Avoir : définition de avoir


Avoir : définition du Wiktionnaire

Verbe

avoir \a.vwaʁ\ transitif direct 3e groupe (voir la conjugaison)

  1. Être en relation possessive, soit concrète ou abstraite, soit permanente ou occasionnelle, dont le possesseur est le sujet et le possédé est le complément d’objet direct.
    • Et les cédilles, ça ressemblait à rien ces zigouigouis, quant au verbe avoir qui s’accordait tantôt avec le complément d’objet direct tantôt pas, c’était un cauchemar. — (Akli Tadjer, Alphonse, Jean-Claude Lattès, 2005)
    • Pierre a deux filles. Cadet Rouselle a trois maisons.
    • La Mongolie n’a que deux voisins : la Russie et la Chine.
    • L’antilope a plusieurs prédateurs. J’ai un beau chapeau.
    • J’ai un très bon emploi.
    • Nous avons un logement très agréable.
    • Hélas ! Il mourra donc ! Il n'a pour sa défense
      Que les pleurs de sa mère et que son innocence.
      — (Racine, Andromaque, 1667)
    • Je n’ai plus beaucoup d’argent.
    1. (Le sujet est un être animé, l’objet est inanimé)
      • Il avait ce jour-là un costume bleu. (porter)
      • Vous avez de la boue sur vos habits.
      • Ce bébé a de très beaux yeux.
      • J’ai un bras cassé.
    2. (Le sujet est un être animé, l’objet est une qualité, caractéristique physique ou matérielle)
      • Avoir affaire à quelqu’un ou avec quelqu’un.
      • Avoir l’âge de raison, avoir vingt ans.
      • Avoir de l’agilité.
      • Avoir quelque chose en aversion, sur le cœur.
      • Avoir peur, avoir la crainte de quelque chose.
      • Avoir des douleurs, avoir de la fièvre, la grippe, une angine, le sida, la tuberculose…
      • Avoir de la force, être fort.
      • Avoir soin de faire quelque chose.
      • Avoir froid, chaud, avoir faim, soif…
      • J’ai mal à la tête.
      • Cet oiseau a un très beau chant.
    3. (Le sujet est un être animé, l’objet est une caractéristique morale)
      • Avoir de l’ascendant, de l’autorité sur quelqu’un.
      • Avoir la confiance de quelqu’un.
      • Tu peux avoir confiance en lui, je le connais.
      • Avoir l’estime de quelqu’un, avoir de l’estime pour quelqu’un.
      • Avoir des qualités, avoir des vertus, des vices…
      • J’ai eu beaucoup de peine en apprenant son décès.
    4. (Le sujet est un être animé, l’objet est une caractéristique abstraite)
      • Avoir [la] foi (en quelque chose ou en quelqu’un)
      • Avoir honte (de quelque chose)
      • Avoir pitié (de quelqu’un)
      • Avoir raison, avoir tort.
      • Avoir des sentiments (pour quelqu’un)
      • Avoir du temps devant soi, avoir le temps…
      • Cet enfant a peur du loup.
      • Vous n’avez pas le droit de faire ça.
    5. (L’objet n’a aucune valeur spécifique)
      • Avoir de la pluie, du beau temps…
      • Nous allons sûrement avoir beau temps cet après-midi.
    6. (Le sujet est un être animé, l’objet est un être animé)
      • Avoir un père, une mère, une femme, des enfants, une nombreuse parenté…
      • Avoir un médecin, un notaire, un avocat…
      • Avoir un maître, des domestiques, un chef…
      • Avoir des élèves, des auditeurs…
      • Avoir des poux, des puces…
      • Avoir des convives, des hôtes…
      • Avoir des amis, des ennemis…
      • Avoir des correspondants, des associés, des complices…
      • Avoir des gens à sa suite.
      • Avoir quelqu’un chez soi.
      • Avoir une personne à dîner, à déjeuner…
    7. (Le sujet est un être inanimé, l’objet est un être inanimé matériel ou abstrait)
      • Cette ville a de beaux édifices, des rues larges, de vastes promenades.
      • Votre château a un parc magnifique.
      • Ma maison a cinq étages, a une belle vue.
      • Cette table a deux tiroirs.
      • Cette plante a de très belles fleurs.
      • Cette planche a six pieds de long.
      • Ce fruit a une forme allongée, une belle couleur.
      • L’architecture de cet édifice a un caractère imposant.
      • Cette poésie a de la douceur et de la grâce.
      • Ce rêve a quelque chose d’effrayant.
      • Cette pièce a beaucoup de succès.
      • Un tel accident peut avoir des suites.
      • Les plaisirs ont leurs dangers.
    8. (Le sujet est un être inanimé, l’objet est un être animé)
      • Cette maison a vingt locataires.
      • Cette ville a dix mille habitants.
      • Cet ouvrage a pour auteur un écrivain distingué.
      • Cette doctrine a de nombreux partisans.
    9. (Avoir + article défini + nom + adjectif) Son … est …, comme caractère personnel.
      • Il a l’œil bleu.
      • Il a les cheveux blonds.
    10. (Avoir pour + nom + de + infinitif) C’est son … de faire cela.
      • Si le monopole a pour but d’enrichir l’état, il a pour devoir de satisfaire à toutes les exigences de la consommation, […] — (Maxime Du Camp, Les Manufactures de Tabac : les établissemens du Gros-Caillou et de Reuilly, dans Revue des Deux Mondes, tome 76, 1868)
      • Ce canal, ouvert sur la rive gauche du Rhône, a pour but d’offrir à la navigation une voie indépendante des accidents du fleuve. — (Pierre-Joseph Proudhon, Canal d’arles à bouc, dans Manuel du Spéculateur à la Bourse, 1875)
  2. (Utilisé intransitivement, sans objet) Se passer, arriver.
    • Qu’est-ce que tu as ? Tu te sens mal ?
  3. Se procurer, obtenir quelque chose.
    • Il a eu tout ce qu’il demandait.
    • J’ai eu ce cheval à très bon marché.
    • Puis-je avoir la parole ?
  4. (Familier) Tromper, berner, leurrer quelqu’un[1].
    • J’ai l’impression que je me suis fait avoir.
    • Je t’ai eu.
  5. (J’ai … qui …) (Populaire) Introduit une nouvelle information concernant le locuteur sans relation thème-rhème.
    • Oui, j’ai mon amie qui m’attend. — (Michèle Rakotoson, Elle, au printemps, 1996, ISBN 2907888641, page 22)
    • J’ai ma mère qui est malade.
  6. (Auxiliaire) Auxiliaire servant à former les temps composés, signifiant le passé, la complétion ou l’expérience. Note : Certains verbes demandent être comme auxiliaire. En français moderne, le passé composé est beaucoup plus courant que le passé simple.
    • J’ai bien mangé.
    • Nous avons bien ri à lire toutes ces finesses, mais c’est beau l’instruction, quand même.

Nom commun

avoir \a.vwaʁ\ masculin

  1. (Philosophie) Ce que possède un individu.
    • Pour les hommes de Chronos, l’avoir d’un passé ne saurait être analogue à l’avoir des choses ; bien que mort et irretrouvable, ou plutôt parce que mort et irretrouvable, notre passé nous possède plus que nous ne le possédons. — (Micheline Sauvage, Le cas Don Juan, 1953, page 102)
  2. Ensemble des biens et richesses appartenant à un individu ou à une personne morale, possession.
    • M. Donnet, son père, a été maire de Caen pendant toute la durée du gouvernement de Juillet. Pourchassé sous le second Empire il perdra tout son avoir. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942, p.13)
    • Le 26 juillet : Nasser nationalise le Canal de Suez et décide de geler tous les avoirs de la Compagnie universelle du canal de Suez. — (Wikipédia, année 1955)
    • Par la nature de leurs richesses : ces bourgeois fortunés sont des « terriers » comme on dit à Lyon ; il ont investi une grande part de leur avoir dans des fonds. — (Georges Duby & Robert Mandrou, Histoire de la civilisation française, t.1, Armand Colin, 1958; éd. de 1968, p.143)
  3. (En particulier) (Comptabilité) Somme d’argent qu’un établissement commercial (banque, entreprise, etc.) doit à son client, solde créditeur.
    • Vous avez un avoir de cent euros.
  4. Le fait de posséder, par opposition au fait d'être ou de faire.
    • Avoir ou être? La civilisation de consommation, inhumaine et aberrante, nous impose dès l'enfance la loi de l'avoir donc de la souffrance. — (Arnaud Desjardins, Les chemins de la sagesse, La Table Ronde, Pocket spiritualité, 1999, p. 257)
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Avoir : définition du Littré (1872-1877)

AVOIR (a-voi. Au XVIe s. on écrivait aurai, auras, etc. mais on prononçait, d'après Bèze, arai, aras, etc. Au XVIIe s. d'après Dangeau, ayant, ayons, ayez se prononçaient a-iant, a-ions, a-iez. Aujourd'hui, c'est une prononciation fautive : il faut dire éiant, é-ions, é-iez. À Paris le peuple prononce eü ou evu au lieu de u [eu] ; c'est un archaïsme sur lequel on débattait encore au XVIIe siècle ; la prononciation u est aujourd'hui la seule correcte), j'ai, tu as, il a, nous avons, vous avez, ils ont ; j'avais ; j'eus, nous eûmes ; j'aurai ; j'aurais ; aie, ayons, ayez, qu'ils aient ; que j'aie, que tu aies, qu'il ait, que nous ayons, que vous ayez, qu'ils aient ; que j'eusse, que nous eussions ; ayant ; eu, eue v. a.
  • 1Posséder un objet physique, posséder quelqu'un ou quelque chose dans un certain état. Il a une propriété patrimoniale sur notre commune. Il faut user de ce qu'on a. Avoir de la fortune. Avoir des alliés. N'avoir pas d'enfants. Il n'a pas d'argent. N'avoir rien. Il eut un père très illustre. Et de quelques bons yeux qu'on ait vanté Lyncée, Il en a de meilleurs, Malherbe, II, 12. Il a l'oreille rouge et le teint bien fleuri, Molière, Tart. II, 3. J'ai pour aïeul le père et le maître des Dieux, Racine, Phèdre, IV, 6. J'aurais à cette heure de quoi vous écrire un beau poulet, Voiture, Lett. 38.

    Familièrement. Avoir de quoi, être dans l'aisance.

  • 2Porter, tenir. Avoir à la main une coupe, une boîte. Ayant un casque sur la tête. Il n'avait pas de canne en venant.

    En termes de jeux, avoir la boule, le dé, etc. Être en tour de jouer ou être le premier à jouer.

  • 3 Fig. Posséder une chose immatérielle, une qualité ; éprouver une sensation ou un sentiment ; être dans un état ; être âgé de ; être d'une dimension de. Qu'avez-vous ? c'est-à-dire quelle est votre émotion ? Avoir droit sur quelque chose. Avoir la paix. Avoir dans l'esprit. J'ai l'intention de. J'ai une opinion tout à fait opposée. Les hommes qui ont de la prudence. Ces gens ont coutume de. J'ai eu de la peine à me contenir. Avoir mal à la tête. Il avait vingt ans. Rue qui a 10 m. de large. Ces enfants… Ayant Dieu dans leur cœur ne le purent louer, Malherbe, I, 4. Et, pourvu qu'il soit cru, nous n'avons maladie Qu'il ne sache guérir, Malherbe, II, 12. Mais serait-ce raison qu'une même folie N'eût pas même loyer, Malherbe, ib. Tu as donc familiarité avec le prince d'Ithaque, Molière, la Princ. d'Él. III, 3. Le désir se fait mieux sentir parce qu'il a de l'agitation et du mouvement, Bossuet, le Tellier. Qu'avez-vous donc, dit-il, que vous ne mangez point ? Boileau, Sat. III. J'ai beaucoup de plaisir à voir les choses que j'avais imaginées, Voiture, Lettr. 38. Ayant un empire absolu sur les esprits, Boileau, Longin, Sublime, 32. Ah ! n'aie point pour moi si grande indifférence, Molière, l'Étour. II, 7. Je vous écris à la vue de la terre de Barbarie, et il n'y a entre elle et moi qu'un canal qui n'a pas plus que trois lieues de largeur, bien que ce soit l'Océan et la mer Méditerranée tout ensemble, Voiture, Lettr. 39. Le fer qui les tua [des enfants] leur donna cette grâce Que, si de faire bien ils n'eurent pas l'espace, Ils n'eurent pas le temps de faire mal aussi, Malherbe, I, 4. Quand j'avais de ma foi l'innocence première, Si la nuit de la mort m'eût privé de lumière, Je n'aurais pas la peur d'une éternelle nuit, Malherbe, ib. Eh bien ! ne mangeons plus de chose ayant eu vie, La Fontaine, Fab. X, 5. Ce qu'il y a eu en lui de plus éminent, c'est l'esprit qu'il avait sublime, La Bruyère, 1. Trouvant que j'avais peu de latin, il entreprit de m'en enseigner davantage, Rousseau, Conf. III. Oui, monsieur, seulement pour vous faire peur, et vous ôter l'envie de nous faire courir toutes les nuits, comme vous aviez de coutume, Molière, Scap. II, 5. Que, depuis quarante-deux ans qu'il servait le roi, il avait la consolation de ne lui avoir jamais donné de conseil que selon sa conscience, Bossuet, le Tellier.

    Par analogie il se dit des choses. Cette ville a de beaux édifices. Cette maison a beaucoup de locataires. Ah ! sire, un tel honneur a trop d'excès pour moi, Corneille, Hor. V, 2. Si tu l'aimes encor, ce sera ton supplice. - Je n'en murmure point, il a trop de justice, Corneille, Cinna, V, 3. Lorsque l'obéissance a tant d'impiété, La révolte devient une nécessité, Corneille, Rodog. III, 5. Seigneur, quand ce dessein aurait quelque justice, Corneille, Nicom. V, 5. Ce projet qui pour vous est tout brillant de gloire, N'aurait-il rien pour moi d'une action trop noire ? Corneille, Sertor. III, 2. Un moment de sa perte a pour moi des supplices, Corneille, ib. III, 4. Toutes les autres morts n'ont mérite ni marque ; Celle-ci porte seule un éclat radieux, Malherbe, II, 12. Les sceptres devant eux n'ont point de priviléges, Malherbe, ib. À ce coup nos frayeurs n'auront plus de raison, Puisque par vos conseils la France est gouvernée, Malherbe, IV, 2.

  • 4Trouver, rencontrer. Nous avons des gens capables d'exécuter votre projet. En te perdant j'ai sur qui me venger, Corneille, Rod. II. J'avais pour de tels coups certaine vieille en main, Molière, Éc. des f. III, 4. Et quand on a quelqu'un qu'on hait ou qui déplaît, Lui doit-on déclarer la chose comme elle est ? Molière, Mis. I, 1.
  • 5Se procurer, acquérir, obtenir, gagner, acheter. Ce qu'on a pour de l'argent. On a quatre pommes pour dix sous. On ne peut rien avoir de cet ouvrier. La cabale s'est réveillée aux simples conjectures qu'ils ont pu avoir de la chose, Molière, 2e placet au roi. Et que j'avais de quoi le connaître, Pascal, dans COUSIN. Il a trouvé le moyen de faire avoir des bénéfices sans argent, Pascal, Prov. 12.
  • 6Avoir à, suivi d'un infinitif, être chargé du soin de, être dans le cas de. Avoir une terre à cultiver. Il a de grands travaux à exécuter. Je n'ai absolument rien à vous écrire. Je n'ai rien à craindre. J'ai eu à choisir. Comme il y a toujours une grande différence entre les choses qui ont à être et celles qui sont en effet…, Voiture, Lett. 124. Vous avez à combattre et les dieux et les hommes, Racine, Iphig. V, 3. J'ai votre fille ensemble et ma gloire à défendre, Racine, ib. IV, 7. Que je serais heureux si j'avais à le faire, Racine, Bérén. III, 1. Son pouvoir n'ayant plus à s'étendre plus loin, Il brise l'instrument dont il n'a plus besoin, Rotrou, Bélis. V, 5. Il fut ensuite au sénat, et il demanda qu'on eût, par un sénatus-consulte, à dégager sa parole et à abolir toutes les dettes, Vertot, Révol. rom. liv. I. Le sénat lui ayant fait dire [à Mithridate] qu'il eût à retirer ses troupes de toutes ces provinces, Vertot, ib. liv. X, p. 33. On publia le décret du sénat qui ordonnait qu'on eût à les poursuivre aux dépens du public, Vertot, ib. liv. X, p. 45. Il nous fait remarquer que nous ayons à lui préparer les voies, Massillon, Délai.

    N'avoir qu'à, n'avoir rien autre chose à faire que de. Vous n'avez qu'à lever les yeux. Vous n'avez qu'à dire un mot, et la chose sera faite.

  • 7Avoir de, tenir de, avoir reçu de. J'ai cette terre du chef de mon père. De qui avez-vous la nouvelle ?
  • 8Engendrer, créer. Il avait des enfants de ses deux femmes. Elle a un fils du roi, Sévigné, 216.
  • 9Imiter, reproduire. Avoir les traits de quelqu'un. Elle n'avait d'une femme que le corps. Il a tout votre air. Avoir la couleur du minium.
  • 10Avoir pour, regarder comme. Avoir pour suspecte la vertu même, La Bruyère, 13. Et je vous supplierai d'avoir pour agréable Que je me fasse un peu grâce sur votre arrêt, Molière, Mis. I, 1. Eh bien, mes souverains, aurez-vous agréable Que, n'ayant pu la voir en sa fin lamentable, Nous la fassions au moins apporter devant nous ? Mairet, Sophon. V, 7.

    Avoir quelqu'un, quelque chose pour soi, l'avoir en sa faveur. Ils ont pour eux la justice. Elle a pour elle sa beauté. Il suffit que ta cause est la cause de Dieu, Et qu'avecque ton bras elle a, pour la défendre, Les soins de Richelieu, Malherbe, II, 12.

  • 11Avoir la parole dans une assemblée, avoir la permission de parler.
  • 12Avoir quelqu'un à dîner, lui donner à dîner. Il a eu beaucoup de monde à son bal.

    Avoir quelqu'un avec soi, être avec quelqu'un, en être accompagné. Il avait un ami avec lui.

  • 13Avoir une femme, obtenir ses faveurs. C'est une expression libre et de mauvaise compagnie.
  • 14En avoir, gallicisme qui signifie être irrité contre, songer à. Je ne sais à qui il en avait, Sévigné, 173. Je ne sais à qui en ont vos femmes avec leurs vœux, Sévigné, 511. Je lui demandai à qui elle en avait de se vouloir ruiner, Sévigné, 441. À qui en as-tu donc, ou si c'est aux anges que tu ris ? Hamilton, Gramm. 2.

    Vous en aurez, expression de menace, vous serez puni, maltraité.

    En avoir dans l'aile, être atteint de quelque perte, de quelque accident grave.

  • 15Avoir, verbe auxiliaire dans la conjugaison. J'ai dit. Il avait ordonné. Je crois avoir entendu dire. Ce qui a été dit par vous. L'événement ne m'a pas trompé.
  • 16Avoir se prend impersonnellement avec le pronom y dans beaucoup de locutions. Il y a, il existe. Il y aura des vices tant qu'il y aura des hommes. Il y en a qui pensent… Il y eut beaucoup de sang versé. Il y a de la honte à… Il y a longtemps que… Y a-t-il rien de plus indigne ? Pourvu qu'il y ait assez d'argent. Peut-il y avoir des doutes en une question si claire ? Il y aurait de la folie à douter d'une vérité si universellement reconnue, Boileau, Longin, Sublime, 32. Il faut convenir que ces Juifs sont des hommes comme il n'y en a point, Diderot, Nouv. max. Phil. 25.

    Il n'y a qu'à parler, c'est-à-dire il suffit de parler.

    Il n'y a qu'à pleuvoir, c'est-à-dire la pluie peut survenir.

    Familièrement. Ô vent donc, puisque vent y a, Viens dans les bras de notre belle, La Fontaine, Fab. IX, 7. Madame, puisque madame y a, Molière, G. Dand. I, 4.

    Tant y a, quoi qu'il en soit. Vous me vantez cet homme ; tant y a que je ne veux pas le voir. Tant y a qu'il n'est rien que votre chien ne prenne, Racine, Plaid. III, 3.

    Y ayant, puisqu'il y a, comme il y a. N'y ayant qu'une vérité de chaque chose, Descartes, Méth. 2. Rapsodie veut dire un amas de vers qu'on chantait, y ayant des gens qui gagnaient leur vie à les chanter, Boileau, Réflexions crit. n° 2. C'est ainsi que tous les interprètes ont expliqué ces mots… y en ayant même qui ont mis à la marge du texte grec…, Boileau, ib. N'y ayant rien de si inconcevable, Pascal, dans COUSIN.

  • 17S. m. terme de commerce. Avoir du poids, nom que les Anglais donnent à la livre de seize onces.

    PROVERBE

    Il n'est rien de tel que d'en avoir, c'est-à-dire si l'on n'a pas de bien, on n'est pas considéré.

REMARQUE

1. Faut-il dire : il y eut cent hommes tués, ou bien, il y eut cent hommes de tués ? L'usage aujourd'hui est d'employer de quand le substantif est sous-entendu ou qu'il est remplacé par le pronom en, et de supprimer de quand le substantif précède l'adjectif ou le participe ; ainsi on dira : il y eut cent hommes tués, et deux cents de blessés.

2. Les ennemis que j'ai eus à combattre, et les ennemis que j'ai eu à combattre. Il y a entre les deux locutions une distinction qui, quelquefois à peine sensible, l'est d'autres fois assez pour qu'on veuille choisir. Dans le premier cas, j'ai eu des ennemis, et je les ai combattus ; dans le second, il m'a fallu combattre des ennemis.

3. C'est une faute très grosse de dire, à la troisième personne du subjonctif présent, au singulier : qu'il aie, au lieu de : qu'il ait. Vaugelas la signale ; et il n'est pas rare de l'entendre encore aujourd'hui.

4. Dans les prétérits surcomposés, lorsque le complément direct du verbe est placé devant lui, doit-on prendre la forme variable eu, eue, ou la forme invariable eu ? J'avais beaucoup d'affaires ; je suis parti quand je les ai eu terminées, ou eues terminées. Les deux manières peuvent certainement se défendre ; et le poëte pour éviter un hiatus ne devrait se faire aucun scrupule d'accorder eu. Mais il est plus naturel de ne le pas accorder, JULLIEN.

5. Je vous aurais parlé, si je vous eusse trouvé ou si je vous avais trouvé. Si ne prend la construction du subjonctif qu'avec les auxiliaires.

6. En poésie, aie est monosyllabe, et pour l'employer, il faut qu'il soit suivi d'une voyelle. Mais dans le XVIIe siècle, on s'en servait devant une consonne, et on le faisait de deux syllabes : Que j'aie peine aussi d'en sortir par après, Molière, l'Étour. III, 5, 7. On observera que, bien que avoir soit un verbe actif, il n'a pas de passif ; on ne dit pas : ces choses ont été eues.

SYNONYME

AVOIR, POSSÉDER. Avoir est beaucoup plus général que posséder. On a de toutes les façons possibles, au lieu que posséder, c'est avoir, en exprimant précisément que l'on tient en sa main, en son pouvoir, la chose dont il s'agit.

HISTORIQUE

Xe s. Bel [elle] avret [avait] corps, bellezour anima, Eulal. Qued avuisset de nos christus mercit, ib. Si cum il semper solt haveir, Fragm. de Valenc. p. 468. E cum cil lo fisient, dunt ore aveist odit [ouï], ib. p. 469. Ne aiet niuls male voluntatem contra sem peer, ib. p. 469. Aiest [ayez] charté inter vos, ib. p. 469.

XIe s. Ce que il avereit pris, Lois de Guill. 6. N'i ad castel qui devant lui remaigne, Ch. de Rol. I. Ne n'ai tel gent qui la sue desrompe, ib. II. Prudhom i out [il y eut en lui la qualité de prudhomme] pour son seignur aider, ib. III. Ne nous aiuns les mals et les soufraites, ib. IV. Li reis Marsile out son conseil finet, ib. V. S'il veut ostages, il en aura, par veir [pour vrai], ib. VI. Tant i aurat de besans esmerez, ib. IX. Mout [ils] ont oüd et peines et ahans, ib. XI. Car de ferir oi je si grant besoin, ib. CIV. Il dist après : Paien, mal aies tu ! ib. CXLIV. Se je vif auques, mout grant prod [vous] i aurez, ib. CCLII. Vostre conseil ai-je evud touz temps, ib. CCLVI. Averum nous la victoire du champ ? ib.

XIIe s. Cité [il] n'i a qui, Ronc. p. 1. Qui France a à bailler, ib. p. 6. Bien a set ans, ib. p. 10. Illoc avoit [il y avait] un noble pugnaor, ib. p. 25. Et vous, aiez vostre grant ost banie, ib. p. 28. Et ses compeins qui oit [eut] nom Estramant, ib. p. 43. [Tu] Qui en la croiz eüs ton cors pené, ib. p. 56. En Margaric ot [il y eut] mout bon chevalier, ib. p. 63. Nous n'avienz nul meillor chevalier, ib. p. 73. Sonent li grailles [trompettes], quant que par l'ost en a, ib. p. 96. Tant que Dex voille, du champ aienz [ayons] l'onor, ib. p. 108. Quant l'emperere ot sa gent enterrée, ib. p. 156. Que n'oi [je n'eus], talent de fuïr ne d'aler, ib. p. 185. Hui vous aurai vaincu et recreant, ib. p. 188. Si vous ait Jesus Christ, qui en croix se peina ! ib. p. 192. Car joie a courte durée, Qui avient par tel folor, Couci, I. Se je vous aim, j'i assez ai raison, ib. II. Mais quant j'aurai de vous haïr envie, ib. II. Toute beautez qui sur autre resplent, Est mise en lui [elle], qu'il n'i a que mesprendre, ib. v. Dame, nul mal que j'aie, [je] Ne tieng fors à legier ; Car sans vous [je] ne pourroie [pourrai] Vivre, ne je nel quier [demande], ib. VIII. S'onques amis ot joie pour aimer [en raison de son amour], ib. X. Mais or en aiez merci [merci vous soit faite], Et si vous soit pardonné, ib. XI. Mort m'auriez à loi de traïtor, ib. XVI. Onques vers lui [elle] [je] n'oi faus cuer ne volage, ib. XI. Tous les soulas qu'ai eüs en ma vie, ib. XXII. S'onques nuls homs pour dure departie Ot cuer dolent, je l'aurai par raison, ib. XXIV. Fausse estes, voir plus que pie ; Ne mais pour vous [Je] N'averai Ja ieux plorous, Quesnes, Romancero, p. 89. Mais [que] cil en ait l'onor, cui Dex voudra aidier, Sax. IV. Guiteclins de Sassoigne, quand ce vint à son tans, De sa premiere fame ot deus vaslez enfans, ib. v. Jamais [nous] n'aurons tel aise de nos hontes vengier, ib. VI. Seignur, fait il as moines, car me laissez ester ; Vus n'avez ci que faire ; Deu en laissiez penser, Th. le mart. 147. E quant li reis out enquis des nuveles de Urie, cumandad lui qu'il returnast à sa maisun, qu'il i out ses aises, Rois, 155.

XIIIe s. À celui tans, avoit un empereour en Constantinoble qui avoit nom Sursac, Villehardouin, XLII. À Pepin [ils] orent guerre qu'avez oï conter, Berte, III. Car il ne plut à Dieu qui tout a à garder, ib. Fille, ce dist la vieille, mout forment vous [j'] ai chere, ib. XI. De ceste chose arez un petit à soufrir, ib. XII. Dont doi je prendre en gré, se j'ai froit et pouverte [pauvreté], ib. XXX. Qui Rainfroy ot à nom, ib. X. Car je ai si grant faim que ne sai que penser, ib. XLIII. [Vous] Voulez tuer vo [votre] fille ; trois jours a, ne dormi, ib. LXXXIX. Ne fust Morans [n'était Morant], de cui j'en oi [eus] defendement [empêchement], ib. XCV. C'est bien drois que mains cuers grant joie en avera, ib. CXXII. Pour l'amour qu'[il] ot à eus, ces armes [ce blason] [le roi] leur chargea [donna], ib. CXXXI. Et saciés de voir que il n'avoit que targier, Chr. de Rains, 225. Li enfes ploroit de grant fain, Por ce que n'avoit que mengier, Ren. 20501. Se porpensa que il feroit, Et comment à boivre averoit, ib. 6690. Avez-vos, fet-il, plus que dire ? ib. 8348. Sire, fis je, grant talent é [j'ai grand désir] De faire vostre volenté, la Rose, 2225. Car cil a moult poi de savoir, ib. 14056. Car j'ai de mon pere congié De faire ami et d'estre amie, ib. 5846. Appius ne pooit donter La pucele qui n'avoit cure Ne de li, ne de sa luxure, ib. 5621. Pourquoi nel' faites-vous entendre, Savoir s'il i a que reprendre ? ib. 5536. Comment encore eschaper porent De tel peril, sans pis avoir, Ou d'ame, ou de cors ou d'avoir, ib. 4521. Car le propre non lor pleüst, Qui accoustumé lor eüst, ib. 7174. Il convenroit qu'il sivist les pleges, se pleges y avoit, Beaumanoir, 58. Et soi ofrir contre cex à qui il a à fere, Beaumanoir, 61. Noz ne lor avons pas soufert, el tans de nostre baillie, quant partie l'a volu debatre ; mais, quant partie ne l'a pas debatu, noz l'avons eu beau soufrir, Beaumanoir, LXVI, 11. Ceulx envoient sus les Sarrazins quant il veulent guerroier à eulz ; et les Sarrazins envoient sus les crestiens, quant il ont à faire à eulz, Joinville, 264.

XIVe s. Et ceulx qui en telles choses se ont et se contiennent comme il convient et appartient, Oresme, Eth. 92. Nous, sur ce heut [eu] certaine information, avons retenu et retenons…, Du Cange, arramentum. Sire, ce dit Bertran, vous parlez pour noient ; S'autre chose n'i a, ce me dittes : Va-t'-en, Guesclin. 13526. Mais li bons cappitains lor dit : Laissiez ester ; J'arai de lor pourceaux, sans nous de riens grever, ib. 1214.

XVe s. Et si [les Escots] n'ont que faire de chau dieres ne de chaudrons, car ils cuisent bien leurs chairs au cuir des bestes mesmes, Froissart, I, I, 34. [Le roi voulait épargner ses gens et son artillerie] car il pensoit bien qu'il en auroit à faire, Froissart, I, I, 273. Et s'il euist justement pensé…, Froissart, III, IV, 28. Quand ceux de la ville virent le peril et le dommage si apparent, ils eurent conseil qu'ils se rendroient, sauves leurs vies, Froissart, I, I, 20. Et aussi il avoit bien cause qu'ils le festassent ; car ils ne l'avoient vu puis la bataille dessus dite, Froissart, I, I, 186. Il ne nous vaut rien ici demourer ni tenir ; nous n'y ariemes jamais nulle bonne aventure, Froissart, II, III, 34. Vous savez que je vous feis foy Pieça de tout ce que j'avoye, Et vous laissay en lieu de moy Le gaige que plus chier j'amoye, Orléans, Bal. 13. Je ferai, maugré qu'il en ait, Encontre luy une aliance, Orléans, Bal. 22. Et là ha continué à escripre, selon ce qu'on ha rapporté, Juvénal Des Ursins, Charles VI, 1420. … luy vint messaige de par le roy, qui lui mandoit qu'il avoit en propos de faire certain voyage, Bouciq. I, ch. 7. L'empereur avoit ja fait tout son apprest, afin que n'y eust que à partir, ib. I, ch. 31. Et alors le roy eut conseil avec ledit conte du Mayne, Commines, I, 3. Il avoit congnoissance en la cité, à cause qu'il y avoit eu administration par les années qu'ils avoient esté en paix, Commines, II, 3. Que s'il n'avoit debat par le dehors contre les grans, qu'il falloit qu'il l'eust avec ses serviteurs…, Commines, III, 1. Et eut lettres de la duchesse sa femme, que le roy Edouard n'estoit pas content, Commines, III, 7. Dieu avoit et a ce royaulme en especialle recommandation, Commines, IV, 7. Laquelle estoit veufve, long temps avoit, Commines, I, 2. Et ne les avoit en nulle hayne pour les choses passées, Commines, I, 10. Ilz commencerent à avoir division ensemble, quant ce fut à departir le butin, Commines, I, 15. C'est peu de chose que de peuple, se il n'est conduyt par quelques chiefs qu'ilz ayent en reverence et en crainte, Commines, II, 13. Après le sejour que eust le roy en ce village, Commines, V, 13. Le plus grand edifice que commença, cent ans a, roy tant au chasteau qu'en la ville, Commines, VIII, 18. Auquel lieu eut nouvelles ledit Ludovic, que son neveu le duc de Milan se mouroit, Commines, VII, 6. Il me fit appeller, et eut en conseil, s'il bailleroit ce sauf conduit ou non, Commines, VIII, 9. Et vindrent la pluspart malgré qu'on en eut, Commines, VIII, 10.

XVIe s. Que nul vivant, sur peine de la hart, N'aye à piller la valleur d'un liard, Marot, J. V, 144. Une isciatique, à laquelle j'estoys subject, plus de sept ans avoyt, Rabelais, Pant. II, 4. Je crois qu'en vous n'a [il n'y a] point tant de rudesse, Marot, II, 326. Long temps y ha que je vis en espoir, Et que rigueur ha dessus moi pouvoir, Marot, II, 345. Mais il peut tout, et veut, et lui agrée, Qu'un fils sacré aye mere sacrée, Marot, II, 362. Espece n'est de tribulation, Qui n'ait icy sa consolation, Marot, IV, 201. Si tu n'as point pitié de moy, Ayes au moins pitié de toy, Du Bellay, J. VII, 37, recto. Avoir le dessus, Montaigne, I, 19. Avoir où s'escrimer, Montaigne, I, 22. Pour la peur qu'il avait eue, Montaigne, I, 22. Ils feirent deffense que nul n'eust plus à aller là, Montaigne, I, 233. Et tout ainsi que Dieu les a associez en la lignée, aussi a la loy, La Boétie, 164. Et luy fut enjoinct expressement de la part du peuple, qu'il eust à s'embarquer, Amyot, Alcib. 35. Il se monstroit rebours à ceulx qui le cuidoient flatter, encore se roidissoit-il d'avantage contre ceulx qui le pensoient avoir par menaces, Amyot, Cat. d'Utiq. 1. Razant nos champs, dites, a' vous [avez-vous] point veu Cette beauté qui tant me fait la guerre ? Ronsard, 17. Et sans sçavoir combien la muse apporte D'honneur aux siens, je l'avois à mespris, Ronsard, 53.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

1. AVOIR. Ajoutez :
18 Terme de turf. Avoir un cheval, parier pour un cheval. Quand un pouleur demande : quel cheval avez-vous ? cela veut dire pour quel cheval pariez-vous ?

REMARQUE

Ajoutez :

7. Auxiliaire, placé autrement dans le XVIIe siècle que nous ne faisons d'ordinaire aujourd'hui. Je devais par la royauté Avoir commencé cet ouvrage [j'aurais dû… commencer], La Fontaine, Fabl. III, 2. Et quand ce même prélat [Fénelon] veut qu'on croie sur sa parole… la bonne foi lui devait avoir imposé silence, Bossuet, Remarques sur la réponse à la relation sur le quiétisme. Au reste cette construction est parfaitement correcte.

8. Des grammairiens ont dit que dans la locution : il y a longtemps, dix ans, etc. que, et il y a longtemps, dix ans, etc., sans que, une différence devait être établie ; que la première convenait quand l'action dont il s'agissait durait encore : il y a longtemps que je demeure dans cet appartement, et : il y a longtemps telle chose arriva. La distinction serait valable, si, dans la locution, le que était un relatif signifiant pendant lequel temps ; mais c'est une simple conjonction qui unit les deux membres. La seule remarque à faire, c'est que, quand il y a longtemps, dix ans, etc. commence la phrase, il est plus usuel de mettre le que : il y a longtemps que je suis malade, que j'ai quitté cet appartement.

9. Molière a donné à il y a pour complément un relatif. Pensez-vous qu'on soit capable d'aimer de certains maris qu'il y a ? Molière, G. Dand. III, 5. Rien ne s'oppose à cette construction.

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Avoir : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

AVOIR, v. act. terme de Commerce & de teneurs de livres. Les marchands & négocians, ou leurs commis & premiers garçons qui tiennent leurs livres, ont coûtume de mettre ce mot avoir en gros caractere au commencement de chaque page, à main droite du grand livre, ou livre d’extrait & de raison, ce qu’ils appellent le côté du crédit, ou des dettes actives, par opposition aux pages à gauche, qui sont le côté du débit ou des dettes passives, qu’on distingue par le mot doit aussi écrit en grosses lettres.

Tous les autres livres des négocians qui se tiennent en débit & crédit, doivent pareillement avoir ces deux titres à chacune des pages opposées. Voyez Livre.

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Avoir : définitions subjectives sur Dicopedia

Dicopedia est un dictionnaire participatif où n'importe qui peut partager sa propre définition des mots de la langue française. L'intérêt de cette initiative est de proposer des définitions subjectives et très diverses, selon l'expérience de chacun. Nous ajouterons dans cette section les définitions de « avoir » les plus populaires.

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Étymologie de « avoir »

Étymologie de avoir - Littré

Bourguign. aivoy ; provenç. aver ; espagn. haber ; portug. haver ; ital. avere ; du lat. habere. Comparez l'allemand haben, le gothique haban. Dans l'ancienne langue, on disait non pas il y a, mais simplement il a (illud habet), ce qui voulait le cas régime du substantif : il avoit un chastel, il y avait un château ; chastel est le cas régime : chastels ou chastaus serait le nominatif. Pourtant, l'adverbe y se montre dans cette locution dès le XIIIe siècle. La forme archaïque, sans y, s'est conservée dans le style marotique, au moins avec la négation : Entre Leclerc et son ami Coras, N'a pas longtemps, s'émurent grands débats, Racine, Épigr. Il y a lieu de remarquer avret dans un texte du Xe siècle ; c'est, étymologiquement, l'équivalent de habuerat, où l'u, comme dans ces formations, devint un v, habverat, avec l'accent par conséquent sur . On s'était étonné que le plus-que-parfait latin n'eût laissé aucune trace dans les langues romanes, où en effet on ne le trouve pas ; mais ces textes du Xe siècle montrent qu'il a existé, bien que transitoirement.

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Étymologie de avoir - Wiktionnaire

(IXe siècle) Du moyen français avoir, de l’ancien français avoir, aveir, du latin habere (« tenir, occuper », puis « habiter ») qui a pris le sens de « posséder » en bas latin. Apparenté à habit, habiter, habitude.
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Phonétique du mot « avoir »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
avoir avwar play_arrow

Conjugaison du verbe « avoir »

→ Voir les tables de conjugaisons du verbe avoir

Évolution historique de l’usage du mot « avoir »

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Citations contenant le mot « avoir »

  • Sur son compte Instagram, l'ancienne Miss France, Rachel Legrain-Trapani a annoncé avoir ressenti les premières contractions ce samedi 27 juin au matin. Ainsi, la belle est arrivé au terme et bébé ne va plus tarder à pointer le bout de son nez… Voici.fr, Rachel Legrain-Trapani enceinte : elle commence à avoir des contractions ! - Voici
  • Aucun intérêt d’avoir une arme de guerre chargée pour faire le planton. Pourquoi n’avaient ils pas l’obligation d’avoir le chargeur rangé (entraîné, il faut 5 secondes pour le mettre, charger l’arme et être opérationnel) ? Le Figaro.fr, Metz : un soldat mis en examen pour avoir accidentellement tué un militaire
  • Alain Flaccus, qui s’était accusé en novembre 2019 devant les enquêteurs d’avoir injecté de l’EPO à l’athlète sans qu’elle s’en rende compte, a déclaré, vendredi, qu’il n’avait jamais commis un tel geste. Le Monde.fr, Dopage : le beau-père d’Ophélie Claude-Boxberger nie désormais l’avoir dopée à son insu
  • Invité à se souvenir, sinon à s’expliquer, Jean-Luc Fauconnier, d’apparence frêle et effacée, a reconnu avoir « sans doute » incendié ces deux autos. « À cette époque-là, a-t-il murmuré, je sortais le soir, je buvais autant que je pouvais, j’ai fait des conneries… » www.leberry.fr, Un Berruyer condamné à neuf mois de prison ferme pour avoir incendié plusieurs voitures à Bourges - Bourges (18000)
  • Après avoir posé un pied-à-terre lorsque France Télévision a décidé de se séparer de lui, celui qui prépare actuellement un nouvel album, est parvenu à rebondir. "Vous voyez, on ne me tue pas, je suis toujours debout parce que c'est ma nature et que personne n'arrivera à briser ma carapace", a-t-il encore déclaré très fier de lui. Il est vrai que Patrick Sébastien n'a jamais été aussi présent dans les médias pour présenter ses nombreux projets à venir. Closermag.fr, Patrick Sébastien révèle ce qu'il voudrait avoir lors de son enterrement - Closer
  • Un jeune homme de 20 ans comparaissait jeudi après-midi pour avoir insulté et menacé de mort deux gendarmes. La présidente a retracé le parcours du prévenu entouré par son père et son oncle mais "abandonné par sa mère à l’âge de dix ans" et déjà condamné par le passé pour vol aggravé et violences. Le 22 juin dernier, sur la route entre Bagnères et Cieutat, une voiture s’immobilise au milieu de la chaussée. À côté, un jeune homme titube, ivre. Il fait des vilains gestes aux automobilistes qui circulent. ladepeche.fr, Bagnères-de-Bigorre. Condamné à 10 mois de prison pour avoir insulté et menacé les gendarmes - ladepeche.fr
  • Jeudi, un Liévinois était entendu au tribunal de Béthune pour avoir harcelé moralement un couple de voisins pendant trois ans et s’être déguisé en gendarme chez d’autres pour faire régner sa loi. Il écope de cinq mois de prison assortis de sursis probatoire pendant deux ans. La Voix du Nord, Liévin: Jugé pour avoir harcelé ses voisins et s’être déguisé en gendarme pour les faire taire
  • L'ensemble des membres du groupe ont été interpellés par la police et placés en garde à vue, et cinq d'entre eux ont été identifiées « comme étant directement impliqués dans les violences commises », a précisé le procureur : quatre pour avoir porté des coups et le cinquième pour avoir filmé la scène. leparisien.fr, Ils avaient refusé de porter un masque : cinq jeunes écroués pour avoir agressé les employés d’un McDo - Le Parisien
  • Le menteur doit avoir bonne mémoire. De Quintilien
  • Soyez le maître que vous voudriez avoir. De Victor Hugo
  • Certains pensent qu’il suffit d’avoir mauvais caractère pour avoir du caractère, comme s’il suffisait d’avoir mauvaise haleine pour avoir du souffle ! De Grégoire Lacroix / Les euphorismes de Grégoire
  • Mieux vaut encore ne pas avoir l’air que d’avoir l’air de ne pas avoir l’air... De Pierre Dac / L’Os à Moelle - Mai 1938
  • Avoir beaucoup vu et ne rien avoir, c’est avoir les yeux riches et les mains pauvres. De William Shakespeare / Comme il vous plaira
  • Vous pouvez avoir la paix . Ou vous pouvez avoir la liberté . N’espérez jamais avoir les deux en même temps. De Robert Heinlein
  • Pourquoi avoir peur du bonheur ? De Virginie Despentes / Les jolies choses
  • Idée : l'avoir ! De Stanislaw Jerzy Lec / Nouvelles pensées échevelées
  • Avoir menti, c'est avoir souffert. De Victor Hugo / Les Travailleurs de la Mer

Traductions du mot « avoir »

Langue Traduction
Corse avè
Basque eduki
Japonais 持つため
Russe иметь
Portugais ter
Arabe يمتلك
Chinois 具有
Allemand haben
Italien avere
Espagnol haber
Anglais to have
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Synonymes de « avoir »

Source : synonymes de avoir sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « avoir »


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