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Courtisanesque

Définitions du mot « courtisanesque »

Trésor de la Langue Française informatisé

COURTISANESQUE, adj.

[P. réf. aux mœurs de la cour et à ses artifices mondains] Relatif aux courtisans ou qui a/rappelle les manières d'un courtisan. Nation courtisanesque de 1670 (Stendhal, Racine et Shakspeare,t. 2, 1825, p. 245).Ceux du Globe qui parlaient avec peu de révérence de la langue courtisanesque de Louis XIV, qui traitaient cavalièrement le grand style de Bossuet (Sainte-Beuve, Portr. contemp.,t. 2, 1846-69, p. 389).
P. ext., péj. [Avec une idée de servilité et de basse adulation] Qui cherche à plaire, généralement au moyen de la flatterie :
De ma vie, je n'ai rencontré une âme si courtisanesque : le malheureux tomberait en agonie, que pour être agréable à la maîtresse du lieu, à la domesticité, pour s'affirmer jusqu'au bout dans son rôle de bouffon officieux, il « guignoliserait ». E. et J. de Goncourt, Journal,1871, p. 841.
Rem. On rencontre ds Lar. 19e-20e, Guérin 1892 l'adv. courtisanesquement. D'une façon courtisanesque.
Prononc. et Orth. : [kuʀtizanεsk]. Ds Ac. 1932. Étymol. et Hist. 1. 1578 « propre aux courtisans » (H. Estienne, Deux dialogues du nouveau langage françois italianizé, I, 3-4 ds Hug. : langage courtisanesque); id. « flatteur, servile à la manière des courtisans » (Id., ibid., I, 339, ibid.); 2. 1838 « propre aux courtisanes » (Barb. d'Aurev., 1erMemor., p. 218). Empr. à l'ital. cortigianesco, attesté au sens 1 dep. av. 1566 (Caro ds Batt.), au sens 2 dep. 1536 (L'Arétin, ibid.), dér. de cortigiano (courtisan*), cortigiana (courtisane*), suff. -esco (-esque*; cf. barbaresque, burlesque, carnavalesque, etc.). Fréq. abs. littér. : 17. Bbg. Wind 1928, p. 137, 198.

Wiktionnaire

Adjectif

courtisanesque \Prononciation ?\ masculin et féminin identiques

  1. Qui est empreint de courtisanerie.
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

COURTISANESQUE. adj. des deux genres
. Qui est empreint de courtisanerie.

Littré (1872-1877)

COURTISANESQUE (kour-ti-za-nè-sk') adj.
  • Qui est à la façon des courtisans, peu naturel. Se donner de garde du venin qui est caché sous le miel de vos beaux conseils courtisanesques, Villeroi, Mém. t. III, p. 70. J'emploie non la langue courtisanesque, mais celle des gens avec qui je travaille à mes champs, Courier, II, 130.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

COURTISANESQUE. Ajoutez : - HIST. XVIe s. Deux dialogues du nouveau langage françois italianizé… de quelques courtisanismes modernes et de quelques singularitez courtisanesques, H. Estienne, Paris, 1579.

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Étymologie de « courtisanesque »

 Dérivé de courtisan avec le suffixe -esque.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Courtisan, et la finale esque, qui est italienne.

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Phonétique du mot « courtisanesque »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
courtisanesque kurtisanɛsk

Évolution historique de l’usage du mot « courtisanesque »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « courtisanesque »

  • Quant à M. Issa Tchirouma Bakari, il semble porter sa servilité avec la sincérité et l’ostentation d’une pancarte de défilé : il est un franc serf pour ne pas dire servant. Ingénieur ou pas des écoles françaises, il a décidément le verbe mal assuré, le tour de phrase brouillon, mais le sourire particulièrement éclatant. A l’ombre de M. Biya où il joue les lampadaires, il s’évertue à s’assurer qu’il ne puisse exister aucun quiproquo sur son statut ; afin que son image ne soit pas brouillée, il tâche à ce qu’il soit clair et limpide pour tous qu’il n’est pas un collaborateur mais un serviteur. M. Fame Dongo a, paraît-il, eu lui aussi l’extrême honnêteté (quel paradoxe, utiliser certains mots dans certains contextes n’est-ce pas ?) d’avancer le mot « esclave ». Personne n’aurait osé aller si loin, parlant des messieurs que l’on a coutume d’appeler des hauts commis de l’Etat. Heureusement, c’est eux-mêmes qui nous le disent. Mais à regarder avec attention M. Tchirouma, lorsqu’il tente de se dissoudre dans le mur du couloir d’un palace parisien pour laisser le maximum de place à M. Biya et accessoirement bien montrer son insignifiance d’ombre à ce dernier, lorsqu’il sert à son protecteur son sourire le plus courtisanesque à l’occasion d’une cérémonie de présentation de vœux, oui, à l’observer attentivement, peut-on encore oser prétendre que M. Fame Dongo, lorsqu’il parle d’esclave, se livre à un exercice de rhétorique ? Il y a là, avouez-le, une sorte de bouffonnerie qui confine aux comiques de geste et de situation du théâtre où, comme l’a montré l’univers d’Alfred Jarry, le comique côtoie presque toujours le tragique. M. Tchirouma est en plus une énigme : il aime à communiquer et multiplie les points de presse, dans lesquels il joue constamment, on le jurerait, son propre personnage dans une mise en scène invariablement cocasse. Un peu comme s’il invitait la presse et le public à un boulevard permanent. Mais il ne s’agit là que d’insignifiants problèmes de forme, n’en déplaise aux juristes qui prétendent que la forme lie le fond. Le problème, c’est qu’avec M. Tchirouma, l’on est toujours à se demander si la forme ne tient pas tout simplement lieu de fond.   Vous savez, lorsque vous avez affaire à un monsieur qui n’hésite pas à se livrer à la gymnastique toujours périlleuse du grand écart, il vous est très difficile de parler du fond de sa pensée. Nous touchons là à l’une des différences entre M. Tchirouma et M. Kontchou : c’est que déjà étudiant en France, le second était conservateur et solidaire du système en place. Certaines mauvaises langues prétendent qu’il aurait manifesté à l’époque pour l’exécution de Wandji Ernest alors que d’autres Camerounais se mobilisaient contre. Comme quoi il y a toujours eu chez cet inimitable politologue une fidélité de chien pour ses maîtres. Quant au premier, il lui est arrivé de jouer, avec un bonheur discutable, à être un opposant au système établi. A l’époque, il n’hésitait d’ailleurs pas à traiter M. Biya de tous les noms d’oiseaux : « Vous avez, lui disait-il, du fait de votre mauvaise gouvernance notoire, ramené le Cameroun sur le banc des pays pauvres très endetté ». Ou encore, autre morceau choisi, « l’expérience a prouvé que le Renouveau porte la poisse comme la nuée porte l’orage. L’échec lui étant à ce point consubstantiel qu’à son contact l’or le plus pur se transforme en ordure ». Eh bien, prenons M. Issa Tchirouma au mot : son contact avec le Renouveau doit avoir fait de lui une ordure véritable au jour d’aujourd’hui. La question est : qu’était-il avant cela ? De l’or ou tout simplement un chercheur d’or ? Ses amis de l’UNDP et de l’ANDP pourraient répondre à cette question mieux que nous. Analysant le récent tournant du parcours de M. Tchirouma, M. Dakole Daïssala s’exprime tout en euphémisme, lui dont nul ne saurait sous-estimer la compétence manœuvrière : il parle pudiquement de la conversion de M. Tchirouma. On se croirait en face de catéchumènes ! Et au fait, le Gouvernement de la république n’est-il pas devenu une sorte de chapelle depuis belle lurette ? Dans ce sens, le terme pudique utilisé par M. Dakole pourrait très bien avoir tout son sens. Il n’empêche que lorsque l’on se fait coopter garçon de messe, l’on doit maîtriser pour le moins ses litanies. Ce qui ne semble manifestement pas être l’apanage de M. Tchirouma. Alors, pour quelles bonnes raisons le gouvernement et plus singulièrement M. Biya a-t-il choisi ces derniers temps de confier sa communication à une incompétence aussi notoire ? C’est sans doute que les temps ont bien changé.  camer.be, Cameroun, De Augustin KONTCHOU Kouomegni à  Issa TCHIROUMA Bakari : la communication gouvernementale entre splendeur et dérision. :: CAMEROON
  • Homme de réseaux, l’ancien chaudronnier maîtrise l’art courtisanesque du parachutage : entre 2010 et 2013, Lepaon a représenté la CGT dans ce grand fourre-tout et n’importe quoi qu’est le Conseil économique, social et environnemental (un poste rémunéré 3786,76 euros brut par mois en 2016). Contribuables Associés, Hollande trouve un job en or à Thierry Lepaon, ex-leader de la CGT – Contribuables Associés
  • Pour rappel, les internautes avaient pointé la manière « trop exagérée, voire courtisanesque et la joie surdimensionnée « , selon eux, avec laquelle le chef de gouvernement avait salué le président russe, Vladimir Poutine. Et ce, avant l’ouverture du Sommet Russie-Afrique, à la ville russe de Sotchi. Le Site Info, El Othmani très irrité par les réactions des internautes

Images d'illustration du mot « courtisanesque »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « courtisanesque »

Langue Traduction
Anglais courtesan
Espagnol cortesana
Italien cortigiana
Allemand kurtisane
Chinois 妓女
Arabe مومس
Portugais cortesã
Russe куртизанка
Japonais 遊女
Basque emagaldu
Corse cortesana
Source : Google Translate API

Synonymes de « courtisanesque »

Source : synonymes de courtisanesque sur lebonsynonyme.fr

Courtisanesque

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