La langue française

Royal, royale

Sommaire

  • Définitions du mot royal, royale
  • Étymologie de « royal »
  • Phonétique de « royal »
  • Citations contenant le mot « royal »
  • Images d'illustration du mot « royal »
  • Traductions du mot « royal »
  • Synonymes de « royal »

Définitions du mot « royal, royale »

Trésor de la Langue Française informatisé

ROYAL, -ALE, -AUX, adj. et subst. fém.

I. − Adjectif
A. −
1. [En parlant d'une chose ou d'un ensemble de pers.]
a) Relatif à un roi ou à une reine, à la royauté, à un royaume. Les doctrines républicaines punissaient de mort quiconque portait les armes contre la France; il n'en était pas ainsi de la doctrine royale (Las Cases, Mémor. Ste-Hélène, t. 1, 1823, p. 443):
1. catherine: (...) Venez demain, soit au Louvre, soit à notre hôtel de Soissons, et un bon de notre royale main, sur le surintendant de nos finances, vous prouvera que nous ne sommes ni oublieuse ni ingrate. Dumas père, Henri III, 1829, I, 1, p. 125.
SYNT. Château, dais, lit, manteau, trône, vêtement royal; couronne, loge, résidence royale; appartements, ornements, palais royaux; tombes royales; absolutisme, despotisme, pouvoir royal; autorité, faveur, pourpre, prérogative, puissance royale; diplôme, édit, sceau, veto royal; déclaration, sanction royale; gouvernement royal; administration, chancellerie royale; séance royale; chasse, table royale; cause royale; parti royal; armée, garde, marine royale; troupes royales; magnificence, majesté, pompe, splendeur royale; naissance royale; lignée, race royale; noces royales; être de sang royal.
Rare, empl. subst. masc. sing. à valeur de neutre. Le catholique, le royal, voilà mon affaire (Arnoux, Paris, 1939, p. 112).
b) Dans des loc.
Almanach royal. Annuaire qui contenait la liste des membres de la famille royale de France, des maisons souveraines d'Europe, des courtisans et des fonctionnaires publics. Votre Excellence trouvera mon adresse dans l'Almanach royal, dit le ministre de la Guerre (Stendhal, L. Leuwen, t. 3, 1835, p. 237).
Bandeau* royal. Et le Tibre, au soleil, roulant ses blondes eaux, Semble un bandeau royal, semé de perles fines! (Bouilhet, Melaenis, 1857, p. 71).
Banquet* royal.
Festin royal. Synon. de banquet royal. (Dict. xixes.).
Famille royale. Ensemble des enfants et petits-enfants en ligne masculine du roi régnant ou du roi défunt; famille du souverain au sens large ou restreint. Nous avons été placés à l'amphithéâtre, à la gauche de l'Assemblée nationale, au milieu de laquelle se trouvait le Roi avec la famille royale (De Crux, Lettre à son père, 1790ds Rec. textes hist., p. 30):
2. Dispersons la famille royale, ne gardons que le Roi. Que Monsieur aille au Havre, le duc de Berry à Lille, le duc de Bourbon dans la Vendée, le duc d'Orléans à Metz; Mmela duchesse et M. le duc d'Angoulême sont déjà dans le Midi. Chateaubr., Mém., t. 2, 1848, p. 561.
Maison royale. Ensemble des princes et des princesses de sang royal. [Les nobles] appelèrent à Florence Charles de Valois, frère de Philippe-le-Bel: il ne parut pas que ce fût trop d'un prince de maison royale pour lutter contre l'autorité d'un grand citoyen (Ozanam, Philos. Dante, 1838, p. 64).
Domaine royal.À l'époque franque, ensemble de terres formant le patrimoine privé du roi. L'usage des Francs était que le domaine royal fût partagé, à l'exclusion des filles, entre les fils du roi défunt (Bainville, Hist. Fr., t. 1, 1924, p. 26).À l'époque féodale puis sous l'Ancien Régime, ensemble de terres sur lesquelles le roi exerçait sa suzeraineté puis son droit de propriété directe; ensemble des droits qui en relevaient. Quelques conseillers voulaient même qu'on déclarât que ces taxes faisaient partie du domaine royal, et que, pour les lever, on n'aurait jamais besoin du consentement des peuples (Barante, Hist. ducs Bourg., t. 1, 1821-24, p. 278).La réunion des provinces au domaine royal ne sera un fait accompli qu'en 1540 (L'Hist. et ses méth., 1961, p. 372).
Cas royaux. Cas concernant la personne ou les droits du roi et relevant des juges royaux. La liste des cas royaux s'est lentement allongée, à mesure que l'on a pris en considération, à côté des droits du roi comme personne privée, les prérogatives qui étaient nécessaires à l'exercice de sa fonction (Fr. Olivier-Martin, Hist. du dr. fr., Paris, CNRS, 1984 [1950], p. 515).
Lettres, ordonnances royaux (vieilli). Lettres émanant du roi, ordonnances promulguées par le roi. (Dict. xixeet xxes.).
Rem. Dans ces deux loc., le subst. n'est pas masc.; c'est l'adj. qui présente une forme arch. du fém. plur., calquée sur la forme identique du masc. et du fém. dans la déclinaison lat. des adj. en -is (regalis).
c) [Qualifie ou entre dans la dénom. d'une institution fondée par le roi, ayant un régime particulier relevant du roi, ayant la protection spéciale du roi, appartenant à l'État, se situant à l'échelle nationale] Abbaye royale; collections, forêts royales; Académie royale de médecine, de musique, des sciences; Bibliothèque, Imprimerie royale; manufacture royale de Sèvres; Messageries royales; Société Royale de Londres. Suivaient les acteurs de tous les théâtres royaux, rangés en groupes, puis ceux des autres théâtres (Delécluze, Journal, 1826, p. 358).La collection du Musée d'Histoire naturelle de Berlin (fondé en 1809) eut pour origine le Cabinet royal des minéraux constitué en 1781 (Hist. gén. sc., t. 3, vol. 1, 1961, p. 369).[P. ell. du subst.] Je doute presque, monsieur, qu'aucune bibliothèque particulière l'emporte sur celle-ci, qui le cède seulement, en France, à la Mazarine et à la Royale (A. France, Rôtisserie, 1893, p. 86).
Dans des loc.
Chemin royal. Grand chemin menant à une ville importante et dont l'entretien était à la charge de l'État. Seules, quelques portions de chemins royaux, aux alentours des grandes villes, étaient pavées (P. Rousseau, Hist. transp., 1961, p. 156).
Collège royal. [Avec majuscule et art. déf.; ancienne appellation du Collège de France] [François Ier] crée en 1530 le Collège royal (Encyclop. éduc., 1960, p. 15).[Sous la Restauration et sous la Monarchie de Juillet] Synon. de lycée.Le dur métier de professeur dans un collège royal (L. Febvre, Vivre l'hist., [1941] ds Combats, 1953, p. 21).
Cour royale. [Sous la Restauration et sous la Monarchie de Juillet] Synon. de cour d'appel*.[M. Victor Hugo] porte sa cause devant la cour royale, il la portera, s'il le faut, en cour de cassation (Mussetds R. des Deux Mondes, 1833, p. 205).
Ordre royal (de France), ordres royaux. Synon. de ordre(s) du roi (v. roi I B 2 a).Hier a eu lieu la cérémonie des ordres royaux, qui est fort belle. Le costume des chevaliers est magnifique (Hugo, Corresp., 1825, p. 422):
3. François Ierporte la Toison-d'Or au-dessus de l'ordre de Saint-Michel, et Charles-Quint, par une courtoisie réciproque, a placé sur sa poitrine l'ordre royal de France au-dessus de celui d'Espagne. Jouy, Hermite, t. 3, 1813, p. 328.
Route* royale. Au fig. [Également sous la forme voie royale] Direction, orientation idéale, parfaite; ce qui conduit de façon directe, idéale à un but donné; moyen, procédé direct, idéal, parfait, le meilleur. Il faut (...) que votre altesse se donne la peine d'étudier pour savoir; car il n'y a point de route royale en mathématiques (Staël, Allemagne, t. 4, 1810, p. 113).De vos journaux je me débarbouille dans du Pascal, du Voltaire, du Rousseau, du Renan, ces hommes qui suivaient leur voie royale (Thibaudet, Princes lorr., 1924, p. 130).
d) [Dans la dénom. de certains édifices, de certains lieux] Palais(-)Royal; rue Royale. Sous les tilleuls De la place Royale, on cause (Rostand, Cyrano, 1898, ii, 6, p. 80).Victor Considérant, que je vis maintes fois pêchant à la ligne sous le pont Royal (A. France, Pt Pierre, 1918, p. 247).
e) [1erélém. de compos. dans certaines dénom. milit.]
[Dans la dénom. d'un régiment, celle-ci étant précédée ou non de l'art. déf., empl. seule ou en compl. déterminatif de régiment] Royal-Cravate. Le lendemain j'avais donc l'honneur d'être soldat au Royal-Auvergne (Vigny, Serv. et grand. milit., 1835, p. 96).Le prince de Lambesc, à la tête de Royal-Allemand (Chateaubr., Mém., t. 1, 1848, p. 216).Il était au régiment de Royal-Allemand, en garnison à Valenciennes (Erckm.-Chatr., Hist. paysan, t. 1, 1870, p. 93).Nous passons sous silence les outrages faits à un officier du régiment du Royal-Bourgogne (La Hêtraie, Chasse, vén., fauconn., 1945, p. 140).En appos. Le régiment Royal-Allemand et le régiment de Berchini désertèrent (Chateaubr., Mém., t. 1, 1848, p. 373).P. méton., inv. Soldat appartenant à un régiment ayant ce type de dénomination. Cinq ou six Royal-Allemand étaient en train de boire autour d'une table (Erckm.-Chatr., Hist. paysan, t. 1, 1870, p. 316).
Arg. milit. Royal(-)cambouis. V. cambouis.
2. [En parlant d'une pers.]
a) [S'applique à la pers. même du roi ou de la reine] Sa Majesté royale. Son pouvoir était menacé par les prémices et les épices d'une nouvelle correspondance du royal écrivain [Louis XVIII] avec la femme du Garde-des-Sceaux (Balzac, Illus. perdues, 1839, p. 519).D'heure en heure, il recevait un courrier avec les vœux de sa royale maîtresse [Balkis, la reine de Saba] (Barrès, Cahiers, t. 14, 1922, p. 58).
b) [S'applique au roi et à la reine unis dans le mariage] Couple royal. Comme les visages d'époux royaux sur des médailles (Giraudoux, Suzanne, 1921, p. 20).Lord Stanley fut appelé chez la Reine. Elle ne le voyait pas venir sans inquiétude. Le ménage royal était libre-échangiste (Maurois, Disraëli, 1927, p. 200).
c) [En parlant d'une pers. autre que le roi ou la reine] Qui est uni au roi ou à la reine par le mariage; qui est parent du roi ou de la reine par la naissance; qui appartient à la famille royale. Enfant royal. Il avait été reçu par cette princesse royale chez laquelle ni miss Bell ni la comtesse Martin n'eussent été admises (A. France, Lys rouge, 1894, p. 137).[Jean d'Ibelin] s'en remit pour le choix de l'époux royal [de la jeune reine Marie de Jérusalem-Montferrat] au roi de France Philippe Auguste (Grousset, Croisades, 1939, p. 293).
Prince royal. V. prince I A 2.Altesse royale. V. altesse ex. 1.Son Altesse Royale (abrév. S.A.R.). M. le comte de Formont, capitaine des chasses de Son Altesse royale Monsieur (Dumas père, Napoléon, 1831, v, tabl. 16, 2, p. 107).Madame Royale. V. madame I B 1.
d) [Qualifie une pers. ayant une mission partic. relevant du roi ou de la reine, de l'État] Censeur, commissaire, fonctionnaire, notaire royal. M. Maskeline, observateur royal de Greenwich (Voy. La Pérouse, t. 1, 1797, p. 66).À ce qu'il paraît, c'est le procureur royal, impérial ou de la République qui paye en personne le bourreau (Goncourt, Journal, 1888, p. 859).V. justicier2ex. 6.
Juges royaux. V. juge A 1 b.
B. − Qui est digne d'un roi ou d'une reine; qui a certaines caractéristiques (grandeur, majesté, importance, générosité, etc.) propres ou attribuées à un roi ou à une reine, à la royauté.
1. [En parlant d'une pers., d'une partie du corps, d'un aspect du comportement, d'une faculté humaine] Nez royal; air, ton royal; don royal; âme, intelligence, pensée royale. Comptez sur moi, ajouta-t-elle en faisant un geste royal avec son éventail (Balzac, Illus. perdues, 1843, p. 664).[Des auteurs] ont des talents royaux, j'en conviens; mais là-dessous (...) est-ce ma faute si j'entends raisonner des âmes vaines? (Sainte-Beuve, Nouv. lundis, t. 3, 1862, p. 29).V. labadens ex. de Proust.
2. [En parlant d'un animal ou d'un végétal; entre souvent dans des loc. plus ou moins figées pour qualifier une espèce animale, une variété végétale partic. remarquable par la taille, la beauté, etc.] Aigle, tigre royal. Dans la jonchée des plumes tombées Berlaisier ramassa (...) un coq royal, éclatant de carmin, d'émeraude et d'or rouillé, chatoyant de fugaces reflets mauves (Genevoix, Raboliot, 1925, p. 258).Forêts de cocotiers royaux dont les pieds trempent dans des lagunes émeraudes (Camus, Été, 1954, p. 184).
ORNITH., HIST. DE LA MODE. Milan* royal. Oiseau royal, à l'oiseau royal. V. oiseau I A 1 a.
3.
a) [En parlant d'une chose] Cadeau royal; allée royale. Voilà qui est du dernier goût, dit madame de Vaubert avec son plus aimable sourire; vous nous faites, monsieur, une réception royale (Sandeau, Mllede La Seiglière, 1848, p. 52).J'aimais ma royale rivière de Seine, si sage, si contenue dans ses atours de pierre, et d'une beauté citadine (A. France, Vie fleur, 1922, p. 455).Rare. Royal de + subst.La soirée devient royale de beauté (Barrès, Pays Lev., t. 2, 1923, p. 25).
b) [Entre dans des loc. plus ou moins figées pour qualifier un type d'objet, de produit partic. remarquable par la taille, la finesse, la richesse, etc.] Couscous, kir royal; cuvée royale. Les propriétés chimiques qui prouvent la bonté du quinquina royal que nous venons de décrire (Kapeler, Caventou, Manuel pharm. et drog., t. 2, 1821, p. 602).
Spécialement
APIC. Gelée* royale.
ARCHIT. Banc royal. V. banc III A 3.
DÉFENSE. Bastion royal. Grand bastion. (Dict. xixes.).
PAPET. Papier royal. ,,Papier d'Égypte [fabriqué avec le papyrus] le plus blanc et le plus fin`` (Littré). Ces écorces sont presque aussi minces que du papier royal (Kapeler, Caventou, Manuel pharm. et drog., t. 1, 1821, p. 143).
VERSIF. Chant royal. Forme poétique française comprenant cinq strophes de onze vers et un envoi de cinq ou sept vers, chacune de ces six parties se terminant par un même vers jouant le rôle de refrain. M. de Banville s'est attaché à restaurer les vieux poèmes à forme fixe, rondeau, ballade, chant royal, lai et virelai (A. France, Vie littér., 1892, p. 238).
4. [Avec, subsistant seule, une valeur intensive] Complet, total. Votre père, chère Célestine, est d'un aveuglement royal (Balzac, Cous. Bette, 1846, p. 335).Jusqu'à présent j'avais ici une paix royale (Triolet, Prem. accroc, 1945, p. 158).Rare, empl. adv., fam. Marthe à côté de madame Sabotier a l'air de se raser royal (Queneau, Loin Rueil, 1944, p. 108).
C. − À la royale
1. ART CULIN. Avec une garniture délicate de composition diverse. Lièvre à la royale. Entrées (...) les croustades de truffe à la royale (Augier, Gendre M. Poirier, 1854, p. 273).
2. HIST. DE LA MODE. Barbe, barbiche à la royale et, p. ell., royale, subst. fém. Barbiche, touffe de poils sous la lèvre inférieure mise à la mode par Louis XIII. Synon. à l'impériale, impériale.Deux petites moustaches rousses, cirées aux pointes et tournées en croc, se tortillaient sous ce nez comme des virgules, faisant symétrie à une royale en feuille d'artichaut (Gautier, Fracasse, 1863, p. 66).[Restituer à Cinna] la barbiche à la royale et le grand chapeau à plumes auxquels ce faux Romain de style Louis XIII a droit (Brasillach, Corneille, 1938, p. 185).
II. − Subst. fém.
A. − ART CULIN. Préparation faite de consommé lié à l'œuf ou de purée de légumes ou de volaille également liée à l'œuf, qui est moulée puis détaillée en petits dés pour garnir les potages clairs (d'apr. Courtine Gastr. 1984).
B. − CHASSE. Fanfare réservée au gros gibier, en particulier au dix cors. Le dix cors (...) fut salué par les piqueurs qui sonnèrent la vue, la royale et le lancer [lancé] (La Hêtraie, Chasse, vén., fauconn., 1945, p. 184).
C. − HIST. DE LA MODE. V. supra I C 2.
D. − Fam. [P. oppos. à la Marine marchande] La Royale. La Marine de guerre, la Marine nationale. Rencontrer un camarade de la Royale (Le Clère1960).Le recruteur de la marine à Nancy. La « Royale » fait encore rêver (L'Est Républicain, 17 déc. 1986, p. 602).
Prononc. et Orth.: [ʀwajal], plur. masc. [-o]. Passy 1914: royal et dér. [ʀwɑ-]. Littré [ʀ ɔ-]; Land. 1834, vestige de l'anc. prononc., [ʀwε-]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. 880 adj. regiel « de roi » (Eulalie, 8 ds Henry Chrestomathie, p. 3); spéc. déb. xiiies. « qui, sous un système monarchique, dépend du gouvernement, de l'administration centrale » (Femme chaste, ms. Ars. 3516, I, 591 ds T.-L.: cemins i ert roiaus); 1810 fig. route royale (Staël, loc. cit.); 2. 1119 désigne ce qui est remarquable (Philippe de Thaon, Comput, éd. E. Mall, 2797); 3. ca 1170 « qui est digne d'un roi » (Marie de France, Lais, Milun, éd. J. Rychner, 213); 4. 1392 désigne un genre poétique chançons royaulx (Eustache Deschamps, Art de dictier, éd. G. Raynaud, t. 7, p. 278); 5. 1680 à la roiale (Rich.: Porter barbe à la roiale. C'est à dire, avoir deux petits filets de poil comme le Roi. Beuf à la roiale. C'est à dire, beuf assaisonné excélentement); d'où 6. 1798 subst. fém. royale (Ac.: On appelle substantivement Une royale, Une moustache qu'on portoit il y a deux siècles); 7. 1938 subst. fém. art culin. (Mont.-Gottschalk). Du lat. regalis « royal » et « digne d'un roi », dér. de rex, regis « roi ». Fréq. abs. littér.: 5 694. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 12 691, b) 11 923; xxes.: a) 4 607, b) 4 223. Bbg. Gall. 1955, p. 89. − Vardar Soc. pol. 1973 [1970], pp. 304-305.

Wiktionnaire

Adjectif

royal \ʁwa.jal\

  1. Qui appartient ou qui est relatif à un roi.
    • Ce fut en l’année 566 que la cérémonie des noces eut lieu, avec un grand appareil, dans la ville royale de Metz. — (Augustin Thierry, Récits des temps mérovingiens, 1er récit : Les Quatre Fils de Chlother Ier — Leur caractère — Leurs mariages — Histoire de Galeswinthe (561-568), 1833, éd. Union Générale d’Édition, 1965)
    • Carcassonne alors fit partie du domaine royal, et un sénéchal y commandait pour le roi de France. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
    • Les députés se demandèrent donc si la sanction royale étaient indispensable à la validité des textes constituants. […]. Les lois constitutionnelles ne devaient donc pas être sanctionnées par le roi. — (Jacques Godechot, Les constitutions de la France depuis 1789, Garnier-Flammarion, 1970, p.28)
    • Maison royale : Tous les princes et toutes les princesses du sang royal.
    • Famille royale : Les enfants et petits-enfants du roi régnant, en ligne masculine.
    • Se dit aussi des enfants et petits-enfants du roi défunt, nés avant sa mort.
    • Prince royal : Titre de l’héritier présomptif de la couronne dans certains états.
    • Altesse royale : Titre qui se donne à certains princes et à certaines princesses.
    • Son altesse royale le duc, la duchesse de… Par abréviation, on écrit: S.A.R.
    • Les lettres royaux, ordonnances royaux : En termes d’ancienne chancellerie, lettres, ordonnances émanées de l’autorité royale.
    • Almanach royal : Livre où étaient contenus les noms de la famille royale de France et des maisons souveraines de l’Europe, et ceux des personnages attachés à la cour et de tous les fonctionnaires civils et militaires.
  2. S’est dit aussi de certains établissements qui étaient, d’une manière spéciale, sous la surveillance ou sous la protection du roi.
    • Musée royal.
    • Imprimerie royale.
    • Institut royal de France.
    • Académie royale de musique.
    • Chemin royal, route royale : Grand chemin, grande route qui menait à une ville importante, et dont l’entretien était à la charge de l’administration centrale. On dit aujourd’hui Route nationale.
  3. Qui est digne d’un roi.
    • Magnificence royale.
    • La clémence est une vertu royale.
    • Chant royal : Ancien genre de poésie française qui se rapproche de la ballade.
    • Tigre royal, aigle royal : Tigre, aigle de la plus grande espèce.
    • Coucher à la royal : Seul dans un lit.
    • J’aime à coucher sur un lit dur, et seul, sans femme, à la royale, mais assez bien couvert. — (Montaigne, Essais, livre III, chapitre 13 §.79, traduction de Guy de Pernon)

Nom commun

royal \ʁwa.jal\ masculin

  1. (Cuisine) Gâteau au chocolat constitué d’une dacquoise (poudre d’amandes, sucre, œufs), d’un croustillant praliné (pralinoise, crêpes dentelles) étalé en fine couche et tassé, et d’une mousse au chocolat montée à la crème chantilly que l’on fait bien refroidir au frais, le tout étant saupoudré de cacao en poudre.
    Un royal.
  2. (Numismatique) Nom de plusieurs monnaies françaises d’or.
    • Les monnaies d’or furent au nombre de onze, savoir : Le royal, Le parisis d’or, […] Le royal d’or, ou florin royal, dont parle l’ordonnance du 21 mars 1328 (1), était une monnaie déjà connue, quant au nom, sous le règne de Philippe IV […] Le royal d’or, appelé aussi long-vestu en raison du long vêtement qui drape l’effigie du roi, était une monnaie déjà fabriquée sous Philippe de Valois. […] Le royal d’or parut en exécution de l’ordonnance du 14 novembre 1429. Il se fabriquait au titre de 23 karats (958/1000), à la taille de 72 au marc. Son cours légal était de vingt-cinq sols tournois. Chaque pièce pesait 64 grains (3 gram. 40 cent.) […] Le type adopté par Charles VII pour le royal d’or est entièrement différent de celui des monnaies de même nom usitées sous les rois Philippe VI, Jean et Charles V. — (Victor Hippolyte Berry, Études et recherches historiques sur les monnaies de France, tome second, Dumoulin, Libraire, Paris, 1853)
  3. (Drogue) Joint composé de marijuana et de haschisch.

Nom commun

royale \ʁwa.jal\ féminin

  1. (Barbe) Barbiche qu’on laisse croître sous la lèvre inférieure.
    • Porter la moustache et la royale. On dit aussi impériale.
    • Grimaud regarda mélancoliquement partir Raoul, dont la tête effleurait presque la traverse de la porte, et, tout en caressant sa royale blanche, il laissa échapper ce mot profond : — Grandi. — (Alexandre Dumas, Le Vicomte de Bragelonne, Le Livre de poche, « Les Classiques de poche », 2010, p. 117)
    • En cette attitude de rêverie perverse, avec ses pointes de moustaches retroussées et sa royale noire, il était tel que Méphisto dut apparaître à Faust. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, coll. « Le Livre populaire » no 31, 1907)
  2. (Cuisine) Type de flan salé.

Forme d’adjectif

royale \ʁwa.jal\

  1. Féminin singulier de royal.
    • Les échevins de la ville l’ont sollicité pour penser et conduire la double entrée royale de 1533, dont Scève s’inspira directement en 1548 : du promontoire d’Ainay, la nouvelle reine, Éléonore d’Autriche, et le dauphin François pouvaient voir Saône et Rhône s’« entraccoler » doucement ; c’est de cette manière que, dans la fontaine conçue par Scève en 1548, leurs allégories sont accoudées dans les roseaux, et que, dans Délie, Saône et Rhône se « conjoignent » amoureusement (D. 17, 346, 396). — (site www.fabula.org/colloques/document1769.php, 21 janvier 2013)

Nom commun

royale \ʁwa.jal\ féminin

  1. (Barbe) Barbiche qu’on laisse croître sous la lèvre inférieure.
    • Porter la moustache et la royale. On dit aussi impériale.
    • Grimaud regarda mélancoliquement partir Raoul, dont la tête effleurait presque la traverse de la porte, et, tout en caressant sa royale blanche, il laissa échapper ce mot profond : — Grandi. — (Alexandre Dumas, Le Vicomte de Bragelonne, Le Livre de poche, « Les Classiques de poche », 2010, p. 117)
    • En cette attitude de rêverie perverse, avec ses pointes de moustaches retroussées et sa royale noire, il était tel que Méphisto dut apparaître à Faust. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, coll. « Le Livre populaire » no 31, 1907)
  2. (Cuisine) Type de flan salé.

Forme d’adjectif

royale \ʁwa.jal\

  1. Féminin singulier de royal.
    • Les échevins de la ville l’ont sollicité pour penser et conduire la double entrée royale de 1533, dont Scève s’inspira directement en 1548 : du promontoire d’Ainay, la nouvelle reine, Éléonore d’Autriche, et le dauphin François pouvaient voir Saône et Rhône s’« entraccoler » doucement ; c’est de cette manière que, dans la fontaine conçue par Scève en 1548, leurs allégories sont accoudées dans les roseaux, et que, dans Délie, Saône et Rhône se « conjoignent » amoureusement (D. 17, 346, 396). — (site www.fabula.org/colloques/document1769.php, 21 janvier 2013)

Nom commun

royale \ʁwa.jal\ féminin

  1. (Barbe) Barbiche qu’on laisse croître sous la lèvre inférieure.
    • Porter la moustache et la royale. On dit aussi impériale.
    • Grimaud regarda mélancoliquement partir Raoul, dont la tête effleurait presque la traverse de la porte, et, tout en caressant sa royale blanche, il laissa échapper ce mot profond : — Grandi. — (Alexandre Dumas, Le Vicomte de Bragelonne, Le Livre de poche, « Les Classiques de poche », 2010, p. 117)
    • En cette attitude de rêverie perverse, avec ses pointes de moustaches retroussées et sa royale noire, il était tel que Méphisto dut apparaître à Faust. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, coll. « Le Livre populaire » no 31, 1907)
  2. (Cuisine) Type de flan salé.

Forme d’adjectif

royale \ʁwa.jal\

  1. Féminin singulier de royal.
    • Les échevins de la ville l’ont sollicité pour penser et conduire la double entrée royale de 1533, dont Scève s’inspira directement en 1548 : du promontoire d’Ainay, la nouvelle reine, Éléonore d’Autriche, et le dauphin François pouvaient voir Saône et Rhône s’« entraccoler » doucement ; c’est de cette manière que, dans la fontaine conçue par Scève en 1548, leurs allégories sont accoudées dans les roseaux, et que, dans Délie, Saône et Rhône se « conjoignent » amoureusement (D. 17, 346, 396). — (site www.fabula.org/colloques/document1769.php, 21 janvier 2013)

Nom commun

royale \ʁwa.jal\ féminin

  1. (Barbe) Barbiche qu’on laisse croître sous la lèvre inférieure.
    • Porter la moustache et la royale. On dit aussi impériale.
    • Grimaud regarda mélancoliquement partir Raoul, dont la tête effleurait presque la traverse de la porte, et, tout en caressant sa royale blanche, il laissa échapper ce mot profond : — Grandi. — (Alexandre Dumas, Le Vicomte de Bragelonne, Le Livre de poche, « Les Classiques de poche », 2010, p. 117)
    • En cette attitude de rêverie perverse, avec ses pointes de moustaches retroussées et sa royale noire, il était tel que Méphisto dut apparaître à Faust. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, coll. « Le Livre populaire » no 31, 1907)
  2. (Cuisine) Type de flan salé.

Forme d’adjectif

royale \ʁwa.jal\

  1. Féminin singulier de royal.
    • Les échevins de la ville l’ont sollicité pour penser et conduire la double entrée royale de 1533, dont Scève s’inspira directement en 1548 : du promontoire d’Ainay, la nouvelle reine, Éléonore d’Autriche, et le dauphin François pouvaient voir Saône et Rhône s’« entraccoler » doucement ; c’est de cette manière que, dans la fontaine conçue par Scève en 1548, leurs allégories sont accoudées dans les roseaux, et que, dans Délie, Saône et Rhône se « conjoignent » amoureusement (D. 17, 346, 396). — (site www.fabula.org/colloques/document1769.php, 21 janvier 2013)

Nom commun

royale \ʁwa.jal\ féminin

  1. (Barbe) Barbiche qu’on laisse croître sous la lèvre inférieure.
    • Porter la moustache et la royale. On dit aussi impériale.
    • Grimaud regarda mélancoliquement partir Raoul, dont la tête effleurait presque la traverse de la porte, et, tout en caressant sa royale blanche, il laissa échapper ce mot profond : — Grandi. — (Alexandre Dumas, Le Vicomte de Bragelonne, Le Livre de poche, « Les Classiques de poche », 2010, p. 117)
    • En cette attitude de rêverie perverse, avec ses pointes de moustaches retroussées et sa royale noire, il était tel que Méphisto dut apparaître à Faust. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, coll. « Le Livre populaire » no 31, 1907)
  2. (Cuisine) Type de flan salé.

Forme d’adjectif

royale \ʁwa.jal\

  1. Féminin singulier de royal.
    • Les échevins de la ville l’ont sollicité pour penser et conduire la double entrée royale de 1533, dont Scève s’inspira directement en 1548 : du promontoire d’Ainay, la nouvelle reine, Éléonore d’Autriche, et le dauphin François pouvaient voir Saône et Rhône s’« entraccoler » doucement ; c’est de cette manière que, dans la fontaine conçue par Scève en 1548, leurs allégories sont accoudées dans les roseaux, et que, dans Délie, Saône et Rhône se « conjoignent » amoureusement (D. 17, 346, 396). — (site www.fabula.org/colloques/document1769.php, 21 janvier 2013)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

ROYAL, ALE. adj.
Qui appartient, qui a rapport à un roi. Manteau royal. Domaines royaux. La justice royale et les justices seigneuriales. L'autorité royale. La puissance royale. Prérogative royale. Recourir à la clémence royale. Maison royale, Tous les princes et toutes les princesses du sang royal. Toute la maison royale était réunie. Famille royale, Les enfants et petits-enfants du roi régnant, en ligne masculine. Il se dit aussi des Enfants et petits-enfants du roi défunt, nés avant sa mort. Prince royal, Titre de l'héritier présomptif de la couronne dans certains États. Altesse royale, Titre qui se donne à certains princes et à certaines princesses. Son altesse royale le duc, la duchesse de... Par abréviation, on écrit. S. A. R. En termes d'ancienne Chancellerie, Lettres royaux, ordonnances royaux, Lettres, ordonnances émanées de l'autorité royale. Almanach royal, Livre où étaient contenus les noms de la famille royale de France et des maisons souveraines de l'Europe, et. ceux des personnages attachés à la cour et de tous les fonctionnaires civils et militaires.

ROYAL s'est dit aussi de Certains établissements qui étaient, d'une manière spéciale, sous la surveillance ou sous la protection du roi. Musée royal. Imprimerie royale. Institut royal de France. Académie royale de musique. Chemin royal, route royale, Grand chemin, grande route qui menait à une ville importante, et dont l'entretien était à la charge de l'administration centrale. On dit aujourd'hui Route nationale.

ROYAL signifie encore Qui est digne d'un roi. Magnificence royale. La clémence est une vertu royale. Chant royal, Ancien genre de poésie française qui se rapproche de la ballade. Tigre royal, aigle royal, Tigre, aigle de la plus grande espèce.

Littré (1872-1877)

ROYAL (ro-ial, ia-l' ; plusieurs prononcent roi-ial ; au XVIe siècle, Bèze recommande la prononciation roi-ial, contre ro-ial) adj.
  • 1Qui appartient, qui a rapport à un roi. Que si vous me demandez comment tant de factions opposées… ont pu si opiniâtrément conspirer ensemble contre le trône royal, Bossuet, Reine d'Anglet. Le pape saint Grégoire a donné dès les premiers siècles cet éloge singulier à la couronne de France, qu'elle est autant au dessus des autres couronnes du monde, que la dignité royale surpasse les fortunes particulières, Bossuet, Reine d'Anglet. Je vis [lors de la mort d'un fils de Louis XIV et de Marie-Thérèse]… deux victimes royales immoler d'un commun accord leur propre cœur, Bossuet, Mar.-Thér. Le respect qu'on inspirait aux Perses dès leur enfance pour l'autorité royale, allait jusqu'à l'excès, puisqu'ils y mêlaient de l'adoration, et paraissaient plutôt des esclaves que des sujets soumis par raison à un empire légitime, Bossuet, Hist. III, 5. Elle eut de quoi satisfaire à sa noble fierté, quand elle vit qu'elle allait unir la maison de France à la royale famille des Stuarts, Bossuet, Reine d'Anglet. Ces sentiments élevés qui distinguent les âmes royales d'avec les âmes du commun, Fléchier, Duch. de Mont. Que du bandeau royal sa tête soit ornée, Racine, Athal. III, 6. De tout le sang royal il ne reste que nous, Racine, Théb. V, 3. Ces rogatons [les trois Empereurs, le Lion et le Marseillais] pourront amuser votre royal correspondant [le roi de Prusse], à qui je n'écris plus depuis près d'une année, Voltaire, Lett. Thiriot, 1er mars 1769.

    Maison royale, tous les princes et toutes les princesses du sang royal. On écrit d'étranges choses de ces deux sonnets [sonnets qui occupaient les beaux esprits] ; on me mande qu'ils ont partagé la cour ; qu'ils ont divisé la maison royale…, Guez de Balzac, Dissert. crit. 9. On remarque dans l'Écriture que Dieu donne aux maisons royales certains caractères propres, Bossuet, Mar.-Thér.

    Famille royale, les enfants et les petits-enfants du roi régnant ou du roi défunt.

    Prince royal, titre de l'héritier de la couronne, dans quelques États.

    Altesse royale, titre qui se donne à certains princes et à certaines princesses. Son Altesse royale le duc de… la duchesse de…

    Par abréviation on écrit S. A. R.

    La ville royale, Paris. La religion s'intéresse dans ses infortunes [du cardinal de Retz] ; la ville royale s'émeut, et Rome même menace, Bossuet, le Tellier.

  • 2Festin royal, banquet royal, festin qu'un monarque fait en certaines occasions solennelles, et où tous les grands officiers remplissent les fonctions de leurs charges.
  • 3 Terme d'ancienne chancellerie. Lettres royaux, ordonnances royaux, lettres, ordonnances émanées de l'autorité royale. Une compagnie qui n'agissait jamais que sur le fondement d'accorder les ordonnances royaux avec la guerre civile, Retz, IV, 47.

    Royaux n'est point ici au masculin ; mais, suivant la règle de l'ancienne langue, les adjectifs dérivés des adjectifs latins en is, dont le masculin était semblable au féminin, faisaient aussi les deux genres semblables.

  • 4Cas royaux, voy. CAS, n° 2.
  • 5Almanach royal, livre contenant, quand la France était un royaume, les noms de la famille royale et des maisons souveraines de l'Europe, et ceux des hommes attachés à la cour et de tous les fonctionnaires civils et militaires.
  • 6Il se dit de certains établissements qui étaient sous la protection d'un roi. Le musée royal. La Société royale de Londres.
  • 7Digne d'un roi. Elle eut une magnificence royale ; et l'on eût dit qu'elle perdait ce qu'elle ne donnait pas, Bossuet, Reine d'Anglet.

    C'est un royal homme, une royale femme, c'est un homme, une femme dont les excellentes qualités inspirent l'affection et le respect (locution vieillie). Parbleu, mes amis, voilà une royale femme que Mme Abraham, D'Allainval, Éc. des Bourg. III, 15.

  • 8Cour royale, aujourd'hui cour impériale, cour de justice qui prononce sur les appels des tribunaux inférieurs de son ressort.

    Chemin royal, route royale, se disait, quand la France était en royaume, des grands chemins, des grandes routes qui mènent d'une ville à une autre et dont l'entretien est à la charge de l'État.

    Collége royal, nom des lycées sous la Restauration et sous Louis-Philippe.

    Collége royal a été le nom du Collége de France (voy. COLLÉGE). Hardion aurait dit en grec et en latin, chez le Dauphin, qu'il faut bien se donner de garde de me donner une chaire au collége royal, Voltaire, Lett. d'Argental, 11 mars 1752.

  • 9 Terme de fortification. Bastion royal, grand bastion.

    Parapet royal, parapet de l'enceinte de la place.

  • 10Armée royale, celle qui était en état d'assiéger une place forte, et qui marchait avec du canon.
  • 11 Fig. Tigre royal, aigle royal, tigre, aigle de la plus grande espèce.
  • 12Herbe royale, la mâche.
  • 13Chant royal, ancienne espèce de poésie française, composée de cinq stances de onze vers, dont le dernier sert de refrain ; on y ajoute un envoi de cinq à sept vers, qui a le même refrain.
  • 14 Terme d'antiquité. Papier royal, le papier d'Égypte le plus blanc et le plus fin.
  • 15 S. m. pl. Les royaux, les troupes royales.
  • 16 S. m. pl. Terme de marine. Se dit quelquefois des cacatois et des papillons.
  • 17 S. m. Un royal, monnaie d'or frappée sous Philippe le Bel et ses successeurs.
  • 18Marbre de Belgique dont le fond est rouge, mélangé de blanc et quelquefois de bleu.
  • 19 S. f. Royale, religieuse reçue gratis dans une abbaye, et nommée par le roi, dans certaines circonstances.
  • 20Variété de pêche, de prune, de laitue et de rose, de qualité supérieure.
  • 21Grosse royale, petite royale, se dit, chez les fondeurs, de deux espèces de petit plomb.
  • 22À la royale, à la manière royale. Une personne vêtue de blanc, et par-dessus à la royale, belle, blonde et fort éclatante, l'appela [le maréchal ferrant qui avait eu des révélations] par son nom, Saint-Simon, 68, 120. Le roi d'Israël et le roi de Juda étaient… chacun sur son trône, vêtus à la royale, Voltaire, Phil. Bible, les Rois, Élie.
  • 23À la royale, se disait d'une manière d'apprêter certains mets. Bœuf à la royale.

    Il se dit aussi d'autres choses que la cuisine. Un décroteur à la royale, Du talon gauche estropié, Obtint pour grâce spéciale, D'être boiteux de l'autre pied, Épigr. contre les miracles de Saint-Médard.

HISTORIQUE

XIIe s. Cil de saint Waleri Renals i est venuz ; Henris li fiz Gerold, qui ert des reaus drus [ami], Th. le mart. 55. Et ore si veirement cume Deu vit, ki m'ad assis et afermed al sied real mun pere David, Rois, p. 230.

XIIIe s. Mal semble que je soie de lignage roial, Berte, XXVI. Et quant li roial l'apierchurent, si li coururent sus et le navrerent moult durement, Chr. de Rains, 140. Ne te chaut de grand maison ; car en petite maison pues tu [tu peux] mener roial vie, Latini, Trésor, p. 442.

XIVe s. Et ly autre s'enfuient hors du palais royel, Hugues Capet, V. 932.

XVe s. Leur sire [des Flamands] qui avoit esté nourri entre les royaux de France, Froissart, I, I, 310. Descendue de royal lignée, Froissart, I, I, 17. Ne demoura gueres que li roy Gadifer fut apporté illec à très grant honneur ; car il n'y eut celui qui le vist, qui ne lui fist la reverence royalle [s'agenouiller], Perceforest, t. IV, f° 6.

XVIe s. À tout le moins vous y vueille esmouvoir Royal promesse, en qui toute asseurance Doit consister, Marot, II, 107. La grandeur royale et les façons de prince qu'il avoit de nature, Amyot, Agésil. 1. Depuis, Lysander espia tousjours les moyens de faire oster aux deux maisons royales le privilege qu'elles avoient de la royauté, Amyot, ib. 11. Ceux qui avoient moyen portoient des royales [sorte de vêtement], mais les gens de pieds furent contraints de les laisser, ou rougner, car à tous coups les esperons s'engagoient dedans et faisoient faire des parterres, D'Aubigné, Faen. IV, 3. On se demandoit : Estu de la ligue ? Es-tu roial ? D'Aubigné, Hist. III, 275. L'autre faict le royal, et, flattant les deux parts, Veut trahir les Bourbons et tromper les Guisards, D'Aubigné, Tragiques, Princes. J'aime à coucher dur et seul, voire sans femme à la royale, un peu bien couvert, Montaigne, t. III, p. 569, dans LACURNE.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

ROYAL.
7Ajoutez :

Ironiquement. Qui est du plus haut degré. Galimatias royal, Malherbe, Lexique, éd. L. Lalanne.

24 Deniers royaux se disait, dans l'ancienne monarchie, de tous les deniers qui se levaient sur le Languedoc pour être versés directement dans les caisses royales, ou pour acquitter, dans la province même, à la décharge du roi, les diverses dépenses ordonnées par le gouvernement, Jules Loiseleur, le Temps, 27 oct. 1876, 3e page, 4e col.
Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Encyclopédie, 1re édition (1751)

ROYAL, adj. se dit de quelque chose qui a rapport au roi. Voyez Roi.

Ce mot vient du latin regalis, qui est dérivé de rex, roi.

C’est dans ce sens qu’on dit, la famille royale, le sang royal, &c.

En Angleterre on donne le titre d’altesse royale au prince & à la princesse de Galles, au frere du roi, &c. Voyez Prince & Altesse.

On a donné le titre de royale à des princesses filles ou petites-filles de rois, quoiqu’elles ne fussent pas reines. Ainsi l’on a appellé la duchesse de Savoie, madame royale, & les duchesses d’Orléans & de Lorraine ont eu le titre d’altesse royale.

Abbaye royale, est une abbaye fondée par un roi ou par une reine. Voyez Abbaye.

Académie royale des Sciences. Voyez Académie.

Armée royale, est une armée qui marche avec du gros canon, & qui est en état d’assiéger une place forte & bien défendue. On pendoit ordinairement autrefois le gouverneur d’une petite place, quand il osoit tenir devant une armée royale.

Consentement royal, (royal assent.) se dit en Angleterre du consentement ou de l’approbation que le roi donne à tout acte fait par un ou plusieurs de ses sujets, par exemple, à l’élection d’un évêque par le doyen ou chapitre d’une église, ou à un bill passé dans les deux chambres du parlement, &c.

Quand le roi a donné son consentement à un bill dans le parlement, le bill est avec ces mots, le roi le veut. Si le roi refuse son consentement, on met sur le bill, le roi s’avisera. Voyez Bill, Parlement, &c.

Bourgs royaux, voyez Bourg.

Couronne royale, est celle que portent les rois. Voyez Couronne.

La couronne d’Angleterre est fermée par des demi-cercles d’or, qui se réunissent vers un globe ou boule, surmonté d’une croix ; ces demi-cercles sont ornés de croix & de fleurs de lis, & toute la couronne est enrichie de pierres précieuses.

Chartre royale, voyez Chartre.

Compagnie royale d’Afrique, voyez Compagnie.

Banque royale, c’est le nom qu’on donne à la bourse de Londres, où les marchands s’assemblent. Voyez Banque.

La bourse de Londres sut construite pour la premiere fois en 1566, par les soins de Thomas Gresham ; le nom de banque royale (royal exchange) lui fut donné solemnellement à son de trompe par un héraut, en présence de la reine Elizabeth. Jusqu’à cette année les marchands s’étoient assemblés dans le lombard streat (rue des lombards). La bourse étoit bâtie de brique, & on la regardoit alors comme la plus belle de l’Europe. Cent ans après, elle fut entierement brûlée dans le grand incendie de Londres ; mais elle fut reconstruite aussitôt avec encore plus de magnificence qu’auparavant. La dépense pour la rebâtir monta à 50000 l. sterling. La moitié de cette somme fut donnée par la chambre de Londres, l’autre moitié par la compagnie des merciers, qui pour le remboursement de leurs avances eurent la permission de louer 190 boutiques sur les degrés à 20 liv. chacune, ce qui joint aux autres boutiques qui sont élevées sur le terrein où la bourse est construite, produit un revenu annuel de 4000 livres, quoique ce terrein n’excede pas les d’un arpent ; aussi peut-on dire que c’est le morceau de terre le plus cher qu’il y ait dans le monde.

Ce bâtiment est quadrangulaire, & il est entouré d’une espece de galerie ou portique, sous lequel les marchands se promenent. Au milieu de la cour est une statue du roi Charles II. en habit d’empereur romain. Cette statue a été élevée par la société des marchands. Autour de cette statue sont rangées celles des rois d’Angleterre depuis la conquête des Normands.

Poissons royaux, sont en Angleterre les baleines & esturgeons (quelques-uns y ajoutent les marsouins), qui appartiennent de droit au roi, en quelque endroit du royaume qu’ils soient jettés sur le rivage, soit par naufrage ou autrement ; aucun des sujets du roi ne peut s’en emparer sans une permission expresse de sa majesté. Voyez Poissons.

Fori royal, voyez Fort.

Franchise royale, voyez Franchise.

Hopital royal, voyez Hopital.

Chêne royal, est un beau & grand arbre, dont on voit encore les restes à Boscobel, dans la pairie de Donnington, province de Staffort, & dont toutes les branches étoient autrefois couvertes de lierre. Le roi Charles II. après la défaite entiere de ses troupes à la bataille de Vorcester par celles de Cromwel, se tenoit caché pendant le jour dans l’épaisseur de cet arbre avec le colonel Carelisl, & passoit la nuit dans le château de Boscobel. Ceux qui disent que c’étoit alors un vieux chêne creux, se trompent ; c’étoit un très-bel arbre qui s’élevoit au milieu de plusieurs autres. Pour conserver ce qui reste de ce chêne, on a construit aujourd’hui un mur tout-autour, & au-dessus de la porte du mur on a mis cette inscription en lettres d’or : felicissimam arborem quam in asylum potentissimi regis Caroli II. Deus optimus maximus per quem reges regnant, hîc crescere voluit, &c. Transact. philos. n°. 310.

Officiers royaux ou officiers du roi, voyez Officiers.

Parapet royal, ou parapet du rempart, en terme de fortification, est un banc d’environ trois brasses de large, & de six piés de haut, placé sur le bord du rempart du côté de la campagne, & destiné à couvrir ceux qui défendent les remparts. Voyez Rempart & Parapet.

Port royal, voyez Port.

Société royale de Londres, est une académie ou société de gens recommandables par leur savoir. Elle a été instituée par Charles II. pour l’avancement des sciences naturelles. Voyez Académie.

Cet illustre corps n’étoit dans son origine, & avant son renouvellement, qu’une société de gens d’esprit qui s’assembloient une fois par semaine dans le college de Wad-sham à Oxford, au logis du docteur Wilkins.

Ensuite vers l’année 1658, leurs assemblées se tinrent au college de Gres-ham à Londres, parce que la plûpart de ces savans demeuroient en cette ville. Dès le commencement du rétablissement de Charles II. c’est-à-dire en 1660, milord Clarendon les appuya de son crédit. Et le roi ayant eu connoissance des opérations de cette société, lui accorda une ample chartre datée du 22 Avril 1663, par laquelle cette société fut érigée en un corps consistant en président, conseillers & membres, & destiné à l’avancement des sciences naturelles, & à faire des expériences utiles. Les élections pour les officiers s’y font par ballotage. Les conseillers sont au nombre de 21, dont il y en a toujours dix nouveaux qu’on élit chaque année le jour de S. André, & onze qu’on continue pour l’année suivante.

Le chef du conseil porte la qualité de président. Son office est de convoquer & de renvoyer l’assemblée, de proposer les matieres qu’on y doit agiter, de demander qu’on produise les expériences, & d’admettre les membres qui sont élus.

Pour être admis, l’aspirant doit être proposé dans une assemblée par quelqu’un des membres ; & après que l’assemblée a approuvé la proposition, elle en renvoie l’examen au conseil ; si le conseil l’approuve, il en fait son rapport à la société qui ne manque presque jamais d’y donner son suffrage.

Chaque membre, en entrant dans la société royale, souscrit un engagement par lequel il promet qu’il tâchera de contribuer de tout son possible au bien de la société, engagement dont il peut se relever au bout d’un certain tems, en signifiant au président qu’il desire se retirer.

On paie en entrant, 40 s. au trésorier, & 13 s. par quartier, tout le tems qu’on continue d’être membre de la société.

Le nombre des membres de la société n’est point fixe. On voit par la liste de 1724, qu’elle étoit alors composée de deux cens dix-sept personnes des royaumes d’Angleterre, d’Ecosse & d’Irlande, & de soixante-quatre étrangers Parmi les uns & les autres il y en avoit de la premiere noblesse, & beaucoup qui étoient distingués dans l’état & dans l’église.

Le but & l’objet de la société royale est de faire des exposés fideles de tous les ouvrages de la nature & de l’art, qui peuvent être à la portée de l’esprit humain, de sorte que dès à présent, & dans les siecles futurs, on puisse reconnoitre les erreurs qu’une longue prescription a rendu invétérées, rétablir les vérités qui pouvoient avoir été négligées, appliquer à de nouveaux usages celles qui sont déja connues, enfin applanir le chemin pour arriver à ce qui reste à découvrir.

Dans cette vue, la société a fait un grand nombre d’expériences & d’observations sur les différens phénomenes de la nature : éclipses, cometes, météores, mines, plantes, tremblemens de terre, inondations, sources, humidité, feux soûterreins, flux & reflux, courans, magnétisme, &c. Elle a aussi recueilli plusieurs faits singuliers, soit d’histoire naturelle, soit d’arts, plusieurs machines utiles & autres inventions. Le public a retiré de tout cela une grande utilité ; l’architecture navale, civile, militaire a été perfectionnée ; la navigation est devenue plus sure & plus parfaite ; enfin l’agriculture s’en est sentie, & les plantations ont été multipliées non-seulement dans l’Angleterre, mais aussi dans l’Irlande.

La société royale recueille avec soin dans des regîtres, toutes les expériences, relations, observations, &c. de ses membres ; de tems en tems elle donne au public, sous le titre de Transactions philosophiques, ce que son recueil contient de plus immédiatement utile. Le reste demeure dans ses regîtres pour être transmis à la postérité, & pour servir de fondement aux systèmes futurs. Voyez Transactions.

Elle a une bibliotheque de livres concernant les matieres qu’elle traite. Le dernier comte maréchal a contribué à l’augmentation de cette bibliotheque, en y joignant celle de Norfolk. Elle a de plus un musée ou cabinet de curiosités naturelles & artificielles, donné par Daniel Colwal, chevalier ; sa devise est nullius in verba. Ses mémoires sont rédigés par deux secrétaires ; & elle s’assemble tous les jeudis dans le Cranecourt, près de Fleestrees.

Académie royale espagnole, voyez Académie.

Sucre royal, voyez Sucre.

Royal-College des Médecins de Londres, (Hist. d’Angl.) le college royal des médecins de Londres, dont on a oublié de faire l’article en son lieu, a des regles & des statuts peu connus des étrangers. Tout médecin qui s’est fait recevoir dans une des deux universités, a le droit de pratiquer par toute l’Angleterre, excepté dans l’étendue de sept milles autour de Londres. Le college royal a seul le droit de conférer ce dernier privilege ; ceux qui après avoir subi l’examen, y sont admis, & qui ont été reçus dans les pays étrangers, sont appellés seulement licentiés ; mais ceux qui ont pris leurs dégrés à Cambridge ou à Oxford, sont reçus membres du college, qui exige cependant encore un examen préalable, en présence du président & des censeurs ; un membre honoraire est admis sans examen, & c’est un titre qu’on n’accorde qu’à des personnes d’un mérite peu commun. (D. J.)

Royal, s. m. (monnoie de France) monnoie d’or ; On n’a point de preuves qui puisse justifier que cette monnoie soit plus ancienne en France que le regne de Philippe le Bel ; il est certain que ce prince fit faire de petits royaux d’or fin, de 70 au marc, qui valoient onze sols parisis, & qui vaudroient aujourd’hui environ onze livres ; c’est cependant la plus ancienne monnoie d’or mentionnée dans les registres de la cour des monnoies. Philippe le Bel fit aussi fabriquer des gros royaux, qui pesoient le double des petits.

La monnoie des royaux eut fort long-tems cours en France ; Charles le Bel & Philippe de Valois en fabriquerent qui étoient d’or fin, & de 58 au marc ; ceux du roi Jean, qui furent aussi nommés deniers d’or au royal, étoient de 66 & de 69 au marc ; ceux de Charles VII. de 64 & de 70.

Cette espece fut toujours d’or fin, & elle fut appellée royal, à cause que le roi y est représenté vêtu de ses habits royaux ; mais leur marque n’a pas toujours été uniforme, comme on peut s’en convaincre par la seule inspection de leurs figures dans les planches de M. le Blanc, traité des monnoies. (D. J.)

Royale, f. f. (terme de Mode) on appelloit ainsi une sorte de culotte fort large, que l’on portoit en France vers le milieu du dernier siecle ; cette culotte avoit au bas des canons lacés de rubans enjolivés de points de France, & enrichis de broderie de drap découpée à jour, & de plusieurs touffes de rubans. (D. J.)

Royale grosse, en terme de Fondeur de petit plomb au moule, est une espece de plomb d’un degré plus gros que la batarde, & de deux plus gros que la petite royale.

Royale petite, en terme de Fondeur de plomb en moule, est l’espece de plomb la plus petite qu’on fasse de cette maniere.

Wikisource - licence Creative Commons attribution partage dans les mêmes conditions 3.0

Étymologie de « royal »

Wallon, royau voie, grand chemin ; provenç. reial, rial ; espagn. et portug. real ; ital. regale, reale ; du lat. regalis, de rex, roi.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

(Vers 1200 avec cette orthographe) De l’ancien français roial, du latin regalis. (881) regiel, vers 1110 reial.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « royal »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
royal rwajal

Citations contenant le mot « royal »

  • Il ne faut pas être plus royaliste que le roi. De François René de Chateaubriand / La monarchie selon la charte
  • J'avais pour les étables un goût plus irrésistible que jamais courtisan pour les antichambres royales ou impériales. De Rosa Bonheur
  • Comment sont nées les barricades ? Pour lutter contre les cavaleries royales, le peuple n'ayant jamais de cavalerie. De André Malraux / L'Espoir
  • La sculpture, comme tous les arts, est une voie royale pour connaître le monde et en percer les secrets. De Olivier Delahaye / Le Ventre lisse
  • Pour qui peut se promener à loisir, même la jungle est une route royale. De Proverbe cingalais
  • Un manteau royal va toujours bien. C'est le triomphe de la confection. De Jean Giraudoux / Judith
  • Kate Middleton vs Meghan Markle : un membre de la famille royale a provisoirement apaisé les tensions Gala.fr, Kate Middleton vs Meghan Markle : un membre de la famille royale a provisoirement apaisé les tensions - Gala
  • Mort de Diana : cette note accablant la famille royale avant son accident Gala.fr, Mort de Diana : cette note accablant la famille royale avant son accident - Gala
  • Pour le moment, seule la version PC est disponible en bêta. La première saison du battle royale arrivera toutefois en même temps sur toutes les plateformes, accompagnée de onze nouvelles armes, de deux modes de jeu, et de modes temporaires. Clubic.com, Hyper Scape, le nouveau battle royale signé Ubisoft, arrivera le 11 août
  • Autour de Sénart, une forêt toujours royale Télérama, Autour de Sénart, une forêt toujours royale
  • La sculpture, comme tous les arts, est une voie royale pour connaître le monde et en percer les secrets. De Olivier Delahaye / Le Ventre lisse
  • Comment sont nées les barricades ? Pour lutter contre les cavaleries royales, le peuple n'ayant jamais de cavalerie. De André Malraux / L'Espoir
  • J'avais pour les étables un goût plus irrésistible que jamais courtisan pour les antichambres royales ou impériales. De Rosa Bonheur
  • C’est un plaisir royal de faire le bien quand les ignorants croient que c’est le mal que vous faites. De Alfred Capus / Les Pensées
  • Pour qui peut se promener à loisir, même la jungle est une route royale. De Proverbe cingalais
  • Abrités par un imposant mur d’enceinte, au pied de l’abbatiale romane de Thiron-Gardais, les jardins de l’ancien collège royal et militaire (CRM) s’étendent sur un hectare de terrain, avec une serre et une orangerie. www.lechorepublicain.fr, Les jardins du collège royal et militaire de Thiron-Gardais se découvrent à la lueur de 1.500 bougies - Thiron Gardais (28480)
  • La famille royale britannique n'a pas fini d'étonner le grand public. Alors qu'elle véhicule aux yeux de certains une image austère, La Firme serait tout l'inverse dans ses coulisses. C'est ce que dévoile Sir Timothy Laurence, le second époux de la princesse Anne, dans un documentaire diffusé ce 29 juillet, sur la chaîne britannique ITV et dont sa femme faisait l'objet. Le beau-fils de la reine Elizabeth II avoue avoir été "surpris" de découvrir que les maisons de la Couronne étaient "pleines de rires". Car derrière les visages parfois fermés des membres de la famille royale, ces derniers s'amuseraient beaucoup plus qu'on ne le pense. Gala.fr, Princesse Anne : les rares confidences de son époux sur la famille royale - Gala
  • Deux ans plus tard, le mariage raté d’Anne refait la Une de la presse. Pour cause, une institutrice néo-zélandaise assure que Mark Phillips est le père de sa petite fille de cinq ans. Des tests de paternité viennent rapidement confirmer cette révélation. Élisabeth II décide donc de céder et accepte que le couple divorce en 1992. Quelques mois après cette décision, la princesse royale épouse, en secondes noces, son amant et le véritable amour de sa vie, Timothy Laurence. La cérémonie se déroule dans la plus stricte intimité en Écosse. Si Anne ne fera alors plus jamais parler d’elle dans les tabloïds, ce n’est pas le cas de ses frères, Charles et Andrew. 1992 – la fameuse « annus horribilis » d’Élisabeth II – ouvrira en effet la décennie la plus sombre qu'ait connue la monarchie. Vanity Fair, Famille royale d'Angleterre : Entre correspondance amoureuse, adultères et enfant caché, comment le mariage de la princesse Anne a viré au scandale

Images d'illustration du mot « royal »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « royal »

Langue Traduction
Anglais royal
Espagnol real
Italien reale
Allemand königlich
Chinois 皇家的
Arabe ملكي
Portugais real
Russe королевский
Japonais 王立
Basque errege
Corse reale
Source : Google Translate API

Synonymes de « royal »

Source : synonymes de royal sur lebonsynonyme.fr
Partager