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Apostat

Définitions du mot « apostat »

Trésor de la Langue Française informatisé

APOSTAT, ATE, adj. et subst. masc.

I.− Adj. Qui a abandonné publiquement sa religion, notamment la religion ou une confession chrétienne, ou renoncé à des vœux monastiques :
1. Montrez-nous, avant ce moine apostat [Luther], une société où l'on professât votre doctrine? Lamennais, Essai sur l'indifférence en matière de relig., t. 1, 1817-23, p. 156.
2. Je ne conserve pas de copie de toutes mes lettres. J'aurais parlé rudement de Léon XIII, que je n'aime guère, il est vrai. J'aurais rappelé le Nolite à propos des entreprises de ce pontife en faveur de la République Française, athée, renégate, apostate, sacrilège, parricide, infanticide et concordataire et à propos de la démocratisation du clergé, choses qui ne peuvent être justifiées par aucun texte. Bloy, Journal,1900, p. 44.
3. La croix est, pour le chrétien, le plus haut symbole de l'idée de sacrifice et de rédemption : nous honorons sa conviction. Mais, pour l'israélite, la croix est le rappel lugubre de sanglantes persécutions; un juif apostat, qui s'agenouille devant elle, ne peut inspirer qu'aversion ou tristesse à ses coreligionnaires, si exempts soient-ils de tout fanatisme. Weill, Le Judaïsme,1931, p. 215.
P. anal. Qui trahit une cause, un parti, etc. :
4. Ces étranges républicains, ces républicains apostats, tenaient un compte très exact de toutes leurs données, sauf une, sauf la principale, celle qui avait été la condition de leur arrivée au pouvoir et qui restait maîtresse de leur départ éventuel. Comme il s'agissait d'eux, la démocratie cesserait d'être versatile... Maurras, Kiel et Tanger,1914, p. 37.
II.− Subst. masc. Celui qui fait acte d'apostasie :
5. Et quand il aura prêché la terre pendant deux ans plus cent quatre-vingt-trois jours, qu'il aura bien persécuté les fidèles devenus des apostats ou des martyrs, qu'il aura ruiné les saints lieux, ouvert tous les cachots, égorgé tous les prêtres, accaparé les multitudes, et qu'il possédera des royaumes, des armées, des prosélytes, des trésors, le ciel enverra à la fois le prophète Élie avec le prophète Énoch... Flaubert, La Tentation de st Antoine,1849, p. 491.
P. anal. Celui qui trahit une cause, un parti, abandonne une opinion :
6. Les apostats de toutes les opinions accourent en foule, n'ayant conservé de leurs doctrines passées que l'habitude des moyens coupables. Constant, De l'Esprit de conquête,1813, p. 257.
PRONONC. ET ORTH. : [apɔsta], fém. [-at]. Pt Lar. 1906 précise que le fém. est peu usité. Rob., Lar. encyclop. et Quillet 1965 ne mentionnent pas le féminin.
ÉTYMOL. ET HIST. − 1265 adj. « qui a abandonné son ordre religieux, renié ses vœux » (Statuts d'Hôtels-Dieu, 103, [Le Grand] ds Quem. : Cil qui y demeurent oultre un an [en la Meson Dieu, le Conte], Il s'obligent aus veus sollempnés de religion, ne plus il n'en pueent yssir, qu'il ne fussent apostas et reniez de notre rigle); 1274 id. (Chron. de S. Denis, ms. Ste-Gen. fo190ads Gdf. : Un moine apostate, c'est a dire renoié de la foi); av. 1539 subst. « qui a renié Dieu » (Gringore, 1, 14 : Par orgueil il fut le premier apostat); d'où fig. xvies. « qui renonce qui abandonne » (Ronsard, 571 ds Littré : Je quitte, apostat des amours, La soulde, le camp et les armes). Empr. au lat. eccl. apostata « id. » adj. (Tertulien, Pudic., 8 ds TLL s.v., 252, 75); subst. (Id., op. cit., 9, ibid., 252, 60); empr. au gr. α ̓ π ο σ τ α ́ τ η ς « qui fait défection » d'où l'emploi du gr. eccl., Gr. de Nazianze, 2, 537, Migne ds Bailly.
STAT. − Fréq. abs. littér. : 103.
BBG. − Archéol. chrét. 1909. − Bible 1912. − Foi t. 1 1968. − St-Edme t. 1 1824.

Wiktionnaire

Nom commun

apostat \a.po.sta\ masculin (pour une femme on dit : apostate)

  1. (Religion) Personne ayant abandonné sa religion, qui a fait acte d’apostasie.
    • Vous n'êtes point apostats pour embrasser publiquement des principes nouveaux, qui sont ceux que vous admettez au fond de votre âme et que vous professez dans le secret de votre cœur; mais vous l'êtes quand vous croyez une doctrine et que vous en professez une autre. Vous êtes apostats, vils apostats, quand vous vous dites papistes, et que vous vous vantez de ne point croire à l’infaillibilité du pape ni à celle de l’Église; […]. — (Ferdinand François Châtel, Discours sur l'apostasie, octobre 1841, Paris : Imprimerie de Lange Lévy et Cie, p. 8)
    • Une religion qui punit de mort l’éventuel apostat est une religion qui me semble très peu sûre d’elle-même. — (Maurice G. Dantec, American Black Box, Paris, Éditions Albin Michel, 2007, p. 263)

Adjectif

apostat \a.po.sta\ masculin

  1. (Religion) Se dit d'un religieux qui a renoncé à ses vœux.
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

APOSTAT. n. m.
Celui qui a fait acte d'apostasie. Julien l'Apostat. C'est un apostat. Par apposition, Moine apostat, Qui a renoncé à ses vœux.

Littré (1872-1877)

APOSTAT (a-po-sta ; le t ne se lie pas ; au plur. l's se lie : des apostats effrontés, dites : des a-posta-z effrontés ; en poésie, des apostats rime avec bras)
  • 1Adj. m. Qui a apostasié, c'est-à-dire abandonné sa religion, renié ses vœux monastiques ou ses opinions. Un moine apostat. Une simple interrogation le rend apostat et parjure, Massillon, Pass.
  • 2 S. m. Puis-je vivre et me voir en ce funeste état De la sœur d'un martyr femme d'un apostat ? Rotrou, St-Gen. IV, 4.
  • 3 Fig. Qu'on m'ose prôner des sophistes pesants, Apostats effrontés du goût et du bon sens ; Alors, certes, alors ma colère s'allume, Gilbert, le Dix-huitième siècle.

HISTORIQUE

XIIIe s. Pou en est qui de court vuelent estre apostate ; Je ne m'en merveil pas, car chascuns les y flate, J. de Meung, Test. 341.

XVe s. Autre nom leur convient bailler, C'est apostat, qui pour doubtance D'avoir un peu de penitance, Ont voulu Loyaulté souiller, Orléans, Rondeau de Bouciquaut.

XVIe s. Quand l'homme se destourne totalement de Dieu, et est apostat de toute la chretienté [le christianisme], Calvin, Instit 481. Ils ne se peuvent faire imitateurs des Levites, qu'ils ne soyent apostats de Jesus Christ, Calvin, ib. 1185. Je quitte, apostat des amours, La soulde, le camp et les armes, Ronsard, 571.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

APOSTAT, apostata, homme qui abandonne ou renie la vraie foi, la vraie religion. (G)

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Étymologie de « apostat »

Du latin apostata.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Ἀποστάτης (voy. APOSTASIE) ; provenç. et ital. apostata.

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Phonétique du mot « apostat »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
apostat aposta

Évolution historique de l’usage du mot « apostat »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « apostat »

  • Pour prouve que l'Institution saoudienne aurait changé, Mohammed Al-Issa a déclaré par exemple lors de sa dernière venue en France qu'« un musulman qui ne respecte pas les lois de la République ne pratique pas l’islam authentique ». Dans plusieurs interviews accordées à la presse française, Al-Issa a confirmé que la nouvelle politique de son pays - depuis que les rênes du pouvoir ont été prises par le prince-héritier Mohamed Ben Salmane - serait de promouvoir un islam plus modéré, rappelant notamment que d'après le texte officiel de "la charte de La Mecque" signée en mai 2019 par la LIM avec 1 200 savants de tous les pays, "l’essence des religions est le bien de l’humanité, non la guerre ou la confrontation entre cultures ou civilisations. Leur but est d’assurer la sécurité et la stabilité, la miséricorde pour les êtres humains et entre eux". Des propos étonnants de la part d'un Royaume dont le virus idéologico-religieux wahhabite-salafiste a littéralement inondé le monde musulman depuis les années 1970 jusqu'à défigurer l'islam jadis plus modéré de nombreux pays d'Asie, d'Afrique (Mali, Burkina, Somalie, Maghreb, etc) au profit d'un islam "standardisé" salafiste foncièrement totalitaire et obscurantiste dont s'inspirent les jihadistes qui ne viennent pas de nulle part. On se souvient que depuis la guerre d'Afghanistan contre les Soviets jusqu'à la création de DAESH, ce salafisme-wahhabite qui a fini certes par échapper à ses créateurs est devenu avec l'idéologie des Frères-musulmans une véritable "matrice" du totalitarisme dans ses versions "piétistes", étatiques comme jihadistes. D'ailleurs, lorsque Mohamed al-Issa affirme que l'Islam ne permet la violence qu'au nom du "principe de défense" et que le fanatisme et l’extrémisme seraient issus d’une "interprétation fallacieuse des textes qui ne seraient pas propres à l’islam", on préfère en effet cet islam capable d'interpréter et de contextualiser et on aimerait bien sûr le croire, mais on a du mal à être convaincus non pas de sa sincérité personnelle mais de celle de son pays où les textes de l'école juridique hanbalite, (source du wahhabisme/salafisme, foncièrement chargés d'intolérance, de violence et de haine, ont fanatisé et continuent de fanatiser des générations de Saoudiens, de pèlerins et de musulmans venus "se former" en Saoudie. Ces millions de musulmans qui ont été "salafisés" depuis des décennies dans ce Royaume wahhabite y ont appris dans équivoque que le dit "jihad-défensif" commence dès que le non-musulman exerce un prosélytisme (donc sa liberté de culte) en milieu islamique, ce qui en fait un "ennemi" de l'islam, et que la peine prévue pour l'apostasie ou le blasphème est la mort. Lorsqu'il affirme dans un entretien que "Toutes les religions ont connu ces dérives : il suffit de regarder l’histoire. Certaines personnes, parmi les combattants de Daech, sont malades psychologiquement. D’autres ont suivi cette tendance en raison de problèmes économiques ou sociaux", cela ne correspond pas à la réalité: le judaïsme et ses rabbins même orthodoxes ont-ils jamais lancé des raids de conversion ou organisé des décapitations de musulmans, d'athées, de païens ou de chrétiens coupables d'exercer leur liberté de culte en Israël ou ailleurs? Les croisades chrétiennes elles-mêmes ne sont pas à mettre sur le même plan que les siècles de jihadisme, de pillages-conquêtes et autres pirateries arabo-berbères  ou turco-ottomanes pour la bonne raison que les chrétiens ont déclenché les croisades en Proche-Orient plus de quatre siècles après les premières conquêtes islamiques de terres chrétiennes (711, Espagne). On se demande par ailleurs si l'homme fait semblant d'ignorer le corpus wahhabite qui prescrit l'inégalité entre religions, le jihad contre les Infidèles, les châtiments corporels, les peines de mort pour apostats, "blasphémateurs" ou prosélytes non-musulmans. Dire que les violences au nom de l'islam sont étrangères aux textes sacrés et au corpus islamiques orthodoxes revient à exonérer le salafisme de toute remise en questions.  Atlantico.fr, "L'islam modéré" de la Ligue islamique mondiale (LIM) : mensonge pieux, ruse de guerre ou sujet d'espoir ? | Atlantico.fr
  • Selon les nouvelles dispositions, est considéré comme apostat celui qui commet un outrage contre Allah, ses anges, ses Prophètes et ses livres. BBC News Afrique, La Mauritanie révise sa loi sur l'apostasie - BBC News Afrique
  • Dans les prisons de Mauritanie, le calvaire d’un apostat La Croix, Mauritanie, un blogueur accusé de blasphème remis en liberté
  • Pour les oulémas, par essence beidanes, Cheikh a blasphémé et porté atteinte au prophète. Il est immédiatement arrêté, incarcéré, invité à se repentir dans un délai de trois jours, sinon il sera condamné à mort en tant qu’apostat, quand bien même il n’a pas renié sa religion. , Dans les prisons de Mauritanie, le calvaire d’un apostat
  • Déterminé à devenir ce que sa communauté appelle un apostat, Akim se lance sur le chemin du Christ, avec l'espoir d'être accepté tel qu'il est devenu par les siens. Le Monde.fr, « L'Apôtre » : D'Allah au Christ, le chemin d'un apostat
  • « Cet enregistrement est sans précédent, car c'est la première fois que le Qatar est ainsi spécifiquement dépeint comme un pays apostat, alors que d'autres États du Golfe, comme l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, sont épargnés », souligne Andreas Krieg, professeur assistant au King's College à Londres. « D'habitude, la région du Golfe est mise en cause par l'EI comme un bloc, avec une attention particulière portée à l'Arabie saoudite. » Le Point, Pourquoi Daech inquiète le Qatar - Le Point
  • Et d’ajouter que tout pays interdisant les prières quotidiennes dans les mosquées « est un pays apostat, et devenu un pays de guerre et non de paix, selon la jurisprudence islamique ». Abou Naim a expliqué à ce titre que des mesures pareilles pourraient « avoir des répercussions plus graves » étant donné « la colère divine qu’elles provoquent ». Hespress Français, Accusations d'apostasie: Abou Naim fait l'objet d'une enquête | Hespress Français
  • En Europe aussi, l’apostasie gagnerait du terrain bien qu’en l’absence de recensement lié à la confession religieuse, il soit impossible de déterminer combien d’ex-musulmans compte notre pays. Craignant les jugements et les représailles, les apostats préfèrent rester discrets et ne dévoilent leur secret que dans les milieux ou avec les personnes avec qui ils se sentent en confiance. Courrier international, Islam : en Belgique, les apostats doivent se taire ou souffrir
  • « C'est grâce au Coran que je suis devenu athée. Il suffit de le lire. » Né en 1987 à Damas dans une famille très pieuse, Omar Youssef Souleimane est un apostat. Il a participé au Printemps arabe, a dû fuir la Syrie en 2012, traqué par les services de renseignements, et vit depuis cinq ans en région parisienne. Le Point, Islam, le calvaire des apostats - Le Point
  • Loin des pays arabes, le phénomène prend également une ampleur en Europe, notamment, en Belgique où, craignant les jugements et les représailles, les apostats préfèrent rester discrets et ne dévoilent leur secret que dans les milieux ou avec les personnes avec qui ils se sentent en confiance. Bladi.net, Belgique : la détresse des personnes qui abandonnent l’islam
  • Car pendant des siècles, douter de Dieu ou cesser de croire ont fait partie des impensés en Égypte, comme dans l’ensemble du monde musulman. À la sanction prévue par le droit islamique – la peine de mort –, s’ajoute la forte réprobation sociale. Chacun se souvient que l’essayiste Farag Foda fut assassiné par le mouvement islamiste Gamaa Al-Islamiya en 1992 en raison d’une fatwa le déclarant apostat. , Être athée en monde musulman
  • Choisir l’apostasie, renier les croyances de nos parents, abandonner la religion qui est devenue aussi une part de notre identité est une voie difficile et solitaire. Les musulmans qui osent questionner ou douter de l’islam sont dénigrés, méprisés, et les apostats se permettant de critiquer sont systématiquement rejetés, ostracisés, et réduits au silence. Mais ce silence a un coût: nous sommes invisibilisés. Causeur, L'Obs accuse le mouvement #Exmuslim d'être récupéré... par l’extrême droite - Causeur
  • Baptisés mais souvent athées, les apostats tournent le dos à l’église pour rompre officiellement avec elle. midilibre.fr, Ces catholiques ont renié leur baptême : qui sont les nouveaux apostats de l'Eglise ? - midilibre.fr
  • Au sein de l’hémicycle du parlement, la présidente du bloc parlementaire du PDL, Abir Moussi, a affirmé qu’elle a été traitée d’apostat et d’avoir été décrite comme une ennemie à la religion musulmane. Directinfo, Tunisie : Abir Moussi traitée d'apostat au sein de l'ARP | Directinfo
  • En France, le film "L'Apôtre", de Cheyenne Carron, a levé le voile sur ces apostats, en racontant la conversion au catholicisme d'un jeune musulman, et ses difficultés à faire accepter ce choix par ses proches. L'Obs, En Europe, les apostats de l'islam commencent à se compter
  • Et cette jeune femme m’a fait l’honneur de sa confiance. Elle m’a parlé d’elle: ancienne salafiste, apostate, menacée de mort (ainsi que des proches) pour avoir eu le courage de suivre sa conscience plutôt que les prescriptions d’une secte. Elle m’a envoyé son histoire, et c’est peu de dire que son témoignage m’a ému. Je lui ai suggéré de le publier, je lui ai demandé de le faire: il est trop précieux pour ne pas être partagé. Elle a fini par accepter. J’espère que nous aurons encore bien d’autres occasions de la lire, ce qu’elle écrit est passionnant. Causeur, "Dans l'islam, on cherche seulement à obéir, et surtout ne pas être puni" - Causeur
  • Une attitude qui lui vaut l’hostilité du recteur de l’Université d’Al-Azhar, le Dr Ahmad Hosny. Dans une émission de télévision, le recteur a reproché à Islam Béheiri d’avoir prononcé «des diffamations contre les principaux interprètes classiques de la religion musulmane, dont notre grand imam Boukhari (810-870). Un tribunal a considéré ses propos comme étant une diffamation à la religion et une insulte à nos grands imams. C’est un apostat». cath.ch, Qualifié d'apostat, un réformateur égyptien est en danger de mort – Portail catholique suisse
  • Mais qu’est-ce que l’apostasie ? L’apostasie, en arabe e-rida, est le fait pour un individu adulte et responsable de renier sa religion. Dans le Coran, est apostat celui qui manifeste son choix de devenir mécréant après avoir été musulman. Pour les ulémas (savants de l’islam), est considéré comme apostat celui qui renie publiquement sa religion pour soit n’appartenir à aucune religion, soit rejoindre une autre religion. Pour préciser la position de l’islam vis-à-vis de l’apostat, il faut naturellement revenir au Coran, le premier livre de référence dans la religion musulmane : c’est, selon le dogme de l’islam, le livre de Dieu, qui porte sa parole. Les savants de l’islam sont unanimes : celui qui veut connaître la religion musulmane dans sa source authentique, doit se tourner vers le Coran. Croire ou ne pas croire est une question de conscience. La première chose à souligner, quand on s’intéresse à la question de la conscience religieuse, est le nombre de versets qui affirment la liberté de culte dans le Coran. Prenons, par exemple, la sourate la Concertation, verset 48 : “S’ils se détournent de toi... sache que tu n’es pas envoyé pour être leur mentor : ton rôle est de transmettre le message”. Ce verset rappelle au Prophète qu’il n’a ni autorité ni domination sur les individus et que son rôle ne consiste qu’à transmettre le message divin. Il témoigne, donc, du plus grand respect pour la liberté de conscience et la dignité humaine. Il en est de même pour les versets 21 à 26 de la sourate l’Enveloppante : “Fais-les se rappeler cela, ta vocation est de le rappeler, et non pas d’exercer une autorité exclusive sur eux, exception faite de celui qui s’est renié, le mécréant. Il sera châtié par Allah du plus grand châtiment. Car c’est vers Nous qu’ils feront leur retour et c’est à nous qu’incombe leur décompte”. Ces versets précisent que si certains ne veulent pas adhérer à ce principe, c’est à Dieu seul que revient le droit de les juger et de les punir. D’autres versets, qui s’inscrivent dans cette idée, pourraient encore être cités, comme par exemple le verset 99 de la sourate Jonas ou encore le verset 29 de la sourate La Caverne. Cependant, pour la majorité des religieux, cette tolérance de la religion musulmane ne concerne pas les musulmans, mais seulement les non-musulmans. Autrement dit un non-musulman est libre ne pas adhérer à la religion musulmane. En revanche, un musulman n’est libre ni de renier sa religion ni de la quitter pour une autre religion. Pour ces savants, un tel acte, inadmissible du point de vue de la religion, mérite la mort. Effectivement, l’apostasie est évoquée dans plusieurs versets : le verset 217 de la sourate la Vache, le verset 54 de la sourate la Table, le verset 25 de la sourate Mohamed, le verset 96 de la sourate Josef, le verset 137 de la sourate les Femmes, le verset 74 de la sourate le Repentir. Tous condamnent l’apostasie, mais aucun d’entre eux ne nous laisse entendre qu’il faudrait tuer l’apostat. Prenons l’exemple du verset 217 de la sourate la Vache, “l’apostat qui meurt dans son incroyance et qui trépasse tout en étant impie. Celui-là verra ses bonnes actions devenir inutiles sur terre comme dans l’au-delà. Il fait partie de ceux qui fourniront l’aliment du feu où ils demeureront éternellement”. L’idée d’un châtiment est donc présente, qui consiste à ne pas récompenser le mécréant de ses bonnes actions et à lui attribuer l’enfer comme dernière demeure. Nous remarquerons que rien ne dit que l’apostat doit être tué. Le verset parle certainement de la mort de l’apostat, mais rien n’est précisé ni sur le moment ni sur la manière dont il doit mourir. Il peut donc mourir de mort naturelle et tant que ce n’est pas autrement précisé c’est celle-là que nous privilégierons. Ce qui renforce cette façon de comprendre est que le verset ne dit pas “l’apostat qu’il meure” ou “l’apostat mourra” mais tout simplement “l’apostat qui meurt”. Ainsi, si certains versets évoquent le châtiment de l’apostat, tous ne parlent que d’un châtiment dans l’au-delà. Dieu se réserve donc le droit de juger de la foi de ses créatures et de les punir. D’autres versets viennent appuyer cette position comme les versets 137et 138 de la sourate les Femmes : “Ceux qui croient puis dénient, puis croient, puis dénient, enfin s’enfoncent dans la dénégation ; ceux-là Dieu Se refusera à leur pardonner, à les guider sur aucun chemin. Fais annonce aux hypocrites qu’ils courent à un châtiment de douleur…” Ainsi, si l’apostasie est une transgression dont le Coran avertit les musulmans de ne pas la commettre, rien ne dit qu’il faut tuer l’apostat. Cependant, les anciens juristes ont une autre position ; ils considèrent que l’apostat doit être condamné à mort et exécuté. Cette condamnation est pour eux d’une telle évidence que leur attention a été attirée par d’autres questions qui les ont largement occupés : fallait-il poser un ultimatum à l’apostat, lui enjoignant de renoncer et de revenir à l’islam ou pas ? De quel délai pouvait-on convenir ? Certains proposaient une heure, d’autres un jour, d’autres trois jours ou encore un mois. La question des biens de l’apostat et de leur transmission faisait aussi partie de leurs préoccupations ainsi que celle des critères permettant de prouver qu’une personne est apostat ou pas.  Pourtant, les commentateurs des textes coraniques ne vont pas dans cette direction. Aucune référence à la condamnation à mort de l’apostat n’est évoquée ni dans le commentaire de Tabari ni dans celui Ibn Kathir ni dans celui des Djalalaïne. Il faut, cependant, réserver une place à part à Qortoubi qui ne donne pas son avis personnel, mais se contente de relater la position des différents juristes, alors que la logique veut que pour déduire une règle juridique d’un verset, il faille d’abord l’interpréter. C’est donc le juriste qui doit s’appuyer dans son travail sur le commentateur et non le contraire. Pour justifier la condamnation à mort de l’apostat, les juristes se fondent, sur deux éléments : un hadith rapporté par Ibn Abas et dans lequel il affirme avoir entendu le Prophète dire “Celui qui change de religion, tuez-le”, et la guerre, dite guerre contre l’apostasie, menée par Abou Baker. Sur ce second point, il s’agissait, en fait, de guerres menées contre certaines tribus qui s’étaient rebellées, juste après la mort du Prophète, au prétexte qu’elles ne devaient obéissance qu’au Prophète et que sa disparition les relevait de leur serment et de leurs obligations. Pour certains penseurs, comme Mohamed Abed El-Djabiri et Ferhat Othman, ce fait historique n’a rien à voir avec la question de l’apostasie. Selon eux, il est nécessaire de replacer ces guerres, menées par Abou Baker, dans leur époque : la préservation de l’État et sa stabilité, dans le contexte politique d’un État musulman fraîchement construit. Quant au hadith rapporté par Ibn Abbas, rappelons tout d’abord les critères que les savants du hadith imposent pour distinguer entre le hadith authentique et le hadith qui ne l’est pas : ils insistent sur le fait que le hadith rapporté ne doit contredire ni le Coran ni la tradition du Prophète. Or, ce hadith va non seulement à l’encontre des versets coraniques, mais aussi à l’encontre de la tradition prophétique ; les savants de l’islam sont unanimes : aucun apostat n’a été exécuté du vivant du Prophète. Selon Amel Grami, ce hadith ne peut appartenir au Prophète, car il s’oppose aux principes moraux et à l’esprit de l’Islam en tant que religion de miséricorde, d’amour et de pardon. Aujourd’hui, la grande majorité des musulmans, jurisconsultes comme gens du commun, pensent que la règle de l’islam impose l’exécution de l’apostat. En Mauritanie, des hommes et des femmes sont sortis fêter la condamnation à mort du jeune Mohamed Cheikh Ould Mohamed. La position des anciens juristes l’emporte donc sur l’attitude préconisée par les textes coraniques et la tradition du Prophète. Ajoutons qu’il est important d’observer que le hadith, qui justifie la condamnation à mort de l’apostat, est rapporté par Ibn Abbas donc par un homme. Or quelles que soient l’intégrité d’un homme et la capacité de sa mémoire, il ne demeure qu’un être humain et l’humain est imparfait par nature et par principe. Principe qui se déduit du dogme de l’unicité divine : Dieu est unique dans son être et dans ses attributs dont le premier est la perfection. Si Dieu seul est parfait, la cohérence exige que tout être humain soit imparfait. Quoi qu’il en soit, une chose est sûre, et c’est le moins qu’on puisse dire, cette règle juridique condamnant à mort l’apostat suscite le doute ; et si doute il y a, il est donc préférable et plus prudent de douter de la parole d’un être humain (Ibn Abbas), plutôt que d’aller à l’encontre de ce que dit le Coran. Il est essentiel de choisir la vie sur la mort, car c’est d’un être humain dont il s’agit. http://www.liberte-algerie.com/, L’islam ordonne-t-il réellement de tuer l’apostat ?: Toute l'actualité sur liberte-algerie.com
  • Maryam Namazie a fondé en 2007 en Grande-Bretagne le Conseil des ex-musulmans, pour porter l’attention sur la situation des apostats. Le Point, Maryam Namazie : « Il y a un tsunami d'athéisme dans le "monde musulman" » - Le Point
  • OUI ,il faut en avoir des co.illes pour être un apostat de l'Islam. Surtout dans ce pays où ils ne pourront jamais compter sur la gôche et cette soit-disant droite pour les protéger..:le nouvel-obs en est la preuve comme tous ceux qui sont à l'origine du CFCM (UMPS,LR,cocos,centristes) .EX-musulman ,oui!... musulman modéré je n'y crois pas une seconde. Valeurs actuelles, Violences familiales : les ex-musulmans en danger pendant le confinement | Valeurs actuelles
  • Difficile de ne pas serrer les dents devant le « Journal d’un apostat ». L’actualité post-révolutionnaire servant de prétexte, cette fiction d’Anouar El Fani brasse les événements qui se sont déroulés du 17 décembre 2010 au mois de janvier 2016, du point de vue d’un imam mal dans sa peau, pour verser dans une démystification des impostures de l’islam politique. Mais on n’y voit que du feu : ce récit aux coutures lâches peine à ressembler à un journal intime. Nawaat, Nawaat – « Journal d’un apostat » d’Anouar El Fani : de la littérature dispensable
  • Dans un autre tweet, elle enfonce le clou : "Les partis politiques français préfèrent investir des candidats maghrébins de confession musulmane, plutôt que des candidats français de confession catholique". Pour Agnès Cerighelli, c’est une véritable discrimination. "La République est laïque, la France est chrétienne. Tout catholique qui soutient l’élection d’un musulman est un apostat", affirme-t-elle. Bladi.net, France : une élue ne veut pas de candidats d’origine marocaine
  • Baatour a indiqué à Human Rights Watch avoir fui en France, où il a demandé l’asile, après avoir reçu des dizaines de messages sur Facebook Messenger de la part d’utilisateurs non identifiés le traitant d’apostat et le menaçant de mort. Un prédicateur tunisien notoire a appelé à l’application de la punition prévue par l’islam pour apostasie qui, d’après celui-ci, serait la mort. La Tunisie n’a pas de loi criminalisant l’apostasie. Human Rights Watch, Tunisie : Mettre fin aux poursuites contre un défenseur des droits humains | Human Rights Watch
  • J’ai aussi une pensée pour tous ces salariés d’origine maghrébine qui devront manger en cachette ou attendre la fin de leur shift pour éviter d’attirer les foudres de leurs collègues musulmans et ainsi éviter une réprobation communautaire, voire un outing forcé qui aura pour conséquence un rejet familial. En effet, il ne fait pas bon d’être un apostat dans une famille musulmane et encore moins dans un environnement où la religion majoritaire est l’islam. On deviendrait sans nul doute le mouton noir qu’il conviendrait d’égorger pour l’Aïd. Valeurs actuelles, Sexe, drogue et goinfrerie : la face cachée du ramadan | Valeurs actuelles
  • L’imam Ahmed commence alors à se poser des questions sur les origines du terrorisme islamique. Le genre de questions qui provoque chez le croyant un conflit intérieur et des tourments, voire une déchirure s’il ose franchir le pas en renonçant à sa religion, en devenant un apostat. Ahmed procède aux révisions les plus déchirantes. Après de longues réflexions, il abjure sa foi, et cela après plusieurs années de foi et de piété. Kapitalis, ‘‘Journal d’un apostat’’ : Anouar El Fani démasque la perfidie des islamistes - Kapitalis
  • Pourquoi? Parce que pour accepter de se distinguer des autres musulmans en affichant ce look islamiste que la majorité des musulmans du monde refusent d’adopter, il faut avoir été convaincu par les islamistes. Un tel homme pourra un jour céder aux injonctions des prédicateurs qu’il connaît, ou des textes religieux: les islamistes qui coupent les gorges sont aussi ceux qui tiennent à cette coupe rituelle. Celui qui les croit quand ils lui disent que «la barbe longue et taillée et les moustaches presque rases» le mèneront au paradis, pourra les croire aussi quand ils rendent obligatoire le meurtre du musulman apostat, le massacre des mécréants, et la vente de leurs femmes et leur viol. Car tout cela vient des mêmes livres, disponibles dans les librairies islamiques et les mosquées, dont le contenu est enseigné dans toutes les écoles d’imams de France, y compris celle de la mosquée de Paris. Le Figaro.fr, «Les radicalisés les plus dangereux sont aussi les plus discrets»
  • L’apostat de K-Libr’ C‘est un 17-titres. Seize chansons et un outro, où l’artiste fait des remerciements aux personnes et institutions qui ont marqué toute sa carrière et un chapeau à ceux qui l’ont supporté sur cette dernière production. Dix artistes invités. Et les invitations ont été faites par affection, affinité, ressemblance, et coup de cœur, selon ce que nous a confirmé K-Libr’. Il y a Bélo ; il a été invité sur « Anthropocalypse » parce qu’il est ambassadeur de l’environnement et qu’il connaît bien le sujet. Jean Jean Roosevelt, sur « Qui, d’où, quoi ? » ; parce qu’il est un artiste d’un engagement universel. BIC est le choix idéal pour parler des Maladies Socialement Transmissibles sur une musique où Tamara Suffren assure le refrain (MST)… Ce sont des justificatifs tels ceux-ci ou encore sa longue amitié avec Dug-G pour un titre tel « Vrè zanmi », où l’on retrouve aussi Lucci et Azee. Et plus loin, c’est le même discours qu’il tient pour parler du choix de Wendyyy Traka sur « N’ap pèfome », une partie de plaisir qui respecte néanmoins le fil conducteur de l’album. D’autres artistes tels Ed Daliriks (Plim ak Papye), PIC (Sou kote), Azee (Fè bri) et Lucci (N’ap pèfome) sont sur cet album. « L’apostat », c’est un revirement, un reniement, un désenchantement par rapport à des soi-disant valeurs que jadis il défendait du bec et des ongles. Aujourd’hui, K-libr’ préfère choquer les gens que de les mentir. Il n’y a aucune ombre de frustration sur cet album ; ses frustrations, il les a ouvertement lâchées dans « Mes tourments », son avant-dernier. C’est doc en homme libre qu’il revient avec un concept qu’il a développé en seize chapitres ou tracks, sur des années d’observations. Cet album, autoproduction de l’artiste, est une étude du système, des espaces d’évolution, de nous-mêmes. La religion, l’éducation, la culture, l’amour, la corruption, le succès, l’immoralité, et le b.a.-ba de la société sont revus à travers les titres. Les nombreux masques que nous portons au cours de la journée pour chaque circonstance illustrent une attitude et des mœurs hypocrites qui n’échappent pas à sa plume. Entre nos discours et nos actions il n’y a aucun pont, aucun lien, observe-t-il. Nous sommes des hypocrites, tous, à un niveau ou un autre, et toutes ces observations et autres ont poussé l’artiste à s’apostasier. Autant que les textes, l’album "L’apostat" est un mélange de rythmes, de vibrations que l’auteur a été chercher un peu partout durant trois ans. L’album est enraciné à une thématique. K-libr’ ne veut plus se battre contre des faits sociaux, il ne veut plus justifier ses opinions sur des chansons. « L’apostat » propose les gens à la réflexion, à être cohérents avec eux-mêmes, à faire une analyse des faits et des discours véhiculés au cours de leur vie. L’album a du mordant, les beats sont festifs, mélodieux. Fred Hype, Dice, Nice beat, Bad-G se sont joints à K-libr’ dans la production musicale. L’artiste trouve que le ''trap'', qu’on retrouve sur cet album lui donne plus liberté d’expression. Considéré comme l’un des rappeurs les plus aimés du pays, K-libr' a toutefois observé que ses œuvres n’ont pas eu l’appréciation espérée. Lyriciste de renom, son plus grand succès est « Boutèy anlè ». Là encore, le rappeur se retrouve désolé que la chanson n’ait pas été comprise dans sa vraie dimension. 2016, fin de carrière K-Libr' s'est révélé au sein de Mystic 703 comme un grand lyriciste, un rappeur d’une grande ingéniosité, qui s’est tout de suite forgé une réputation. Né Valckensy Dessin le 23 janvier 1981 à Port-au-Prince, K-libr’ est souvent classé au rang des rappeurs intellectuels. Sa musique est souvent jugée d’élitisme par plus d’un. Pourtant l’artiste confie qu’il ne fait pas de classe dans sa production. Normalien, il a aussi entamé des études en sociologie à la Faculté des Sciences humaines. Poussé par son père, K-libr’, dès son plus jeune âge, s’est beaucoup investi dans les études et s’est attaché à des valeurs qu’il a défendues dans ses œuvres. Il a souvent dénoncé la médiocrité qui entache notre quotidien jusqu’à son apostasie déclarée officiellement sur l’album « L’apostat » sorti officiellement ce samedi 9 juillet 2016 à Yanvalou (Port-au-Prince). K-Libr' pense que son rôle d’éducateur peut toujours se tenir à travers des bouquins, des débats. À 35 ans, il veut se tourner vers autres choses. Son dernier album, « L’apostat », dit-il, n’est qu’une œuvre pour répondre au rendez-vous avec l’histoire ! Le Nouvelliste, Ticket | K-Libr’ présente « L’apostat », le dernier album de sa carrière
  • Que la condamnation des apostats soit encore sujette à la peine de mort dans de nombreux pays musulmans, ou condamnable pénalement dans plusieurs autres (ils y encourent la dissolution de leur mariage, l’enlèvement de leurs enfants et la privation du droit de succession), c’est déplorable mais ce sont leurs affaires. En revanche, que de telles condamnations soient reprises sous nos cieux, et peu ou prou appliquées à des musulmanes et musulmans résidant en Suisse, c’est inacceptable. C’est pourtant le cas! Le Temps, Islam: apostasie et autres joyeusetés - Le Temps
  • Le Coran ayant , parait-il , été dicté par Allah en personne , ne peut être ni amendé , ni discuté , ni contesté par un musulman , sous peine de mort comme apostat. L'Islam ne pouvant donc être réformé , il ne reste plus qu'à le combattre. Valeurs actuelles, Réformer l’islam ou le combattre ? | Valeurs actuelles
  • Le point central du phénomène appelé "islamique" est l'idéologie qui anime ses militants. C'est le salafisme-jihadisme qui correspond à une lecture littérale des textes sacrés de l'islam :  le Coran, les Hadiths et la vie de Mahomet. Cette "pureté" idéologique est très attractive pour les militants mais aussi pour les nouveaux adeptes qui voient dans cette interprétation de l'islam une réalité "révolutionnaire" qui combat les "mécréants" (les juifs, les chrétiens et les athées) et les apostats (les "traîtres à l'islam" que sont les chiites et, globalement, tous les dirigeants musulmans de la planète). Le fondement est simple: tous ceux qui ne pensent pas comme eux sont des individus à éliminer. Atlantico.fr, Vous pensiez Daesh battu ? Revoyez votre copie | Atlantico.fr
  • Une conférence internationale a été organisée fin juillet à Londres par le Conseil des ex-musulmans d’Angleterre, dénonçant notamment la condamnation à mort des « apostats » dans l’islam. La Croix, « L’athéisme progresse dans le monde musulman »
  • Du grec « apostasis » signifiant « se tenir loin de », l'apostasie est, selon le Petit Larousse illustré 2014, un « abandon public et volontaire d'une religion, particulièrement dans la foi chrétienne ou musulmane ». Cette renonciation peut se faire au profit d'une autre confession ou d'aucune. Celui qui fait Å?uvre d'apostasie est appelé apostat. Chez les catholiques, la débaptisation est en quelque sorte la formalisation de l'apostasie, terme connoté, associé à la violence et qui renvoie à une réalité historique qui n'a plus rien à voir avec la chrétienté d'aujourd'hui. Au Moyen Age, au temps de l'Inquisition, l'apostasie pouvait mener au bûcher. Au XXIe siècle, celui qui renie son baptême ne peut plus avoir droit ni aux sacrements (notamment l'eucharistie) ni aux obsèques religieuses. leparisien.fr, Apostasie - Le Parisien
  • Liberté : liberté de croire ou de ne pas croire. Que se passe t il lorsqu'un musulman se déclare apostat ? Égalité : des droits identiques pour les hommes et les femmes, pour les croyants et les non-croyants Fraternité : pouvoir se serrer la mains, partager un repas sans interdits alimentaires L'Obs, « Le CCIF a une approche très antirépublicaine et très communautariste »
  • Je parle de malédiction de l’apostat car, pour certains musulmans, renier sa religion équivaut à être maudit. Mon propre père m’a souhaité la mort parce que je ne pratiquais plus. Selon l’islam rigoriste défendu par les Frères musulmans ou les salafistes, l’apostat est condamné à mort. Le Monde des Religions, Soufiane Zitouni : "Je revendique la tradition laïque républicaine et la tradition musulmane" - Savoir - Le Monde des Religions
  • Le père Rodrigues finit par retrouver le père Ferreira et, comme lui, il n'aura d'autre choix que l'apostat. Il terminera sa vie comme moine bouddhiste, sous le nom de Okada Semon – un être « perdu pour Dieu ». « On déplace les montagnes et les rivières, on ne change pas la nature de l'homme », dit un proverbe bouddhiste. Le Point, L'histoire derrière l'histoire du film de Martin Scorsese - Le Point
  • Le phénomène reste très marginal avec environ un millier de personnes par an. Pour devenir apostat, une solution «à l’amiable» avec le Créateur consiste à écrire au diocèse qui conserve le registre pour qu’il mentionne à côté de votre nom, «a renié son baptême par lettre datée du …» Il existe même des modèles sur Internet. Slate.fr, L'Eglise catholique conservera la trace de votre baptême, même si vous le reniez | Slate.fr
  • « L’apostasie (du grec ancien ????????? (apostasis), « se tenir loin de ») est l’attitude d’une personne, appelée un apostat, qui renonce publiquement à une doctrine ou une religion. » (Wikipedia) Sur le blog de Moom_light, que je vous suggère également de suivre sur twitter (@moom_light) : Au téléphone et entre deux gorgées de Coca, je glisse quelques mots en arabe à l’attention […] madmoiZelle.com, Apostasie : Moi, arabe, athée
  • Plus récemment, le grand cheikh Assoudaïsse, imam d’al Haram Charif, a investi la tombe du prophète tenant à la main un appareil de décontamination qui projette des produits chimiques sur le sanctuaire du Messager d’Allah, entouré des forces de la police et des caméramans qui filment la scène surréaliste. Les prédicateurs radicaux qualifient cet imam d’apostat, décrètent son excommunication et traitent la famille des Al Saoud de tous les noms d’oiseaux. Maroc Diplomatique, Les religions, le covid 19 et le choc des paradigmes
  • Du cinéma de Kurosawa, un personnage central semble s’être échappé, Kichijiro (Yosuke Kubozuka), loque humaine, apostat qui accepte de guider les deux prêtres portugais pour mieux les trahir. Figure excessive, il incarne avec une vigueur extraordinaire cette pulsion de survie qui conduit à la trahison. Il est aussi bien le descendant de Judas que du Charlie (Harvey Keitel) de Mean Streets, qui abandonnait son alter ego Johnny Boy (Robert De Niro) pour ne pas perdre sa place. Le Monde.fr, « Silence », de Martin Scorsese : il était une foi au Japon
  • Pour réitérer sa position contre Al-Qaïda, l'IS a récemment publié une longue vidéo "documentaire" énumérant toutes les raisons qui auraient fait d'Al-Qaïda et de ses branches, y compris le JNIM, des "apostats". Le groupe a utilisé cette vidéo pour inciter les membres d'Al-Qaïda à faire défection à l'IS. BBC News Afrique, Le Sahel devient le dernier champ de bataille d'Al-Qaida - BBC News Afrique
  • Son texte compte 103 pages de discours de haine, contre le juif, contre le chrétien, contre l'apostat, contre la démocratie et ses valeurs. À tel point que certains ont qualifié ce brûlot de Mein Kampf du petit djihadiste. Le Point, Terrorisme : le « Mein Kampf » des soldats de Daech - Le Point
  • Taisons nous donc, nous risquerions d’être taxés d’islamophobes voire carrément d’apostats, crime abominable puni de la peine de mort voire de la lapidation dans plusieurs pays musulmans. Le credo musulman dont M. Wone se fait l’écho ici relève d’un islam radical qui est quasiment religion d’État dans ce pays, propagé et défendu par la classe politique toutes chapelles confondues ainsi que par les « tarikas » de toutes obédiences. SenePlus, NON PENDA, ON NE PEUT PAS DISCUTER DE L'ISLAM AU SENEGAL | SenePlus
  • La question de la sanction appliquée à l’apostat a récemment été soulevée, notamment en 2006 lorsqu’un Afghan a quitté l’islam pour se convertir au christianisme. L’Ayatollah al Ozma Jassein Ali Montazeri et d’autres dignitaires religieux se sont exprimés à cette occasion pour dénoncer l’application de la peine de mort à toute personne ayant adjuré l’islam et embrassé une autre religion. Opinion Internationale, Journée mondiale contre la peine de mort : des raisons de l’abolir selon l’islam, par Michel Taube - Opinion Internationale
  • Il était d’ailleurs chrétien et bien qu’il n’ait jamais renoncé à la foi chrétienne, il n’a été qualifié d’apostat (c’est-à-dire ayant renié sa foi et non pas combattu les chrétiens comme le soutient Mr Mélenchon) que bien plus tard, quand on s’intéressa et que l’on compris bien mal les actions de son court règne pendant lequel il émit un des premiers édits de tolérance abrogeant entre autre les mesures prises à l’encontre… des chrétiens. Contrepoints, Quand Mélenchon se plante dans sa leçon sur la laïcité | Contrepoints
  • Encore plus grave, l’allégeance religieuse de Zawahiri au leader des taliban, Haibatullah Akhundzada (comme c’était le cas pour leurs prédécesseurs, Oussama Ben Laden et le mollah Omar) est refusée. En effet, si l’émir d’Al-Qaida est bien un chef politique et militaire, le guide en matière de religion est le chef des taliban. Par contre le « calife » de l’Etat Islamique ne reconnaît aucun supérieur hiérarchique (même théorique) puisqu’il est lui-même - descendant du prophète - le chef politique, militaire et religieux du califat. Trahison suprême, les taliban - donc les supérieurs religieux d’Al-Qaida – ont signé le 29 février un accord à Doha directement avec les "mécréants" Américains concernant la situation en Afghanistan. La politique d’ouverture des taliban qui se seraient engagés à ne plus viser les intérêts des « Croisés et des tyrans » et qui, de plus, entretiennent de bonnes relations avec les apostats iraniens et pakistanais est violement condamnée. Dans l’esprit des dirigeants de Daech, les "traîtres" (Al-Qaida et les taliban) ont fait alliance avec le "Satan" (les États-Unis). A propos des chiites, les taliban viennent de donner un argument de poids à Daech en rendant publique la religion chiite d’un de leurs émirs régionaux. C’est donc bien la preuve de la "collusion" des taliban avec les apostats. CQFD. Atlantico.fr, Daech contre Al-Qaida, la guerre totale ? | Atlantico.fr
  • Pour Ibn Taymiyya, qui adopte les propos tenus par Hallāj est incrédule, un apostat d’après le consensus des musulmans. Mizane info, La notion d'excommunication chez Ghazali et Ibn Taymiyya : le procès d'al-Hallaj 3/3

Traductions du mot « apostat »

Langue Traduction
Anglais apostate
Espagnol apóstata
Italien apostata
Allemand apostat
Chinois 背道者
Arabe مرتد
Portugais apóstata
Russe отступник
Japonais 背教者
Basque apostate
Corse apostate
Source : Google Translate API

Synonymes de « apostat »

Source : synonymes de apostat sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « apostat »

Apostat

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