La langue française

Moine

Sommaire

  • Définitions du mot moine
  • Étymologie de « moine »
  • Phonétique de « moine »
  • Citations contenant le mot « moine »
  • Images d'illustration du mot « moine »
  • Traductions du mot « moine »
  • Synonymes de « moine »

Définitions du mot « moine »

Trésor de la Langue Française informatisé

MOINE, subst. masc.

I.
A. − RELIG. CHRÉT. Religieux ayant prononcé des voeux solennels et vivant généralement cloîtré, selon la règle de son ordre. Bon, gros, jeune, mauvais, pauvre, petit, saint, vieux moine; moine débauché, défroqué, dissolu, paillard; cellule, couvent, habit, robe, vie de moine; se faire moine. Une procession de moines aux frocs blonds (...) Et qui, pieds nus, la corde aux reins, un cierge en main, Ululent d'une voix formidable un cantique (Verlaine,Poèmes saturn.,1866, p.89).Ce moine vit dans un ermitage près de Rouen, enfermé jour et nuit, et travaillant sans relâche. Il est fort savant, et il a publié un ouvrage d'archéologie sur Carthage (Taine,Notes Paris,1867, p.185).Ces fainéants de moines vivaient grassement; ils donnaient le spectacle honteux de leur ivrognerie, de leur paresse et de leurs mauvaises moeurs (Erckm.-Chatr.,Hist. paysan,t.1, 1870, p.356):
. L'opinion du public sur les moines va d'un extrême à l'autre et ces deux extrêmes sont aussi fous. Les uns se les imaginent (...) joufflus et rebondis, tenant, d'une main, un pâté et serrant, de l'autre, contre leur coeur, une bouteille clissée d'osier, et rien n'est plus inexact, rien n'est plus bête; les autres se les figurent angéliques, planant au-dessus du monde, et c'est non moins inexact et non moins bête. La vérité est qu'ils sont des hommes, valant mieux que la plupart des laïques, mais enfin des hommes... Huysmans,Oblat,t.1, 1903, p.19.
Rem. ,,En Occident, le terme désigne de façon plus stricte les religieux qui suivent la Règle de S. Benoît, c.-à-d. les Bénédictins, les Cisterciens, les Cisterciens réformés ou Trappistes, les Camaldules, les Olivétains, ainsi que les Chartreux`` (Foi t.1 1968).
P. ext.
Religieux vivant en solitaire, non cloîtré. Un beau moine mendiant, les pieds nus, (...) le corps enveloppé des plis lourds de sa robe brune, (...) regarde d'un œil de détachement et d'insouciance ce spectacle de bonheur, d'aisance (Lamart.,Voy. Orient,t.1, 1835, p.75).Un ordre de moines, non plus reclus et sédentaires, mais qui erreraient de par le monde pour chercher partout l'impiété et la confondre, qui seraient les prêcheurs de la foi (Montalembert,Ste Élisabeth,1836, p.xliii).
HIST. Moine lai. ,,Particulier que le Roi nommoit dans chaque Abbaye de nomination Royale, pour y être entretenu`` (Ac. 1798). Au seizième siècle, (...) chaque abbaye de fondation royale possédait un moine appelé «oblat ou lay» dont la nomination appartenait au roi. Il y envoyait généralement un vieux soldat infirme ou blessé; (...) c'était un simple domestique; l'abbaye lui assurait le vivre, le coucher (Huysmans,Oblat,t.1, 1903p.194).
RELIG. NON CHRÉT. Moine bouddhiste. Un moine bouddhiste puissant et devenu dieu gardien (...) du monastère construit en ce lieu (Philos., Relig., 1957, p.54-8).
Locutions
Loc. nom.
Moine blanc. Cistercien. Moine noir. Bénédictin de Cluny. Aux moines «noirs», c'est-à-dire aux moines de Cluny, (...) on reprochait, dit-il, les abus de leurs grands abbés. Aux moines «blancs», c'est-à-dire aux Bénédictins de Cîteaux, (...) on reproche leur dureté de coeur (Faral,Vie temps st Louis,1942, p.43).
Moine bourru (vx). V. bourru A.
Loc. verb.
Vivre comme un moine, en moine. Vivre de manière ascétique. Il faut semer et labourer. Nous ne saurions vivre en moines, en dévots de profession, dont toutes les pensées se tournent vers le ciel (Courier,Pamphlets pol.,Pétition pour vill., 1822, p.144).Il était avare parce qu'il vivait comme un moine, et il ne comprenait pas une autre table ni d'autres mets ni une autre dépense que celle qui convenait à son existence ralentie (Alain,Propos,1922, p.446).
(Être) gras comme un moine (fam.). (Dict. xixeet xxes.).
Expr. et proverbes
Vx ou vieilli
Attendre qqn comme les moines font l'abbé. Se mettre à table à l'heure prévue, sans attendre (Dict. xixeet xxes.).
Pour un moine, on ne laisse pas de faire un abbé; pour un moine, l'abbaye ne faut pas/ne se perd. L'absence d'une personne ne doit pas empêcher de faire ce qui est nécessaire. (Dict. xixeet xxes.).
L'habit ne fait pas le moine. V. habit B 1 loc. proverbiale.
B. − P. anal. Personne qui vit à certains égards comme un moine. Serais-je donc sans belles et folles amours? (...) Vivrais-je sans éprouver ces rages de coeur qui grandissent la puissance de l'homme? Serais-je un moine conjugal? (Balzac,Béatrix,1839-45, p.118).Un voyageur est un moine en mouvement. Dans aucun couvent de Chartreux la règle du silence n'est plus stricte que dans un wagon rempli d'inconnus (Maurois,Mes songes,1933, p.140).Orage fulgurant, voilà ce qu'est Rimbaud. Mais il n'est pas l'homme-dieu, l'exemple farouche, le moine de la poésie qu'on a voulu nous présenter (Camus,Homme rév.,1951, p.117).
II. − P. anal.
A. − ARTS MÉN.
1. Appareil formé d'un cadre en bois où l'on suspend un réchaud de braises et servant à chauffer les lits. Lit que bassinait en votre absence un «moine» − c'est ainsi qu'on appelle là-bas [à Lamalou-le-Haut] un réchaud qu'un ingénieux système d'arceaux suspend entre les draps écartés (Gide,Si le grain,1924, p.428).
2. P. ext. Objet quelconque servant à chauffer les lits. Après (...) la femme dessert, fait son petit train train, la couverture, le moine, et quand elle est couchée, la place chaude, on tombe dans le tas (A. Daudet, Sapho,1884, p.189).Elle s'a frotté d'onguent et couchée avec un moine sur les reins (Arnoux,Seigneur,1955, p.46).
B. − IMPR. Blanc dû à un défaut d'impression; p.méton., feuille mal imprimée. On lit encore aisément une feinte, tandis qu'on ne peut pas lire un moine, puisqu'il ne marque absolument pas (Momoro,Impr.,1793, p.170).
C. − JEUX, vx, région. Toupie. Différent était le moine, grosse toupie qui aurait pris le nom du clou sans tête fiché à son sommet, auquel on accrochait la ficelle destinée à donner l'impulsion (Vie Lang.1973no255, p.348).
Bailler, donner, mettre le moine. Attacher par malice une ficelle au pied d'un dormeur et le tirailler. Le pied bleu [jeune recrue] dort paisiblement. Soudain, il se sent tiraillé par le pied (...) et se réveille, à sa grande surprise, les jambes pendantes sur le carreau. Pour amener ce résultat, on lui a noué autour de l'orteil une ficelle dont l'autre extrémité a été attachée au lit de la rangée parallèle. Un voisin perfide, prenant en main le ballant de la corde, a opéré une traction qui semblait venir d'en face. Cette plaisanterie s'appelle le moine, nom enfantin de la toupie, qui obéit à la ficelle comme la recrue en cette circonstance (E. de La Bédollierre, Français peints par eux-mêmes,L'Armée, t.5, 1842, p.41).
D. − MAR. ,,Feu de bengale employé pour les signaux`` (Gruss 1952). Faites brûler un moine! (Gruss 1952).
E. − TECHNOL. Masse, marteau de forme conique. (Dict. xixeet xxes.).
F. − Domaine de la zool.
1. Coquillage univalve du genre cône (Dict. xixeet xxes.).
2. Insecte coléoptère noir et blanc. Les téléphores [insectes coléoptères carnassiers] sont fort communs et bien connus sous le nom de Moines. Leurs élytres sont molles et de couleur grise ou fauve (Coupin,Animaux de nos pays,1909, p.251).
3. Synon. usuel de diverses espèces de phoques.Quant aux mammifères marins, je crois avoir reconnu, en passant à l'ouvert de l'Adriatique, (...) une douzaine de phoques au ventre blanc, au pelage noir, connus sous le nom de moines et qui ont absolument l'air de Dominicains longs de trois mètres (Verne,Vingt mille lieues,t.2, 1870, p.77).Les Monachinés [sous-famille des Phocidés ou Phoques] comprennent seulement trois espèces: le Phoque moine (...), le Moine au ventre blanc (...) et le Moine tropical (Encyclop. Sc. Techn.t.81972, p.922).
4.
a) Moine de mer ou, en appos., macareux moine. Macareux vivant notamment sur les îles et les promontoires continentaux du nord de l'Europe et de Bretagne. Macareux arctique (...) appelé aussi (...) Moine de mer, Petit moine (...). Dessus de la tête et du corps noir (...). Attitude droite, sérieuse et grave (Coupin,Animaux de nos pays,1909p.89).Des oiseaux également, comme les mouettes et les goélands, les alcidés (macareux moine, pingouin torda que l'on trouve en Bretagne) (Almanach du Pèlerin,1981, p.18).
b) Vx. Synon. de moineau.C'était un doux parlage de tous à la fois, huppes, mésanges, (...) bouvreuils, moines (Hugo,Travaill. mer,1866, p.448).Notre moineau familier avec sa capuche brune était un petit moine; de nos jours, c'est un pierrot ou un piaf (Vie Lang.1971no235, p.554).
REM. 1.
Moinaille, subst. fém.,fam., péj. Ensemble des moines. Synon. moinerie. (Dict. xixeet xxes.).
2.
Moineton, subst. masc.,vieilli, rare. Jeune moine. Synon. moinillon.Il s'agit de prier le Seigneur quand personne ne le prie plus; (...) dans ce concert permanent, votre place est réservée. − C'est juste, dit le P. Felletin. − Expliquez-nous cela, dirent les moinetons (Huysmans,Oblat,t.2, 1903, p.48).
3.
Moinifier (se), verbe pronom.,plais., hapax. Se transformer en moine, vivre comme un moine. Mes enfants auront tout leur bien (...); mais ils ne veulent sans doute pas que leur père s'ennuie, se moinifie et se momifie!... Ma vie est joyeuse! (Balzac,Cous. Bette,1846, p.282).
4.
Monacaille, subst. fém.,fam., péj. a) Ensemble des moines (et du clergé). Synon. moinerie.Vous en êtes encore à n'avoir de respect que pour la monacaille (Mérimée,Théâtre Cl. Gazul,1825, p.34).Il fut grand ennemi de ce qu'il appelait la monacaille (Sand,Mauprat,1837, p.27).b) Moines (et clergé). Belle abondance de monacaille et de curés; un carillon de cloches aux quatre cents églises de la ville et des mendiants à tous les pavés (Flaub.,Corresp.,1851, p.301).
Prononc. et Orth.: [mwan]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. Ca 1100 monie «religieux qui vit retiré du monde» (Roland, éd. J. Bédier, 1881); 1121-34 muine (Ph. de Thaon, Bestiaire, éd. E. Walberg, 2870); 1275-80 la robe ne fet pas le moine (Jean de Meun, Rose, éd. F. Lecoy, 11028); 2. 1605 moine de mer «genre de phoque» (Descript. du voyage de Gunea, p.64 ds Roll. Faune t.8, p.169); 1840 moine «phoque» (Ac. Compl. 1842); 1705 moine «ange de mer, squale» (Voyage de M. Guillaume Dampier, p.114); 3. 1621 impr. «feuille mal imprimée» (E. Binet, Merv. de nat., p.186); 4. 1652 «ustensile pour chauffer un lit» (Sauzé de Lhoumeau, Inventaire hôtel Rambouillet, p.49). Du b. lat. monachus «anachorète, solitaire» (av. 375) et «cénobite» (av. 430), gr. μ ο ν α χ ο ́ ς «seul, unique», «qui vit seul», dér. de μ ο ́ ν ο ς «seul, unique». Il n'est pas absolument nécessaire de passer par l'intermédiaire d'une forme vulg. monicus att. dans une inscription de Gaule (cf. TLL 1397, 10) et qui est à l'orig. des formes germ. tel l'all. Mönch (v. REW3, 5654 et FEW t.6, 3, p.69b; et pour l'opinion contraire v. Cor.-Pasc., s.v. monje, Fouché, p.285 et Pope § 473 et 645). Fréq. abs. littér.: 2392. Fréq. rel. littér.: xixes. : a) 3862, b) 2802; xxes.: a) 6085, b) 1714. Bbg. Ahokas (J.). De l'Emploi des mots abbé et moine pour désigner des personnages et des organ. laïques. Neuphilol. Mitt. 1962, t.63, pp.81-106. _ Sain. Sources t.1 1972 [1925] p.166, 295; t.2 1972 [1925] p.347.

Wiktionnaire

Nom commun

moine \mwan\ masculin (pour une femme on dit : moniale)

  1. Religieux faisant partie d’un ordre dont les membres vivent sous une règle commune et séparés du monde.
    • En dépit du pape, en dépit du diable, reprit Athelsthane, ils mourront ; n’en parlons plus. Quand ce seraient les meilleurs moines de la terre, le monde saura s’en passer. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • Aussi à Lima, tous les étrangers vont-ils à l’église, non pour entendre chanter aux moines l’office divin, mais pour admirer, sous leur costume national, ces femmes d’une nature à part. — (Flora Tristan, Les Femmes de Lima, in Revue de Paris, tome 32, 1836)
    • Vous avez, docteur, de bien curieuses fréquentations, dit-il d’un ton un peu méprisant, un représentant de ces mauvais moines adorateurs du démon ! Que les Chinois sérieux estiment un peu plus qu’un soldat, mais un peu moins qu’une prostituée ! — (Albert Gervais, Æsculape dans la Chine en révolte, Gallimard, 1953, p. 30)
    • L’église chrétienne va transformer les fantômes et les revenants en âmes en peine en même temps qu’elle met en place le Purgatoire entre l’Enfer et le Paradis. Les morts ont besoin des vivants et les moines de Cluny mettent en place la fête des morts. — (Claude Nachin, Les Fantômes de l’âme : à propos des héritages psychiques, 1993, p. 21)
    • Cette association du politique et du religieux perpétua, jusqu’au milieu du XXe siècle, un système féodal abusif entretenu par la noblesse et les moines. — (Louis Dubé, La Sagesse du dalaï-lama : Préceptes et pratique du bouddhisme tibétain, in Le Québec sceptique, nº 66, été 2008, p. 5)
  2. Personne vivant comme un moine, une vie chaste et frugale.
    • Serais-je donc sans belles et folles amours ? […] Vivrais-je sans éprouver ces rages de cœur qui grandissent la puissance de l’homme ? Serais-je un moine conjugal ? — (Balzac, Béatrix, 1839-45, p. 118)
    • Les terribles prêcheurs de Seize, les moines qui portaient le mousquet aux processions de la Ligue, s'humanisent tout à coup ; les voilà devenus bénins. C'est qu'il faut bien essayer d’endormir ceux qu'on n'a pas pu tuer. — (Jules Michelet, Le prêtre, la femme, la famille, Paris : Chamerot, 1862 (8e éd.), p.17)
  3. Appareil destiné à chauffer les lits.
    • Lit que bassinait en votre absence un « moine » − c’est ainsi qu’on appelle là-bas [à Lamalou-le-Haut] un réchaud qu’un ingénieux système d’arceaux suspend entre les draps écartés. — (Gide, Si le grain, 1924, p. 428)
    1. Objet quelconque servant à chauffer, bouillotte.
      • Après […] la femme dessert, fait son petit train train, la couverture, le moine, et quand elle est couchée, la place chaude, on tombe dans le tas. — (Alphonse Daudet, Sapho, 1884, p. 189)
      • Y a, dit la nièce, d’une voix aussi blafarde que sa peau, monsieur Jérôme, que ma tante Marta peut pas monter les escaliers, rapport à son lumbago qui la paralyse ; elle s’a frotté d’onguent et couchée avec un moine sur les reins. — (Alexandre Arnoux, Le Seigneur de l’heure, Gallimard, 1955, p. 46)
  4. Blanc dû à un défaut d’impression, feuille mal imprimée.
    • On lit encore aisément une feinte, tandis qu’on ne peut pas lire un moine, puisqu’il ne marque absolument pas.
  5. Grosse toupie.
    • Différent était le moine, grosse toupie qui aurait pris le nom du clou sans tête fiché à son sommet, auquel on accrochait la ficelle destinée à donner l’impulsion. — (Vie Lang., no 255, 1973, p. 348)
  6. (Québec) (Familier) (Technique) Perceuse.
  7. (Zoologie) Un équipement d’un étang ou d’un bassin d’aquaculture.
    • Le moine est l’équipement le plus facile à réaliser. Il permet à la fois une vidange et un trop-plein […] — (Cirad/Gret/MAE, Mémento de l’agronome, Cirad/Gret/Ministère des Affaires Étrangères, Paris, 2002, page 1606)
  8. (Ichtyologie) (Vieilli) Sorte de requin.
    • Dans la nuit du 27 au 28 décembre, le patron du bateau le Saint-André, de Nice, a capturé, au moyen du palangre, quatre moines ou monges, squales de la famille des requins : deux de 3m,50 de long, et deux de 2m,50. — (Revue maritime et coloniale, 1895, vol.124, p.469)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

MOINE. n. m.
Religieux faisant partie d'un ordre dont les membres vivent sous une règle commune et séparés du monde, comme les Bénédictins, les Dominicains, les Chartreux. Les moines de l'abbaye de Cluny. Un moine défroqué. Fam., Gras comme un moine. Voyez GRAS. Prov. et fig., L'habit ne fait pas le moine. Voyez HABIT. Prov. et fig., Pour un moine l'abbaye ne faut pas. Voyez ABBAYE. Moine bourru. Voyez BOURRU.

MOINE se dit aussi de Divers appareils destinés à chauffer les lits.

Littré (1872-1877)

MOINE (moi-n') s. m.
  • 1Homme qui s'est engagé par des vœux à suivre une certaine règle autorisée par l'Église. Les chevaliers de Malte… cadets de bonne maison qui ne veulent rien savoir, rien valoir, mais qui voudraient bien tout avoir ; au reste, gens de bien et d'honneur, moines d'épée…, Patin, Lett. t. II, p. 425. Ils ont jugé plus à propos et plus facile de censurer que de repartir, parce qu'il leur est bien plus facile de trouver des moines que des raisons, Pascal, Prov. III. Des évêques [anglicans] qui ont anéanti eux-mêmes l'autorité de leur chaire… en condamnant ouvertement leurs prédécesseurs jusqu'à la source même de leur sacre, c'est-à-dire jusqu'au pape saint Grégoire et au saint moine Augustin son disciple et le premier apôtre de la nation anglaise, Bossuet, Reine d'Anglet. Vous avez vu, au douzième et au treizième siècle, les moines devenir princes ainsi que les évêques ; ces évêques et ces moines partout à la tête du gouvernement féodal, Voltaire, Mœurs, 197. On demande pourquoi on permet à des moines de reprendre un de leurs moines qui s'est fait soldat, et pourquoi un capitaine ne peut reprendre un déserteur qui s'est fait moine, Voltaire, Dict. phil. Vœux. Il faut entrevoir pendant ces cinq siècles [de saint Benoît à saint Bernard] les efforts surhumains tentés par ces légions de moines sans cesse renaissantes, pour dompter, pacifier, discipliner, purifier vingt peuples barbares successivement transformés en nations chrétiennes, Montalembert, Moines d'Occident, t. I, p. V. Le premier de tous les services que conféraient les moines à la société chrétienne, c'était de prier, de prier beaucoup, de prier toujours pour tous ceux qui prient mal ou qui ne prient point ; la chrétienté honorait et estimait surtout en eux cette immense force d'intercession, ces supplications toujours actives, toujours ferventes, ces torrents de prières sans cesse versées aux pieds du Dieu qui veut qu'on l'implore, ID. ib. p. XLVIII.

    Moines gris, s'est dit des moines de Cîteaux, au commencement de leur institution.

    Familièrement. Gras comme un moine, fort gras.

    Attendre quelqu'un comme les moines font l'abbé, c'est-à-dire se mettre à table et dîner sans l'attendre (locution née de ce que dans les monastères l'heure de chaque chose est réglée).

  • 2Moine lai, laïque, ordinairement homme de guerre invalide, que le roi plaçait dans une abbaye de nomination royale, pour y être entretenu.
  • 3Moine bourru, voy. BOURRU.
  • 4Caisse doublée de fer-blanc, où l'on suspend un réchaud pour chauffer un lit ; ou cylindre de bois creusé, doublé de tôle, dans lequel on introduit un fer chaud pour ce même usage. Une femme de chambre accourt avec une bougie, elle trouve un moine dont on avait chauffé le lit, que la Furstemberg n'avait pas senti, Saint-Simon, 311, 72.
  • 5Feuille de papier dont on couvre la traînée de poudre qui doit porter le feu au saucisson d'une mine.

    Terme de marine. Se dit de petits cônes de poudre humectée avec du vinaigre, que l'on brûle dans l'entre-pont pour chasser le mauvais air.

    Artifice que l'on nomme aussi feu de conserve.

  • 6Sorte de masse ou de marteau à peu près pointu.
  • 7Partie intérieure du moule qui sert à faire les coupelles.
  • 8Boursouflure qui paraît quelquefois dans le fer et dans l'acier quand on le forge.
  • 9Les imprimeurs appellent moines des feuilles mal imprimées qui, n'ayant pas bien pris l'encre, paraissent noires et blanches comme l'habit de certains moines.

    Moine se dit aussi, en imprimerie, de la partie blanche elle-même.

  • 10Coquille univalve du genre cône (voy. SARCORAMPHE).
  • 11Donner le moine, se disait d'une certaine malice que pratiquaient les écoliers, les pages et les laquais, en attachant une petite corde au gros doigt du pied d'un homme endormi, et la tirant de temps en temps ; on ne connaît pas l'origine de cette locution. Au XVIe siècle, bailler le moine, signifiait porter malheur.

PROVERBES

Pour un moine on ne laisse pas de faire un abbé, pour un moine l'abbaye ne faut pas, ou faute d'un moine l'abbaye ne manque pas, ne chôme pas, c'est-à-dire l'absence d'une personne n'empêche pas, ne doit pas empêcher que la chose dont il s'agit ne se fasse.

L'habit ne fait pas le moine, c'est-à-dire ce ne sont point les habits ni la parure extérieure qui font l'honnête homme.

HISTORIQUE

XIe s. Ainz [il] deit moine estre en un de ces moustiers, Ch. de Rol. CXXXIX.

XIIe s. E quant li moinie [prononcé moine] vindrent lur complie chanter, Th. le mart. 48. Muine e cou [cuisinier] e sergant, escuier e garçun, Chascun aveit sun pain e dreite livreisun, ib. 61.

XIIIe s. Et puis [il] se rendit moine dedans une abeïe, Berte, II. La robe ne fait pas le moine, la Rose, 11092.

XVe s. Ja ne verrez moine c'on face abbé, De bien servir eglise entalenté [désireux], Bibl. des chartes, 4e série, t. V, p. 353. Convoitise de moines blans, envie des moines ners [dicton né de la convoitise des nouveaux ordres vêtus de blanc, et de l'envie des anciens ordres vêtus de noir], Leroux de Lincy, Prov. t. I, p. 35. Et pour ce dit-on : pour la pitié de la nonnain, baise le moine l'oreiller ; ainsi estoit il du chevalier [qui alla se coucher en plein air au plus près qu'il put du logis de sa dame], Perceforest, t. V, f° 65.

XVIe s. Pour tant encore est le proverbe en usaige de bailler le moyne à quelqu'ung [lui porter malheur], Rabelais, I, 45. Frere Jan des Entommeures… vray moyne si oncques en feust, depuys que le monde moynant moyna de moinerye, Rabelais, Garg. I, 27. À la fin le regnard sera moine, Cotgrave Homme ne connoist mieux la malice que l'abbé qui a esté moine, Cotgrave Il a bien eu du moine [il a été bien pris, bien étrillé], Carloix, VI, 25. Paillard comme un moine, H. Estienne, Apol. pour Hérod. p. 326, dans LACURNE. Il se falloit garder du devant d'une femme, du derriere d'une mule, et d'un moyne de tous costez, Des Accords, Bigarrures, p. 49, dans LACURNE.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

MOINE. Ajoutez :
12Nom d'un papillon de nuit, bombyx monacha.
Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Encyclopédie, 1re édition (1751)

MOINE, voyez Ange.

Moine, s. m. (Hist. eccles.) nom qui signifie proprement solitaire, & qui dans un sens étroit s’entend de ceux, qui selon leur premiere institution, doivent vivre éloignés des villes & de tout commerce du monde.

Parmi les Catholiques, on le donne communément à tous ceux qui se sont engagés par vœu à vivre suivant une certaine regle, & à pratiquer la perfection de l’évangile.

Il y a toujours eu des Chrétiens, qui à l’imitation de S. Jean-Baptiste, des prophetes & des réchabites, se sont mis en solitude pour vaquer uniquement à l’oraison, aux jeûnes & aux autres exercices de vertu. On les appella ascetes, c’est-à-dire, exercitans ; ou moines, c’est-à-dire solitaires, du grec μονος, seul. Voyez Ascetes.

Il y en avoit dès les premiers tems dans le voisinage d’Alexandrie qui vivoient ainsi renfermés dans des maisons particulieres, méditant l’Ecriture-sainte, & travaillant de leurs mains. D’autres se retiroient sur des montagnes ou dans des déserts inaccessibles, ce qui arrivoit principalement pendant les persécutions. Ainsi S. Paul, que quelques-uns regardent comme le premier des solitaires Chrétiens, s’étant retiré fort jeune dans les déserts de la Thébaïde, pour fuir la persécution de Dece, l’an 250. de J. C. y demeura constamment jusqu’à l’âge de cent treize ans.

Le P. Pagi, Luc Holstenius, le P. Papebrok, Bingham dans ses antiquités ecclésiastiques, liv. VII. c. j. § 4. reconnoissent que l’origine de la vie monastique ne remonte pas plus haut que le milieu du troisieme siecle. S. Antoine, Egyptien comme S. Paul, fut, selon M. l’abbé Fleury, le premier qui assembla dans le désert un grand nombre de moines. Cependant Bingham, remarque d’après S. Jerôme, que S. Antoine lui-même assuroit que S. Pacome avoit le premier rassemblé des moines en commun, & leur avoit donné une regle uniforme, ce qu’il n’exécuta que dans le quatrieme siecle. Mais il est facile de concilier ces contrariétés, en observant que S. Antoine fut le premier qui rassembla plusieurs solitaires en commun, qui habitoient dans le même désert, quoique dans des cellules séparées & dans des habitations éloignées les unes des autres ; & qui se soumirent à la conduite de S. Antoine, au lieu que S. Pacome fonda dans le même pays les fameux monasteres de Tabenne.

Ses disciples qu’on nomma cénobites, parce qu’ils étoient réunis en communautés, vivoient trente ou quarante ensemble en chaque maison, & trente ou quarante de ces maisons composoient un monastere, dont chacun par conséquent comprenoit depuis 1200 moines jusqu’à 1600. Ils s’assembloient tous les Dimanches dans l’oratoire commun de tout le monastere. Chaque monastere avoit un abbé pour le gouverner, chaque maison un supérieur, un prevôt, prœpositum, chaque dixaine de moines un doyen decennarium, & même des religieux préposés pour veiller sur la conduite de cent autres moines, centenarios. Tous les monasteres reconnoissoient un seul chef & s’assembloient avec lui pour célébrer la Pâque, quelquefois jusqu’au nombre de cinquante mille cénobites, & cela des seuls monasteres de Tabenne, outre lesquels il y en avoit encore en d’autres parties de l’Egypte, ceux de Secté, d’Oxyrinque, de Nitrie, de Mareote. Ces moines Egyptiens ont été regardés comme les plus parfaits & les originaux de tous les autres.

S. Hilarion, disciple de S. Antoine, établit en Palestine des monasteres à peu-près semblables, & cet institut se répandit dans toute la Syrie. Eustathe évêque de Sébaste, en établit dans l’Arménie & la Paphlagonie, & S. Basile qui s’étoit instruit en Egypte en fonda sur la fin du quatrieme siecle dans le Pont & dans la Cappadoce, & leur donna une regle qui contient tous les principes de la morale chrétienne. Dès-lors la vie monastique s’étendit dans toutes les parties de l’Orient, en Ethiopie, en Perse, & jusques dans les Indes. Elle étoit déja passée en occident dès l’an 340, que S. Athanase étant venu à Rome & y ayant apporté la vie de S. Antoine qu’il avoit composée, porta les fideles d’Italie à imiter le même genre de vie, il se forma des monasteres, des moines & des vierges sous la conduite des évêques. S. Ambroise & S. Eusebe de Verceil avoient fait bâtir des monasteres près de leurs villes épiscopales. Il y en eut un fameux dans l’île de Lérins en Provence, & les petites îles des côtes d’Italie & de Dalmatie, furent bien-tôt peuplées de saints solitaires. On regarde S. Martin, comme le premier instituteur de la vie monastique dans les Gaules, elle passa un peu plus tard dans les îles Britanniques. Mais dans tout l’occident la discipline n’étoit pas si exacte qu’en orient ; on y travailloit moins, & le jeûne y étoit moins rigoureux.

Il y avoit des hermites ou anachoretes, c’est-à-dire des moines plus parfaits, qui après avoir vécu long-tems en communauté pour dompter leurs passions & s’exercer à toutes sortes de vertus, se retiroient plus avant dans les solitudes, pour vivre en des cellules séparées plus détachés des hommes & plus unis à Dieu. C’étoit ainsi que s’achevoient pour l’ordinaire les plus illustres solitaires, voyez Anachoretes ; mais l’abbé conservoit son autorité sur eux.

Les moines étoient pour la plûpart laïques, & même leur profession les éloignoit des fonctions ecclésiastiques. Il ne falloit d’autre disposition pour le devenir que la bonne volonté, un desir sincere de faire pénitence & d’avancer dans la perfection. Il ne faut pourtant pas s’imaginer qu’on les y admît sans épreuve : Pallade dans son histoire de Lamiaque, ch. xxxviij. dit expressément, que celui qui entre dans le monastere & qui ne peut pas en soutenir les exercices pendant trois ans, ne doit point être admis. Mais que si durant ce terme, il s’acquite des œuvres les plus difficiles, on doit lui ouvrir la carriere : in stadium prodeat. Voilà l’origine bien marquée du noviciat usité aujourd’hui, mais restraint à un tems plus court. Voyez Noviciat.

Au reste, on y recevoit des gens de condition & de tout âge, même de jeunes enfans que leurs parens offroient pour les faire élever dans la piété. Le onzieme concile de Toléde avoit ordonné, qu’on ne leur fît point faire profession avant l’âge de dix-huit ans & sans leur consentement, dont l’évêque devoit s’assurer. Le quatrieme concile de la même ville par une disposition contraire, attacha perpétuellement aux monasteres ceux que leurs parens y avoient offert dès l’enfance ; mais cette décision particuliere n’a jamais été autorisée par l’Eglise. Les esclaves étoient aussi reçus dans les monasteres comme les libres, pourvû que leurs maîtres y consentissent. Les gens mariés n’y pouvoient entrer sans le consentement de leurs femmes, ni les femmes sans celui de leurs maris, ni les gens attachés à la cour par quelqu’emploi, que sous le bon plaisir du prince.

Tout l’emploi des moines consistoit dans la priere & dans le travail des mains. Les évêques néanmoins tiroient quelquefois les moines de leur solitude pour les mettre dans le clergé ; mais ils cessoient alors d’être moines, & ils étoient mis au nombre des clercs. S. Jerome distingue toujours ces deux genres de vie : alia monachorum est causa, dit-il dans son épître à Héliodore, alia clericorum, clerici pascunt oves ; & ailleurs, monachus non docentis habet officium, sed plangentis, epist. 55. ad Bipar. Quand on leur eut permis de s’approcher des villes, ou même d’y habiter pour être utiles au peuple ; la plûpart d’entr’eux s’appliquerent aux lettres, aspirerent à la cléricature, & se firent promouvoir aux ordres, sans toutefois renoncer à leur premier état. Ils se rendirent alors utiles aux évêques en Orient, & acquirent de la réputation sur-tout dans l’affaire de Nestorius ; mais parce que quelques-uns abuserent de l’autorité qu’on leur avoit donnée ; le concile de Chalcédoine statua, que les moines seroient soumis entierement aux évêques, sans la permission desquels ils ne pourroient bâtir aucun monastere, & qu’ils seroient éloignés des emplois ecclésiastiques, à-moins qu’ils n’y fussent appellés par leurs évêques. Ils n’avoient alors d’autre temporel, que ce qu’ils gagnoient par le travail de leurs mains, mais ils avoient part aux aumônes que l’évêque leur faisoit distribuer, & le peuple leur faisoit aussi des charités. Il y en avoit néanmoins qui gardoient quelque chose de leur patrimoine, ce que S. Jerome n’approuvoit pas. Pour ce qui est du spirituel, ils se trouvoient à l’église épiscopale ou à la paroisse avec le peuple, ou bien on leur accordoit de faire venir chez eux un prêtre pour leur administrer les Sacremens. Enfin, ils obtinrent d’avoir un prêtre qui fût de leur corps, puis d’en avoir plusieurs, ce qui leur donna occasion de bâtir des églises joignant leurs monasteres, & de former un corps régulier composé de clercs & de laiques.

Tous les vrais moines étoient cénobites ou anachoretes ; mais il y eut bientôt deux especes de faux moines. Les uns demeuroient fixes, à la vérité, mais seuls, ou seulement deux ou trois ensemble, indépendans & sans conduite ; prenant pour regle leur volonté particuliere, sous prétexte d’une plus grande perfection : on les nommoit sarabaïtes, voyez Sarabaïtes. Les autres que l’on nommoit gyrosaques, ou moines errans, & qui étoient les pires de tous, couroient continuellement de pays en pays, passant par les monasteres sans s’arrêter en aucun, comme s’ils n’eussent trouvé nulle part une vie assez parfaite. Ils abusoient de l’hospitalité des vrais moines, pour se faire bien traiter : ils entroient en tous lieux, se mêloient avec toutes sortes de personnes, sous prétexte de les convertir, & menoient une vie deréglée à l’abri de l’habit monastique qu’ils deshonoroient.

Bingham observe que les premiers moines qui parurent en Angleterre & en Irlande, furent nommés apostoliques, & cela du tems des Pictes & des Saxons, avant que saint Augustin y eût été envoyé par le pape saint Grégoire ; mais il ne dit rien de positif sur l’origine de ce nom. Il parle aussi, après Bede, des deux monasteres de Banchor ou de Bangor, situés l’un en Angleterre, & l’autre en Irlande, dans lesquels on comptoit plusieurs milliers de moines. Il parle aussi de différens autres noms donnés, mais moins communément aux anciens moines, comme ceux d’aumetes, de studites, de stilytes, de silentiaires, de βοσκοι, c’est-à-dire paissans, donné aux moines de Syrie & de Mésopotamie, parce qu’ils ne vivoient que d’herbes qu’ils fauchoient dans les champs & sur les montagnes : on les appelloit encore, selon le même auteur, hesychartes ou quiétistes, à cause de la vie tranquille & retirée qu’ils menoient ; continans & renonçans, parce qu’ils renonçoient au monde & au mariage ; quelquefois philosophes & philothées, c’est-à-dire amateurs de la sagesse ou de Dieu ; cellulani & insulani, parce qu’ils habitoient dans des cellules, ou se retiroient dans des îles. Bingham. origi. Eccles. tom. III. lib. vij. c. ij. p. 35. & suiv.

Il y avoit près de deux siecles que la vie monastique étoit en vigueur quand saint Benoît, après avoir long-tems vécu en solitude, & long-tems gouverné des moines, écrivit sa regle pour le monastere qu’il avoit fondé au mont Cassin, entre Rome & Naples. Il la fit plus douce que celle des Orientaux, permettant un peu de vin & deux sortes de mets, outre le pain ; mais il conserva le travail des mains, le silence exact & la solitude : cette regle fut trouvée si sage, qu’elle fut volontairement embrassée par la plûpart des moines d’occident, & elle fut bientôt apportée en France. Le moine saint Augustin l’introduisit en Angleterre sur la fin du vj. siecle.

Les Lombards en Italie, & les Sarrasins en Espagne, désolerent les monasteres ; les guerres civiles qui affligerent la France sur la fin de la premiere race, causerent aussi un grand relâchement : on commença à piller les monasteres qui étoient devenus riches par les donations que la vertu des moines attiroit, & que leur travail augmentoit. L’état étant rétabli sous Charlemagne, la discipline se rétablit aussi sous sa protection, par les soins de saint Benoît d’Aniane, à qui Louis le Débonnaire donna ensuite autorité sur tous les monasteres. Cet abbé donna les instructions sur lesquelles fut dressé, en 817, le grand réglement d’Aix-la-Chapelle ; mais il resta beaucoup de relâchement : le travail des mains fut méprisé, sous prétexte d’étude & d’oraison : les abbés devinrent des seigneurs ayant des vassaux, & étant admis aux parlemens avec les évêques, avec qui ils commençoient à faire comparaison : ils prenoient parti dans les guerres civiles, comme les autres seigneurs : ils armoient leurs vassaux & leurs serfs ; & souvent ils n’avoient pas d’autre moyen de se garantir du pillage : d’ailleurs il y avoit des seigneurs laïcs qui, sous prétexte de protection, se mettoient en possession des abbayes, ou par concession des rois, ou de leur propre autorité, & prenoient même le titre d’abbés. Les Normands qui couroient la France en même tems, acheverent de tout ruiner. Les moines qui pouvoient échapper à leurs ravages, quittoient l’habit & revenoient chez leurs parens, prenoient les armes, ou faisoient quelque trafic pour vivre. Les monasteres qui restoient sur pié, étoient occupés par des moines ignorans, souvent jusqu’à ne savoir pas lire leur regle, & gouvernés par des supérieurs étrangers ou intrus. Fleuri, Instit. au droit ecclés. tom. I. part. I. c. xxj.

Au milieu de ces miseres, ajoute le même auteur, saint Odon commença à relever la discipline monastique dans la maison de Cluny, fondée par les soins de l’abbé Bernon, en 910, voyez Cluny. Elle reprit encore un nouveau lustre dans celle de Citeaux, fondée par saint Robert, abbé de Molesme, en 1098, voyez Citeaux. Dans l’onzieme siecle on travailla à la réformation du clergé séculier, & c’est ce qui produisit les diverses congrégations de chanoines réguliers, auxquels on confia le gouvernement de plusieurs paroisses, & dont on forma même des chapitres dans quelques églises cathédrales, sans parler du grand nombre de maisons qu’ils fonderent par toute l’Europe. Les croisades produisirent aussi un nouveau genre de religion ; ce furent les ordres militaires & hospitaliers, voyez Chanoines reguliers, Ordres & Hospitaliers. A ceux-ci succéderent les ordres mendians : saint Dominique & S. François d’Assise en furent les premiers instituteurs, & à leur exemple, on en forma plusieurs autres, dont les religieux faisoient profession de ne point posséder de biens, même en commun, & de ne subsister que des aumônes journalieres des fideles. Ils étoient clercs la plûpart, s’appliquant à l’étude, à la prédication, & à l’administration de la pénitence, pour la conversion des hérétiques & des pécheurs. Ces fonctions vinrent principalement des Dominicains ; le grand zele de pauvreté vint principalement des Franciscains : mais en peu de tems tous les mendians furent uniformes, & on auroit peine à croire combien ces ordres s’étendirent promptement. Ils prétendoient rassembler toute la perfection de la vie monastique & de la vie cléricale ; l’austérité dans le vivre & le vêtement, la priere, l’étude & le service du prochain. Mais les fonctions cléricales leur ont ôté le travail des mains ; la solitude & le silence des anciens moines. & l’obéissance à leurs supérieurs particuliers, qui les transférerent souvent d’une maison, ou d’une province à l’autre, leur a ôté la stabilité des anciens clercs, qui demeuroient toûjours attachés à la même église, avec une dépendance entiere de leur évêque, voyez Mendians.

Les anciens moines, comme nous l’avons dit, étoient soumis à la jurisdiction des ordinaires ; les nouveaux ordres ont tenté de s’y soustraire, par des privileges & des exemptions qu’ils ont de tems en tems obtenues des papes. Mais le concile de Trente a ou restreint ou révoqué ces privileges, & rappellé les choses au droit commun ; en sorte que les réguliers ne peuvent s’immiscer dans le ministere ecclésiastique, sans l’approbation des évêques.

Depuis le commencement du xvj. siecle, il s’est élevé plusieurs congrégations de clercs réguliers, tels que les Théatins, les Jésuites, les Barnabites, &c. dont nous avons parlé en détail sous leurs titres particuliers. Voyez Théatins, Jésuites, &c.

Ainsi tous les ordres religieux, depuis leur établissement jusqu’à présent, peuvent être rapportés à cinq genres : moines, chanoines, chevaliers, religieux mandians, clercs réguliers.

Les Grecs ont aussi des moines qui, quoique différens entre eux, regardent tous saint Basile comme leur pere & leur fondateur, & pratiquent ses constitutions avec la derniere régularité. Ils n’ont pourtant pas tous la même discipline générale, ou façon de vivre. Les uns s’appellent κοινοϐιακοι, & les autres ιδιορυθμοι. Les premiers sont ceux qui demeurent ensemble & en commun, qui mangent dans un même réfectoire, qui n’ont rien de particulier entre eux pour l’habit, & qui ont enfin les mêmes exercices. Ils sont ainsi nommés de κοινος, commun, & de βιος, vie, c’est-à-dire religieux qui vivent en commun. Il y a néanmoins deux ordres parmi eux ; car les uns se disent être du grand & angélique habit, lesquels sont d’un rang plus élevé & plus parfait que les autres, qu’on appelle du petit habit, qui sont d’un rang inférieur, & ne menent pas une vie si parfaite que les premiers. Voyez Angelique.

Ceux qu’on nomme ιδιορυθμοι, vivent comme il leur plaît, ainsi que porte leur nom, composé du grec ιδιος, propre ou particulier, & ρυθμος, regle ou mesure. C’est pourquoi avant que de prendre l’habit, ils donnent une somme d’argent pour avoir une cellule, & quelques autres choses du monastere. Le célerier leur fournit du pain & du vin, de même qu’aux autres ; & ils pourvoient eux-mêmes au reste. Exemts de tout ce qu’il y a d’onéreux dans le monastere, ils s’appliquent à leurs affaires. Quand quelqu’un de ceux-ci est prêt à mourir, il legue, par testament, ce qu’il possede tant dedans que dehors le monastere, à celui qui l’a assisté dans ses besoins. Celui-ci augmente encore par son industrie, les biens dont il a hérité ; & laisse par testament, ce qu’il a acquis à celui qu’il a pris aussi pour compagnon. Le reste du bien qu’il possede, c’est-à-dire, ce que son maître lui avoit laissé en mourant, demeure au monastere qui le vend ensuite. Il s’en trouve néanmoins de si pauvres parmi ces derniers moines, que n’ayant pas de quoi acheter un fonds, ils sont obligés de donner tout leur travail au monastere, & de s’appliquer aux plus vils emplois : ceux-là font tout pour le profit du couvent.

Il y a un troisieme ordre de ces moines, auxquels on a donné le nom d’anachoretes : ceux-ci ne pouvant travailler ni supporter les autres charges du monastere, achetent une cellule dans un lieu retiré, avec un petit fonds dont ils puissent vivre ; & ne vont au monastere qu’aux jours de fêtes pour assister à l’office : ils retournent ensuite à leurs cellules, où ils s’occupent à leurs affaires ou à leurs prieres. Il y a quelquefois de ces anachoretes qui sortent de leur monastere avec le consentement de l’abbé, pour mener une vie plus retirée, & s’appliquer davantage à la méditation. Le monastere leur envoie une fois ou deux le mois des provisions, lorsqu’ils ne possedent ni fond ni vignes ; mais ceux qui ne veulent point dépendre de l’abbé, louent quelque vigne voisine de leur cellule, la cultivent & en mangent les fruits, ou ils vivent de figues & de quelques fruits semblables : on en voit aussi qui gagnent leur vie à écrire des livres. Les monasteres de la Grece sont ordinairement vastes, bien bâtis, avec de fort belles églises, où les moines chantent l’office jour & nuit.

Outre ces moines, il y a des moinesses qui vivent en communauté, & qui sont renfermées dans des monasteres, sous la regle de saint Basile. Elles ne sont pas moins austeres que les moines, dans tout ce qui concerne la vie monastique. Elles ont une abbesse ; mais leur monastere dépend toujours d’un abbé qui leur donne un moine des plus anciens & des plus vertueux, pour les confesser & leur administrer les autres sacremens. Il dit la messe pour elles, & regle les autres offices. Ces religieuses ont la tête rasée, & portent toutes un habit de laine noire, avec un manteau de même couleur. Elles ont les bras couverts jusqu’au bout des doigts ; chacune a sa cellule séparée, où il y a de quoi se loger tant en haut qu’en bas, & celles qui sont les plus riches, ont une servante : elles nourrissent même quelquefois, dans la maison, de jeunes filles qu’elles élevent dans la piété. Lorsqu’elles ont rempli les obligations de leur état, elles font des ouvrages à l’aiguille, & des ceintures qu’elles vendent aux laïcs & même aux Turcs, qui témoignent du respect pour ces religieuses. Leo Alaius, lib. III. de ecclés. orient.

Bingham prétend que les anciens moines ne faisoient point de profession ni de vœux. Cependant ce qu’on lit dans saint Basile, Epist. Can. c. xix. paroît directement contraire à la premiere de ces prétentions : Virorum professiones, dit ce pere, non novinus præter quam si qui se ipsos monachorum ordini addixerint ; qui tacite videntur celibatum admittere. Sed in illis quoque illud existimo procedere oportere, ut ipsi interrogentur & evidens eorum accipiatur professio. Ce S. docteur, qui avoit tracé des regles aux moines qu’il institua, jugeoit donc que la profession tacite ne suffisoit pas ; mais qu’il en falloit une expresse, publique & solemnelle : & il y a tout lieu de croire que les moines d’Egypte, chez qui il avoit puisé ces regles les pratiquoient. Pour répondre à sa seconde objection, il est bon de distinguer les tems & les faits. S. Athanase écrivant au moine Dracone, lui dit qu’il y a eu des moines mariés, & qui ont eu des enfans, & d’autres moines qui n’ont point eu de postérité : Monachi autem reperiuntur qui filios suscepére… Monachos autem nullam posteritatem habuisse cernimus. Car outre qu’on peut très-bien entendre ce passage de moines dont les uns ont eu des enfans avant que d’entrer dans le monastere, & dont les autres n’en ont jamais eu, parce qu’ils y sont entrés si jeunes qu’ils n’ont pu se marier, ni vivre dans le siecle, ce qui n’exclut, ni dans les uns ni dans les autres, le vœu de continence : Marc-Antoine de Dominis, & Bingham lui-même, reconnoissent que ces sortes de moines qui avoient eu des enfans, étoient des moines séculiers, c’est-à-dire, des chrétiens qui n’avoient pas renoncé au monde, comme les moines disciples de saint Antoine ou de saint Pacôme : c’étoient des chrétiens fervens qui vivoient dans le siecle avec leurs femmes ; & qui pratiquoient toutefois la vie ascétique, c’est-à-dire l’exercice des vertus chrétiennes dans leur état. Or qu’est-ce que tout cela a de commun avec les moines proprement dits ? Concluroit on que ceux-ci ne renonçoient pas à leurs biens & à leurs possessions, parce que ces moines seculiers conservoient leurs biens. Il seroit donc aussi absurde de conclure de ce que ceux-ci ne renonçoient pas au mariage, que les premiers n’y renonçoient pas non plus. Mais, ajoute Bingham, les mariages contractés par les moines après leur entrée en religion, n’ont jamais été déclarés nuls & invalides par la primitive Eglise. Il n’apporte aucun sait en preuve, mais il nous fournit lui-même une réponse victorieuse : que le concile de Chalcédoine, tenu en 451, avoit statué, canon xvj. Virginem que se Domino Deo dedicavit, similiter & monachos non licere matrimonio conjungi. Il déclare donc déjà ces mariages illicites ; mais depuis l’autorité temporelle, réunie à la puissance spirituelle, les a déclarés nuls : lui en contestera t-on le droit ? Et ces mariages étoient-ils légitimes en Angleterre avant le schisme ?

Le même auteur déclame aussi fort vivement contre l’habillement des différens ordres de moines. On peut voir ce que nous avons dit sur cette matiere ; sous le mot Habits, où l’on trouvera des raisons capables de satisfaire tout esprit non prévenu.

Moine des Indes, voyez Rhinoceros.

Moines blancs, est un nom commun à plusieurs ordres religieux, & qu’on leur donne, parce qu’ils sont habilles de blanc. Tels sont les chanoines réguliers de saint Augustin, les prémontrés, les feuillans, &c.

Moines noirs, est aussi un nom commun donné à plusieurs autres ordres religieux, dont les membres portent des habits noirs, tels que les Bénédictins, &c.

Moine, terme d’Imprimerie, se dit de l’endroit d’une feuille imprimée, qui n’ayant point été touché avec la balle, par l’ouvrier de la presse, vient blanc, ou pâle, tandis que le reste de la feuille est imprimé comme il convient. Ce défaut vient, ou de la précipitation, ou de l’inattention de l’ouvrier.

Wikisource - licence Creative Commons attribution partage dans les mêmes conditions 3.0

Étymologie de « moine »

Bourg. mone ; Provenç. monge, mongue, mongue, moncgne, moyne ; cat. monjo ; esp. et port. monge ; ital. monacho. Le français moine vient non du latin monachus, mais d'un thème monius, qui se trouve dans le bas-latin monialis (en des textes du VIIe siècle) ; monius est une autre forme de monachus, grec μοναχὸς, dérivé de μόνος, seul.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

(Vers 1100) Du latin monachus, du grec μοναχός, monachos (« homme solitaire ») [1], dérivé de μόνος, monos (« seul »). Terme général pour une personne de sexe masculin qui mène une vie monastique dans un monastère. À l’origine : hermite qui vit seul, isolé. Plus tard, désigne aussi celui qui partage la vie des « frères » qui ont choisi, eux aussi, de vivre retirés du monde, en communauté, dans un monastère.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « moine »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
moine mwan

Citations contenant le mot « moine »

  • L'abbé ne fait pas le moine. De Honoré de Balzac
  • Le moine en fuite n’échappe pas à son monastère. De Proverbe chinois
  • L'habit ne fait pas le moine... Il le cache. De Anonyme
  • Un vrai moine n'a qu'une patrie, son couvent. De Joris-Karl Huysmans / L'Oblat
  • Il n'y a point de plus sage abbé que celui qui a été moine. De Proverbe français
  • Le travail du moine, c'est de voir venir de loin ses pensées. De Les Pères du désert
  • Un moine est l'étalon de la chasteté. De Maurice Chapelan / Main Courante
  • A la fin le renard sera moine. De Proverbe français
  • L’habit ne fait pas le moine. De Proverbe français
  • La Bible ne fait pas le moine. De Alexandre Breffort
  • Foudre-Bénie est le nom du moine bouddhiste qui recueille Tintin et le capitaine Haddock dans son monastère. C’est lui qui, par sa lucidité surnaturelle et son don de divination, voit dans une vision fulgurante là où s’est réfugié leur ami Tchang, seul survivant d’un crash aérien dans l’Himalaya. En pleine lévitation, Foudre-Bénie réussit à localiser la grotte où le jeune garçon a été recueilli par l’abominable homme des neiges, le yeti, qui loin du monstre de légende va se révéler plein de sagesse et de compassion. Le nouvel Economiste, Le Tibet au-delà des clichés | Le nouvel Economiste
  • L'habit ne fait pas le moine, mais il fait l'homme du monde. De Claude Aveline / Les réflexions de monsieur F.A.T.
  • Un moine et un boucher se bagarrent à l'intérieur de chaque désir. De Emil Michel Cioran / Syllogismes de l’amertume
  • Qu'est-ce donc qu'un moine, sinon un homme seul ? De Marie-Madeleine Davy / Initiation médiévale
  • L'habit est si loin de faire le moine, que bien souvent, par orgueil, il le défait. De Marguerite de Navarre / Pensées de la reine de Navarre
  • Défie-toi du boeuf par devant, de la mule par derrière, et du moine de tous les côtés. De Miguel de Cervantès / Les Nouvelles Exemplaires
  • Un moine hydraulique, c’est un ouvrage permettant de contrôler le niveau du plan d’eau. Le débit d’évacuation est régulé par l’enlèvement successif de planches amovibles. , Trévé : l'étang se vide comme un vulgaire lavabo... | Le Courrier Indépendant
  • Le monastère des moines trappistes à Holland, au Manitoba, est en vente. Radio-Canada.ca, À Holland, le monastère des moines trappistes est à vendre | Radio-Canada.ca
  • Le 20 juillet, une cérémonie s’est déroulée à la pagode de Kabar Aye en l’honneur de Ashin Panna Vamsa Bhivamsa, seulement le 15ème moine à réussir le Tipitakadhara Tipitaka Kovida en 72 ans.Son examen aura duré 33 jours sans discontinuer : un minimum pour réciter sans faute et par cœur l’intégralité des milliers de textes du canon Tipitaka en pâli ainsi que pour passer le test d’écriture de certains des documents. Le moine Ashin Panna Vamsa Bhivamsa – ou Kyaukpadaung Sayadaw – est le seul cette année à avoir réussi l'examen du Tipitakadhara Tipitaka Kovida, 72ème du genre, l'épreuve ayant été créée à la suite de l’indépendance en 1948. Alors que l’examen s’est achevé le 29 janvier dernier, son vainqueur n’en a été récompensé qu’avant-hier, le 20 juillet, en présence de la conseillère d’état Daw Aung San Suu Kyi. , Un moine réussit le prestigieux examen Tipitakadhara Tipitaka Kovida | lepetitjournal.com
  • En 1995, la Thaïlande était secouée par un incroyable scandale : l’un des bonzes les plus respectés du pays était un moine paillard... Avec Rétro Match, suivez l’actualité à travers les archives de Paris Match. , En 1995, le "nouveau Bouddha" thaïlandais était un moine débauché
  • Sur le coup de 17 heures, ­l'auteur de thrillers joue à se faire peur : une heure intense d'exercices physiques. "Des poids, des tractions, des pompes, j'explore mes limites musculaires. C'est assez violent. Je suis un adepte de la sagesse antique, de la philosophie spartiate : le corps et l'esprit sont indissociables. La discipline m'est essentielle. Je suis comme un moine-soldat." Lequel, à bientôt 60 ans (fin août), est fier d'arborer le même corps qu'à la grande époque en Espagne, les joints en moins. lejdd.fr, Bernard Minier : "Je suis un moine-soldat"
  • L’association qui collecte les écrits de sept moines de Tibhirine publie le deuxième tome d’une collection consacrée au cheminement spirituel des bienheureux martyrs. Un recueil qui est à la fois un document et une méditation. La Croix, « Heureux ceux qui se donnent » : la vie donnée des moines de Tibhirine
  • Selon nos informations, entre une dizaine et une vingtaine de moines sont attendus à partir du mois de septembre ou d’octobre en Ille-et-Vilaine. ?«Tout n’est pas encore clairement défini», souligne le père Philippe Piron, futur prieur de la communauté. Né à Nantes en 1953, il connaît déjà bien la Bretagne. Il a notamment été le cinquième abbé de l’abbaye bénédictine Sainte-Anne-de-Kergonan, à Plouhamel (Morbihan), de 2002 à 2018. «L’installation de la congrégation à Vezin-le-Coquet est aussi le fruit d’une opportunité qui s’est présentée à nous». Au départ des carmélites, le diocèse de Rennes, Dol et Saint-Malo était en effet devenu propriétaire du site du carmel, et privilégiait l’éventualité d’accueillir une nouvelle communauté religieuse. , Ille-et-Vilaine. Une nouvelle communauté monastique attendue à la rentrée près de Rennes - Rennes.maville.com
  • Le moine Philotheos al-Makari, lors de son procès. Photo d'archives AFP L'Orient-Le Jour, Condamnation de deux moines, dont un à mort, pour le meurtre d'un évêque - L'Orient-Le Jour
  • De chaque côté, s’étalent les stalles des moines. « Elles auraient besoin d’être rénovées », remarque le maire. Tout comme les pieds de la charpente, dont les travaux de restauration commenceront à la rentrée. « On va également couvrir la galerie de cloître qui pourra ensuite accueillir des expositions », projette Victor Prôvot. www.leberry.fr, Dans les pas de Victor Provôt pour découvrir le domaine de l'abbaye de Thiron-Gardais, en Eure-et-Loir - Thiron Gardais (28480)
  • Bonne nouvelle pour Perros-Guirec. L’île aux Moines, l’un des bijoux de l’archipel des Sept-Îles, fait partie des 18 sites retenus cette année en France par la mission pour la sauvegarde du patrimoine en péril confiée à Stéphane Bern. Il s’agit du seul site breton. Ce lieu, propriété du Conservatoire du littoral, accueille 80 000 visiteurs par an. Le projet consiste à l’aménager et le valoriser en rénovant les bâtiments existants actuellement fermés. La caserne servira de lieu d’accueil et le fort de point clé de la visite, grâce à une terrasse avec vue panoramique sur l’archipel. Le phare, lui, deviendra un gîte à dimension culturelle, paysagère, faunistique et floristique. La mission Stéphane Bern via le Loto du patrimoine mais aussi les subventions du ministère de la Culture sans oublier les dons et mécénats constitueront un soutien financier capital pour le projet. Cette année, le site sera ouvert au public à compter du 10 juillet. Le Telegramme, L’île aux Moines, de Perros-Guirec, retenue pour le Loto du patrimoine - Bretagne - Le Télégramme
  • Matthieu Ricard, 74 ans, a quitté son monastère de l’Himalaya fin mai pour rejoindre la France, encore bouleversée par la crise sanitaire. Depuis la Dordogne, où il a retrouvé sa mère – la peintre et nonne bouddhiste Yahne Le Toumelin, 97 ans –, le moine nous a accordé une interview. La Vie.fr, Matthieu Ricard : “Le bonheur en cinq points et trois semaines, cela n’existe pas”
  • L'écoute de la Parole nous rend plus vivants ! De sa mise en pratique découle une qualité de dialogue avec les autres. Une conviction dont nous fait part le moine et thérapeute allemand Anselm Grün. La Vie.fr, Écouter en vérité avec le moine Anselm Grün
  • Après des années de procédure dont les multiples jugements ont tous donné tort au faux moine et à sa petite équipe de profiteurs, et rendu justice à l'association Bouddhique franco vietnamienne, propriétaire du site, le sous-préfet a ordonné l'expulsion légale des squatteurs ce matin et la mise sous scellés du site. L'huissier nommé, assisté de la police nationale a établi un inventaire et sécurisé le site. France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur, Fréjus : le bonze de la pagode Hông Hien expulsé au terme d'une longue procédure
  • La Cour de cassation égyptienne a confirmé hier la condamnation à mort et à perpétuité de deux moines coptes pour le meurtre il y a deux ans d’un évêque dans un monastère, selon une source judiciaire. En juillet 2018, l’évêque Épiphanius, 68 ans, qui dirigeait le monastère Saint-Macaire de Scété, à Wadi el-Natroun, à environ 80 km au nord-ouest du Caire, a été retrouvé gisant dans un couloir du monastère avec des blessures ensanglantées à la tête, selon l’Église. Le procureur a indiqué qu’un des moines, Isaïe al-Makari, avait avoué avoir frappé l’évêque avec une barre de métal, avec la complicité du second moine, Philotheos al-Makari. Le premier a rapidement été défroqué après la découverte du corps. Tandis que les rumeurs sur les possibles motifs du meurtre, ambition et affaires de mœurs en tête, ont fleuri au fil des mois, les autorités ont simplement évoqué des « différends » entre les trois hommes d’Église. L'Orient-Le Jour, L’Égypte condamne deux moines, dont un à mort, pour le meurtre d’un évêque - L'Orient-Le Jour
  • Entre 300 000 € et 400 000 € sont espérés. Le montant des fonds alloués sera connu lors des Journées du patrimoine, les 19 et 20 septembre.  , PHOTOS & VIDEO Perros-Guirec. L'Île aux Moines, un joyau à préserver | Le Trégor
  • En voyant s’élever, majestueuse ou grotesque, la croix de Lorraine, érigée en 1972 après une souscription nationale, et même internationale, on pourrait se dire que de Gaulle était un moine soldat… Mais non. Sa première « apparition » mythique aux Français, c’était à Notre-Dame, le 26 août 1945… Il refuse la présence de l’archevêque de Paris Mgr Suhard, soutien zélote du maréchal Pétain. Aucune intonation religieuse dans cette déclaration patriotique et victorieuse… Il prit possession politique de ces lieux symboliques. Jamais il n’invoqua Dieu, la religion, pour justifier ses guerres, ses engagements, ses choix. La Croix, Charles de Gaulle, le catholique
  • Le 24 juillet 1471 mourrait à Utrecht le moine néérlandais Thomas A Kempis. Son nom est moins célèbre que l'ouvrage dont il est l'auteur : L'imitation de Jésus-Christ. , Thomas A Kempis - L'auteur de L'imitation de Jésus-Christ
  • Le meurtre suscite l’indignation et souligne le climat d’insécurité en Uttar Pradesh. Cet Etat du nord de l’Inde, le plus peuplé, avec 200 millions d’habitants, est dirigé depuis 2017 par Yogi Adityanath, un moine nationaliste extrémiste, très proche de Narendra Modi, le premier ministre indien. L’opposition cible directement le gouvernement régional. Mayawati Kumari, qui dirigea l’Uttar Pradesh, et Priyanka Gandhi, qui sera candidate en 2022, dénoncent « la loi de la jungle » qui règne dans cet Etat. Selon Mayawati Kumari, le « virus du crime » y est plus actif que le coronavirus. Le Monde.fr, En Inde, un nouveau meurtre d’un journaliste accentue le climat d’insécurité qui pèse sur les intellectuels
  • La commission Culture et patrimoine de Jérôme Commun a pour référent Laurence Le Moine. Le Telegramme, Toute la communication de la mairie remise à plat et réinventée - Plescop - Le Télégramme
  • Avant Hokusai, d’autres artistes se sont eux aussi employés à représenter ce repère géographique mais aussi spirituel, lieu sacré pour les shintoïstes puis les bouddhistes, où l’on faisait pèlerinage – les hommes seulement dans un premier temps, les femmes n’y furent autorisées qu’à partir de 1868 ! Sur une précieuse estampe monochrome datée de 1740, réalisée par Okumura Masanobu (1686-1764), un moine à dos de buffle emprunte un chemin menant au mont Fuji, représenté au loin comme flottant au-dessus des nuages. Le Monde.fr, Le mont Fuji vu sous tous les angles
  • Glissez-vous dans la peau d’un moine lors d’une visite participative, à réaliser en famille, dans le prieuré de Carennac ! Rendez-vous devant l’Office de Tourisme, dans la cour du prieuré. Billetterie en ligne sur le site www.pays-vallee-dordogne ou dans tous les offices de tourisme Vallée de la Dordogne ou auprès du guide avant la visite. Unidivers, Pays d’Art et d’Histoire : Visite Ludique en Famille « Les Secrets des Moines ! » Carennac mercredi 29 juillet 2020
  • Autre curiosité du bois : la présence de l’Ermitage Saint-Eugène, seule construction présente dans la forêt, encore habité par un moine. Bâti à flanc de falaise et dominant les gorges du Chassezac, le lieu date en partie du Moyen Age et abrite des reproductions de fresques byzantines, réalisées par un peintre iconographe. , Magazine Tourisme et Patrimoine | Connaissez-vous toutes les curiosités du bois de Païolive (Ardèche) ?
  • Ni moine, ni cowboy, le Shaolin Cowboy de Geof Darrow affronte un monde hostile et stupide.  Franceinfo, BD, bande dessinée. Le retour du Shaolin Cowboy
  • A la tête de la branche locale de l’ONG Memorial, l’historien amateur allait mener de front, dès la fin des années 1980, deux tâches : travail d’archives, d’abord, pour donner un nom à chacun des exécutés, retrouver les documents relatifs à chaque meurtre, chaque bourreau ; travail de terrain rude et pénible, ensuite, qui a vu l’homme, barbe longue et allure de moine-soldat, creuser inlassablement la terre pour exhumer les corps des fosses communes, assembler les milliers d’os éparpillés dans le sol. Le Monde.fr, Dans le viseur du Kremlin, l’historien russe Iouri Dmitriev condamné et bientôt libre
  • Ici, on a l'habitude de vivre coupé du monde. Depuis neuf siècles, l'abbaye cistercienne d'Aiguebelle en Drôme provençale accueille ces hommes qui ont choisi de se retirer du monde pour se rapprocher de Dieu dans le silence et la prière. L'abbaye compte aujourd'hui dix-huit moines âgés de 46 à 94 ans. peuple-libre.fr, Montjoyer - Les conseils d'un moine pour bien vivre cloîtré
  • Frère Michael est devenu moine à l'âge de 10 ans. Radio-Canada.ca, À la recherche du calme perdu, être moine en 2020 | Radio-Canada.ca
  • Comment passe-t-on d’incruste dilettante à maître absolu dans l’art de l’infiltration? Marie vous propose une expérience inédite : elle infiltre le public avec sa folle exubérance, et en retour vous infiltrez sa vie et découvrez qui se cache derrière les vidéos. Elle vous livre son parcours d’usurpatrice, du monde politique au métier d’artiste, il n’y a qu’un pas! Le public est un terrain de jeu, une scène parfois. La frontière entre fiction et réalité alors brisée, le public devient acteur d’un spectacle tout en sobriété : robe à paillette, chignons déments, couronne princière… Pour Marie, l’habit fait toujours le moine! Le Show Inouï porte bien son nom : un tourbillon d’1h30 qui mêle sketch, ballet, rap, stand up, théâtre classique, clown ! Concertlive.fr actualité concerts et festivals, MARIE S’INFILTRE à BORDEAUX à partir du 2021-03-06 – Concertlive.fr actualité concerts et festivals
  • Le cabinet-conseil en ressources humaines Gallup a tenu à en avoir le coeur net. Il s’est lancé dans une gigantesque enquête auprès de 3 millions d’équipes. Oui, c’est bien ça, 3 millions d’équipes. Et il a regardé le niveau d’engagement de celles-ci, histoire de voir s’il y avait des points communs entre celles qui étaient les plus engagées, voire entre celles qui l’étaient le moins. Un travail de moine qui leur a permis de découvrir ceci: , Managers, voici les 5 talents qu'il vous faut cultiver! | LesAffaires.com
  • Reconstruire la charpente en bois de la cathédrale parisienne serait un choix sans rapport avec la mission de protection du patrimoine que revêt un tel chantier, relève le médiéviste Julien Le Mauff dans une tribune au « Monde ». Le Monde.fr, « L’incendie de la cathédrale de Nantes sonne comme un avertissement pour la restauration de Notre-Dame »
  • Un moine de 92 ans, malade du coronavirus, est mort dans la nuit de samedi à dimanche à l'abbaye de Fleury, à Saint-Benoît-sur-Loire (Loiret). Trois autres frères de cette communauté sont positifs au Covid-19. "L'abbaye est devenu un cluster", raconte le père Jacques Audebert. France Bleu, Coronavirus : décès d'un moine à l'abbaye de Fleury (Loiret), devenu un "cluster"
  • Nous voici confinés seuls ou à plusieurs dans un espace clos pour lutter contre la pandémie liée au coronavirus. Notre repli forcé peut s'apparenter à celui des moines et moniales retirés dans leurs monastères. Comment se repérer et vivre au mieux cette situation ? Les conseils de ceux qui ont choisi cette vie. La Vie.fr, Confinement : les conseils des moines
  • Les six moines cisterciens de Sénanque (Vaucluse) ont librement choisi une forme de confinement religieux. Ils suggèrent de profiter de cette crise sanitaire pour vivre des relations familiales renouvelées et savourer le silence. France Bleu, Coronavirus et confinement : les moines de Sénanque suggèrent de retrouver le silence
  • L'habit ne fait pas le moine mais il fait l'actrice. Il faut Mai 1968 pour que l'actrice se révèle à elle-même. Delphine Seyrig lâche ses cheveux, qu'on découvre bouclés et en bataille, porte des jeans et des robes baba cool. Comme la déconstruction d'un mythe par le mythe lui-même. Après l'art, le féminisme est l'autre révélation de sa vie. Marie Claire, Delphine Seyrig - Marie Claire
  • Dans ces temps hors du temps, le terme de moine-prêtre, qui qualifie un Prémontré, a retrouvé toute sa signification pour Frère Pierre, dans ce cloître du sanctuaire de Sarrance. Ils sont 12  à vivre une vie commune contemplative dans l’enceinte de cette abbaye fondée au XVIe siècle par les Prémontrés.  SudOuest.fr, En Béarn, à Sarrance, la vie contemplative des moines en période de confinement
  • Mais alors pour ces experts, quels sont les secrets pour vivre un « bon » confinement ? « Le confinement c’est un apprentissage, il faut habiter le temps, le vivre dans l’instant et ne pas le laisser couler de manière difforme », explique le moine de Saint Wandrille. Dans la vie des moines, c’est assez facile à mettre en place, puisque leur vie est rythmée par les offices. « Dieu se donne dans l’instant présent, même en temps de crise ! » Mais pour les autres confinés, il faut également apprendre à  vivre le temps présent, et c’est le premier pilier de la vie confinée. « Se concentrer sur ce que je fais, à l’instant, et quand le temps est écoulé, s’arrêter pour passer à autre chose, voila une façon « constructive » de passer le temps… Aleteia, Vivre le confinement : les conseils d’un moine
  • jolis ou pas jolis pas important, le plus important c'est que toute l'équipe "mouille" le maillot ,on verra et comme dit le proverbe l'habit ne fait pas le moine. ladepeche.fr, TFC : le club toulousain dévoile ses maillots officiels pour la saison de Ligue 2 - ladepeche.fr
  • Les français font l'expérience inédite du confinement. Mais des hommes et des femmes font le choix, eux, de passer leur vie cloîtrée. C'est le cas des moines de l'abbaye du Mont des Cats fondée en 1826 à Godewaersvelde dans le Nord. Elise Le Mer a joint le père abbé de l'abbaye Sainte Marie du Mont des Cats pour savoir comment les 20 frères de la communauté traversent ce temps de confinement. , Le confinement vu par un moine du Mont des Cats
  • « Un moine envoie des photos de lui nu. » Voilà ce que les lecteurs du Journal des Flandres ont pu lire le 8 août 2018 à la une de leur hebdomadaire du Nord. À l'appui de ce titre « accrocheur », les photos en question : le frère Bertrand (NDLR : le prénom a été changé), 66 ans aujourd'hui, apparaît posant dénudé devant une voiture calcinée ou un camion de pompier. Le visage et les parties intimes ont été floutés. leparisien.fr, Les malheurs du moine exposé nu dans un journal - Le Parisien
  • L’abbaye bénédictine Saint Paul de Wisques (fondée en 1889), dans le Pas-de-Calais, près de Saint-Omer, en perte de vitesse (une dizaine de moines âgés) a bénéficié en 2013 de « l’essaimage » de celle de Fontgombault (au sud-est de Châtellerault), en plein essor (environ 80 moines, dont de nombreux jeunes), fondée en 1091. , PORTRAIT. Un moine Ch'ti accueille « les blessés de la vie » dans sa demeure atypique | Lille Actu
  • « Les jambes flageolent, certains toussent, nous sommes tous assez fatigués », témoigne l'un des moines de l'abbaye de Fleury, à Saint-Benoît-sur-Loire (Loiret), où le père Bernard Ducruet, 92 ans, ancien prieur administrateur, est décédé dimanche 5 avril des suites du Covid-19. « Il était serein et est parti dans l'espérance », dit une laïque qui connaît bien la communauté. leparisien.fr, Covid-19 : des moines du Loiret en camp retranché après un décès à l’abbaye bénédictine - Le Parisien
  • Toujours à Pipaix, visiter aussi la brasserie à vapeur. Elle serait la dernière au monde à fonctionner à l’énergie vapeur! À Tourpes, on brasse une saison, bière autrefois produite en hiver dans les fermes pour être consommée l’été sur les champs. Cette balade en Wallonie picarde se poursuit jusqu’à Irchonwelz (près d’Ath) où on brasse la Gouyasse du nom d’un des célèbres géants de la Ducasse d’Ath. Avant ou après la promenade, une halte à Tournai s’impose. À deux pas de la cathédrale, “Le moine austère” y propose 400 bières de Wallonie picarde et de toute la Belgique. Moustique.be, Le combo bières-fromages | Moustique.be
  • Alors qu’on pourrait s’imaginer que les moines de l’Abbaye Saint-Benoît-du-Lac sont habitués à l’isolement et au confinement, les principaux intéressés disent trouver la situation difficile.  Radio-Canada.ca, Confinement difficile même pour...les moines | Coronavirus | Radio-Canada.ca
  • À une centaine de kilomètres de Viviers, entourée de montagnes, dans un bel écrin de verdure, l’abbaye est discrètement un haut lieu de spiritualité qui garde le souvenir de Charles de Foucauld et compte d’autres figures encore. Frère Luc, moine médecin de Tibhirine et proclamé bienheureux avec les autres martyrs d’Algérie en 2019, séjourna plusieurs mois à Notre-Dame des Neiges dans les années 1960, après l’indépendance de l’Algérie. Une autre cause est encore en cours, c’est le procès en béatification de Robert Schuman, le père de l’Europe, qui lui aussi trouva refuge à l’abbaye durant la Seconde Guerre mondiale. La Croix, En Ardèche, le souvenir de Charles de Foucauld, moine trappiste
  • "Chou-fleur, quelques légumes, riz, lentilles pour les protéines... Tout ça fait un très bon mélange", affirme le moine bouddhiste français Matthieu Ricard en détaillant le contenu du plat qu'il se prépare à déguster, assis en tailleur, devant la caméra du magazine "13h15 le samedi" (replay). Et si les moines bouddhistes ont une alimentation végétarienne, ce n'est pas pour en tirer des bénéfices pour leur santé, mais bien pour une question de morale. Franceinfo, VIDEO. "Il n'y a pas un seul copain" dans l'assiette végétarienne du moine bouddhiste français Matthieu Ricard

Images d'illustration du mot « moine »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « moine »

Langue Traduction
Anglais monk
Espagnol monje
Italien monaco
Allemand mönch
Chinois
Arabe راهب
Portugais monge
Russe монах
Japonais モンク
Basque monje
Corse monacu
Source : Google Translate API

Synonymes de « moine »

Source : synonymes de moine sur lebonsynonyme.fr
Partager