Souffler : définition de souffler


Souffler : définition du Wiktionnaire

Verbe

souffler \su.fle\ intransitif ou transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Pousser l’air hors de la bouche.
    • La messe finie, on rentrait vite à la maison sous les étoiles, on s’embarrait soigneusement, on soufflait sur la braise pour rallumer le feu et, à la lueur du calel, on mangeait les « bougnettes » arrosées de vin chaud, parfumé à la cannelle, au laurier et aux clous de girofle. — (Raoul Stéphan, Bécagrun, Paris : chez Albin Michel, 1935, 1re partie)
    • C’est comme pour appeauter un tétras, rien de plus simple. Tu tends une feuille de chiendent entre tes deux pouces et tu souffles dans l’intervalle. Tu vois arriver le coq, la crête droite, écarlate et le collet ébouriffé. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • En arrivant à Normée le berger souffle dans sa corne pour annoncer son retour. Les chiens aboient. — (Mariel J.- Brunhes Delamarre, Le berger dans la France des villages, Éditions du CNRS, 1970, p.164)
  2. Reprendre son haleine ; respirer avec effort.
    • Laissez-moi souffler.
    • Prendre le temps de souffler un peu.
  3. Arrêter pour reprendre haleine.
    • Parfois les rênes s'échappent de nos doigts engourdis, et nos montures aveuglées, tournant le dos à la tempête, refusent d'avancer. Nous les laissons souffler un instant, puis reprenons notre course muette et aveugle. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, p. 36)
    • Dieu consent enfin à interrompre la tâche pénitente de ses maux ; Il lui accorde de souffler et le Démon profite de cette accalmie pour entrer en scène. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
  4. (Figuré) (Familier) Parler, par ellipse de « souffler mot ».
    • N’oser souffler, ne pas souffler : Ne pas oser ouvrir la bouche pour faire des plaintes, des remontrances.
  5. Pousser, agiter l’air.
    • Toute la journée, un vent aigre a soufflé de l’Ouest ; le ciel est resté bas et triste, et j’ai vu passer des vols de corbeaux… — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
    • Il ventait dur, sans que l’atmosphère en fût rafraichie, car le vent soufflait du sud. — (Charles Le Goffic, ’'Bourguignottes et pompons rouges, 1916, p. 112)
    • Le très expérimenté explorateur revint dans avoir atteint son but ; il nous raconta qu’un terrible « blizzard » soufflait dans le Sund et que les glaces étaient dangereusement en mouvement. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • […] et dans la mer des Antilles je faisais une bonne moyenne de marche poussé par les alizés qui soufflaient frais et réguliers du Nord-Est. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
    • Ce soufflet est percé, il ne souffle plus.
    • L’esprit souffle où il veut : (Figuré) (Théologie) Dieu communique ses grâces à qui il lui plaît. Cette phrase signifie, par extension, dans le langage courant : L’inspiration vient sans qu’on sache d’où, ni comment ; le génie a ses voies qui n’appartiennent qu’à lui.
  6. Grossir, enfler quelque chose en soufflant.
  7. Envoyer de l’air sur quelque chose, dans quelque chose.
    • Lors des vents de tempête, le reg graveleux est soufflé par le vent qui édifie ainsi ces rides de quelques centimètres de hauteur ; […]. — (Nicole Petit-Maire, Jean Riser & L. Blanc-Vernet, Sahara ou Sahel?: quaternaire récent du bassin de Taoudenni (Mali), Centre national de la recherche scientifique, 1983, p.99)
    • Souffler le feu : Y envoyer de l’air pour l’activer.
    • Souffler une bougie : Souffler sur la flamme d’une bougie pour l’éteindre.
    • Souffler l’orgue : Envoyer de l’air dans les tuyaux d’un orgue par le moyen de la soufflerie.
    • Souffler le verre, l’émail : Façonner quelque ouvrage de verre, d’émail, en soufflant dans un tube de fer à l’extrémité duquel est la matière que l’on travaille.
  8. (Figuré) Faire naître, exciter.
    • Mais le diable a soufflé là-dessus, de son haleine fiévreuse et empestée, et les pires billevesées ont pris leur vol. L’homme a inventé les dieux et il a créé l’amour avec son cortège de sensibleries ridicules ou criminelles. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 118)
    • Souffler la discorde, le feu de la discorde.
    • Souffler la haine, la division, la révolte.
  9. (Figuré) Dire à quelqu’un sa leçon, son rôle, lire bas à quelqu’un, de façon à n’être entendu que de lui, les endroits de sa leçon, de son rôle où la mémoire lui manque.
    • Souffler un acteur.
    • Il a été puni pour avoir soufflé la leçon à son camarade.
  10. (Jeu de dames) Ôter un pion à celui contre qui l’on joue, parce qu’il ne s’en est pas servi pour prendre un autre pion qui était en prise. Un joueur dit dans le même sens à son adversaire :
    • Je vous souffle, souffler n’est pas jouer
    • — Honneur aux blanches ! C’est à vous de jouer.
      — Est-ce que vous soufflez ? Telle est la réponse de sa partenaire...
      — Un peu... quand je marche trop vite...
      Pauvre M. Hyacinthe ! sa compréhension est toujours pénible. Un autre le trouverait ridicule. Marie, qui croit ses erreurs conscientes, le trouve spirituel.
      — Quel enfant vous êtes ! il n’y a pas moyen de parler cinq minutes sérieusement avec vous !
      — Comment ?
      — Oui, oui, faites l’innocent... Vous aviez très bien entendu ce que je voulais dire... Lorsqu’on néglige de prendre, est-ce que vous « soufflez » le pion ?
      — J’agirai selon votre convenance.
      — Alors soufflons, soufflons....
      — A la pensée de « souffler », Marie s’esclaffe. Les vieilles demoiselles s’amusent aussi facilement que les petits enfants !
      — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, pages 281-282.)
  11. (Figuré) Enlever, prendre, voler.
    • Souffler une maîtresse à son ami, c’est une rouerie trop commune pour moi. — (Alfred de Musset, Les Caprices de Marianne, acte II, scène 17, 1833)
    • Éditorialiste au « Point », cet ex-directeur de cabinet adjoint de Gilles de Robien avait ses entrées chez Sarkozy, est un intime de Baroin, avec lequel il traînait sur les bancs du très chic Collège Stanislas, était apprécié chez Juppé et Fillon pendant la primaire, dialoguait fort civilement avec Jean-Christophe Lagarde, le patron de l’UDI, tout en entretenant les meilleures relations avec Macron, auquel il a soufflé une bonne partie de son programme. — (Anne-Sophie Mercier, Le score enseignant, Le Canard enchaîné, 17 mai 2017, page 7)
  12. (Figuré) Dire, et spécialement dire dans un souffle.
    • Oui, souffla-t-il. — (Blandine Boisset, Vincent Herrouin, Amélie Tupenot, Le Doigt sanglant, in Nouvelles policières, éditions Balthazar, avril 2003)
    • Il n’en soufflera rien, je vous le garantis.
  13. (Familier) Causer une grande surprise, provoquer l'étonnement.
    • En compétition hier à Cannes, "The Last face" a été sifflé et a soufflé tous les journalistes présents à la projection pour la presse. — (Rires et sifflets pour Sean Penn, Vosges Matin, 21 mai 2016)
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Souffler : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

SOUFFLER. v. intr.
Pousser l'air hors de la bouche. Souffler dans ses doigts. Souffler sur une bougie pour l'éteindre. Souffler dans un instrument à vent pour en tirer un son. Fig. et en termes de l'Écriture, Dieu a soufflé sur cette race impie et en a fait sécher la racine, Il a détruit, exterminé cette race. On dit encore, dans le même langage : Le Seigneur a soufflé sur l'amas de leurs richesses et l'a dissipé comme de la poussière.

SOUFFLER signifie aussi Reprendre haleine, respirer avec effort. Laissez-moi souffler. Prendre le temps de souffler un peu. Il souffle en montant les étages. Laisser souffler des chevaux, Les faire arrêter pour reprendre haleine. Fig. et fam., N'oser souffler, ne pas souffler, Ne pas oser ouvrir la bouche pour faire des plaintes, des remontrances.

SOUFFLER se dit aussi de Tout ce qui pousse, agite l'air. La bise souffle durement. Il souffle un vent frais. Ce soufflet est percé, il ne souffle plus. Fig. et en termes de l'Écriture, L'esprit souffle où il veut, Dieu communique ses grâces à qui il lui plaît. Cette phrase signifie, par extension, dans le langage courant : L'inspiration vient sans qu'on sache d'où, ni comment; le génie a ses voies qui n'appartiennent qu'à lui.

SOUFFLER s'emploie aussi comme verbe transitif et signifie Envoyer de l'air sur quelque chose, dans quelque chose. Souffler le feu, Y envoyer de l'air pour l'activer. Souffler une bougie, Souffler sur la flamme d'une bougie pour l'éteindre. Souffler la poussière, Souffler sur de la poussière pour l'enlever du lieu où elle est. Souffler l'orgue, Envoyer de l'air dans les tuyaux d'un orgue par le moyen de la soufflerie. Souffler le verre, l'émail, Façonner quelque ouvrage de verre, d'émail, en soufflant dans un tube de fer à l'extrémité duquel est la matière que l'on travaille. Fig., Souffler la discorde, le feu de la discorde, et quelquefois simplement Souffler le feu, Exciter à la discorde. On dit de même Souffler la haine, la division, la révolte. Fig., Souffler le chaud et le froid, Louer et blâmer une même chose, parler pour et contre une personne, être tour à tour d'avis contraires. Fig., Souffler quelqu'un, souffler à quelqu'un sa leçon son rôle, Lire bas à quelqu'un, de façon à n'être entendu que de lui, les endroits de sa leçon, de son rôle où la mémoire lui manque. Il a été puni pour avoir soufflé la leçon à son camarade. Absolument, Il souffle trop haut. Au jeu de Dames, Souffler un pion, L'ôter à celui contre qui l'on joue, parce qu'il ne s'en est pas servi pour prendre un autre pion qui était en prise. Un joueur dit dans le même sens à son adversaire : Je vous souffle. Absolument, Souffler n'est pas jouer. Fig. et fam., Souffler à quelqu'un un emploi, une affaire, Lui enlever un emploi auquel il prétendait, une affaire sur laquelle il comptait. Fig., Ne pas souffler mot, ne pas souffler un mot, Ne rien dire. Il ne souffla mot de ce qu'il avait vu. En termes de Chasse, Ce chien a soufflé le poil au lièvre, Il a presque appuyé le museau dessus, et il l'a manqué. On dit aussi Il lui soufflait au poil, Il le suivait de très près.

SOUFFLER signifie aussi Grossir, enfler quelque chose en soufflant. Le participe passé

SOUFFLÉ s'emploie adjectivement. Un discours soufflé, Un discours emphatique. Une réputation soufflée, Une réputation exagérée. Un succès soufflé, Un succès grossi artificiellement. En termes de Cuisine, Omelette soufflée, Omelette faite avec des blancs d'œufs, de la crème et du sucre, mêlés et battus ensemble. Beignet soufflé, Sorte de beignet dont la pâte se gonfle beaucoup.

SOUFFLÉ s'emploie aussi comme nom masculin, en termes de Cuisine, pour désigner une Crème, une purée, etc., qui se gonfle à la cuisson. Un soufflé au fromage, au chocolat. Un soufflé de pommes de terre.

Souffler : définition du Littré (1872-1877)

SOUFFLER (sou-flé) v. n.

Résumé

  • 1° Pousser l'air d'une façon quelconque.
  • 2° Faire du vent en poussant de l'air par la bouche.
  • 3° Souffler sur, éteindre en soufflant.
  • 4° Souffler sur, se dit aussi des sorciers.
  • 5° Respirer avec peine, avec effort.
  • 6° Souffler aux oreilles de quelqu'un.
  • 7° Se dit des taupes dans la saison où elles travaillent.
  • 8° Dans les moulins à poudre, le mortier ou la matière souffle.
  • 9° Chercher la pierre philosophale.
  • 10° V. a. Faire du vent sur une chose.
  • 11° Souffler les canons, y brûler de la poudre.
  • 12° Souffler le verre, l'émail.
  • 13° Souffler l'orgue.
  • 14° Souffler un veau, un mouton.
  • 15° Appliquer un soufflage à un navire.
  • 16° En termes de chasse, souffler le poil au lièvre.
  • 17° Envoyer par le souffle.
  • 18° Souffler quelque chose à l'oreille de quelqu'un.
  • 19° Suggérer, inspirer.
  • 20° Dire tout bas à celui à qui la mémoire manque.
  • 21° Souffler une dame, au jeu de dames.
  • 22° Boire d'un trait.
  • 23° V. Réfl. Se souffler, être soufflé.
  • 1Pousser l'air d'une façon quelconque. Ce soufflet est percé, il ne souffle plus. Annibal [à Cannes]… avait rangé ses troupes de sorte que le vent Vulturne, qui se lève dans un certain temps réglé, devait souffler directement contre le visage des Romains pendant le combat, et les inonder de poussière, Rollin, Traité des Ét. 3e part. I, Cannes.

    Impersonnellement. Par un hasard assez singulier, il soufflait des vents opposés en Savoie et en Piémont, Saussure, Voy. Alpes, t. V, p. 142.

    Fig. Regarder de quel côté le vent souffle, observer les conjonctures. Je ne sais de quel côté le vent va souffler pour la philosophie, D'Alembert, Lett. à Voltaire, 9 juill. 1764.

    Terme de l'Écriture. L'esprit souffle où il veut, Dieu communique ses grâces à qui il lui plaît.

  • 2 Particulièrement. Faire du vent en poussant de l'air par la bouche. Souffler dans un instrument à vent. Trois fois en vain elle souffla Pour rendre vie à sa chandelle, Scarron, Poésies div. Œuvr. t. VII, p. 290, dans POUGENS. D'abord avec son haleine Il se réchauffe les doigts ; Puis sur le mets qu'on lui donne, Délicat, il souffle aussi, La Fontaine, Fabl. V, 7. Le même soir où il [le chasseur] a juré, en soufflant dans ses doigts, de ne plus retourner à son poste glacé [chasse aux canards sauvages], il fait des projets pour le lendemain, Buffon, Ois. t. XIII, p. 182. Qu'il lui faille en décembre Souffler, faute de bois, Dans ses doigts, Béranger, Pet. h. gris. Ouvrir, comme disait un ancien, une grande bouche pour souffler dans une petite flûte, Rousseau, Dict. de mus. Effet.

    Fig. Ne pas souffler, ne dire mot. On lui arrache [à Jésus] les cheveux et la barbe ; il ne dit mot, il ne souffle pas, Bossuet, 1er sermon, sur la Passion, 2. Arrive-t-il vers lui [l'hypocrite] un homme de bien et d'autorité, qui le verra et qui peut l'entendre, non-seulement il prie, mais il médite, il pousse des élans et des soupirs ; si l'homme de bien se retire, celui-ci, qui le voit partir, s'apaise et ne souffle pas, La Bruyère, XIII. Nous savons tout, et nous ne soufflons pas, Rousseau, Ém. III.

    N'oser souffler, ne pas souffler, ne pas oser ouvrir la bouche pour se plaindre ou pour s'excuser. Je voudrais bien qu'elle eût soufflé devant moi, et qu'elle s'avisât de traverser ce que j'aurais résolu, Hauteroche, Crisp. médec. I, 2. Quoi ! parce qu'elle est demoiselle, il faut qu'elle ait la liberté de me faire ce qui lui plaît, sans que j'ose souffler ? Molière, G. Dand. II, 9. M. d'Épinay n'oserait souffler devant moi, Mme D'Épinay, Mém. t. I, p. 323, dans POUGENS.

    Ne pas souffler d'une chose, n'en rien dire. Elle me conta qu'en Danemark il y avait un prince allemand qui s'enfonça une épingle dans le côté, mais c'était dans une étrange occasion qu'il avait rencontré cette épingle : il n'en souffla pas, et deux mois après la gangrène s'y mit, Sévigné, 21 août 1680. La pauvre Warmestré vient d'accoucher tranquillement au milieu de la cour, sans que vous en ayez soufflé, Hamilton, Gramm. 7.

    Fig. Il croit qu'il n'y a qu'à souffler et à remuer les doigts, se dit d'un homme qui s'imagine qu'une chose est aisée, bien qu'elle soit difficile.

  • 3Souffler sur, éteindre en soufflant. Souffle sur ton amour, ami, si tu me crois, Ainsi que pour m'éteindre elle a soufflé sur moi [c'est une lampe qui parle], Chénier, Élégies, XXXVII.

    Fig. Souffler sur, détruire, faire disparaître. Qu'ils aient le courage de s'élever au-dessus de l'instant où ils vivent, ils verront de loin la postérité souffler sur ces nuages, et condamner à un mépris éternel ceux qui ont eu la honte de les rassembler, D'Alembert, Él. Bossuet, note 11. Les revers ont soufflé sur la fleur de son âge, Masson, Helvét. VI. L'âge a soufflé sur mes croyances, Béranger, F. follets.

    Terme de l'Écriture. Dieu a soufflé sur cette race impie et en a fait sécher la racine, il a détruit, exterminé cette race. Vous souhaiteriez que l'orgueil des impies fût humilié, et que le Seigneur soufflât sur ce colosse de grandeur et de puissance qui les élève, Massillon, Carême, Mélanges. Le Seigneur a toujours soufflé sur les races orgueilleuses, Massillon, Pet. carême, Respect que les gr. doivent à la relig.

    Dans le même langage : Le Seigneur a soufflé sur l'amas de leurs richesses, et l'a dissipé comme de la poussière. Le Seigneur a soufflé sur ces superbes édifices et sur notre fortune, et l'a dissipée comme de la poussière, Massillon, Carême, Aumône.

  • 4Souffler sur, se dit aussi des sorciers qui se servaient de leur souffle comme d'un moyen d'enchantement. Tous les prétendus sorciers soufflaient et soufflent encore sur ceux qu'ils imaginent ensorceler, Voltaire, Philos. Déf. Bolingbr. 38. Camille : Si le curé de votre paroisse soufflait sur un verre d'eau, et vous disait que c'est un verre de vin, le boiriez-vous comme tel ? - Perdican : Non. - Camille : Si le curé de votre paroisse soufflait sur vous, et me disait que vous m'aimerez toute votre vie, aurais-je raison de le croire ? Musset, On ne badine pas avec l'amour, II, 5.

    Les fées ont soufflé sur lui, il a reçu de la fortune toute sorte d'avantages. J'embrasse le laborieux Grignan, le seigneur Corbeau, le présomptueux Adhémar et le fortuné Louis-Provence, sur qui tous les astrologues disent que les fées ont soufflé, Sévigné, 106. Que dites-vous de ce mariage de la princesse de Conti, sur qui toutes les fées avaient soufflé ? Sévigné, 7 juill. 1680.

  • 5Respirer avec peine, avec effort. Il souffle après avoir chanté. L'attelage suait, soufflait, était rendu, La Fontaine, Fabl. VII, 9.

    On dit qu'un cheval souffle, quand il a de l'essoufflement.

    Reprendre haleine. J'ai besoin de souffler un peu. Laissez souffler les chevaux. Je leur demanderais volontiers qu'au lieu de leur course impétueuse ils voulussent plusieurs fois reprendre haleine, souffler un peu, et laisser souffler leurs auditeurs, La Bruyère, XV.

  • 6Souffler aux oreilles de quelqu'un, lui parler souvent pour le gagner, pour le séduire. Les flatteurs lui soufflent sans cesse aux oreilles.
  • 7 Terme rural. Se dit des taupes dans la saison où elles travaillent.
  • 8Dans les moulins à poudre, lorsque les matières ne sont pas assez humectées dans les mortiers, elles en sortent en poussière sous les coups du pilon ; on dit alors que le mortier ou la matière souffle, Aide-mémoire d'artillerie du général de Gassendi.
  • 9Chercher la pierre philosophale ; locution qui vient des fourneaux que les alchimistes entretenaient en soufflant. Bréanté se maria médiocrement, et se ruina en plein ; on prétendit que ce fut à souffler, Saint-Simon, 212, 111.
  • 10 V. a. Faire du vent sur une chose. Souffler le feu. En le faisant détoner [le salpêtre], on le voit souffler son propre feu, comme le ferait un soufflet étranger, Buffon, Introd. à l'hist, des min. 1re part.

    Fig. Souffler le feu, l'incendie, exciter la dissension. Les jésuites et maints autres ambitieux et brouillons soufflaient sans cesse le feu, Saint-Simon, 423, 124. Les jésuites soufflant secrètement l'incendie, les jansénistes criant avec fureur, le schisme paraissant près d'éclater, Voltaire, Hist. Parl. 66.

    Fig. et populairement. Il souffle des pois, il ronfle d'une manière très bruyante. Il soufflait des pois, ou faisait d'autres grimaces mortelles pour le statuaire, Grimm, Corresp. t. I, p. 223.

    Souffler une chandelle, souffler sur la flamme d'une chandelle pour l'éteindre.

    En un sens analogue. Et mon corps est encore si faible, qu'il ne faudrait que le souffler pour l'abattre, Guez de Balzac, liv. I, lett. 13.

    Souffler quelque chose, l'enlever en soufflant. La marge de l'in-quarto où je gratte un point jaune, je souffle un poil, je détache une paille, Töpffer, Nouv. génev. Bibl. de mon oncle, 2.

  • 11 Terme d'artillerie. Souffler les canons, y brûler une petite quantité de poudre pour en faciliter le nettoyage.
  • 12Souffler le verre, souffler l'émail, former du verre ou de l'émail, en soufflant avec la bouche dans un tuyau de fer pour la verrerie, et de verre pour l'émail, tuyau dont on trempe le bout dans la matière liquide. Je pensai que les anciens… ignoraient l'art de le couler [le verre] pour en faire de grandes glaces, qu'ils n'avaient tout au plus que celui de le souffler et d'en faire des bouteilles et des vases, Buffon, Hist. min. Introd. Part. exp. Œuv. t. VII, p. 152.
  • 13Souffler l'orgue, donner du vent aux tuyaux d'orgue par le moyen des soufflets.

    Jouer en soufflant. Un marouffle, Mis à neuf, Joue et souffle, Comme un bœuf, Une marche De Luzarche, Hugo, Ball. 12.

  • 14Souffler un veau, un mouton, faire pénétrer de l'air entre la chair et la peau, afin d'en séparer celle-ci plus aisément.

    Fig. Ce n'est pas tout d'agencer des paroles, Et de souffler de froides hyperboles, Rousseau J.-B. Épît. I, 6. Note, style lapidaire n'est bon qu'à souffler des nains, Rousseau, Ém. II.

  • 15 Terme de marine. Appliquer un soufflage à un navire (ce qui est en quelque sorte le souffler). …Que le côté du vaisseau où on a employé du bois vert est beaucoup plus léger que l'autre, qu'ainsi il ne peut pas bien porter la voile, et qu'on est obligé de le souffler ou de lui faire de grands radoubs, Corresp. de Colbert, III, 2, p. 306. J'armai à Rochefort l'Ambitieux ; et, comme c'était un vaisseau neuf qui ne portait point du tout la voile, je me trouvai dans la nécessité de le faire souffler, Mém. de Villette, 1692, dans JAL.
  • 16 Terme de chasse. Ce chien a soufflé le poil au lièvre, il a presque appuyé le museau dessus et il l'a manqué.

    On dit aussi : Il lui soufflait au poil, il le suivait de très près.

    Fig. et familièrement. Souffler au poil de quelqu'un, le poursuivre de très près. Il faillit être pris, les gendarmes lui soufflaient au poil.

    Terme de maréchalerie. La matière souffle aux poils, du pus apparaît sur la couronne, cela indique un décollement du sabot du cheval.

  • 17Envoyer par le souffle. Vous savez tout ce que la fortune a soufflé sur la duchesse de Fontanges ; voici ce qu'elle lui garde…, Sévigné, 1er mai 1680. Il y a certaines choses… sur quoi on se trouve disposé à souffler du bonheur, comme du temps des fées, Sévigné, 29 déc. 1679. La discorde souffle dans tous les cœurs un venin mortel, Fénelon, Tél. v. C'est moi qui souffle de la malice à l'un, de la présomption à l'autre, Dancourt, Diable boit. Prol. Je te communique pour toute la soirée mes facultés et mes talents, et je te souffle une partie de mon esprit. - Marton : L'esprit du diable, Dancourt, les Fêtes du cours, sc. 3. Esprits contagieux, tyrans de cet empire, Qui soufflez dans nos murs la mort qu'on y respire, Voltaire, Œdipe, I, 2.

    Souffler le froid et le chaud, diriger son souffle de manière qu'à volonté il rafraîchisse ou réchauffe. Arrière ceux dont la bouche Souffle le chaud et le froid, La Fontaine, Fabl. V, 7.

    Fig. Souffler le froid et le chaud, parler pour et contre une chose ou une personne, être tour à tour d'avis contraires. Le président Talon alla en l'autre monde voir s'il est permis de souffler le froid et le chaud comme M. de Luxembourg le lui avait fait faire, Saint-Simon, 55, 157. Elle fait comme les traîtres, elle souffle le chaud et le froid en même temps, Th. Leclercq, Prov. t. IV, p. 12, dans POUGENS.

  • 18Souffler quelque chose à l'oreille de quelqu'un, lui dire quelque chose tout bas.

    Ne pas souffler mot, ne pas souffler un mot, ne rien dire. Je leur enjoindrai bien de ne vous pas souffler un mot de moi, ni à moi un mot de vous, Diderot, Lett. à Mlle Voland, 28 août 1768. André, si j'entends souffler un mot de cette aventure, je te chasse, Picard, Collatéral, I, 15. Chevasse est un bon homme que je mène par le nez, et qui, la chose faite, ne soufflera mot, Ch. de Bernard, Un homme sérieux, XX.

  • 19 Fig. Suggérer, inspirer. Ce n'est pas seulement prédire, c'est souffler la rébellion, que de parler de la sorte, Bossuet, 5e avert. 11. Qui vous a pu souffler une si folle audace ? Boileau, Sat. IX. Dans le fond de la Thrace un barbare enfanté Est venu dans ces lieux souffler la cruauté, Racine, Esth. III, 4. Si un amour outré de la gloire les enivre [les princes], tout leur souffle la désolation et la guerre, Massillon, Pet. carême, Exemples. Astarté entre dans la grotte d'Eudore, et commence à lui souffler les pensées d'un amour purement humain, Chateaubriand, Mart. XI.
  • 20Souffler quelqu'un, lui dire tout bas, quand la mémoire lui manque, ce qu'ils doit répéter tout haut. Il récita six fois le même vers, sans pouvoir trouver en sa mémoire celui qui devait suivre ; pensant que je m'en souviendrais mieux que lui à cause que je l'avais ouï répéter, il me disait : comment est-ce qu'il y a après ? Francion, souffle-moi, Francion, IV, p. 141. Mais je ne sais pas lire. - Hé, l'on te soufflera, Racine, Plaid. II, 14.

    Il se dit de la chose que l'on souffle. Il y avait un théâtre où l'on jouait souvent des pièces ; on me chargea d'un rôle que j'étudiai six mois sans relâche, et qu'il fallut me souffler d'un bout à l'autre à la représentation, Rousseau, Conf. VII. Dans nos études, je lui soufflais la leçon, quand il hésitait, Rousseau, ib. 1.

    Absolument. Il souffle bien. Oh ! prenez-le plus bas ; Si vous soufflez si haut, l'on ne m'entendra pas, Racine, Plaid. III, 3.

    Fig. Souffler quelqu'un, lui apprendre ce qu'il doit dire. Elle répète sa leçon ; mais, dans les circonstances où elle n'aura pas été soufflée, son génie n'y suppléera pas, Mme du Deffant, Lett. à H. Walpole, t. II, p. 32, dans POUGENS.

  • 21 Terme de jeu de dames. Souffler une dame, l'ôter à son adversaire, parce qu'il ne s'en est pas servi pour prendre une autre dame qui était en prise.

    On dit aussi : souffler le joueur même. Vous n'avez pas pris ; je vous souffle.

    Absolument. Souffler n'est pas jouer, après avoir soufflé, on a le droit de jouer.

    Fig. Il lui a soufflé le pion, il lui a enlevé une affaire qu'il croyait faire.

    Fig. et familièrement. Souffler quelque chose à quelqu'un, le lui enlever, le lui dérober. Je pourrai bien tantôt lui souffler cette proie, Molière, l'Ét. III, 6. Les affaires qui tenaient de l'important lui avaient été soufflées [à Pontchartrain] par d'Argenson, en qui le roi avait toute confiance, Saint-Simon, 242, 220. Au lieu de m'armer contre le Pâris qui m'avait soufflé mon Hélène, je lui sus bon gré de m'en avoir défait, Lesage, Gil Blas, I, 17. Le livre de Boulanger est très rare ici ; nous en avons fait venir par la poste deux ou trois exemplaires, qu'on nous a soufflés, Diderot, Lett. à Mlle Voland, 25 juill. 1762. Souffler une maîtresse à son ami, c'est une rouerie trop commune pour moi, Musset, Capr. de Mar. II, 4.

    Souffler une dépêche, ne pas la communiquer à celui qui devrait en avoir communication. L'abbé d'Estrées commença à lui souffler quelques dépêches, Saint-Simon, 131, 199.

    Souffler un exploit, voy. EXPLOIT.

  • 22Boire d'un trait. Il y a un Tigillin qui souffle ou qui jette en sable un verre d'eau-de-vie, La Bruyère, XIII. Oh ! nous avons, ma foi, soufflé d'excellent jus, Dancourt, Métemps. III, 3.

    Souffler la rôtie, s'est dit pour avaler un verre de vin. C'est moi qui soufflais la rôtie Et qui buvais plus d'hippocras, les Aventures de M. d'Assoucy, IX.

  • 23Se souffler, v. réfl. Être soufflé. Le verre se souffle.

    PROVERBE

    On ne peut souffler et humer ensemble, on ne peut faire à la fois deux choses opposées.

HISTORIQUE

XIIe s. Sufflerad li espiriz de lui, e decurrunt les ewes, Liber psalm. p. 229. Fous est qui le feu esteint sofle, Benoit de Sainte-Maure, v. 15362.

XIIIe s. Li espirites de lui sofflera, et corront eves, Psautier, f° 177. Il soufloit les foux [feux] dudit fevre [forgeron] à alumer la forge, Miracles St Loys, p. 139.

XIVe s. Ainsi besongnai sans sejour, Jusqu'à tant que je vy le jour ; Lors ma chandelle alay soufler, J. Bruyant, dans Ménagier, t. II, p. 38. Li hom qui souffle contre vent, à ensient [escient] sa paine pert, Jean de Condé, t. III, p. 134.

XVe s. Le pouete Virgilius, Es estoiles Tholomeus, Ypocras le phisicien, De la mort n'est eschappez nulz ; Souflez, nostre vie n'est rien, Deschamps, Poés. mss. f° 444. Chascun parle de divers jeux jouer, De cliner l'œil, de porter male honte, Et de la briche aux compaignons donner, Et de souffler le charbon…, Deschamps, ib. f° 215. Il ne vault rien aujourd'hui qui ne souffle [ne mente, ne se vante], Deschamps, ib. f° 222. Quelque haut bien qui fust en elle [une belle dame], Puisque une fois la mort l'a prise, Il en faut souffler la chandelle, Et en choisir une autre belle, Chastelain, l'Oultré d'amour, t. VI, p. 142, Œuvres, édit. de Bruxelles.

XVIe s. C'est souffler de mesme bouche le chauld et le froid, Montaigne, I, 249. Salomon n'a point escrit avoir en soufflant trouvé ce secret, Lanoue, 476. Ce pauvre aprentif estoit un que je conoissois, qui avoit soufflé en trois ans une belle maison sienne accompagnée de mille ou douze cens livres de rente, Lanoue, 480. Je pense qu'ils eussent soufflé en leurs doigts, car il faisoit grand froid, Lanoue, 625. Le vent commençant à souffler à bon esciant de devers les montaignes, Amyot, Cam. 58. Disans que Hannibal, tant comme il eust vescu, estoit un feu pour l'empire romain, qui n'avoit besoing que de quelqu'un qui le soufflast, Amyot, Flam. 44. Jamais on n'en veit un qui suast, ne qui soufflast, encore que le premier choc eust esté fait en courant, Amyot, Marius, 45. Il se leva un petit vent du costé d'une belle prairie, qui leur souffla grande quantité de fleurs, Amyot, Sylla, 58. Il leur estoit defendu qu'ilz n'eussent ès assemblées aucuns protecolles pour leur souffler aux oreilles les noms des particuliers citoyens, Amyot, Cat. d'Utiq. 14. Il luy souffloit tous les jours aux oreilles, que…, Amyot, Artax. 41. Mieux vault soufler que brusler, Génin, Récr. t. II, p. 244.

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Souffler : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

SOUFFLER, v. act. & neut. c’est agiter avec l’haleine ; soufflez sur ce duvet, & vous le ferez voler dans l’air ; souffler une chandelle, c’est l’éteindre ; souffler en chimie, c’est s’occuper de la recherche de la pierre philosophale ; souffler un mauvais discours, c’est l’insinuer ; on souffle aux grands tout ce que l’on veut ; souffler au théâtre, c’est secourir la mémoire de l’acteur ; souffler un emploi à quelqu’un, c’est le lui enlever ; souffler au jeu de dames, c’est ôter de dessus le damier la dame avec laquelle l’adversaire auroit dû en prendre une ou plusieurs des vôtres. Voyez les articles suivans.

Souffler, (Marine.) c’est donner un second bordage à un vaisseau, en le revétissant de planches fortifiées par des nouvelles préceîntes, soit pour le garantir de l’artillerie des ennemis, ou pour lui faire bien porter la voile, & l’empêcher de se rouler, ou de se tourmenter trop à la mer. Pour comprendre la raison de ceci, il faut lire l’article Construction.

Souffler l’émail, terme d’Emailleur ; c’est en former, en le soufflant avec un petit tube de verre, cet émail creux qu’on appelle du jais. Voyez Email.

Souffler, (Maréchal.) se dit d’un cheval poussif. Laisser souffler son cheval, c’est l’arrêter pour lui laisser reprendre haleine. Voyez Haleine. Souffler au poil, se dit de la matiere qui n’a pas eu d’écoulement dans certains maux de pié, & qui reflue & se fait jour au pâturon ou à la couronne.

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Souffler : définitions subjectives sur Dicopedia

Dicopedia est un dictionnaire participatif où n'importe qui peut partager sa propre définition des mots de la langue française. L'intérêt de cette initiative est de proposer des définitions subjectives et très diverses, selon l'expérience de chacun. Nous ajouterons dans cette section les définitions de « souffler » les plus populaires.

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Étymologie de « souffler »

Étymologie de souffler - Littré

Bourguig. sofflai ; wallon, soflé ; provenç. sofflar, sufflar ; espagn. soplar ; portug. soprar ; ital. soffiare ; du lat. sufflare, de sub, sous, et flare, souffler, de même radical que l'anglais to blow, souffler, et l'all. blasen.

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Étymologie de souffler - Wiktionnaire

(XIIIe siècle) Du latin sufflare, de flare, « souffler ». (1120) sofler.
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Phonétique du mot « souffler »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
souffler sufle play_arrow

Conjugaison du verbe « souffler »

→ Voir les tables de conjugaisons du verbe souffler

Citations contenant le mot « souffler »

  • En clair : il suffira au patient de souffler dans un embout pour savoir s'il souffre du Covid-19 ou pas, en l'espace de quelques minutes seulement. Assurément moins désagréable qu'une sérologie ou qu'un test naso-pharyngé ! Topsante.com, Covid-19 : il suffira (bientôt) de souffler pour être testé - Top Santé
  • La vérité, que personne n'avoue, c'est qu'une fois les illusions enfuies, on passe sa vie à souffler sur le miroir aux regrets. Mais toujours la buée s'efface. De Henri Béraud / La Martyre de l'obèse
  • Fiez-vous à tout le monde, et vous aurez bientôt à la maison une bonne femme pour vous tromper, de bons amis pour vous la souffler et de bons valets pour les y aider. De Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais / Le Barbier de Séville
  • Certains consomment une telle quantité d'ail pour souffler dans la trompette de la renommée qu'ils pompent tout l'air aux autres. De Stanislaw Jerzy Lec / Nouvelles Pensées échevelées
  • Ce qui me console de souffler bientôt ma soixantième bougie, c’est que dans sexagénaire il y a sexe. De Guy Bedos / Journal d’un mégalo
  • Comment le vent sait-il dans quelle direction il doit souffler ? De Stanislaw Jerzy Lec / Nouvelles pensées échevelées
  • Le coq a un bec trop petit pour souffler dans une trompette. De Massa Makan Diabaté / Une Hyène à jeûn
  • Les gens vivent sans souffler mot de peur d'avoir à garder le silence ! De Louky Bersianik / Le pique-nique sur l'Acropole
  • Il faut souffler sur quelques lueurs pour faire de la bonne lumière. De René Char
  • Qui s’est brûlé la langue n’oublie plus de souffler sur sa soupe. De Proverbe allemand
  • On ne peut pas souffler contre le vent ni nager contre l'eau. De Proverbe lituanien

Images d'illustration du mot « souffler »

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Traductions du mot « souffler »

Langue Traduction
Corse purtà
Basque kolpe
Japonais ブロー
Russe дуть
Portugais golpe
Arabe نفخ
Chinois 打击
Allemand schlag
Italien soffio
Espagnol soplo
Anglais blow
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Synonymes de « souffler »

Source : synonymes de souffler sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « souffler »


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