Gauchir : définition de gauchir


Gauchir : définition du Wiktionnaire

Verbe

gauchir \ɡɔ.ʃiʁ\ intransitif 2e groupe (voir la conjugaison)

  1. Détourner tant soit peu le corps pour éviter quelque coup.
    • Il aurait été blessé de ce coup, s’il n’eût un peu gauchi.
  2. (Figuré) (Familier) Ne pas agir ou ne pas parler avec franchise.
    • On n’aime point à traiter avec les gens qui gauchissent dans les affaires.
    • Au lieu de me répondre nettement, il a gauchi.

gauchir transitif

  1. (Mécanique) (Menuiserie) (Technique) Perdre sa planéité, et par extension sa forme, se contourner ; dévier de la ligne droite.
    • Ce panneau de menuiserie gauchit.
    • Cette poutre a gauchi sous le poids du hourdi.
    • Il faudra bien maintenir la pièce et faire très attention pendant le soudage sinon on risque de la gauchir.
  2. (Par extension) Infléchir.
    • (Aéronautique) Le pilote a gauchi l’aile de son appareil.
    • (Figuré) Que peuvent-ils tous les deux
      Dans leur alliance confuse
      De feuillages et de plumes
      Pour gauchir la destinée.
      — (Jules Supervielle, Gravitations, Tiges, page 124, Gallimard, 1925)
  3. (Politique) Donner à un discours, à des doctrines, etc., une orientation vers la gauche.
    • Point commun entre les deux mesures : elles sont apparues sans crier gare dans le programme des candidats. Chez Hollande en 2012, pour gauchir son programme face à Mélenchon. — (Hervé Martin, Macron ouvre la boîte à gifles des impôts locaux, Le Canard Enchaîné, 26 juillet 2017, page 3)
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Gauchir : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

GAUCHIR. v. intr.
Détourner tant soit peu le corps pour éviter quelque coup. Il aurait été blessé de ce coup, s'il n'eût un peu gauchi. Il signifie, figurément et familièrement, Ne pas agir ou ne pas parler avec franchise. On n'aime point à traiter avec les gens qui gauchissent dans les affaires. Au lieu de me répondre nettement, il a gauchi. Il signifie encore Perdre sa forme, se contourner. Ce panneau de menuiserie gauchit. Cette poutre a gauchi. Par extension, en termes d'Aéronautique, il se dit transitivement pour Infléchir. Le pilote a gauchi l'aile de son appareil.

Gauchir : définition du Littré (1872-1877)

GAUCHIR (gô-chir) v. n.
  • 1Perdre sa forme, se contourner. Ce panneau, cette règle gauchit.
  • 2Détourner le corps pour éviter quelque coup. Il gauchit, et le coup qui le menaçait ne l'atteignit pas.
  • 3Se détourner de la ligne directe de sa route. Donner à travers les écueils, pour avoir l'honneur de ne point gauchir, Guez de Balzac, De la cour, 6e disc. Ce sont des astres errants, comme parle l'apôtre saint Jude, qui, pour n'être pas assez attachés à la route immuable de la vérité, gauchissent et se détournent au gré des vanités, des intérêts et des passions humaines, Bossuet, Cornet. Je m'avisai de gauchir et de passer par Salins, Rousseau, Conf. X.

    Fig. Ami, tu sauras t'affranchir De tout ce qui te fait gauchir Vers les passions et les vices, Corneille, Imit. IV, 10. Notre sort ne dépend que de sa seule tête ; De ce qu'elle s'y met, rien ne la fait gauchir, Molière, Éc. des f. III, 3.

    Fig. Se laisser aller à une digression (sens vieilli). Je crois que nos discours iront d'un pas égal, Sans donner sur le rhume ou gauchir sur le bal, Corneille, la Suiv. III, 10.

  • 4 Fig. S'écarter de la rectitude, de la franchise. J'en ai déjà parlé, mais il a su gauchir, Corneille, Pomp. IV, 2. Notre amie n'est pas de ce monde-là, et il s'en faut tenir précisément à ce qu'elle mande, parce qu'elle est aussi sincère qu'éclairée, et que la dernière chose qu'elle ferait serait de gauchir ou de flatter, Chapelain, Lett. à Sévigné, 7 nov. 1661. Quelle misère de gauchir toujours et de n'oser jamais parler franchement dans une matière de religion ! Bossuet, 3e avert. § 9. Il faut gauchir et tergiverser sans cesse, Rousseau, Ém. IV. Point assez ferme dans ses principes pour ne point gauchir, lorsque la crainte ou l'espérance le commandera, Bachaumont, Mém. secrets, t. XXXIV, p. 191. Un ministre veut m'enrichir, Sans que l'honneur ait à gauchir, Béranger, Refus.

    Gauchir à, autour, contre, ne pas aborder franchement. Mais il n'est pas question pourtant de gauchir toujours aux difficultés, il les faut vaincre et établir une règle certaine pour la perfection de notre langue, Vaugelas, Rem. t. I, p. 170, dans POUGENS. Celui qui gauchit tout autour [des tentations] Sans en arracher la racine, Corneille, Imit. I, 13. Contre son insolence on ne doit point gauchir, Molière, Tart. v, 2.

    Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.

  • 5 V. a. Terme de charpenterie. Donner à une pièce une certaine déviation par un moyen mécanique quelconque.

    Fig. Éviter (sens vieilli). Gauchir une difficulté. Ce qu'écrit le destin ne peut être effacé… De ses piéges secrets on ne peut s'affranchir, Nous y courons plus droit en pensant les gauchir, Tristan, Marianne, I, 3.

  • 6Se gauchir, v. réfl. Être évité (sens vieilli). Penses-y sans cesse et sans feinte, Ce grand péril se peut gauchir, Corneille, Imit. I, 23.

HISTORIQUE

XIIe s. Guenqis avons la loi pour nous sauver, Ronc. p. 7. Cil lui cuida guenchir, si chet tout estendu, ib. p. 196. Poi i out des evesques qu'il voleit sustenir ; Mais Rogiers de Wirecestre ne li voleit guenchir, Th. le mart. 39. …chevaliers, monte Sor ton cheval seürement, Et je te creant leaument Que je ne ganchisse ne fuie, la Charrette, 820.

XIIIe s. Grans partie des haus homes de Grece guenchirent vers la porte de Blaquerne, Villehardouin, CV. Li prestres lieve la maçue, Et Ysengrin l'a bien veüe, En la teste le volt ferir, Et Ysengrin sot bien guenchir, à cele foiz nel toucha mie, Car il sot trop de l'escremie, Ren. 7464. Et ceulz à cheval vindrent ferant des esperons et n'oserent assembler [livrer bataille] à nostre gent à pié, ainçois ganchirent par devers eulz, Joinville, 231.

XIVe s. Mais li diz Tarquins se gaenchit, et se rechut en la compaignie des siens, Bercheure, f° 34, verso. L'esprevier ne suit mie si bien petis oiseaulx qui se plient, comme l'aloe qui gauchist comme à esquierre, Ménagier, III, 2.

XVe s. Du quel dit connestable trop de biens ne pouvoyent estre dis, qui onques pour paour de mort ne guenchi, Christine de Pisan, Ch. V, II, 19. Nos gens ne leur gauchirent mie, ains lancerent vers eux de bombardes et de trait sans nulle espargne, Boucic. II, 26. Ne croyez que pourtant ils reculassent ne gauchissent, ains passerent oultre, ib. I, 24.

XVIe s. Parquoy nous faisons bien de gauchir un peu sur [d'incliner au] le naïf et mesprisant, Montaigne, I, 192. En la pluspart de leurs opinions ils gauchissent la voye commune, Montaigne, II, 349. Gauchir aux dangiers, Montaigne, III, 21. Je n'ay gueres d'art pour savoir gauchir la fortune et luy eschapper ou la forcer, Montaigne, III, 47. L'on ne sçauroit pas dire le semblable de Demosthenes, qu'il ait gauchy ne fleschy jamais, ny en faict ny en parole quelconque, Amyot, Démosth. 19.

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Gauchir : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

* GAUCHIR, v. n. (Menuiserie.) il se dit des faces ou paremens de quelque piece de bois ou ouvrage, lorsque toutes les parties n’en sont pas dans un même plan ; ce qui se connoît en présentant une regle d’angle en angle : si l’angle ne touche point par-tout en la promenant sur la face de l’ouvrage, l’on dit que cette face a gauchi. Une porte est gauche ou voilée, si quand on la présente dans ses feuillures qui sont bien d’à-plomb, elle ne porte point par-tout également.

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Gauchir : définitions subjectives sur Dicopedia

Dicopedia est un dictionnaire participatif où n'importe qui peut partager sa propre définition des mots de la langue française. L'intérêt de cette initiative est de proposer des définitions subjectives et très diverses, selon l'expérience de chacun. Nous ajouterons dans cette section les définitions de « gauchir » les plus populaires.

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Étymologie de « gauchir »

Étymologie de gauchir - Littré

Bourg. guanchai, gauchir, pencher ; norm. guancher, aller ; Berry, guincher, guinchir et dé-guincher, dévier légèrement ; de l'anc. haut allemand wankjan, wenkjan, céder, chanceler. Diez objecte que an ne se change pas en au, cela est vrai ; mais toute règle a ses exceptions ; et, dans la succession que l'historique présente, ganchir et gauchir sont unis de manière à ne pouvoir être séparés pour la forme ; pour le sens, ils ne peuvent pas l'être non plus, car dans gauchir se sent toujours la signification de ganchir, bien plus que celle de sinister. L'autre objection de Diez est qu'on ne voit pas d'adjectif dériver d'un verbe roman, cela est vrai encore ; mais la chose n'a pas en effet procédé ainsi ; la guanche est un substantif verbal, et la guauche qui lui a succédé est un substantif verbal aussi. C'est ce substantif qui a été transformé en adjectif.

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Étymologie de gauchir - Wiktionnaire

De l’ancien français gauchier → voir gauche.
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Phonétique du mot « gauchir »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
gauchir gɔʃir play_arrow

Conjugaison du verbe « gauchir »

→ Voir les tables de conjugaisons du verbe gauchir

Évolution historique de l’usage du mot « gauchir »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « gauchir »

  • Les plus vieux comme moi se rappellent sans doute le sabordage du RIN, au moment de la création du Parti québécois, en 1968. La mort dans l’âme, le fougueux Pierre Bourgault avait ordonné la dissolution de son parti en invitant ses membres à entrer, un par un, au PQ pour tenter de le gauchir un tant soit peu mais aussi et surtout pour faire avancer la cause indépendantiste. Bourgault voulait éviter une division du vote et il avait donc décidé de saborder le RIN, qui regroupait une bonne partie de la jeunesse radicale de l’époque. Un geste généreux et crève-cœur, qu’il allait regretter un peu plus tard. En effet, douze ans après avoir sabordé son parti, Bourgault se demandait s’il avait fait une bonne affaire, en voyant que le projet indépendantiste faisait du surplace.   Le Journal de Montréal, De l’entrisme | Le Journal de Montréal
  • Elle, c’est Ludovica Serafini, lui, c’est Roberto Palomba. Leur studio milanais PS+A Palomba Serafini Associati, est une machine à succès, prisée d’une kyrielle de labels internationaux. Leurs vingt-deux ans d’expérience pluridisciplinaire les a rendus très clairvoyants sans gauchir leur joie de vivre. C’est même le carburant et le ciment de ces deux architectes et designers. Interview cash. IDEAT, Rencontre avec Ludovica Serafini et Roberto Palomba
  • Ce film hanté par la figure tutélaire de Gandalf réussit même à gauchir les fondamentaux de l’heroic fantasy, car Ian et Barley se lancent dans une quête fallacieuse au terme de laquelle une ligne sinueuse s’avère le chemin le plus court entre deux points proches. Quant la recherche du père s’efface devant la découverte du frère, ce qui est un joli message. Le Temps, «En avant»: l’électricité, plus les elfes - Le Temps
  • Alors que le congrès de la CGT s’ouvre à Dijon, le bilan et la ligne syndicale défendue par Philippe Martinez sont contestés en interne par certaines fédérations qui souhaitent gauchir son orientation. Parmi les sujets de discorde, la question internationale devient un marqueur important. Une partie des congressistes souhaitent que la CGT quitte les confédérations syndicales européennes et internationales, considérées comme trop réformistes, au profit de la Fédération syndicale mondiale, l’ancienne internationale du bloc soviétique, dont certains syndicats sont liés à des régimes autoritaires et dictatoriaux. Décryptage par notre partenaire, le site d’information Rapports de force. Basta !, Congrès de la CGT : pourquoi les débats s’annoncent vifs sur les questions internationales - Basta !
  • On ne s’est en effet jamais contenté de «découper l’Histoire en tranches», on l’a dotée d’une kyrielle de noms propres – de «Moyen Âge» à «Belle Époque», de «Renaissance» à «Ancien Régime» –, qui pèsent sur la compréhension du passé. Car nommer n’est jamais neutre. La désignation d’une période charrie avec elle tout un imaginaire, une théâtralité, voire une dramaturgie qui viennent en gauchir l’historicité, et donc la signification. Élucider les noms d’époque – les linguistes disent «chrononymes» – constitue donc une opération essentielle pour qui souhaite envisager le passé sans anachronisme ni faux-semblants. , D. Kalifa (éd.), Les noms d'époque. De Restauration à Années de plomb
  • Par la même raison que la souveraineté est inaliénable, elle est indivisible ; car la volonté est générale, ou elle ne l’est pas ; elle est celle du corps du peuple, ou seulement d’une partie. Dans le premier cas, cette volonté déclarée est un acte de souveraineté et fait loi ; dans le second, ce n’est qu’une volonté particulière, ou un acte de magistrature ; c’est un décret tout au plus. Mais nos politiques ne pouvant diviser la souveraineté dans son principe, la divisent dans son objet : ils la divisent en force et en volonté, en puissance législative et en puissance, exécutive ; en droits d’impôt, de justice et de guerre ; en administration intérieure et en pouvoir de traiter avec l’étranger : tantôt ils confondent toutes ces parties, et tantôt ils les séparent. Ils font du souverain un être fantastique et formé de pièces rapportées ; c’est comme s’ils composaient l’homme de plusieurs corps, dont l’un aurait des yeux, l’autre des bras, l’autre des pieds, et rien de plus. Les charlatans du Japon dépècent, dit-on, un enfant aux yeux des spectateurs ; puis, jetant en l’air tous ses membres l’un après l’autre, ils font retomber l’enfant vivant et tout rassemblé. Tels sont à peu près les tours de gobelets de nos politiques ; après avoir démembré le corps social par un prestige digne de la foire, ils rassemblent les pièces on ne sait comment. Cette erreur vient de ne s’être pas fait des notions exactes de l’autorité souveraine, et d’avoir pris pour des parties de cette autorité ce qui n’en était que des émanations. Ainsi, par exemple, on a regardé l’acte de déclarer la guerre et celui de faire la paix comme des actes de souveraineté ; ce qui n’est pas puisque chacun de ces actes n’est point une loi, mais seulement une application de la loi, un acte particulier qui détermine le cas de la loi, comme on le verra clairement quand l’idée attachée au mot loi sera fixée. En suivant de même les autres divisions, on trouverait que, toutes les fois qu’on croit voir la souveraineté partagée, on se trompe ; que les droits qu’on prend pour des parties de cette souveraineté lui sont tous subordonnés, et supposent toujours des volontés suprêmes dont ces droits ne donnent que l’exécution. On ne saurait dire combien ce défaut d’exactitude a jeté d’obscurité sur les décisions des auteurs en matière de droit politique, quand ils ont voulu juger des droits respectifs des rois et des peuples sur les principes qu’ils avaient établis. Chacun peut voir, dans les chapitres III et IV du premier livre de Grotius, comment ce savant homme et son traducteur Barbeyrac s’enchevêtrent, s’embarrassent dans leurs sophismes, crainte d’en dire trop ou de n’en dire pas assez selon leurs vues, et de choquer les intérêts qu’ils avaient à concilier. Grotius, réfugié en France, mécontent de sa patrie, et voulant faire sa cour à Louis XIII, à qui son livre est dédié, n’épargne rien pour dépouiller les peuples de tous leurs droits et pour en revêtir les rois avec tout l’art possible. C’eût bien été aussi le goût de Barbeyrac, qui dédiait sa traduction au roi d’Angleterre Georges 1er. Mais, malheureusement, l’expulsion de Jacques II, qu’il appelle abdication, le forçait à se tenir sur la réserve, à gauchir, à tergiverser, pour ne pas faire de Guillaume un usurpateur. Si ces deux écrivains avaient adopté les vrais principes, toutes les difficultés étaient levées, et ils eussent été toujours conséquents ; mais ils auraient tristement dit la vérité, et n’auraient fait leur cour qu’au peuple. Or, la vérité ne mène point à la fortune, et le peuple ne donne ni ambassades, ni chaires, ni pensions. Le Vent Se Lève, Rousseau : « De la souveraineté »
  • L’historiographie ne fut bien sûr jamais dupe des raccourcis ou des artifices que suscitaient de telles expressions – une « Belle époque », vraiment ?, des « Années folles », vraiment ? – mais une fois la mise en garde énoncée, on continuait à les utiliser ou à y recourir comme à de commodes outils. Or le problème qu’ils posent n’est pas seulement formel ou rhétorique : les noms d’époques sont parfois porteurs d’une lourde charge anachronique qui peut gauchir, voire altérer la compréhension historique. C’est le cas par exemple de l’expression « Second Empire », qui ne fut jamais utilisé par les contemporains. , Les noms d'époques - La genèse des « chrononymes » - Herodote.net

Images d'illustration du mot « gauchir »

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Traductions du mot « gauchir »

Langue Traduction
Corse warp
Basque okertu
Japonais ワープ
Russe деформироваться
Portugais urdidura
Arabe اعوجاج
Chinois
Allemand kette
Italien ordito
Espagnol deformación
Anglais warp
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Synonymes de « gauchir »

Source : synonymes de gauchir sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « gauchir »


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