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Citations sur le mot « avoir »
Il y a 172 citations sur le mot « avoir ».
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Bon anniversaire, dit Louis. Oh, ça suffit. dit Odile. Et ça vous fait quel effet d'avoir trente-cinq ans? Elle le secoue par l'épaule. Ça suffit. Toi aussi, ce sera bientôt ton tour.
Patrick Modiano — Une jeunesse -
Pourquoi avoir peur du bonheur ?
Virginie Despentes — Les jolies choses -
Le menteur doit avoir bonne mémoire.
Quintilien -
Certains pensent qu’il suffit d’avoir mauvais caractère pour avoir du caractère, comme s’il suffisait d’avoir mauvaise haleine pour avoir du souffle !
Grégoire Lacroix — Les euphorismes de Grégoire -
Soyez le maître que vous voudriez avoir.
Victor Hugo -
Mieux vaut encore ne pas avoir l’air que d’avoir l’air de ne pas avoir l’air...
Pierre Dac — L’Os à Moelle - Mai 1938 -
Avoir beaucoup vu et ne rien avoir, c’est avoir les yeux riches et les mains pauvres.
William Shakespeare — Comme il vous plaira -
Vous pouvez avoir la paix . Ou vous pouvez avoir la liberté . N’espérez jamais avoir les deux en même temps.
Robert Heinlein -
Idée : l'avoir !
Stanislaw Jerzy Lec — Nouvelles pensées échevelées -
Avoir menti, c'est avoir souffert.
Victor Hugo — Les Travailleurs de la Mer -
On dit prov. Chercher midi à quatorze heures, pour dire, Chercher des difficultez où il n’y en a point, & où il ne peut y en avoir.
Dictionnaire de l’Académie française — 2e édition -
On tousse, cela s'appelle avoir un chat dans la gorge ou un bon Dieu de rhume. La maladie se plie d'ailleurs aux conditions sociales ; elle s'adapte au genre de vie.
Maurice Bonneff — Didier -
Il y a longtemps que je n'ai eu le plaisir de vous rencontrer, dit M. Meagles, qui paraissait avoir un chat dans la gorge ; j'espère que vous vous êtes toujours bien portée depuis, mademoiselle Wade ?
Charles Dickens — La Petite Dorrit -
C'est une vieille plaisanterie d'où pourroit bien être restée l'expression : avoir un chat dans la gorge.
Édouard Fournier — note à la Harangue de Turlupin le Soufreteux -
Avoir un chat dans la gorge, éprouver dans le gosier un embarras qui empêche de parler ou de chanter.
Dictionnaire de l'Académie française — 9e édition -
Puis, après avoir longuement tourné autour du pot, le neveu ajouta :
Eugène Le Roy — L’Ennemi de la mort -
Le confesseur doit avoir de l’agrément avec ce genre de paroissiennes ; ce qu’elles doivent ruser avec lui et tourner autour du pot !
Joris-Karl Huysmans — L’Oblat -
Avoir vent en poupe, c’est faire vent arrière […]
L’Encyclopédie -
Je comprends, mon cher, en homme positif, vous tenez à avoir des garanties. Votre nomination en poche, vous me rendrez cette lettre ?
Eugène Sue — La Bonne aventure -
[…] comme quelqu’un qui, au lieu de faire la queue avec tout le monde pour avoir une mauvaise place, gagne les meilleures, ayant passé par un couloir fermé aux autres.
Marcel Proust — À l’ombre des jeunes filles en fleurs -
TRAQUER : Avoir le trac. TRAQUEUR : Peureux.
Lorédan Larchey — Dictionnaire historique d’argot -
Comment vivre avec ça ? Comment ne pas avoir le cafard ?
René Schwaeblé — La Coco à Montmartre -
Peu avant le coucher du soleil, les hommes qui flânaient devant le magasin virent arriver, de la route du Sud, un chariot couvert tiré par des mulets et suivi d’une ribambelle de choses évidemment vivantes qui se profilaient sur le soleil à l’horizon et qui semblaient avoir été déchirées de panneaux d’affichage, disons d’affiches de cirque, de tailles et de couleurs variées et attachées à l’arrière du chariot, faisant corps avec lui…
William Faulkner — Le Hameau -
Après la défaite de Mithridate, puissant monarque, Cn. Pompée trouva dans ses archives secrètes une recette que ce prince avait écrite de sa propre main ; c’était un antidote ainsi composé : Prenez deux noix sèches, deux figues, vingt feuilles de rue ; broyez le tout ensemble, après avoir ajouté un grain de sel : celui qui prendra ce mélange à jeun sera pour un jour à l’abri de tout poison.
Pline l’Ancien — Histoire naturelle -
Dimanche 1er novembre (Venise).Tiepolo, L’institution du Rosaire. 1737-1739.Venise, les Gesuati. Photo A.G., 15 juin 2014. Manet, Lola de Valence, 1862.7 heures. Gris, puis très bleu.C’est la Toussaint. Messe aux Gesuati à 8 heures. Prêtre très sobre. Vingt personnes sous le plafond de Tiepolo (La Gloire de saint Dominique). « Mistero della fede. » En effet.Je rentre dans ma chambre pour écrire. À droite, dans la fenêtre ouverte, le Redentore, avec, sur la coupole, la statue endiablée du Christ ressuscité, victorieux.Le Christ, pour le Diable, c’est le Diable.Brusquement, tout est rose. « Les dieux sont là. »Heidegger : « Le « temps » n’est pas plus lié au Je que l’espace ne l’est aux choses ; encore moins est-il « objectif ’ et le temps « subjectif ». »Pensée incompréhensible pour l’habitant de la Métaphysique, c’est-à-dire l’esclave de la subjectivité absolue. Mais je vois ce que montre Heidegger. Le temps ne fait que passer par moi, l’espace est son enveloppe.Dans Le Monde, ceci, sur Malevitch : « Dans ses écrits, Malevitch s’est réclamé de l’art des icônes. Il a aussi constamment revendiqué l’icône comme faisant partie de la culture paysanne. Le rouge, le blanc et le noir, que l’on retrouve associés dans les icônes de Novgorod, plus fortement que dans toutes les autres icônes byzantines, sont aussi les couleurs signalétiques du suprématisme. Il est intéressant de noter que le carré rouge que Malevitch peint en 1915, après son premier carré noir et avant son premier carré blanc, a pour titre Réalisme en deux dimensions d’une paysanne. Pourquoi a-t-il donné ce titre ? Il doit y avoir une part d’humour — Malevitch était d’Ukraine le pays de Gogol. »Promenade dans la gare maritime, soleil sur les quais. Le remorqueur Hercules, de Trieste. Large moment de sérénité, la ville au loin, comme un paquebot de rêve.L’avion du retour a deux heures de retard. Arrivée sous la pluie battante. Une autre planète. À la Closerie, cinq filles d’une vingtaine d’années se sont organisées une fête au champagne. Elles passent de la plus folle gaieté tendre entre elles à la plus lourde mélancolie. Et de nouveau dans l’autre sens. Et ainsi de suite. Tantôt nymphes ravissantes (à la Fragonard), tantôt effondrées à la Goya, sans âge. Jeunesse et vieillesse en même temps. Je les regarde, j’ai l’impression de voir toute leur vie à travers elles (hystérie, fusion, amour, drôlerie, pourrissement, tristesse, vide). Film épatant pendant une heure. Destins.
Philippe Sollers — L’Année du Tigre -
ROBERT, dans un coin.Ah ! le beau Georges qui ne pouvait pas mettre ses cravates plus de trois fois ! Monsieur était trop délicat, il aimait changer de nuances. Monsieur va les user jusqu’à la corde, ses cravates ! BARBARA C’est un détail, mais cela va t’obliger à en acheter ! ROBERT Je m’en fous ! Je veux bien aller sans col et avec des trous aux fesses pour avoir le plaisir de voir monsieur dans la mouise.
Jean Anouilh — Le Rendez-vous de Senlis -
Surprises : Ce que nous étions serrés sur cette plate-forme d’autobus ! Et ce que ce garçon pouvait avoir l’air bête et ridicule ! Et que fait-il ? Ne le voilà-t-il pas qui se met à vouloir se quereller avec un bonhomme qui – prétendit-il ! ce damoiseau ! – le bousculait ! […]Rêve : Il me semblait que tout fût brumeux et nacré autour de moi, avec des présences multiples et indistinctes parmi lesquelles cependant se dessinait assez nettement la seule figure d’un homme jeune dont le cou trop long semblait annoncer déjà par lui-même le caractère à la fois lâche et rouspéteur du personnage. […]
Raymond Queneau — Exercices de style -
De surcroît, pour ranimer votre courage, elle vous donne toutes les raisons de croire que l’aile de l’abbaye que vous habitez est sans aucun doute hantée et vous informe qu’il n’y aura pas un seul domestique à portée de voix. Sur ces paroles rassurantes, elle s’en va après avoir tiré sa révérence. Vous écoutez décroître le bruit de ses pas tant que le dernier écho résonne à vos oreilles et quand, le cœur défaillant, vous essayez de fermer votre porte, vous vous apercevez, plus inquiète que jamais, qu’elle n’a pas de verrou.
Jane Austen — L’Abbaye de Northanger -
Avoir ou être? La civilisation de consommation, inhumaine et aberrante, nous impose dès l'enfance la loi de l'avoir donc de la souffrance.
Arnaud Desjardins — Les chemins de la sagesse -
Les plaignants souhaitent poursuivre la compagnie aérienne canadienne qui a choisi d’offrir à ses clients américains des avoirs pour des voyages futurs et non des remboursements, a indiqué CTV News.
Agence QMI — Air Canada pourrait se retrouver dans l’eau chaude -
Par la nature de leurs richesses : ces bourgeois fortunés sont des « terriers » comme on dit à Lyon ; ils ont investi une grande part de leur avoir dans des fonds.
Georges Duby et Robert Mandrou — Histoire de la civilisation française -
Pour les hommes de Chronos, l’avoir d’un passé ne saurait être analogue à l’avoir des choses ; bien que mort et irretrouvable, ou plutôt parce que mort et irretrouvable, notre passé nous possède plus que nous ne le possédons.
Micheline Sauvage — Le cas Don Juan -
"Ça humait l’accord du participe passé avec l’auxiliaire avoir quand le complément d’objet est placé sans devant derrière.
Dominique Lemaire — Le trèfle à quat’feuilles" -
"Oui, j’ai mon amie qui m’attend.
Michèle Rakotoson — Elle" -
"Que pensent-ils de moi ? Que j’ai été battu sans doute, que j’ai cédé. « Ils m’ont eu. »
François Mauriac — Le Nœud de vipères" -
Et les cédilles, ça ressemblait à rien ces zigouigouis, quant au verbe avoir qui s’accordait tantôt avec le complément d’objet direct tantôt pas, c’était un cauchemar.
Akli Tadjer — Alphonse -
Comme l’enfant, la femme se représente le bien et le mal en simples images d’Épinal ; le manichéisme rassure l’esprit en supprimant l’angoisse du choix ; décider entre un fléau et un moindre fléau, entre un bénéfice présent et un plus grand bénéfice à venir, avoir soi-même à définir ce qui est défaite, ce qui est victoire, c’est prendre de terribles risques ; pour le manichéiste le bon grain est clairement distinct de l’ivraie, et il n’y a qu’à arracher l’ivraie ; la poussière se condamne elle-même et la propreté est parfaite absence de souillure ; nettoyer, c’est expulser déchets et boue.
Simone de Beauvoir — Le deuxième sexe -
Le chat enfila alors la vieille paire de bottes, mit le chapeau et se dirigea vers la forêt. Après avoir garni le sac d’un peu d’herbe tendre, il se cacha derrière un buisson et finit par attraper un gros lapin qui s’était laissé prendre au piège.
Charles Perrault — Le Chat Botté -
Elle est debout sur mes paupièresEt ses cheveux sont dans les miens,Elle a la forme de mes mains,Elle a la couleur de mes yeux,Elle s’engloutit dans mon ombreComme une pierre sur le ciel.Elle a toujours les yeux ouvertsEt ne me laisse pas dormir.Ses rêves en pleine lumièreFont s’évaporer les soleils,Me font rire, pleurer et rire,Parler sans avoir rien à dire.
Paul Eluard — Capitale de la douleur -
Il a eu une postérité immédiate. Mais Huysmans est quand même en retrait : il est persuadé qu’on ne le comprend pas. On prend À rebours pour un roman imaginatif et baroque, alors que lui dit avoir écrit le parcours d’un aristocrate névrosé de l’époque. Il est dans le même état d’esprit d’incompréhension à la réception de ses romans catholiques qui se vendent bien.
André Guyaux — Libération
Avec Marcel, plus de raison de faire des fautes d'orthographe !
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Adopter Marcel