Oblitérer : définition de oblitérer


Oblitérer : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

OBLITÉRER, verbe trans.

A. −
1. Vieilli, rare. Effacer progressivement, notamment par l'usure. Le temps a oblitéré cette inscription, plusieurs mots dans ce manuscrit. La circulation des monnaies oblitère insensiblement les figures et les lettres qui y sont empreintes (Ac.1835-1935).
P. ext.
a) Vieilli, emploi passif. Disparaître progressivement en ne laissant subsister qu'un rudiment. Le tamanoir et le fourmilier à quatre doigts, ou tamandua, ont le pouce oblitéré. Il est aussi oblitéré, de même que le cinquième doigt, dans le paresseux tridactyle ou l'aï (Cuvier,Anat. comp.,t.1, 1805, p.321).
Emploi pronom. passif. Dans les paroxysmes de passion les organes s'oblitèrent ou se perfectionnent selon les constitutions (Balzac,C. Birotteau,1837, p.349).
b) Abolir, affaiblir. Il n'est pas invraisemblable (...) qu'un éclat de la foudre l'ait renversé et ait produit une commotion cérébrale, qui oblitéra pour un temps le sens de la vue (Philos., Relig., 1957, p.34-3).
2. Au fig. Affaiblir, diminuer, effacer, supprimer progressivement. Oblitérer le jugement, la virulence de qqn; souvenirs oblitérés par le temps. La peur violente qu'il a eue de perdre ses rentes lors de «nos désastres» lui a un peu oblitéré le sens critique (Flaub.,Corresp.,1878, p.127).L'attitude des touristes qui profanent les cathédrales d'Europe montre à quel point la vie moderne a oblitéré le sens religieux (Carrel,L'Homme,1935, p.158):
1. ... il aperçoit d'un endroit à l'autre de l'étendue de sa vision remuer d'une façon particulière une sorte de petits signes, assez peu marqués, translucides, à formes de bâtonnets, de virgules, peut-être d'autres signes de ponctuation, qui, sans lui cacher du tout le monde l'oblitèrent en quelque façon, s'y déplacent en surimpression... Ponge,Parti pris,1942, p.69.
Emploi pronom. passif. Il y a un sens psychologique qui est le plus sujet de tous à s'engourdir, à s'oblitérer faute d'exercice, et qui n'est pas toujours disposé à s'exercer même dans les hommes réfléchis qui le cultivent le plus (Maine de Biran,Journal,1817, p.20).Non seulement il ne se produit pas de nouveaux proverbes, mais les anciens s'oblitèrent peu à peu, perdent leur acception propre pour finir même par n'être plus entendus du tout (Durkheim,Division trav.,1893, p.145).
B. − Boucher, obstruer (un orifice, un trou, une ouverture). Le tassement du Panthéon a oblitéré de cette façon, il y a un siècle, une partie des caves de la montagne Sainte-Geneviève (Hugo,Misér.,t.2, 1862, p.550).
MÉD. Boucher, obstruer une cavité, un canal, un conduit. Oblitérer le canal médullaire, des vaisseaux. La cavité qui verse le sang ne venant s'ouvrir à l'extérieur que par un seul orifice, il suffit d'oblitérer cet orifice pour s'opposer à l'issue du sang (Nélaton,Pathol. chir.,t. 1, 1844, p.47).L'hémorragie diminue. Un caillot se forme dans la plaie. L'ouverture du vaisseau est oblitérée par de la fibrine. L'hémorragie s'arrête définitivement (Carrel,L'Homme,1935, p.239).
Emploi pronom. passif. Alvéole qui s'oblitère. Les derniers vaisseaux artériels ont commencé de s'oblitérer et de refuser le passage au sang (Cabanis,Rapp. phys. et mor.,t. 1, 1808, p.230).
C. − Apposer une marque sur un timbre-poste, de nos jours un cachet, afin qu'il ne puisse être utilisé une seconde fois. Il n'y avait aucune surcharge, le timbre était normalement oblitéré. Mon père avait donc reçu cette lettre rue de Fleurus (Duhamel,Jard. bêtes sauv.,1934, p.80):
2. ... la carte postale porte un timbre de dix centimes. (...) je me dis aujourd'hui que, si chaque timbre avait été de cinq centimes, l'employé de la poste, au départ, les aurait oblitérés tous les deux; et que c'est, au contraire, dans le cas où l'affranchissement d'un des côtés aurait été déjà par lui-même suffisant, que l'autre timbre aurait pu lui échapper et n'être oblitéré qu'à l'arrivée... Gide,Souv. Cour d'ass.,1913, p.626.
[P. ell. du compl.] Les machines électroniques à très grand rendement oblitèrent en effet à la cadence pratique de 40000 correspondances à l'heure (Admin. P. et T.,1964, p.20).
P. anal. [Le compl. d'obj. dir. désigne un ticket, un reçu, une vignette] Marquer d'une empreinte afin de rendre impropre à toute utilisation ultérieure. Les vignettes des médicaments délivrés sans prescription médicale devront être oblitérées par le pharmacien; l'achat de ces médicaments ne pourra être «régularisé» par une ordonnance ultérieure (Réforme Séc. soc.,1968, p.20):
3. On me tasse sur la plate-forme, le receveur tira véhémentement sur une chasse de bruit et le véhicule repartit. Tout en découpant dans un carnet le nombre de tickets que l'homme à la petite boîte allait oblitérer sur son ventre, je me mis à inspecter mes voisins. Queneau,Exerc. style,1947, p.98.
REM.
Oblitérant, -ante, part. prés. en emploi adj.,méd. [En parlant d'une maladie] Qui se manifeste par l'occlusion des vaisseaux, des canaux. Thrombose oblitérante. Voici Leriche qui, dans les artérites oblitérantes, met en évidence l'action réflexe partie du tronc lésé et inhibe la circulation collatérable d'où dépend la nutrition du membre (Ce que la Fr. a apporté à la méd.,1946, p.194).
Prononc. et Orth.: [ɔbliteʀe], (il) oblitère [ɔblitε:ʀ]. Att. ds Ac. dep. 1798. Étymol. et Hist. 1. 1512 «effacer le souvenir de» (Jean Lemaire de Belges, Illustr. ds OEuvres, éd. J. Stecher, I, 297); 1530 «faire disparaître progressivement» (Palsgr., p.458); id. «rendre illisible, incompréhensible» (ibid., p.740); 2. 1754 «atrophier, faire disparaître un organe» (Diderot, Pensées sur l'interprétation de la nature, no12, p.723); 1798 anat. part. passé vaisseau oblitéré «bouché, obstrué» (Ac.); 3. 1863 part. passé timbres oblitérés (Commiss. intern. des postes, p.123 ds Littré). Empr. au lat. oblitterare «effacer les lettres», «faire oublier, effacer du souvenir». Fréq. abs. littér.: 35.
DÉR.
Oblitérateur, -trice, adj.a) Méd. [En parlant d'un caillot] Qui bouche, obstrue un canal, un conduit. À l'autopsie, nous avons toujours trouvé de l'artérite oblitérante soit à la naissance de la carotide, soit au début du trajet de la carotide interne. On se doute qu'il ne peut s'agir d'instituer un traitement pour tenter la résolution du caillot oblitérateur (Garcin,Guide vétér.,1944, p.195).b) Qui sert à marquer d'un cachet, d'une empreinte un timbre, un ticket, un reçu. Panoplie receveur d'autobus avec appareil oblitérateur (Catal. jouets (Louvre), 1936).[ɔbliteʀatoe:ʀ], fém. [-tʀis]. 1resattest. 1857 méd. adj. caillots oblitérateurs (E. Monneret, Traité de pathologie gén., II, 631 ds Quem. DDL t.8); de oblitérer, suff. -(at)eur2*.
BBG.Gohin 1903, p.345, 365. _ Quem. DDL t. 3, 8 (s.v. oblitérant).

Oblitérer : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

OBLITÉRER, verbe trans.

A. −
1. Vieilli, rare. Effacer progressivement, notamment par l'usure. Le temps a oblitéré cette inscription, plusieurs mots dans ce manuscrit. La circulation des monnaies oblitère insensiblement les figures et les lettres qui y sont empreintes (Ac.1835-1935).
P. ext.
a) Vieilli, emploi passif. Disparaître progressivement en ne laissant subsister qu'un rudiment. Le tamanoir et le fourmilier à quatre doigts, ou tamandua, ont le pouce oblitéré. Il est aussi oblitéré, de même que le cinquième doigt, dans le paresseux tridactyle ou l'aï (Cuvier,Anat. comp.,t.1, 1805, p.321).
Emploi pronom. passif. Dans les paroxysmes de passion les organes s'oblitèrent ou se perfectionnent selon les constitutions (Balzac,C. Birotteau,1837, p.349).
b) Abolir, affaiblir. Il n'est pas invraisemblable (...) qu'un éclat de la foudre l'ait renversé et ait produit une commotion cérébrale, qui oblitéra pour un temps le sens de la vue (Philos., Relig., 1957, p.34-3).
2. Au fig. Affaiblir, diminuer, effacer, supprimer progressivement. Oblitérer le jugement, la virulence de qqn; souvenirs oblitérés par le temps. La peur violente qu'il a eue de perdre ses rentes lors de «nos désastres» lui a un peu oblitéré le sens critique (Flaub.,Corresp.,1878, p.127).L'attitude des touristes qui profanent les cathédrales d'Europe montre à quel point la vie moderne a oblitéré le sens religieux (Carrel,L'Homme,1935, p.158):
1. ... il aperçoit d'un endroit à l'autre de l'étendue de sa vision remuer d'une façon particulière une sorte de petits signes, assez peu marqués, translucides, à formes de bâtonnets, de virgules, peut-être d'autres signes de ponctuation, qui, sans lui cacher du tout le monde l'oblitèrent en quelque façon, s'y déplacent en surimpression... Ponge,Parti pris,1942, p.69.
Emploi pronom. passif. Il y a un sens psychologique qui est le plus sujet de tous à s'engourdir, à s'oblitérer faute d'exercice, et qui n'est pas toujours disposé à s'exercer même dans les hommes réfléchis qui le cultivent le plus (Maine de Biran,Journal,1817, p.20).Non seulement il ne se produit pas de nouveaux proverbes, mais les anciens s'oblitèrent peu à peu, perdent leur acception propre pour finir même par n'être plus entendus du tout (Durkheim,Division trav.,1893, p.145).
B. − Boucher, obstruer (un orifice, un trou, une ouverture). Le tassement du Panthéon a oblitéré de cette façon, il y a un siècle, une partie des caves de la montagne Sainte-Geneviève (Hugo,Misér.,t.2, 1862, p.550).
MÉD. Boucher, obstruer une cavité, un canal, un conduit. Oblitérer le canal médullaire, des vaisseaux. La cavité qui verse le sang ne venant s'ouvrir à l'extérieur que par un seul orifice, il suffit d'oblitérer cet orifice pour s'opposer à l'issue du sang (Nélaton,Pathol. chir.,t. 1, 1844, p.47).L'hémorragie diminue. Un caillot se forme dans la plaie. L'ouverture du vaisseau est oblitérée par de la fibrine. L'hémorragie s'arrête définitivement (Carrel,L'Homme,1935, p.239).
Emploi pronom. passif. Alvéole qui s'oblitère. Les derniers vaisseaux artériels ont commencé de s'oblitérer et de refuser le passage au sang (Cabanis,Rapp. phys. et mor.,t. 1, 1808, p.230).
C. − Apposer une marque sur un timbre-poste, de nos jours un cachet, afin qu'il ne puisse être utilisé une seconde fois. Il n'y avait aucune surcharge, le timbre était normalement oblitéré. Mon père avait donc reçu cette lettre rue de Fleurus (Duhamel,Jard. bêtes sauv.,1934, p.80):
2. ... la carte postale porte un timbre de dix centimes. (...) je me dis aujourd'hui que, si chaque timbre avait été de cinq centimes, l'employé de la poste, au départ, les aurait oblitérés tous les deux; et que c'est, au contraire, dans le cas où l'affranchissement d'un des côtés aurait été déjà par lui-même suffisant, que l'autre timbre aurait pu lui échapper et n'être oblitéré qu'à l'arrivée... Gide,Souv. Cour d'ass.,1913, p.626.
[P. ell. du compl.] Les machines électroniques à très grand rendement oblitèrent en effet à la cadence pratique de 40000 correspondances à l'heure (Admin. P. et T.,1964, p.20).
P. anal. [Le compl. d'obj. dir. désigne un ticket, un reçu, une vignette] Marquer d'une empreinte afin de rendre impropre à toute utilisation ultérieure. Les vignettes des médicaments délivrés sans prescription médicale devront être oblitérées par le pharmacien; l'achat de ces médicaments ne pourra être «régularisé» par une ordonnance ultérieure (Réforme Séc. soc.,1968, p.20):
3. On me tasse sur la plate-forme, le receveur tira véhémentement sur une chasse de bruit et le véhicule repartit. Tout en découpant dans un carnet le nombre de tickets que l'homme à la petite boîte allait oblitérer sur son ventre, je me mis à inspecter mes voisins. Queneau,Exerc. style,1947, p.98.
REM.
Oblitérant, -ante, part. prés. en emploi adj.,méd. [En parlant d'une maladie] Qui se manifeste par l'occlusion des vaisseaux, des canaux. Thrombose oblitérante. Voici Leriche qui, dans les artérites oblitérantes, met en évidence l'action réflexe partie du tronc lésé et inhibe la circulation collatérable d'où dépend la nutrition du membre (Ce que la Fr. a apporté à la méd.,1946, p.194).
Prononc. et Orth.: [ɔbliteʀe], (il) oblitère [ɔblitε:ʀ]. Att. ds Ac. dep. 1798. Étymol. et Hist. 1. 1512 «effacer le souvenir de» (Jean Lemaire de Belges, Illustr. ds OEuvres, éd. J. Stecher, I, 297); 1530 «faire disparaître progressivement» (Palsgr., p.458); id. «rendre illisible, incompréhensible» (ibid., p.740); 2. 1754 «atrophier, faire disparaître un organe» (Diderot, Pensées sur l'interprétation de la nature, no12, p.723); 1798 anat. part. passé vaisseau oblitéré «bouché, obstrué» (Ac.); 3. 1863 part. passé timbres oblitérés (Commiss. intern. des postes, p.123 ds Littré). Empr. au lat. oblitterare «effacer les lettres», «faire oublier, effacer du souvenir». Fréq. abs. littér.: 35.
DÉR.
Oblitérateur, -trice, adj.a) Méd. [En parlant d'un caillot] Qui bouche, obstrue un canal, un conduit. À l'autopsie, nous avons toujours trouvé de l'artérite oblitérante soit à la naissance de la carotide, soit au début du trajet de la carotide interne. On se doute qu'il ne peut s'agir d'instituer un traitement pour tenter la résolution du caillot oblitérateur (Garcin,Guide vétér.,1944, p.195).b) Qui sert à marquer d'un cachet, d'une empreinte un timbre, un ticket, un reçu. Panoplie receveur d'autobus avec appareil oblitérateur (Catal. jouets (Louvre), 1936).[ɔbliteʀatoe:ʀ], fém. [-tʀis]. 1resattest. 1857 méd. adj. caillots oblitérateurs (E. Monneret, Traité de pathologie gén., II, 631 ds Quem. DDL t.8); de oblitérer, suff. -(at)eur2*.
BBG.Gohin 1903, p.345, 365. _ Quem. DDL t. 3, 8 (s.v. oblitérant).

Oblitérer : définition du Wiktionnaire

Verbe

oblitérer \ɔ.bli.te.ʁe\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison) (pronominal : s’oblitérer)

  1. Effacer, user, surtout en parlant de ce qui a souffert des injures du temps, ou de quelque autre cause naturelle.
    • Le temps a oblitéré cette inscription.
    • La circulation des monnaies oblitère insensiblement les figures et les lettres qui y sont empreintes.
  2. Imprimer une marque sur un timbre-poste, un billet de transport en commun, etc., pour valider son emploi et pour qu’il ne puisse plus servir à nouveau.
  3. (Figuré) Amoindrir, affaiblir, diminuer, effacer progressivement.
    • Il serait impossible de comprendre les succès des démagogues, depuis les temps d’Athènes jusqu’à la New York contem­poraine, si on ne tenait compte de la force extraordinaire que possède l’idée de vengeance pour oblitérer tout raisonnement. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap. V, La Grève générale politique, 1908, page 230)
  4. (Pronominal) Disparaître, ou avoir tendance à disparaître. — Note : Il est peu usité dans cette acception.
    • Ces caractères se sont oblitérés. — Cette coutume s’est oblitérée avec le temps.
    • Ses souvenirs s’oblitèrent, se sont oblitérés.
    • Il ne reste du Généralife que des arcades et de grands panneaux d’arabesques malheureusement empâtés par des couches de lait de chaux renouvelées avec une obstination de propreté désespérante. Petit à petit, les délicates sculptures, les guillochis merveilleux de cette architecture de fées s’oblitèrent, se bouchent et disparaissent. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
  5. (Anatomie) (Pronominal) Se fermer peu à peu, en parlant d’un canal, d’un conduit, d’un vaisseau dont les parois finissent par adhérer l’une à l’autre.
    • Cette partie de l’intestin, cette veine s’est tout à fait oblitérée.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Oblitérer : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

OBLITÉRER. v. tr.
Effacer, user. Il se dit principalement en parlant de Ce qui a souffert des injures du temps, ou de quelque autre cause naturelle. Le temps a oblitéré cette inscription, a oblitéré plusieurs caractères, plusieurs mots dans ce manuscrit. La circulation des monnaies oblitère insensiblement les figures et les lettres qui y sont empreintes. Ces caractères se sont oblitérés. Oblitérer un timbre-poste, Lui imprimer une marque pour qu'il ne puisse plus servir. Fig., Cette coutume s'est oblitérée avec le temps. Ses souvenirs s'oblitèrent, se sont oblitérés. Il est peu usité dans cette acception. Il se dit, en termes d'Anatomie, d'un Canal, d'un conduit, d'un vaisseau qui se ferme peu à peu et dont les parois finissent par adhérer l'une à l'autre. Cette partie de l'intestin, cette veine s'est tout à fait oblitérée.

Oblitérer : définition du Littré (1872-1877)

OBLITÉRER (o-bli-té-ré. La syllabe té prend un accent grave, quand la syllabe qui suit est muette : j'oblitère, excepté au futur et au conditionnel : j'oblitérerai, j'oblitérerais) v. a.
  • 1Effacer les lettres, les traits. Le temps a oblitéré cette inscription. Le frottement ainsi que la pression oblitèrent graduellement les traits de la gravure, Camus, Instit. Mém. litt. et beaux-arts, t. IV, p. 390.

    À la poste, oblitérer un timbre, y opérer l'oblitération.

  • 2 Par extension, faire oublier. Le temps a oblitéré cette opinion. Plus ils avancent dans l'avenir, plus il leur est facile d'oblitérer le passé, ou de lui donner la tournure qui leur convient, Rousseau, 3e dial.
  • 3Fermer la cavité d'un conduit. L'inflammation a oblitéré cette veine.
  • 4 Par extension. Oblitérer un organe, le faire disparaître. La nature n'a fait qu'allonger, raccourcir, transformer, multiplier, oblitérer certains organes, Diderot, Interprét. de la nat. n° 12.
  • 5S'oblitérer, v. réfl. Être effacé. Les lettres de cette inscription se sont oblitérées.

    Être obstrué. Le canal nasal s'est oblitéré, et il y a larmoiement. Peu à peu ces fentes deviennent irrégulières, moins marquées, et s'oblitèrent enfin entièrement ; le rocher même change absolument de physionomie, Saussure, Voy. Alpes, t. IV, p. 300, dans POUGENS.

SYNONYME

BIFFER, OBLITÉRER. Biffer un timbre, c'est l'annuler absolument, lui ôter toute valeur en le couvrant de l'empreinte de la biffe. Oblitérer un timbre mobile, c'est l'annuler avec l'empreinte d'une griffe spéciale, de telle sorte qu'il conserve sa valeur pour la feuille sur laquelle il est apposé, et ne peut servir pour une autre feuille de papier.

HISTORIQUE

XVIe s. Il est tellement obliteré qu'on ne le peult point lire, Palsgrave, p. 740.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de « oblitérer »

Étymologie de oblitérer - Littré

Lat. oblitterare, de ob, sur, et littera, dans le sens de barre d'écriture.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de oblitérer - Wiktionnaire

Du latin oblitterare, de ob, « sur », et littera, dans le sens de « barre d’écriture ».
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « oblitérer »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
oblitérer ɔblitere play_arrow

Conjugaison du verbe « oblitérer »

→ Voir les tables de conjugaisons du verbe oblitérer

Citations contenant le mot « oblitérer »

  • «Il n’est pas ici question d’oblitérer l’expérience des supporteurs d’une équipe de baseball, mais plutôt de les concentrer devant les multiples écrans plutôt que dans les estrades d’un stade», mentionne-t-on dans la lettre ouverte disponible depuis dimanche soir. TVA Sports, Un stade sans estrades: l’idée est lancée à Montréal - TVA Sports
  • Après des années de prospérité, les monstres des frontières de Valeria ont commencé à terroriser les cités locales. La Reine de Valeria, fatiguée des carnages et du chaos, a convaincu les Artisans-Conjureurs reclus d’aider à la construction de puissantes Tours de Conjuration à travers le Royaume. Une fois les Tours de Conjuration opérationnelles, elles seront capables d’oblitérer les monstres et de faire régner la sécurité dans Valeria une fois pour toutes. Tric Trac, ⚔️ Margraves de Valeria débarque maintenant en version française chez Lucky Duck Games ⚔️ - Actualités - Tric Trac
  • Le forçage génétique force, non seulement l’organisme, mais aussi toute l’espèce donc aussi son écosystème. Est-il naturel ? Cette question, lourde de présupposés, est mal posée. Après avoir dit les chausses-trappes, décrit ce qui existe et les arguments en faveur d’une réponse positive, nous justifierons un point de vue plus général. On comprendra pourquoi cette question risque d’oblitérer les vraies questions politiques, épistémologiques et économiques du forçage génétique. Inf'OGM, Forçage génétique : naturel ou pas ? - Inf'OGM
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  • Afin d’assurer la continuité du service de transport public pour les métiers essentiels pendant la période de confinement puis de déconfinement, une zone d’isolement du poste de conduite des bus Soléa avait été mise en place dès la mi-mars. Destinée à maintenir une distanciation physique entre les clients voyageurs et les conductrices et conducteurs du réseau Soléa dans le contexte de crise sanitaire, elle avait entraîné l’obligation de monter par les portes centrales, l’impossibilité d’oblitérer son ticket ou de l’acheter à bord du véhicule. , Transport | Réseau Soléa : montée par l’avant possible dans les bus à partir de lundi

Traductions du mot « oblitérer »

Langue Traduction
Corse obliterate
Basque obliterate
Japonais 抹消する
Russe obliterate
Portugais obliterar
Arabe طمس
Chinois
Allemand auslöschen
Italien obliterate
Espagnol obliterar
Anglais obliterate
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Synonymes de « oblitérer »

Source : synonymes de oblitérer sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « oblitérer »



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