Tenter : définition de tenter


Tenter : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

TENTER, verbe trans.

I. − Qqn tente qqn.[Dans un cont. relig. ou moral]
A. −
1. [Le suj. désigne Dieu] Mettre à l'épreuve. Synon. éprouver.Dieu avait bien tenté Abraham! (Flaub., Tentation, 1849, p. 364).Dieu, qui ne tente personne au delà de ses forces, peut mettre tout à coup n'importe quel chrétien en demeure d'agir héroïquement (Maritain, Primauté spirit., 1927, p. 79).
[P. méton.; le compl. désigne une faculté hum. liée à la foi relig.] Tenter la foi, la fidélité de qqn. Ma raison est appelée à honorer Dieu comme tout le reste de mon être (...) Et c'est ma raison que Dieu tente; c'est sa façon de lui parler. Si elle n'était plus tentée, il semblerait pour elle que Dieu se taise; dans l'horreur de l'inaction elle s'ingénierait à se tenter elle-même (Gide, Journal, 1894, p. 54).
Empl. pronom. réfl. V. supra ex. de Gide.
2. [Le suj. désigne un être hum.]
a) Tenter Dieu
[Dans un cont. théol.] Exiger de Dieu des miracles, des preuves de sa toute-puissance, pour sa satisfaction personnelle. Le diable le prend [Jésus] avec lui (...) et le plaça sur le pinacle du Temple et lui dit: « Si tu es fils de Dieu, jette-toi en bas (...) » Jésus lui dit: « Il est encore écrit: Tu ne tenteras pas le Seigneur, ton Dieu » (La Bible de Jérusalem, Matth., IV, 7, Paris, éd. du Cerf, 1974, p. 1419).
Littéraire
Entreprendre une action périlleuse se situant au delà des forces humaines. Voilà à quoi on s'expose lorsqu'étant heureux on veut changer de place. On tente Dieu en allant chercher des périls, en courant au devant des maux que Dieu vous aurait épargnés si vous étiez resté au foyer domestique (Chênedollé, Journal, 1832, p. 147).Christophe Colomb I: Et que disent les commandants et les anciens? Le Délégué: Ils disent qu'il ne faut pas tenter Dieu. Ils disent qu'il faut revenir. (...) Christophe Colomb I: Depuis hier, la boussole s'est affolée, elle tourne comme un toton, il n'y a plus de Nord pour elle (Claudel, Chr. Colomb, 1929, 1repart., p. 1167).
S'exposer à la punition divine en accomplissant des actions mauvaises. [Le Général Quesnel] répond qu'il est royaliste: alors chacun se regarde; on lui fait faire serment, il le fait, mais de si mauvaise grâce vraiment, que c'était tenter Dieu que de jurer ainsi (Dumas père, Monte-Cristo, t. 1, 1846, p. 132).N'employez pas ce mot, je vous en conjure, mon ami, s'écria le prélat qui rougit, vous frisez le sacrilège, vous tentez Dieu (Arnoux, Juif Errant, 1931, p. 120).
b) Tenter le diable. Courir des risques en se mettant dans une situation dangereuse. Supposons alors qu'Irène est un expérimentateur intrépide que la chance d'une explosion même n'intimiderait pas (...). Mon cher Henri, ce que les uns appellent un goût ingénu de l'expérience, d'autres l'ont appelé parfois, « tenter le diable » (Gracq, Beau tén., 1945, p. 90).
c) Par personnification. [Le compl. désigne une force surnaturelle ou métaphys.] Tenter la destinée, le hasard, la providence, la mort, le sort. Les défier en entreprenant des actions périlleuses. Je vous en supplie, mon ami, ne tentez pas la destinée. Vous allez et venez continuellement, comme si cette proclamation de mort n'existait pas contre vous (Musset, Lorenzaccio, 1834, v, 7, p. 268).
B. − Entraîner au mal, au péché.
1. [Le suj. désigne Satan]
a) THÉOL. [Le compl. désigne Jésus] Alors Jésus fut emmené au désert par l'Esprit, pour être tenté par le diable (La Bible de Jérusalem,Matth., IV, 7, Paris, éd. du Cerf, 1974, p. 1418).
b) [Le compl. désigne un être hum.] Long lézard sans pattes (...) le serpent étant un animal tout à fait inconnu en Polynésie, la métis qui avait éduqué Rarahu, pour lui expliquer sous quelle forme le diable avait tenté la première femme, avait eu recours à cette périphrase (Loti, Mariage, 1882, p. 69).Mon confesseur (...) avait coutume de me préconiser, lorsque le diable me tenterait, la prière (Verlaine, Œuvres compl., t. 5, Confess., 1895, p. 73).
Vieilli. Tenter de + subst.Un solitaire « à qui on avait apporté dès le point du jour une grappe de raisin, ne vit pas plutôt partir celui qui la lui avait donnée, qu'il la dévora tout d'un coup avec une extrême avidité, mais qui n'était qu'apparente, affectant par là de passer pour intempérant aux yeux des démons » qui trompés sans doute par cette « adresse sainte » cesseraient de le tenter de gourmandise (Bremond, Hist. sent. relig., t. 4, 1920, p. 251).
2. P. anal. [Le suj. désigne une pers. habitée par l'esprit du mal] Pourquoi avez-vous fait cela? Pourquoi êtes-vous venu vous mettre entre nous, séparant le mari de la femme? Est-ce que cela est bien? (...) Pourquoi êtes-vous venu le tenter dans sa faiblesse et dans sa pauvreté (Claudel, Échange, 1894, iii, p. 714):
1. Que se passa-t-il alors entre cette femme, en l'âme de qui subsistait un dernier sentiment de pudeur, et cet homme à l'infernal génie, qui semblait être la vivante incarnation du mal? Par quels arguments irrésistibles, par quelles promesses vertigineuses Satan parvint-il à tenter cette fille d'Ève? Nul ne le sut jamais. Ponson du Terr., Rocambole, t. 1, 1859, p. 162.
C. − P. ext. Attirer, en proposant des conditions séduisantes. Synon. allécher.Par bonheur, les coalisés hésitèrent. Louis XI profita de ce moment d'hésitation pour tenter les princes. Places fortes, provinces, argent: il leur offrit beaucoup (Bainville, Hist. Fr., t. 1, 1924, p. 129).Camille, comme la plupart des esprits paresseux et sensuels, ne recherche pas l'argent mais si on lui en met sous le nez, il le prend, (...). Il fallait donc tenter Camille, en lui ménageant des emprunts (Drieu La Roch., Rêv. bourg., 1937, p. 197).
Tenter qqn à + inf.Inciter, pousser. Toutefois elle l'entoura de soins, cherchant à le tenter à prendre un peu de nourriture (Guèvremont, Survenant, 1945, p. 116).
II. − Qqc. tente qqn
A. − Éveiller le désir, l'envie de. Les richesses, le luxe, l'ambition, l'aventure, les voyages, le théâtre, cette profession, ce bijou, cette maison, cette voiture, ce vêtement me tentent. Plutôt que de conserver d'importantes liquidités qui pourraient tenter les malfaiteurs, les banques préfèrent demeurer largement créditrices auprès de cette institution (Baudhuin, Crédit et banque, 1945, p. 170):
2. ... j'aperçus chez un marchand d'antiquités un meuble italien du xviiesiècle. Il était fort beau, fort rare (...). Puis je passai (...) Je m'arrêtai de nouveau devant le magasin pour le revoir, et je sentis qu'il me tentait. Quelle singulière chose que la tentation! On regarde un objet et, peu à peu, il vous séduit, vous trouble, vous envahit comme ferait un visage de femme. Maupass., Contes et nouv., t. 2, Chevelure, 1884, p. 937.
Vieilli. Tenter qqn à + inf.Que ferai-je maintenant dans les soirées de cet automne? Ce 4 octobre 1811, anniversaire de ma fête et de mon entrée à Jérusalem, me tente à commencer l'histoire de ma vie (Chateaubr., Mém., t. 1, 1848, p. 15).[En empl. impers. suivi d'un inf.] Il vous tente d'être indulgent à l'objet de tant de cris, de haine (Verlaine, Œuvres compl., t. 4, Mém. veuf, 1886, p. 259).
[Avec un sens passif] Se laisser tenter. Se laisser gagner par le désir, succomber. Il avait mis les siennes [ses économies] dans son grenier. Un voisin, (...) se laissa tenter, grimpa la nuit par les toits, pénétra par une lucarne et s'empara du trésor de M. l'abbé (Sand, Hist. vie, t. 2, 1855, p. 356).Je lui fis espérer des plaisirs raffinés, à Naples (...) et il se laissa tenter (Maupass., Contes et nouv., t. 1, Sœurs R., 1884, p. 1256).
Se laisser tenter par + subst.Ne pas trop se laisser tenter par les modèles spéciaux [de lessiveuse] (...) car tout cela est inutilement compliqué et cher (Lar. mén.1926, p. 193).
Se laisser tenter à + inf. (vieilli).Il ne me souciait pas de rester à Marseille ou à Lyon. Je me suis laissé tenter à rentrer dans cette Italie qui est à un jour d'ici (Ampère, Corresp., 1834, p. 66).
[Le compl. désigne un penchant, un défaut] Éveiller, exciter, séduire. Je n'ai trouvé qu'au prix de toutes les offres qui peuvent tenter l'avarice, quelques hommes, quelques prêtres, qui voulussent accompagner ce convoi (Latouche, L'Héritier, Lettres amans, 1821, p. 109).La possession d'un or superflu ne tente pas mon ambition (Nodier, Fée Miettes, 1831, p. 154).
B. − Éveiller, aiguiser les plaisirs des sens. On venait de tirer de la broche un magnifique dindon, beau, bien fait, doré, cuit à point, et dont le fumet aurait tenté un saint (Brillat-Sav., Physiol. goût, 1825, p. 64).Daï-Natha lui était apparue quelques jours auparavant, vêtue à l'européenne et belle à tenter un anachorète (Ponson du Terr., Rocambole, t. 3, 1859, p. 261).
C. − Au passif. Être tenté de + inf.Ressentir le désir, le besoin de. Être tenté de dire, de parler, d'interpréter, de penser (que), de supposer (que). On était en effet tenté de croire que, par le seul jeu de blocus économique sans avoir recours à des actions militaires, il serait possible d'obtenir la victoire (Joffre, Mém., t. 2, 1931, p. 195).Le papier-monnaie peut être émis dans des proportions très variables, suivant les besoins de la vie économique. Cet avantage implique aussi un danger, car on peut être tenté d'émettre trop de billets (Lesourd, Gérard, Hist. écon., 1968, p. 47).
Vieilli. Être tenté de + subst.Ressentir un penchant, une tendance pour. Il arrivera des temps de sécheresse et de peine, où vous serez tentée de découragement (Lamennais, Lettres Cottu, 1818, p. 7).Je n'étais que trop tenté de dégoût vis-à-vis de ma propre personne, et je sais le danger d'un tel sentiment qui finirait par m'enlever tout courage (Bernanos, Journal curé camp., 1936, p. 1244).
III. − Qqn tente qqc.
A. − [Suivi d'un subst.] Entreprendre, avec l'espoir de la réussir, une action qui présente un caractère difficile ou périlleux. Synon. essayer, risquer.Tenter une expérience, une aventure, une affaire, un dernier effort, un projet; tenter l'impossible, le tout pour le tout; il faut tout tenter pour; qui ne tente rien n'a rien (proverbe). Ulrich Gunther (...) et Alphonse Stegmann (...) s'étaient encore égarés en tentant l'escalade de la montagne du Néron (Barrès, Cahiers, t. 10, 1913, p. 90).Les Allemands avaient retiré du front de l'Yser leurs meilleures unités et nous pouvions, dans ces conditions, tenter l'entreprise, même avec des troupes incomplètement réorganisées (Foch, Mém., t. 1, 1929, p. 236).
Tenter qqc. sur qqn.Faire un essai thérapeutique sur quelqu'un. Il faut donc arriver à la prophylaxie de la rage après morsure. Je n'ai rien osé tenter jusqu'ici sur l'homme, malgré ma confiance dans le résultat (Pasteur, Corresp., 1884, p. 438).
Absol. [Les Goncourt] marchent hors rang, courageux et unis, à leurs risques et périls, se tenant par goût aux avant-postes de l'art; ils tentent constamment, ils cherchent sans cesse (Sainte-Beuve, Nouv. lundis, t. 10, 1866, p. 416).
Vieilli. Tenter de + subst.J'ai tenté de tous les moyens et de toutes les explications pour me faire pardonner cette méprise (Maupass., Contes et nouv., t. 1, Fen., 1883, p. 888).
Rare, empl. pronom. à sens passif. Ce don [de critique] devient même du génie lorsqu'au milieu des révolutions du goût, entre les ruines d'un vieux genre qui s'écroule et les innovations qui se tentent, il s'agit de discerner avec netteté (...) ce qui est bon et ce qui vivra (Sainte-Beuve, Chateaubr., t. 2, 1860, p. 116).
En partic. Tenter une carrière, un métier. Lorrain racontait que son père, étant armateur, avait voulu un moment tenter l'élevage des bestiaux (Goncourt, Journal, 1892, p. 268).Le professeur de rhétorique (...) a dit à mes parents que, si j'étais son fils, il me laisserait avec confiance tenter la carrière des lettres (Barrès, Cahiers, t. 14, 1923, p. 272).
Loc. Tenter sa (la) chance, tenter (la) fortune. Entreprendre une action en comptant beaucoup sur la chance pour réussir. Après quelques hésitations, tous résolurent à l'unanimité de tenter la fortune et de courir la chance de la peste, plutôt que de renoncer à voir Jérusalem (Lamart., Voy. Orient, t. 1, 1835, p. 391).Les enfants ne restent plus immuablement attachés au pays de leurs parents, mais s'en vont tenter fortune dans toutes les directions (Durkheim, Divis. trav., 1893, p. 278).J'avais tenté ma chance dans les affaires mais la fortune ne m'a pas souri (Jeux et sports, 1967, p. 444).
B. − Tenter de + inf.Essayer. Il me fallait naturellement reconstituer l'affaire en deux phases (...): la première phase pendant laquelle on avait réellement tenté d'assassiner MlleStangerson, tentative qu'elle avait dissimulée (G. Leroux, Myst. ch. jaune, 1907, p. 143).Pour que cette branche de la linguistique puisse donner son plein enseignement, il est indispensable que l'on en connaisse les méthodes et qu'on les applique avec rigueur. C'est ce que nous avons tenté de montrer au long du présent chapitre (L'Hist. et ses méth., 1961, p. 721).
REM. 1.
Tentatif, -ive, adj.,vx. Qui tente, éveille le désir. Synon. tentant.Qu'y avait-il de plus naturel par exemple et de plus tentatif pour la nature humaine, que de se réserver une portion des provinces conquises par les Sarrazins (J. de Maistre, Pape, 1819, p. 150).Cet autre appétit de luxe qu'on est obligé de solliciter par tout ce que l'art a de plus raffiné et le changement de plus tentatif (Brillat-Sav., Physiol. goût, 1825, p. 222).
2.
Tentement, subst. masc.,escr. Mouvement qui consiste à battre deux fois le fer de l'adversaire. (Dict. xixeet xxes.).
3.
Tenter, verbe intrans.,escr. Faire un tentement (Dict. xixeet xxes.).
Prononc. et Orth.: [tɑ ̃te], (il) tente [tɑ ̃:t]. Homon. tante, tente. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. A. 1. 1remoit. xiies. tempter Deu « demander à Dieu des effets de sa toute puissance, sans nécessité » (Psautier d'Oxford, 77, 21, éd. Fr. Michel, p. 106); 2. a) ca 1125 « solliciter (quelqu'un) à une chose défendue » (Voyage de St Brendan, éd. E. G. R. Waters, 201); b) fin xiies. « mettre à l'épreuve la fidélité de quelqu'un » (en parlant de Dieu) (Herman de Valenciennes, Li Romanz de Dieu et de sa mère, éd. I. Spiele, 1957); ca 1355 « mettre à l'épreuve quelqu'un » (Bersuire, fo28 verso ds Littré); c) ca 1275 « inspirer le désir de faire quelque chose » (Jean de Meun, Roman de la Rose, éd. F. Lecoy, 14067); 1625 tenter qqn de + inf. (J.-P. Camus, Palombe ou la femme honnorable, 191); 3. mil. xiiies. « faire l'essai de quelque chose » (Chevalier au Barisel, éd. F. Lecoy, 763); 1559 tenter la fortune (Amyot, Cor., 35 ds Littré); 4. a) 1316-28 « exciter le désir » (Métamorphoses d'Ovide, IV, 2360, éd. G. De Boer, t. 2, p. 62); b) mil. xves. « chercher à séduire » (Charles d'Orléans, Rondeaux, éd. P. Champion, p. 343); 5. 1550 « essayer de mener à bien quelque chose » (Ronsard, Odes, I, 10, éd. P. Laumonier, t. 1, p. 112); 6. 1623 estre tenté de + inf. « avoir tendance de » (Le Père Garasse, Doctrine Curieuse Beaux Espr., 529). B. 1704 terme d'escr. (Trév.). Du lat. temptare « toucher, tâter; faire l'essai ou l'épreuve de; essayer », écrit parfois tentare, graph. due sans doute à une prononc. pop., d'où la confusion entre les deux verbes temptare et tentare, fréquent. intensif de tendere « tendre ». Fréq. abs. littér.: 6 465. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 8 655, b) 7 596; xxes.: a) 8 947, b) 10 647. Bbg. Gohin 1903, p. 278 (s.v. tentatif). − Quem. DDL t. 27.

Tenter, verbe trans.a) Recouvrir d'une tente (supra A 4 b). Les pêcheurs couchent presque toujours dans leurs chaloupes après les avoir tentées (J.O., 15 oct. 1869, p. 1349, col. 1 ds Lar. 19e).b) Empl. pronom., région. (Canada). Dresser sa tente, camper. Et vous remonterez par icitte? Pas sûr (...) S'il faut, on se tentera une nuit (Genevoix, Laframboise, 1942, p. 35).

Tenter, verbe intrans.,escr. Faire un tentement (Dict. xixeet xxes.).

Tenter : définition du Wiktionnaire

Verbe

tenter \tɑ̃.te\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Essayer, éprouver ou mettre en usage quelque moyen pour faire réussir quelque chose.
    • Il pâlit un peu, puis, tentant un effort désespéré, réussit à dégager un pied, tandis que l’autre restait prisonnier de la glu mouvante et fétide des profondeurs. — (Louis Pergaud, Un sauvetage, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Cette position en flèche ne peut durer. […]. L’ennemi prend du mordant et tente de tourner une position qui ne s’appuie sur rien. — (Pierre Audibert, Les Comédies de la Guerre, 1928, pp.32-33)
    • Son guiderope traîna de nouveau sur le sol et il envisagea la possibilité de tenter un atterrissage. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 104 de l’éd. de 1921)
    • Elle tenta d’entraîner François et, comme celui-ci l’envoyait paître, elle l’abandonna, ouvrit la porte et la referma violemment. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 49)
    • (Figuré) […], il regardait au bas de la falaise la Morava tenter avec peine de faire pénétrer ses eaux vertes dans les flots boueux du Danube, […]. — (Vercors, La marche à l'étoile, éditions de Minuit, 1943, éd. 1946, p.20)
    • Tenter fortune : Hasarder quelque chose dans l’espérance du succès.
  2. (Religion) Éprouver la fidélité à Dieu.
    • Dieu tenta Abraham.
  3. Ève tente Adam. (sens 3)
    Solliciter au péché, au mal.
    • Le serpent tenta Ève.
    • Le démon tenta le Seigneur au désert.
    • Dieu permet que les saints soient tentés.
  4. Donner envie, inspirer le désir, l’envie de faire quelque chose.
    • Et vous, Mr Bolden, fit-il encore en brandissant la bague, ça vous tenterait, une jolie broquille comme ça ? — (Alain Gerber, Louie, Fayard, 2002)
    • Comment de si beaux fruits ne vous tentent-ils pas ?
    • Cela ne vous tente-t-il pas de vous promener par ce beau temps ?
    • Être bien tenté de faire quelque chose.
    • Je suis bien tenté d’aller prendre l’air à la campagne.
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Tenter : définition du Littré (1872-1877)

TENTER (tan-té) v. a.
  • 1Mettre en usage quelque moyen pour faire réussir ce qu'on désire, ce qu'on entreprend. Il est beau de tenter des choses inouïes, Dût-on voir par l'effet ses volontés trahies, Corneille, Sertor. IV, 2. J'ai tenté les moyens d'acquérir son suffrage, La Fontaine, Fabl. V, 1. Dans l'âme, elle [une prude] est du monde, et ses soins tentent tout Pour accrocher quelqu'un, sans en venir à bout, Molière, Mis. III, 3. Les nations septentrionales, qui habitaient des terres froides et incultes, attirées par la beauté et par la richesse de celles de l'empire, en tentent l'entrée de toutes parts, Bossuet, Hist. III, 7. La mort se déclare, on ne tente plus de remède contre ses funestes attaques, Bossuet, le Tellier. [Un homme] qui se mesure avec ses forces, qui entreprend les choses difficiles, et ne tente pas les impossibles, Fléchier, Turenne. Ils eurent fait en peu de jours trois mille barques, et tentèrent le passage en divers endroits, Fléchier, Hist. de Théodose, III, 63. D'abord il a tenté les atteintes mortelles Des poisons que lui-même a crus les plus fidèles, Racine, Mithr. V, 4. L'admission de M. Diderot à l'Académie ne me paraît pas du tout impossible ; mais, si elle est impossible, il la faut tenter, Voltaire, Lett. d'Alembert, 24 juillet 1760. Nous sommes dans un temps où l'on tente les ouvrages les plus singuliers, mais non pas où ils réussissent, Voltaire, Mél. litt. Obs. sur Tristram Shandy.

    Tenter de, avec un infinitif. Que la fortune ne tente donc pas de nous tirer du néant, Bossuet, Duch. d'Orl.

    On le construit quelquefois avec à. Est-ce un crime de tenter à sortir d'esclavage ? Beaumarchais, Barb. de Sév. I, 3.

    Tenter la fortune, tenter fortune, voy. FORTUNE, n° 1 et 2.

  • 2Hasarder, mettre au hasard. Peut-être que je [moi sceptique] pourrais trouver quelques éclaircissements dans mes doutes… mais… en traitant avec mépris ceux qui se travailleront de ce soin, je veux aller sans prévoyance et sans crainte tenter un si grand événement [la mort, la vie future], Pascal, Pens. IX, 1, éd. HAVET. [Il] laisse sa destinée éternelle entre les mains du hasard, et va tenter mollement un si grand événement, Massillon, Carême, Vérité d'un avenir. Le czar, incertain s'il tenterait le lendemain le sort d'une nouvelle bataille, Voltaire, Russie, II, 1.
  • 3Dans le langage soutenu, tenter un lieu, essayer d'y pénétrer ; tenter une route, la suivre au loin. L'autre [le renard] fit cent tours inutiles… Partout il tenta des asiles, Et ce fut partout sans succès, La Fontaine, Fabl. IX, 14. Pourquoi tenter si loin des courses inutiles ? Racine, Mithr. III, 1. C'est Dieu, pensais-je, qui m'emporte… Quels cieux ne tenterons-nous pas ? Lamartine, Harm. III, 9. Je tentai du désert les routes incertaines, Delavigne, le Paria, III, 4.
  • 4Dans le style de l'Écriture, éprouver la foi, la fidélité. Dieu tenta Abraham et lui dit : Abraham, Abraham, Sacy, Bible, Genèse, XXII, 1. Ils souffrent ; mais la même main qui les éprouve les soutient, et ils ne sont pas tentés au delà de leurs forces, Massillon, Carême, Dégoûts.

    Absolument. Il y a bien de la différence entre tenter et induire en erreur ; Dieu tente, mais il n'induit pas en erreur, Pascal, Pens. XXIII, 10.

    Tenter Dieu, lui demander des miracles, de nouveaux effets de la toute-puissance. Vous ne tenterez pas le Seigneur votre Dieu, comme vous l'avez tenté au lieu de la tentation, Sacy, Bible, Deutéron. VI, 16.

    Fig. Tenter Dieu, se jeter dans des périls, dans des embarras dont on ne peut sortir sans miracle. Quoi ! monsieur, vous voulez tenter Dieu ? quelle audace ! Molière, le Dép. v, 4. Savez-vous qu'un si grand retardement donne le temps à tout le royaume de parler, et que c'est tenter Dieu et le roi que de vouloir conduire si loin une affaire si extraordinaire ? Sévigné, 12. La Providence est la commune mère ; Fiez-vous-y, mais ne la tentez pas, Lamotte, Fabl. II, 16. Sire, on voit dans le ciel des nuages de feu ; Suspendez votre marche, il ne faut tenter Dieu, Vigny, le Cor.

    On dit de même en parlant des païens : tenter les dieux. Pourquoi tenter les dieux ? pourquoi vous présenter Aux coups qu'il vous faut craindre et qu'on peut éviter ? Voltaire, Oreste, I, 5.

  • 5Solliciter au mal, au péché. Et les occasions tentent les plus remis, Corneille, Poly. III, 5. Alors Jésus fut conduit par l'esprit dans le désert pour y être tenté par le diable, Sacy, Bible, Evang. St Matthieu IV, 1. Que nul ne dise, lorsqu'il est tenté, que c'est Dieu qui le tente ; car Dieu est incapable de tenter, et de pousser au mal, Sacy, ib. St Jacq. Épît. cath. I, 13.

    Avec de et un infinitif. Ils méprisèrent l'argent et toutes les richesses artificielles, qui ne sont richesses que par l'imagination des hommes, et qui les tentent de chercher des plaisirs dangereux, Fénelon, Tél. XIX.

  • 6Essayer de séduire. Il y en a même qui ont pris cette occasion de tenter ma fidélité ; vous ne sauriez croire, monseigneur, quels avantages on m'a offerts pour me faire promettre de quitter votre parti cet hiver, Voiture, Lett. 82. Comme on ne lui laissait argent ni pierrerie, Le geôlier fut fidèle, elle eut beau le tenter, La Fontaine, Coupe. On tenta le gouverneur hollandais, qu'on savait avare ; le marché fut conclu, et il introduisit l'ennemi dans la ville en 1641, Raynal, Hist. phil. II, 14.
  • 7Mettre à l'épreuve, en parlant de la patience, de la colère. J'ai cent fois, dans le cours de ma gloire passée, Tenté leur patience et ne l'ai point lassée, Racine, Brit. IV, 4. Et tenter un courroux que je retiens à peine, Racine, Phèdre, IV, 2.

    Essayer de faire impression sur. Tenter sa pitié, à mesure qu'il était plus inexorable, Montesquieu, Lett. pers. 157.

  • 8Donner désir, envie. Cependant un sanglier, monstre énorme et superbe, Tente encor notre archer, friand de tels morceaux, La Fontaine, Fabl. VIII, 27. Je suis tentée de sa proposition [de Mme de Vins, l'invitant à aller chez elle], de sorte que j'ai la mine de ne m'en aller que dimanche à la messe de Livry, Sévigné, 21 août 1676. La fausse gloire ne le tentait pas, Bossuet, Louis de Bourbon. Combien le trône tente un cœur ambitieux ! Racine, Bajaz. V, 4. Pour fixer de certaines gens, il est bien aussi sûr de les tenter que de leur plaire, Marivaux, Marianne, 2e part. Espérant tenter les gens par le bon marché, en me mettant à leur discrétion, Rousseau, Conf. II.

    Tenter de, avec un substantif. Les millions ne me pouvaient tenter d'une mésalliance, ni la mode, ni mes besoins me résoudre à m'y ployer, Saint-Simon, 15, 167.

    Tenter de, avec un infinitif. Quand j'irai en province, je vous tenterai de revenir avec moi et chez moi, Sévigné, à Mme de Grignan, 21 juin 1671.

    Se laisser tenter, céder. Vous m'avez trop écrit, ma très chère ; vous vous laissez tenter à l'envie de causer, Sévigné, 2 fév. 1680.

  • 9Inspirer des désirs amoureux. Le cœur se gagne, on tente, on est tentée, Voltaire, Prude, II, 6.

    Sa peau ne me tente guère, sa personne ne me plaît pas, ne me touche pas le cœur. Et je vous verrais nu du haut jusques en bas, Que toute votre peau ne me tenterait pas, Molière, Tart. III, 2.

  • 10 Terme d'escrime. Faire un tentement.

HISTORIQUE

XIIIe s. Esprueve mei, Diex, si me tante, Psaumes en vers, dans Liber psalm. p. 277. Et quant li archevesque le sot, si le fist tempter en moult de manieres, par quoi il relaissast çou [ce] qu'il avoit entrepris, Chr. de Rains, 243. Mes toutevois sunt il tenté D'user de franche volenté, la Rose, 14298.

XIVe s. Ils temptoient secretement les courages des nobles jouvenceaux, par quelle maniere les royauls peussent estre receuz dedens la ville, Bercheure, f° 28, verso. Or convient il tempter à declarer ceste chose plus plenement, Oresme, Éth. VIII, 14. Pource que il a peu veu d'experience, et si est plus tempté des desirs corporels, Oresme, ib. IV. Orgueil, ire et desdaing l'allerent si tenter, Que par despit li dit : faites ci amener Bertran du Guesclin ; je m'i veil acorder, Guesclin. 13421.

XVe s. Adonc va leurs playes tenter [sonder]. comme celle quibien s'en sçavoit ayder, Perceforest, t. I, f° 41.

XVIe s. Non que le vol de ma plume animée Soit pour tenter un vol icarien, Du Bellay, J. V, 34, recto. Les bons escripts me tentent et remuent quasi où ils veulent, Montaigne, II, 329. Si d'adventure tu te rends et es las de plus tenter la fortune, Amyot, Cor. 35. Pour avoir failly le chemin, et n'avoir pas Lien tenté le guay en traversant le fleuve de Lycus, Amyot, Démétr. 66. Il fut si outrecuidé, ou, pour mieux dire, si tenté du vin, ainsy qu'il le confessa, Brantôme, Cap. franç. t. III, p. 69.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

1. TENTER. - HIST. Ajoutez : XIIe s. Et maintenant un mire acourt, Qui moult bien sa plaie regarde ; Tantée l'a, dist : n'aiés garde, Biaus sire, vous garirez bien, Perceval le Gallois, V. 36108.
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Tenter : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

TENTER, v. act. (Gram.) ce verbe outre sa signification prise dans l’Ecriture, & dont nous avons déja parlé, a d’autres sens fort bons & fort communs ; on tente un valet pour le débaucher du service de son maître ; on tente un officier, un ministre pour le retirer des intérêts de son prince. Tenter dans ce sens, c’est faire à quelqu’un des propositions capables de corrompre sa fidélité. Quelques-uns disent aussi, tenter une personne, pour dire, sonder une personne : hypocrites pourquoi me tentez-vous ? Mais je pense que sonder seroit ici beaucoup meilleur. On dit fort bien tenter Dieu ; mais c’est dans une autre signification ; ceux-là tentent Dieu, qui attendent tout de sa providence, ou qui se jettant dans des dangers manifestes, esperent que Dieu fera des miracles pour les délivrer du péril. Tenter se prend encore pour hasarder, risquer ; tenter la fortune du combat.

Avant l’aurore éveiller des chanoines,
Qui jamais l’entreprit ! Qui l’oseroit tenter ?
Est-ce un projet, ô ciel ! qu’on puisse exécuter ?

Despréaux.

Il veut dire quelquefois essayer ; tenter tous les moyens de rentrer en grace ; il se dit aussi pour exciter, émouvoir :

Fui, traître, ne viens point braver ici ma haine,
Et tenter un courroux que je retiens à peine.

Racine, dans Phedre.


(D. J.)

Tenter, (Critique sacrée.) ce verbe signifie communément éprouver, dans l’Ecriture. Ainsi quand elle dit que Dieu tente les hommes, cela ne veut pas dire que Dieu cherche à les séduire pour les faire tomber dans le péché, mais cela signifie qu’il éprouve leur vertu, soit par des commandemens plus ou moins pénibles, soit par des traverses attachées à l’humanité. Tenter Dieu, dans l’ancien Testament, c’est vouloir éprouver follement sa toute-puissance ; c’est s’exposer à des dangers dont on ne peut sortir sans un effet miraculeux de son secours. Vous ne tenterez point le Seigneur, Deut. vj. 18. Voici une réponse de la Pythie qui se trouve dans Hérodote, tenter Dieu & le faire, c’est la même chose ; τὸ πειρηθῆναι τοῦ Θεοῦ, καὶ τὸ ποιῆσαι, ἴσον δύναται, lib. VI. num. 86. page 360. (D. J.)

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Étymologie de « tenter »

Étymologie de tenter - Littré

Wallon, temmté, tourmenter ; provenç. temptar ; espagn. tentar ; ital. tentare ; du lat. tentare. On a cru que tentare était un fréquentatif de tenere ; mais, d'après les dernières recherches des érudits, il paraît que la forme certifiée par les manuscrits et les inscriptions est temptare, ce qui exclut soit tenere, soit tendere. Cependant Corssen, Auspr. I, 123, 2e édit. maintient tentare, regardant temptare comme une très ancienne faute d'orthographe.

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Phonétique du mot « tenter »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
tenter tɑ̃te play_arrow

Conjugaison du verbe « tenter »

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Citations contenant le mot « tenter »

  • Le conseil de surveillance a notamment le droit de fouiller dans les comptes - précisément, il a le droit d’accéder aux mêmes documents que les commissaires aux comptes. Il pourrait donc tenter d’y voir plus clair sur les millions que verse chaque année le groupe Lagardère à LCM. Un sujet sur lequel Arnaud Lagardère ne veut pas faire la lumière, refusant obstinément de publier les comptes de LCM, bien que la justice lui ait ordonné de le faire. Capital.fr, Vincent Bolloré va-t-il tenter un putsch chez Lagardère ? - Capital.fr
  • Pour tenter de dissiper les tensions, le chef de l'État a annoncé une «dissolution de fait» de la Cour constitutionnelle. Inquiets des risques de chaos au Mali, les dirigeants de la Communauté des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a adopté lundi dernier un plan de sortie de crise prévoyant notamment une «recomposition rapide» de la Cour constitutionnelle, afin que les nouveaux hauts magistrats règlent ce contentieux électoral. Le Figaro.fr, Crise au Mali: nominations à la Cour constitutionnelle, pour tenter d'apaiser la crise
  • Peut-être que la seule chose que l’on puisse faire, c’est tenter de finir avec les bons regrets. De Arthur Miller
  • Il ne faut pas tenter de couler le capital : il est insubmersible ; il faut l'arraisonner. De Gilbert Cesbron / Mourir étonné
  • Il ne faut pas tenter les saints, à plus forte raison ceux qui ne le sont pas. De Proverbe italien
  • La vie est un défi à relever, un bonheur à mériter, une aventure à tenter. De Mère Teresa / Poèmes d'une vie
  • S’engager, c’est d’abord tenter de s’adresser aux autres. De Patrick Poivre d'Arvor / Aimer, c’est agir
  • Le bonheur, c’est pour vivre, le malheur, pour tenter de faire oeuvre d’art. De Nadine Trintignant / Elle - Avril 2001
  • Attendre sa chance est vain, la tenter ne suffit pas, il faut la forcer ! De Paul Carvel / Mots de tête
  • Un homme qui hésite, c'est un homme qu'on peut tenter. De Lionel Groulx / L'Appel de la race
  • Tu n’échoues jamais complètement jusqu’à ce que tu cesses de tenter ta chance. De Mike Ditka
  • Ce que l’amour peut faire, l’amour ose le tenter. De William Shakespeare / Roméo et Juliette
  • La beauté du cinéma, c'est de pouvoir tenter quelque chose de différent. De Clint Eastwood
  • C'est tenter Dieu que d'aimer la douleur. De Alfred de Musset / Stances à la Malibran
  • Même avec Dieu, il ne faut pas tenter le Diable ! De Raymond Devos / La chute ascensionnelle
  • Dieu vous ordonne-t-il de tenter l'impossible ? De Jean Racine / Athalie

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Traductions du mot « tenter »

Langue Traduction
Corse pruvà
Basque saiatu
Japonais 試す
Russe пытаться
Portugais experimentar
Arabe محاولة
Chinois 尝试
Allemand versuchen
Italien provare
Espagnol tratar
Anglais try
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Synonymes de « tenter »

Source : synonymes de tenter sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « tenter »


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