics :
9. ... les constructions élevées le long des voies de communication et autour des carrefours sont préjudiciables à l'habitation : bruits, poussières et gaz nocifs. Le Corbusier, La Charte d'Athènes,1957, p. 21.
SYNT. Commodité, facilité, lenteur des communications; améliorer, assurer, ouvrir les (des) communications entre tel et tel endroit; les communications avec la province, entre Paris et la (sa) banlieue; canal de communication. Spéc., mar. Service des communications.
B.− [En parlant d'un lieu d'habitation] Couloir, escalier, galerie, pièce, porte de communication. J'étais debout, appuyé contre une porte de communication qui donnait dans la chambre de la comtesse (Mmede Krüdener, Valérie,1803, p. 94).
C.− ÉLECTR., POSTES ET TÉLÉCOMM., RADIO. Réseau de communications; Communication pneumatique, télégraphique, téléphonique; communication directe; radio(-), télé(-)communication. Il faut permettre [dans le télégraphe Marconi] l'échange de communications entre les deux stations, aussi chaque antenne est-elle à tour de rôle antenne d'émission et antenne réceptrice (A. Turpain, Les Applications pratiques des ondes électriques,1902, p. 113).Secteur des télé-communications. Il comprend les grands moyens techniques de diffusion de la culture : presse, radio, cinéma, télévision (B. Cacérès, Hist. de l'éduc. pop.,1964, p. 180):
10. La même année [1879] voit apparaître le téléphone; il y a 306 abonnés à la date du 1ermai 1880. Cinq ans plus tard, le 16 janvier 1885, la première communication interurbaine est échangée entre le maire de Rouen et celui du Havre. L'Admin. des Postes et Télécomm.,1964, p. 4.
SYNT. Demander, obtenir, couper une communication; la taxation des communications, payer une communication.
D.− ART MILIT. Ligne(s) de communication, communication(s). Ensemble des moyens matériels permettant d'assurer les relations de tous ordres, le transport et les mouvements des troupes en opération. Assurer, couper, établir, intercepter, maintenir les communications; le nœud des communications. Il menait [un réseau ferré dense et bien orienté] vers un des points vitaux des communications alliées, Amiens (Foch, Mémoires,t. 2, 1929, p. 7).Notre groupe « Lorraine » multipliait, avec les bombardiers de la Royal Air Force, les attaques contre les communications adverses (De Gaulle, Mémoires de guerre,1954, p. 259):
11. Pour le régime des lignes de communication, il était essentiel que le général en chef pût, en toute liberté, modifier le groupement de ses forces au profit de la manœuvre. Joffre, Mémoires,t. 1, 1931, p. 171.
IV.− Manière de communiquer. Mode de communication.
RHÉT. Figure par laquelle l'orateur semble prendre l'auditoire à témoin dans des répliques du type « qu'auriez-vous fait à leur place? que pouvais-je faire de plus? »
Rem. Attesté ds les dict. gén. à partir de Ac. 1835, ne figure plus ds Ac. 1932, Lar. encyclop. et Lar. Lang. fr., encore attesté ds Rob, Quillet 1965.
Communication dans les paroles. Figure consistant à rendre commun à plusieurs personnes, ce qui ne se dit que d'une seule ou d'autres personnes, dans des phrases du type « qu'avons-nous fait? pour qu'avez-vous fait? »
Rem. Attesté ds les dict. gén. à partir de Ac. 1835, ne figure plus ds Ac. 1932, Lar. encyclop., Rob., Lar. Lang. fr., encore attesté ds Quillet 1965.
Prononc. et Orth. : [kɔmynikasjɔ ̃]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. Fin xiiie-début xives. (Gloss. rom., 9543 ds T.-L. : communications : maniere(s) d'iestre ensanle, commun); 1370 « relations entre les hommes, relations sociales » (Oresme, Eth., 245 ds Littré); 1507 « discussion, pourparlers » (Arch. Nord, CM 25036 ds IGLF); 2. av. 1615 avoir communication (de qqc.) (Pasquier, p. 601 ds IGLF); 3. av. 1662 théol. communication avec Dieu (Pascal, Pensées, section VII, p. 405, ibid.); 4. 1677 (Miège : la Citadelle a communication avec la ville par un Pont); 5. 1753 phys. communication du mouvement (Encyclop. t. 3). Empr. au lat. class. communicatio « mise en commun, échange de propos, action de faire part ». Fréq. abs. littér. : 2 646. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 4 116, b) 2 722; xxes. : 2 141, b) 4 994. Bbg. Dupraz (J.). Théorie de la commun. : signaux, bruits et modulations. Paris, 1973. − Lacroix (J.). La Commun. Monde (Le). 8-9 Septembre 1974. − Scherer (R.). Struct. et fondement de la commun. hum. Paris, 1965.

Wiktionnaire

Nom commun

communication \kɔ.my.ni.ka.sjɔ̃\ féminin

  1. Action de communiquer ou résultat de cette action.
    • La communication du mouvement.
    • La communication de l’aimant, de l’électricité.
    • La communication d’une maladie.
  2. (En particulier) Informations, renseignements que l’on donne.
    • Si nous pouvions relever ici nos communications transmises sur de petites feuilles blanches de bloc-notes, on serait étonné de la fréquence de nos relations. — (Dieudonné Costes & Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
    • L'absence de réaction après ses recherches des derniers jours prouvait que son intuition initiale était juste : la sécurité intérieure de l'Entité fliquait ses communications via ses login et mot de passe personnels, […]. — (Cédric Bannel, L'Homme de Kaboul, Robert Laffont, 2011, chap. 16)
    • Il a reçu des communications d’un haut intérêt.
  3. (En particulier) Conférence.
    • Appel à communications : journées d'études, les 40 ans du jeu de rôle […] Les communications pourront ainsi aborder les problématiques suivantes (liste non exhaustive) : […] — (Claire Cornillon, Appel à communications : journées d'études, les 40 ans du jeu de rôle, 2015 → lire en ligne)
  4. (Droit) Exhibition qu’une partie fait à l’autre des pièces sur lesquelles elle fonde sa demande.
    • communication de pièces.
    • La communication se fait entre avoués.
    • Le délai de la communication.
    • Communication d’office.
    • Donner, recevoir en communication.
  5. (Droit) Remise que l’on fait au parquet de toutes les pièces du procès, dans les causes où le ministère public doit ou veut être entendu.
    • Ordonner la communication au ministère public.
  6. Relation ; commerce ; correspondance.
    • Mais vous savez mieux que moi comme il convient d'agir... seulement ne craignez pas qu'il y ait aucune communication ce soir entre ce M. de la Morinière et Lopès; et si demain, au jour, le gentilhomme se plaignait du voisinage, on s'excuserait sur la nécessité et on le conduirait ailleurs. — (Élie Berthet, « Le Gentilhomme verrier », dans L'Écho des feuilletons: recueil de nouvelles, légendes, anecdotes, épisodes, etc., 27e année, Paris : chez les éditeurs, 1866)
    • La première zone, je la situe dans la montagne : là, jusqu’à présent, l’éloignement, la difficulté des communications, le retard de ce qu’on appelle le progrès et, il faut le dire loyalement, une persistance plus grande du sentiment religieux ont perpétué les mœurs de bon vieux temps. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • Intercepter les communications. — Établir des communications entre deux personnes, entre deux villes.
  7. Moyen par lequel deux choses communiquent ; passage.
    • Des communications fréquentes, sinon continues, existaient à l’Éocène entre les contrées du Sud de l’Europe et le continent africain. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, p. 55)
    • La communication d’une chambre, d’un appartement, d’un corps de logis à l’autre.
    • Porte ou escalier de communication.
    • La communication des deux mers.
    • Ouvrir des communications d’un lieu à un autre.
    • Canal de communication.
  8. (Télécommunications) Relation entre deux ou plusieurs personnes par le téléphone, la vidéoconférence, etc.
    • Notre esprit est toujours comme à la merci d’un téléphoniste farceur […] qui lui branche la communication avec n’importe qui, n’importe quoi, se plaisant aux pires confusions, aux imbroglios les plus fâcheux, les plus déraisonnables. — (Franc-Nohain [Maurice Étienne Legrand], Guide du bon sens, Éditions des Portiques, 1932)
    • Le téléphone d’où est passé l’appel est immédiatement localisé. La communication a été émise depuis une cabine téléphonique située au lieu-dit La Commodité, sur la RN 7 à Solterre dans le Loiret. — (Élise Galand & Romain Icard, Suzy contre mon gros loup, Privé, 2005, p. 67)
    • Ils sortirent le matériel, branchèrent la gégène que René enfourcha pour pédaler. Le courant passait. L'opérateur radio pouvait émettre le message que lui avait donné Gaëtan. La communication était mauvaise et le radio dut changer de fréquence. — (Joseph Farnel, Canou, éditions De Borée, 2017)
  9. (Militaire) Ensemble des tranchées ou galeries que l’on pratique afin que deux quartiers de l’armée, deux attaques puissent correspondre à couvert et se secourir mutuellement.
    • La veille même du combat de Zouafques, le prince Thomas avait emporté plusieurs redoutes à la faveur desquelles il rétablit aussitôt ses communications avec les assiégés […] — (Mémoires authentiques du duc de La Force, maréchal de France, et de ses deux fils, vol. 1, Paris, 1843, p. C)
    • Lignes de communication.
  10. (Marketing) Discipline ou ensemble des activités qui consistent à produire et à encadrer un message dans le but de protéger son image et d'influencer l'interprétation d'une situation ou d'un événement,
    • Certaines célébrités, notamment politiques ou artistiques, ont tendance à confondre information et communication.
    • Le terme communication a pris du galon depuis quelques années, tout dépend désormais de « la communication »! Les gouvernements en abusent, les entreprises s'en servent pour cacher leurs turpitudes. — (Jacques Godbout, De l'avantage d'être né, Boréal, 2018, « 2007 », p. 252)
  11. (Union européenne) Document interne ou externe des institutions de l'Union européenne afin de faire part d'une décision ou d'une modification de son fonctionnement.

Nom commun

communication \Prononciation ?\

  1. Faire-part, renseignement.
  2. Communication, faire-part.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

COMMUNICATION. n. f.
Action de communiquer ou Résultat de cette action. La communication du mouvement. La communication de l'aimant. La communication de l'électricité. La communication d'une maladie. Il se dit particulièrement des Informations, des renseignements que l'on donne. J'ai une communication à vous faire. Il a reçu des communications d'un haut intérêt. Donner communication d'une chose à quelqu'un, Lui en faire part, lui en donner connaissance. On dit dans le même sens On m'a donné communication de cette lettre, de ce traité, de ce contrat, etc. J'en ai demandé, j'en ai eu, j'en ai pris, j'en ai reçu, obtenu communication. En termes de Procédure, Communication de pièces, Exhibition qu'une partie fait à l'autre des pièces sur lesquelles elle fonde sa demande. La communication se fait entre avoués. Le délai de la communication. Communication d'office. On dit en ce sens Donner, recevoir en communication. Communication au ministère public, au parquet, Remise que l'on fait au parquet de toutes les pièces du procès, dans les causes où le ministère public doit ou veut être entendu. Ordonner la communication au ministère public. Il signifie aussi Relation, commerce, correspondance. Ils ont grande communication ensemble. Ils ont, ils entretiennent communication de pensées et de sentiments. Elle ne veut avoir avec lui aucune communication. Intercepter les communications. Entrer en communication avec quelqu'un. Être en communication. Faciliter la communication, les communications. Établir des communications entre deux personnes, entre deux villes. Il se dit encore du Moyen par lequel deux choses communiquent. Communication d'une chambre, d'un appartement, d'un corps de logis à l'autre. Porte de communication. Escalier de communication. La communication des deux mers. Ouvrir des communications d'un lieu à un autre. Canal de communication. Chemins de grande communication, Routes départementales. En termes de Téléphonie, Donner la communication, Mettre en communication deux personnes qui veulent causer par le téléphone. Demander la communication. En termes d'Art militaire, Lignes de communication, Tranchées ou galeries que l'on pratique afin que deux quartiers de l'armée, deux attaques puissent correspondre à couvert et se secourir mutuellement. On dit en ce sens Établir, rompre une communication. La communication est rétablie, etc.

Littré (1872-1877)

COMMUNICATION (ko-mu-ni-ka-sion ; en poésie, de six syllabes) s. f.
  • 1Action de communiquer ; résultat de cette action. Communication du mouvement. La communication des idées. Aujourd'hui l'Europe est si mêlée, et il y a une telle communication de ses parties…, Montesquieu, Correspondance, 39. Mon préservatif est de n'avoir aucune communication avec les pestiférés, de tenir mes bœufs dans la plus grande propreté, Voltaire, Lett. Bourgelat, 18 mars 1775.
  • 2 Terme de jurisprudence. Communication de pièces, l'action d'en donner connaissance à la partie adverse. Communication au ministère public, au parquet, remise que l'on fait au parquet de toutes les pièces du procès. On dit en ce sens donner, recevoir en communication.

    Dans le langage général. Donner communication d'une chose à quelqu'un, lui en faire part. Et dans le même sens, avoir, prendre, recevoir communication d'une chose. Obtenir communication d'une lettre. Elle ne pourra entreprendre aucune affaire de conséquence sans lui en donner communication, Bossuet, Règl.

  • 3Renseignement. J'ai une communication à vous faire. Il a reçu des communications d'un haut intérêt.
  • 4Commerce, correspondance avec quelqu'un. Avoir, entretenir des communications avec les ennemis de l'État. J'aurais pour cela besoin de la communication de personnes savantes, Pascal, Lett. à Jacqueline, 26 janvier 1648.

    Relation avec des êtres supérieurs. Socrate se disait en communication avec un démon. Pour marque de la communication qu'il a avec Dieu, Pascal, Mir. 12.

    Communication avec les accusés, celle qui se fait, après leur interrogatoire et en vertu de la permission du juge, avec leurs défenseurs, leurs parents, leurs amis.

  • 5Passage d'un lieu à un autre. Les routes, les canaux sont des moyens de communication Faciliter, gêner les communications. Escalier de communication. Le czar coucha dans la communication qui fait à cette heure des cabinets pour la reine, Saint-Simon, 467, 145. Vous voyez que de la poupe à la proue il n'y a aucune communication, Fontenelle, les Mondes, 2e soirée. Et par une exacte police, qui coupait les communications mortelles [dans une maladie contagieuse] pour en ouvrir de salutaires, il sauva ce peuple, qui avait perdu toute espérance de santé, et toute mesure de prudence, Fléchier, Mont. On a conservé la carte sur laquelle le czar Pierre traça la communication de la mer Caspienne et de la mer Noire qu'il avait projetée, Voltaire, Russie, I, 9. A l'extrémité de la mer Rouge est cette fameuse langue de terre qu'on appelle l'isthme de Suez, qui fait une barrière aux eaux de la mer Rouge et empêche la communication des mers, Buffon, Théorie de la terre, article X.

    Terme de guerre. Communication, conservation d'un passage entre une armée et la garnison d'une place, pour le transport des munitions et des vivres.

    Lignes de communication, fossés profonds d'environ deux mètres, et larges de quatre, qu'on fait d'un fort à l'autre, d'un quartier à l'autre, pour y passer à couvert.

    Communications, moyens pour une armée de communiquer avec ses dépôts, ses magasins. Garder sa ligne de communications. Intercepter les communications de l'ennemi.

  • 6Terme du rhétorique. Figure par laquelle l'orateur semble ou délibérer avec son adversaire sur ce qu'il doit faire, ou entrer dans ses sentiments pour le faire entrer ensuite dans les siens ; par exemple : Que feriez-vous, messieurs, dans une occasion semblable ?

    Communication dans les paroles, figure par laquelle on rend commun à une ou plusieurs personnes ce qui ne se dit que pour d'autres ; par exemple : Qu'avons-nous fait ? pour : Qu'avez-vous fait ?

HISTORIQUE

XIVe s. Par faire retribucion est maintenue et gardée communicacion et societé humaine, Oresme, Eth. 150. Selon amitié, qui appartient à communication de nature humaine, un ami se doit esjoïr du bien de l'autre, Oresme, ib. 26. Et donques amisté est en communication, Oresme, ib. 244. Et les communicacions qui semblent estre faites pour delettacion, si comme de ceulx qui dansent, Oresme, ib. 245.

XVIe s. Une certaine loy a esté mise d'une communication [communion] en l'année : par laquelle il a esté fait que quasi tous, quand ils ont une fois communiqué [communié]…, Calvin, Instit. 1144. On apprend toujours quelque chose par la communication d'aultruy, Montaigne, I, 56. Toute estrangeté est ennemie de communication et societé, Montaigne, I, 184. La communication que l'homme avoit avecques les bestes en l'aage doré, Montaigne, II, 157.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

COMMUNICATION.
5Ajoutez : Dans les siéges, communications, boyaux de tranchée en zigzag, qui réunissent les parallèles les unes aux autres, et qui avancent sur les capitales des ouvrages attaqués en étant défilés des assaillants.
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Encyclopédie, 1re édition (1751)

* COMMUNICATION, (Gram.) ce terme a un grand nombre d’acceptions, qu’on trouvera ci-après. Il désigne quelquefois l’idée de partage ou de cession, comme dans communication du mouvement ; celle de contiguité, de communauté, & de continuité, comme dans communication de deux canaux, portes de communication ; celle d’exhibition par une personne à une autre, comme dans communication de pieces, &c.

Communication du mouvement, est l’action par laquelle un corps qui en frappe un autre, met en mouvement le corps qu’il frappe.

L’expérience nous fait voir tous les jours, que les corps se communiquent du mouvement les uns aux autres. Les Philosophes ont enfin découvert les lois suivant lesquelles se fait cette communication, après avoir long-tems ignoré qu’il y en eût, & après s’être long-tems trompé sur les véritables. Ces lois confirmées par l’expérience & par le raisonnement, ne sont plus révoquées en doute de la plus saine partie des Physiciens. Mais la raison métaphysique, & le principe primitif de la communication du mouvement, sont sujets à beaucoup de difficultés.

Le P. Malebranche prétend que la communication du mouvement n’est point nécessairement dépendante de principes physiques, ou d’aucune propriété des corps, mais qu’elle procede de la volonté & de l’action immédiate de Dieu. Selon lui, il n’y a pas plus de connexion entre le mouvement ou le repos d’un corps, & le mouvement ou le repos d’un autre, qu’il n’y en a entre la forme, la couleur, la grandeur, &c. d’un corps & celle d’un autre ; & ce philosophe conclut de-là, que le mouvement du corps choquant n’est point la cause physique du mouvement du corps choqué.

Il n’y a point de doute que la volonté du Créateur ne soit la cause primitive & immédiate de la communication du mouvement, comme de tous les autres effets de la nature. Mais s’il nous est permis d’entrer dans les vûes de l’Être suprême, nous devons croire que les lois de la communication du mouvement qu’il a établies, sont celles qui convenoient le mieux à la sagesse & à la simplicité de ses desseins. Ce principe du P. Malebranche, qu’il n’y a pas plus de connexion entre le mouvement d’un corps & celui d’un autre, qu’entre la figure & la couleur de ces corps, ne paroît pas exactement vrai : car il est certain que la figure & la couleur d’un corps n’influe point sur celle d’un autre ; au lieu que quand un corps A en choque un autre B, il faut nécessairement qu’il arrive quelque changement dans l’état actuel de l’un de ces corps, ou dans l’état de tous les deux ; car le corps B étant impénétrable, le corps A ne peut continuer son chemin suivant la direction qu’il avoit, à moins que le corps B ne soit déplacé ; ou si le corps A perd tout son mouvement, en ce cas ce corps A change par la rencontre du corps B son état de mouvement en celui de repos. C’est pourquoi il faut nécessairement que l’état du corps B change, ou que l’état du corps A change.

De-là on peut tirer une autre conséquence ; c’est que l’impénétrabilité des corps, qui est une de leurs propriétés essentielles, demandant nécessairement que le choc de deux corps produise du changement dans leur état, il a été nécessaire au Créateur d’établir des lois générales pour ces changemens : or quelques-unes de ces lois ont dû nécessairement être déterminées par la seule impénétrabilité, & en général par la seule essence des corps : par exemple, deux corps égaux & semblables sans ressort, venant se frapper directement avec des vîtesses égales, c’est une suite nécessaire de leur impénétrabilité qu’ils restent en repos. Il en est de même, si les masses de ces corps sont en raison inverse de leurs vîtesses. Or si d’après ce principe, on peut déterminer généralement les lois de la communication du mouvement, ne sera-t-il pas bien vraissemblable que ces lois sont celles que le Créateur a dû établir par préférence, puisque ces lois seroient fondées sur des principes aussi simples qu’on pourroit le désirer, & liées en quelque maniere à une propriété des corps aussi essentielle que l’impénétrabilité ? On peut voir ce raisonnement plus développé dans l’article Percussion.

Lois de la communication du mouvement. Dans la suite de cet article nous appellerons mouvement d’un corps, ou degré de mouvement, un nombre qui exprime le produit de la masse de ce corps par sa vîtesse ; & en effet, il est évident que le mouvement d’un corps est d’autant plus grand que sa masse est plus grande, & que sa vîtesse est plus grande ; puisque plus sa masse & sa vîtesse sont grandes, plus il a de parties qui se meuvent, & plus chacune de ces parties a de vîtesse.

Si un corps qui se meut frappe un autre corps déjà en mouvement, & qui se meuve dans la même direction, le premier augmentera la vîtesse du second, mais perdra moins de sa vîtesse propre, que si ce dernier avoit été absolument en repos.

Par exemple, si un corps en mouvement triple d’un autre corps en repos, le frappe avec 32d de mouvement, il lui communiquera 8d de son mouvement, & n’en gardera que 24 : si l’autre corps avoit eu déjà 4d de mouvement, le premier ne lui en auroit communiqué que 5, & en auroit gardé 27, puisque ces 5d auroient été suffisans par rapport à l’inégalité de ces corps, pour les faire continuer à se mouvoir avec la même vîtesse. En effet dans le premier cas, les mouvemens après le choc étant 8 & 24, & les masses 1 & 3, les vîtesses seront 8 & 8, c’est-à-dire égales ; & dans le second cas, on trouvera de même que les vîtesses seront 9 & 9.

On peut déterminer de la même maniere les autres lois de la communication du mouvement, pour les corps parfaitement durs & destitués de toute élasticité. Mais tous les corps durs que nous connoissons étant en même tems élastiques, cette propriété rend les lois de la communication du mouvement fort différentes, & beaucoup plus compliquées. Voyez Élasticité & Percussion.

Tout corps qui en rencontre un autre, perd nécessairement une partie plus ou moins grande du mouvement qu’il a au moment de la rencontre. Ainsi un corps qui a déjà perdu une partie de son mouvement par la rencontre d’un autre corps, en perdra encore davantage par la rencontre d’un second, d’un troisieme. C’est pour cette raison qu’un corps qui se meut dans un fluide, perd continuellement de sa vîtesse, parce qu’il rencontre continuellement des corpuscules auxquels il en communique une partie.

D’où il s’ensuit 1°. que si deux corps homogenes de différentes masses, se meuvent en ligne droite dans un fluide avec la même vîtesse, le plus grand conservera plus long-tems son mouvement que le plus petit : car les vîtesses étant égales par la supposition, les mouvemens de ces corps sont comme leurs masses, & chacun communique de son mouvement aux corps qui l’environnent, & qui touchent sa surface en raison de la grandeur de cette même surface. Or quoique le plus grand corps ait plus de surface absolument que le plus petit, il en a moins à proportion, comme nous l’allons prouver ; donc il perdra à chaque instant moins de son mouvement que le plus petit.

Supposons, par exemple, que le côté d’un cube A soit de deux piés, & celui d’un cube B d’un pié ; les surfaces seront comme 4 à un, & les masses comme 8 à un ; c’est pourquoi si ces corps se meuvent avec la même vîtesse, le cube A aura huit fois plus de mouvement que le cube B : donc, afin que chacun parvienne au repos en même tems, le cube A doit perdre à chaque moment huit fois plus de son mouvement que le cube B : mais cela est impossible ; car leurs surfaces étant l’une à l’autre comme 4 à 1, le corps A ne doit perdre que quatre fois plus de mouvement que le corps B, en supposant (ce qui n’est pas fort éloigné du vrai) que la quantité de mouvement perdue est proportionnelle à la surface : c’est pourquoi quand le cube B deviendra parfaitement en repos, A aura encore une grande partie de son mouvement.

2°. De là nous voyons la raison pourquoi un corps fort long, comme un dard, lancé selon sa longueur, demeure en mouvement beaucoup plus longtems, que quand il est lancé transversalement ; car quand il est lancé suivant sa longueur, il rencontre dans sa direction un plus petit nombre de corps auxquels il est obligé de communiquer son mouvement, que quand il est lancé transversalement. Dans le premier cas, il ne choque que fort peu de corpuscules par sa pointe ; & dans le second cas, il choque tous les corpuscules qui sont disposés suivant sa longueur.

3°. De-là il suit qu’un corps qui se meut presque entierement sur lui-même, de sorte qu’il communique peu de son mouvement aux corps environnans, doit conserver son mouvement pendant un long tems. C’est pour cette raison qu’une boule de laiton polie, d’un demi-pié de diametre, portée sur un axe délié & poli, & ayant reçu une assez petite impulsion, tournera sur elle-même pendant un tems considérable. Voyez Résistance, &c.

Au reste, quoique l’expérience & le raisonnement nous ayent instruits sur les lois de la communication du mouvement, nous n’en sommes pas plus éclairés sur le principe métaphysique de cette communication. Nous ignorons par quelle vertu un corps partage, pour ainsi dire, avec un autre le mouvement qu’il a ; le mouvement n’étant rien de réel en lui-même, mais une simple maniere d’être du corps, dont la communication est aussi difficile à comprendre que le seroit celle du repos d’un corps à un autre corps. Plusieurs philosophes ont imaginé les mots de force, de puissance, d’action, &c. qui ont embrouillé cette matiere au lieu de l’éclaircir. Voyez ces mots. Tenons nous-en donc au simple fait, & avoüons de bonne foi notre ignorance sur la cause premiere. (O)

Communication d’idiomes, (Thèol.) terme consacré parmi les Théologiens en traitant du mystere de l’incarnation, pour exprimer l’application d’un attribut d’une des deux natures en Jesus-Christ à l’autre nature.

La communication d’idiomes est fondée sur l’union hypostatique des deux natures en Jesus-Christ. C’est par communication d’idiomes qu’on dit que Dieu a souffert, que Dieu est mort, &c. choses qui à la rigueur ne se peuvent dire que de la nature humaine, & signifient que Dieu est mort quant à son humanité, qu’il a souffert en tant qu’Homme ; car, disent les Théologiens, les dénominations qui signifient les natures ou les propriétés de nature, sont des dénominations de supposita, c’est-à-dire de personnes. Or comme il n’y a en Jesus-Christ qu’une seule personne, qui est celle du Verbe, c’est à cette personne qu’il faut attribuer les dénominations des deux natures, & de leurs propriétés. Mais on ne sauroit par la communication d’idiomes attribuer à J. C. ce qui feroit supposer qu’il ne seroit pas Dieu ; car ce seroit détruire l’union hypostatique, qui est le fondement de la communication d’idiomes. Ainsi l’on ne sauroit dire que J. C. soit un pur homme, qu’il soit faillible, &c.

Les Nestoriens rejettoient cette communication d’idiomes, ne pouvant souffrir qu’on dît que Dieu avoit souffert, qu’il étoit mort : aussi admettoient-ils dans Jesus-Christ deux personnes. Voyez Nestoriens.

Les Luthériens sont tombés dans l’excès opposé, en poussant la communication d’idiomes, & en prétendant que Jesus-Christ, non-seulement en tant qu’il est une des trois personnes divines, & à raison de sa divinité, mais encore en tant qu’Homme, & à raison de son humanité, est immortel, immense. Voyez Ubiquistes & Ubiquité. (G)

Communication, (Belles lett.) figure de rhétorique par laquelle l’orateur, sûr de la bonté de sa cause ou affectant de l’être, s’en rapporte sur quelque point à la décision des juges, des auditeurs, même à celle de son adversaire. Cicéron l’employe souvent ainsi dans l’oraison pour Ligarius : Qu’en pensez-vous, dit-il à César, croyez-vous que je sois fort embarrassé à défendre Ligarius ? Vous semble-t-il que je sois uniquement occupé de sa justification ? ce qu’il dit après avoir poussé vivement son accusateur Tuberon. Et dans celle pour Caius Rabirius, il s’adresse ainsi à Labienus son adversaire : « Qu’eussiez-vous fait dans une occasion aussi délicate, vous qui prîtes la fuite par lâcheté, tandis que la fureur & la méchanceté de Saturnin vous appelloient d’un côté au capitole, & que d’un autre les consuls imploroient votre secours pour la défense de la patrie & de la liberté ? Quelle autorité auriez-vous respectée ? Quelle voix auriez-vous écoutée ? Quel parti auriez-vous embrassé ? Aux ordres de qui vous seriez-vous soûmis ? Cette figure peut produire un très-grand effet, pourvû qu’elle soit placée à-propos. (G)

Communication de Pieces, (Jurisprud.) est l’exhibition, & même quelquefois la remise qui est faite d’une piece à la partie intéressée pour l’examiner ; sous ce terme de pieces on entend toutes sortes d’écrits, soit publics ou privés, tels que des billets & obligations, des contrats, jugemens, procédures, &c.

On ne doit pas confondre la signification ni l’acte de baillé copie d’une piece avec la communication ; on signifie une piece en notifiant en substance, par un exploit, ce qu’elle contient ; avec cette signification on donne ordinairement en même tems copie de la piece ; mais tout cela n’est pas encore la communication de la piece même. Celui qui en a copie a souvent intérêt d’en voir l’original pour examiner s’il y a des ratures ou interlignes, des renvois & apostilles, si l’écriture & les signatures sont véritables ; c’est pour cela que l’on communique la piece même. Cette communication se fait ou de la main à la main sans autre formalité, ou sous le récepissé du procureur, ou par la voie du greffe, ou devant le rapporteur ; le greffier remet quelquefois la piece sous le récepissé du procureur, quelquefois aussi la communication se fait sans déplacer ; enfin on donne quelquefois en communication les sacs entiers, & même tout un procès ; on communique aussi au parquet : nous expliquerons séparément chacune de ces différentes sortes de communications.

Un des principaux effets de la communication, est qu’elle rend les pieces communes à toutes les parties, c’est à-dire que celui contre qui on s’en est servi peut aussi argumenter de ces pieces en ce qu’elles lui sont favorables ; & cela a lieu, quand même celui qui a produit les pieces les retireroit de son dossier ou de son sac & production, & quoiqu’il n’en auroit pas été donné copie.

Communication sans déplacer, est celle qui se fait au greffe, ou en l’hôtel du rapporteur ou autre juge, en exhibant seulement les pieces pour les examiner en présence du juge ou greffier, sans qu’il soit permis à la partie ni à son procureur d’emporter ces pieces pour les examiner ailleurs.

Communication aux Gens du Roi, ou au Ministere public, ou au Parquet, est la remise que l’on fait aux gens du Roi dans les justices royales, ou aux avocats & procureurs fiscaux dans les justices seigneuriales, des pieces sur lesquelles ils doivent donner des conclusions, afin qu’ils puissent auparavant les examiner.

Cette communication se fait en plusieurs manieres & pour differens objets.

L’on communique au ministere public les ordonnances, édits, déclarations, lettres patentes, pour l’enregistrement desquels ils doivent donner des conclusions. Le Roi envoye ordinairement ces nouveaux réglemens à son procureur général dans les cours souveraines ; pour les autres siéges royaux inférieurs, & autres ressortissant nuement ès cours souveraines, c’est le procureur général qui envoye les réglemens au procureur du Roi de chaque siége.

Dans les affaires civiles où le ministere public doit porter la parole, qui sont celles où le Roi, l’Église ou le public a intérêt, les parties sont obligées de communiquer leurs pieces au ministere public, quand même la partie n’auroit point d’autre contradicteur : cette communication se fait par le ministere des avocats ; & lorsque le ministere public est partie, il communique aussi ses pieces à l’avocat qui est chargé contre lui.

Cette communication de pieces entre le ministere public & les avocats, se fait de la main à la main sans aucun récepissé, & c’est une suite de la confiance réciproque que les avocats ont mutuellement entr’eux ; en effet ceux qui sont chargés du ministere public ont toûjours été choisis parmi les avocats, & considérés comme membres de l’ordre des avocats.

On appelle aussi communication au ministere public, une brieve exposition que les avocats font verbalement de leurs moyens à celui qui doit porter la parole pour le ministere public, afin que celui-ci soit pleinement instruit de l’affaire : cette communication verbale des moyens n’est point d’obligation de la part des avocats ; en effet, les anciennes ordonnances portent bien que si dans les causes dont les avocats sont chargés, ils trouvent quelque chose qui touche les intérêts du Roi ou du public, de hoc curiam avisabunt ; mais il n’y a aucune ordonnance qui oblige les avocats d’aller au parquet communiquer leurs moyens ; & lorsqu’il est ordonné par quelque jugement que les parties communiqueront au parquet, on n’entend autre chose sinon qu’elles donneront leurs pieces : en un mot il n’y a aucune loi qui oblige les avocats de faire ouverture de leurs moyens ailleurs qu’à l’audience.

Il est vrai qu’ordinairement les avocats, soit par considération personnelle pour ceux qui exercent le ministere public, soit pour l’intérêt même de leurs parties, communiquent leurs moyens en remettant leurs pieces : mais encore une fois cette communication des moyens est volontaire ; & lorsque les avocats se contentent de remettre leurs pieces, on ne peut rien exiger de plus.

L’usage des communications, soit de pieces ou de moyens, au ministere public, est sans doute fort ancien ; on en trouve des exemples dans les registres du châtelet dès l’an 1323, où il est dit que les statuts des Megissiers furent faits après avoir oüi les avocats & procureur du Roi qui en avoient eu communication.

Autrefois les communications des causes se faisoient avec moins d’appareil qu’aujourd’hui. Dans les premiers tems où le parlement de Paris fut rendu sédentaire à Paris, les avocats du Roi qui n’étoient point encore en titre d’office, n’avoient point encore de parquet ou lieu particulier destiné à recevoir ces communications : ils plaidoient eux-mêmes souvent pour les parties dans les causes où le ministere public n’étoit pas intéressé, au moyen de quoi les communications de pieces & de moyens se faisoient debout & en se promenant dans la grand-salle en attendant l’heure de l’audience.

Mais depuis que les ordonnances ont attribué aux avocats du roi, la connoissance de certaines affaires que les avocats vont plaider devant eux, & que l’on a établi pour les gens du roi, dans chaque siége, un parquet ou lieu dans lequel ils s’assemblent pour vaquer à leurs affaires, on a aussi construit dans chaque parquet un siége où les gens du roi se placent avec un bureau devant eux, soit pour entendre les causes dont ils sont juges, soit pour recevoir les communications ; il semble néanmoins que ce siége ait été établi pour juger plûtôt que pour recevoir les communications, cette derniere fonction n’étant point un acte de puissance publique.

Mais comme l’expédition des causes & les communications se font suivant qu’elles se présentent sans distinction, les gens du roi restent ordinairement à leur bureau pour les unes comme pour les autres, si ce n’est en hyver où ils se tiennent debout à la cheminée du parquet, & y entendent également les causes dont ils sont juges & les communications.

Au parlement & dans les autres siéges royaux où les gens du roi ont quelque sorte de jurisdiction, les avocats leur communiquent debout ; mais ils ont droit de se couvrir, quoiqu’ils ne le fassent pas toûjours : les procureurs qui y plaident ou communiquent, doivent toûjours parler découverts.

Dans les autres siéges inférieurs lorsque ceux qui exercent le ministere public s’asseyent à leur bureau, les avocats qui communiquent y prennent place à côté d’eux.

En tems de vacations c’est un substitut du procureur général qui reçoit les communications au parquet ; mais l’usage est que l’on y observe une parfaite égalité, c’est-à-dire que s’il s’assied au bureau, l’avocat qui communique doit être assis à côté de lui.

On observe aussi une espece de confraternité dans les communications qui se font aux avocats généraux & avocats du roi ; car en parlant aux avocats ils les appellent Messieurs, à la différence des procureurs, que les avocats y qualifient seulement de Maîtres, & que les gens du roi appellent simplement par leur nom.

L’ordonnance de Moulins, article lxj. veut que les requêtes civiles ne soient plaidées qu’après avoir été communiquées aux avocats & procureur généraux, à peine de nullité.

L’ordonnance de 1667, tit. 35. art. xxvij. ordonne la même chose.

L’article suivant veut que lors de la communication au parquet aux avocats & procureur généraux, l’avocat qui communique pour le demandeur en requête civile, représente l’avis des avocats qui ont été consultés sur la requête civile.

L’article xxxjv. met au nombre des ouvertures de requête civile, si ès choses qui concernent le Roi, l’Eglise, le public ou la police, il n’y a point eu de communication aux avocats ou procureur généraux.

Dans quelques tribunaux on communique aussi les causes où il y a des mineurs, ou lorsqu’il s’agit de lettres de rescision. Les arrêts des 7 Septembre 1660, & 26 Février 1661, rapportés au journal des audiences, rendus l’un pour le siége royal de Dreux, l’autre pour la duché-pairie de la Roche-sur-Yon, ont ordonné de communiquer aux gens du roi les causes où il s’agit d’aliénations de biens de mineurs : on les communique aussi au châtelet de Paris, mais non pas au parlement ; ainsi cela dépend de l’usage de chaque siége, les ordonnances ne prescrivant rien à ce sujet.

Au parlement, toutes les causes qui se plaident aux grandes audiences des lundi, mardi & jeudi matin, sont communiquées sans distinction ; ce qui vient apparemment de ce que ces causes étant ordinairement de celles qu’on appelle majeures, le public est toûjours présumé y avoir intérêt.

Dans les instances ou procès appointés dans lesquels le procureur général ou son substitut doit donner des conclusions, on leur communique tout le procès lorsqu’il est sur le point d’être jugé, pour l’examiner & donner leurs conclusions.

L’édit du mois de Janvier 1685, portant réglement pour l’administration de la justice au châtelet, ordonne, article xxjv. que le plus ancien des avocats du Roi résoudra en l’absence ou autre empêchement du procureur du Roi, toutes les conclusions préparatoires & définitives sur les informations & procès criminels, & sur les procès civils qui ont accoûtumé d’être communiqués au procureur du Roi, &c. Il y a eu divers autres réglemens à ce sujet pour les gens du Roi de différens siéges royaux.

En matiere criminelle on communique aux gens du Roi les charges & informations, c’est ce qu’on appelle apprêter les charges aux gens du roi. L’ordonnance de Louis XII. du mois de Mars 1498, art. 98. ordonne aux baillifs, sénéchaux & autres juges avant de donner commission sur les informations, de les communiquer aux avocats & procureur de Sa Majesté, ce qui a été confirmé par plusieurs ordonnances postérieures.

Communication au greffe ou par la voie du greffe, est l’exhibition qui se fait d’une piece au greffe, ce qui arrive lorsqu’une partie demande à voir une piece originale, & qu’on ne veut pas la lui communiquer sous le récepissé de son procureur : on met la piece au greffe, dont le greffier dresse un acte que l’on signifie, afin que celui qui a demandé la piece l’aille voir entre les mains du greffier.

Communication du Jugement, est la connoissance que le greffier donne aux parties de la teneur du jugement qui est intervenu entre les parties. L’ordonnance de 1669, titre des épices & vacations, art. vj. veut que l’on donne cette communication aux parties, quoique les épices n’ayent pas été payées.

Communication de la main à la main, est celle qui se fait en confiant des pieces pour les examiner, sans en exiger de récepissé ou reconnoissance de celui auquel on les remet ; comme cette confiance est volontaire, la justice n’ordonne point que les parties ni leurs procureurs se communiqueront de la main à la main, mais par la voie du greffe ou sous le récepissé du procureur. Il n’est pas non plus d’usage entre les procureurs, de se communiquer leurs pieces de la main à la main ; ils ne le font que par l’une des deux voies que l’on vient de dire. Pour ce qui est des avocats, ils se communiquent entr’eux de la main à la main toutes les pieces, même les plus importantes, de leurs cliens ; ce qui se fait avec tant d’honneur & de fidélité, qu’il est sans exemple qu’il y ait jamais eu aucune plainte contre un avocat pour raison de ces sortes de communications. Dans les causes où le ministere public est partie, l’avocat général ou l’avocat du Roi qui doit porter la parole, & les avocats des autres parties, se communiquent de même mutuellement leurs pieces de la main à la main ; au lieu que le ministere public ne communique aucune piece aux procureurs que sous leur récepissé ou par la voie du greffe, & les avocats ne leur communiquent point leurs pieces en aucune façon : lorsqu’un procureur veut avoir communication des pieces qui sont entre les mains de l’avocat de sa partie adverse, l’avocat remet les pieces au procureur de sa partie, & celui-ci les communique à son confrere sous son récepissé ou par la voie du greffe.

Communication au Parquet. Voyez ci-dev. Communication aux Gens du Roi.

Communication d’une Production, Instance ou Procès ; ce sont les procureurs qui prennent en communication les instances & procès, & les productions nouvelles & autres pour les examiner & debattre, & fournir de leur part des réponses, contredits, salvations & autres écritures nécessaires.

Suivant l’ordonnance de 1667. titre 14. art. jx. la communication des pieces produites par une partie, ne doit être donnée à l’autre qu’après que celle qui la demande a produit de sa part ou renoncé de produire, par un acte signé de son procureur & signifié.

L’article x. du même titre, ordonne que cette communication se fera par les mains du rapporteur, & non pas sous un simple récepissé de procureur à procureur.

Lorsqu’un procureur qui a pris des pieces en communication les retient trop long-tems pour éloigner le jugement, on obtient contre lui une contrainte pour lui faire rendre les pieces ; ce qui s’exécute contre lui-même par corps.

Les procureurs au parlement prennent aussi quelquefois entr’eux la voie de rendre plainte à la communauté des avocats & procureurs contre celui qui retient les pieces : on rend jusqu’à trois plaintes ; sur la premiere, la compagnie ordonne que le procureur viendra répondre à la plainte ; sur la seconde, on ordonne que le procureur rendra les pieces dans tel tems & sous telle peine ; & sur la troisieme plainte, la peine est déclarée encourue. Voyez le recueil des reglemens concernant les procureurs, pag. 125. 172. & 190. où il y a plusieurs délibérations de la communauté à ce sujet.

Communication des sacs, est celle qui se fait entre les avocats des différentes parties, qui se confient mutuellement leurs sacs de la main à la main pour les examiner avant la plaidoirie de la cause. V. Communication de la main à la main.

Communication, en terme de Fortification, est l’ouverture faite pour aller à un fort, un bastion ou lieu semblable, ou un passage pour y aller & pour en venir. V. Fort, Bastion, Fortification, &c.

On appelle communication, dans l’attaque des places, des chemins en forme de tranchées ou de paralleles qu’on construit pour joindre les différentes parties des attaques & des logemens. On fait aussi de ces communications pour joindre les batteries aux places d’armes, c’est-à-dire pour aller à couvert de ces places ou paralleles aux batteries. Ces communications servent à lier ensemble tous les travaux de l’attaque ; elles servent aussi à donner plus de sûreté aux assiégeans pour aller d’un endroit à un autre- Voyez Batteries ; voyez aussi les articles Tranchée, Parallele, &c. (Q)

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Étymologie de « communication »

(1365) Du latin communicatio (« communication, mise en commun »), de communis (« commun »).
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Du latin communicatio.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Espagn. comunicacion ; ital. comunicazione ; du latin communicationem (voy. COMMUNIQUER).

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Phonétique du mot « communication »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
communication kɔmynikasjɔ̃

Évolution historique de l’usage du mot « communication »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « communication »

  • La communication requiert 25 % du temps du dirigeant. De Chester Barnard
  • A notre époque où on parle tant de communication, la vraie communication est poétique. De Robert Sabatier / Entretien avec Bernard Pivot - Novembre 1975
  • La communication consiste à comprendre celui qui écoute. De Jean Abraham
  • Une monstrueuse aberration fait croire aux hommes que le langage est né pour faciliter leurs relations mutuelles. Michel Leiris, Brisées, Mercure de France
  • La musique est peut-être l'exemple unique de ce qu'aurait pu être - s'il n'y avait pas eu l'invention du langage, la formation des mots, l'analyse des idées - la communication des âmes. Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, la Prisonnière , Gallimard
  • L'amitié se nourrit de communication. De Michel de Montaigne / Essais
  • La parole, cette forme désuète de communication. De Yvon Rivard / Les Silences du corbeau
  • La communication est indispensable, jamais suffisante. De Laure / Loft Story - Juillet 2001
  • La communication d'émission est une démission de la communication. De Gilbert Rapaille / Journal de la communication
  • En communication, la familiarité entraîne l'apathie. De William Bernbach
  • Ce qui caractérise la communication c’est d’être unilatérale. De Paul Ricoeur
  • La représentation est un élément essentiel de la communication. De Claude Lelouch / Itinéraire d'un enfant très gâté
  • Il ne peut y avoir de totalité de la communication. Or la communication serait la vérité si elle était totale. De Paul Ricoeur
  • Dans le monde de l'hyper-communication, la communication entre les hommes est réduite à presque rien. De François Bayrou / Penser le changement
  • Les bébés ont besoin de communication pour survivre. Le lait et le sommeil ne suffisent pas. La communication est aussi un élément indispensable à la vie. De Bernard Werber / Encyclopédie du savoir relatif et absolu
  • Haaaaaaa, une bonne rumeur ! Ca c'est de la communication De Jissey / Communication, je me marre !!!
  • L'histoire du commerce est celle de la communication des peuples. De Montesquieu
  • L’épidémie de Covid-19 nous amène à nous poser la question suivante, autant éthique que stratégique ou politique : un dirigeant, qu’il soit chef d’Etat, ministre ou chef d’entreprise, peut-il tout dire ? Et doit-il tout dire ? La capacité à communiquer serait, selon beaucoup d’études sur le leadership, un critère déterminant pour devenir un leader. Et inversement, une mauvaise communication, ou pas de communication, peut nuire à l’efficacité, voire engendrer des problèmes ou des dysfonctionnements. Capital.fr, Communication de crise : un dirigeant peut-il tout dire ? - Capital.fr
  • L'entreprise Disa, spécialisée dans la communication graphique à Limoges, a été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce. Elle faisait l'objet d'un redressement judiciaire depuis janvier dernier, mais aucun repreneur ne s'est présenté. Près de 70 employés sont licenciés. France Bleu, Limoges : l'entreprise de communication graphique Disa est liquidée, près de 70 emplois supprimés
  • CB News est la plateforme media de référence de la communication des marques et des médias. CB News, Médiaperformances accompagne la communication responsable - Image - CB News
  • L’incertitude économique, renforcée par la Covid-19, souligne de nouveaux enjeux majeurs pour la communication des entreprises, des marques et des décideurs. Si s’appuyer sur la raison d’être de l’entreprise est une évidence, pour donner du sens à ses actions et à ses prises de parole, le contexte nous oblige, d’une part à nous réinventer, mais également à avoir une approche encore plus pragmatique et basée sur le sacro-saint ROI. Les budgets ont d’ailleurs déjà commencé à baisser, il convient donc de s’adapter et, d’une certaine façon, d’en tirer profit en revoyant en profondeur nos approches de communication. Stratégies, «Consacrons la communication résiliente», David Benguigui (Prodware France) - Stratégies
  • La manière dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS) gère la crise de la Covid-19 a montré comment la communication des risques peut devenir un exercice risqué. The Conversation, Comment les ratés de communication de l’OMS ont semé la confusion autour de la Covid-19
  • Econocom a par ailleurs lancé le 25 juin une campagne de communication de 45 jours sur le thème des animaux (tigre, loup, lion) dans les gares et aéroports de l’Hexagone ainsi que sur le web « pour diriger ses cibles prioritaires – nouveaux talents et prospects – vers ses offres et ses services » « Le territoire visuel résolument moderne et distinctif dans l’univers de la transformation digitale, traduit le dynamisme, l’agilité et l’engagement total de la marque auprès de ses clients. Des principes d’action qui sont partagés par les femmes et les hommes d’Econocom », précise encore le groupe dans un communiqué spécifique. ChannelNews, Econocom finalise la cession d'EBC et lance une campagne de communication - ChannelNews

Images d'illustration du mot « communication »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « communication »

Langue Traduction
Anglais communication
Espagnol comunicación
Italien comunicazione
Allemand kommunikation
Chinois 通讯
Arabe الاتصالات
Portugais comunicação
Russe связь
Japonais コミュニケーション
Basque komunikazio
Corse cumunicazione
Source : Google Translate API

Synonymes de « communication »

Source : synonymes de communication sur lebonsynonyme.fr

Communication

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