Clerc : définition de clerc


Clerc : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

CLERC, subst. masc.

A.− Homme qui a reçu la tonsure et qui, de ce fait, est entré dans l'état ecclésiastique. Clerc défroqué; clerc en surplis; ordonner des clercs. Synon. ecclésiastique :
1. ... on ne peut cacher que le rapport du laïc au clerc est en train de se modifier. Non pour contester les droits du clerc, là où il est compétent et où il a vocation, mais pour que le laïc, enfin reconnu spirituellement adulte, puisse agir de façon autonome partout où l'appelle son devoir familial, professionnel, civique, etc. Philos., Relig., 1957, p. 5003.
Proverbe. Il ne faut pas parler latin devant les clercs. Il ne faut pas traiter un sujet devant des personnes qui le connaissent mieux que nous (cf. Littré, etc.).
Clercs réguliers. Ecclésiastiques liés aux règles d'un ordre religieux ou menant la vie commune (cf. barnabite) :
2. ... d'autres saints, au contraire, qui instaurèrent des instituts dont le développement fut souvent maigre, François Carracciolo, l'un des créateurs des Clercs mineurs réguliers, Joseph Émilien des Somasques, Joseph Casalance des pauvres Clercs réguliers de la Mère de Dieu, pour en citer trois, possèdent chacun, une messe propre. Huysmans, L'oblat,t. 2, 1903, p. 172.
HIST. Clerc vagabond. Prêtre instable, offrant ses services aux ecclésiastiques possesseurs de bénéfices en échange de son entretien ou d'une certaine rémunération (d'apr. Guérin 1892). Clercs ribauds ou goliards. ,,Clercs tonsurés qui vagabondaient et gagnaient leur vie en faisant les bouffons et en composant des vers`` (Lar. 19e) :
3. Les clercs vagants, dont nous avons parlé, ont montré ici une étonnante hardiesse : car, sans qu'on puisse plus invoquer la tradition littéraire et une imitation de pure forme, ils en sont venus à penser et à sentir comme les plus libres des poètes romains, ... Faral, La Vie quotidienne au temps de St Louis,1942, p. 133.
En partic. Celui qui étudie en vue d'embrasser l'état ecclésiastique (cf. clergeon A 1) :
4. Le manuel à l'usage des clercs des grands séminaires, au chapitre des études ecclésiastiques, y consacre [aux conseils donnés pour affronter les tentations contre la foi] un nombre de pages qui augmente à chaque édition. Malègue, Augustin,t. 2, 1933, p. 253.
B.− P. anal.
1. HIST. Clerc d'armes. Jeune gentilhomme s'exerçant au métier des armes et qui était un novice de chevalerie.
Proverbe. Parler comme un clerc d'armes. Parler comme un homme sans expérience (cf. Guérin 1892).
Enfant de chœur (cf. clergeon A 2) :
5. Ce bon prêtre savait que nous étions très-catholiques, ce qui nous valut une ample aspersion d'eau bénite, et il nous fit aussi baiser la croix qui était portée par son clerc : ... Voyage de La Pérouse,t. 3, 1797, p. 152.
2. Mod., littér. Lettré, intellectuel. La Trahison des clercs (titre d'un ouvrage de Julien Benda, écrit en 1927) :
6. Au surplus, on voit par là combien est grand aujourd'hui le nombre de ceux que je puis appeler des clercs, si j'entends par ce mot ceux qui parlent au monde dans le mode du transcendant − et auxquels j'ai le droit de demander compte de leur action en tant que tels. Benda, La Trahison des clercs,1927, p. 137.
7. Il [André Gide] fut ainsi (jusqu'à son courageux Voyage au Congo) l'un des seuls clercs qui n'eussent pas « trahi ». J.-R. Bloch, Destin du siècle,1931, p. 69.
Proverbe et expr. proverbiales. Les bons livres font les bons clercs. C'est avec de bons livres que l'on devient une personne instruite (cf. Littré, etc.). Il est habile homme et grand clerc (Ac. 1835-1932). Les plus grands clercs ne sont pas les plus fins (Ac. 1835-1932). Les personnes les plus instruites ne sont pas toujours les plus habiles. Être grand clerc en (telle matière). Être très versé en (cette matière) :
8. Sur ces représentations de l'Atelier, j'ai entendu beaucoup de critiques et de louanges. J'avoue n'être pas grand clerc en ces matières. Mauriac, Journal2, 1937, p. 200.
C.− Domaine du dr. (pratique, procédure)
1. Employé travaillant dans l'étude d'un officier public ou ministériel; employé, serviteur, secrétaire d'un personnage, d'un groupement de personnes, d'un organisme officiels. Clerc de notaire (d'avoué, d'huissier, de procureur). Maître Jacques Coppenole, clerc des échevins de la ville de Gand (Hugo, Notre-Dame de Paris,1832, p. 47):
9. Zola est gai comme un clerc de commissaire priseur qui va faire un inventaire, Daudet comme un échappé de ménage qui s'apprête à courir une bordée, Charpentier comme un étudiant qui entrevoit une série de bocks à la cantonade; ... E. et J. de Goncourt, Journal,1880, p. 67.
HISTOIRE
Clerc d'eau. Celui qui était chargé de tenir registre des droits dus au roi pour les marchandises passant sur les rivières (Lar. 19e, Lar. encyclop.) :
10. Au milieu de ces masures s'élève une maison... qu'on dit avoir été jadis habitée par le contrôleur clerc d'eau. A. France, Pierre Nozière,1899, p. 187.
Clercs du secret. Notaires royaux qui étaient détachés pour le service du Conseil du roi (Conseil secret) dont ils enregistraient les délibérations, et qui étaient chargés de l'expédition des lettres nécessaires à l'exécution des décisions prises en les signant par le roi (d'apr. Lep. 1948) :
11. François 1er, en généralisant l'envoi d'ambassades, avait non seulement grâce à elles noué d'utiles contacts avec l'Allemagne, (...), mais pourvu la diplomatie d'organes permanents d'exécution, et, en chargeant certains « secrétaires des finances » − issus d'anciens « clercs du secret » − d'importantes négociations, amorcé la constitution d'une administration centrale. J. Chazelle, La Diplom.,1962, p. 20.
SYNT. Maître clerc, premier clerc ou principal clerc. Le premier des clercs travaillant dans une étude d'officier ministériel. Petit clerc. Jeune employé qui, dans une étude, est chargé des commissions et des menus travaux. Les clercs de la basoche.
2. Loc. fig. (cf. supra petit clerc)
Pas de clerc. Action maladroite dans une affaire (cf. les art. affecter2ex. 5 et bévue ex. 1).
Compter de clerc à maître. Rendre compte des recettes et des dépenses qu'on a effectuées, sans autre responsabilité que celle de l'exactitude :
12. Dans cette réunion de tous les souverains, nous eussions traité de nos intérêts en famille, et compté de clerc à maître avec les peuples. Las Cases, Le Mémorial de Sainte-Hélène,t. 1, 1823, p. 1075.
Prononc. et Orth. : [klε:ʀ]. Pour c final muet cf. accroc. Gattel 1841, Besch. 1845, Fél. 1851 et Littré soulignent que le c se fait entendre dans la loc. clerc à maître [klε ʀkamε:tʀ ̥]. Attesté ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. 2emoitié xes. clerjes « celui qui a reçu un ordre sacré, clerc » (St Léger, éd. J. Linskill, 100); ca 1040 clerc (St Alexis, éd. Chr. Storey, 582); 2. ca 1040 clerc « savant, lettré » (St Alexis, 375); 3. 1275 « employé d'un officier public, ou d'un personnage officiel » (A.N. J 229, pièce 59 ds Gdf. Compl.); 1283 (Ph. de Beaumanoir, Coutumes Beauvaisis, éd. A. Salmon, chap. VI, § 228). Du lat. chrét. clericus « membre du clergé » puis « lettré » en lat. médiév. (fin xie-début xiies. ds Mittellat. W. s.v., 717, 18) dér. du lat. chrét. clerus « héritage, part tirée au sort » (gr. κ λ η ̃ ρ ο ς « id. ») d'où cleri [ceux qui ont le Seigneur en héritage] : le peuple chrétien, peuple élu, spéc. : le clergé, cf. Jérôme, Ep. 52,5 ds Blaise, s.v. clericus : si enim κ λ η ̃ ρ ο ς graece, sors latine appellatur, propterea uocantur clerici, uel quia de sorte sunt Domini, uel quia ipse Dominus sors, id est pars clericorum est; et Deutéronome 18, 4; v. Naz. Fréq. abs. littér. : 1 085. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 1 385, b) 1 468; xxes. : a) 1 152, b) 1952.

Clerc : définition du Wiktionnaire

Nom commun

clerc \klɛʁ\ masculin (pour une femme on dit : clergesse) ou masculin et féminin identiques

  1. Personne qui est entrée dans l’état ecclésiastique en recevant la tonsure.
    • C’est ainsi qu’en 465 le concile de Vannes interdit aux clercs non seulement de prendre part aux repas de juifs, mais de les inviter à leurs propre table. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • Lorsque la troupe des pastoureaux entra dans Orléans, le jour de saint Barnabas, l’évêque de cette ville interdit à tous ses clercs d’assister à ses prédications ; car, disait-il, ce sont les souricières du diable. — (Jean-Charles-Léonard Simonde Sismondi, Histoire des Français, T.5, 1836, p.194)
    • Le législateur canonique intervient aussi pour réprimer le rapt ; le Concile de Chalcédoine de 451 (canon 27) dépose les clercs coupables de complicité de rapt et excommunie les laïques dans ces cas. — (Gabriel Lepointe, La Famille dans l’Ancien droit, Montchrestien, 1947 ; 5e éd., 1956, p.93)
    • L’Église post-grégorienne exploite ce que les Écritures et la Tradition lui offrent-pour "monachiser" ses clercs séculiers et les détacher de la femme tentatrice. — (Jacques Dalarun, « Dieu changea de sexe, pour ainsi dire » : La religion faite femme, XIe-XVe siècle, Fayard, 2008)
  2. Savant ; personne instruite ; intellectuel.
    • Toutefois il me semble important qu’il existe des hommes, même si on les bafoue, qui convient leurs semblables à d’autres religions qu’à celle du temporel. Or, ceux qui avaient la charge de ce rôle, et que j’appelle les clercs, non seulement ne le tiennent plus, mais tiennent le rôle contraire. — (Julien Benda, La trahison des clercs : Avant-propos de la première édition, 1927, éd. 1946)
    • Nous savons, nous, ce que vaut l’illusion de la souveraineté populaire, et ce que pèse un bulletin de vote, mais les indigènes, plus neufs, plus confiants que nous dans la parole écrite de nos livres, se consolent mal de la trahison de nos clercs. — (Yvonne Turin, Littérature engagée et anticolonialisme européen dans l’Algérie du Centenaire : le cas singulier d’Albert Truphémus, dans la Revue d’histoire moderne et contemporaine, tome XXIII, 1976, p.618)
  3. (Droit) Personne qui travaille dans l’étude d’un notaire, d’un avoué, ou d’un huissier. → voir clerc de notaire
    • Accompagné de sa femme, près de laquelle allait, comme un page, le premier clerc de l’Étude, un petit bossu nommé Jean Butscha. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • Lui, le père Henrouille, il avait été petit clerc chez un notaire au boulevard Sébastopol pendant cinquante ans. Aussi, en connaissait-il des histoires de dilapidations de fortunes ! — (Louis-Ferdinand Céline [Louis Ferdinand Destouches], Voyage au bout de la nuit, Denoël et Steele, Paris, 1932)
    • Nous baignons dans un constant bourdonnement parfois haché d’éclats de voix, toujours la même : féminine. Je présume qu’il s’agit de la clerc. [...] Je n'en étais douté. Le clerc est une femme. — (Philippe Delaroche, Caïn et Abel avaient un frère, Éditions de l'Olivier / Le Seuil, 2000, p. 253 et p. 254)
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Clerc : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

CLERC. (Le C final ne se prononce pas.) n. m.
Celui qui est entré dans l'état ecclésiastique en recevant la tonsure. En ce sens il est opposé à Laïque ou Lai. Autrefois les clercs étaient soumis à une juridiction spéciale. Clerc tonsuré de tel diocèse.

À Rome, Clerc de la Chambre, Prélat officier de la Chambre apostolique. Il y a plusieurs clercs de la Chambre. Il se disait anciennement de Tout homme gradué ou du moins lettré; d'où sont venues ces façons de parler proverbiales : Il est habile homme et grand clerc. Les plus grands clercs ne sont pas les plus fins. Il n'est pas grand clerc en cette matière. Il signifie ordinairement Celui qui travaille dans l'étude d'un notaire, d'un avoué, ou d'un huissier. Clerc d'avoué. Clerc de notaire. Clerc d'huissier. Il y a tant de clercs dans cette étude. Il m'a envoyé son clerc, un de ses clercs. Maître clerc, Le premier des clercs qui travaillent dans une étude. On dit aussi Principal clerc et Premier clerc. Petit clerc, Jeune clerc ordinairement chargé de faire les courses de l'étude. On dit aussi, par plaisanterie, Un saute-ruisseau. Prov. et fig., Pas de clerc, Faute commise par ignorance ou par imprudence dans une affaire. C'est un pas de clerc. Il fait souvent des pas de clerc.

Clerc : définition du Littré (1872-1877)

CLERC (klèr ; le c ne se prononce jamais, excepté dans la locution clerc à maître, dites : clèr-k à maître ; au pluriel l's ne se lie pas : des clercs en vacances, dites : des clèr en vacances ; cependant d'autres disent : des clèr-z en…) s. m.
  • 1Par opposition à laïque, toute personne qui étudie pour entrer dans l'état ecclésiastique. Il naît un autre clerc pour remplir la place, La Bruyère, XIV. Un clerc mondain ou irréligieux, s'il monte en chaire, est déclamateur, La Bruyère, XV. On sauve l'innocence des clercs de la contagion du monde, Massillon, Or. fun. Villeroy. Il n'était pas permis [sous Charlemagne] de se dire clerc sans l'être, Voltaire, Mœurs, 20.

    Dans les anciens parlements, conseiller-clerc, conseiller qui était pourvu d'une charge affectée aux ecclésiastiques.

    Clerc de la chapelle, ecclésiastique qui était un des officiers de la chapelle du roi.

    À Rome, clerc de la chambre, prélat officier de la chambre apostolique.

    Fig. Parler latin devant les clercs, parler de choses devant des personnes qui les connaissent mieux que vous ne les connaissez.

    Adjectivement. C'est qu'on avait toujours devant les yeux les tribunaux clercs, Montesquieu, Espr. XXVIII, 40.

  • 2Autrefois, par extension, tout homme lettré ou savant. Salomon qui grand clerc était, La Fontaine, Joc. M. de Châlons, qui en affaires du monde n'était pas grand clerc, alla nasiller coup sur coup au régent, Saint-Simon, 450, 38. Pour être, S'il se peut faire, en mal plus grands clercs que leur maître, Régnier, Sat. VI. N'en déplaise aux docteurs, cordeliers, jacobins, Pardieu, les plus grands clercs ne sont pas les plus fins, Régnier, Sat. III.

    Clerc du secret, ancien nom de ceux qu'on a appelés plus tard secrétaires d'État.

    Adjectivement. Un loup quelque peu clerc prouva par sa harangue Qu'il fallait dévouer ce maudit animal, La Fontaine, Fabl. VII, 1.

  • 3Celui qui travaille dans l'étude d'un notaire, d'un avoué, etc. Clerc d'huissier. Clerc de procureur. Aborder sans argent un clerc de rapporteur, Boileau, Lutr. II. George… Qu'un million comptant, par ses fourbes acquis, De clerc, jadis laquais, a fait comte et marquis, Boileau, Sat. I.

    Maître clerc, principal clerc, premier clerc, le clerc qui dirige une étude.

    Petit clerc, jeune homme qui, dans une étude, fait les commissions et rend les petits services.

    Vice de clerc, faute qui, se trouvant dans un acte par l'étourderie d'un clerc, n'est pas imputable à l'auteur de l'acte, et peut se corriger par ce qui suit ou précède. Cette locution vieillit.

    Familièrement. Pas de clerc, faute commise par ignorance ou par étourderie dans une affaire ; démarche inutile, maladroite. Et il n'est pas question d'aller faire ici un pas de clerc, Molière, G. Dand. I, 4. Ma langue en cet endroit a fait un pas de clerc, Molière, le Dép. I, 4. Que sûtes-vous par le rapport de votre envoyé ? Peu de chose ; à la fin on imprime, tout devient public, et il se trouve qu'il n'y a point eu de conspiration ; cependant les têtes étaient coupées ; voilà un furieux pas de clerc, une bévue qui coûte cher, et que la liberté des journaux vous eût épargnée, Courier, I, 216. Le parlement de Toulouse, qui voit qu'il a fait un horrible pas de clerc, empêche que la vérité ne soit connue, Voltaire, d'Argental, 15 mai 1762.

    Compter de clerc à maître, rendre seulement compte de ce qu'on a reçu et déboursé, sans autre responsabilité.

  • 4Dans les paroisses, clerc de l'œuvre, celui qui a soin de certaines choses concernant l'œuvre de la paroisse.

    Autrefois, chez le roi ou chez les grands princes, clerc d'office, officier suivant les plats servis devant le roi et ayant soin des choses qui se faisaient dans l'office.

    Autrefois, celui qui servait quelque corps de métier et qui en faisait partie. Le clerc des orfévres.

    Autrefois, clerc du guet, officier du guet dans les ports de mer et sur les côtes.

  • 5Autrefois, clerc d'armes, jeune gentilhomme qui apprenait les exercices militaires et qui était un novice de chevalerie.

    PROVERBE

    Les bons livres font les bons clercs, c'est-à-dire c'est dans les bons livres qu'on prend la science.

HISTORIQUE

XIe s. Ensemble od lui si clerc et si chanoine, Ch. de Rol. CCLXVI.

XIIe s. Li clers i vint sur un mulet amblant, Ronc. p. 163. Faites faire erramant Vos chartres et vos briés [brefs] à clerz bien escrivanz, Sax. XX. Sire clerz, tout en haut [à haute voix] nous dites la leçon, ib. XX. Arcevesques, evesques, e clerc de grant clergie, Th. le mart. 113. As leis [lois] ecclesiaus deit laie leis servir ; Nulz ne deit plaiz d'iglise, se n'est clers, maintenir, ib. 75.

XIIIe s. Si vot li quens Gautiers que Jehans ses fius fust clers ; mais il ne le vot iestre, Chr. de Rains, 83. Homs qui aime ne puet bien faire, N'à nul preu de ce mont [monde] entendre ; S'il est clers, il pert son aprendre, la Rose, 3058. Sel [si vous le] demandés as clers lisans, ib. 370. Cascuns des auditeurs pot avoir son clerc por escrire ce qui est dit en l'enqueste, Beaumanoir, XL, 26. Fors escoliers, autre clergié Sont tuit d'avarice vergié ; Plus est bons clers qui plus est riches, Rutebeuf, 227.

XIVe s. Au dit mestier n'aura que dix vendeurs tant seulement, lesquels vendront les dits poissons en leurs personnes, sans ce qu'il les puissent faire vendre par leurs femmes, par leurs clercs mesmes, ne par aucune autre personne que par eux, Ordonn. des rois de Fr. t. II, p. 358. Assez puet impetrer qui donne largement ; Car li homs est bons clers qui a assez d'argent, Guesclin. 17428.

XVe s. Aussi [de même] les sciences sont extraites et compilées de plusieurs clercs, et ce que l'un sait, l'autre ne sait mie, Froissart, Prol. Escoutés donc ce qu'on dira ; Aprenez, soyez clergeresse, Coquillart, Droits nouv. Les bons livres font les bons clercs, Gerson, dans Hist. littér. de la Fr. t. XXIV, p. 283. Clercs et femmes sont tout ung, Leroux de Lincy, Prov. t. II, p. 121. Car chevaliers ont honte d'estre clers, Deschamps, Poésies mss. f° 137, dans LACURNE. Maint sont clers où n'a que folie ; Car sans savoir sont hors du sens ; Si se puet l'en bien chevir sans Tels clers où science n'est mie, ib. f° 282. Il avoit plusieurs clercs [commis] et facteurs sous luy, qui se mesloient des dites marchandises, Mathieu de Coucy, Hist. de Charles VII, p. 691, dans LACURNE. Mais dit le sage que tous ceulx ne sont pas clercs qui en portent le semblant, ne chevaliers qui portent esperons, Perceforest, t. IV, f° 42. Et combien qu'elle ne l'eust jamais vu exercer l'office de clergie, toutefois elle jugea tantost qu'il est très grand clerc, Louis XI, Nouv. C.

XVIe s. Divisons l'Eglise en deux estats : assavoir qu'elle contienne le clergé et le peuple. J'use de ce mot de clercs, pource qu'il est commun, combien qu'il soit impropre : par lequel j'enten ceux qui ont office et ministere en l'Eglise, Calvin, Instit. 965. … Mais trop plus est à craindre une femme clergesse, Sçavante en l'art d'amour, quand elle est tromperesse, Ronsard, 125. Il ne s'y entend comme clerc d'ar mes [il y est habile], H. Estienne, Précell. p. 79. Jadis un antique prophete de la nation judaique mangea un livre, et fut clerc jusqu'aux dents ; presentement vous en boirez un, et serez clerc jusques au foye, Rabelais, Pant. V, 46. Gens de condition ne peuvent faire leurs enfants clercs sans l'exprès consentement de leurs seigneurs, Coustum. génér. t. I, p. 880. Entre les clers, aucuns sont mariez, aucuns non ; les mariez jouissent de leurs privileges si longuement qu'ils portent la tonsure et l'habit clerical et servent à une eglise, hospital ou seminaire, et à faute de ce ils les perdent, ib. t. II, p. 1057. Je ne parle point en clerc d'armes, je l'ay vu, Contes de CHOLIÈRES, f° 220, dans LACURNE.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

CLERC. Ajoutez :
6Clerc d'à bas, dans l'Anjou, nom du contre-maître, dans les travaux de mine. On écrit d'Angers : avant-hier matin, à sept heures et demie, le contre-maître ou clerc d'à bas de la Grande-Maison de Trélazé, après s'être fait descendre dans le puits, vint prévenir M. M… directeur de cette exploitation, que des craquements s'étaient fait entendre dans la voûte, et que des fissures avaient été aperçues, Journ. offic. 13 avr. 1876, p. 2676, 2e col.

REMARQUE

Il est singulier qu'en anglais la locution qui répond à notre pas de clerc soit clerical oversight. Ici le sens est certainement manquement d'homme du clergé ; au lieu que dans le français c'est manquement d'un clerc de notaire ou d'avoué.

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Clerc : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

CLERC, (Jurisprud.) On comprend sous ce nom tous ceux qui par état sont consacrés au service divin, depuis le simple tonsuré, jusqu’aux prélats du premier ordre.

Ce terme vient du Grec κλῆρος, qui signifie sort, partage, héritage. Dans l’ancien testament la tribu de Levi est appellée κλῆρος, c’est-à-dire le partage ou l’héritage du seigneur. Du Grec on en a fait en Latin clerus, & l’on a donné ce nom au clergé, parce que le partage des ecclésiastiques est de servir Dieu. De clerus, on a fait clericus, clerc.

La distinction des clercs d’avec le reste des fideles se trouve établie dès le commencement de l’Église, suivant ces paroles de S. Pierre, neque dominantes in cleris. Petri j. v. 3.

Les clercs ou ecclésiastiques considérés tous ensemble, forment un corps qu’on appelle le clergé, & l’état des clercs s’appelle la cléricature.

Il y a parmi eux différens degrés qui les distinguent.

Le premier degré de la cléricature est l’état de simple tonsuré.

Les degrés suivans sont les quatre ordres mineurs, de portiers, lecteurs, exorcistes, & acolytes.

Au-dessus des ordres mineurs, sont les ordres sacrés ou majeurs, de soûdiaconat, diaconat & prêtrise.

L’épiscopat & les autres dignités ecclésiastiques sont encore des degrés au-dessus de la prêtrise.

Ces différens degrés parmi les clercs composent ce que l’on appelle la hierarchie ecclésiastique.

Autrefois les moines & religieux n’étoient point clercs ; ils ne furent appellés à la cléricature qu’en 383 par S. Sirice pape.

Ceux qui se présentent pour recevoir la tonsure, ou quelque ordre majeur ou mineur, doivent recevoir cet état de leur propre évêque, à moins qu’ils n’ayent de lui un démissoire, c’est-à-dire des lettres de permission pour être tonsurés ou ordonnés par un autre évêque. Can. Lugdunens. causâ 9. quæst. 2. & conc. Trid. sess. 23. de reform. cap. 8.

Les clercs ont certaines fonctions dans l’Église qui leur sont propres ; celles des évêques, archevêques, prêtres, & diacres, ne peuvent être remplies par des laïcs, même à défaut de clercs.

Ils joüissent en qualité de clercs de plusieurs exemptions & immunités qu’ils tiennent de la piété de nos rois.

Il leur est défendu de rien faire qui soit contraire à la pureté & à la dignité de leur état, & par conséquent, de faire aucun trafic ou commerce, d’exercer aucun art méchanique, ni de se mêler d’aucunes affaires temporelles. Can. pervenit…credo… Cyprianus, quæst. 3.

Leurs habits doivent être simples & modestes, & ils ne peuvent en avoir de couleurs hautes, telles que le rouge. Can. omnis… nullus… episcopi quæst. 4.

La chasse à cor & à cri, ou avec armes offensives, leur est défendue. Can. episcopum… & can. omnibus extra de clerico venatore. Ceux qui contreviennent à ces défenses deviennent irréguliers.

Les clercs ont le privilége de ne pouvoir être traduits en défendant que par-devant le juge d’église, dans les matieres personnelles.

En matiere criminelle, ils sont d’abord jugés par le juge d’église, pour le délit commun ; mais ils peuvent encore être jugés par le juge royal, pour le cas privilégié. Voyez ci-après Clergé, Ecclésiastiques, Diacre, Soudiacre, Prêtre, Mineurs, Ordre, Evêque. (A)

Clerc, (Jurisprud.) est aussi un titre commun à plusieurs offices, commissions, & fonctions qui ont rapport à l’administration de la justice & police. Nous allons expliquer ce qui concerne ces différentes sortes de clercs, dans la subdivision suivante, par ordre alphabétique.

C’est un abus que l’on a fait du terme clerc, qui signifie ecclésiastique. Comme dans les siecles d’ignorance il n’y avoit presque que les clercs ou ecclésiastiques qui eussent conservé la connoissance des lettres, on étoit obligé d’avoir recours à eux pour remplir toutes les fonctions dans lesquelles il falloit savoir lire & écrire, ou être instruit des loix ; de sorte qu’alors clerc ou homme savant & lettré étoient des termes synonymes, ainsi qu’il paroît par cette belle réponse de Charles V. roi de France, à quelqu’un qui murmuroit de l’honneur qu’il portoit aux gens de lettres, appellés alors clercs. « Les clercs à sapience l’on ne peut trop honorer, & tant que sapience sera honorée en ce royaume, il continuera à prospérité ; mais quand deboutée y sera, il déchéera ». Il est arrivé de cette acception du mot clerc, que l’on a donné le titre de clerc à des laïcs, parce qu’ils étoient gradués ou lettrés, ou qu’ils remplissoient quelque fonction qui étoit auparavant remplie par des ecclésiastiques, & cette dénomination s’est conservée jusqu’à présent.

Clerc des aides : cette qualité étoit quelquefois donnée au receveur des aides, quelquefois au greffier de ceux qui rendoient la justice sur le fait des aides. Il en est parlé dans des lettres de Charles VI. du dernier Février 1388, recueil des ordonnances de la troisieme race, tome VII. pag. 228. Voyez Clercs-greffiers.

Clercs des arrêts ; c’est le nom qu’on donnoit anciennement au greffier du parlement. Il est ainsi appellé dans un édit pour le lendemain de l’Epiphanie de l’an 1277. Il en est fait mention dans Fleta, lib. II. cap. xij. § 31. qui le nomme clericus placitorum aula. Voyez le gloss. de Ducange au mot clericus.

Clercs-auditeurs, voyez ci-après au mot Comptes à l’article de la Chambre des Comptes.

Clerc d’avocat, est celui qui travaille habituellement chez un avocat à copier ses consultations, & autres écritures du ministere d’avocat. Les clercs d’avocats assistent ordinairement aux audiences derriere le barreau, pour donner aux avocats les sacs des causes que l’on appelle pour être plaidées : ce sont eux aussi ordinairement qui portent & qui vont retirer les sacs que les avocats se donnent en communication. Ils font quelquefois des extraits des pieces pour soulager les avocats ; mais ceux-ci doivent vérifier l’extrait, pour voir s’il est fidele & exact. Dans les arbitrages & commissions du conseil dont les avocats sont chargés, on consigne les vacations entre les mains du clerc de l’avocat plus ancien, & le clerc du plus jeune avocat dépose la sentence arbitrale chez un notaire. Lorsqu’on veut compulser des pieces qui sont chez un avocat, le compulsoire se fait entre les mains de son clerc, lequel en cette partie, fait fonction de personne publique. Il est défendu par les réglemens, aux clercs d’avocats de porter des épées ni des cannes & bâtons. Il y a très-long-tems que les avocats au parlement de Paris sont dans l’usage d’avoir des clercs ; puisque l’ordonnance faite par la cour en 344, défend aux clercs des avocats de faire leurs écritures en la chambre du parlement. Cette ordonnance est rapportée dans le recueil des ordonn. de la troisieme race, tom. II. p. 225.

Clercs des baillifs, sénéchaux, & prevôts : on appelloit ainsi les secrétaires ou greffiers des juges. Des lettres de Charles V. du 5 Mai 1357, font mention du clerc du bailli de Coutances. D’autres lettres du roi Jean, du mois de Décembre 1363, parlent du clerc du prevôt de Langres, & reglent ce qu’il pourra prendre pour chaque mémorial, écriture, & scel : ce qui fait voir qu’il faisoit la fonction de greffier & de scelleur. Une ordonnance du roi Jean d’environ l’an 1361, défend, art. 15. aux baillifs & sénéchaux, & à leurs clercs, de prendre de personne dons, pensions, & robes, si ce n’étoit par avanture des vins & viandes qui se peuvent consommer en peu de jours : il est aisé de sentir l’abus que l’on pouvoit faire de cette exception. Voyez le recueil des ordonn. de la troisieme race, tom. IV. p. 412.

Clercs de la chambre des Comptes, voyez ci-après Comptes, à l’article de la Chambre des Comptes.

Clerc & changeur du thresor du roi : c’étoit le receveur du change du roi. Il est ainsi nommé dans une ordonnance du roi Jean, du 26 Septembre 1351, clerico & cambiatori thesauri nostri Parisius. Voyez Change & Changeur.

Clercs des commissaires du roi ou du parlement : c’étoient les greffiers de la commission. L’ordonnance de Philippe-de-Valois, du 11 Mars 1344, concernant la discipline du parlement, porte que les gens du parlement qui seront envoyés en commission, ne pourront prendre que pour six chevaux au plus ; les gens des enquêtes ou requêtes du palais, pour quatre chevaux ; que dans ce nombre seront comptés les chevaux que chevaucheront leurs clercs qui travailleront à l’audition. Un peu plus loin, il est parlé des cas où pour cause du fait de la commission, il conviendroit mener notaire ou clerc. Il est dit, article 3. que chaque clerc des commissaires ne pourra prendre des parties que cinq sous seulement chaque jour qu’il travaillera, tournois ou parisis, selon le pays où il sera, tant pour parchemin, écriture, copie, grossoyement d’enquêtes de procès, & de toutes autres écritures qu’il fera.

Clercs des commissaires au châtelet & autres commissaires de police, sont des especes de commis ou aides qui écrivent sous la dictée du commissaire, & font les expéditions des actes qui sont de son ministere.

Clerc de la commune de Roüen, c’étoit le greffier de l’hôtel-de-ville de Roüen. Voyez l’ordonnance de Charles V. du 9 Nov. 1372. art. 5. & 6. & ci-après, Clercs des villes de commune.

Clercs du conseil, signifioit anciennement les gens du conseil du roi, quelquefois les secrétaires ou greffiers du conseil. Il en est parlé dans une ordonnance de l’an 1285, portant réglement pour l’hôtel du roi & de la reine. Voyez le gloss. de Ducange au mot clericus.

Clercs du conseil des officiers & ouvriers de la monnoie, étoient les officiers de la chambre des monnoies de Paris. Il fut pourvû à leur salaire par des lettres de Charles V. du 6 Juin 1364. Voy. le recueil des ordonn. de la troisieme race, tom. IV. p. 441.

Clerc de conseiller ou président : c’étoit le secrétaire du président ou conseiller, ou bien le greffier de la commission dont le magistrat étoit chargé. Il est parlé des clercs des présidens & conseillers au parlement, dans une ordonnance de Charles V. alors régent du royaume, du mois de Mars 1366, article 12. Voyez aussi ce qui est dit au mot Clercs des commissaires du roi ou du parlement. Dans l’usage présent on qualifie de secrétaires, ceux qui font la fonction de clercs auprès des magistrats, & ils sont commis pour greffiers en quelques occasions ; on les qualifie de greffiers de la commission.

Clerc du consulat, c’étoit le greffier d’un consulat ou justice municipale d’une ville. C’est en ce sens que les clercs du consulat de la ville de Grasse se trouvent nommés au nombre des officiers de ce consulat dans des lettres du roi Jean, du mois de Mars 1355. Recueil des ordonn. de la troisieme race, tom. IV. pag. 340.

Clercs des élus, étoient les greffiers de ceux qui étoient élus anciennement pour régler la perception des aides & finances. Le 6 Avril 1374, Charles V. nomma deux réformateurs pour punir ces clercs & autres officiers, des malversations qu’ils avoient commises dans leurs fonctions.

Clercs d’embas, voyez ci-après au mot Comptes à l’article de la Chambre des Comptes.

Clerc-examinateur : on donnoit anciennement ce titre aux examinateurs du châtelet de Paris, auxquels ont succédé les commissaires. Les statuts de la confrairie des marchands drapiers de Paris furent publiés en présence d’un clerc-examinature le 3 Mai 1371, comme on le voit dans le recueil des ordon. de la troisiame race, tom. IV. pag. 536.

Clercs-experts : on donnoit anciennement ce titre de clercs aux experts, pour dire qu’ils étoient savans & versés dans la matiere pour laquelle ils étoient commis. On en voit un exemple dans la déclaration du mois d’Octobre 1577, qui contient un réglement pour les fonctions de clercs-jurés & prud’hommes de la ville & prevôté de Paris.

Clerc des foires, clericus nundinarum ; c’étoit le notaire ou greffier des foires. Il en est parlé dans Fleta, lib. II. cap. lxjv. §. 24.

Clercs de la chambre des Comptes (grands), voyez ci-après au mot Comptes à l’article de la Chambre des Comptes.

Clercs-greffiers ou secrétaires : ils étoient anciennement nommés clercs, & leurs fonctions étoient différentes de celles des notaires, même de ceux qui étoient attachés au service des jurisdictions. En effet ceux-ci tenoient d’abord les registres des cours & autres jurisdictions, écoutoient les témoins, & délivroient copie des dépositions & enquêtes ; au lieu que les clercs faisoient plus particulierement la fonction de secrétaires ou greffiers du juge. Il en est fait mention dans une ordonnance de S. Louis, du mois de Février 1254, faite pour le Languedoc, où il est dit que les clercs des sénéchaux ou leurs écrivains, ne pourront prendre plus de six deniers tournois pour chaque lettre patente, & quatre deniers pour les lettres closes. On voit par-là que ces clercs avoient d’autres écrivains qui leur étoient subordonnés. Il y avoit au châtelet des clercs en titre d’office pour le prevôt de Paris & pour les auditeurs, qui furent supprimés par Philippe-le-Bel par une ordonnance du 1 Mai 1313, voulant qu’ils prissent pour eux tels clercs qu’ils jugeroient à propos, & qu’ils les pussent ôter toutes & quantes fois il leur plairoit, nonobstant toutes lettres que ces clercs eussent du roi, lesquelles furent révoquées. Ainsi ces clercs avoient d’abord des lettres ou provisions du roi ; ensuite ils devinrent à la nomination du prevôt de Paris & des auditeurs, & étoient alors amovibles. Dans une autre ordonnance de Philippe-le-Long, du mois de Février 1320, on voit qu’il y avoit au châtelet des notaires destinés à faire certaines écritures & expéditions, & qu’il y avoit outre cela des clercs ; il fut ordonné qu’à l’avenir le prevôt de Paris en auroit seulement deux pour faire les registres & ses commissions, & secrettes besognes ; que ces deux clercs devoient payer le quart de ce qu’ils auroient de leurs écritures ; & que si le prevôt de Paris avoit besoin d’un plus grand nombre de clercs pour faire son office, il prendroit les notaires qui lui conviendroient le mieux, & non d’autres personnes. La même ordonnance porte, que les deux auditeurs n’auront point de clercs, & qu’ils feront faire dorénavant toutes leurs besognes par la main des notaires. L’ordonnance de Charles V. du mois de Novembre 1364, art. 10. appelle clerc des requêtes du palais, celui qui y faisoit la fonction de greffier.

Clercs du greffe, sont des commis qui travaillent aux expéditions du greffe sous les ordres du greffier. Une ordonnance de Charles V. alors régent du royaume, du mois de Mars 1356, fait mention, art. 7. des greffiers & clercs du parlement. L’édit du mois de Mai 1544, créa des clercs du greffe du parlement de Paris ; & la déclaration du 12 Juillet suivant, contient un réglement pour leurs fonctions. Par édit du mois de Décembre 1577, il y en eut encore de créés. Par édit du mois de Décembre 1535, il fut créé deux offices de clercs du greffe dans toutes les cours souveraines, bailliages, & sénéchaussées, &c. L’édit du mois de Décembre 1609 créa quatre offices de clercs commis au greffe du conseil privé du roi. Dans la plûpart des tribunaux, ces clercs du greffe ont pris le titre de greffier ; & celui qui portoit auparavant seul le titre de greffier, s’est fait appeller greffier en chef, pour le distinguer des autres greffiers qui lui sont subordonnés.

Clercs des greniers à sel, étoient ceux qui tenoient le registre de la distribution du sel. Il en est parlé dans une instruction faite pour le sel du tems du roi Jean. Voyez le recueil des ordonn. de la troisieme race, tom. IV. pag. 201.

Clerc de la halle de Douay, c’est le greffier de l’hôtel-de-ville de Douay, le terme de halle signifiant lien d’assemblée. Voyez l’ordonnance de Charles V. du 5 Septembre 1368. art. 20.

Clercs d’honneur. Philippe-de-Valois, dans des lettres du 6 Avril 1342, donne à l’évêque de Beauvais, qu’il établit son lieutenant général dans le Languedoc, le pouvoir de créer des clercs d’honneur. M. Secousse, dans sa note sur ce mot clercs, dit qu’il n’a rien trouvé sur ces clercs d’honneur, & croit qu’on a voulu dire chevaliers d’honneur ; il renvoye au glossaire de Ducange, au mot milites honorarii. Ne pourroit-on pas aussi conjecturer que ce terme clercs d’honneur, signifie en cet endroit conseillers d’honneur, d’autant plus que ces mêmes lettres lui donnent le pouvoir d’instituer & de destituer tous officiers de justice ?

Clercs des juges, voyez clercs-greffiers, clercs des arrêts, des baillifs, des commissaires, des conseillers, du conseil, du consulat, des foires, des greniers à sel, de la marchandise de l’eau, des monnoyes, de la prevôté, du roi, des villes.

Clerc (maître) chez les procureurs & notaires, se dit abusivement pour premier & principal clerc. Voy. Clercs des notaires & des procureurs.

Clerc de la marchandise de Paris quant au fait de l’eau : c’est ainsi qu’on appelloit anciennement celui qui faisoit fonction de secrétaire ou de greffier dans la confrairie des marchands fréquentant la riviere de Seine. Il lui étoit défendu de se mêler directement ni indirectement de la marchandise par eau, ni être associé avec des commerçans, à peine de perdre ses marchandises, & d’être puni griévement à la volonté du roi. Suivant une ordonnance du roi Jean du 28 Décembre 1355, la connoissance du commerce qui se fait par eau pour la provision de Paris, ayant été attribuée au bureau de la ville, le greffier de ce bureau a succédé au clerc dont on vient de parler.

Clercs des monnoies de France, étoient les greffiers des maîtres ou juges-gardes des monnoies. Il en est parlé dans des lettres de Philippe-de-Valois, du mois d’Avril 1337, concernant les priviléges des généraux des monnoies & des ouvriers des monnoies, & dans des lettres du roi Jean, du mois de Novembre 1350, confirmatives des précédentes.

Clercs ou notaires, étoient autrefois de deux sortes ; savoir les clercs du roi ou notaires du roi, qui faisoient à-peu-près les mêmes fonctions que font aujourd’hui les secrétaires du roi : il y avoit aussi les clercs ou notaires des sénéchaux, baillifs, & prevôts, qui faisoient près d’eux la fonction de secrétaires & greffiers. Il y avoit outre cela d’autres notaires destinés seulement à recevoir les contrats, & dont l’office étoit différent de celui des clercs-notaires des juges. Cette distinction se trouve bien établie dans une ordonnance du roi Jean, du mois d’Octobre 1351, article 37.

Clercs des notaires du roi, c’étoient les aides ou commis des secrétaires du roi. Il en est parlé dans une ordonnance du roi Jean, donnée vers le 7 Décembre 1361, qui porte, art. 2. que les notaires du roi feront serment de ne rien prendre, ni qu’ils ne souffriront point prendre par leurs clercs sous couleur de parchemin ou de grossoyer les lettres, une fois ou plusieurs, si ce n’est des chartes ou des lettres criminelles, le droit accoûtumé. Présentement les secrétaires du roi qualifient de commis ceux qui travaillent sous eux à faire leurs expéditions ; & la qualité de clerc de notaire ne se donne qu’à de jeunes gens qui travaillent chez un notaire & sous ses yeux à rédiger ou expédier les actes qu’il reçoit comme notaire.

Clercs de la chambre des Comptes (petits), voyez ci-après au mot Comptes à l’article de la Chambre des Comptes.

Clerc de la prevôté de Paris, c’étoit le greffier du prevôt de Paris. Il est ainsi nommé dans une ordonnance d’Hugues Aubriot prevôt de Paris, par laquelle on voit que ce clerc recevoit ceux qui devoient déposer en l’information de vie & mœurs des courtiers de chevaux, & que la caution qui étoit donnée pour eux, devoit être enregistrée pardevers le clerc. Voyez les ordonn. de la troisieme race, tom. II. pag. 381.

Clercs de procureur, sont des aides que les procureurs ont chez eux pour faire ou transcrire les expéditions qui sont de leur ministere. Les procureurs au parlement, qui étoient anciennement en fort petit nombre, ne pouvant faire seuls toutes leurs expéditions à mesure que le nombre des affaires augmentoit, obtinrent en 1303 du parlement la permission d’avoir chez eux de jeunes gens pour leur servir d’aides, lesquels furent nommés clercs, parce qu’alors les ecclésiastiques étoient presque les seuls qui eussent la connoissance des lettres, & que les gens de pratique s’en servoient pour faire écrire leurs actes : c’est pourquoi l’on donna aussi le titre de clercs aux laïcs qui étoient lettrés.

Les clercs de procureurs sont ordinairement de jeunes gens ; c’est pourquoi le lieu où ils travaillent s’appelle l’étude du procureur, parce qu’en effet ceux qui sont chez les procureurs en qualité de clercs, y sont pour apprendre la pratique judiciaire, dont la connoissance est nécessaire à tous ceux qui concourent à l’administration de la justice : aussi voit-on tous les jours chez les procureurs en qualité de clercs, de jeunes gens destinés à remplir des places distinguées de judicature.

Ceux qui se destinent à la fonction de procureur dans les villes où les clercs forment entr’eux une communauté, doivent s’inscrire sur les registres de la communauté, pour faire courir leur tems de cléricature ou étude, qui est de dix années. Celui qui est le premier de l’étude, prend le titre de maître-clerc.

A Paris & dans plusieurs autres villes du royaume, la communauté des clercs s’appelle basoche. La communauté des clercs au parlement a une jurisdiction sur ses membres qu’on appelle aussi basoche, & qui lui a été accordée par Philippe-le-Bel, de l’avis & conseil de son parlement.

A Roüen, cette communauté s’appelle aussi basoche ou régence du palais, parce qu’elle est chargée du soin de maintenir une bonne discipline dans le palais, par rapport à la postulation.

La communauté des clercs de procureurs de la chambre des Comptes, s’appelle le haut & souverain empire de Galilée. Voyez Basoche & Empire de Galilée.

Au parlement de Paris & dans la plûpart des tribunaux, les clercs de procureurs n’ont point caractere de personnes publiques : cependant à Lyon & dans quelques autres lieux, les clercs de procureurs sont en possession de faire des réquisitoires & remontrances devant le juge à l’audience & en l’hôtel. Ils reçoivent les significations que l’on apporte chez leur procureur, & en donnent leur reconnoissance, & signent en ajoûtant leur qualité de clerc d’un tel procureur.

Il est défendu aux clercs de procureurs de porter dans le palais aucune épée, canne, ni bâton, & de porter l’épée même hors de palais. Mais les réglemens qui ont été faits à ce sujet, & renouvellés en différens tems, sont assez mal observés de la part d’un grand nombre de clercs. Voyez les réglemens des 16 Février & 14 Mai 1671, 19 Juillet 1689, 6 Février & 14 Juillet 1698, & l’arrêt du 3 Août 1718.

Il est aussi défendu aux procureurs de donner aucuns gages ni appointemens à leurs clercs. Arrêt du 28 Juillet 1689.

Voyez Duperier, tom. II. pag. 273. Boniface, tom. I. liv. I. tit. xjx. n°. 3. & 10. Bibliot. de Bouchel, au mot présentation. La déclaration du 10 Juill. 1685, qui défend aux procureurs d’avoir des clercs de la religion prétendue réformée. La délibération de la communauté des avocats & procureurs, du 30 Avril 1689, & l’arrêt du 28 Juill. suivant, qui l’homologue. L’arrêt de réglement du 14 Août 1691, au journ. des aud. pour la réception des clercs en l’office de procureur, & portant aussi défense à eux d’acheter aucune pratique sans avoir acheté une charge de procureur.

Clercs du Roi ; on donnoit anciennement ce titre aux quatre maîtres des requêtes de l’hôtel du Roi, comme il paroît par une ordonnance du roi Jean du 10 Mars 1351 : fideles clericos magistros Stephanum, & magistros requestarum hospitii nostri. Ce titre signifioit aussi quelquefois conseiller du Roi. C’est ainsi que dans l’épitaphe de Guillaume de Macon évêque d’Amiens, il est qualifié clericus regis. Voyez le gloss. de Ducange au mot clericus, & ci-devant clercs du conseil.

Clercs du Roi, est aussi le titre que l’on donnoit autrefois aux notaires du Roi, appellés présentement secrétaires du Roi. Voyez Notaires.

Clerc du Roi juge. Anciennement quelques juges royaux étoient qualifiés clercs du Roi & juges, comme le juge d’Uzès dans des lettres du maréchal d’Audenant, lieutenant pour le Roi dans le pays de Languedoc, du 16 Avril 1364 : clericus regius & judex vicecomitatus Ucetici. Voyez le recueil des ordonn. de la troisieme race, tome IV. p. 230.

Clercs du secret, est le nom que l’on donnoit anciennement à ceux d’entre les secrétaires du Roi qui faisoient les fonctions que font aujourd’hui les secrétaires d’état. Au commencement de la troisieme race le chancelier réunissoit toutes les fonctions des notaires & secrétaires du Roi. Frere Guérin évêque de Senlis étant devenu chancelier de France sous Louis VIII. en 1228, abandonna totalement la fonction du secrétariat aux notaires & secrétaires du Roi, & se reserva seulement sur eux l’inspection. Entre les notaires-secrétaires, ceux qui approchoient du Roi s’étant rendus plus considérables, il y en eut quelques-uns d’entre eux que le roi distingua des autres, & qui furent nommés clercs du secret : c’est la premiere origine des secrétaires d’état. Philippe le Bel, en 1309, déclara qu’il y auroit près de sa personne trois clercs du secret, & vingt-sept clercs ou notaires sous eux. Les clercs du secret furent sans doute ainsi nommés, à cause qu’ils expédioient les lettres qui étoient scellées du scel appellé scel du secret, qui étoit celui que portoit le chambellan. Il paroît par des registres de la chambre des comptes de l’an 1343, que les clercs du secret avoient alors le titre de secrétaires des finances.

Clerc du Roi receveur. On a autrefois donné le titre de clerc du Roi à certains receveurs des émolumens procédans des expéditions de justice. C’est ainsi que Philippe le Long, par son ordonnance du mois de Février 1320, art. 15. ordonna qu’il y auroit pour lui un clerc qui demeureroit continuellement au châtelet, & qui seroit avec le scelleur ; qu’il recevroit le quart des écritures, & le tiers des examinations des témoins, & l’apporteroit au thrésor du roi chaque vendredi ou samedi ; qu’afin qu’on ne pût y faire fraude, il écriroit en parchemin ou en papier la somme que chaque notaire & clerc prendroit de chaque lettre, selon l’instruction qui lui seroit donnée en la chambre des comptes ; que quant aux examinations, lesquelles se faisoient par les examinateurs & par les notaires, il mettroit en écrit combien chacun auroit gagné dans la semaine, & de qui, afin qu’on n’y pût faire fraude ; que ce clerc auroit deux sous six deniers parisis de gages par jour ; qu’il pourroit faire lettres de châtelet comme un autre notaire ; & qu’au commencement de l’année il compteroit de ce qu’il auroit reçû & payé des écritures & examinations des témoins.

Clercs-secrétaires ou greffiers, voyez clercs-greffiers, clercs du greffe, clerc de conseiller, clercs des commissaires.

Clercs des villes de commune ; c’est ainsi que l’on appelloit anciennement les secrétaires ou greffiers des villes de commune, c’est-à-dire qui avoient droit de commune & de mairie. Il en est fait mention dans une ordonnance de S. Louis donnée vers l’an 1256 touchant les mairies, où il est dit qu’il n’y aura que le maire ou celui qui tiendra sa place qui pourra aller en cour ou ailleurs pour les affaires de la ville, & qu’il ne pourra avoir avec lui que deux personnes, avec le clerc de la ville & celui qui portera la parole. Des lettres de Charles duc de Normandie, du mois d’Avril 1361, parlent du clerc de la ville de Rouen, qui s’est qualifié monsieur Gautier le sage clerc de la ville. Voyez ci-devant clerc de la commune de Rouen. (A)

Clercs de chapelle, (Hist. mod.) dans les maisons des rois & des princes, sont des ecclésiastiques qui servent l’aumônier ou le chapelain à la messe, & qui ont soin de la décoration de la chapelle.

En Angleterre on appelle clerc du cabinet, le confesseur du roi.

Clercs de la chambre, à Rome, sont des officiers de la chambre apostolique, conseillers & assesseurs du camerlingue, au nombre de douze, qui sont juges de certaines causes qui leur sont distribuées, lesquelles reviennent par appel devant la chambre.

Ces charges coûtent ordinairement quarante-deux mille écus Romains, qui font 21 mille pistoles de notre valeur actuelle de France ; l’écu Romain valant environ cinq livres de notre monnoie : & ces charges rapportent à leurs propriétaires environ dix pour cent, ce qui fait plus de quatre mille écus Romains par an.

Parmi ceux-là l’un est toûjours préfet ou commissaire des grains ou greniers publics : car à Rome, & même dans toutes les villes impériales d’Allemagne, il y a des greniers publics pour subvenir à la disette & à la cherté des blés ; ce qui fait que rarement la famine s’y fait sentir. Il y a deux villes en France où cet usage se pratique, savoir à Strasbourg, ce qu’ils ont retenu du tems que la ville étoit impériale ; l’autre ville est celle de Lille en Flandre, ou depuis la paix de 1714 on a établi un grenier public, à l’imitation des villes impériales.

Un autre clerc de la chambre apostolique est chargé des autres vivres ; un troisieme a le soin des prisons ; & un quatrieme, des rues de la ville de Rome.

La jurisdiction des clercs de la chambre apostolique s’étend sur les matieres où il s’agit d’intérêts de la chambre, contrats de fermes des revenus du saint siége ; des thrésoriers de l’état ecclésiastique ; des causes de communautés ; des dépouilles des prêtres morts hors la résidence de leurs bénéfices ; des causes des comptes & calculs avec les officiers & ministres d’état ; sur les monnoies & leur cours ; sur les appels des sentences rendues par les maîtres des rues ; sur les matieres des gabelles, taxes, impositions, & autres semblables objets d’intérêt. Par-là on voit que ces charges, sous le simple nom de clercs, ne laissent pas d’être fort importantes. (a)

Clerc du guet, (Marine.) celui qui assemble le guet sur les ports de mer & sur les côtes, & qui en fait à l’amirauté son rapport.

Clerc. On appelle ainsi dans les six corps des marchands de Paris, & dans les communautés des arts & métiers, une personne préposée par les maîtres & gardes & par les jurés pour faire les commissions & les courses nécessaires pour les affaires du corps. C’est le clerc qui a soin d’avertir les maîtres des jours qu’il y a des assemblées extraordinaires ; & dans quelques communautés d’artisans, c’est au clerc que doivent s’adresser les compagnons qui cherchent de l’ouvrage. Dictionn. du Comm.

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Étymologie de « clerc »

Étymologie de clerc - Littré

Bourguig. clor, clar ; provenç. clerc, clergue, clerge ; espagn. clerigo ; ital. chierico ; de clericus, de ϰληριϰὸς, de ϰλῆρος, clergé, proprement lot, bon lot, terme appliqué dans les premiers temps aux chrétiens par opposition aux païens, et finalement à ceux qui avaient charge de prêtrise. Régnier s'est encore servi de clergesse dans le sens de femme habile : Clergesse, elle fait jà la leçon aux prêcheurs, Régnier, Sat. XIII. Dans l'ancien français, au singulier, nominatif li clers, et régime le clerc ; au pluriel, nominatif li cler, régime les clers.

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Étymologie de clerc - Wiktionnaire

Du moyen français clerc, de l’ancien français clerc, du latin clericus, du grec ancien κληρικός, klêrikós (« (homme) d’église »).
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « clerc »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
clerc klɛr play_arrow

Évolution historique de l’usage du mot « clerc »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « clerc »

  • Les bons livres font les bons clercs. De Proverbe français
  • Il ne faut pas parler latin devant les clercs. De Proverbe français

Images d'illustration du mot « clerc »

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Traductions du mot « clerc »

Langue Traduction
Corse impiegatu
Basque administrari
Japonais 店員
Russe клерк
Portugais escriturário
Arabe كاتب ملفات
Chinois 店员
Allemand verkäufer
Italien impiegato
Espagnol empleado
Anglais clerk
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Synonymes de « clerc »

Source : synonymes de clerc sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « clerc »



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