La langue française

Impavide

Sommaire

  • Définitions du mot impavide
  • Étymologie de « impavide »
  • Phonétique de « impavide »
  • Citations contenant le mot « impavide »
  • Traductions du mot « impavide »
  • Synonymes de « impavide »
  • Antonymes de « impavide »

Définitions du mot « impavide »

Trésor de la Langue Française informatisé

IMPAVIDE, adj.

Littér.
A. − Qui n'éprouve ou ne laisse paraître aucune peur; qui semble indifférent. Synon. calme, impassible, imperturbable; anton. lâche, peureux, troublé.Ce héros civique [le général Mercier], si ferme, impavide, sous la pluie d'outrages et de menaces que lui adressèrent, pendant douze ans, Israël et les suppôts d'Israël (L. Daudet, Vers le roi,1920, p. 81).
B. − P. méton. Qui traduit l'absence de peur, l'indifférence. Et l'hôte de répondre avec sa politesse impavide : − Je suis enchanté de te voir (Tharaud, Fez,1930, p. 107).Des regards un peu fixes, impavides (Sagan, Bonjour tristesse,1954, p. 42).
REM.
Impavidement, adv.,littér. D'une manière impavide. Un sens de la vie renouvelé par le théâtre, et où l'homme impavidement se rend le maître de ce qui n'est pas encore (Artaud, Théâtre et son double,1938, p. 18).
Prononc. : [ε ̃pavid]. Étymol. et Hist. 1801 (S. Mercier, Néol., t. 2, p. 10). Empr. au lat. class.impavidus « inaccessible à la peur, calme, intrépide ». Fréq. abs. littér. : 13.

Wiktionnaire

Adjectif

impavide \ɛ̃.pa.vid\ masculin et féminin identiques

  1. Qui ne ressent pas ou n’exprime pas la peur.
    • À l’aise devant la vie, séduisant, nonchalant, souriant, au-dessus des mesquineries et des jalousies, impavide devant l’hypocrisie, la discourtoisie, la vulgarité d’âme. — (Philippe Labro, La traversée, Folio, page 169)
    • Corbeau était un dur de première, impavide devant le danger. — (Glen Cook, La Rose blanche, 1985)
  2. (Par extension) Inébranlable.
    • La Hyène remonte le Paseo Maritimo, voie hérissée de béton, de sculptures subventionnées, et de palmiers impavides. — (Virginie Despentes, Apocalypse bébé, 2010)
    • Sachez ici qu’impavide est la jument quand l’étalon la pénètre, impavide et, pourtant, nous n’ignorons pas que la verge de l’étalon est digne d’estime lorsqu’elle sort de son fourreau. — (Jean Rochefort, Les juments impavides, Le Monde sport et forme, 4 août 2012)

Forme d’adjectif

impavide \Prononciation ?\

  1. Féminin pluriel de impavido.

Adverbe

impavide \Prononciation ?\

  1. Impavidement.
    • Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de « impavide »

Du latin impavidus (« qui ne craint rien »).
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

 Dérivé de impavidus avec le suffixe -e.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « impavide »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
impavide ɛ̃pavid

Citations contenant le mot « impavide »

  • L'Histoire fait irruption au sein de vies en apparence banales, dévoilant d’un coup le courage impavide d’hommes que l’on pouvait juger ordinaires. De Luc Boltanski / le Monde des Livres, 16 janvier 2015
  • Depuis le village de Skull, en Irlande, où il vit toujours, il se dit « stoïque ». « C'est une forme de torture au plan personnel, mais je gère en m'occupant un maximum, je fais de la sculpture sur bois, je cultive mon potager… On verra bien », confie par téléphone Ian Bailey, étonnamment impavide à la veille d'une audience cruciale pour son avenir. leparisien.fr, Affaire Sophie Toscan du Plantier : Ian Bailey conteste son extradition - Le Parisien
  • • Pour incarner des personnages constamment confrontés à des choix quasi-cornéliens, la série s’appuie sur des valeurs sûres – Gilles Cohen, Jean-Pierre Darroussin, ou Mathieu Kassovitz, - tout en laissant toute la place qu’elles et ils méritent à des comédien-ne-s qui ne laissent jamais leur part aux chiens : ainsi de l’apparente ingénue Marina Loiseau (Sara Giraudeau), de la tenace Marie-Jeanne Duthilleul (Florence Loiret-Caille), ou du serial séducteur et impénitent gaffeur Raymond Sisteron (Jonathan Zaccaï), pour ne rien dire du placide Jonas (Artus). Tous les rôles sont pareillement soignés et nécessaires à l’édifice, de « Moule à gaufres » (G. Cohen), le colonel qui dirige les Renseignements, à « la Mule » (Irina Muluile), impavide exécutrice de tâches aussi diverses (accompagnatrice, filocheuse, nounou...) qu’elles sont obscures et indispensables. Atlantico.fr, "Le Bureau des légendes" de Éric Rochant : Mille sabords, quelle série ! | Atlantico.fr
  • L’An 01 fut, en effet, d’abord une bande dessinée puis un film, le premier de Jacques Doillon, sorti en 1973, avec la collaboration d’un certain Jean Rouch comme d’un certain Alain Resnais. La philosophie de cette fable typiquement utopique – autrement dit d’un sérieux impavide, par-delà les apparences foutraques – est bien résumée par la formule dont découle toute l’histoire qu’elle nous raconte : « On arrête tout, on réfléchit et c’est pas triste. » Comme vous le savez sans doute, la première partie de ce beau programme vient d’être testée à grande échelle, sauf un petit détail : l’arrêt total en question – qui chez Gébé désarçonne les dirigeants (« comment peut-on arrêter un arrêt ? », se désespère un ministre) – n’a pas ici été décrété par le « peuple » mais imposé par un virus, et décidé par des dirigeants. Toute la différence entre utopie et tragédie. L’impression se confirme dès que l’on considère la deuxième étape (« on réfléchit »), si l’on veut bien ne pas confondre la réflexion – qui n’a pas manqué – avec l’expertise, qui est restée hégémonique. Après quoi, il importe de distinguer le wishful thinking (« rien ne sera plus jamais comme avant », exhortation qui remonte, au bas mot, à la naissance du christianisme), de l’expérimentation concrète, à la fois résolue et incertaine. C’est là, et là seulement, que les artistes ont pu se faire entendre d’une société qui pouvait, en effet, les considérer comme pas vraiment « indispensables ». Un artiste est le plus mal placé pour s’auto-décréter indispensable. Seule la société – dont il fait partie – en décide. Dans le Grand Confinement de l’« An 02 », une bonne partie des artistes plasticiens se sont découverts « confinés professionnels », au même titre que les écrivains ou les compositeurs et à la différence des interprètes, qu’ils soient musiciens, danseurs ou acteurs. « L’espoir qui luit comme un brin de paille dans l’étable » est donc venu de ces plasticiens du corps, du temps et de l’espace que sont les performeurs – en majorité, m’a-t-il semblé, des performeuses : faut-il y voir une trace du « confinement » des femmes dans l’espace privé pendant des millénaires, encore sensible dans certains pays, les hommes monopolisant l’espace public ? Quoi qu’il en soit, cette catégorie d’artistes-là aura fait preuve d’une grande imagination créatrice pour pousser les murs et pousser son cri, bref pour jouer avec la contrainte. Un exemple parmi cent autres : celui de Romina de Novellis, confinée à Paris avec sa fille, Maddalena, de la fenêtre de laquelle elle projeta, tous les soirs, des images fixes ou des vidéos (d’elle et d’une soixantaine d’autres artistes) sur la façade située en vis-à-vis. Ce n’est pas tout, cependant. Demeure une question plus fondamentale encore. Même s’ils le retournent à leur profit, la plupart de ces artistes – Romina de Novellis comme les autres – posent le confinement comme « limitation à la liberté individuelle ». Ne pourrait-on pas donner à la formule un sens, en effet, tragique : et si c’était cette liberté – dont l’artiste moderne est le parangon – qui allait être durablement limitée par un « univers impitoyable », autrement dit moins par tel ou tel régime « liberticide » mais par la fameuse Nature, rien moins que douce et gentille ?… La Culture serait alors non ce qui adhère à ladite Nature, qui compose, collabore avec elle, mais ce qui fait tout pour s’en distinguer : on appelle ça une œuvre. Bon : de quoi « réfléchir » pendant l’été, qui promet d’être chaud, et faire en sorte d’éviter que le troisième point du programme de l’An 01 ne se transforme, sous l’égide de l’An 02, en un terrible : « et c’est bien triste ». Le Journal Des Arts, L’An 02 - 1 juillet 2020 - Le Journal des Arts - n° 549
  • Il serait ainsi plus juste de souligner une autre forme d’antagonisme, celle opposant l’impavide parcours des marchés actions aux risques que fait courir la hausse des nombres de contamination dans le monde sur la croissance à plus long terme. Le retour à la normalité et l’amélioration des indicateurs macroéconomiques se payent effectivement sur le front sanitaire avec une recrudescence du nombre de contaminés,  un problème qui demeure une véritable bombe à retardement si les Etats ne parviennent pas à l’enrayer. Clôturons ce sujet avec les dernières nouvelles du week-end : , Reprise de l'économie versus accélération de l'épidémie
  • Père Wade avait lancé la formule du jeu d’échecs pour décrire son adversité politique entre lui et son fils jadis adopté et adoubé, Idrissa Seck : « Nous sommes dans un jeu d’échecs à distance. Nous verrons qui va remporter la partie ». Déclaration ironique à laquelle Idy avait répliqué par une pique tauromachique : « Celui qui réussit à éliminer les fous du roi (suivez son regard), à écarter la reine et à entourer et isoler le roi…aura gagné ». Sa finesse d’humour aidant, il concluait : « Si c’est moi qui réussit tout cela, j’aurais gagné ». A ce duel à fleurets mouchetés, entre deux hommes politiques intelligents et rusés, l’un d’une finesse d’esprit rhétorique et l’autre d’une l’habilité éprouvée dans la tactique politicienne, s’en suivit deux déroutes électorales successives causées par un troisième larron impassible, impavide et froid dans l’application des leçons machiavéliques : « Celui qui cherche à vous poignarder dans le dos vous ouvre d’abord les bras ». Ce fut alors pour le jeu entre Wade et Idy, la fin de la partie : « Echec et Macky » ! Le croupier Macky avait retourné les cartes en sa faveur, avec un art consommé ou confiné (mot à la mode) de la dissimulation. Wade défait sans déférence, ahuri s’exclama avec amertume : « Je ne sais pas par où il est passé ». Quant à Idy, le talibé n’étant jamais loin de l’homme politique chez lui, il s’en était remis à Dieu : « Dieu n’aime pas les lâches », avait-t-il déclamé. Message destiné à Macky mais qui avait ricoché dans l’esprit de Wade qui pensait malencontreusement en être le destinataire. Le fossé entre les deux duellistes se creusa davantage. Hélas à leur détriment ! SenePlus, WADE-IDY, ECHEC ET MACKY | SenePlus

Traductions du mot « impavide »

Langue Traduction
Anglais fearless
Espagnol audaz
Italien impavido
Allemand furchtlos
Chinois 无所畏惧
Arabe لا يعرف الخوف
Portugais destemido
Russe бесстрашный
Japonais 大胆不敵
Basque beldurrik
Corse teme
Source : Google Translate API

Synonymes de « impavide »

Source : synonymes de impavide sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « impavide »

Partager