La langue française

Courtisan

Sommaire

  • Définitions du mot courtisan
  • Étymologie de « courtisan »
  • Phonétique de « courtisan »
  • Évolution historique de l’usage du mot « courtisan »
  • Citations contenant le mot « courtisan »
  • Traductions du mot « courtisan »
  • Synonymes de « courtisan »
  • Antonymes de « courtisan »

Définitions du mot « courtisan »

Trésor de la Langue Française informatisé

COURTISAN1, subst. masc.

A.− [Avec une idée de supériorité soc.]
1. [Avec une idée de fonction] Personne qui est attachée à la cour, au service d'un roi ou d'un prince. À la cour tout est courtisan : le prince du sang, le chapelain de semaine, le chirurgien de quartier, l'apothicaire (Chamfort, Max. et pens.,1794, p. 45):
1. Un courtisan est un homme de la cour du roi, j'entends un homme qui a une charge ou un emploi domestique dans le palais, qui est premier écuyer, chambellan, grand veneur... Taine, Philos. de l'art,t. 1, 1865, p. 86.
2. [Sans idée de fonction définie] Personne de haut rang qui fait partie de l'entourage d'un prince ou d'un roi et qui partage ses plaisirs et divertissements. Monseigneur (...) n'admettait que ce nombre de courtisans à ses chasses au loup (Stendhal, L. Leuwen,t. 3, 1836, p. 379):
2. « (...) qui peut définir la cour? » Ce microcosme aussi décevant que l'écharpe d'Iris, aussi indéfinissable que la couleur d'un taffetas moiré, est à sa manière une skiagraphie, un jeu d'ombres dont les acteurs s'appellent courtisans... Car qu'est-ce qu'un courtisan, sinon le reflet d'un reflet et une apparence sans être? Ainsi le paraître submerge l'être... Jankélévitch, Le Je-ne-sais-quoi et le presque-rien,1957, p. 9.
P. ext. Libertin. Tu n'étais qu'un libertin sans cœur, une âme de courtisan effronté dans le corps d'un valet de charrue (Sand, Lélia,1833, p. 293).
B.− Péj. [Avec une idée de mondanité empreinte de servilité et d'hypocrisie]
1. Personne qui cherche par intérêt à gagner les faveurs d'un roi, d'un prince ou d'une personne influente, généralement au moyen de la flatterie. Ménager, caresser, amadouer, capter les amours-propres, les intéresser et les gagner à sa cause, c'est tout l'art du courtisan et les trois quarts de l'art du diplomate (Amiel, Journal,1866, p. 56).Un chef opprimant qui veut des courtisans et qui ne sait entretenir une libre circulation de pensée dans son entourage, possède une force corrompue (Chardonne, Attach.,1943, p. 95):
3. ... ils vous parlaient de leur santé, de leurs intérêts de famille, comme s'ils étaient devenus des personnages chers à tout le monde. Ils étaient entretenus dans cette illusion par des flatteurs de bonne ou mauvaise compagnie, mais qui faisaient enfin leur métier de courtisans, en montrant à leur prince une sollicitude touchante sur tout ce qui pouvait le regarder, à condition d'en obtenir une petite audience pour une requête particulière. Mmede Staël, Considérations sur les princ. événements de la Révolution fr.,t. 1, 1817, p. 512.
2. P. ext. Personne qui cherche à s'attirer les bonnes grâces d'un groupe d'individus. Courtisan du peuple. « (...) mes chers amis, car vous êtes des amis, puisque vous êtes des ouvriers... » Je demande s'il existe en aucun temps de ce monde une phrase de courtisan de roi ou d'empereur, qui ait la bassesse de cette phrase de courtisan de peuple! (Goncourt, Journal,1889, p. 930).
3. P. anal. [Le compl. désigne une entité, un inanimé plus ou moins personnifié(e)] Ce métaphysicien [Sieyès] avait abouti, non à la sagesse, mais à la prudence. Il était courtisan et non serviteur de la révolution (Hugo, Quatre-vingt-treize,1874, p. 177).
Courtisan du malheur. J'aurais accompagné Napoléon à Sainte-Hélène. (...) mon dévouement et mon respect vous suivront partout, (...) vous trouverez en moi un fidèle courtisan du malheur (Sandeau, Mllede La Seiglière,1848, p. 224).
SYNT. Habile, lâche, vieux, vil courtisan; âme, esprit, manières de courtisan; foule, nombre des courtisans; les courtisans s'écartent, se retirent; entouré de ses courtisans.
C.− En partic., domaine amoureux. Homme qui cherche par ses attentions cérémonieuses à s'acquérir les faveurs d'une femme, pour faire sa conquête. Parmi les courtisans de cette fille supposée du duc de Bourbon, elle distingua M. de Feuchères (Vigny, Mém. inéd.,1863, p. 167).
P. anal. :
4. Et tu seras aimée de mes amants, courtisée par mes courtisans. Tu seras la reine des hommes aux yeux verts, dont j'ai serré aussi la gorge dans mes caresses nocturnes... Baudelaire, Petits poèmes en prose,Les bienfaits de la lune, 1867, p. 179.
Prononc. et Orth. : [kuʀtizɑ ̃]. Ds Ac. depuis 1694. Étymol. et Hist. A. Subst. 1. 2emoitié xives. courtisien « celui qui est attaché à la cour d'un prince » ici, à propos de la cour du pape Clément V (G. Le Muisit, Poésies, éd. Kervyn de Lettenhove, t. 1, p. 308) − 1547, J. Bouchet ds Hug.; 2. 1472 courtisan (Ordonnance de Louis XI d'apr. Bartzsch, p. 12); 1560 p. ext. « personne qui flatte, qui courtise » (J. Grevin, L'Olimpe, p. 290 ds IGLF : les courtisans De sa grande beauté). B. Adj. av. 1555 « propre à la cour, aux courtisans » (Tahureau, 1erDial. du Democritic, p. 70 ds Hug. : dissimulation courtisanne). Empr. à l'ital. cortigiano « id. » attesté dep. 1348-53 (Boccace ds Batt.), d'abord adj. « qui appartient à la cour d'un pape, d'un prince, etc. » dep. début xives. (G. Villani, à propos du pape Benoît XII, ibid.), dér. de corte (cour*); l'empr. a dû s'effectuer à la cour des papes d'Avignon : cf. cortezan en 1350 ds Pansier; 1 représente une forme plus adaptée au français. Fréq. abs. littér. : 803. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 2 566, b) 920; xxes. : a) 310, b) 544. Bbg. Cohen 1946, p. 40. − Goug. Mots t. 1 1962, p. 170. − Hope 1971, p. 36, 149. − Smith (P.M.). The Anti-courtier trend in sixteenth century French literature. Genève, 1966. − Tracc. 1907, p. 131. − Vidos 1939, p. 475.

COURTISAN2, ANE, adj.

A.− Qui appartient à la cour ou caractérise un homme de la cour, un courtisan. Il tend l'avant-bras plié à la mode courtisane (La Varende, Centaure de Dieu,1938, p. 202).
B.− P. ext. Qui flatte les personnes influentes par intérêt. Cet air courtisan et obséquieux que les inférieurs à petites idées affectent devant les êtres élevés en dignité, ou qui possèdent une grande fortune (Balzac, Annette, t. 3, 1824, p. 27).
C.− Rare. Qui caractérise une courtisane, une femme de mœurs légères :
Pour forcer l'attention et l'intérêt des hommes désirables, il n'avait pas besoin de cet empressement exagéré de prévenance courtisane qui devaient l'amener à se faire remarquer par des attitudes efféminées. Aymé, Travelingue,1941, p. 138.
Prononc. et Orth. : [kuʀtizɑ ̃], fém. [-an]. Étymol. et Hist. Cf. courtisan1.

Wiktionnaire

Nom commun

courtisan \kuʁ.ti.zɑ̃\ masculin (voir aussi courtisane)

  1. (Apparu après 1350) Celui qui est attaché à la cour au service d'un souverain, qui fréquente la cour d’un souverain, d'un roi, d’un prince.
    • Un courtisan est un homme de la cour du roi, j'entends un homme qui a une charge ou un emploi domestique dans le palais, qui est le premier écuyer, chambellan, grand veneur, qui à ce titre reçoit de l'argent, et parle au maître avec tout le respect obséquieux, avec toutes les humbles salutations convenables à l'emploi. Mais il n'est pas un simple valet, comme dans les monarchies orientales. — (Hippolyte Taine, Philosophie de l’art, Germer Baillière, Paris, 1865, page 134)
    • Le duc se retira comme à regret en emportant une invitation de venir au Chalet tous les soirs, fondée sur l’impossibilité reconnue à un courtisan de Charles X de passer une soirée sans faire son whist. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • […]; en vain les courtisans joyeux espéraient qu'avec quelques décharges on pourrait réduire au silence, ces braillards, ces bourgeois et ces ouvriers qui voulaient des réformes ; en vain les beaux seigneurs de la cour se frottaient les mains […] — (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
    • Messieurs les courtisans, cessez de vous détruire : Faites, si vous pouvez, votre cour sans vous nuire. — (La Fontaine, Fables, VIII, 3)
  2. (Apparu en 1560) Celui qui courtise quelqu’un, qui cherche à plaire aux puissants, aux gens qui ont de l’influence, pour en obtenir quelque chose, et cela par des manières obséquieuses et flatteuses.
    • Tous ces courtisans, profiteurs et forniqueurs dans les bureaux où les climatiseurs ne s'arrêtaient jamais de ronronner, trouvèrent au Président Bagabaga Daba des qualités telles que ses ancêtres durent se retourner dans leur tombe. — (Massa Makan Diabaté, Le Boucher de Kouta, Paris : Éditions Hatier, 1982, chap. 2)
    • L’homme riche a des commensaux ou des parasites, l’homme puissant à des courtisans […]. — (A. Maurois, Études littéraires)
  3. Personne qui par des manières flatteuses, recherche les faveurs d’une femme.

Adjectif

courtisan \kuʁ.ti.zɑ̃\

  1. Qui relève de la courtisanerie.
    • Il a l’esprit courtisan.
    • Un style courtisan.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

COURTISAN. n. m.
Celui qui est attaché à la cour, qui fréquente la cour d'un souverain. Vieux courtisan. C'est un adroit, un habile, un fin, un rusé courtisan. Il se dit aussi de Celui qui courtise quelqu'un, qui cherche à lui plaire, pour en obtenir quelque chose. Une coquette aime à se voir entourée de nombreux courtisans. Cet homme n'a point d'amis, il n'a que des courtisans. Ceux qui ont des emplois à donner ne manquent point de courtisans. Courtisan du peuple. Par extension, Courtisan du pouvoir, du succès. Adjectivement, Il a l'esprit courtisan. Un style courtisan.

Littré (1872-1877)

COURTISAN (kour-ti-zan) s. m.
  • 1Celui qui fait partie de la cour du prince. L'éducation qu'il avait reçue de ce courtisan chrétien qui passa pour l'homme le plus vrai de son siècle, Massillon, Or. fun. Dauphin. Qui est plus esclave qu'un courtisan assidu, si ce n'est un courtisan plus assidu ? La Bruyère, VIII. Qui considérera que le visage du prince fait la félicité du courtisan, comprendra un peu comment Dieu peut faire toute la gloire et tout le bonheur des saints, La Bruyère, ib. Se dérober à la cour un seul moment, c'est y renoncer ; le courtisan qui l'a vue le matin, la voit le soir pour la reconnaître le lendemain, ou afin que lui - même y soit connu, La Bruyère, ib. Les roues, les ressorts, les mouvements sont cachés ; rien ne paraît d'une montre que son aiguille, qui insensiblement s'avance et achève son tour ; image du courtisan, d'autant plus parfaite qu'après avoir fait assez de chemin il revient au même point d'où il est parti, La Bruyère, ib. Et de ses courtisans souvent les plus heureux Vous pressent à genoux de lui parler pour eux, Corneille, Cinna, I, 2. D'un courtisan flatteur la présence importune…, Corneille, ib. II, 1. Mais un vieux courtisan est un peu moins crédule ; Il voit quand on le joue et quand on dissimule, Corneille, Poly. V, 1. … On voit partout que l'art des courtisans Ne tend qu'à profiter des faiblesses des grands, Molière, D. Garc. II, 1. Sachez, s'il vous plaît, monsieur Lysidas, que les courtisans ont d'aussi bons yeux que d'autres, qu'on peut être habile avec un point de Venise et des plumes, aussi bien qu'avec une perruque courte et un petit rabat uni, Molière, Critique, sc. 7. Messieurs les courtisans, cessez de vous détruire ; Faites, si vous pouvez, votre cour sans vous nuire ; Le mal se rend chez vous au quadruple du bien, La Fontaine, Fabl. VIII, 3. Le courtisan n'eut plus de sentiment à soi, Boileau, Épît. IX. Le choix des temps et des occasions est la grande science du courtisan, Massillon, Or. fun. Dauphin. Ce qui est encore plus difficile, quelquefois il résistait en leur faveur [des soldats] à l'impatience des généraux et s'exposait aux redoutables discours du courtisan oisif, Fontenelle, Vauban.
  • 2Celui qui cherche à gagner par des prévenances ou des flatteries les bonnes grâces de quelqu'un. Le maréchal d'Humières, homme d'honneur quoique fort liant avec les ministres et très bon courtisan, Saint-Simon, 23, 12.

    Se dit aussi de celui qui recherche les bonnes grâces d'une dame.

  • 3 Adjectivement. Il en résultera l'avantage d'amortir parmi la noblesse l'esprit courtisan, Rousseau, Pol. 7.

    Au féminin. Donc à si peu de frais la vertu se profane, Se déguise, se masque et devient courtisane, Se transforme aux humeurs, suit le cours du marché, Et dispense les gens de blâme et de péché, Régnier, Sat. V. Il me crut en grande faveur auprès de M. de Richelieu ; et la souplesse courtisane qu'on lui connaît, l'obligeait à beaucoup d'égards pour un nouveau venu, Rousseau, Conf. III.

HISTORIQUE

XVIe s. Il avait quelque façon externe qui pouvoit n'estre pas civilisée à la courtisane, Montaigne, I, 147. Un courtisan [un homme attaché au prince], Montaigne, I, 167. Un cheval, qui n'est ni flateur ny cortisan, verse un roy…, Montaigne, IV, 31. Ces contes sont fort plaisants ; mais il faudroit savoir le courtisan [patois] du pays, pour les faire trouver tels, Despériers, Contes, LXXII. Des ungs il fut reçu cordialement, des aultres à la courtisanne, Carloix, VI, 33. La pauvre reyne était patiente, suportant constamment les assauts de l'envie courtisanne, Nuits de Straparole, t, I, p. 298, dans LACURNE. Par Dieu, ce n'est pas sans cause si l'on dit qu'il se cueille plus d'espines que de rozes au jardin des courtisans, et que pour un verre cassé, auprès des rois et des princes, bien souvent vingt années de services demeurent bien égarées, Sully, t. III, p. 73, dans LACURNE.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

COURTISAN. Ajoutez :
4Usité à la cour. Fallace, employé par Desportes, mot peu courtisan, Malherbe, Lexique, éd. L. Lalanne.
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Encyclopédie, 1re édition (1751)

COURTISAN, (Morale.) que nous prenons ici adjectivement, & qu’il ne faut pas toûjours confondre avec homme de la cour ; c’est l’épithete que l’on donne à cette espece de gens que le malheur des rois & des peuples a placés entre les rois & la vérité, pour l’empêcher de parvenir jusqu’à eux, même lorsqu’ils sont expressement chargés de la leur faire connoître : le tyran imbécille écoute & aime ces sortes de gens ; le tyran habile s’en sert & les méprise ; le roi qui sait l’être, les chasse & les punit, & la vérité se montre alors ; car elle n’est jamais cachée que pour ceux qui ne la cherchent pas sincerement. J’ai dit qu’il ne falloit pas toûjours confondre courtisan avec homme de la cour, sur-tout lorsque courtisan est adjectif ; car je ne prétens point, dans cet article, faire la satyre de ceux que le devoir ou la nécessité appellent auprès de la personne du prince : il seroit donc à souhaiter qu’on distinguât toûjours ces deux mots ; cependant l’usage est peut-être excusable de les confondre quelquefois, parce que souvent la nature les confond ; mais quelques exemples prouvent qu’on peut à la rigueur être homme de la cour sans être courtisan ; témoin M. de Montausier, qui desiroit si fort de ressembler au misantrope de Moliere, & qui en effet lui ressembloit assez. Au reste, il est encore plus aisé d’être misantrope à la cour, quand on n’y est pas courtisan, que d’y être simplement spectateur & philosophe ; la misantropie est même quelquefois un moyen d’y réussir, mais la philosophie y est presque toûjours déplacée & mal à son aise. Aristote finit par être mécontent d’Alexandre. Platon, à la cour de Denis, se reprochoit d’avoir été essuyer dans sa vieillesse les caprices d’un jeune tyran, & Diogene reprochoit à Aristippe de porter l’habit de courtisan sous le manteau de philosophe. En vain ce même Aristippe, qui se prosternoit aux piés de Denis, parce qu’il avoit, disoit-il, les oreilles aux piés, cherchoit à s’excuser d’habiter la cour, en disant que les philosophes doivent y aller plus qu’ailleurs, comme les medecins vont principalement chez les malades : on auroit pû lui répondre que quand les maladies sont incurables & contagieuses, le medecin qui entreprend de les guérir ne fait que s’exposer à les gagner lui-même. Néanmoins (car nous ne voulons rien outrer) il faut peut-être qu’il y ait à la cour des philosophes, comme il faut qu’il y ait dans la république des lettres des professeurs en Arabe, pour y enseigner une langue que presque personne n’étudie, & qu’ils sont eux-mêmes en danger d’oublier, s’ils ne se la rappellent sans cesse par un fréquent exercice. (O)

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Étymologie de « courtisan »

Ital. cortigiano, de corte, cour (voy. COUR). Comp. le bas-lat. acortisianus qui signifie métayer.

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(XIVe siècle) Emprunté à l’italien cortigiano, dérivé de corte (« cour [princière] »). Sur la même base, l’italien nous donnera aussi cortège.
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Phonétique du mot « courtisan »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
courtisan kurtizɑ̃

Évolution historique de l’usage du mot « courtisan »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « courtisan »

  • Les livres ont plus de courage que les courtisans pour dire la vérité aux rois. De Démétrios
  • Il y a chez toute courtisane quelque chose de religieux qui porte ses clients aux confidences. De Frédéric Dard
  • Les princes ont un pouvoir infini sur ceux qui les approchent ; et ceux qui les approchent ont une faiblesse infinie en les approchant. François de Salignac de La Mothe-Fénelon, Examen de conscience sur les devoirs de la royauté
  • […] un homme amphibie, qui était le matin avocat et le soir courtisan. Antoine Furetière, Le Roman bourgeois
  • Qui est plus esclave qu'un courtisan assidu, si ce n'est un courtisan plus assidu ? Jean de La Bruyère, Les Caractères, De la cour
  • Faire plaisir, n’est-ce pas être menteur, flatteur, courtisan ? De Alain / Propos sur le bonheur
  • Le courtisan rajoute à ce qu'il a vu pour plaire. De Massa Makan Diabaté / La Dispersion des Mandeka
  • L’état de courtisan est un métier dont on a voulu faire une science. Chacun cherche à se hausser. De Chamfort / Maximes et pensées
  • Les deux maximes de tout grand courtisan sont : toujours tenir son sérieux et ne jamais tenir sa parole. De Jonathan Swift / Instructions aux domestiques
  • Un courtisan est semblable à ces plantes faites pour ramper qui s'attachent à tout ce qu'elles trouvent. De Montesquieu
  • J'avais pour les étables un goût plus irrésistible que jamais courtisan pour les antichambres royales ou impériales. De Rosa Bonheur
  • Un des mots auxquels j’ai accordé le plus tôt une valeur érotique, c’est le mot « courtisane », que je prenais dans le sens féminin de « courtisan » bien que je sentisse qu’il y avait là quelque chose de spécial et, pour moi, d’assez mystérieux. De Michel Leiris / L'âge d'homme
  • Les courtisans sont toujours plats. Les courtisanes ne le sont jamais. De Noël-Noël
  • La courtisane est une institution si elle est un besoin. De Honoré de Balzac
  • La pudeur est la ruine de la courtisane. De Proverbe sanskrit
  • Il n'y a pas de mauvais roi mais de mauvais courtisans. De Proverbe africain
  • La femme ne sait plus même être courtisane ! De Arthur Rimbaud / Poésies
  • La courtisane ne délie pas le noeud de sa ceinture pour l'amour du prophète. De Proverbe persan
  • L'attaquant uruguayen n'est pas parvenu à se mettre d'accord avec les dirigeants parisiens, craignant peut-être une blessure qui, à 33 ans, aurait pu compromettre ses plans pour la suite de sa carrière. Mais s'il a choisi la prudence, ses courtisans ne se précipitent pas pour autant pour l'engager. Au contraire, même, puisque l'un d'eux se serait définitivement retiré. www.madeinfoot.com, Mercato - L'Atlético ne veut plus d'Edinson Cavani !
  • Les premiers pas d’un jeune courtisan (1555-1572)    87 , R. Marchand, Henri de La Tour (1555-1623). Affirmation politique, service du roi et révolte
  • Après le Milan AC et l'Atlético Madrid, entre autres, l'AS Monaco serait le nouveau courtisan en date de Mario Götze. Libre depuis la fin de son contrat avec le Borussia Dortmund, le milieu offensif allemand de poche serait en discussion avec le club de la Principauté, selon Bild. 90min.com, MERCATO : Les 10 infos et rumeurs de transferts les plus chaudes du lundi 29 juin
  • Certes, il n’est pas issu du sérail politique et la crise actuelle a pu l’isoler davantage au sein de gouvernement, mais pour Frédéric Dabi, ce n’est pas un obstacle : « Il n’a pas beaucoup d’appuis politiques, mais ce n’est pas un handicap. D’autant qu’il répond toujours au souhait d’Emmanuel Macron de plébisciter les ministres experts. Par ailleurs, on va entrer dans une période de crispation sociale et c’est un ministre qui paraît solide pour affronter la tempête ». « Pour certains, il est à gauche, pour d’autres à droite. C’est un atout. Car il n’est pas courtisan et ne se livre pas à des alliances opportunistes », abonde Alain Bentolia. En outre, lui trouver un remplaçant serait difficile, selon Alexis Torchet « Qui veut aujourd’hui prendre les rênes du ministère de l’Education nationale ? Les personnalités politiques ne s’y intéressent pas et c’est un ministère réputé très difficile à piloter. D’autant plus dans ce contexte. Et un limogeage aurait un effet délétère, ce serait un aveu d’échec de la politique éducative du gouvernement », indique-t-il. , La crise du coronavirus a-t-elle affaibli Jean-Michel Blanquer à la veille d’un probable remaniement ?

Traductions du mot « courtisan »

Langue Traduction
Anglais courtier
Espagnol cortesano
Italien cortigiano
Allemand höfling
Chinois 朝臣
Arabe خادم
Portugais cortesão
Russe придворный
Japonais 廷臣
Basque gortesau
Corse courtier
Source : Google Translate API

Synonymes de « courtisan »

Source : synonymes de courtisan sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « courtisan »

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