Cheveu : définition de cheveu


Cheveu : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

CHEVEU, subst. masc.

I.−
A.− Gén. au plur. Poil qui pousse sur le crâne de l'homme. Une poignée, une touffe de cheveux; la racine du cheveu; perdre ses cheveux (G. Duhamel, Chronique des Pasquier, Cécile parmi nous, 1938, p. 36); une mèche de cheveux (Saint-Exupéry, Citadelle, 1944, p. 628) :
1. On a désigné par des noms divers toutes les variations que présentent les poils, par rapport à la partie qu'ils recouvrent; et c'est de là que sont venus les noms de cheveux, de cils, de sourcils, de moustaches, de barbe, etc. Cuvier, Leçons d'anat. comp.,t. 2, 1805, p. 599.
Rem. Le mot s'emploie parfois au sing. pour désigner la chevelure : le cheveu en broussailles (E. et J. de Goncourt, Journal, 1870, p. 693), le cheveu rare (E. et J. de Goncourt, Journal, 1874, p. 1029) :
2. « ... il n'a pas l'air âgé, regardez, le cheveu est resté jeune. » (Car depuis trois ou quatre ans le mot cheveu avait été employé au singulier par un de ces inconnus qui sont les lanceurs des modes littéraires (...) À l'heure actuelle on dit encore « le cheveu », mais de l'excès du singulier, renaîtra le pluriel.) Proust, Sodome et Gomorrhe,1922, p. 929.
En cheveux. Se dit d'une femme qui ne porte pas d'autre coiffure que ses cheveux. Des femmes en cheveux (S. de Beauvoir, Mémoires d'une jeune fille rangée,1958, p. 307).
Cheveux d'Absalon, cheveux de Samson. Cheveux célèbres pour leur longueur; cheveux dans lesquels résidait la force du héros. Dalila coupant les cheveux de Samson (Michelet, Journal,1838, p. 286).
B.− Combinaisons syntagmatiques de cheveu
1. [Aspect physique des cheveux : longueur, épaisseur, forme, etc.] Cheveux très longs dans le cou, cheveux courts, plats et rares, épais, fins et légers, souples, brillants, éclatants, frisés, bouclés, ondulés, frisottés, rebelles, fourchus, cassants, poisseux et ternes. Cheveux en baguette de tambour plaqués sur le front (E. et J. de Goncourt, Journal,1896, p. 503).Cheveux secs et emmêlés (G. Duhamel, Confession de minuit,1920, p. 82).Cheveux drus et crespelés (T. Gautier, Le Capitaine Fracasse,1863, p. 26).Les cheveux soyeux de l'enfant (Adam, L'Enfant d'Austerlitz,1902, p. 283).Cheveux ternes, peu abondants (R. Martin du Gard, Devenir,1909, p. 16).Cheveux crépus et ras (R. Martin du Gard, Les Thibault,L'Été 1914, 1936, p. 432).Avoir les cheveux gras (cf. A. France, Le Petit Pierre, 1918, p. 21) :
3. Laisse-moi respirer longtemps, longtemps, l'odeur de tes cheveux, y plonger tout mon visage, comme un homme altéré dans l'eau d'une source, (...). Si tu pouvais savoir tout ce que je vois! tout ce que je sens! tout ce que j'entends dans tes cheveux! (...) Laisse-moi mordre longtemps tes tresses lourdes et noires. Quand je mordille tes cheveux élastiques et rebelles, il me semble que je mange des souvenirs. Baudelaire, Petits poèmes en prose,Un Hémisphère dans une chevelure, 1867, pp. 83-85.
2. [Aspect physique des cheveux : leur teinte naturelle] Cheveux blonds, bruns, châtains; cheveux couleur de paille, de chanvre, de lin; cheveux roux, d'acajou; cheveux gris, argentés, poivre et sel. Cheveux rouges (Lamartine, Le Tailleur de pierre de Saint-Point,1851, p. 463).Noir de cheveux (Barrès, Mes cahiers,t. 12, 1919-20, p. 171).Une couleur de cheveux exceptionnelle (Anouilh, La Répétition,1950, I, p. 24).Cheveux de jais (Sainte-Beuve, Volupté,t. 1, 1834, p. 77).Beaux cheveux couleur de soleil (Hugo, Les Misérables,t. 1, 1862, p. 154).Cheveux d'or (Zola, Nana,1880, p. 1351).Cheveux couleur de nuit (Farrère, L'Homme qui assassina,1907, p. 255):
4. Penchée sur le miroir ovale, Angelina examinait scrupuleusement le long visage distingué qu'elle affectait de haïr et dont elle parlait sur un ton moqueur mais elle brossait avec amour de magnifiques cheveux noirs dont les tresses luisantes, ramassées en chignon au-dessus de la nuque, semblaient vivre et se tordre comme un nœud de serpents, tant la lumière y jouait d'étrange façon. Green, Journal,1928-34, p. 280.
Spéc. [En parlant d'une pers. âgée] Cheveux blancs. Avoir des cheveux blancs avant l'âge (Flaubert, Smarh,1839, p. 111).Dès que le premier cheveu blanc paraît sur les tempes (Amiel, Journal intime,1866, p. 57).
P. méton. [Pour désigner la pers. âgée] Respecter les cheveux blancs (G. Sand, Histoire de ma vie,t. 1, 1855, p. 51).
Rare. Devenir « cheveux blancs ». Vieillir (cf. G. d'Esparbès, Printemps, 1906, p. 10).
3. [Autres qualités physiques]
a) [En considération de la faible épaisseur du cheveu] Mince, fin comme un cheveu. Étroit comme un cheveu (Volney, Les Ruines,1791, p. 148).Ténu comme un cheveu (Mallarmé, Correspondance,1871, p. 29).De la grosseur d'un cheveu (Voyage de La Pérouse,t. 4,1797, p. 65).
b) [En considération de l'aptitude du cheveu à s'allonger suivant l'humidité du temps] Hygromètre à cheveu. Instrument servant à mesurer le degré hygrométrique de l'air (Voyage de La Pérouse, t. 4, 1797, p. 259).
4. [En parlant du mouvement donné naturellement aux cheveux] Cheveux rejetés en arrière, défaits, dénoués, ébouriffés, en désordre, hirsutes, en bataille. Cheveux ondoyants (Nodier, Smarra,1821, p. 97).Cheveux fous retombant sur les oreilles (Montherlant, Le Songe,1922, p. 51):
5. C'était une voisine que j'avais; une petite ouvrière sans doute, avec une grâce toute parisienne, une mignonne tête blonde sous des cheveux bouclés aux tempes; des cheveux qui semblaient une lumière frisée, descendaient à l'oreille, couraient jusqu'à la nuque, dansaient au vent, puis devenaient, plus bas, un duvet si fin, si léger, si blond, qu'on le voyait à peine, mais qu'on éprouvait une irrésistible envie de mettre là une foule de baisers. Maupassant, Contes et nouvelles,t. 1, Au printemps, 1881, p. 385.
Expr. Cheveux au vent. Le jeune Shelley, cheveux au vent et chemise ouverte (Maurois, Ariel ou la Vie de Shelley,1923, p. 38).Avoir le cheveu désordre (Aragon, Le Roman inachevé,La Beauté du diable, 1956, p. 17).
5. [En parlant du soin des cheveux] Une coupe de cheveux; défaire, friser, lustrer, se brosser, se peigner les cheveux; l'arrangement des cheveux; cheveux plaqués, roulés et poudrés, brillantinés; un shampoing pour cheveux secs, une laque pour cheveux; se passer les cheveux à la camomille, à la feuille de noyer; rafraîchir ses cheveux. Se laver les cheveux à grande eau (Renard, Journal,1901, p. 685).Cheveux teints (Montherlant, Le Démon du bien,1937, p. 1280).Passer ses cheveux au henné (E. Triolet, Le Premier accroc coûte deux cents francs,1945, p. 32).Cheveux implantés et décolorés (Quillet Méd.1965) :
6. Il s'est rasé depuis ce matin. Il a les yeux gris. Le nez est rond au bout, et plutôt retroussé. Il se met du cosmétique sur les cheveux. Peut-être n'en avait-il pas ce matin. La ligne des cheveux sur le front est toute droite. Romains, Les Hommes de bonne volonté,Le 6 octobre, 1932, p. 219.
Faux cheveux. Cheveux artificiels, postiches. Une perruque en faux cheveux. Cette mode des faux cheveux (Aragon, Les Beaux quartiers,1936, p. 151).
6. [En parlant du mode de coiffure adopté, des accessoires divers servant à maintenir les cheveux] Cheveux en chignon, en torsade, en tortillon; une queue de cheveux, un peigne, une pince à cheveux; un tour de cheveux; un ruban, une fleur dans les cheveux; cheveux coupés « à la Jeanne d'Arc », « à la garçonne ». Nattes de cheveux disposées en rond au-dessus des oreilles (Loti, Pêcheur d'Islande,1886, p. 254).Cheveux en tresses (Banville, Les Cariatides,L'Auréole, 1842, p. 159).Une grande épingle à cheveux de femme (E. et J. de Goncourt, Journal,1893, p. 409).Bandeaux de cheveux (Mirbeau, Le Journal d'une femme de chambre,1900, p. 288).Une raie divisant les cheveux (Adam, L'Enfant d'Austerlitz,1902, p. 116):
7. − « C'est lui! Le voilà! Sénécal! » Ce garçon déplut à Frédéric. Son front était rehaussé par la coupe de ses cheveux taillés en brosse. Quelque chose de dur et de froid perçait dans ses yeux gris; ... Flaubert, L'Éducation sentimentale,t. 1, 1869, p. 66.
C.− Loc. fig. et fam.
Se prendre aux cheveux, se tirer les cheveux, s'empoigner par les cheveux. Se prendre de querelle et en venir aux mains. Ils ont failli se prendre aux cheveux et le juge a eu beaucoup de peine à les séparer (Mirbeau, Le Journal d'une femme de chambre,1900, p. 214).
S'arracher les cheveux. Manifester un profond désespoir; être dans l'impossibilité de se sortir d'une situation difficile. Quelques femmes, entre autres une nourrice d'Orlanduccio, s'arrachaient les cheveux et poussaient des hurlemens sauvages (Mérimée, Colomba,1840, p. 147).
Avoir mal aux cheveux. ,,Se dit du malaise extrême et de l'hébétement qui suivent d'ordinaire l'ivresse`` (L. Larchey, Les Excentricités de la lang. fr. en 1860, 1859, p. 447).
Faire dresser les cheveux sur la tête. Provoquer la stupéfaction, saisir quelqu'un d'épouvante ou de colère. Ça fait dresser les cheveux sur la tête! La terreur qui fait dresser les cheveux à la tête (Pourrat, Gaspard des Montagnes,La Tour du Levant, 1931, p. 293):
8. Elle lui faisait horreur. Quoi! C'était pour elle, pour ça, pour cette femelle sans âme, cette chienne en rut qu'il avait commis ce fratricide, cette chose épouvantable dont la pensée, la nuit, lui dressait les cheveux d'horreur sur la tête? Van der Meersch, Invasion 14,1935, p. 183.
Se faire des cheveux, se faire des cheveux blancs. Avoir des soucis pour quelqu'un ou pour quelque chose. C'était plus fort qu'elle [Lola], elle se faisait des cheveux sans raison (Sartre, L'Âge de raison,1945, p. 29).
Saisir l'occasion aux cheveux, par les cheveux. En profiter dès qu'elle se présente, rapidement, sans trop réfléchir. Une occasion s'est présentée; ma foi, je l'ai saisie aux cheveux (Courteline, Femmes d'amis,1888, p. 68).
Plus rarement. Les cheveux de l'occasion (Balzac, Œuvres diverses,t. 1, 1850, p. 89).Saisir tout plaisir aux cheveux (Nerval, Le Second Faust,1840, p. 276).
À un cheveu près. À très peu de chose près. Mesurer à un cheveu près la distance de la terre au soleil (E. et J. de Goncourt, Journal,1859, p. 634).
Être à un cheveu de. Être à un cheveu de l'apoplexie (Balzac, Lettres à l'Étrangère,t. 1, 1850, p. 449).
Il s'en est fallu d'un cheveu que, il s'en est fallu de l'épaisseur d'un cheveu. Il s'en est à peine fallu d'un petit cheveu que je giflasse éperdument l'administrateur Albiot (Bloy, Journal,1895, p. 69).
Ne tenir qu'à un cheveu. Ça n'a tenu qu'à un cheveu (Renard, Journal,1898, p. 470).Bourget est nommé, mais il n'a tenu qu'à un cheveu que Deschanel fût nommé à sa place (E. et J. de GoncourtJournal,1894, p. 581).
Ne pas vieillir d'un cheveu (cf. E. et J. de Goncourt, Journal, 1894, p. 536).
Manquer, rater d'un cheveu (cf. Bernanos, Monsieur Ouine, 1943, p. 1416). Une roue de la voiture renversée tournait encore à toute vitesse au-dessus de lui (...) Manqué d'un cheveu, pensa-t-il (BernanosMonsieur Ouine,1943p. 1410).
Toucher, ne pas toucher un (seul) cheveu de la tête de qqn. Lui causer ou non le moindre petit dommage :
9. − Enfin, expliquez-moi!... − Rien du tout! Me promettez-vous que vous garderez le silence sur le cas de cet homme, ce qui, du reste, peut vous servir, et que l'on ne touchera pas à un cheveu de sa tête?... G. Leroux, Rouletabille chez le tsar,1912, p. 79.
Il y a un cheveu. Il y a un ennui, une difficulté de dernière minute. Je suis ici très bien (...) Il y a un cheveu, six francs par jour à payer (Verlaine, Correspondance, t. 3, 1869-96, p. 126).
Venir, arriver, tomber comme un cheveu sur la soupe. Arriver à contretemps ou sans aucun propos. Ça vient comme un cheveu sur la soupe :
10. Le chef militaire, que l'on appelle, pour la conspiration, Renaud, et M. Noiret, l'ex-garagiste, ont mangé avec nous, et j'en ai profité pour leur poser quelques questions sur les maquis, pour ne pas y arriver comme un cheveu sur la soupe, ne pas paraître trop gourde... E. Triolet, Le Premier accroc coûte deux cents francs,1945, p. 359.
Passer la main dans les cheveux de qqn. Le flatter. Cette façon de procéder (...) me séduit (...) Et croyez bien que je n'ai pas l'intention de vous passer la main dans les cheveux (Courteline, Un Client sérieux,1897, p. 18).
Couper les cheveux en quatre. Subtiliser à l'excès. Les énervants coupages de cheveux en quatre (N. Sarraute, L'Ère du soupçon,1956, p. 11):
11. Mmede Staël coupait, disséquait un cheveu en quatre. Elle anatomisait et colorait tout. Chênedollé, Journal,1824, p. 128.
Un raisonnement, une interprétation tiré(e) par les cheveux. Une argumentation qui manque de solidité ou de naturel :
12. Une manie des nouveaux venus ici est de chercher l'étymologie du nom de Plombières. On leur en donne plusieurs (...) toutes plus tirées par les cheveux les unes que les autres. H. Berlioz, Les Grotesques de la musique,1869, p. 135.
Proverbialement. On ne peut faire pousser des cheveux à des chauves (Balzac, César Birotteau, 1837, p. 141). On ne peut pas peigner un diable qui n'a pas de cheveux (F. Vidocq, Mémoires de Vidocq, t. 4, 1828-29, p. 167).
II.− [P. anal. de forme ou de finesse]
A.− Domaine de l'hist. nat.
1. BOTANIQUE
a) Branches retombantes de certains arbres; filaments de certaines plantes qui imitent une chevelure. Cheveux des saules, de l'algue, du sainfoin. Blonds cheveux de la clématite en fruits (Balzac, Le Lys dans la vallée,1836, p. 121).
b) Plus spéc. Végétaux de diverses sortes affectant la forme capillaire. Cheveux de la Vierge, cheveux de Vénus. Fleur de la viorne; nom donné à plusieurs espèces de byssus :
13. Les nombreuses familles des pariétaires, la camomille, les cheveux de Vénus sortaient par touffes abondantes et variées entre les barbacanes de la muraille, lézardée malgré son épaisseur. Balzac, Le Curé de village,1839, p. 89.
SYNT. Cheveux du diable (synon. cuscute). Cheveux d'évêque (synon. raiponce) (A. France, Pierre Nozière, 1899, p. 172). Cheveux de mer (synon. varechs filamenteux), cheveux de paysan (synon. chicorée sauvage, barbe de capucin).
2. ENTOMOL. Cheveux de la Vierge. Nom donné parfois aux fils de la Vierge, fils d'araignée des champs (cf. M. Rollinat, Les Névroses, Refuges, 1883, p. 151).
3. MINÉR. Cheveux de Vénus. Nom donné aux filaments dorés que forme le rutile dans le quartz hyalin (cf. A. et N. Metta, Les Pierres précieuses, 1960, p. 89).
B.− Techn. diverses
1. ART CULIN. Cheveu d'ange. Vermicelle très fin. Tranches d'orange, de cédrat ou de citron, confites et coupées en lanières minces.
2. CÉRAMIQUE
a) Fêlure d'une faïence ou d'une porcelaine. Assiette, tasse ayant un cheveu. Sans un « cheveu » (F. Carco, Nostalgie de Paris,1941, p. 24).
b) Cheveu d'or. Filet d'or encadrant une pièce de porcelaine.
3. DÉCORATION. Cheveux d'ange. Guirlande d'arbre de Noël (Catal. de jouets [Magasins du Louvre], 1936).
Prononc. et Orth. : [ʃ(ə)vø]. [ə] muet noté ds les dict. hist. ainsi que ds Passy 1914, Dub., Pt Lar. 1968 et Lar. Lang. fr. [ə] muet noté entre parenthèses ds Barbeau-Rodhe 1930 (qui transcrit également [œ ̃ ʃvø] ou [œ ̃ ʃfø] par assourdissement de [v] sous l'infl. de [ʃ]), Pt Rob. et Warn. 1968. Au sujet de [ə] muet cf. chemin. Fér. 1768 : ,,Ceux qui affectent prononcent jeveu``. À ce sujet cf. cheval. Attesté ds Ac. 1694-1932. Au plur. des cheveux. Étymol. et Hist. 1. Mil. xies. chevels cas régime plur. (Alexis, 87a ds T.-L.); xves. en cheveux « sans bonnet ni coiffe » (Louis XI, Nouv., XXXVII ds Littré); d'où les expr. fig. a) 1558 empoigner (l'occasion) aux cheveux (Joachim du Bellay, Au roi, s. la trêve ds Gdf. Compl.); 1584 tenir l'occasion par les cheveux (O. de Turnebe, Les Contens, I, 3, ibid.); b) av. 1630 faire dresser les cheveux à la teste de (quelqu'un) (Aubigné, Vie, XXI ds Littré); c) 1671 prendre quelqu'un aux cheveux (La Fontaine, Contes, éd. H. Régnier, t. 5, p. 12); 1690 fendre un cheveu en deux (Fur.); 2. p. anal. lang. poétique av. 1560 les verds cheveux du boccage (J. du Bellay, III, 77 rods Littré); 1556 bot. cheveux de Venus (Bernard Dessen, Compositione medicamentorum, p. 197 cité ds R. Lang. rom., t. 5, p. 77). Du lat. class. capillus « cheveu ». Fréq. abs. littér. : 11 714. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 14 446, b) 21 807; xxes. : a) 20 249; b) 13 626.
DÉR.
Chevil(l)ière,(Chevilière, Chevillière) subst. fém.1. Ruban grossier ou tresse plate en coton ou en fil écru. Attesté sous la forme chevilière ds Besch. 1845, sous la forme chevillière ds Besch. Suppl. 1845-46, Littré, Guérin 1892 et Quillet 1965, et sous les 2 formes ds Lar. 19e-20eet Lar. encyclop.2. Région. (franco-prov. et suisse romand). Ruban métrique. Ils déroulaient à cet effet (pour prendre les mesures) leur chevillière de toile gommée, où les toises étaient indiquées par un trait noir (Ramuz, Derborence,1934, p. 117).Seule transcr. ds Littré : che-vi-llè-r' (avec [λ] mouillé). 1reattest. xvies., cheveliere ds Hug., xvies. « cordon, ruban » (Presentation des joyaux, 59, Picot et Nyrop, Nouv. rec. de farces, p. 184, ibid.); de l'a. fr. chevel (v. cheveu), suff. -ière*. Fréq. abs. littér. Chevillière : 1.
BBG. − Brüch (J.). Die Wörter für « Haar » im Latein und ihr Fortleben im Romanischen. Wiener Studien. 1957, t. 70, pp. 51-53. − Gottsch. Redens. 1930, pp. 136-137. − Mat. Louis-Philippe. 1951, p. 48. − Rog. 1965, p. 19, 125, 180. − Sain. Lang. par. 1920, p. 363. − Stefenelli (A.). Der Synonymenreichtum der altfranzösischen Dichtersprache. Wien, 1967.

Cheveu : définition du Wiktionnaire

Nom commun

cheveu \ʃə.vø\ ou \ʃfø\ masculin

  1. (Anatomie) Filament organique synthétisé par l’épiderme du crâne humain.
    • Les Liméniennes ont toutes de belles couleurs, les lèvres d’un rouge vif, de beaux cheveux noirs et bouclés naturellement, des yeux noirs d’une expression indéfinissable d’esprit, de fierté et de langueur. — (Flora Tristan, Les Femmes de Lima, dans Revue de Paris, tome 32, 1836)
    • Sais-je où s’en iront tes cheveux
      Crépus comme mer qui moutonne
      Sais-je où s’en iront tes cheveux
      Et tes mains feuilles de l’automne
      Que jonchent aussi nos aveux.
      — (Guillaume Apollinaire, Marie, dans Alcools, 1913)
    • Les cheveux humains viennent surtout de la Chine et du Japon où on peut se les procurer assez facilement. […]. Leur emploi, assez restreint, est limité à la fabrication des filtres, presses, des articles de maroquinerie et de voyage et à des articles de luxe. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
    • Ses petits cheveux filasse, frisottants, hérissés autour du front, lui donnait un aspect farouche de méduse domestique. — (Louis Pergaud, Le retour, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
  2. (Par métonymie) (Au pluriel) Chevelure.
    • Les jeunes filles relèvent leurs cheveux à la mode la plus nouvelle, avec des bouffantes sur le devant de la tête. — (Hippolyte Taine, Voyage en Italie, vol. 2, 1866)
    • Sous son chapeau, à bords retroussés, apparaissaient, riches et crépus, des cheveux plutôt roux que blonds. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IV)
    • Par un mystérieux tour de force, il avait réussi à se raser et à lisser ses cheveux dorés. Son visage était tout à fait séraphique. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 262 de l’éd. de 1921)
    • Ses cheveux, étalés en frange sur le front, s’y déroulaient avec une élégance foraine du meilleur aloi. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
    • Elle se poudra rapidement, passa un peigne dans ses cheveux, donna un coup d’œil prompt dans l’armoire à glace. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, pages 10-11)
    • […] autour d’elle sans cesse il tournait, occupé à la parer, à la parfumer, à la friser et il poudrait ses cheveux et il les teignait tour à tour de toutes les couleurs et il les disposait en guiches, en coques, en macarons, ornant le chignon tantôt de nœuds de rubans, tantôt de fleurs artificielles. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 58)
  3. (Figuré) (Familier) Difficulté.
    • « Si c’est vraiment si beau, d’où vous venez, retournez-y. À moins qu’il y ait un cheveu. Eh ! bien, c’est précisément ce cheveu que nous voulons pas. Demi-tour. » — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 298)
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Cheveu : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

CHEVEU. n. m.
Poil de la tête. Il ne se dit qu'on parlant de l'homme. Cheveux plats, frisés. Cheveux blonds, bruns, noirs, châtains, roux, cendrés, gris, blancs. Ses cheveux commencent à grisonner, ont blanchi. Cheveux crépus. Porter les cheveux longs, courts. Faire couper, faire rafraîchir ses cheveux. Se faire couper les cheveux. S'arracher les cheveux de douleur, de désespoir. Une touffe de cheveux. Une poignée de cheveux. Une tresse, une boucle de cheveux. Être en cheveux se dit d'une Femme qui est coiffée sans avoir de chapeau. Fig., Fendre un cheveu en quatre, Faire des distinctions, des divisions subtiles. On dit abusivement Couper les cheveux en quatre. Fig., Cela fait dresser les cheveux sur la tête, fait dresser les cheveux, Cela fait horreur. On dit aussi Les cheveux me dressent sur la tête. Fam., Ils étaient près de se prendre aux cheveux, Ils étaient fort animés l'un contre l'autre, ils étaient près de se battre. Fig., Prendre l'occasion aux cheveux, Saisir l'occasion, en profiter. Fig. et fam., Cette comparaison, cette interprétation, ce raisonnement, cette pensée est tirée par les cheveux, Elle est amenée, elle est présentée d'une manière peu naturelle et forcée. Fig., Ne tenir qu'à un cheveu, se dit d'une Chose qui est tout à fait sur le point d'arriver. Le succès de cette affaire n'a tenu qu'à un cheveu. On dit dans le même sens Il ne s'en est fallu que de l'épaisseur d'un cheveu. Fig. et fam., Cela vient comme des cheveux sur la soupe, se dit d'une réflexion, d'une interruption dans un entretien, où elle est sans aucun rapport avec ce dont on parle.

Cheveu : définition du Littré (1872-1877)

CHEVEU (che-veu ; le pluriel cheveux se prononce che-veû, c'est-à-dire le singulier comme feu, et le pluriel comme feux) s. m.
  • 1Poil particulier à la partie de la peau qui recouvre le crâne dans l'espèce humaine. De beaux cheveux. Des cheveux bouclés. Touffe, poignée, boucles, tresses de cheveux. Cheveux d'ébène. Fin comme un cheveu. Les cheveux comme les ongles n'acquièrent de l'accroissement que du côté de la racine. Les Gaulois portaient de grands cheveux ; mais quand la monarchie française fut bien établie, les Français les portaient courts, et il n'y avait que les rois et les princes du sang qui les portassent longs, J. B. Thiers, Hist. des perruques, ch. II, dans RICHELET. Les ridicules aventures D'un amoureux en cheveux gris, Malherbe, III, 3. Je sais que les uns lui mettront, Comme à toi, les rides au front, Et feront à sa tresse blonde Même outrage qu'à tes cheveux, Malherbe, IV, 16. Ils récitent force prières, ils portent les cheveux courts, Descartes, Pass. 190. Jusqu'ici la fortune et la victoire mêmes Cachaient mes cheveux blancs sous trente diadèmes, Racine, Mithrid. III, 5. Quelle importune main, en formant tous ces nœuds, A pris soin sur mon front d'assembler mes cheveux ? Racine, Phèdre, I, 3. Et qu'une main savante avec tant d'artifice Bâtit de ses cheveux l'élégant édifice, Boileau, Sat. X. J'aime en lui ces cheveux tout couverts de lauriers, Corneille, Sertor. II, 1. Touche ces cheveux blancs à qui tu rends l'honneur, Corneille, Cid, III, 6.

    Familièrement. Il ne lui a pas touché un cheveu, se dit pour exprimer qu'il n'a pas porté sa main sur lui ou sur elle, soit pour battre, soit pour faire quelque tentative trop libre.

    C'est la sagesse qui lui a fait tomber les cheveux, se dit par antiphrase de quelqu'un qui a perdu ses cheveux pour n'avoir pas été suffisamment sage, réglé dans sa conduite, à cause qu'une opinion vulgaire attribue aux excès une calvitie prématurée. C'est mon avis, moi de qui la sagesse A fait tomber tous les cheveux, Béranger, Mes cheveux.

    Être coiffé en cheveux, n'avoir pour coiffure que ses cheveux arrangés de telle ou telle façon. Dans le même sens, être en cheveux. On dit aussi, sans le verbe être : Cette femme ne se tient pas bien, elle sort en cheveux.

    Faux cheveux, ceux qui ne tiennent pas à la tête, mais qui y sont appliqués en tresses, tours ou perruques.

    Tour de cheveux, bandeaux de faux cheveux que les femmes portaient par devant en place des leurs.

    Se prendre aux cheveux, se dit de gens qui, dans une rixe, se saisissent par les cheveux. Ils se prennent, ils se tiennent aux cheveux.

    Fig. Se prendre aux cheveux, discuter avec une grande animosité. Les mères, les maris me prendront aux cheveux, Pour dix ou douze contes bleus, La Fontaine, Oies.

    Prendre une occasion aux cheveux, ne pas la manquer. C'est une occasion qu'il faut prendre vite aux cheveux, Molière, l'Av. I, 7. Locution qui vient de ce que les anciens représentaient l'occasion chevelue par devant et chauve derrière ; lorsqu'on l'avait laissée passer, on ne pouvait plus la saisir par les cheveux.

    S'arracher les cheveux, arracher ses cheveux ; et fig. Être en proie à un violent désespoir. Livré au désespoir, il s'arrache les cheveux, Fénelon, Tél. XI.

    Faire dresser les cheveux à la tête, ou, simplement, faire dresser les cheveux, faire horreur. Les cheveux me dressent à la tête, je suis saisi d'horreur. Chaque mot sur mon front fait dresser mes cheveux, Racine, Phèd. IV, 6. Des passages qui font dresser les cheveux à la tête des simples, Pascal, Prov. 15. Une terreur qui me fit dresser les cheveux, Rousseau, Ém. II. Dans le songe d'Énée, le silence d'Hector, son soupir suivi du : fuge, eripe flammis, font dresser les cheveux sur la tête, Chateaubriand, Génie, II, V, 11.

    Familièrement. Il ne s'en faut pas de l'épaisseur d'un cheveu, il s'en faut très peu. Vendôme, après avoir mis le roi d'Espagne à un cheveu de sa perte, manqua encore de finir la guerre d'un seul coup, en détruisant l'armée de Staremberg, Saint-Simon, 283, 100.

    Fendre, couper un cheveu en quatre, subtiliser. Je l'ai dit du duc de Chevreuse, je le répète ici de ce chancelier [d'Aguesseau], il coupait un cheveu en quatre, Saint-Simon, 453, 123.

    Raisonnement tiré par les cheveux, raisonnement forcé, péniblement déduit. Il y a d'autres figures qui semblent un peu tirées par les cheveux, Pascal, Fig. 10. C'eût été trop tirer les choses par les cheveux, Bossuet, Lett. quiét. 97.

    Populairement, avoir de beaux cheveux se dit ironiquement pour être dans une position ou un état misérable, même en parlant des choses.

  • 2 S. m. plur. Terme de botanique. Cheveux d'évêque, la raiponce.

    Cheveux de Vénus, l'adiante de Montpellier.

    Cheveux de la Vierge, plusieurs espèces de byssus et aussi la fleur de la viorne.

    Cheveux de la Vierge, se dit quelquefois improprement pour fils de la Vierge.

    Cheveux de paysan, chicorée sauvage nommée à Paris barbe de capucin.

  • 3Cheveux d'ange, espèce de confiture d écorce de citron ou de cédrat.
  • 4 Terme de marine. Lever une ancre par les cheveux, la lever à l'aide de son orin.

PROVERBES

Tous nos cheveux sont comptés, c'est-à-dire la Providence a soin des moindres choses qui nous regardent.

On ne peut prendre un homme rasé aux cheveux, on ne peut rien prendre à qui n'a rien.

HISTORIQUE

XIe s. Jusqu'à la terre li chevoel lui balient [balayent], Ch. de Rol. LXXVI. [Elle] trait ses chevels, si se clame chetive, ib. CLXXXIV.

XIIe s. Et la roïne qui ot les chevols blons, ib. p. 116. Tres qu'es chevols li est li brans couru, ib. p. 145. Elle comence ses cheveuz à tirer, ib. p. 171. [Dame] Bele et gente et avenant, Cheveus blons, sourcis plaisans, Couci, p. 123. Rogiers del Punt l'Evesque n'i pout sun quer [cœur] celer : Thomas, Thomas, fait-il, mar m'i faites passer ; à vostre chief ferai mal chevex atorner, Th. le mart. 133. Cil comença à pensier à son aage, à ses cheveus qui estoient chanu, Machab. II, ch. 8.

XIIIe s. Et les cheveus plus blons que onques n'eut Helaine, Berte, L. Mainte paume batue, et mains cheveus tirés, ib. CXXXII. S'il nel veut reprendre [l'amour], Por ce ne l'irai-je pas prendre Par ses biaus chevex…, Lai de l'ombre. Moult fort commence à sopirer, Et ses cevols à detirer, Ren. 12466. Ysengrin l'ot en grant despit, Et sa force prisa petit, Ainz n'i daigna oster chevoil, ib. 14617. Si cheveul tuit destrecié furent, Et espandu par son col jurent [furent gisants], la Rose, 319. De touailles [toiles] sont entorteillées leur testes [des Bédouins], qui leur vont par desous le menton, dont ledes gens et hydeuses sont à regarder ; car les cheveux des testes et des barbes sont touz noirs, Joinville, 230.

XVe s. Tous les cheveux de la teste lui churent, Froissart, II, II, 70. Vous seriez plus chetif en ce pays, ni de tous vos conquests nous ne donnerions quatre cheveus, Froissart, II, III, 39. Elle fut guidée en la chambre où son serviteur estoit, qui voulentiers la vit en cotte simple et en cheveux, Louis XI, Nouv. XXXVII.

XVIe s. Prenons l'heure aux cheveux, l'homme rappelle en vain La sourde occasion alors qu'elle est absente, Du Bellay, J. III, 61, recto. Comme l'autonne saccage Les verds cheveux du boccage, Du Bellay, J. III, 77, recto. Quelques uns les tordans à force, et les tirans, comme l'on dit, par les cheveux, en expositions allegoriques…, Amyot, Comm. lire les poët. 13. Il fit dresser les cheveux à la teste des capitaines et soldats qui le visitoient, en leur confessant…, D'Aubigné, Vie, XX. Ce mechant lui fit donner du poison dans un potage, qui lui fit faire 80 selles dans un jour, tomber les cheveux et peler la peau, D'Aubigné, ib. XXXVI. Au fort du combat il prit son espée de la main gauche pour sauver un bracelet de cheveux de sa maistresse qui estoit attaché à ce bras, D'Aubigné, ib. XLV. Ils saisirent cette occasion aux cheveux pour charger leur ami de divers projets qu'ils avoient formez, D'Aubigné, ib. LIII. Cheveux-de-Venus, d'autant que ceste herbe embellit les cheveux ; et parce que les anciens peignoient leur deesse Venus avec belle chevelure, ce mot de Venus y est ajousté, De Serres, 611. Cheveul en teste ne luy tient, Ronsard, 471.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

CHEVEU. Ajoutez :
5Cheveu d'or, terme de décoration de la porcelaine. Services à thé ou à café, formes Sèvres, petite bande couleur et cheveu d'or, Prospectus.
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Étymologie de « cheveu »

Étymologie de cheveu - Littré

Wallon, chevè ; namur. chefia ; picard, cavieu ; provenç. cabelh ; catal. cabell ; espagn. cabello ; ital. capello ; du latin capillus, cheveu. Dans le vieux français, nominatif singulier chevels, cheveus, régime chevel.

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Étymologie de cheveu - Wiktionnaire

Du latin capillum, accusatif de capillius. Le passage du latin cap- en chev- se voit également dans le mot chèvre.
(Circa 1050) chevel.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de cheveu - Wiktionnaire

(Date à préciser) Du moyen français cheveu, de l’ancien français cheveu, chevol, du latin capillus, de même sens[1].
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « cheveu »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
cheveu ʃœvø play_arrow

Évolution historique de l’usage du mot « cheveu »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « cheveu »

  • Troquer une épingle à cheveu contre quelque chose qui a plus de valeur, et ce jusqu’à obtenir une maison, c’est le défi ambitieux que s’est lancé la bloggeuse canadienne Demi Skipper. La jeune femme publie sur les réseaux les objets qu’elle échange. Le défi avait déjà été relevé en 2006 par l’un de ses compatriotes. , D’une épingle à cheveu à une maison: le défi d’une Canadienne passionne la Toile - vidéo - Sputnik France
  • Le soleil abîme le cuir chevelu et les écailles des cheveux. Dans sa chronique "Les bobos du quotidien" dans Sans rendez-vous, vendredi, notre journaliste Benjamin Lévêque livre toutes ses astuces pour un été sans danger pour sa chevelure, garanti sans cheveux secs en septembre, voire éclaircis naturellement. Europe 1, Comment prendre soin de ses cheveux pendant l’été ?
  • Mettant un terme au suspense de la soirée, n’épargnant ni les nerfs des candidats ni ceux des électeurs, François Grosdidier (LR/45,13 %) l’aura finalement emporté d’un cheveu à Metz. Au terme d’un éprouvant décompte, 197 voix seulement ont permis à l’ex-maire de Woippy de devancer son adversaire de gauche Xavier Bouvet (Unis/44,24 %) qui avait pourtant le soutien du maire sortant. Reléguant, loin derrière, Françoise Grolet (RN/10,63 %). , Elections municipales | La droite l’emporte d’un cheveu à Metz
  • C’est d’un cheveu que le maire sortant d’Ossun, Francis Bordenave (Ossun village d’avenir), a été réélu, bénéficiant d’une avance de 10 précieuses voix (597 contre 587). Une courte victoire qui met un terme à une fin de campagne du deuxième tour pour le moins tendue, "une campagne rude" confirme l’édile avant de réagir sur "une victoire très courte et je suis très content au regard du contexte très difficile. Les adversaires ont fait un porte à porte très agressif et même une campagne de dénigrement. C’est, donc, un soulagement de gagner avec ces 10 voix d’avance. Sans oublier que l’on a dû faire deux campagnes à cause de la pandémie". ladepeche.fr, Municipales à Ossun : Francis Bordenave réélu d’un cheveu - ladepeche.fr
  • Les préjugés sont comme un cheveu sur la joue. Vous ne pouvez le voir, vous ne pouvez le toucher, mais vous essayez toujours de l’enlever car c’est une sensation irritante. De Marian Anderson
  • Les yeux des femmes ont la particularité de distinguer un cheveu sur le veston de leur mari, à cinq mètres, et de ne pas distinguer la porte du garage, à un mètre. De Carlo Nell
  • La langue des filles moqueuses est aussi affilée que le tranchant invisible du rasoir, qui divise un cheveu insaisissable au regard. De William Shakespeare / Peines d’amour perdues
  • Si la chance veut venir à toi, tu la conduiras avec un cheveu ; mais si la chance veut partir, elle rompra une chaîne. De Proverbe berbère
  • La mort est à la fois plus grande qu'une montagne et plus petite qu'un cheveu. De Proverbe japonais
  • A l’instar du pou, le coiffeur est un parasite du cheveu. De Pierre Desproges / Vivons heureux en attendant la mort
  • Le cheveu rare, ça donne l’air intellectuel, à défaut d’être intelligent. De Anne Roumanoff / Masculin Magazine - Octobre 1998
  • Les chefs-d’oeuvres ressemblent aux perruques : pas un cheveu ne dépasse. De Paul Dermée
  • Un cheveu sur la tête c’est peu, dans la soupe c’est beaucoup. De José Artur
  • Il vaut mieux avoir plusieurs cordes à son arc qu'un cheveu sur la langue. De Pierre Perret
  • Qu’un potage soit immangeable, cela ne tient parfois qu’à un cheveu. De Jules Romains
  • Tous les événements ne tiennent qu'à un cheveu. De Napoléon Bonaparte / Maximes et pensées
  • Chaque cheveu fait son ombre sur la terre. De Proverbe espagnol
  • Le cheveu gris dit : "je suis venu pour rester". De Proverbe éthiopien
  • Je ne te connais pas, vieil homme. Mets-toi à tes prières ! Que les cheveux blancs siéent mal à un fou et à un bouffon ! William Shakespeare, Henry IV, seconde partie V, 5, le roi
  • Elle* déroulait de son front des boucles de cheveux aux reflets d'hyacinthe. Homère, L'Odyssée, VI, 230-231 (traduction V. Bérard)
  • Et j'ai fidèlement aimé ta belle tête Sous des cheveux châtains et sous des cheveux gris. François Maynard, Stances, la Belle Vieille
  • Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille, Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs. Rose Étiennette Gérard, dite Rosemonde Gérard, Les Pipeaux, Fasquelle

Images d'illustration du mot « cheveu »

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Traductions du mot « cheveu »

Langue Traduction
Portugais cabelo
Allemand haar
Italien capello
Espagnol cabello
Anglais hair
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Synonymes de « cheveu »

Source : synonymes de cheveu sur lebonsynonyme.fr


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