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Foudre

Variantes Singulier Pluriel
Féminin foudre foudres

Définitions de « foudre »

Trésor de la Langue Française informatisé

FOUDRE1, subst.

A.− Subst. masc. ou fém.
1. Gén. subst. fém. sing. Brusque et puissante décharge d'électricité atmosphérique qui se produit au cours d'un orage, entre deux nuages ou entre un nuage et la terre, et qui est accompagnée d'une vive lueur, l'éclair, et d'une violente détonation, le tonnerre. Être atteint, frappé, touché par la foudre; carreau, pierre, coup de foudre. La cause de la foudre n'est plus un secret; et Franklin a dévoilé aux hommes l'art de la détourner et de la diriger à leur gré (Condorcet, Esq. tabl. hist.,1794, p. 178).La journée a été orageuse; le tonnerre a grondé pendant deux heures et la foudre a éclaté non loin de la maison (Delécluze, Journal,1825, p. 212).La foudre était tombée sur l'église de Rueil et avait fondu la croix du clocher (France, Dieux ont soif,1912, p. 50).
Foudre globulaire; foudre en boule. Masse gazeuse qui apparaît parfois après un éclair sous la forme d'une gerbe de feu. Il pense que la foudre globulaire pourrait être formée par une masse d'oxydes d'azote concentrés (J. phys. et Radium,1925, p. 64).La foudre déconcerte. Il lui arrive d'être une boule rouge très légère, d'entrer dans une chambre, de se promener et d'en sortir sans faire de mal (Cocteau, Poés. crit. II,Monologues, 1960, p. 40).
a) P. exagération et p. compar.
[Avec la violence de la foudre et le bruit qui l'accompagne] Un éclair jaillissait des yeux redoutables du fantôme, un mugissement pareil à la foudre grondait dans sa voix terrible (Nodier, Trilby,1822, p. 165).La neige pénètre par toutes les meurtrières, elle s'amasse, et quelquefois l'on gît, bloqué, quand le vent souffle en foudre! (Huysmans, Là-bas,t. 1, 1891, p. 55).
[Avec la rapidité de la foudre] Que Malek Adhel, couvert de sueur et de poussière, sur un cheval ruisselant d'écume, arrive comme la foudre, s'élance d'un trait au-dessus de la barrière (Cottin, Mathilde,t. 2, 1805, p. 179).Il eut un geste prompt comme la foudre. Le canon de son browning toucha le menton du Bavarois (Van der Meersch, Invas. 14,1935, p. 429).
[Avec la brutalité de la foudre et la peur qu'elle inspire] On me redoutait à l'égal de la foudre; on m'accusait d'avoir une main de fer (Las Cases, Mémor. Ste-Hélène,t. 1, 1823, p. 902).
P. iron. On le craint, il est craint comme la foudre. ,,Se dit surtout ironiquement d'un homme qui est fort redouté`` (Ac.).
b) Littér., p. anal. [Avec la puissance destructrice de la foudre] Puissance de feu d'une arme; puissance des armes à feu. Cette tombée sifflante d'obus martèle et écrase à coups de foudre l'extrémité béante du poste (Barbusse, Feu,1916, p. 320).C'est alors que, les 6 et 10 août, tombe sur Hiroshima et sur Nagasaki la foudre des bombes atomiques (De Gaulle, Mém. guerre,1959, p. 227):
1. Tu fouilleras toutes les caves de la section pour en extraire les substances nécessaires à la fabrication de la poudre. L'ennemi sera peut-être demain devant Paris : il faut que le sol de la patrie nous fournisse la foudre que nous lancerons à ses agresseurs. France, Dieux ont soif,1912, p. 164.
Rem. On relève dans la lang. poét. ou vieillie a) Fondre, subst. masc. Le trait brillant du foudre dans la livide clarté d'un orage (Chateaubr., Martyrs, t. 1, 1810, p. 291). On eût dit qu'un foudre invisible l'avait frappé, et peu s'en fallût qu'il ne tombât mort (Gautier, Fracasse, 1863, p. 265); b) des emplois de foudre au plur. Il [Dieu] se montre aux hommes entre la saison des fleurs et la saison des foudres (Chateaubr., Génie, t. 2, 1803, p. 310). L'orage est en plein, enfin il crève. Rien n'est plus curieux que le bruit des foudres (Valéry, Corresp. [avec Gide], 1901, p. 386).
2. Gén. subst. masc., p. méton.
a) Faisceau de dards de feu en zigzags terminés par une flèche et qui constitue l'attribut des puissances divines ou guerrières, notamment entre les mains de Jupiter et d'Indra. Son peintre facétieux l'a [Alexandre], comme fils de Jupiter, armé grotesquement du foudre, qui est là, entre ses jambes (Michelet, Journal,1857, p. 367).Le foudre ailé du roi Zeus (Banville, Exilés,1874, p. 34).
Rem. Les dict. affirment que foudre dans le sens myth. est toujours au masc. Pourtant on trouve aussi le fém. ds la docum. Ces moineaux, disait Phidias, sont pareils aux gens d'Olympie qui redoutent la foudre en airain ciselé que je formai pour leur monarque (Maurras, Chemin Paradis, 1894, p. 41) et infra ex. 2. Il semblerait que les aut. mod. adoptent de préférence la forme foudre subst. féminin :
2. Dans un filet de pêche les marins ont remonté le Zeus ou le Poséidon qui foudroyait ou qui lançait le trident. Ses cheveux, sa barbe ont encore l'air mouillés. Comme son trident ou sa foudre, il a perdu ses yeux réalistes. Il est aveugle. Cocteau, Maalesh,1949, p. 213.
b) P. anal.
− Domaine milit.Ce même symbole utilisé comme emblème ou porté en insigne sur l'uniforme de certains officiers. La vicomtesse Olive lui demanda un entretien secret. Il la reçut à l'Amirauté dans un pavillon orné d'ancres, de foudres et de grenades (France, Île ping.,1908, p. 221).De son bras où étincelle un brassard en soie brodé d'or et brodé de foudres d'or, un capitaine désigne la banquette de tir (Barbusse, Feu,1916, p. 41).
HÉRALD. Faisceau figuré sur l'écu avec quatre dards en sautoir (ds Littré, Rob., Lar. Lang. fr.).
3. Au fig.
a) Coup de foudre. Cf. coup A 2 synt., expr. b.Avoir le coup de foudre pour qqn/qqc. Éprouver une passion violente et subite pour quelqu'un/quelque chose. Alors vous avez eu le coup de foudre pour le baron Saval, ici présent (Maupass., Contes et nouv.,t. 2, Yvette, 1884, p. 501).J'ai le coup de foudre pour la maison (Montherl., J. filles,1936, p. 964).
b) [P. allus. aux croyances anc. qui voyaient dans la foudre la manifestation de la colère divine] Synon. feu* du ciel.
Colère divine. La foudre de Dieu nous entoure, il ne faut peut-être qu'un mot, que ce mot que vous me demandez, pour la faire tomber sur nous (Cottin, Mathilde,t. 1, 1805, p. 347).Ce sont eux [les monastères], hélas! qui, par le relâchement de leurs mœurs, ont fait pencher la balance et attiré sur ce pays la foudre (Huysmans, En route,t. 2, 1895, p. 295).
Gén. au plur. Réprobation, condamnation exercée par une autorité spirituelle, morale, judiciaire. Les foudres de l'Église, de la loi. Peu s'en fallait que nos hellénistes ne méritassent les foudres du Saint-Siège (Sainte-Beuve, Port-Royal,t. 3, 1848, p. 454).Sans doute quelque vieille foudre de l'Église de Constantinople défend à ces révérends pères de famille les plaisirs enivrants du bal (About, Grèce,1854, p. 460).Des œuvres qui ont soulevé l'indignation du public et mérité les foudres des tribunaux correctionnels (Goncourt, Journal,1888, p. 837):
3. ... telle de ses Pensées [de Diderot] était une profession explicite de soumission à l'Église catholique, apostolique et romaine. Il fallait éloigner la foudre. Guéhenno, Jean-Jacques,1948, p. 230.
En partic. Foudres de l'éloquence. Effets puissants par lesquels un orateur confond son adversaire. Sensation d'orgueil qu'éprouve un procureur du roi convaincu de la culpabilité de l'accusé, lorsqu'il voit blémir et s'incliner son coupable sous le poids des preuves et sous les foudres de son éloquence! (Dumas père, Monte-Cristo,t. 2, 1846, p. 67).
B.− Subst. masc. [P. anal. avec la puissance redoutable de la foudre et au fig.] Homme redoutable. Ce géant des prophètes [Elie] (...) demeurant dans le creux des rochers, d'où il sortait comme un foudre pour faire et défaire les rois, était devenu une sorte d'être surhumain (Renan, Vie Jésus,1863, p. 100).
[Le plus souvent dans des syntagmes dont le 2eélément indique le domaine où une pers. déploie une activité étonnante] « Ce garçon, c'est un foudre de labeur! » (Pourrat, Gaspard,1931, p. 129).
En partic., souvent p. iron. Foudre d'éloquence. ,,Orateur qui frappe ses auditeurs par l'éclat de son éloquence`` (Ac.). Foudre de guerre. Chef militaire aux victoires éclatantes, combattant redoutable. Cet autre foudre de guerre, Le malheureux maréchal Ney! (Borel, Rhaps.,1811, p. 178).Ancien ministre de Caillaux, et pas précisément un foudre de guerre (Aragon, Beaux quart.,1936, p. 222).
Prononc. et Orth. : [fudʀ ̥]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. Ca 1100 « décharge électrique qui se produit entre deux nuages » (Roland, éd. Bédier, 1426); 2. 1559 foudre de guerre « guerrier à qui rien ne résiste » (O. de Magny, Odes, I, 129 ds IGLF); 3. 1594 masc. sing. « condamnation » (Guillaume du Vair, Actions et traitez oratoires, éd. R. Radouant, VIII, p. 340); 4. a) 1642 coup de foudre « événement qui déconcerte » (Corneille, Polyeucte, II, 1, p. 407); b) 1813 « amour subit et violent » (Jouy, Hermite, t. 1, p. 288). Empr. au lat. fulgura plur. neutre du class. fulgur, fulguris « éclair » devenu fém. En lat. class. fulmen signifiait « foudre », il disparaîtra en b. lat. au profit de fulgur qui prendra ce sens où il est lui-même concurrencé par éclair*. Fréq. abs. littér. : 1 735. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 3 448, b) 2 992; xxes. : a) 2 466, b) 1 348. Bbg. Gougenheim (G.). Le Genre de foudre chez Corneille. Fr. mod. 1951, t. 19, pp. 91-94. − Quem. DDL t. 16.

FOUDRE2, subst. masc.

Tonneau de grande dimension pouvant contenir de 50 à 300 hectolitres. Au chai, on aborde le foudre. C'est un vaste fût de 30 barriques de 320 litres, prêté par le maître (...). Tout en cœur de chêne pur et sonore, cerclé de fer (Pesquidoux, Chez nous,1923, p. 224).Wagon*-foudre.
REM.
Foudrier, subst. masc.Tonnelier spécialiste de la fabrication des foudres. On entend les foudriers cercler les fûts dans lesquels se fera le cidre des récoltes prochaines (France, Vie littér.,1890, p. 346).
Prononc. et Orth. : [fudʀ ̥]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. [1. a) xiiies. pic. voder « sorte de mesure » (Giry, Histoire de la ville de Saint-Omer, p. 494 ds IGLF : voder d'ail); b) xves. voudre « espèce de tonneau pour le vin du Rhin » (Chron. de 1400 à 1476 ds La Curne), attest. isolée; de nouv. 1611 vaudre (Cotgr.)]; 2. 1669 foudre « grand tonneau en Allemagne » (Widerhold All.-Fr.). Empr. à l'all. Fuder « voiture de charge, mesure de liquide »; cf. a. h. all. fotar, fodar « voiture, charrette »; m. h. all. vuoder « charretée, voiturée »; « sorte de mesure pour les liquides » (Lexer). Les formes avec v- initial sont issues du m. néerl. voeder « charretée »; « mesure pour le vin » (De Vries Nederl.), lui-même empr. à l'all. Fuder; cf. FEW 15, 2, 186 a. Bbg. Salmon (G.) Que reste-t-il du lex. région de la vigne? In : Colloque sur le Fr. parlé ds les Villages de Vignerons. 1976. 18-20 nov. Dijon. Paris, 1977, p. 177.

Wiktionnaire

Nom commun 2 - français

foudre \fudʁ\ masculin

  1. (Ironique) Celui qui frappe vite, fort et bien.
  2. Représentation allégorique de la foudre que les artistes donnent ordinairement pour attribut à Jupiter, et que les héraldistes emploient fréquemment.
    • Le foudre de Zeus.
    • Jours d’une lumière sans faute, drames où nos mains d’enfants jouaient avec simplicité des quatre éléments, telle des foudres la serre de l’aigle dans l’ovale des blasons. — (Daniel Boulanger, Le chemin des caracoles, Laffont, 1966, réédition Le Livre de Poche, page 187)
  3. (Héraldique) Meuble représentant l’attribut mythologique de Jupiter dans les armoiries. À rapprocher de foudre ailé. Plusieurs représentations sont possibles dans les armoiries :
    1. traditionnellement, il est représenté en forme de faisceau, avec des flammes montantes et descendantes et quatre dards vivrés (sinuosités angulaires) en sautoir
      • Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter) → voir illustration « Meuble foudre traditionnel »
    2. en héraldique napoléonienne, il est représenté en fasce et tenu dans les serres d’une aigle impériale ; les flammes du faisceau s’enroulant en cône.
      • D’azur à l’aigle impériale française d’or, tenant dans ses serres un foudre de gueules aux éclairs de sable, qui est de la commune de Marchais-en-Brie de l’Aisne → voir illustration « armoiries avec un foudre napoléonnien »
    3. de façon plus moderne, il est représenté par un disque (ou anneau) duquel rayonnent un certain nombre de dards vivrés.
      • Coupé ondé de gueules à l'alérion d’argent, et d’azur au foudre d’or, qui est de la commune de Grosbliederstroff de la Moselle → voir illustration « armoiries avec un foudre moderne »
    4. il est parfois représenté par deux simples dards vivrés avec une pointe à chaque extrémités et passé en sautoir.
      • Écartelé, au 1 d’azur au foudre d’or, au 2, d’argent à la croix du temple de gueules, au 3, d’argent à la chaîne brisée de gueules posée en bande, au 4, d’azur à la fleur de lys d’or, qui est de la commune de Youx du Puy-de-Dôme → voir illustration « armoiries avec un foudre en sautoir »

Nom commun 3 - français

foudre \fudʁ\ masculin

  1. Grand tonneau, récipient d’une très vaste capacité (plusieurs hectolitres), qui a la contenance de plusieurs barriques de vin ou de quelque autre liquide.
    • Dans les foudres, rangés sur deux lignes parallèles, mûrissaient le chaud bourgogne, le doux bordeaux, le champagne pétillant, le gai malvoisie, le marsala babillard, l’ardent xérès, le généreux tokai et le tendre johannisberg […] — (Charles Deulin, Cambrinus, XIXe siècle)
    • Il venait, avec Maddalena, de traverser le vaste chai où une petite voie ferrée allongeait ses rails, sur le sol cimenté. D'énormes foudres, hauts de trois mètres, alignaient leurs cerceaux ovales, d'un bout à l'autre de la galerie. — (Victor Margueritte, Un cœur farouche, Paris : Ernest Flammarion, 1921 p. 169)
    • Ce ne sont point des herses ou de rouleaux qu’on voit à la porte des demeures, mais des appareils à sulfater, des fouloirs, des foudres, des pompes, des alambics. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • J'irai vous tirer du vin dans le cellier, dit l'hôte, il sera plus frais, il provient d'un foudre que je nourris depuis plus de six ans. — (Jean Ray, Harry Dickson, On a volé un homme !, 1932)

Nom commun 1 - français

foudre \fudʁ\ féminin

  1. (Météorologie) Décharge électrique, par temps d’orage, entre des nuages et certaines fois entre des nuages et le sol, qui produit une vive lumière et une violente détonation. On dit, comme sur la photo, que la foudre est tombée quand elle a touché le sol ou quelque chose en relief sur le sol, arbre, construction, etc., a été touché.
    • Le ciel s’illumina d’éclairs et les éclats de la foudre retentirent. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
    • La foudre met le feu dans les bois ; l’incendie s’étend comme une chevelure de flammes ; des colonnes d’étincelles et de fumée assiègent les nues qui vomissent leurs foudres dans le vaste embrasement. — (François-René de Chateaubriand, Atala, ou Les Amours de deux sauvages dans le désert)
    • L’œuf pondu le vendredi saint préservait de la foudre, mangé il garantissait de la fièvre ou de la rage… — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1923)
  2. (Par hyperbole) Ce qui est aussi prompt, aussi rapide, aussi destructeur que la foudre.
    • Elle ne devint catastrophe que dans sa troisième phase, quand soudain, au milieu d’un ciel serein, la foudre du krach bancaire de New-York frappa l’édifice orgueilleux de la prospérité du capital américain. — (Carl Steuermann, La Crise mondiale (traduit de l’allemand), Gallimard, 1932, page 65)
  3. (Religion) (Souvent au pluriel) Réprobation religieuse ; condamnation religieuse.
    • Le curé de Melotte […] n’était plus craint. Ses foudres de carton, ses tonnerres lointains, l’évocation des bûchers infernaux, la promesse des félicités paradisiaques dans un éden, somme toute, passablement morne et fort problématique, ne faisaient plus guère frémir que quelques vieilles dévotes et les gosses de neuf à onze ans […] — (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
  4. (Au pluriel) (Figuré) Colère.
    • Pendant que le pauvre Ernest, […] pressentant la colère, le mépris, le dédain, toutes les foudres d’une jeune fille blessée et offensée, gardait un morne silence. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • Gabriel, oubliant les recommandations de l’Inspecteur d’Académie, sentit le feu lui monter aux oreilles et fonça, lâchant ses foudres :
      « Vous avez entendu ? Vous allez me fiche le camp ? »
      — (Hervé Bazin, Chapeau bas, Seuil, 1963, Le Livre de Poche, page 51)
    • Le ministère de la Justice s’est attiré les foudres de Donald Trump. — (Caroline Drzewinski, AFP, Donald Trump : son aptitude à gouverner de nouveau mise en doute sur RTL.fr, M6 WEB. Mis en ligne le 22 septembre 2018)
  5. Ornement en forme de zigzag, représentant la foudre, utilisé comme insigne de certains rangs (officiers brevetés d’état-major, en France) ou services militaires (les communications, fréquemment).
  6. (Désuet) (Poétique) masculin
    • Que le courroux du ciel, allumé par mes voeux,
      Fasse pleuvoir sur elle un déluge de feux !
      Puissé-je de mes yeux y voir tomber ce foudre, […]
      — (Pierre Corneille, Horace, 1640, acte IV, scène V)
    • L’haleine enflammée de cent mille combattants, le souffle épais des chevaux, la vapeur des sueurs, et du sang, forment sur le champ de bataille, une espèce de météore que traverse de temps en temps la lueur d’un glaive, comme le trait brillant du foudre dans la livide clarté d’un orage. — (François-René de Chateaubriand, Les Martyrs, 1809)
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

FOUDRE. n. f.
Fluide électrique qui, en s'échappant des nuages formés par la condensation de la vapeur d'eau, produit une vive lumière et une violente détonation. La foudre sillonne les nues, brille dans les airs. Un coup de foudre. Être atteint, frappé de la foudre, touché de la foudre. L'éclat de la foudre. La foudre est tombée. Les paratonnerres préservent les édifices de la foudre. On le craint, il est craint comme la foudre, se dit surtout ironiquement d'un Homme qui est fort redouté. Par exagération, Comme la foudre, avec la rapidité de la foudre, Avec une grande rapidité, avec une extrême impétuosité. Aussi prompt, aussi rapide, plus prompt, plus rapide que la foudre. Fig., Coup de foudre. Voyez COUP. Fig., Les foudres de l'excommunication, L'excommunication. On dit de même : Les foudres de l'Église. Les foudres du Vatican. Les foudres de l'éloquence, Les raisonnements, les arguments victorieux par lesquels un orateur confond ses adversaires. On dit de même ironiquement Lancer ses foudres contre quelqu'un. Affronter les foudres de la colère de quelqu'un.

FOUDRE est du genre masculin dans les expressions figurées : Un foudre de guerre, Général qui a remporté des victoires éclatantes et rapides. Un foudre d'éloquence, Orateur qui frappe ses auditeurs par l'éclat de son éloquence. Il s'emploie surtout ironiquement. Il est aussi nom masculin quand il désigne la Représentation de la foudre que les artistes donnent ordinairement pour attribut à Jupiter, et que les héraldistes emploient fréquemment. Un foudre ailé, une aigle tenant un foudre dans ses serres.

Littré (1872-1877)

FOUDRE (fou-dr') s. m.
  • 1Sorte de trait enflammé qui vient le plus souvent des nuées, que l'on croyait venir du ciel, et qu'accompagne une violente détonation. Être frappé de la foudre. L'éclat de la foudre. La foudre peut brûler les habits et les cheveux d'une personne sans lui faire aucun mal, Rohault, Physique, dans RICHELET. J'entends gronder la foudre, et sens trembler la terre, Racine, Iph. V, 4. La vérité qu'ils ont craint de voir fait leur supplice… elle est comme la foudre : sans rien détruire au dehors, elle pénètre jusqu'au fond des entrailles, Fénelon, Tél. XVIII. Sur un autel sanglant l'affreux bûcher s'allume ; La foudre dévorante aussitôt le consume, Rousseau J.-B. Cantate, Circé. La foudre étincelante éclate dans les nues, Voltaire, Henr. I. C'est la foudre à la main qu'ils [les dieux] m'ont donné ma grâce, Voltaire, Sémir. III, 1.

    Que la foudre m'écrase, sorte d'imprécation par laquelle on affirme ou nie. Que la foudre m'écrase tout à l'heure, si…, Molière, G. Dand. III, 13.

    Foudre, au propre, est, dans le langage ordinaire, du féminin, mais le langage élevé et la poésie peuvent le faire masculin. Tout chargé de lauriers, craignez encor le foudre, Corneille, Cid, II, 1. César à cet aspect comme frappé du foudre…, Corneille, Pomp. III, 1. Le foudre, ce vengeur des querelles des cieux…, Rotrou, Bélis. IV, 8. Anastase mourut frappé du foudre, Bossuet, Hist. I, 11. Un foudre qu'il [Jupiter] n'envoie qu'après en avoir délibéré avec quelques dieux, et qui intimide les méchants, Diderot, Opin. des anc. phil. (Romains).

    On le craint, il est craint comme la foudre, se dit d'un homme très redouté.

    Comme la foudre, avec la rapidité de la foudre, avec une violence, une rapidité irrésistible. S'élancer avec la rapidité de la foudre. Ce cheval va comme la foudre.

    On dit dans le même sens : aussi prompt, aussi rapide que la foudre.

    Au masculin, en ce sens, dans la poésie et le style élevé. Tu passes comme un foudre en la terre flamande, Malherbe, II, 5. Il [M. le prince] tomba comme un foudre au milieu de tous ces quartiers, Retz, IV, 107. Le bruit court que le roi va tout réduire en poudre, Et dans Valencienne est entré comme un foudre, Boileau, Ép. VI.

  • 2Aujourd'hui, ensemble des phénomènes que produit l'électricité atmosphérique lorsqu'elle se combine par étincelle avec celle de la terre ou d'un autre nuage ; écoulement subit à travers l'air, sous la forme d'un grand sillon lumineux, de l'électricité dont un nuage est chargé.

    Foudre descendante, celle qui, partant du nuage, va frapper la terre. Foudre ascendante, celle qui s'élève du sein de la terre.

    La foudre est tombée, expression qui a été formée dans un temps où l'on supposait que la foudre frappait toujours de haut en bas, tandis qu'elle agit en tout sens, absolument comme l'étincelle électrique, dont elle ne diffère que par sa masse, Legoarant

  • 3Coup de foudre, atteinte infligée par la foudre. Ce philosophe comme frappé d'un coup de foudre. Fénelon, Tél. XVIII.

    Fig. Événement désastreux qui atterre, qui déconcerte, qui cause une peine extrême. Ce propos fut à la pauvre Constance Un coup de foudre…, La Fontaine, Court. La nouvelle de la maladie de la duchesse de Bourbon vint à Chantilly comme un coup de foudre, Bossuet, Louis de bourbon. Quel coup de foudre, ô ciel ! et quel funeste avis ! Racine, Phèd. IV, 5. Cette séparation fut un coup de foudre pour moi, Fénelon, Tél. II.

    Fig. condamnation infligée par une autorité supérieure. C'est une extrême folie de dire que les commandements de Dieu nous sont impossibles… aussi tous ceux qui l'ont assuré ont senti justement ce coup de foudre, Bossuet, 1er sermon, dim. de la Passion, 1.

  • 4Pierre de foudre ou carreau, pierre qui passait dans l'opinion vulgaire pour être tombée du ciel avec la foudre ; c'est un aérolithe. Et quand il [le lingot d'argent doré] est bien net, on le brunit avec une pierre de foudre montée au milieu d'un morceau de bois…, Dict. des arts et mét. Tireur d'or.
  • 5Sorte de dard enflammé qui, suivant les idées religieuses des Grecs et des Latins, était l'arme de Jupiter ; suivant Virgile, il était formé de trois rayons de grêle, trois de pluie, trois de feu et trois de vent. Trois fois le roi des dieux lui lança un triple foudre de grêle, d'eau et de feu, Bernardin de Saint-Pierre, l'Arcadie, II.

    Terme de peinture et de sculpture. Représentation de la foudre qu'on donne pour attribut à Jupiter, et qui consiste en une sorte de grand fuseau, du milieu duquel sortent plusieurs dards en zigzag. Un aigle tenant un foudre dans ses serres. Un foudre ailé. Allons fouler aux pieds ce foudre ridicule Dont arme un bois pourri ce peuple trop crédule, Corneille, Poly. II, 6. Les voleurs te pillent [Jupiter] tous les jours impunément… à Olympie, pendant la solennité des jeux, ils ont coupé l'or de ta chevelure… qu'il faisait beau voir alors Jupiter, avec un foudre de quinze pieds à la main, qui se laissait tondre par des brigands ! Perrot D'Ablancourt, Lucien, Timon.

    En ces deux sens, foudre est toujours masculin.

  • 6 Terme de blason. Meuble de l'écu fait en manière de faisceau de flammes montantes et descendantes, avec quatre dards en sautoir.
  • 7La colère, la vengeance divine. Les prières ferventes apaisent Dieu et lui font tomber la foudre des mains, Dict. de l'Acad. Il devrait lancer des foudres pour venger sa gloire, Massillon, Carême, Comm. indignes.

    Au masculin. Quels foudres lancez-vous quand vous vous irritez, Si même vos faveurs ont tant de cruautés ? Corneille, Hor. III, 1. Si Dieu punit l'erreur, Vois quel foudre il prépare aux artisans des crimes, Voltaire, Fanat. V, 4. Moitié chère et sacrée, et de qui les vertus Ont arrêté sur moi les foudres suspendus, Voltaire, Olymp. IV, 5.

    Il se dit, en un sens analogue, du courroux des souverains. Le prince est en colère, la foudre est près de tomber.

  • 8Poétiquement et au masculin. Catastrophe, destruction. Que le courroux du ciel allumé par mes vœux Fasse pleuvoir sur elle [Rome] un déluge de feux ! Puissé-je de mes yeux y voir tomber ce foudre ! Corneille, Hor. IV, 5. Ah ! mon prince, ah ! madame, il vaut mieux vous résoudre Par un heureux hymen à dissiper ce foudre, Corneille, Héracl. I, 4.

    Il se dit aussi en ce sens au féminin. Quand tout cédait à Louis et que nous crûmes voir revenir le temps des miracles, où les murailles tombaient au bruit des trompettes, tous les peuples jetaient les yeux sur la reine, et croyaient voir partir de son oratoire la foudre qui accablait tant de villes, Bossuet, Mar.-Thér.

  • 9Au fém. et au masc. Les foudres de l'Église, les foudres de Rome, les foudres du Vatican, les foudres de l'excommunication, les foudres des censures ecclésiastiques, les sentences d'excommunication. Il a été frappé des foudres de l'Église, Patru, Plaidoyer 28, dans RICHELET. Allez vaincre l'Espagne et songez qu'un grand homme Ne doit point redouter les vains foudres de Rome, Voltaire, Henr. III.
  • 10Au fém. et au masc. Les foudres de l'éloquence, les grands mouvements par lesquels l'orateur confond ses adversaires. [La journée] Où le prophète Desmarets Armé de cette même foudre Qui mit le Port-royal en poudre, Va me percer de mille traits, Boileau, Épig. VIII.

    Un foudre d'éloquence, un grand orateur, un orateur qui subjugue son auditoire.

  • 11Au masc. et au fém. L'artillerie, les canons, les mines. Ce corps pâle et sanglant auprès duquel fume encore la foudre qui l'a frappé, Fléchier, Turenne. Vauban, sur un rempart, un compas à la main, Rit du bruit impuissant de cent foudres d'airain, Voltaire, Henr. VII. Protége les vaincus, commande à nos vainqueurs, Éteins entre leurs mains leurs foudres destructeurs, Voltaire, Alz. I, 4. Avec plus d'art encore et plus de barbarie, Dans des antres profonds on a su renfermer Des foudres souterrains tout prêts à s'allumer, Voltaire, Henr. VI.

    Les foudres de la guerre, les canons, l'artillerie.

    Au masculin. La guerre, son appareil. Il convient aux rois de choisir des hommes puissants pour porter leur foudre dans la conduite de la guerre, Fléchier, le Tellier. L'air était calme et du dieu de la guerre Elle [la paix] étouffait les foudres assoupis, Béranger, Ste Alliance. Puis, quand ce trône [celui de Charles X] ose brandir son foudre, De vieux fusils l'abattent en trois jours, Béranger, Adieu chansons.

    Foudre de guerre, grand foudre de guerre, un conquérant, un grand général, un guerrier qui fait trembler ses ennemis, un homme vaillant. Là se perdent ces noms de maîtres de la terre, D'arbitres de la paix, de foudres de la guerre, Malherbe, I, 3. Un homme qui se dit un grand foudre de guerre, Corneille, le Ment. III, 5. Je suis donc un foudre de guerre ? La Fontaine, Fabl. II, 14. Mais notre marquis, mon Dieu, quel homme ! nous croirez-vous une autre fois ? quand vous vouliez tirer des conséquences de toutes ses frayeurs enfantines, nous vous disions que ce serait un foudre de guerre, et c'en est un, et c'est vous qui l'avez fait, Sévigné, 548. La fortune à nos yeux fit monter sur son char Sylla, deux Marius, et Pompée et César ; Elle a précipité ces foudres de la guerre, Voltaire, Triumv. II, 2.

    Absolument. Et souffre que je baise en ce foudre vivant La gloire de l'empire et l'honneur du Levant, Rotrou, Bélis. III, 2. Ce foudre [Alexandre] était encore enfermé dans la nue, Racine, Alex. I, 2.

  • 12Au mascul. Coquille du genre volute.

SYNONYME

FOUDRE, TONNERRE. La foudre est le feu électrique que lance la décharge. Le tonnerre est le bruit qui accompagne cette décharge. On entend un coup de tonnerre ; on est frappé d'un coup de foudre. Mais par extension tonnerre peut se prendre pour foudre : le tonnerre est tombé sur la maison.

HISTORIQUE

XIe s. Chéent i fuldres et menut et souvent, Ch. de Rol. CIX.

XIIe s. Ses darz ad trait, e departid ad les bons des mals ; fuildre mustrad, Rois, p. 207.

XIIIe s. Descendi uns orages de devers Ocident, En l'ost aus Sarasins cheï hidousement ; Moult en furent li nos [les nôtres] en grant effréement, Et li Sarrasin plus où li fodres descent, Ch. d'Ant. VII, 551. [Le feu grégeois] faisoit tel bruit qu'il sembloit que ce fust fouldre qui cheust du ciel, Joinville, p. 39, dans DU CANGE.

XVe s. Si je n'eusse esté si hastif De mettre le feu en la pouldre, J'eusse destruit et mis en foudre Tant quanque avoit de damoiselles, Villon, Arch. de Bagnolet.

XVIe s. Il tonnoit, il esclairoit en harenguant, et il portoit sur sa langue une fouldre terrible, Amyot, Péric. 13. Ptolomaeus, celuy qui fut surnommé la foudre, Amyot, Pyrrh. 49. Nous le vismes dedans nos fauxbourgs, avec son armée, comme un foudre de guerre, qui devança nos pensées et les vostres, Sat. Mén. p. 151. Le seul homme ne meurt point s'il ne tombe sur la partie frappée du foudre, ou s'il n'est tourné par force du costé d'où la foudre vient, Paré, IX, Préf. Le tonnerre ordinairement n'a qu'un coup, qu'une foudre et ne frappe qu'un homme à la fois, Paré, ib. [Ils] guerpirent le fort, fuyans comme fouldre, Hist. du chev. Bayard, p. 126, dans LACURNE.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

1. FOUDRE. Ajoutez :
13 Terme de marine. Souffler en foudre, se dit du vent soufflant par coups d'une extrême violence. Toute la nuit, le vent a soufflé en foudre, la mer était très menaçante…, Journ. offic. 31 août 1875, p. 7402, 3e col. Les rafales tombaient avec une telle violence que, par moments, on eût cru entendre le tonnerre ; le vent, qui n'a pas cessé depuis ce matin de souffler en foudre, a déjà causé de nombreux dégâts, ib. 19 déc. 1874, p. 8163, 3e col.
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Étymologie de « foudre »

Provenç. foldre, folzer ; ital. fólgore ; du lat. fulgur, la foudre, du même radical que fulgere, briller, sanscr. bhraj, briller, brûler.

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(Noms 1 et 2) Du latin vulgaire fulgere, lui-même issu du latin classique fulgur, « éclair ». Fuildre en ancien français au XIe siècle.
(Nom 3) De l’allemand Fuder (« tonneau »).
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « foudre »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
foudre fudr

Fréquence d'apparition du mot « foudre » dans le journal Le Monde

Source : Gallicagram. Créé par Benjamin Azoulay et Benoît de Courson, Gallicagram représente graphiquement l’évolution au cours du temps de la fréquence d’apparition d’un ou plusieurs syntagmes dans les corpus numérisés de Gallica et de beaucoup d’autres bibliothèques.

Évolution historique de l’usage du mot « foudre »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « foudre »

  • Celui que frappe la foudre n’entend pas le tonnerre.
    Proverbe magyar
  • Le Mont est foudroyé plus souvent que la plaine.
    Jean de Sponde — Autres sonnets sur le même sujet
  • La foudre et l’amour laissent les vêtements intacts et le coeur en cendres.
    Proverbe espagnol
  • Celui qui a échappé à la foudre en parle volontiers.
    Proverbe rwanda
  • C’est comme un coup qu’on reçoit là, pan ! dans le creux de l’estomac. Très curieux le coup de foudre !
    Alphonse Allais — Vive la vie !
  • La foudre toujours épargne le bois tendre.
    Proverbe français
  • Les révolutions n’ont pas besoin de justification puisqu’elles sont les coups de foudre de la justice.
    Henri Jeanson
  • L’avantage du coup de foudre, c’est qu’il fait gagner du temps.
    Pierre Doris
  • Le seul amour véritable est le coup de foudre ; le second regard rompt le sortilège.
    Israël Zangwill
  • Albert Cohen et Marcel Pagnol entrent en sixième au Grand Lycée, devenu lycée Thiers en 1930. Leur amitié est-elle née ce jour-là ou les jours suivants? Toujours est-il qu’ils ne tarderont pas à devenir des copains inséparables qui, en sortant du lycée, se raccompagnent sans cesse chez l’un et chez l’autre. Dane Cuypers, qui raconte avec allégresse l’"amitié solaire" qui a uni les deux garçons, puis les deux hommes, parle d’un "coup de foudre" de Cohen pour Pagnol.
    lejdd.fr — "Albert Cohen-Marcel Pagnol, coup de foudre au lycée de Marseille", la chronique de Bernard Pivot
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Traductions du mot « foudre »

Langue Traduction
Anglais lightning
Espagnol relámpago
Italien fulmine
Allemand blitz
Chinois 闪电
Arabe برق
Portugais relâmpago
Russe молния
Japonais ライトニング
Basque tximista
Corse fulgere
Source : Google Translate API

Synonymes de « foudre »

Source : synonymes de foudre sur lebonsynonyme.fr

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Nombre de points du mot foudre au scrabble : 10 points

Foudre

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