La langue française

Tenté

Sommaire

  • Définitions du mot tenté
  • Phonétique de « tenté »
  • Citations contenant le mot « tenté »
  • Images d'illustration du mot « tenté »
  • Traductions du mot « tenté »
  • Synonymes de « tenté »

Définitions du mot tenté

Trésor de la Langue Française informatisé

TENTE1, subst. fém.

A. −
1. Abri portatif, fait généralement d'une toile tendue sur des supports, utilisée par d'anciens peuples et des populations nomades, plus spécialement des tribus du désert, dont la forme et la matière varient selon les époques et les ethnies. Tente de cuir, d'écorce, de feutre, de poil de chameau; tente d'indien; tente des bédouins, des esquimaux, des hébreux, des nomades; tente algérienne, arabe, mongole. Ces Tartares, dont quelques-uns habitaient des tentes de peaux de brebis au pied de la grande muraille de la Chine (Chateaubr., Mém., t. 2, 1848, p. 535).On a peine à concevoir un art des peuples nomades, allant devant eux dans la steppe à l'aventure, ne se fixant jamais où ils s'arrêtent pour camper, vivant sous la tente de peau qui se roule et se transporte (Faure, Espr. formes, 1927, p. 88).
P. méton. Ensemble des peuplades vivant en campement sous les tentes et appartenant à la même tribu; grande famille. On me dit que c'est un fils de grande tente des environs de Boghar (Fromentin, Été Sahara, 1857, p. 94).Les Kirghis se divisent en trois hordes (...) et comptent environ quatre cent mille « tentes », soit deux millions d'âmes (Verne, M. Strogoff, t. 1, 1876, p. 31).
HIST. JUIVE. Tente du témoignage. ,,Le sanctuaire portatif du désert, contenant l'arche d'alliance`` (Léon 1975). RELIG. JUIVE. Fête des Tentes. Synon. de fête des tabernacles (v. tabernacle A 2).
2.
a) Logement provisoire, richement orné et destiné à abriter de grands personnages, dans le cadre d'une entrevue, d'un traité, etc. Tente d'apparat, du roi, du prince, du sultan; tente royale. Des pavillons avaient été tendus d'un côté pour le roi de France, de l'autre pour le roi d'Angleterre; au milieu était une tente pour l'entrevue (Barante, Hist. ducs Bourg., t. 4, 1821-24, p. 225).
b) Abri de toile pouvant accueillir un grand nombre de personnes pour des achats, des fêtes, des repas ou des spectacles divers. Le jour de la distribution des prix (...) la tente de coutil, l'affluence des parents, l'estrade ornée de drapeaux, tout cela m'inspirait l'émotion (A. France, Livre ami, 1885, p. 141).Autour des innombrables étalages, des tentes, des boutiques volantes marquées de leurs enseignes, stationne ou circule une foule qui s'affaire ou qui flâne (Faral, Vie temps st Louis, 1942, p. 67).
Tente (de cirque). Synon. de chapiteau.Les étoiles scintillent au ciel comme le nickel des trapèzes au haut d'une tente de cirque (Morand, New-York, 1930, p. 257).Le petit cirque régional qui parcourt un coin de province avec son modeste chapiteau à un mât, jusqu'aux grandes tentes européennes ou américaines à pistes multiples et à construction compliquée, qui sont de véritables villes roulantes (Arts et litt., 1935, p. 76-16).
c) ARM. Abri de toile provisoire et portatif, qui permet aux soldats en campagne d'être momentanément hébergés au cours de leurs déplacements. Synon. guitoune (arg.), pavillon (hist.).En moins d'un quart d'heure, le camp fut levé, les tentes pliées, rattachées sur les sacs, les faisceaux défaits (...). C'étaient de graves raisons qui venaient de décider le général Douay à une retraite immédiate (Zola, Débâcle, 1892, p. 26):
... les ouvriers, les gardes de police et du camp, les capitaines, les vivandiers, reçurent chacun leur tente en bonne toile, garnie de mâts, de traverses et de piquets; les lieutenants logeaient deux à deux dans une tente. Chaque tente de seize hommes eut deux marmites, deux gamelles, deux grands bidons... Erckm.-Chatr., Hist. paysan, t. 2, 1870, p. 49.
Toile de tente. Partie d'une tente, qui entre dans l'équipement individuel du militaire et qui, jointe à plusieurs autres, constitue une tente, pour trois ou quatre hommes. Les autres veilleurs enveloppés de toiles de tente humides et coulantes, avec leurs zébrures et leurs plaquages de boue (Barbusse, Feu, 1916, p. 251).
Loc. verb.
Établir, planter sa (ses) tente(s). Établir un campement. Au fig. Établir, planter sa (ses) tente(s). S'installer d'une manière durable (dans un endroit, dans la vie). Il n'a tenu qu'à peu de choses qu'il ne fixât à Liège sa destinée et qu'il n'y plantât sa tente, au moins pour quelques années (Sainte-Beuve, Nouv. lundis, t. 13, 1868, p. 34).
Lever sa (ses) tente(s). Démonter un camp, quitter la place. À dater de ce jour, il ne fut plus question de traité avec les Anglais, et les tentes furent levées (Barante, Hist. ducs Bourg., t. 4, 1821-24, p. 233).P. anal. Lever sa (ses) tente(s). Quitter un lieu pour un autre. Je résolus donc de lever mes tentes; je laissai mon frère et mes sœurs à Paris et m'acheminai vers la Bretagne (Chateaubr., Mém., t. 1, 1848, p. 241).
Se retirer sous sa tente (au fig.). [P. allus. à un passage de l'Iliade où Achille, irrité par Agamemnon, se retire sous sa tente et abandonne la cause des Grecs] Capituler, renoncer à un projet ou à sa poursuite. Dépité de se voir méconnu (...) il se retira définitivement sous sa tente, d'où sa femme n'essaya pas de le faire sortir (Feuillet, Paris., 1881, pp. 31-32).
d) CAMPING. Abri de toile généralement imperméable, soutenu par une armature, comprenant une ou plusieurs pièces, quelquefois un auvent et une abside, et qui permet de camper à l'endroit désiré. Nous campons près d'une rivière. Il est une heure, je voudrais bien manger, prendre un peu de lait, de café. Nous ne sommes pas au restaurant! Il fait chaud sous la tente (Barrès, Cahiers, t. 11, 1914, p. 5).Nous en avions fait le tour à pied [de la Sicile], mon précepteur et moi, poussant Vert-de-Gris devant nous, un âne qui portait notre tente et nos impedimenta de campeurs (Cendrars, Bourlinguer, 1948, p. 135).
SYNT. Tente de camping, de randonnée; tente carrée, démontable, légère; grande, large, lourde, petite tente; auvent, mât, pieu, piquet, porte, rideau, tapis, toile de tente; camper, coucher, dormir, manger, vivre sous la tente; démonter, dresser, déployer, installer, monter, planter, plier sa tente; tente à armature, à double toit.
Tente canadienne. Tente légère à deux pans, avec ou sans abside. On observe, à la fin de ce troisième quart du XXesiècle une recrudescence de demandes pour la tente canadienne (L. Montange, Le Camping, Paris, P.U.F., 1975, p. 60).Tente familiale. Tente à armature comprenant plusieurs pièces (chambres, salle de séjour, cuisine, etc.). La tente familiale destinée au camping est, dans la quasi-totalité des cas, une tente à armature (L. Montange, Le Camping, Paris, P.U.F., 1975, p. 75).
Tente marquise. Grande tente pourvue d'une avancée formant auvent. V. marquise II C 1 ex.
Tente intérieure. Toile de tente constituant la partie intérieure d'une tente à double toit. Il existe des tentes intérieures (...) dont le tissu coton est tellement tissé « lâche » que l'imperméabilisation est totalement nulle (Au Vieux Campeur, été 1981, no1, p. 249).
3. P. anal.
a) Abri naturel ou construit en éléments naturels dont la forme évoque celle d'une tente. On leur fit une tente avec des feuillages, et tous donnèrent leurs habits pour empêcher les effets de l'humidité (Balzac, Annette, t. 4, 1824, p. 150).Ses eaux [de la Grande-Rivière] étaient cachées par des guirlandes de lianes, qui (...) mariaient leurs jets d'une rive à l'autre, et (...) formaient sur le fleuve de larges tentes de verdure (Hugo, Bug-Jargal, 1826, p. 96).
P. métaph. Sostrate Gnidien regardait les étoiles. De la tente des cieux dorant les larges toiles, Elles resplendissaient dans le nocturne azur (Hugo, Légende, t. 4, 1877, p. 515).
b) Spécialement
BOT. Tente (d'isolement). Abri de protection contre le gel établi en enveloppant les plantes dans de la toile ou un autre isolant fixé sur une armature jusqu'à leur floraison. Mise des racines de premiers choix sous les tentes d'isolement (Rouberty, Sucr., 1922, p. 26).Au pied de la plante, construisez une ossature de tente avec des piquets de bois (...) Tapissez cette ossature de fougères (Femme actuelle, 1er-7 juin 1987, p. 47, col. 3).
MÉD. Tente à oxygène. ,,Dispositif étanche constamment alimenté d'oxygène (parfois de carbogène) et à l'intérieur duquel on place un malade soumis à l'oxygénothérapie`` (Méd. Biol. t. 3 1972).
TECHN. SPATIALES. Tente à flot laminaire. ,,Enceinte mobile dans laquelle les conditions de propreté requises sont assurées par un écoulement d'air laminaire destiné à éliminer les poussières`` (Sc. Techn. spat. 1978).
4.
a) Vieilli
Toile tendue au-dessus d'une boutique, d'un café pour protéger les vitrines ou ombrager les terrasses. Parfois un vent tiède, qui soufflait de la rivière, agitait mollement la bordure des tentes en coutil suspendues à la porte des estaminets (Flaub., MmeBovary, t. 2, 1857, p. 64).Au-dessus de ce champ de foire (...) les buvettes haussaient leurs tentes de toile grise, que les coups de soleil blanchissaient (Zola, Nana, 1880, p. 1381).
Dais d'un baldaquin, rideaux disposés au-dessus d'un lit. Tente de lit. Des lés de calicot formaient tente au-dessus du lit (Adam, Enf. Aust., 1902, p. 445).
b) MAR. Tente (de nage, de protection). Toile tendue au-dessus du pont de certaines embarcations pour protéger du soleil. Le soleil tape d'aplomb sur la tente de notre pont. Le Nil est plat comme un fleuve d'acier (Flaub., Corresp., 1850, p. 168).Un canot couvert d'une tente et monté par quatre femmes descendait lentement le courant (Maupass., Contes et nouv., t. 1, Femme de Paul, 1881, p. 1219).
B. − ANAT. [N. donné à un certain nombre de pièces anatomiques qui en prolongent d'autres ou s'intercalent entre deux pièces voisines] Tente de l'hypophyse, du nerf optique; tente pituitaire. La tente du bulbe olfactifc'est un petit repli (...) surplombant la gouttière olfactive (G. Gérard, Anat. hum., 1912, p. 377).
Tente du cervelet. Prolongement de la dure-mère séparant la face supérieure du cervelet des lobes occipitaux qui reposent sur elle. La tente du cervelet (...) provient de la dure-mère au devant des deux branches de la croix occipitale, et se porte vers les apophyses clinoïdes postérieures (Cuvier, Anat. comp., t. 2, 1805, p. 177).
REM. 1.
Tente-, élém. de compos.[Les mots constr. désignent] a) [un type ou un modèle de tente] α)
Tente-cercueil, subst. fém.Les tentes sont minuscules. Nous les appelons des tentes-cercueils. On y pénètre en rampant (...). Elles tiennent dans le fond d'un sac! (M. Herzog, Annapurna. Premier 8000, p. 71 ds Quem. DDL t. 27).
β)
Tente-marabout, subst. fém.Grande tente rectangulaire à deux mâts. La tente-marabout où sont installées des douches de campagne (L'Express, 19 avr. 1965ds Gilb. 1980).
b) [l'usage auquel une tente est destinée]
Tente-abri, subst. fém.,synon. (supra A 2 c, A 3 b bot. et A 4 b).Une tente-abri d'un nouveau modèle, se montant et se démontant à la minute (A. Daudet,Tartarin de T.,1872,p. 44).
2.
Tentelette, subst. fém.,rare. Petite tente. Sous des mimosas, les dromadaires couchés ruminaient à côté des tentelettes où dorment leurs chameliers (Du Camp, Nil, 1854, p. 58).
3.
Tenter, verbe trans.a) Recouvrir d'une tente (supra A 4 b). Les pêcheurs couchent presque toujours dans leurs chaloupes après les avoir tentées (J.O., 15 oct. 1869, p. 1349, col. 1 ds Lar. 19e).b) Empl. pronom., région. (Canada). Dresser sa tente, camper. Et vous remonterez par icitte? Pas sûr (...) S'il faut, on se tentera une nuit (Genevoix, Laframboise, 1942, p. 35).
Prononc. et Orth.: [tɑ ̃:t]. Homon. tante et forme de tenter. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. A. 1. a) Ca 1160 « abri portatif » (Eneas, 916 ds T.-L.); fig. 1818 la tente du ciel (Maine de Biran, Journal, p. 120); b) 1831 planter sa tente « établir les fondements de quelque chose » (Lamennais ds L'Avenir, p. 133: complice du pouvoir qui avoit planté sa tente sur les derniers débris de la liberté chrétienne); c) 1846 dresser sa tente « habiter » (Balzac, Cous. Bette, p. 150); 2. fin xives. « ensemble de tapisseries d'ornement » (Chartes confisquées aux bonnes villes du pays de Liège, éd. J. Haust d'apr. FEW t. 13, p. 195b); 3. 1622 « toile tendue sur une partie d'un navire » (J. Hobier, Constr. d'une gallaire ds Jal1); 4. 1838 « banne protégeant la devanture des magasins » (Stendhal, L. Leuwen, t. 1, p. 286). B. 1805 anat. (Cuvier, loc. cit.). Du lat. pop. *tenta, part. fém. subst. de tendere « tendre », ou de *tendita, fém. d'un part. *tenditus, de tendere (cf. a. prov., ital. tenda, esp. tienda). Fréq. abs. littér.: 1 700. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 2 531, b) 3 215; xxes.: a) 2 318, b) 1 961. Bbg. Chautard Vie étrange Argot 1931, p. 553. − Hasselrot 20es. 1972, p. 8 (s.v. tentelette). − Quem. DDL t. 27 (comp.).

TENTE2, subst. fém.

A. − CHASSE. Action de tendre un filet ou des pièges ou collets pour attraper le gibier; engin(s) ainsi tendu(s). Faire des tentes. C'était une fameuse « tente » qu'il laissait derrière lui, au bois de la Sauvagère! Pas une passée, pas une touffe qui ne dissimulât son piège (Genevoix, Raboliot, 1925, p. 101).
B. − PÊCHE. Action de tendre un filet; p. méton., filet en nappe ainsi tendu ou retenue d'eau faite de menus branchages et dans laquelle on a ménagé un petit passage, conduisant à une nasse destinée à capturer les poissons. (Dict. xxes.).
Prononc.: [tɑ ̃:t]. Homon. tante et forme de tenter. Étymol. et Hist. 1. a) 1271 « action de tendre un filet pour prendre des animaux » (Charte, Moreau 196, fo132 ro, Richel. ds Gdf.); b) 1827 tentes a la basse eau « manière de tendre les filets quand la mer est basse » (Baudr. Pêches); 2. a) 1377 « filet pour prendre des oiseaux » (Gace de La Buigne, Roman des Deduis, éd. Å. Blomqvist, 9015); b) 1765 « filet que l'on tend avec des pieux pour attraper les poissons » (Encyclop. t. 16). Déverbal de tendre1*.

TENTE3, subst. fém.

CHIR., vieilli. Petit tampon cylindrique de charpie, imbibé de produits antiseptiques que l'on introduisait dans les plaies et les ulcères profonds pour combattre l'infection et aider à la cicatrisation. L'ouverture de la plaie se resserre; une petite tente, enfoncée de quelques lignes, est mollement placée dans son orifice, afin d'obtenir que la cicatrisation s'opère de dedans en dehors (Bretonneau, Inflamm. tissu muqueux, 1826, p. 322).
Prononc. et Orth.: [tɑ ̃:t]. Homon. tante et forme de tenter. Att. ds Ac. 1694-1878. Étymol. et Hist. 1170 méd. tante (Chrétien de Troyes, Erec et Enide, éd. M. Roques, 5159). Déverbal de tenter* « sonder une plaie » (ca 1175, Roman de Renart, br. 14, 14637, éd. M. Roques, p. 50).

TENTER, verbe trans.

I. − Qqn tente qqn.[Dans un cont. relig. ou moral]
A. −
1. [Le suj. désigne Dieu] Mettre à l'épreuve. Synon. éprouver.Dieu avait bien tenté Abraham! (Flaub., Tentation, 1849, p. 364).Dieu, qui ne tente personne au delà de ses forces, peut mettre tout à coup n'importe quel chrétien en demeure d'agir héroïquement (Maritain, Primauté spirit., 1927, p. 79).
[P. méton.; le compl. désigne une faculté hum. liée à la foi relig.] Tenter la foi, la fidélité de qqn. Ma raison est appelée à honorer Dieu comme tout le reste de mon être (...) Et c'est ma raison que Dieu tente; c'est sa façon de lui parler. Si elle n'était plus tentée, il semblerait pour elle que Dieu se taise; dans l'horreur de l'inaction elle s'ingénierait à se tenter elle-même (Gide, Journal, 1894, p. 54).
Empl. pronom. réfl. V. supra ex. de Gide.
2. [Le suj. désigne un être hum.]
a) Tenter Dieu
[Dans un cont. théol.] Exiger de Dieu des miracles, des preuves de sa toute-puissance, pour sa satisfaction personnelle. Le diable le prend [Jésus] avec lui (...) et le plaça sur le pinacle du Temple et lui dit: « Si tu es fils de Dieu, jette-toi en bas (...) » Jésus lui dit: « Il est encore écrit: Tu ne tenteras pas le Seigneur, ton Dieu » (La Bible de Jérusalem, Matth., IV, 7, Paris, éd. du Cerf, 1974, p. 1419).
Littéraire
Entreprendre une action périlleuse se situant au delà des forces humaines. Voilà à quoi on s'expose lorsqu'étant heureux on veut changer de place. On tente Dieu en allant chercher des périls, en courant au devant des maux que Dieu vous aurait épargnés si vous étiez resté au foyer domestique (Chênedollé, Journal, 1832, p. 147).Christophe Colomb I: Et que disent les commandants et les anciens? Le Délégué: Ils disent qu'il ne faut pas tenter Dieu. Ils disent qu'il faut revenir. (...) Christophe Colomb I: Depuis hier, la boussole s'est affolée, elle tourne comme un toton, il n'y a plus de Nord pour elle (Claudel, Chr. Colomb, 1929, 1repart., p. 1167).
S'exposer à la punition divine en accomplissant des actions mauvaises. [Le Général Quesnel] répond qu'il est royaliste: alors chacun se regarde; on lui fait faire serment, il le fait, mais de si mauvaise grâce vraiment, que c'était tenter Dieu que de jurer ainsi (Dumas père, Monte-Cristo, t. 1, 1846, p. 132).N'employez pas ce mot, je vous en conjure, mon ami, s'écria le prélat qui rougit, vous frisez le sacrilège, vous tentez Dieu (Arnoux, Juif Errant, 1931, p. 120).
b) Tenter le diable. Courir des risques en se mettant dans une situation dangereuse. Supposons alors qu'Irène est un expérimentateur intrépide que la chance d'une explosion même n'intimiderait pas (...). Mon cher Henri, ce que les uns appellent un goût ingénu de l'expérience, d'autres l'ont appelé parfois, « tenter le diable » (Gracq, Beau tén., 1945, p. 90).
c) Par personnification. [Le compl. désigne une force surnaturelle ou métaphys.] Tenter la destinée, le hasard, la providence, la mort, le sort. Les défier en entreprenant des actions périlleuses. Je vous en supplie, mon ami, ne tentez pas la destinée. Vous allez et venez continuellement, comme si cette proclamation de mort n'existait pas contre vous (Musset, Lorenzaccio, 1834, v, 7, p. 268).
B. − Entraîner au mal, au péché.
1. [Le suj. désigne Satan]
a) THÉOL. [Le compl. désigne Jésus] Alors Jésus fut emmené au désert par l'Esprit, pour être tenté par le diable (La Bible de Jérusalem,Matth., IV, 7, Paris, éd. du Cerf, 1974, p. 1418).
b) [Le compl. désigne un être hum.] Long lézard sans pattes (...) le serpent étant un animal tout à fait inconnu en Polynésie, la métis qui avait éduqué Rarahu, pour lui expliquer sous quelle forme le diable avait tenté la première femme, avait eu recours à cette périphrase (Loti, Mariage, 1882, p. 69).Mon confesseur (...) avait coutume de me préconiser, lorsque le diable me tenterait, la prière (Verlaine, Œuvres compl., t. 5, Confess., 1895, p. 73).
Vieilli. Tenter de + subst.Un solitaire « à qui on avait apporté dès le point du jour une grappe de raisin, ne vit pas plutôt partir celui qui la lui avait donnée, qu'il la dévora tout d'un coup avec une extrême avidité, mais qui n'était qu'apparente, affectant par là de passer pour intempérant aux yeux des démons » qui trompés sans doute par cette « adresse sainte » cesseraient de le tenter de gourmandise (Bremond, Hist. sent. relig., t. 4, 1920, p. 251).
2. P. anal. [Le suj. désigne une pers. habitée par l'esprit du mal] Pourquoi avez-vous fait cela? Pourquoi êtes-vous venu vous mettre entre nous, séparant le mari de la femme? Est-ce que cela est bien? (...) Pourquoi êtes-vous venu le tenter dans sa faiblesse et dans sa pauvreté (Claudel, Échange, 1894, iii, p. 714):
1. Que se passa-t-il alors entre cette femme, en l'âme de qui subsistait un dernier sentiment de pudeur, et cet homme à l'infernal génie, qui semblait être la vivante incarnation du mal? Par quels arguments irrésistibles, par quelles promesses vertigineuses Satan parvint-il à tenter cette fille d'Ève? Nul ne le sut jamais. Ponson du Terr., Rocambole, t. 1, 1859, p. 162.
C. − P. ext. Attirer, en proposant des conditions séduisantes. Synon. allécher.Par bonheur, les coalisés hésitèrent. Louis XI profita de ce moment d'hésitation pour tenter les princes. Places fortes, provinces, argent: il leur offrit beaucoup (Bainville, Hist. Fr., t. 1, 1924, p. 129).Camille, comme la plupart des esprits paresseux et sensuels, ne recherche pas l'argent mais si on lui en met sous le nez, il le prend, (...). Il fallait donc tenter Camille, en lui ménageant des emprunts (Drieu La Roch., Rêv. bourg., 1937, p. 197).
Tenter qqn à + inf.Inciter, pousser. Toutefois elle l'entoura de soins, cherchant à le tenter à prendre un peu de nourriture (Guèvremont, Survenant, 1945, p. 116).
II. − Qqc. tente qqn
A. − Éveiller le désir, l'envie de. Les richesses, le luxe, l'ambition, l'aventure, les voyages, le théâtre, cette profession, ce bijou, cette maison, cette voiture, ce vêtement me tentent. Plutôt que de conserver d'importantes liquidités qui pourraient tenter les malfaiteurs, les banques préfèrent demeurer largement créditrices auprès de cette institution (Baudhuin, Crédit et banque, 1945, p. 170):
2. ... j'aperçus chez un marchand d'antiquités un meuble italien du xviiesiècle. Il était fort beau, fort rare (...). Puis je passai (...) Je m'arrêtai de nouveau devant le magasin pour le revoir, et je sentis qu'il me tentait. Quelle singulière chose que la tentation! On regarde un objet et, peu à peu, il vous séduit, vous trouble, vous envahit comme ferait un visage de femme. Maupass., Contes et nouv., t. 2, Chevelure, 1884, p. 937.
Vieilli. Tenter qqn à + inf.Que ferai-je maintenant dans les soirées de cet automne? Ce 4 octobre 1811, anniversaire de ma fête et de mon entrée à Jérusalem, me tente à commencer l'histoire de ma vie (Chateaubr., Mém., t. 1, 1848, p. 15).[En empl. impers. suivi d'un inf.] Il vous tente d'être indulgent à l'objet de tant de cris, de haine (Verlaine, Œuvres compl., t. 4, Mém. veuf, 1886, p. 259).
[Avec un sens passif] Se laisser tenter. Se laisser gagner par le désir, succomber. Il avait mis les siennes [ses économies] dans son grenier. Un voisin, (...) se laissa tenter, grimpa la nuit par les toits, pénétra par une lucarne et s'empara du trésor de M. l'abbé (Sand, Hist. vie, t. 2, 1855, p. 356).Je lui fis espérer des plaisirs raffinés, à Naples (...) et il se laissa tenter (Maupass., Contes et nouv., t. 1, Sœurs R., 1884, p. 1256).
Se laisser tenter par + subst.Ne pas trop se laisser tenter par les modèles spéciaux [de lessiveuse] (...) car tout cela est inutilement compliqué et cher (Lar. mén.1926, p. 193).
Se laisser tenter à + inf. (vieilli).Il ne me souciait pas de rester à Marseille ou à Lyon. Je me suis laissé tenter à rentrer dans cette Italie qui est à un jour d'ici (Ampère, Corresp., 1834, p. 66).
[Le compl. désigne un penchant, un défaut] Éveiller, exciter, séduire. Je n'ai trouvé qu'au prix de toutes les offres qui peuvent tenter l'avarice, quelques hommes, quelques prêtres, qui voulussent accompagner ce convoi (Latouche, L'Héritier, Lettres amans, 1821, p. 109).La possession d'un or superflu ne tente pas mon ambition (Nodier, Fée Miettes, 1831, p. 154).
B. − Éveiller, aiguiser les plaisirs des sens. On venait de tirer de la broche un magnifique dindon, beau, bien fait, doré, cuit à point, et dont le fumet aurait tenté un saint (Brillat-Sav., Physiol. goût, 1825, p. 64).Daï-Natha lui était apparue quelques jours auparavant, vêtue à l'européenne et belle à tenter un anachorète (Ponson du Terr., Rocambole, t. 3, 1859, p. 261).
C. − Au passif. Être tenté de + inf.Ressentir le désir, le besoin de. Être tenté de dire, de parler, d'interpréter, de penser (que), de supposer (que). On était en effet tenté de croire que, par le seul jeu de blocus économique sans avoir recours à des actions militaires, il serait possible d'obtenir la victoire (Joffre, Mém., t. 2, 1931, p. 195).Le papier-monnaie peut être émis dans des proportions très variables, suivant les besoins de la vie économique. Cet avantage implique aussi un danger, car on peut être tenté d'émettre trop de billets (Lesourd, Gérard, Hist. écon., 1968, p. 47).
Vieilli. Être tenté de + subst.Ressentir un penchant, une tendance pour. Il arrivera des temps de sécheresse et de peine, où vous serez tentée de découragement (Lamennais, Lettres Cottu, 1818, p. 7).Je n'étais que trop tenté de dégoût vis-à-vis de ma propre personne, et je sais le danger d'un tel sentiment qui finirait par m'enlever tout courage (Bernanos, Journal curé camp., 1936, p. 1244).
III. − Qqn tente qqc.
A. − [Suivi d'un subst.] Entreprendre, avec l'espoir de la réussir, une action qui présente un caractère difficile ou périlleux. Synon. essayer, risquer.Tenter une expérience, une aventure, une affaire, un dernier effort, un projet; tenter l'impossible, le tout pour le tout; il faut tout tenter pour; qui ne tente rien n'a rien (proverbe). Ulrich Gunther (...) et Alphonse Stegmann (...) s'étaient encore égarés en tentant l'escalade de la montagne du Néron (Barrès, Cahiers, t. 10, 1913, p. 90).Les Allemands avaient retiré du front de l'Yser leurs meilleures unités et nous pouvions, dans ces conditions, tenter l'entreprise, même avec des troupes incomplètement réorganisées (Foch, Mém., t. 1, 1929, p. 236).
Tenter qqc. sur qqn.Faire un essai thérapeutique sur quelqu'un. Il faut donc arriver à la prophylaxie de la rage après morsure. Je n'ai rien osé tenter jusqu'ici sur l'homme, malgré ma confiance dans le résultat (Pasteur, Corresp., 1884, p. 438).
Absol. [Les Goncourt] marchent hors rang, courageux et unis, à leurs risques et périls, se tenant par goût aux avant-postes de l'art; ils tentent constamment, ils cherchent sans cesse (Sainte-Beuve, Nouv. lundis, t. 10, 1866, p. 416).
Vieilli. Tenter de + subst.J'ai tenté de tous les moyens et de toutes les explications pour me faire pardonner cette méprise (Maupass., Contes et nouv., t. 1, Fen., 1883, p. 888).
Rare, empl. pronom. à sens passif. Ce don [de critique] devient même du génie lorsqu'au milieu des révolutions du goût, entre les ruines d'un vieux genre qui s'écroule et les innovations qui se tentent, il s'agit de discerner avec netteté (...) ce qui est bon et ce qui vivra (Sainte-Beuve, Chateaubr., t. 2, 1860, p. 116).
En partic. Tenter une carrière, un métier. Lorrain racontait que son père, étant armateur, avait voulu un moment tenter l'élevage des bestiaux (Goncourt, Journal, 1892, p. 268).Le professeur de rhétorique (...) a dit à mes parents que, si j'étais son fils, il me laisserait avec confiance tenter la carrière des lettres (Barrès, Cahiers, t. 14, 1923, p. 272).
Loc. Tenter sa (la) chance, tenter (la) fortune. Entreprendre une action en comptant beaucoup sur la chance pour réussir. Après quelques hésitations, tous résolurent à l'unanimité de tenter la fortune et de courir la chance de la peste, plutôt que de renoncer à voir Jérusalem (Lamart., Voy. Orient, t. 1, 1835, p. 391).Les enfants ne restent plus immuablement attachés au pays de leurs parents, mais s'en vont tenter fortune dans toutes les directions (Durkheim, Divis. trav., 1893, p. 278).J'avais tenté ma chance dans les affaires mais la fortune ne m'a pas souri (Jeux et sports, 1967, p. 444).
B. − Tenter de + inf.Essayer. Il me fallait naturellement reconstituer l'affaire en deux phases (...): la première phase pendant laquelle on avait réellement tenté d'assassiner MlleStangerson, tentative qu'elle avait dissimulée (G. Leroux, Myst. ch. jaune, 1907, p. 143).Pour que cette branche de la linguistique puisse donner son plein enseignement, il est indispensable que l'on en connaisse les méthodes et qu'on les applique avec rigueur. C'est ce que nous avons tenté de montrer au long du présent chapitre (L'Hist. et ses méth., 1961, p. 721).
REM. 1.
Tentatif, -ive, adj.,vx. Qui tente, éveille le désir. Synon. tentant.Qu'y avait-il de plus naturel par exemple et de plus tentatif pour la nature humaine, que de se réserver une portion des provinces conquises par les Sarrazins (J. de Maistre, Pape, 1819, p. 150).Cet autre appétit de luxe qu'on est obligé de solliciter par tout ce que l'art a de plus raffiné et le changement de plus tentatif (Brillat-Sav., Physiol. goût, 1825, p. 222).
2.
Tentement, subst. masc.,escr. Mouvement qui consiste à battre deux fois le fer de l'adversaire. (Dict. xixeet xxes.).
3.
Tenter, verbe intrans.,escr. Faire un tentement (Dict. xixeet xxes.).
Prononc. et Orth.: [tɑ ̃te], (il) tente [tɑ ̃:t]. Homon. tante, tente. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. A. 1. 1remoit. xiies. tempter Deu « demander à Dieu des effets de sa toute puissance, sans nécessité » (Psautier d'Oxford, 77, 21, éd. Fr. Michel, p. 106); 2. a) ca 1125 « solliciter (quelqu'un) à une chose défendue » (Voyage de St Brendan, éd. E. G. R. Waters, 201); b) fin xiies. « mettre à l'épreuve la fidélité de quelqu'un » (en parlant de Dieu) (Herman de Valenciennes, Li Romanz de Dieu et de sa mère, éd. I. Spiele, 1957); ca 1355 « mettre à l'épreuve quelqu'un » (Bersuire, fo28 verso ds Littré); c) ca 1275 « inspirer le désir de faire quelque chose » (Jean de Meun, Roman de la Rose, éd. F. Lecoy, 14067); 1625 tenter qqn de + inf. (J.-P. Camus, Palombe ou la femme honnorable, 191); 3. mil. xiiies. « faire l'essai de quelque chose » (Chevalier au Barisel, éd. F. Lecoy, 763); 1559 tenter la fortune (Amyot, Cor., 35 ds Littré); 4. a) 1316-28 « exciter le désir » (Métamorphoses d'Ovide, IV, 2360, éd. G. De Boer, t. 2, p. 62); b) mil. xves. « chercher à séduire » (Charles d'Orléans, Rondeaux, éd. P. Champion, p. 343); 5. 1550 « essayer de mener à bien quelque chose » (Ronsard, Odes, I, 10, éd. P. Laumonier, t. 1, p. 112); 6. 1623 estre tenté de + inf. « avoir tendance de » (Le Père Garasse, Doctrine Curieuse Beaux Espr., 529). B. 1704 terme d'escr. (Trév.). Du lat. temptare « toucher, tâter; faire l'essai ou l'épreuve de; essayer », écrit parfois tentare, graph. due sans doute à une prononc. pop., d'où la confusion entre les deux verbes temptare et tentare, fréquent. intensif de tendere « tendre ». Fréq. abs. littér.: 6 465. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 8 655, b) 7 596; xxes.: a) 8 947, b) 10 647. Bbg. Gohin 1903, p. 278 (s.v. tentatif). − Quem. DDL t. 27.

Tenter, verbe trans.a) Recouvrir d'une tente (supra A 4 b). Les pêcheurs couchent presque toujours dans leurs chaloupes après les avoir tentées (J.O., 15 oct. 1869, p. 1349, col. 1 ds Lar. 19e).b) Empl. pronom., région. (Canada). Dresser sa tente, camper. Et vous remonterez par icitte? Pas sûr (...) S'il faut, on se tentera une nuit (Genevoix, Laframboise, 1942, p. 35).

Tenter, verbe intrans.,escr. Faire un tentement (Dict. xixeet xxes.).

Wiktionnaire

Forme de verbe

tenté \tɑ̃.te\

  1. Participe passé masculin singulier du verbe tenter.
    • A Flaine, sept immenses arbres (9,20 m), sortis d’une maquette de « L’Hourloupe » — tous blancs avec leurs nombreuses stries noires, liés les uns aux autres (une danse) — s’amusent à concurrencer les sapins du fond, froids et rigides : ils nous disent ce que Dubuffet a tenté et réussi, abêtir ("balourdiser") le réel. — (Jean Dubuffet, les dernières années, exposition, Paris, 20 juin-22 septembre 1991 , Galerie nationale du Jeu de paume, éditions du Jeu de Paume, 1991)
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Littré (1872-1877)

TENTÉ (tan-té, tée) part. passé de tenter 1
  • 1Mis en usage pour faire réussir. Une entreprise tentée infructueusement.
  • 2Sollicité à quelque péché. Femme tentée et femme vaincue, c'est tout un, Marivaux, Arleq. poli par l'amour, sc. 1. Un homme tenté résiste une fois, parce qu'il est fort, et succombe une autre fois, parce qu'il est faible, Rousseau, Conf. IX. Ce qui nous est défendu par la conscience n'est pas d'être tentés, mais de nous laisser vaincre aux tentations, Rousseau, Ém. V.
  • 3Qui éprouve le désir de quelque chose. Ces sollicitations furent bien reçues d'un prince déjà tenté de cette conquête, Voltaire, Charles XII, 1.

    Être tenté, être bien tenté de faire quelque chose, en avoir envie, une extrême envie. Je serais tentée de vous envoyer une grande lettre de Mme de Moussy, Sévigné, 433. Télémaque fut tenté de s'en réjouir, Fénelon, Tél. VII.

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Phonétique du mot « tenté »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
tenté tɑ̃te

Citations contenant le mot « tenté »

  • Son complice a tenté de la revendre. Ils ont été confondus par la vidéoprotection. Lyon Capitale, Lyon : il arrache la chaîne d'un cycliste, son complice tente de la revendre
  • Une récompense de 5000 $ US a été offerte pour retrouver une personne qui aurait tenté de faire exploser une bernache dans la région de New York. TVA Nouvelles, 5000$ pour retrouver un malfaiteur qui a tenté de faire exploser une bernache | TVA Nouvelles
  • Le service préfectoral de la police judiciaire de la ville de Marrakech a ouvert, dimanche matin, une enquête préliminaire au sujet d'une femme âgée de 37 ans, qui a tenté de s'immoler par le feu à l'intérieur de la salle d'accueil de l'aéroport de Marrakech-Menara. , En retard pour son vol, une femme tente de s'immoler par le feu à l'aéroport de Marrakech-Menara
  • Tandis qu’un automobiliste a refusé d’obtempérer à un contrôle routier à Toulouse et lors d’une course-poursuite a tenté de renverser un policier, ce dernier a été contraint de tirer contre le fuyard, fait savoir la Dépêche du Midi. , Un automobiliste tente de renverser un policier qui répond avec son arme à Toulouse - Sputnik France
  • Après avoir été hospitalisée plusieurs jours, la quadragénaire a été mise en examen pour tentative d’assassinat aggravé et placée en détention provisoire le 11 décembre. Depuis, le petit garçon a été confié à son papa, âgé de 44 ans. Presque huit mois derrière les barreaux, au grand dam de ses avocats qui ont sollicité la remise en liberté de leur cliente, ce mardi matin, devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Toulouse. Pour l’avocat général, Bernard Lavigne, aucun doute : « Elle a réellement tenté d’emporter son propre fils dans la mort. » Et elle doit donc rester en prison le temps de l’instruction. Pour Mes Ravyn Issa et Apollinaire Legros-Gimbert, la lecture de ce dossier « bouleversant » est plus compliquée. En atteste l’expertise psychiatrique, qui a conclu à une altération du discernement en raison d’un « raptus anxieux », soit une violente crise comportementale accompagnée de perte du contrôle de soi, consécutive à l’annonce de la rupture. « C’est un diagnostic très singulier qui montre à quel point elle a été soumise à une impulsion soudaine et irrésistible alors qu’elle souffrait déjà d’une estime de soi défaillante. Ce jour-là, elle n’était ni elle, ni une autre ! On nous explique qu’il y a encore un risque suicidaire, comme si la garder en prison la protégerait. Mais elle n’a jamais commis une seule tentative depuis qu’elle a été incarcérée et sa remise en liberté n’aurait aucune incidence sur l’instruction », estiment Mes Issa et Legros-Gimbert. La décision sera rendue ce vendredi. En larmes dans son t-shirt rose fluo, l’accusée rappelle à quel point son fils lui manque. « Je regrette profondément de lui avoir fait du mal. Bien sûr que je ne recommencerai jamais. Je l’aime très, très fort. Je ne veux qu’une chose : le revoir. » ladepeche.fr, Haute-Garonne : son compagnon la quitte, elle tente de se suicider en fonçant sur un arbre avec leur fils à bord - ladepeche.fr
  • Le voleur récidiviste a tenté de quitter le supermarché avec trois consoles volées. La Voix du Nord, Flers-en-Escrebieux : il tente de voler des consoles de jeux pour s’acquitter de sa dette
  • Il l’avait rouée de coups et tenté de l’étrangler. Il s’en est aussi pris au fils de sa compagne. Journal L'Union abonné, Un habitant de Montmirail condamné pour avoir tenté d’étrangler sa compagne

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Traductions du mot « tenté »

Langue Traduction
Anglais attempted
Espagnol intentó
Italien tentata
Allemand versucht
Chinois 企图
Arabe حاول
Portugais tentada
Russe попытка
Japonais 試みた
Basque saiatu
Corse tentativu
Source : Google Translate API

Synonymes de « tenté »

Source : synonymes de tenté sur lebonsynonyme.fr
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