Cour : définition de cour


Cour : définition du Wiktionnaire

Nom commun

cour \kuʁ\ féminin

  1. Espace découvert qui dépend d’une maison, d’un hôtel, etc., et qui est entouré de murs ou de bâtiments.
    • Il n’y avait dans la cour, formée par quatre pauvres bâtiments, aucun être vivant, sinon les poules picorant le fumier […] — (Octave Mirbeau, Le Père Nicolas, dans Lettres de ma chaumière, 1885)
    • […] je regardais les gens entrer dans la cour, les hommes en redingotes sombres, les femmes long voilées de noir. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Mon oncle)
    • Les pailles, dont les couches épaisses recouvraient entièrement le sol de la cour, se doraient peu à peu d’un jaune pâle sous la lueur grandissante du crépuscule. — (Jules Case, La Fille à Blanchard, 1886)
    • Cour d’honneur : La principale cour d’un château, d’un palais.
  2. (Par métonymie) Les maisons disposant d’une cour étant, par le passé, celles de personnages importants ou d’institutions, la cour désigne les assemblées qui s’y réunissent (cour du roi, cour de justice…), les dignitaires et autres personnes qui forment l’entourage habituel d’un souverain, la suite d’un grand seigneur, d’un prince. Se disait aussi des assemblées de vassaux que tenait le roi dans sa résidence.
    • La cour ! s’écria un chevalier de Malte ; mais tant qu’il y aura un roi, il y aura une cour, c’est-à-dire des flatteurs, des parasites, des fats qui se croiront seuls nobles, et dépouilleront la noblesse. — (Julie de Querangal, Philippe de Morvelle, Revue des Deux Mondes, tome 2, 4, 1833)
    • Un courtisan est un homme de la cour du roi, j’entends un homme qui a une charge ou un emploi domestique dans le palais, qui est le premier écuyer, chambellan, grand veneur […] — (Hippolyte Taine, Philosophie de l’art, Germer Baillière, Paris, 1865, page 134)
    • L’Invincible Armada devait avoir pour amiral le marquis de Santa-Cruz ; mais il mourut pendant les préparatifs, et le commandement fut donné au duc de Medina-Sidonia, marin de cour, dont la présomption égalait l’ignorance. — (Frédéric Zurcher et Élie-Philippe Margollé, Les Naufrages célèbres, Hachette, Paris, 1873, 3e édition, 1877, p. 11)
    • L’empressement des envoyés des puissances pour venir adresser leurs félicitations à la cour des Tuileries avait été extrême. — (Albert Mansfeld, Napoléon III, Paris, 1861, vol.2, page 301)
    • Cour plénière : Assemblée de vassaux.
  3. (Figuré) Entourage d’une personne, gens empressés à lui plaire.
    • Et tous de le flatter, et de l’entourer d’une cour dont il ne peut être dupe, mais dont se gonfle sa vanité. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • Cette charmante femme a toujours autour d’elle une cour d’admirateurs. - On le croit puissant ; aussi a-t-il une véritable cour.
  4. Le souverain et ses ministres ; le gouvernement d’une monarchie.
    • La cour célébrait les noces de madame Marguerite de Valois, fille du roi Henri II et sœur du roi Charles IX, avec Henri de Bourbon, roi de Navarre. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre I)
    • Recevoir un ordre de la cour.
    • Il est bien, il est mal à la cour, en cour.
  5. Respects que l’on rend à une personne, assiduités que l’on a auprès d’elle, en vue de lui plaire, d’obtenir sa bienveillance, etc.
    • […] elle accepta de lui des fleurs, de ces menus témoignages de tendresse qui encombrent toutes les cours faites à des prétendues […] — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
  6. Tribunal supérieur.
    • La cour de cassation.
    • Cour d’appel.
    • Cour d’assises.
    • Cour des comptes.
    • La jurisprudence de la cour est constante à cet égard.
    • Prêter serment devant la cour.
    • La cour suprême.
    • La cour des pairs : Se disait autrefois de la chambre des pairs constituée en haute cour de justice, pour connaître d’un crime d’état. La Haute cour se dit du Sénat dans des circonstances semblables.
  7. (Droit) Tribunal.
    • Il s’était formé à cette époque non pas des tribunaux —la justice se respectait, elle n’ordonne pas l’assassinat des innocents,— mais des cours prévôtales. — (Réponse de M. Raspail père à l’avocat général, lors du procès de François-Vincent Raspail le 12 février 1874)
  8. (Par métonymie) (Vocabulaire des écoliers) Récréation.
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Cour : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

COUR. n. f.
Espace découvert qui dépend d'une maison, d'un hôtel, etc., et qui est entouré de murs ou de bâtiments. Cour d'entrée. Cour principale. Cour de devant. Cour de derrière. Cour intérieur. Cour pavée, sablée, gazonnée. Maison bâtie entre cour et jardin. Cour à fumier. Cour d'honneur, La principale cour d'un château, d'un palais.

Cour : définition du Littré (1872-1877)

COUR (kour) s. f.
  • 1Domaine rural : sens primitif, tombé en désuétude, et qui ne se trouve plus qu'en composition et écrit court dans des noms de lieux en Normandie, en Picardie, en Lorraine : Harcourt, Brucourt, etc.

    Se dit, en Normandie, du terrain et des plantations dépendant immédiatement du bâtiment de la ferme.

  • 2Terrain enfermé de murs et à découvert qui fait partie d'une habitation et de ses commodités (c'est ici le tout pris pour la partie ; l'ancienne court comprenant le logis, la cour, la basse-cour et les terres d'exploitation). Cour d'entrée. Cour de derrière. Cour intérieure. Madame, Massinisse est dans la grande cour, Qu'on prendrait pour un temple où tout le monde accourt, Mairet, Sophon. III, 3.

    Cour d'honneur, la principale cour d'un palais, d'un château.

    Basse-cour, cour d'une ferme, d'une maison de campagne, où l'on nourrit la volaille. Basse-cour, cour séparée de la cour principale et où sont les écuries, les équipages.

    Fig. et familièrement. Nouvelles de la basse-cour, de basse-cour, bruits populaires, nouvelles fausses, ridicules.

    Basse-cour s'écrit au pluriel basses-cours.

    Dans les grandes villes, cour, nom de certains passages, et aussi d'enceintes de maisons. Cour des Miracles.

  • 3Le palais du prince : ainsi dit parce que les rois de la première et de la deuxième race et les seigneurs demeuraient habituellement dans des domaines ruraux nommés court. Je me rends à la cour.

    Avoir bouche à cour, ou bouche en cour, avoir droit de manger à quelqu'une des tables entretenues par le prince.

    Le prince et son conseil. Recevoir un ordre de la cour.

    Être bien en cour, être en faveur. Vous êtes bien en cour ? Pourvoyez-nous d'une riche abbaye, Béranger, Dauph.

    Le gouvernement du prince dans ses rapports diplomatiques. La cour de France, d'Espagne. Les trois cours du Nord sont d'accord.

  • 4Les principales personnes qui composent l'entourage d'un prince, et aussi l'air, le ton de la cour, la manière d'y vivre. La cour est partie à la suite du roi. Et ta honte et sa gloire entretiennent la cour, Régnier, Élég. 2. Pour moi, j'ai de la cour autant comme il m'en faut, Régnier, Sat. III. De moi ni de ma cour il n'aura la présence, Corneille, Cid, IV, 5. Et vous qu'avec tant d'art cette feinte a voilée, Recours des impuissants, haine dissimulée, Digne vertu des rois, noble secret des cours, Corneille, Rodog. II, 1. Les silences de cour ont de la politique, Corneille, Pulch. V, 4. Je définis la cour un pays où les gens, Tristes, gais, prêts à tout, à tout indifférents, Sont ce qu'il plaît au prince, ou, s'ils ne peuvent l'être, Tâchent au moins de le paraître, La Fontaine, Fabl. VIII, 14. Selon que vous serez puissant ou misérable, Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir, La Fontaine, Fabl. VII, 1. La cour veut toujours unir les plaisirs avec les affaires ; par un mélange étonnant, il n'y a rien de plus sérieux ni ensemble de plus enjoué ; enfoncez : vous trouverez partout des intérêts cachés, des jalousies délicates qui causent une extrême sensibilité, et, dans une ardente ambition, des soins et un sérieux aussi triste qu'il est vain ; tout est couvert d'un air gai ; vous diriez qu'on ne songe qu'à s'y divertir, Bossuet, Anne de Gonz. La bonté de cette princesse qui, malgré les divisions ordinaires dans les cours, lui gagna d'abord tous les esprits, Bossuet, Duch. d'Orl. Ceux qui ont vu de quel front il [Charles 1er] a paru dans la salle de Wetsminster et dans la place de Whitehall, peuvent juger aisément combien il était intrépide à la tête de ses armées, combien auguste et majestueux au milieu de son palais et de sa cour, Bossuet, Reine d'Anglet. Toi [Dangeau] donc, qui de mérite et d'honneurs revêtu, Des écueils de la cour as sauvé ta vertu, Boileau, Sat. V. La cour de Claudius, en esclaves fertile, Pour deux que l'on cherchait, en eût présenté mille, Racine, Brit. I, 2. … Hélas ! dans cette cour, Combien tout ce qu'on dit est loin de ce qu'on pense ! Racine, ib. V, 1. Le changement, madame, est commun à la cour, Racine, ib. V, 3. Enfin la cour nous hait ; le peuple nous déteste, Racine, Esth. III, 1. Selon qu'il vous menace ou bien qu'il vous caresse, La cour autour de vous ou s'écarte ou s'empresse, Racine, Brit. IV, 1. Quelques femmes de la ville ont la délicatesse de ne pas savoir ou de n'oser dire le nom des rues, des places et de quelques endroits publics… en cela moins naturelles que les femmes de la cour qui, ayant besoin, dans le discours, des halles, du châtelet, disent les halles, le châtelet, La Bruyère, V. La cour ne rend pas content ; elle empêche qu'on ne le soit ailleurs, La Bruyère, VIII. Mille gens à la cour y traînent leur vie à embrasser, serrer et congratuler ceux qui reçoivent, jusqu'à ce qu'ils y meurent sans rien avoir, La Bruyère, ib. La ville dégoûte de la province ; la cour détrompe de la ville et guérit de la cour, La Bruyère, ib. On dit à la cour du bien de quelqu'un pour deux raisons : la première, afin qu'il apprenne que nous disons du bien de lui, la seconde, afin qu'il en dise de nous, La Bruyère, VIII. Il n'y a rien à la cour de si méprisable qu'un homme qui ne peut contribuer en rien à notre fortune, La Bruyère, ib. N'espérez plus de candeur, de franchise, d'équité, de bons offices, de service, de bienveillance, de générosité, de fermeté dans un homme qui s'est depuis quelque temps livré à la cour, et qui, secrètement, veut sa fortune, La Bruyère, ib. La cour est comme un édifice bâti de marbre, je veux dire qu'elle est composée d'hommes fort durs, mais fort polis, La Bruyère, ib. Un esprit sain puise à la cour le goût de la solitude et de la retraite, La Bruyère, ib. C'est une chose délicate à un prince religieux que de réformer la cour et de la rendre pieuse, La Bruyère, XIII. On trouve à la cour une délicatesse de goût en toutes choses, qui vient d'un usage continuel des superfluités d'une grande fortune, Montesquieu, Esp. IV, 2. La cour offre à nos yeux de superbes esclaves, Amoureux de leur chaîne, et fiers de leurs entraves, Qui, toujours accablés sous des riens importants, Perdent les plus beaux jours pour saisir des instants, Bernis, Épît. IV, Indép. Adieu, il y a une dame de la cour qui m'attend, Voltaire, Jeannot. Je vais au palais d'une altesse Et j'achète un habit de cour, Béranger, Habit de cour.

    Être effronté comme un page de cour, être hardi jusqu'à l'impudence.

    Fig. [ô Versailles] Tout a fui ; des grandeurs tu n'es plus le séjour ; Mais le sommeil, la solitude, Dieux jadis inconnus, et les arts et l'étude Composent aujourd'hui ta cour, Chénier, Ode 10. Dans les champs que l'hiver désole, Flore vient rétablir sa cour ; L'alcyon fuit devant Éole, Éole le fuit à son tour, Rousseau J.-B. Cantate, Circé. …Et comme on voit d'abord le bûcheron, Quand le roi des forêts, victime désignée, Doit fatiguer enfin le fer de la cognée, Abattre autour de lui dans un vaste contour La foule d'arbrisseaux qui composait sa cour, Masson, Helvétiens, III. L'avare, d'autre part, n'aime que la richesse ; C'est son roi, sa faveur, sa cour et sa maîtresse, Régnier, Sat. IX.

    La cour céleste, le ciel où est Dieu avec les anges.

  • 5Homme de cour, celui qui fait partie de la cour, qui a les manières de la cour. Y a-t-il esclave plus esclave que tout ce qui s'appelle gens de la cour ? Bourdaloue, Pensées, t. II, p. 485. Messieurs les gens de cour prétendent juger décisivement de la délicatesse des plaisirs, Saint-Évremond, dans BOUHOURS. Pour un esprit de cour et nourri chez les grands, Tes yeux dans leurs secrets sont bien peu pénétrants, Corneille, Rodog. II, 2.

    Savoir la cour, être au fait des manières de la cour. Son père sait la cour, Corneille, le Ment. IV, 4. Vous êtes peu du monde et savez mal la cour, Corneille, Nic. III, 8. Elle sait mieux sa cour que les plus vieux courtisans, Sévigné, 172. Pompadour était un grand homme, triste et froid, la plus grande partie de sa vie sans cour et sans servir, Saint-Simon, 522, 193.

    En mauvaise part et indiquant frivolité, complaisance servile, etc. Abbé de cour. Vous n'écoutez point ces docteurs de cour, Bossuet, Préd. 1.

    En mauvaise part et indiquant peu de sûreté dans le commerce. Renards de cour, Guez de Balzac, dans BOUHOURS. Mainte peste de cour fit tant, par maint ressort, Que la candeur du juge, ainsi que son mérite, Furent suspects au prince…, La Fontaine, Fab. X, 10.

  • 6Un ami de cour, un ami qui ne l'est qu'en apparence. Et c'est un faible appui des amitiés de cour, Qu'une vieille amitié contre un nouvel amour, Corneille, Othon, II, 4. Allons, ferme, poussez, mes bons amis de cour, Molière, Mis. II, 5.

    De l'eau bénite de cour, vaines promesses, protestations de services et d'amitié qui ne produisent rien.

  • 7Cour plénière, grande assemblée de vassaux que convoquaient les anciens rois de France. Tous ceux qui se présentaient à la cour plénière étaient traités aux frais du prince.

    Par extension. Gengis tint dans les plaines de Toncat une cour plénière générale, Voltaire, Mœurs, 59.

    Fig. et familièrement. Avoir, tenir cour plénière, avoir chez soi plus de monde qu'à l'ordinaire, recevoir très nombreuse compagnie. Que ne lui vit-on pas donner Dans le temps qu'il tint cour plénière Pour une fête singulière ? Chantilly fut la scène…, La Fontaine, Lettres, XX.

    La cour du roi Pétaud, endroit où chacun commande et où tout est confusion, et aussi où chacun veut parler à la fois. Oui je sors de chez vous fort mal édifiée ; Dans toutes mes leçons j'y suis contrariée ; On n'y respecte rien, chacun y parle haut, Et c'est tout justement la cour du roi Pétaud, Molière, Tart. I, 1.

  • 8 Fig. Entourage de gens empressés à plaire à une personne. Depuis qu'il est en place, il a une petite cour. ar extension, respects et hommages qu'on rend à une personne, assiduités qu'on a auprès d'elle pour gagner ses bonnes grâces. Faire la cour aux grands. Faire la cour à une jeune personne pour l'épouser. Je le sais, ma princesse, et qu'il vous fait la cour, Corneille, Nicom. I, 1. [Il] Agit contre son rang pour mieux faire sa cour, Corneille, Théod. I, 2. Héraclius vivrait pour te faire la cour ! Corneille, Héracl. III, 2. Et son âme ployante attendant l'avenir Sait faire également sa cour et la tenir, Corneille, Othon, II, 4. L'autre hiver, faisant ici ma cour, Corneille, le Ment. I, 3. Mais si j'aime, c'est mal me faire votre cour, Corneille, D. Sanch. II, 2. Je ne voudrais pas qu'il fît mal sa cour auprès de madame, Molière, Critique, 7. Messieurs les courtisans, cessez de vous détruire ; Faites, si vous pouvez, votre cour sans vous nuire, La Fontaine, Fabl. VIII, 3. Elle [la belette] porta chez lui [le lapin] ses pénates un jour Qu'il était allé faire à l'aurore sa cour Parmi le thym et la rosée, La Fontaine, VII, 16. Il fit mal sa cour au ministre, Hamilton, Gramm. 5. Le plaisir qu'il aura de bien faire sa cour, Sévigné, 476. Nous fîmes le soir notre cour à la reine, Sévigné, 174. Si j'étais reine, je croirais qu'elle veut me faire la cour, Sévigné, 132. J'espérais aller leur faire ma cour, Bossuet, Lett. 283. Je ferai bien votre cour à M. le nonce, Bossuet, Lett. quiét. 376. Non, non, sans m'abaisser à lui faire la cour, Racine, Théb. IV, 3. Il ne s'agit point de faire sa cour en applaudissant à ses écrits, La Bruyère, I.

    Familièrement. Faire un doigt de cour à une personne, témoigner par quelques légers respects ou hommages qu'on veut gagner sa faveur.

    Faire la cour de quelqu'un, lui rendre un bon office auprès d'un tiers. J'ai vu le ministre, je lui ai fait votre cour.

    Faire sa cour aux dépens de quelqu'un, chercher à plaire en le desservant. Faire sa cour aux dépens d'autrui, Bossuet, Honneur, 1.

    Faire sa cour d'une chose à quelqu'un ou auprès de quelqu'un, se faire un mérite auprès de lui de lui annoncer une chose qui l'intéresse. Il n'en avait pas fait sa cour à sa mère, Sévigné, 152. Moi, j'en tiens cent louis [de Condé], chacun m'en fait la cour, La Fontaine, Lett. XX. Le loup en fait sa cour, daube au coucher du roi Son camarade absent…, La Fontaine, Fabl. VIII, 3.

    Faire la cour se dit aussi des choses qui concilient la faveur, les bonnes grâces. Crenay m'avait demandé si je voulais bien être du détachement pour les sacs ; j'acceptai les sacs, parce que je sentis que cela ferait ma cour, Saint-Simon, 1, 28.

  • 9Siége de justice où l'on plaide (ainsi dit, parce que les cours de justice résidaient primitivement dans la cour du roi ou des seigneurs). Autrefois il se disait de la plupart des tribunaux ; aujourd'hui on ne le dit que des tribunaux supérieurs. Cour d'assises.

    Cour d'appel, juridiction supérieure dont l'attribution principale est de juger les appels des jugements de première instance. Conseiller à la cour d'appel.

    La cour suprême, se dit quelquefois pour la cour de cassation.

    Haute cour, tribunal exceptionnel de haute justice.

    Sous la monarchie parlementaire, la cour des pairs, la chambre des pairs constituée en haute cour de justice pour connaître d'un crime d'État.

    Sous la république de 1848, il y eut aussi une haute cour chargée de juger les crimes contre l'État.

    Cour des comptes, juridiction chargée de juger les comptes des comptables de deniers publics et de surveiller l'exécution des lois de finances.

    La cour des monnaies, c'était jadis une compagnie souveraine qui jugeait des différends survenant au sujet des monnaies et des manufactures d'or et d'argent.

    La cour de parlement, c'était jadis tout le parlement, composé de plusieurs chambres : la grand'chambre, la tournelle civile, la tournelle criminelle, les cinq chambres des enquêtes, les deux chambres des requêtes, et les requêtes de l'hôtel.

    La cour des aides, c'était jadis une compagnie souveraine qui jugeait en dernier ressort les causes civiles et criminelles regardant les aides, les impôts, les gabelles, etc.

    La cour des aides n'est pas loin, dicton jovial et jeu de mots sur aide, qui s'emploient pour exprimer que, si un mari néglige sa femme, d'autres le remplaceront.

    Autrefois, en matière criminelle, hors de cour signifiait qu'il n'y avait pas assez de preuves pour asseoir une condamnation.

    Aujourd'hui, mettre hors de cour, mettre hors de cour et de procès, déclarer qu'il n'y a pas lieu à suivre. Nous sommes renvoyés hors de cour, Racine, Plaid. I, 7. Nous pouvons condamner à la potence ou renvoyer hors de cour, Voltaire, Dial. 22.

    Substantivement. Un hors de cour. Prononcer un hors de cour.

    Les membres d'une cour. La cour va en délibérer.

    Lieu où siége une cour de justice. Je vais à la cour de cassation.

    En termes d'ancienne pratique, cour signifiait pouvoir de juger. Ravoir la cour, obtenir le renvoi d'une cause. La partie menait son seigneur avec elle, afin que, si la défaute n'était pas prouvée, il pût ravoir sa cour, Montesquieu, Esp. XXVIII, 32.

    Dans le moyen âge, cour d'amour, société provençale de personnes des deux sexes qui traitait ou jugeait des questions de galanterie. Il y avait en Provence la fameuse cour d'amour, et la Picardie, rivale de la Provence, avait aussi ses plaids et gieus sous l'ormel, Fontenelle, Hist. théât. fr. Œuvres, t. III, p. 13, dans LACURNE.

    PROVERBE

    du XVIIe siècle : Cour de France et cour romaine Ne veulent de brebis sans laine, Leroux de Lincy, Prov. t. II, p. 75.

REMARQUE

1. Vaugelas condamnait la locution : être bien en cour ; Thomas Corneille la défend ; et l'usage l'a sanctionnée. Écrire en cour, se dit pour adresser des lettres à des personnes qui appartiennent à la cour.

2. C'est Fontainebleau et point de cour à faire… plût à Dieu que je pusse vous faire la mienne, Voltaire, Corresp. générale, 13 mars 1741. Bien que la règle générale ou ordinaire soit qu'un pronom (ici la mienne) ne peut se rapporter à un nom pris sans article (ici point de cour), comme c'est surtout la clarté qui a suggéré cette règle, la phrase de Voltaire est si claire qu'elle ne doit pas être blâmée, surtout dans un style de caractère léger.

SYNONYME

HOMME DE COUR, HOMME DE LA COUR. L'homme de cour est celui qui a le ton, les manières, l'esprit de la cour. L'homme de la cour est celui qui en fait partie. On peut être un homme de la cour sans être un homme de cour.

HISTORIQUE

XIe s. Qu'il issit à dreit en la curt…, Lois de Guill. 6. Meillur vassal n'aveit en la curt nul, Ch. de Rol. XVI.

XIIe s. [Il fut] à cort de roi et serviz et losez, Ronc. p. 18. En ceste cort [il] vous vient au roi pleger, ib. p. 185. Je deïsse et l'estre et l'errement De la grant court de France au dous renom, Où toute valor se baigne, Hues de la Ferté, Romancero, p. 182. La corz fu moult pleniere ; quatorze rois i ot, Sax. XVII. À la cort le manda l'hostes par un garçon, Sax. XXII. E quant [il] vus volt tolir vostre curt e fauser, E apele autre curt, de ço le poez [tu le peux] grever, Th. le mart. 44. Se [il] ne peüst le roi dunc el païs trover, Le prelat esteüst à la justice aler [il faudrait que le prélat allât à la justice], Ço qu'al rei apartint en real curt finer, Ço qu'atainst al prelat en sa curt terminer, ib. 60. Les portes arses, e, en la cort, les herbes nées aussi come en bois, Machab. I, 4.

XIIIe s. Et furent huit jours à court, ains qu'il peussent iestre oï, Chr. de Rains, 123. Et avoec els [eux] avoit grant plenté de bones gens, et moult sembloit bien court à riche prince, Villehardouin, XCIII. Si comme je vous ai dit, tint li empereres sa court au Noel, H. de Valenciennes, XV. … Lasse ! mortes sommes, Mes sires, ou ne sai quex hommes Est entrés dedens nostre court, la Rose, 14431. Ele [Courtoisie] ere en toutes cors bien digne D'estre emperieris ou roïne, ib. 1251. Il deit faire recorder les dittes conoissances en la court pleniere, Ass. de J. 89. En la court laie pren un pou d'esperance ; En cort des clers n'aie jà jor fiance, En nus prelas nule bone attendance, Proverbes ruraux et vulgaus. Se bature est fete devant juge, en cort vestue, l'amende est à la volenté du seigneur, Beaumanoir, XXX, 20. Aussi bien convient il que la cors soit garnie por fere recort comme por jugement, Beaumanoir, XXXIX, 8. Sire evesque, fist le roy, entre vous avez establi que l'en ne doit oyr nul escommenié en court laie, Joinville, 291. Entre les chevaliers que monsieur Jehan de Valenciennes ramena, je en y trouvai bien quarante de la cort de Champaingne, Joinville, 261.

XVe s. Depuis avint que messire jean de Ghistelles fut si mal de cour [en cour] que…, Froissart, II, II, 46. De tous poissons ot illec [à un repas] cours pleniere, Deschamps, Poésies mss. f° 134, dans LACURNE. Aulcuns flatteurs envieux… comme assez de telles gens a en cour communement, Bouciq. III, ch. 11. Au chevet du lit pour tous jeux, Pend un benoistier qui est gourd, Avec un aspergès joyeulx, Tout plain d'eaue benoiste de cour, Coquillart, Droits nouveaux. Puis remonta à cheval, et s'en alla au palais, qui estoit tendu et pavé moult noblement ; et là tint il court pleniere, et y souppa, et avecques luy à sa table soupperent les pairs de France et ceux de son sang, Monstrelet, t. III, p. 88, dans LACURNE. Et disoit on que le dit banquet seroit fait à tous venans et comme court ouverte, ib. p. 77. À longueur de temps aura raison, si la cour, c'est à entendre le prince en son auctorité soubz lequel il vit, n'est contre luy, Commines, V, 18. À la cort le roi, chascuns y est pour soi, Leroux de Lincy, Prov. t. II, p. 75.

XVIe s. Si tu sçavois vivre de choux, tu ne ferois pas la court à un tyran, Montaigne, II, 346. Conseiller en la cour de parlement, Montaigne, III, 205. J'ay mes loix et ma cour pour juger de moy, Montaigne, III, 260. Miserable à mon gré, qui n'a chez soy où estre à soy, où se faire particulierement la court, où se cacher ! Montaigne, III, 289. Je veois soubs moy mon jardin, ma bassecourt, ma court, Montaigne, III, 288. À chasque court son traistre, Leroux de Lincy, Prov. t. II, p. 75. Le seigneur peut faire saisir le fief de son vassal par faute de service de cour et de plaids [c'est-à-dire quand il a manqué à assister aux plaids de sa seigneurie], Coustum. génér. t. I, p. 538.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

COUR. Ajoutez :
11 En termes de théâtre, cour et jardin, la droite et la gauche, en souvenir du théâtre de Versailles qui se trouvait entre cour et jardin.
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Cour : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

COUR, s. f. terme d’Architecture ; est la dépendance d’une maison, d’un hôtel ou d’un palais, consistant en une portion de terrein découvert, plus ou moins grande, laquelle est fermée de murs ou entourée de bâtimens.

Les cours principales doivent en général être plus profondes que larges ; on leur donne communément la diagonale du quarré de leur base : celles qui sont quarrées font un mauvais effet.

La cour qui est en face & proche le grand corps de logis, s’appelle cour principale ; celle qui précede cette derniere, s’appelle avant-cour ; celles destinées aux équipages, aux cuisines, &c. s’appellent basses-cours. Voyez Basses-cours. (P)

* Cour, (Histoire moderne & anc.) c’est toûjours le lieu qu’habite un souverain ; elle est composée des princes, des princesses, des ministres, des grands, & des principaux officiers. Il n’est donc pas étonnant que ce soit le centre de la politesse d’une nation. La politesse y subsiste par l’égalité où l’extrème grandeur d’un seul y tient tous ceux qui l’environnent, & le goût y est rafiné par un usage continuel des superfluités de la fortune. Entre ces superfluités il se rencontre nécessairement des productions artificielles de la perfection la plus recherchée. La connoissance de cette perfection se répand sur d’autres objets beaucoup plus importans ; elle passe dans le langage, dans les jugemens, dans les sentimens, dans le maintien, dans les manieres, dans le ton, dans la plaisanterie, dans les ouvrages d’esprit, dans la galanterie, dans les ajustemens, dans les mœurs mêmes. J’oserois presqu’assûrer qu’il n’y a point d’endroit où la délicatesse dans les procédés soit mieux connue, plus rigoureusement observée par les honnêtes gens, & plus finement affectée par les courtisans. L’auteur de l’esprit des lois définit l’air de cour, l’échange de sa grandeur naturelle contre une grandeur empruntée. Quoi qu’il en soit de cette définition, cet air, selon lui, est le vernis séduisant sous lequel se dérobent l’ambition dans l’oisiveté, la bassesse dans l’orgueil, le desir de s’enrichir sans travail, l’aversion pour la vérité, la flaterie, la trahison, la perfidie, l’abandon de tout engagement, le mépris des devoirs du citoyen, la crainte de la vertu du prince, l’espérance sur ses foiblesses, &c. en un mot la malhonnêteté avec tout son cortege, sous les dehors de l’honnêteté la plus vraie ; la réalité du vice toûjours derriere le fantôme de la vertu. Le défaut de succès fait seul dans ce pays donner aux actions le nom qu’elles méritent ; aussi n’y a-t il que la mal-adresse qui y ait des remords. Voyez l’article Courtisan.

Cour, (Jurispr.) en latin curia, seu curtis, aula, comitatus, prætorium, palatium, signifie en général un tribunal composé de plusieurs pairs ou vassaux, conseillers ou assesseurs.

On donnoit autrefois le titre de cour à toutes sortes de tribunaux indifféremment ; on disoit la cour du seigneur, pour signifier sa jurisdiction ; cour d’église pour officialité. Présentement les compagnies souveraines sont les seules jurisdictions qui doivent être qualifiées de cour, & qui puissent prononcer leurs jugemens en ces termes : La cour ordonne

Cour signifie quelquefois simplement jurisdiction, comme quand le Roi renvoye à un juge la connoissance d’une affaire, & lui attribue à cet effet toute cour & jurisdiction.

C’est aussi en ce sens qu’un juge, même inférieur, met les parties hors de cour, pour dire qu’il les renvoye & les met hors de procès.

Congé de cour, c’est obtenir son renvoi, sa décharge.

Ravoir la cour, c’est obtenir le renvoi d’une cause. Voyez de Fontaine, ch. iij. art. 10.

Rendre la cour à ses hommes, c’est renvoyer les parties en la justice de ses vassaux. Beauman. ch. x.

Cour du Roi à Aigues-Mortes. La viguerie de cette ville est ainsi nommée dans des lettres de Charles V. du 2 Novembre 1364. Ordonnance de la troisieme race, tome IV.

Cour de Beziers, ou Cour royale de Beziers. La justice royale de cette ville est ainsi nommée dans des lettres de Charles V. du mois de Juin 1365. Ordonnance de la troisieme race, tome III.

Cour de Berry ; c’est le bailliage royal de Bourges, qui est ainsi qualifié dans des lettres de Charles V. du mois de Décembre 1355.

Cour du duc de Bourgogne ; c’étoit la justice souveraine de ce seigneur : il en est parlé dans des lettres d’Odon duc de Bourgogne, de l’an 1213, rapportées dans le recueil des ordonnances de la troisieme race, tome IV. p. 403.

Cour du bailli de Grenade ; c’est la justice royale de cette ville, ainsi appellée dans des lettres du roi Jean, du mois de Décembre 1350.

Cour de Chrétienté, étoit la même chose que cour d’église. Pasquier, liv. III. de ses recherches, chap. xxvj. rapporte que dans les vieux registres du viguier de Toulouse, il est dit que vers l’an 1290 le roi permit aux veuves & aux orphelins de se pourvoir pardevant ses juges, ou en la cour de chrestienté, c’est-à-dire en cour d’église ; ce qui a depuis été abrogé, de même que plusieurs autres entreprises que les ecclésiastiques avoient faites sur la jurisdiction séculiere, par la nonchalance, & même par la connivence de ceux qui avoient part au gouvernement de l’état, & des officiers royaux qui auroient dû arrêter ces entreprises. Voyez ci-après Cour d’Église.

Cour commune, est un titre que l’on donnoit anciennement à quelques jurisdictions. Dans des lettres de Philippe de Valois, du premier Juillet 1328, il est parle de la cour commune de Gevaudan, curia communis Gaballitani. Ordonnances de la 3e. race, tome II. p. 19.

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Cour : définitions subjectives sur Dicopedia

Dicopedia est un dictionnaire participatif où n'importe qui peut partager sa propre définition des mots de la langue française. L'intérêt de cette initiative est de proposer des définitions subjectives et très diverses, selon l'expérience de chacun. Nous ajouterons dans cette section les définitions de « cour » les plus populaires.

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Étymologie de « cour »

Étymologie de cour - Littré

Norm. court, grande ferme ; bourguig. cor ; provenç. cort ; ital. et espagn. corte ; du bas-latin, curtis, cortis, dérivé du latin cohors ou cors, basse-cour, enclos ; grec, χόρτος, qui a le même radical que le latin hortus, et l'allemand Garten, jardin. Le t qui appartient à cour dans tous les anciens textes et dans toutes les langues romanes, et qui se retrouve dans tous les dérivés, courtois, courtisan, etc. montre que le mot vient de curtis et non de curia, fausse étymologie qui commença à se montrer dans le XIVe siècle où l'on se mit à nommer en latin les gens de cour curiales. Curtis a signifié d'abord la cour, l'enclos, la ferme, puis la résidence rurale des seigneurs et des rois, puis la résidence de leur conseil, de leur autorité et aussi de la justice. Dans l'ancien français, au nominatif singulier la cors, au régime la cort ; au nominatif pluriel, les cort, au régime, les cors.

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Étymologie de cour - Wiktionnaire

(Vers 1352) Du bas latin curtis (« cour de ferme » puis « enclos comprenant maison et jardin, tenure ») qui donne l’ancien français cort (« ferme, exploitation agricole » puis « centre d’exploitation d’un fisc, résidence royale » et « entourage du roi, personnel de la cour royale ») avec une très probable influence du latin médiéval curia sur la graphie actuelle sans t final. (Xe siècle) curt, cort.
Le mot curtis est issu du latin cohors (« enclos, cour de ferme » et, en langage militaire « cohorte »). Le terme cohors à son tour est issu de cum « avec » et de hortus « jardin clos ».
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Phonétique du mot « cour »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
cour kur play_arrow

Évolution historique de l’usage du mot « cour »

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Citations contenant le mot « cour »

  • La cour d'appel de Poitiers a relaxé des étudiants vendéens de l'Institut catholique de Vendée (Ices) qui étaient poursuivis pour avoir agressé des militants LGBT à la Roche-sur-Yon, en Vendée, en mai 2019 lors de la journée internationale de lutte contre l'homophobie et la transphobie, rapporte France Bleu Loire Océan mercredi 1er juillet. Franceinfo, La cour d'appel de Poitiers relaxe entièrement des étudiants vendéens poursuivis pour avoir pris des militants LGBT à partie
  • La problématique de l’aide juridictionnelle devant la cour d’appel fait décidément le siège de la Cour de cassation. , Contrôle de proportionnalité du mécanisme d’aide juridictionnelle devant la cour d’appel : 4e épisode - Procédure civile | Dalloz Actualité
  • La cour a finalement écarté la circonstance aggravante des actes de torture pour ne retenir que les violences physiques. www.larep.fr, Condamné à douze ans de réclusion par la cour d'assises du Loiret pour un viol avec actes de torture - Orléans (45000)
  • Notre copropriété possède une jolie cour commune, aérée et lumineuse, qui profite habituellement à tous. Mais pendant le confinement, le copropriétaire du rez-de-chaussée l’a littéralement envahie. Il a installé une table et des chaises sous ses fenêtres, des transats, un barbecue et un panier de basket. Éclats de voix, fumées des grillades, bruit du ballon qui rebondit… rien ne nous a été épargné. Nous avons d’abord été tolérants, puis avec d’autres voisins, nous lui avons signalé que cela nous dérangeait, et que sa famille et lui ne pouvaient pas disposer ainsi de la cour. Rien n’y fait ! Comment obtenir que cela cesse ? » , Nos voisins ont planté leurs transats dans la cour de l’immeuble 
  • Dans une série de jugements récents, John Roberts a exaspéré les milieux conservateurs. Le chef de la cour suprême a soutenu, lundi 15 juin, avec les quatre juges nommés par des présidents démocrates, que la loi fédérale de 1964 contre les discriminations à l’embauche s’appliquait aux homosexuels et aux personnes transsexuelles. La Croix, États-Unis : John Roberts, l’arbitre de la Cour suprême
  • Et jeudi, la Cour a validé la décision rendue par la cour d’appel de Paris en octobre 2018, en rappelant notamment qu’en vertu de l’ordonnance de 1945, « les acquéreurs ultérieurs » d’un bien reconnu comme spolié, « même de bonne foi, ne peuvent prétendre en être devenus légalement propriétaires ». Le Monde.fr, Toile de Pissarro spoliée : la Cour de cassation valide sa restitution à la famille
  • Il faut chanter dans le micro comme si on faisait la cour à une femme. De Henri Salvador
  • Il y a des gens à qui je fais la cour, et d'autres le jardin. De Catherine Lara
  • Spontanément, les enfants ne passent pas de la cour de récréation à la salle de classe. De François Proust / Maximes à l’usage des dirigés et de leurs dirigeants
  • Selon que vous serez puissant ou misérable Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. De Jean de La Fontaine / Les animaux malades de la peste
  • Un bon élève est entouré par sa cour, un meneur est cerné par sa bande. De André Lévy / L’enseignement
  • Les vices de la cour ont commencé la Révolution, les vices du peuple l'achèveront. De Antoine de Rivarol / L’esprit de Rivarol
  • On ne met pas impunément plusieurs coqs dans une même basse-cour. De Madeleine Ferron / Sur le chemin Craig
  • Il ne faut à la cour ni trop voir, ni trop dire. De Jean de La Fontaine / Contes et nouvelles
  • Qui est souvent à la cour du roi, finit toujours par trahir ses amis. De Proverbe africain
  • Une monarchie corrompue ce n'est pas un Etat ; c'est une cour. De Montesquieu
  • Faire la cour avant le mariage est un charmant prologue pour une pièce bien ennuyeuse. De William Congreve
  • Amitié de cour, foi de renards, et société de loups. De Chamfort / Maximes et pensées
  • A la cour du roi, chacun y est pour soi. De Proverbe français
  • La cour est un théâtre où l'on voit à la fin Le pauvre venir riche et le riche coquin. Claude de Trellon, Le Portrait de la cour
  • Je n'avais pas quinze ans que les monts et les bois Et les eaux me plaisaient plus que la cour des rois. Pierre de Ronsard, les Hymnes, Hymne de l'automne
  • On n'y respecte rien, chacun y parle haut, Et c'est tout justement la cour du roi Pétaud. Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière, Le Tartuffe, I, 1, Mme Pernelle
  • Ne soyez à la cour, si vous voulez y plaire, Ni fade adulateur ni parleur trop sincère. Et tâchez quelquefois de répondre en Normand. Jean de La Fontaine, Fables, la Cour du Lion
  • Il faut des fripons à la cour auprès des grands et des ministres, même les mieux intentionnés ; mais l'usage en est délicat, et il faut savoir les mettre en œuvre. Jean de La Bruyère, Les Caractères, De la cour
  • La cour est comme un édifice de marbre ; je veux dire qu'elle est composée d'hommes fort durs, mais fort polis. Jean de La Bruyère, Les Caractères, De la cour
  • Personne ne rougit d'être bas à la cour. Paul Henri Thiry, baron d'Holbach, Morale universelle
  • La cour est un lieu sacré où l'homme doit tenir sous son contrôle les deux traîtres dont il ne peut se défaire : sa parole et son visage. Jean Giraudoux, Ondine, II, 9, le chambellan , Grasset
  • Quant aux cours des princes, il les faut, pour parler et apprendre de tout, avoir vues, et savoir de quel bois on s'y chauffe, mais s'en retirer au plus tôt qu'on peut. Noël Du Fail seigneur de La Hérissaye, Contes et discours d'Eutrapel
  • La famille est une Cour de justice qui ne chôme ni nuit ni jour. Malcolm de Chazal, Sens plastique, Gallimard
  • Amitié de cour, foi de renards et société de loups. Sébastien Roch Nicolas, dit Nicolas de Chamfort, Maximes et pensées

Images d'illustration du mot « cour »

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Traductions du mot « cour »

Langue Traduction
Corse tribunale
Basque epaitegian
Japonais 裁判所
Russe суд
Portugais tribunal
Arabe محكمة
Chinois 法庭
Allemand gericht
Italien corte
Espagnol corte
Anglais court

Synonymes de « cour »

Antonymes de « cour »

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