La langue française

Acier

Sommaire

  • Définitions du mot acier
  • Étymologie de « acier »
  • Phonétique de « acier »
  • Évolution historique de l’usage du mot « acier »
  • Citations contenant le mot « acier »
  • Images d'illustration du mot « acier »
  • Traductions du mot « acier »
  • Synonymes de « acier »

Définitions du mot acier

Trésor de la Langue Française informatisé

ACIER, subst. masc.

I.− Acier
A.− Emplois techn.
1. MÉTALL. et lang. commune. Métal plus dur et plus résistant que le fer, obtenu par un alliage de fer et de carbone (moins de 1,8 %) :
1. On détrempe l'acier en le faisant rougir au feu et en le laissant refroidir peu à peu. Ac.1835-1932.
[Suivi d'un déterminatif] :
2. Le côté frappant de cette exposition, c'est l'introduction dans la peinture de tout le brillant, de tout le cliquetant, de tout le coruscant du bric-à-brac. Elle n'est plus que le trompe-l'œil des reflets de la céramique, des éclairs de l'acier ciselé, des lumières cassantes de la soie et du satin. E. et J. de Goncourt, Journal,mai 1875, p. 1066.
3. [l'acier à] 0,30 à 0,35 pour cent de carbone [est l']acier demi-dur, trempé. R. Champly, Nouvelle encyclopédie pratique,t. 2, 1927, p. 11.
4. Le traitement s'emploie... pour certains aciers auto-trempants... R. Champly, Nouvelle encyclopédie pratique,t. 2, 1927p. 59.
5. ... il fallut d'abord la découverte du ciment dit de Portland, importé d'Angleterre; ensuite, celle de l'acier Bessemer, procédé allemand;... P. Morand, New-York,1930, p. 38.
6. Et pourtant, avant les angles, l'acier chromé, les poules minces et mal nourries, le jus de légumes, le théâtre pour chats siamois, les chats pour valises et les valises pour T.S.F., le temps disparu avait tant de choses pour lui que jamais nous ne retrouverons :... L.-P. Fargue, Le Piéton de Paris,1939, p. 178.
Rem. Syntagmes rencontrés. 1. Syntagmes dont acier est le 1erélément : types d'acier, classés a) selon le mode de fabrication : acier Bessemer, acier Martin, acier Thomas, acier au creuset, acier à l'oxygène, acier calmé, coulé, effervescent, électrique, fondu, fritté, puddlé, soudé; b) selon le mode de mise en forme : acier ciselé, comprimé, damassé, étiré, filé, à la presse, forgé, laminé, matricé, martelé, moulé, poli, profilé, tréfilé; c) selon les traitements physico-chimique ou thermique : acier de cémentation, de vitruration, acier recuit, acier revenu, acier trempé; d) selon la composition et la structure : acier demi-doux, demi-dur, natif, naturel, aciers alliés ou spéciaux, acier chromé, acier chrome-tungstène, acier (au) cobalt, acier cuivré, acier (au) manganèse, acier maraging, acier nickel, acier perlitique, acier platinite, acier (au) silicium, acier au tungstène; e) selon les emplois ou la destination : acier à aimant, acier auto-trempant, acier (au) béton armé (acier crenelé, acier de couture, acier tors), acier (pour) béton précontraint, acier de construction, acier à coupe rapide, acier de décolletage, acier de découpe, acier indéformable, acier inoxydable, acier austinitique, acier ferritique, acier martensitique, acier (à) outils, acier réfractaire, acier (à) ressort, acier à roulement. 2. Syntagme verbe + subst., type : tremper, détremper, façonner, fondre l'acier.
Loc., p. brachylogie. Bleu (d')acier. Qui a la couleur gris bleu de l'acier :
7. De cette famille naguère si nombreuse qu'elle occupait presque tous les territoires de l'Île-de-France et de la Brie, un seul rejeton vivait, le duc Jean, un grêle jeune homme de trente ans, anémique et nerveux, aux joues caves, aux yeux d'un bleu froid d'acier, au nez éventé et pourtant droit, aux mains sèches et fluettes. J.-K. Huysmans, À rebours,1884, p. 2.
2. Autres domaines
GRAV. Gravure sur acier :
8. Acier (gravure sur) d'invention française : c'est de la taille-douce sur acier fondu. Ch.-L. Carabelli,[Gravure].
HORLOG., rare. Acier tiré.
B.− P. métonymie
1. TECHNOL. L'acier. Industrie, le grand commerce de l'acier :
9. M. Chenay qui est roi du cuivre et de l'acier sera bon prince pour mon plomb. Il sait combien on doit manier soigneusement le métal. V. Hugo, Correspondance,1862, p. 410.
10. ... il [le Président du Conseil] proposa au parlement la mise en chantier de six cuirassés et reconquit ainsi les sympathies de l'acier; il assura de nouveau que la rente ne serait pas imposée et fit arrêter dix-huit socialistes. A. France, L'Île des pingouins,1908, p. 387.
Rem. Syntagmes : travailler dans l'acier, le monde de l'acier, les industriels qui produisent l'acier.
2. Littéraire
a) Partie métallique, p. ex. d'une arme, lame :
11. Quand il fut assis dans son fauteuil, près de son feu, pensant à la soudaine et complète réalisation de toutes ses espérances, une idée froide lui traversa l'âme comme l'acier d'un poignard perce une poitrine :... H. de Balzac, La Peau de chagrin,1831, p. 224.
b) Toute arme, tout instrument tranchant fait d'acier (couteau, épée, glaive, ...).
II.− D'acier
A.− Emplois techn. Synon. en acier.
1. MÉTALL. et lang. commune. Qui est fait à l'aide du métal acier :
12. ... il assura, par un geste qui lui était fréquent, ses grandes lunettes d'acier et fit quelques pas vers les galopins;... Champfleury, Les Souffrances du professeur Delteil,1853, p. 76-77.
13. Le collier de Top était fait d'une mince lame d'acier trempé. Il suffisait donc de l'affûter d'abord sur une pierre de grès, de manière à mettre au vif l'angle du tranchant, puis d'enlever le morfil sur un grès plus fin. J. Verne, L'Île mystérieuse,1874, p. 115.
Rem. Syntagmes rencontrés : aiguilles, boutons, chaînes, fermoirs, lames, pointes, ressorts d'acier.
2. Autres domaines
CHIR. Poumon d'acier. Poumon artificiel.
Pas d'acier. Pas de danse (par imitation des gestes de l'ouvrier qui travaille l'acier) :
14. À la liste déjà longue qui était à la portée du danseur au commencement du xviiesiècle, s'ajoutaient les mouvements gymnastiques et sportifs, les gestes acrobatiques et bouffons, les tours d'adresse et les imitations. Bien avant le pas d'acier, les maîtres de ballet du xviiene se faisaient pas faute d'utiliser les mouvements et gestes du travail : les entrées de scieurs, de bûcherons, d'ouvriers de tout genre figuraient dans nombre de ballets. Les pas élaborés à la fin du xvieet au début du xviiefurent étudiés et travaillés par une pléiade de grands danseurs au cours du xviie. J. Sazonova, La Vie de la danse,1937, p. 104.
Rem. Attest. unique. S'agit-il d'une allusion au titre du ballet (Pas d'acier) de S. Prokofiev créé en 1927?
B.− Au fig.
[P. anal. avec la solidité et la résistance du métal] Muscles d'acier.
[P. anal. avec la dureté de frappe d'une arme en acier] Bras d'acier.
[P. anal. avec l'inflexibilité de l'acier] Cœur d'acier. Cœur insensible et impénétrable aux influences extérieures :
15. Il vaut mieux avoir une âme douce dans un corps de fer qu'une âme d'acier dans un corps flexible et capricieux. H. de Balzac, Correspondance,1829, p. 419.
Rem. Comparer : cœur d'airain, de bronze, cœur de fer, cœur de marbre. Cœur d'acier insiste sur l'inflexibilité d'une attitude voulue.
C.− Argot
Baume d'acier. ,,Bistouri.`` (Ch.-L. Carabelli, Langue populaire, s.v.).
Blague d'acier (avoir une blague d'acier). ,,Avoir la langue bien pendue.`` (L. Rigaud, Dict. du jargon parisien, L'Argot ancien et moderne, 1878, p. 39) :
16. ... l'habitué qui tenait le plus le crachoir, le premier grelot de la réunion, en un mot une blague d'acier. D. Poulot, Le Sublime ou le Travailleur comme il est en 1870 et ce qu'il peut être,1872, p. 160.
Casque d'acier (avoir un casque d'acier). ,,Être solidement coiffé de quelqu'un, avoir quelque chose comme un béguin d'acier.`` (L. Rigaud, Dict. du jargon parisien, L'Argot ancien et moderne, 1878, p. 72).
Langue d'acier. Méchante langue.
Poitrine d'acier. ,,Cuirassier.`` (L. Merlin, La Langue verte du troupier, 2eéd., 1888).
Prononc. − 1. Forme phon. : [asje]. Enq. : /asie1/. 2. Homon. : assied(s) du verbe asseoir. 3. Dér. et composés : aciérage, aciération, aciérer, aciéreux, aciérie, aciériser, aciériste (cf. Lar. encyclop.).
Étymol. ET HIST. − 1. 2emoitié xies. (Les Gloses fr. ds les commentaires talmudiques de Raschi, Darmesteter-Blondheim ds Bibl. École hautes ét., 254efasc., t. 1, no1, glose de Raschi sur textes de Berakot et de Zebahim : Açiir « acier »); 1100 « fer pur combiné avec le carbone, plus dur et plus résistant que le fer » (Roland, éd. Bédier, 997 : ceignent espees de l'acer vianeis) d'où p. méton. a) 1100 « tranchant, pointe de l'épée » (ibid., 1550 : Tient Halteclere, sanglent en est l'acer); b) 1100 « arme en acier » (ibid., 1362 : Fers e acers i deit aveir valor); 2. ca 1200 emploi fig. de 1 « dur comme l'acier » (Chanson des Saxons, éd. F. Michelin, 3181 ds Cohn, Bemerkungen zu TL ds Arch. St. n. Spr., CXXXIX, 71 : Antre lui (s. e. Baudöin) et Berart sont d'acier dur trempé). Issu du b. lat. ac(c)iarium, équivalent du class. chalybs, glosé : « ferrum durum » (Götz, V, 340); ags. steli [m.h. all. stahl « acier »] (ibid. IV, 6, 22); (cf. ixes., ibid. II, 43, 23 : denticulum aciarium : σ τ ο μ ω μ α ́ τ ι ο ν [lame, partie tranchante d'instrument]; ac(c)iarium dér. du lat. class. acies « pointe (d'une arme, d'un instrument) », empl. absol. « pointe de l'épée »; (cf. acieris, aussi dér. de acies, glosé par Festus, 10, 1 ds TLL s.v. acieris, I, 399 : « securis aerea qua in sacrificiis utebantur sacerdotes »).
STAT. − Fréq. abs. litt. : 1 295. Fréq. rel. litt. : xixes. : a) 1 250, b) 3 016; xxes. : a) 1 816, b) 1 731.
BBG. − Bader-Th. 1962. − Barb.-Card. 1963. − Baudhuin 1968. − Bél. 1957. − Bénac 1956. − Blondheim (D. S.). Les Gloses françaises dans les commentaires talmudiques de Raschi. 2. Études lexicographiques. Baltimore, 1937. − Brard 1838. − Brun 1968. − Chabat t. 1 1875. − Chesn. 1857. − Comm. t. 1 1837. − Criqui 1967. − Daire 1759. − Delorme 1962. − Électron. 1963-64. − Fromh.-King 1968. − Galiana Déc. sc. 1968. − Gay t. 1 1967 [1887]. − Grand. 1962. − Laborde 1872. − Lacr. 1963. − Lav. Diffic. 1846. − Littré-Robin 1865. − Nysten 1814-20. − Siz. 1968. − Uv.-Chapman 1956.

Wiktionnaire

Nom commun

acier \a.sje\ masculin

  1. (Chimie) (Métallurgie) Alliage de fer et de carbone, dont la proportion de celui-ci ne dépasse pas 2%, susceptible d’acquérir, par certains procédés, un grand degré de dureté.
    • L’acier fondu a sur l’acier de cémentation l’avantage de l'homogénéité, que ce dernier ne peut avoir. — (Résultat des Expériences & Observations de MM. De Ch… & Cl… sur l'Acier fondu, dans le Journal de physique, de chimie, d'histoire naturelle et des arts, juillet 1788, , vol.33, p.46)
    • Tout cela est neuf ; le cuivre et l’acier de la locomotive reluisent, les voitures sont éclatantes, […]. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, ch. V, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
    • Le gréement dormant en fil d'acier galvanisé, peut supporter un effort de dix tonnes sans se rompre. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
    • L’industrie moderne, après de nombreuses tentatives, est parvenue à obtenir des aciers dits antirouilles, absolument inoxydables. — (Maurice Lecerf, Le Fer dans le monde, Payot, 1942)
    • La température à laquelle le kérosène brûle est suffisante pour faire perdre à l’acier environ 75 % de sa force. — (Louis Dubé, L’argument déterminant et les théories du complot, dans Le Québec sceptique, n° 67, p.5, automne 2008)
  2. (Par métonymie) Industrie et commerce de cet alliage.
    • Les géants de l’acier ont détrôné les rois du pétrole en 2004. […]. Les dix hommes d'affaires qui se sont le plus enrichis l'an dernier détiennent tous des parts dans les sociétés métallurgiques. — (Pascal Airault, Russie : les magnats de l'acier roulent sur l'or, Jeuneafrique.com, 14 février 2005)
  3. (Figuré) Quelque chose de très dur, résistant.
    • La rue m’a purgé. Mais aussi qu’on ne peut compter que sur soi-même, qu’il faut avoir un moral d’acier pour ne pas se laisser aller. — (Isabelle Rey-Lefebvre, Après la rue, le défi du retour à une vie « normale », Le Monde. Mis en ligne le 18 janvier 2019)
    • Des muscles d’acier.
    • Un cœur d’acier.

Adjectif

acier \a.sje\ invariable

  1. De couleur acier, gris neutre moyen sombre souvent mat. #AFAFAF
    • Une voiture acier.
  2. (Héraldique) Voir d’acier.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

ACIER. n. m.
Fer uni avec une faible proportion de charbon et devenu susceptible d'acquérir, par certains procédés, un grand degré de dureté. Tremper de l'acier, Le faire rougir au feu et le faire brusquement refroidir pour le rendre plus dur. Acier bien trempé. Acier de bonne trempe. Acier de Damas. Lame d'acier. Ressort d'acier. De l'acier cassant, élastique. On détrempe l'acier en le faisant rougir au feu et en le laissant refroidir peu à peu. Fig., Des muscles d'acier. Un cœur d'acier.

Littré (1872-1877)

ACIER (a-sié ; l'r ne se lie jamais ; l'acier et le fer, dites : l'asié et le fer) s. m.
  • 1Fer combiné avec le carbone et devenu susceptible d'acquérir par la trempe un grand degré de dureté.
  • 2 Par extension, arme blanche, glaive, poignard. J'ai senti tout à coup un homicide acier Que le traître en mon sein a plongé tout entier, Racine, Ath. II, 5. Mais l'acier des bourreaux fut plus prompt à trancher…, Corneille, Héracl. II, 6. Cette mère [au siége de Paris] Enfonce, en frémissant, le parricide acier, Voltaire, Henr. X. Mourir noyé ! dit-il, lorsqu'au rivage J'entends le feu, je vois luire l'acier, Béranger, Poniatowski.
  • 3 Fig. Ces cœurs d'acier s'obstinent, Corneille, Hor. III, 2. Mon cœur n'est pas fait de l'acier des blancs, Chateaubriand, Natch. II, 318. Cette roche de foi, cet acier de courage, Malherbe, I, 3.

HISTORIQUE

XIe s. [Ils] ceignent espées de l'acer vianeis, Rol. 77.

XIIe s. Car onc ne lui rendimes Costume ne peage, fors de nos aciers froids, Sax. 33. [Il] brandist la hanste, dont bien tranche l'acer, Roncisv. p. 62. Parmi le cors [il] lui fait le froid acier passer, Berte, III. Aciers est de la meisme coustume et de la meisme droiture que fer est en foire et hors de foire, Livre des Mét. 320. Li un portent espiez d'acier ; Li autre arc et sajetes tiegnent, Ren. 16150.

XVe s. Lesquelles clefs il ne trouva pas appareillées ; car elles estoient en un coffret long, tout de fin acier et fermé d'une petite clef d'acier, Froissart, III, IV, 23. Disoient les fols et les outrageux [de Gand] : Laissons les ouvrer, se Audenarde estoit ores d'acier, si ne pourroit elle durer contre nous, quand nous voudrons, Froissart, II, II, 63. Qui ne sauroit desnoer tous ses neux, Teste d'acier y fauldroit fort armée, Orléans, Bal. 97.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

ACIER. Ajoutez :

4Acier fondu, acier naturel ou de cémentation dont on a augmenté l'homogénéité par la fusion.

Acier puddlé, acier qui s'obtient par la décarburation de la fonte ; on distingue, parmi les aciers puddlés, l'acier de forge, qui s'obtient en coulant la fonte dans des fourneaux où réagissent l'air et les oxydes formés, et l'acier Bessemer, qu'on prépare en faisant traverser la fonte en fusion par un courant d'air dans des appareils spéciaux.

Acier de cémentation, celui qu'on obtient en chauffant le fer au contact du charbon ; on dit qu'un acier de cémentation est à une, deux ou trois marques, quand, après la cémentation, il a été mis en trousses, soudé et corroyé une, deux ou trois fois.

Acier ferreux, celui qui conserve des veines de fer après la cémentation.

Acier naturel, celui qu'on extrait de minerais spéciaux dans les forges catalanes.

Acier poule, voy. POULE, n° 14.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

* ACIER, s. m. (Entend. Science de la Nat. Chim. Métallurg.) Ce mot, selon Menage, vient d’aciarium, dont les Italiens ont fait acciaro, & les Espagnols azero : mais aciarium, acciaro, & azero, viennent tous d’acies, dont Pline s’est servi pour le mot chalybs. Les Latins l’appelloient chalybs, parce que le premier acier qui ait été en réputation parmi eux, venoit, dit-on, d’Espagne, où il y avoit un fleuve nommé chalybs, dont l’eau étoit la plus propre que l’on connût pour la bonne trempe de l’acier.

De tous les métaux, l’acier est celui qui est susceptible de la plus grande dureté, quand il est bien trempé. C’est pourquoi l’on en fait beaucoup d’usage pour les outils & les instrumens tranchans de toute espece. Voyez Tremper.

C’étoit une opinion généralement reçûe jusqu’à ces derniers tems, que l’acier étoit un fer plus pur que le fer ordinaire ; que ce n’étoit que la substance même du fer affinée par le feu ; en un mot, que l’acier le plus fin & le plus exquis n’étoit que du fer porté à la plus grande pureté que l’art peut lui procurer. Ce sentiment est très-ancien : mais on jugera par ce qui suit, s’il en est pour cela plus vrai.

On entend par un fer pur ou par de l’acier, un métal dégagé des parties hétérogenes qui l’embarrassent & qui lui nuisent ; un métal plus plein des parties métalliques qui constituent son être, sous un même volume. Si telle étoit la seule différence de l’acier & du fer ; si l’acier n’étoit qu’un fer qui contînt sous un même volume une plus grande quantité de parties métalliques, la définition précédente de l’acier seroit exacte : il s’ensuivroit même de-là une méthode de convertir le fer en acier, qui seroit fort simple ; car elle consisteroit à le battre à grands coups sur l’enclume & à resserrer ses parties. Mais si ce fer pur ou l’acier est moins depouillé de parties étrangeres, que les fers d’une autre espece qui ne sont point de l’acier ; s’il a même besoin de parties hétérogenes pour le devenir ; & si le fer forgé a besoin d’en être dénué, il ne sera pas vrai que l’acier ne soit que du fer plus pur, du fer plus compact, & contenant sous un même volume plus de parties métalliques. Or je démontrerai par ce que je dirai sur la nature du fer & de l’acier, que l’acier naturel est dans un état moyen entre le fer de fonte & le fer forgé ; que lorsque l’on pousse le fer de fonte au feu (j’entens celui que la nature a destiné à devenir acier naturel), il devient acier avant que d’être fer forgé. Ce dernier état est la perfection de l’art, c’est-à-dire, du feu & du travail ; au-delà de cet état, il n’y a plus que de la destruction.

Si l’on veut donc définir exactement l’acier, il faut d’abord en distinguer deux especes ; un acier naturel, & un acier factice ou artificiel. Qu’est-ce que l’acier naturel ? c’est celui où l’art n’a eu d’autre part que de détruire par le feu l’excès des parties salines & sulphureuses, & autres, dont le fer de fonte est trop plein. J’ajoûte & autres ; car qui est-ce qui peut s’assûrer que les sels & les soufres soient les seuls élémens détruits dans la fusion ? La Chimie est loin de la perfection, si on la considere de ce côté, & je ne pense pas qu’elle ait encore des preuves équivalentes à une démonstration, qu’il n’y eût dans un corps, quel qu’il soit avant son analyse, d’autres élémens que ceux qu’elle en a tirés en l’analysant. L’acier artificiel est du fer à qui l’art a restitué, par le secours des matieres étrangeres, les mêmes parties dont il étoit trop dénué. Enfin si l’on desire une notion générale & qui convienne aux deux fers, il faut dire que l’acier est un fer dans lequel le mêlange des parties métalliques, avec les parties salines, sulphureuses & autres, a été amené à un point de précision qui constitue cette substance métallique qui nous est connue sous le nom d’acier. Ainsi l’acier consiste dans un certain rapport qu’ont entr’elles les parties précédentes qu’on nous donne pour ses élemens.

La Nature nous présente le fer plus ou moins mêlangé de ces parties, mais presque toûjours trop grossierement mêlangé ; c’est-à-dire, presque jamais contenant les parties dont il est composé, dans le vrai rapport qui conviendroit pour nous en procurer les avantages que nous en devons retirer. C’est ici que l’art doit réformer la Nature. Le fer de fonte ou la mine qui vient d’être fondue, est dure, cassante, intraitable ; la lime, les ciseaux, les marteaux n’ont aucune prise sur elle. Quand on lui donne une forme déterminée dans un moule, il faut qu’elle la garde ; aussi ne l’emploie-t-on qu’en bombes, boulets, poesles, contre-cœurs de cheminées. Voyez Forge. La raison de sa dureté, de son aigreur, & de son cassant, c’est, dit-on, l’excès des parties sulphureuses & terrestres dont elle est trop pleine ; si vous l’en dépouillez, elle deviendra ductile, molle, & susceptible de toutes sortes de formes, non par la fusion, mais sous le marteau. C’est donc à épurer le fer de ces matieres étrangeres que consistent les deux arts de faire l’acier naturel & l’acier artificiel.

Le seul agent que nous ayons & qui soit capable de séparer les parties métalliques des parties salines, sulphureuses & terrestres, c’est le feu. Le feu fait fondre & vitrifier les terrestres. Ces parties étant plus légeres que les parties métalliques, surnagent le métal en fusion, & on les enleve sous le nom de crasses ou scories. Cependant le feu brûle & détruit les soufres & les sels. On croiroit d’abord que si l’on pouvoit pousser au dernier point la destruction des parties terrestres, sulphureuses, & salines, la matiere métallique qui resteroit, seroit absolument pure. Mais l’expérience ne confirme pas cette idée, & l’on éprouve que le feu ne peut séparer totalement les parties étrangeres d’avec la matiere métallique, sans l’appauvrir au point qu’elle n’est plus bonne à rien.

L’art se réduit donc à ne priver le fer de ses parties hétérogenes, qu’autant qu’il est nécessaire pour détruire le vice de l’excès, & pour n’y en laisser que ce qu’il lui en faut pour qu’il soit ou de l’acier ou du fer forgé, suivant les mines & leur qualité.

Pour cet effet on travaille, & la mine qui doit donner du fer & celle qui doit donner de l’acier, à peu près de la même maniere, jusqu’à ce qu’elles soient l’une & l’autre en gueuse ; (Voyez pour ces préparations bitumineuses l’article Forge.) on la paîtrit sous des marteaux d’un poids énorme, & à force de la ronger & de la tourmenter plus ou moins suivant que l’expérience l’indique, on change la nature de la fonte, & d’une matiere dure, aigre, & cassante, on en fait une matiere molle & flexible, qui est ou de l’acier ou du fer forgé, selon la mine.

La Nature nous donne deux especes de mines ; les unes, telles sont celles de France, contiennent un soufre peu adhérent qui s’exhale & s’échappe aisément dans les premieres operations du feu, ou qui peut-être n’y est pas en assez grande quantité, même avant la fusion ; d’où il arrive que la matiere métallique qui en est facilement dépouillée, reste telle qu’elle doit être pour devenir un fer forgé : les autres mines, telles sont celles qui sont propres à donner de l’acier naturel, & qu’on appelle en Allemagne mines ou veines d’acier, contiennent un soufre fixe, qu’on ne détruit qu’avec beaucoup de peine. Il faudroit réitérer bien des fois sur elles, & avec une augmentation considérable de dépense, le travail qui amene les premieres à l’état de fer forgé ; ce que l’on n’a garde de faire, car avant que d’acquérir cette derniere qualité de fer forgé, elles sont acier. L’acier naturel est donc, comme j’avois promis de le démontrer, un état moyen entre le fer de fonte & le fer forgé : l’acier est donc, s’il est permis de s’exprimer ainsi, sur le passage de l’un à l’autre.

Mais, pourroit-on objecter contre ce système, si l’état de la matiere métallique, sans lequel elle est acier, est sur le passage de son premier état de mine à celui où elle seroit fer forgé, il semble qu’on pourroit pousser la mine qui donne l’acier naturel, depuis son premier état, jusqu’à l’état de fer forgé ; & il ne paroît pas qu’on obtienne du fer forgé & de l’acier de la même qualité de mine. La seule chose qu’on nous apprenne, c’est que si on y réussissoit, on feroit sortir les matieres d’un état où elles valent depuis 7, 8, 9, jusqu’à 15 & 16 sous la livre, pour les faire arriver, à grands frais, à un autre où elles ne vaudroient que 3 à 4 sous.

En un mot, on nous apprend bien qu’avec de la fonte, on fait ou du fer forgé ou de l’acier naturel, & cela en suivant à peu près le même procédé : mais on ne nous apprend point, si en réiterant ou variant le procédé, la mine qui donne de l’acier naturel, donneroit du fer forgé ; ce qui ne seroit pourtant pas inutile à la confirmation du système précédent sur la différence des deux mines de fer. Quoi qu’il en soit, il faut avoüer qu’en chauffant & forgeant les fontes de Stirie, Carinthie, Tirol, Alsace, & de quelques autres lieux, on fait de l’acier ; & qu’en faisant les mêmes opérations sur les mines de France, d’Angleterre & d’ailleurs, on ne fait que du fer forgé.

Mais avant que d’entrer dans le détail des procédés par lesquels on parvient à convertir le fer de fonte en acier naturel, nous allons parler des manieres différentes dont on s’est servi pour composer avec le fer forgé, de l’acier artificiel, tant chez les Anciens, que parmi les Modernes.

M. Martin Lister pense qu’il y avoit dans le procédé que les Anciens suivoient pour convertir le fer en acier, quelque particularité qui nous est maintenant inconnue ; & il prononce avec trop de séverité peut-être que la maniere dont on exécute aujourd’hui cette transformation chez la plûpart des Nations, est moins une méthode d’obtenir du véritable acier, que celle d’empoisonner le fer par des sels. Quoi qu’il en soit du sentiment de M. Lister, Aristote nous apprend, Meteor. L. IV. c. VI. « Que le fer forgé, travaillé même, peut se liquéfier derechef, & de rechef se durcir, & que c’est par la réiteration de ce procédé, qu’on le conduit à l’état d’acier. Les scories du fer se précipitent, ajoûte-t-il, dans la fusion ; elles restent au fond des fourneaux ; & les fers qui en sont débarrassés de cette maniere, prennent le nom d’acier. Il ne faut pas pousser trop loin cet affinage ; parce que la matiere qu’on traite ainsi, se détruit, & perd considérablement de son poids. Mais il n’en est pas moins vrai, que moins il reste d’impuretés, plus l’acier est parfait ».

Il y a beaucoup à desirer dans cette description d’Aristote, & il n’est pas facile de la concilier avec les principes que nous avons posés ci-devant. Il est vrai que le fer même travaillé peut être remis en fusion ; & qu’à chaque fois qu’il se purge, il perd de son poids. Mais fondez, purgez tant qu’il vous plaira de certains fers, vous n’en ferez jamais ainsi de l’acier. Cependant c’est avec du fer ainsi purgé, qu’on fait incontestablement le meilleur acier, continue M. Lister : il y a donc quelque circonstance essentielle omise dans le procédé d’Aristote.

Voici la maniere dont Agricola dit qu’on fait avec le fer de l’acier artificiel ; & le Pere Kircher assûre que c’est celle qu’on suivoit dans l’Isle d’Ilva, lieu fameux pour cette fabrication, depuis le tems des Romains jusqu’à son tems.

« Prenez, dit Agricola, du fer disposé à la fusion, cependant dur, & facile à travailler sous le marteau ; car quoique le fer fait de mine vitriolique puisse toûjours se fondre, cependant il est ou doux ou cassant, ou aigre. Prenez un morceau de ce fer ; faites-le chauffer rouge ; coupez-le par parcelles ; mêlez-les avec la sorte de pierre qui se fond facilement. Placez dans une forge de Serrurier ou dans un fourneau, un creuset d’un pié & demi de diametre & d’un pié de profondeur ; remplissez-le de bon charbon ; environnez-le de briques, qui forment autour du creuset une cavité qui puisse contenir le mêlange de pierre fusible & de parcelles de fer coupé.

« Lorsque le charbon contenu dans le creuset sera bien allumé, & le creuset rouge ; soufflez & jettez dedans peu à peu le mêlange de pierre & de parcelles de fer.

« Lorsque ce mêlange sera en fusion, jettez dans le milieu trois ou quatre morceaux de fer ; poussez le feu pendant cinq ou six heures ; prenez un ringard ; remuez bien le mêlange fondu, afin que les morceaux de fer que vous avez jettés dedans, s’impreignent fortement des particules de ce mêlange : ces particules consumeront & diviseront les parties grossieres des morceaux de fer auxquels elles s’attacheront ; & ce sera, s’il est permis de parler ainsi, une sorte de ferment qui les amollira.

« Tirez alors un des morceaux de fer hors du feu ; portez-le sous un grand marteau ; faites-le tirer en barre, & tourmenter ; & sans le faire chauffer plus qu’il ne l’est, plongez-le dans l’eau froide.

« Quand vous l’aurez trempé, cassez-le ; considérez son grain, & voyez s’il est entierement acier, ou s’il contient encore des parties ferrugineuses.

« Cela fait, reduisez tous les morceaux de fer en barre ; soufflez de nouveau ; rechauffez le creuset & le mêlange ; augmentez la quantité du mêlange, & rafraîchissez de cette maniere ce que les premiers morceaux n’ont pas bu ; remettez-y ou de nouveaux morceaux de fer, si vous êtes content de la transformation des premiers, ou les mêmes, s’ils vous paroissent ferrugineux ; & continuez comme nous avons dit ci-dessus ».

Voici ce que nous lisons dans Pline sur la maniere de convertir le fer en acier : fornacum maxima differentia est ; in iis equidem nucleus ferri excoquitur ad indurandam aciem, alioque modo ad densandas incudes malleorumque rostra. Il sembleroit par ce passage, que les Anciens avoient une maniere de faire au fourneau de l’acier avec le fer, & de durcir ou tremper leurs enclumes & autres outils. Cette observation est de M. Lister, qui ne me paroît pas avoir regardé l’endroit de Pline assez attentivement ; Pline parle de deux opérations qui n’ont rien de commun, la trempe & l’aciérie. Quant au nucleus ferri, au noyau de fer, il est à présumer que c’est une masse de fer affiné, qu’ils traitoient comme nous l’avons lu dans Aristote, dont la description dit quelque chose de plus que celle de Pline. Mais toutes les deux sont insuffisantes.

Pline ajoûte dans le chapitre suivant : Ferrum accensum igni, nisi duretur rictibus, corrumpitur ; & ailleurs, Aquarum summa differentia est quibus immergitur ; ce qui rapproche un peu la maniere de convertir le fer en acier du tems de Pline, de celle qui étoit en usage chez les Grecs, du tems d’Aristote.

Venons maintenant à celui des Modernes, qui s’est le plus fait de réputation par ses recherches dans cette matiere ; c’est M. de Reaumur, célebre par un grand nombre d’ouvrages, ou imprimés séparément, ou répandus dans les Mémoires de l’Académie des Sciences ; mais surtout par celui où il expose la maniere de convertir le fer forgé en acier. Son ouvrage parut en 1722 avec ce titre : l’Art de convertir le fer forgé en acier, & l’Art d’adoucir le fer fondu, ou de faire des ouvrages de fer fondu aussi finis que de fer forgé. Il est partagé en différens Mémoires, parce que effectivement il avoit été lu à l’Académie sous cette forme, pendant le cours de trois ans.

M. de Reaumur, après avoir reconnu que l’acier ne differe du fer forgé, qu’en ce qu’il a plus de soufre & de sel, en conclut : 1°. que la fonte qui ne differe aussi du fer forgé, que par ce même endroit, peut être de l’acier ; 2°. que changer le fer forgé en acier, c’est lui donner de nouveaux soufres & de nouveaux sels.

Après un grand nombre d’essais, M. de Reaumur s’est déterminé, pour les matieres sulphureuses, au charbon pur & à la suie de cheminée ; & pour les matieres salines, au sel marin seul, le tout mêlé avec de la cendre pour intermede. Il faut que ces matieres soient à une certaine dose entr’elles, & la quantité de leur mêlange dans un certain rapport avec la quantité de fer à convertir, il faut même avoir égard à sa qualité.

Si la composition qui doit changer le fer en acier est trop forte ; si le feu a été trop long, le fer sera trop acier ; trop de parties sulphureuses & salines introduites entre les métalliques, les écarteront trop les unes des autres, & en empêcheront la liaison au point que le tout ne soutiendra pas le marteau. M. de Reaumur a donné d’excellens préceptes pour prévenir cet inconvénient ; & ceux qu’il prescrit pour faire usage de l’acier, quand par malheur il est devenu trop acier par sa méthode, ne sont pas moins bons. Il avoit trop de soufres & de sels, il ne s’agit que de lui en ôter. Pour cet effet, il ne faut que l’envelopper de matieres alkalines, avides de soufres & de sels. Celles qui lui ont paru les plus propres, sont la chaux d’os & la craie ; ces matieres avec certaine durée de feu, remettent le mauvais acier, l’acier trop acier, au point qu’il faut pour être bon. On voit, qu’en s’y prenant ainsi, on pourroit ramener l’acier à être entierement fer, & l’arrêter dans tel degré moyen qu’on voudroit. L’art de M. de Reaumur, dit très-ingénieusement M. de Fontenelle dans l’Histoire de l’Académie, semble se joüer de ce métal. Voilà pour le fer forgé converti en acier. Voyez, quant à l’art d’adoucir le fer fondu, ou de faire des ouvrages de fer fondu aussi finis que de fer de forge, les articles Fer & Fonte. Nous rapporterons seulement ici un de ces faits singuliers que fournit le hasard, mais que le raisonnement & les réflexions mettent à profit : M. de Reaumur adoucissoit un marteau de porte cochere assez orné ; quand il le retira du fourneau, il le trouva extrèmement diminué de poids ; & en effet, ses deux grosses branches, de massives qu’elles devoient être, étoient devenues creuses, en conservant leur forme ; il s’y étoit fait au bas un petit trou par où s’étoit écoulé le métal qui étoit fondu au dedans, & pour ainsi dire, sous une croûte extérieure. Voyez les inductions fines que M. de Reaumur a tirées de ce phénomene : tout tourne à profit entre les mains d’un habile homme ; il s’instruit par les accidens, & le Public s’enrichit par ses succès.

Voici une autre description de la maniere de convertir le fer en acier, tirée de Geoffroi, Mat. Med. Tom. I. pag. 495. « Si le fer est excellent, on le fond dans un fourneau ; & lorsqu’il est fondu, on y jette de tems en tems un mêlange fait de parties égales de sel de tartre, de sel alkali, de limaille de plomb, de râclure de corne de bœuf, remuant de tems en tems ; on obtient ainsi une masse qu’on bat à coups de marteau, & qu’on met en barre.

« Si le fer ne peut supporter une nouvelle fusion, on fait une autre opération : on prend des verges de fer de la grosseur du doigt ; on les place dans un vaisseau de terre fait exprès, alternativement, lit sur lit, avec un mélange fait de parties égales de suie, de poudre de charbon, de râpure de corne de bœuf ou de poil de vache. Quand le vaisseau est rempli, on le couvre ; on l’enduit exactement de lut, & on le place dans un fourneau de reverbere. Alors on allume le feu, & on l’augmente par degré, jusqu’à ce que le vaisseau soit ardent ; sept ou huit heures après, on retire les verges de fer changées en acier, ce que l’on connoît en les rompant. S’il y paroît des pailles métalliques brillantes, très-petites, & très-serrées, c’est un très-bon acier : si elles sont peu serrées ; mais parsemées de grands pores, il est moins bon ; quelquefois les paillettes qui sont à l’extérieur sont serrées, & celles qui sont à l’intérieur ne le sont pas ; ce qui marque que l’acier n’a pas été suffisamment calciné. Alors il faut remettre lit sur lit, & calciner de nouveau ». Il faut substituer dans cette description le mot de lames, à celui de paillettes, parce que celui-ci se prend toûjours en mauvaise part, & que tout acier pailleux est défectueux.

Voilà pour l’artificiel : voici maintenant pour l’acier naturel. Avant que d’entrer dans la description du travail de l’acier naturel, il est à propos d’avertir qu’on ne sauroit discerner à l’œil, par aucun signe extérieur, une mine de fer, d’avec une mine d’acier. Elles se ressemblent toutes, ou pour mieux dire, elles sont toutes si prodigieusement variées, que l’on n’a pu jusqu’à présent assigner aucun caractere qui soit particulier à l’un ou à l’autre. Ce n’est qu’à la premiere fonte qu’on peut commencer à conjecturer ; & ce n’est qu’après avoir poussé un essai à son plus grand point de perfection, que l’on s’assure de la bonté ou de la médiocrité de la mine.

La Nature a tellement destiné certaines mines, plûtôt que d’autres, à être acier, que dans quelques Manufactures de France, où l’on fait de l’acier naturel, on trouve dans la même fonte un assemblage des deux mines bien marqué ; elles se tiennent séparées dans le même bloc. Il y en a d’autres où l’acier surnage le fer dans la fonte. Cette espece donne même de l’acier excellent & à très-bon compte : mais on en tire peu. Voici un fait arrivé dans une mine d’Alsace, & qui prouvera que plus les mines tendent à être acier, ou acier plus pur, moins elles ont de dispositions à se mêler avec celles qui sont destinées à être fer forgé, ou acier moins pur. Le Mineur ayant trouvé un filon qui par ses caracteres extérieurs lui parut d’une qualité differente de l’arbre de la mine, il en présenta au Fondeur, qui de son chef en mit fondre avec la mine ordinaire ; mais quand il vint à percer son fourneau, les deux mines sortirent ensemble, sans se mêler ; la meilleure portée par la moins bonne ; d’où il s’ensuit que plus une mine est voisine de la qualité de l’acier, plus elle est legere.

Lorsqu’on a trouvé une mine de fer, & qu’on s’est assuré par les épreuves, qu’elle est propre à être convertie en acier naturel ; la premiere opération est de fondre cette mine. La seule différence qu’il y a dans cette fonte des aciéries, est celle des Forges où l’on travaille le fer ; c’est que dans les forges on coule le fer en gueuse, (Voyez Forge) & que dans les aciéries on le coule en plaques minces, & cela afin de pouvoir le briser plus facilement. Chaque pays, & presque chaque forge & chaque aciérie, a ses constructions de fourneaux, ses positions différentes de soufflets, ses fondants particuliers, ses charbons, ses bois ; mais ces variétés de manœuvres ne changent rien au fond des procédés.

Dans les aciéries de Dalécarlie, on fait rougir la premiere fonte ; on la forge, & on la fond une seconde fois. On fait la même chose à Quvarnbaka : mais ici on jette sur cette fonte des cendres mélées de vitriol & d’alun. En Alsace & ailleurs, on supprime la seconde fonte. A Saltzbourg, où l’on fait d’excellent acier, on le chauffe jusqu’au rouge blanc ; on met du sel marin dans de l’eau froide, & on l’y trempe. En Carinthie, en Stirie, on ne tient pas le fer rouge, & au lieu de sel, c’est de l’argile que l’on detrempe dans l’eau. Ailleurs, on frappe le fer rouge long-tems avant que de le tremper ; ensorte que quand on le plonge dans l’eau, il est d’un rouge eteint.

Dans presque toutes les aciéries, on jette des crasses ou scories sur la fonte, pendant quelle est en fusion ; on a soin de l’en tenir couverte, pour empêcher qu’elle ne se brûle. En Suede, c’est du sable de riviere. En Carinthie, Tirol & Stirie, on emploie au même usage des pierres à fusil pulvérisées. En Stirie, on ne fond que quarante à cinquante livres pesant de fer à la fois ; ailleurs, on fond jusqu’à cent & cent ving-cinq livres à la fois. Ici l’orifice de la tuyere est en demi-cercle ; ailleurs il est oval. On regarde dans un endroit la chaux comme un mauvais fondant ; ce fondant réussit bien en Alsace. Les fontes de Saltzbourg sont épaisses dans la fusion ; dans d’autres endroits on ne peut les avoir trop limpides & trop coulantes. Là, on agite la fonte, & on fait bien ; ici, on fait bien de la laisser tranquille. Quelques-uns ne veulent couler que sur des lits de sable de riviere fin & pur, & ils prétendent que l’acier en vaudra mieux ; en Alsace, on se contente d’un sable tiré de la terre, & l’acier n’en vaut peut-être pas moins.

Il faut attribuer toutes ces différences presqu’autant au préjugé & à l’entêtement des ouvriers, qu’à la nature des mines.

Après avoir instruit le Lecteur de toutes ces petites différences, qui s’observent dans la fonte de l’acier naturel, afin qu’il puisse les essayer toutes, & s’en tenir à ce qui lui paroîtra le mieux, relativement à la nature de la mine qu’il aura à employer ; nous allons reprendre ce travail, tel qu’il se fait à Dambach à sept lieues de Strasbourg, & le suivre jusqu’à la fin.

A mi-côte d’une des montagnes de Vosges, on ouvrit une mine de fer qui avoit tous les caracteres d’une mine abondante & riche. Elle rendoit en 1737 par la fusion cinquante sur cent ; les filons en étoient larges de quatre à cinq pieds, & on leur trouvoit jusqu’à vingt à trente toises de profondeur. Ils couroient dans des entre-deux de rochers extrèmement écartés ; ils jettoient de tous côtés des branches aussi grosses que le tronc, & que l’on suivoit par des galleries. La mine étoit couleur d’ardoise, composée d’un grain ferrugineux très-fin ; enveloppée d’une terre grasse, qui, dissoute dans l’eau, prenoit une assez belle couleur d’un brun violet. Quoiqu’on la pulverisât, la pierre d’aimant ne paroissoit point y faire la moindre impression ; l’aiguille aimantée n’en ressentoit point non plus à son approche : mais lorsqu’on l’avoit fait rôtir, & qu’on avoit dépouillé la terre grasse de son humidité visqueuse, l’aimant commençoit à s’y attacher.

Il est étonnant que les corps les plus compacts, comme l’or & l’argent, mis entre le fer & l’aimant, n’arrêtent en aucune façon l’action magnétique, & qu’elle soit suspendue par la seule terre grasse qui enveloppe la mine.

On tiroit cette mine en la cassant avec des coins, comme on fend les rochers, & on la voituroit dans un fourneau à fondre. Là on la couloit sur un lit de sable fin, qui lui donnoit la forme d’une planche de cinq à six piés de long sur un pié ou un pié & demi de largeur, & deux ou trois doigts d’épaisseur. Long-tems avant que de couler, on remuoit souvent avec des ringards, afin de mêler les deux especes de mines qui seroient restées séparées, même en fusion, sans cette précaution. Il eût été peut-être mieux de ne les point mêler du tout, & de ne faire couler que la partie supérieure, qui contenoit l’acier le plus pur. C’est aux Entrepreneurs à le tenter.

Après cette fonte, qui est la même que celle du fer, & qu’on verra à l’art. Forge, dans le dernier détail ; on transportoit les planches de fonte ou les gâteaux, dans une autre usine, qu’on appelle proprement Aciérie. C’est là que la fonte recevoit sa premiere qualité d’acier.

Pour parvenir à cette opération, on cassoit les plaques, ou gueuses froides, en morceaux de vingt-cinq à trente livres pesant ; on faisoit rougir quelques-uns de ces morceaux, & on les portoit sous le marteau qui les divisoit en fragmens de la grosseur du poing. On posoit ces derniers morceaux sur le bord d’un creuset qu’on remplissoit de charbon de hêtre : lorsque le feu étoit vif, on y jettoit ces fragmens les uns après les autres, comme si on eût voulu les fondre.

C’est ici une des opérations les plus délicates de l’art. Le degré de feu doit être ménagé de façon que ces morceaux de fonte se tiennent simplement mous pendant un tems très-notable. On a soin alors de les rassembler au milieu du foyer avec des ringards, afin qu’en se touchant, ils se prennent & soudent les uns aux autres.

Pendant ce tems les matieres étrangeres se fondent, & on leur procure l’écoulement par un trou fait au bas du creuset. Pour les morceaux réunis & soudés les uns aux autres, on en forme une masse qu’on appelle loupe. Le Forgeron souleve la loupe de tems en tems avec son ringard pour la mettre au-dessus de la sphere du vent, & l’empêcher de tomber au fond du creuset. En la soulevant, il donne encore moyen au charbon de remplir le fond du creuset, & de servir d’appui à la loupe élevée. Cette loupe reste cinq à six heures dans le feu, tant à se former qu’à se cuire. Quand on la retire du feu, on remarque que c’est une masse de fer toute boursouflée, spongieuse, pleine de charbons & de matiere vitrifiée. On la porte toute rouge sous le martinet, par le moyen duquel on la coupe en quatre grosses parts, chacune comme la tête d’un enfant. Si on casse une de ces loupes à froid, son intérieur présente des lames assez larges & très-brillantes, comme on en voit au bon fer forgé.

On rapporte une des quatre parts de la loupe au même feu, on la pose sur les charbons, on la recouvre d’autres charbons ; elle est placée un peu au-dessus de la tuyere. On la fait rougir fortement pendant trois ou quatre heures. On la porte ensuite sous le martinet ; on la bat, & on lui donne une forme quarrée. On la remet encore au feu assujettie dans une tenaille qui sert à la gouverner, & à l’empêcher de prendre, dans le creuset, des places qui ne lui conviendroient pas. Après une demi-heure elle est toute pénétrée de feu. On la pousse jusqu’au rouge-blanc ; on la retire, on la roule dans le sable, on lui donne quelques coups de marteau à main, puis on la porte sous le martinet. On forge toute la partie qui est hors de la tenaille ; on lui donne une forme quarrée de deux pouces de diametre, sur trois ou quatre de long ; & on la reprend, par ce bout forgé, avec les mêmes tenailles pour faire une semblable opération sur la partie qui étoit enfermée dans les tenailles. Cette manœuvre se réitere trois ou quatre fois, jusqu’à ce que le Forgeron sente que sa matiere se forge aisément, sans se fendre ni casser. Toute cette opération demande encore une grande expérience de main & d’œil pour ménager le fer en le forgeant, & juger, à la couleur, du degré de chaleur qu’il doit avoir pour être forgé.

Après toutes ces opérations, on le forge fortement sous le martinet. Il est en état de n’être plus ménagé : on l’allonge en une barre de deux piés & demi ou trois piés, qu’on coupe encore en deux parties, & qu’on remet ensemble au même feu, saisies chacune dans une tenaille différente ; on les pousse jusqu’au rouge-blanc, & on les allonge encore en barres plus longues & plus menues, qu’on jette aussitôt dans l’eau pour les tremper.

Jusques-là ce n’est encore que de l’acier brut, bon pour des instrumens grossiers comme bêches, socs de charrues, pioches, &c. dans cet état il a le grain gros, & est encore mêlé de fer. On porte ces barres d’acier brut dans une autre usine, qu’on appelle Affinerie. Quand elles y sont arrivées, on les casse en morceaux de la longueur de cinq à six pouces ; on remplit alors le creuset de charbon de terre jusqu’un peu au-dessus de la tuyere, observant de ne la pas boucher. On tape le charbon pour le presser & en faire un lit solide sur lequel on arrange ces derniers morceaux en forme de grillage, posés les uns sur les autres par leurs extrémités, sans que les côtés se touchent ; on en met jusqu’à quatre ou cinq rangs en hauteur, ce qui forme un prisme, qu’on voit en A, Planche de l’Acier ; puis on environne le tout de charbon de terre pilé & mouillé, ce qui forme une croûte ou calotte autour de ce petit édifice. Cette croûte dure autant que le reste de l’opération, parce qu’on a soin de l’entretenir & de la renouveller à mesure que le feu la détruit. Son usage est de concentrer la chaleur & de donner un feu de reverbere. Après trois ou quatre heures, les morceaux sont suffisamment chauds ; on les porte, les uns après les autres sous le martinet, où on les allonge en lames plates, que l’on trempe aussi-tôt qu’elles sortent de dessous le martinet. On observe cependant d’en tirer deux plus fortes & plus épaisses que les autres, auxquelles on donne une légere courbure, & que l’on ne trempe point. Le grain de ces lames est un peu plus fin que celui de l’acier brut.

Ces lames sont encore brisées en morceaux de toutes longueurs ; il n’y a que les deux fortes qui restent comme elles sont. On rassemble tous les autres fragmens ; on les rejoint bout à bout & plat contre plat, & on les enchâsse entre les deux longues lames non trempées. Le tout est saisi dans des tenailles, comme on voit Fig. B. même Planche, & porté à un feu de charbon de terre comme le précédent. On pousse cette matiere à grand feu ; & quand on juge qu’elle y a demeuré assez long-tems, on la porte sous le martinet. On ne lui fait supporter d’abord que des coups légers, qui sont précédés de quelques coups de marteau à main. Il n’est alors question que de rapprocher les fragmens les uns des autres, & de les souder. On reporte cette pince au feu, on la pousse encore au rouge-blanc, on la reporte sous le martinet ; on la frappe un peu plus fort que la premiere fois ; on allonge les parties des fragmens qui saillent hors de la pince ; on leur fait prendre par le bout la figure d’un prisme quarré. (Voyez la fig. C, même Planche.) On retire cette masse avec des pinces ; on la saisit avec une tenaille par le prisme quarré, & l’on fait souffrir au reste le même travail : c’est ainsi que l’on s’y prend pour faire du tout une longue barre que l’on replie encore une fois sur elle-même pour la souder derechef ; du nouveau prisme qui en provient, on forme des barres d’un pouce ou d’un demi pouce d’équarrissage, que l’on trempe & qui sont converties en acier parfait. La perfection de l’acier dépend, en grande partie, de la derniere opération. Le fer, ou plûtôt l’étoffe faite de petits fragmens, veut être tenue dans un feu violent, arrosée souvent d’argile pulvérisée, pour l’empêcher de brûler, & mise fréquemment sous le marteau, & du marteau au feu. On voit (même Planch. fig. D.) le prisme tiré en barres pour la derniere fois par le moyen du martinet.

Voilà la fabrication de l’acier naturel dans son plus grand détail. Nous n’avons omis que les choses que le discours ne peut rendre, & que l’expérience seule apprend. De ces choses, voici les principales.

Il faut 1°. savoir gouverner le feu ; tenir les loupes entre la fusion & la non fusion. 2°. Conduire avec ménagement le vent des soufflets ; le forcer & le rallentir à propos. 3°. Manier comme il convient la matiere sous le martinet, sans quoi elle sera mise en pieces. Ajoûtez à cela une infinité d’autres notions, comme celles de la trempe, de l’épaisseur des barres, des chaudes, de la couleur de la matiere en feu, &c.

Après toutes ces opérations, on ne conçoit pas comment l’acier peut être à si bon marché : mais il faut savoir qu’elles se font avec une vîtesse extrème, & que le travail est infiniment abregé pour les hommes, par les machines qu’ils emploient. L’eau & le feu les soulagent à tout moment ; le feu qui amollit la matiere, l’eau qui meut le martinet qui la bat. Les Ouvriers n’ont presque que la peine de diriger ces agens : c’en est encore bien assez.

Il y a d’autres manieres de fabriquer l’acier naturel, dont nous allons faire mention le plus briévement qu’il nous sera possible. Proche d’Hedmore, dans la Dalécarlie, on trouve une très-belle aciérie. La veine est noire, peu compacte & formée de grains ferrugineux. On la réduit aisément en poudre sous les doigts ; elle est lourde & donne un fer ténace & fibreux. Après la premiere fonte, on la remet dans une autre usine après l’avoir brisée en morceaux. On trouve dans cette usine une forge à peu près comme celle des Ouvriers en fer, mais plus grande. Son foyer est un creuset de quatorze doigts de diametre sur un peu plus de hauteur. Les parois & le fond de ce creuset sont revêtus de lames de fer. Il y a à la partie antérieure une ouverture oblongue pour retirer les scories. Quant à la tuyere, elle est à une telle distance du fond, que la lame de fer sur laquelle elle est posée, quoiqu’un peu inclinée, ne rencontreroit pas, en la prolongeant, l’extrémité des lames qui revêtent le fond. Depuis la levre inférieure de la tuyere jusqu’au fond, il y a une hauteur de six doigts & demi. Les deux canaux des soufflets se réunissent dans la tuyere qui est de cuivre. Il est nécessaire, pour réussir, que toutes ces pieces soient bien ajustées. On fait trois ou quatre cuites par jour.

Chaque matin, lorsqu’on commence l’ouvrage, on jette dans le creuset des scories, du charbon & de la poudre de charbon pêle-mêle, puis on met dessus la fonte en morceaux ; on la recouvre de charbons. On tient les morceaux dans le feu jusqu’à ce qu’ils soient d’un rouge-blanc, ce qu’on appelle blanc de Lune. Quand ils sont bien pénétrés de feu, on les porte en masse sous le marteau, & cette masse se divise là en parties de trois ou quatre livres chacune. Si le fer est ténace, quand il est rouge, & fragile, quand il est froid, on en bat davantage la masse avant que de la diviser. Si elle se met en gros fragmens, on reporte ces fragmens sur l’enclume pour être soûdivisés.

Cela fait, on prend ces morceaux & on les range dans la forge autour du creuset. On en jette d’abord quelques-uns dans le creuset ; on les y enfonce & ensévelit sous le charbon, puis on rallentit le vent, & on les laisse fondre. Pendant ce tems on sonde avec un fer pointu, & l’on examine si la matiere, prête à entrer en fusion, ne se répand point sur les coins, & hors de la sphere du vent. Si on trouve des morceaux écartés, on les met sous le vent ; & quand tout est fondu, pour entretenir la fusion, on force le vent. La fusion est à son point lorsque les étincelles des scories & de la matiere s’échappent avec vivacité à-travers les charbons, & lorsque la flamme, qui étoit d’abord d’un rouge-noir, devient blanche quand les scories sont enlevées.

Quand le fer a été assez long-tems en fonte, & qu’il est nettoyé de ses crasses, la chaleur se rallentit, & la masse se prend : alors on y ajoûte les autres morceaux rangés autour du creuset ; ils se fondent comme les précédens. On emplit ainsi le creuset dans l’intervalle de quatre heures : les morceaux de fer ont été jettés pendant ces quatre heures à quatre reprises différentes. Quand la masse a souffert suffisamment le feu, on y fiche un fer pointu, on la laisse prendre, & on l’enleve hors du creuset. On la porte sous le marteau, on en diminue le volume en la paitrissant, puis avec un coin de fer on la partage en trois, ou quatre, ou cinq.

Il est bon de savoir que si la tuyere est mal placée, & le vent inégal, ou qu’il survienne quelqu’accident, il ne se forme point de scories, le fer brûle, les lames du fond du creuset ne résistent pas, &c. & qu’il n’y a de remede à cela que de jetter sur la fonte une pelletée ou deux de sable de riviere.

On remet au feu les quatre parties coupées : on commence par en faire chauffer deux, dont l’une est pourtant plus près du vent que l’autre. Lorsque la premiere est suffisamment rouge, on la met en barre sur l’enclume ; pendant ce travail on tient la seconde sous le vent, & on l’étend de même quand elle est assez rouge. On en fait autant aux deux restantes. On leur donne à toutes une forme quarrée, d’un doigt & un quart d’épaisseur, & de quatre à cinq piés de long. On appelle cet acier acier de forge ou de fonte. On le forge à coups pressés, & on le jette dans une eau courante : quand il y est éteint on l’en retire, & on le remet en morceaux.

On porte ces morceaux dans une autre usine, où l’on trouve une autre forge qui differe de la premiere en ce que la tuyere est plus grande, & qu’au lieu d’être sémi-circulaire elle est ovale ; qu’il n’y a de sa forme ou levre jusqu’au bas du creuset, que deux à trois doigts de profondeur, & que le creuset a dix à onze pouces de large, sur quatorze à seize de longueur. Les morceaux d’acier sont rangés là par lits dans le foyer de la forge. Ces lits sont en forme de grillage, & les morceaux ne se touchent qu’en deux endroits. On couvre cette espece de pyramide de charbon choisi, on y met le feu, & on souffle. Le grillage est sous le vent. Après une demi-heure ou trois quarts d’heure de feu, les morceaux d’acier sont d’un rouge de lune : alors on arrête le vent, & on les retire l’un après l’autre, en commençant par ceux d’en haut : on les porte sous le martinet pour être forgés & mis en barre. Deux ouvriers, dont l’un tient le morceau par un bout & l’autre par l’autre, le font aller & venir dans sa longueur sous le martinet : l’enclume est entre deux. C’est ainsi qu’ils mettent tous les fragmens ou morceaux pris sur la pile ou pyramide & portés sous le martinet, en lames qu’ils jettent à mesure dans une eau courante & froide. Les deux derniers morceaux de la pile, ceux qui la soûtenoient, & qui sont plus grands que les autres, servent à l’usage suivant : on casse toutes les lames, & on en fait une étoffe entre ces deux gros morceaux qui n’ont point été trempés. On prend le tout dans des pinces, on remet cette espece d’étoffe au feu, & on l’y laisse jusqu’à ce qu’elle soit d’un rouge blanc. Cette masse rouge blanche se roule sur de l’argile sec & pulvérisé ; ce qui l’aide à se souder. On la remet au feu, on l’en retire ; on la frappe de quelques coups avec un marteau à main, pour en faire tomber les scories, & aider les lames à prendre. Quand la soudure est assez poussée, on porte la masse sous le martinet, on l’étend & on la met en barres. Ces barres ont neuf à dix piés de long, & sont d’un acier égal, sinon préférable à celui de Carinthie & de Stirie.

Il faut se servir dans toutes ces opérations de charbon de hêtre & de chêne, ou de pin & de bouleau. Les charbons récens & secs sont les meilleurs. Il en faut bien séparer la terre & les pierres. La ouille ou le charbon de terre est très-bon.

Il faut trois leviers aux soufflets pour élever leurs feuilles, & non un ou deux comme aux soufflets de forges, car on a besoin ici d’un plus grand feu.

Quant à ce qui concerne la diminution du fer, il a perdu presque la moitié de son poids avant que d’être en acier : de vingt-six livres de fer crud, on n’en retire que treize d’acier, quelquefois quatorze, si l’ouvrier est très-habile. En général, la diminution est de vingt-quatre livres sur soixante ou soixante-quatre, dans le premier feu : le restant perd encore huit livres au second.

Il faut ménager le feu avec soin : le fer trop chauffé se brûle ; pas assez, il ne donne point d’acier.

Pour obtenir un acier pur & exempt de scories, il faut fondre trois fois ; & sur la fin de la troisieme fonte, jetter dessus une petite partie de fer crud frisé, & mêlé avec du charbon ; mais plus de charbon que de fer.

Pour fabriquer un cent pesant d’acier, ou selon la façon de compter des Suédois, pour huit grandes tonnes, il faut trente tonnes de charbon.

La manufacture d’acier de Quvarnbaka est établie depuis le tems de Gustave Adolphe. Il y a deux fourneaux : ils sont si grands qu’un homme y peut tenir de toute sa hauteur : ni les murs ni le fond ne sont point revêtus de lames de fer ; c’est une pierre qui approche du talc qui les garantit. On jette chaque fois dans le feu dix grandes livres de fer. Le fer s’y cuit bien, & comme dans les forges. Il en faut souvent tirer les scories, afin que la masse fonde seche. Lorsque le fer est en fonte, on jette dessus des cendres mêlées de vitriol & d’alun. On estime que cette mixtion ajoûte à la qualité.

Quand le fer est fondu, il est porté & divisé sous un marteau, & les fragmens mis en barres ; les barres partagées en moindre parties, sont mises à chauffer, disposées en grillages ; chaudes, on les étend de nouveau ; & l’on réitere cette manœuvre jusqu’à ce qu’on ait un bon acier.

L’acier en baril de Suede est fait avec celui dont nous venons de donner la fabrication : on se contente après son premier recuit de le mettre en barres & de le tremper. L’acier pour les épées, qui est celui dont la qualité est exactement au-dessus de l’acier en baril, est mis quatre fois en lames, autant de fois chauffé au grillage, & mis autant de fois sous le marteau. L’acier excellent, ou celui qui est au-dessus du précédent, est façonné & trempé huit fois.

On met des marques à l’acier pour distinguer de quel genre il est : mais les habiles ouvriers ne se trompent pas au grain.

On fait chaque semaine quatorze cens pesant d’acier en baril, douze cens d’acier à épées, & huit cens d’acier à ressorts. Le cent pesant est de huit grandes barres de Suede, ou de cent soixante petites livres du même pays.

Pour le cent pesant du meilleur acier, de l’acier à ressorts, il faut treize grandes livres & demie de fer crud, & vingt-six tonnes de charbon : dix grandes livres de fer crud, & 24 tonnes de charbon pour l’acier à épées ; & la même quantité de fer crud & neuf tonnes de charbon pour l’acier en baril.

Lorsque la mine de fer est mise pour la premiere fois en fusion dans les fourneaux à fondre & destinés au fer forgé, on lui voit quelquefois surnager de petites masses ou morceaux d’acier qui ne vont point dans les angles, & qui ne se précipitent point au fond, mais qui tiennent le milieu du bain. Leur superficie extérieure est inégale & informe ; celle qui est enfoncée dans la matiere fluide est ronde : c’est du véritable acier qui ne se mêlera avec le reste que par la violence du vent. Ces masses donnent depuis six jusqu’à dix & quinze livres d’acier. Les ouvriers Suédois qui ont soin de recueillir cet acier qu’ils estiment, disent que le reste de la fonte n’y perd ni n’y gagne.

Dans la Dalecarlie on tire encore d’une mine marécageuse un fer, qu’on transforme de la maniere suivante en un acier qu’on emploie aux ouvrages qui n’ont pas besoin d’être retrempés : on tient ce fer au-dessus d’une flamme vive jusqu’à ce qu’il fonde & qu’il coule au fond du creuset : quand il est bien liquide, on redouble le feu ; on retire ensuite les charbons, & on le laisse refroidir : on met cette matiere froide en morceaux ; on prend les parties du centre, & l’on rejette celles qui sont à la circonférence : on les remet plusieurs fois au feu. On commence par un feu qui ne soit pas de fonte : quand cela arrive, on arrête le vent, & on donne le tems à la matiere fondue de s’épaissir. On jette dessus des scories ; on la remet en fusion, & l’on en sépare l’acier. Toute cette manœuvre mériteroit bien un plus long détail : mais outre qu’il nous manque, il allongeroit trop cet article. Si le fer de marais ne se fond pas, & qu’il reste gras & épais, on le retourne, & on l’expose au feu de l’autre face.

Dans le Dauphiné, près de d’Allévard & de la montagne de Vanche, il y a des mines de fer. Le fer crud qui en vient est porté dans un feu qu’on appelle l’affinerie. Le vent des soufflets donne sur la masse, qui se fond par ce moyen peu à peu. Le foyer du creuset est garni de lames de fer ; il est très-profond. On laisse ici le bain tranquille jusqu’à ce que le creuset soit plein ; alors on arrête le vent, & on débouche le trou ; la fonte coule dans des moules où elle se met en petites masses. On enleve de la surface de ces masses, des scories qui cachent le fer. On porte le reste sous le marteau, & on le met en barres. On porte ces barres dans un feu voisin qu’on appelle chaufferie : là, on les pousse jusqu’au blanc. On les roule dans le sable pour tempérer la chaleur, & on les forge pour les durcir & convertir en acier. Mais il faut observer qu’entre ces deux opérations, après l’avoir poussé jusqu’au rouge blanc, on le trempe.

A Saltzbourg, on choisit les meilleures veines : ce sont les brunes & jaunes. On calcine ; on fond ; on met en masses, qui pesent jusqu’à quatre cens dans la premiere fonte. On tient la matiere en fusion pendant douze heures ; on retire les crasses ; on remue ; on laisse figer ; on met en morceaux ; on plonge dans l’eau chaque morceau encore chaud : on le remet au feu ; on l’y laisse pendant six heures qu’on pousse le feu avec la derniere violence : on ôte les scories ; on refend & l’on trempe. Ces opérations réitérées donnent à l’acier une grande dureté : cependant on y revient une troisieme fois ; on remet les morceaux au feu pendant six heures ; on les forme en barres que l’on trempe. Ces barres plus épaisses que les premieres sont remises en morceaux, & forgées en petites barres quarrées d’un demi-doigt d’équarrissage. A chaque fois qu’on les trempe, on a soin qu’elles soient chaudes jusqu’au blanc, & l’on met du sel marin dans l’eau pour rendre la fraîcheur plus vive. Cet acier est extrèmement estimé. On en fait des paquets qui pesent vingt-cinq livres. Cet acier s’appelle bisson.

De quatre cens pesant de fer crud, on tire environ deux cens livres & demie de bisson : le reste s’en va en scories, crasses & fumées. On y emploie moitié charbons mous, moitié charbons durs. On en consomme à recuire six sacs. Trois hommes peuvent faire quinze à seize cens de cet acier par semaine. L’acier qui porte le nom de Stirie, se fait en Carinthie suivant cette méthode.

Il y a dans la Carinthie, la Stirie & le Tirol, des forges de fer & d’acier. Leurs fourneaux sont construits comme en Saxe ; la tuyere entre assez avant dans le creuset. Ils fondent quatre cens & demie à chaque fonte. On tient la matiere en fusion pendant trois ou quatre heures : pendant ce tems on ne cesse de l’agiter avec des ringards ; & à chaque renouvellement de matiere, on jette dessus de la pierre à fusil calcinée & pulvérisée. On dit que cette poudre aide les scories à se détacher. Lorsque la matiere a été en fusion pendant quatre heures, on retire les scories : on en laisse cependant quelques-unes qu’on a reconnues pour une matiere ferrugineuse. On enleve cette matiere en lames ; on la forge en barres, & l’on a du fer forgé. Quant au reste de la matiere en fusion, on le retire. On le porte sous le marteau, on le partage en quatre parties qu’on jette dans l’eau froide. On refond de nouveau comme auparavant : on réitere ces opérations trois ou quatre fois, selon la nature de la matiere. Quand on est assûré qu’elle est convertie en bon acier, on l’étend sous le marteau en barres de la longueur de trois piés. On la trempe à chaque barre dans une eau où l’on a fait dissoudre de l’argile ; puis on en fait des tonneaux de deux cens & demi pesant.

De quatre cens & demi de fer, on retire un demi cent de fer pur, le reste est acier. Trois hommes font un millier par semaine.

On suit presque cette méthode de faire l’acier en Champagne, dans le Nivernois, la Franche-Comté, le Dauphiné, le Limosin, le Périgord, & même la Normandie.

Enfin à Fordinberg & autres lieux, dans le Roussillon & le pays de Foix, on fond la mine de fer dans un fourneau ; on lui laisse prendre la forme d’un creuset ou d’un pain rond par-dessous, & plat dessus, qu’on appelle un masset. Cette masse tirée du feu se divise en cinq ou six parties qu’on remet au feu, & qu’on allonge ensuite en barres. Un côté de ces barres est quelquefois fer, & l’autre acier.

Il suit de tout ce qui précede, qu’il ne faut point supposer que les étrangers aient des méthodes de convertir le fer en acier dont ils fassent des secrets : que le seul moyen de faire d’excellent acier naturel, c’est d’avoir une mine que la nature ait formée pour cela, & que quant à la maniere d’obtenir de l’autre mine un acier artificiel, si celle de M. de Réaumur n’est pas la vraie, elle reste encore à trouver.

L’acier mis sur un petit feu de charbon, prend différentes couleurs. Une lame prend d’abord du blanc ; 2°. un jaune léger comme un nuage ; 3°. ce jaune augmente jusqu’à la couleur d’or ; 4°. la couleur d’or disparoît, & le pourpre lui succede ; 5°. le pourpre se cache comme dans un nuage, & se change en violet ; 6°. le violet se change en un bleu élevé ; 7°. le bleu se dissipe & s’éclaircit ; 8°. les restes de toutes ces couleurs se dissipent, & font place à la couleur d’eau. On prétend que pour que ces couleurs soient bien sensibles, il faut que l’acier mis sur les charbons ait été bien poli, & graissé d’huile ou de suif.

Nos meilleurs aciers se tirent d’Allemagne & d’Angleterre. Celui d’Angleterre est le plus estimé, par sa finesse de grain & sa netteté : on lui trouve rarement des veines & des pailles. L’acier est pailleux quand il a été mal soudé ; les pailles paroissent en écailles à sa surface : les veines sont de simples traces longitudinales. L’acier d’Allemagne au contraire est veineux, pailleux, cendreux, & piqué de nuances pâles qu’on apperçoit quand il est émoulu & poli. Les cendrures sont de petites veines tortueuses : mais les piquûres sont de petits trous vuides que les particules d’acier laissent entr’elles quand leur tissu n’est pas assez compact.

Les pailles & les veines rendent l’ouvrage malpropre, & le tranchant des instrumens inégal, foible, mou. Les cendrures & les piquûres le mettent en scie.

Pour distinguer le bon acier du mauvais, prenez le morceau que vous destinez à l’ouvrage dans des tenailles, mettez-le dans un feu de terre ou de charbon, selon le pays ; faites-le chauffer doucement, comme si vous vous proposiez de le souder : prenez garde de le surchauffer ; il vaut mieux lui donner deux chaudes qu’une ; l’acier surchauffé se pique, & le tranchant qu’on en fait est en scie, & par conséquent rude à la coupe ; ne surchauffez donc pas. Quand votre acier sera suffisamment chaud, portez-le sur l’enclume ; prenez-un marteau proportionné au morceau d’acier que vous éprouvez ; un marteau trop gros écrasera, & empêchera de souder : trop petit, il ne fera souder qu’à la surface, & laissera le cœur intact ; le grain sera donc inégal : frappez doucement votre morceau d’acier, jusqu’à ce qu’il ait perdu la couleur de cerise ; remettez-le au feu : faites-le rougir un peu plus que cerise ; plongez-le dans l’eau fraîche ; laissez-le réfroidir ; émoulez-le & le polissez ; essayez-le ensuite & le considérez : s’il a des pailles, des cendrures, des veines, des piquûres, vous les appercevrez. Il arrivera quelquefois qu’un, deux, trois, ou même tous les côtés du morceau éprouvé seront parfaits : s’il n’y en a qu’un de bon, faites-en le tranchant de votre ouvrage ; par ce moyen, les imperfections de l’acier se trouveront au dos de la piece : mais il y a des pieces à deux tranchans. L’acier ne sauroit alors être trop bon ni trop scrupuleusement choisi : il faut qu’il soit pur & net par ses quatre faces & au cœur.

L’acier d’Allemagne vient en barils d’environ deux piés de haut, & du poids de cent cinquante livres. Il étoit autrefois très-bon : mais il a dégénéré.

L’étoffe de Pont vient en barres de différentes grosseurs : c’est le meilleur acier pour les gros instrumens, comme ciseaux, forces, serpes, haches, &c. pour aciérer les enclumes, les bigornes, &c.

L’acier de Hongrie est à peu près de la même qualité que l’étoffe de Pont, & on peut l’employer aux mêmes usages.

L’acier de rive se fait aux environs de Lyon, & n’est pas mauvais : mais il veut être choisi par un connoisseur, & n’est propre qu’à de gros tranchans ; encore lui préfere-t-on l’étoffe de Pont, & l’on a raison. C’est cependant le seul qu’on emploie à Saint-Etienne & à Thiers.

L’acier de Nevers est très-inférieur à l’acier de rive : il n’est bon pour aucun tranchant : on n’en peut faire que des socs de charrue.

Mais le bon acier est propre à toutes sortes d’ouvrages entre les mains d’un ouvrier qui sait l’employer. On fait tout ce qu’on veut avec l’acier d’Angleterre. Il est étonnant qu’en France, ajoûte l’Artiste de qui je tiens les jugemens qui précedent sur la qualité des aciers, (c’est M. Foucou, ci-devant Coutelier) on ne soit pas encore parvenu à faire de bon acier, quoique ce Royaume soit le plus riche en fer, & en habiles ouvriers. J’ai bien de la peine à croire que ce ne soit pas plûtôt défaut d’intelligence dans ceux qui conduisent ces manufactures, que défaut dans les matieres & mines qu’ils ont à travailler. Il sort du Royaume près de trois millions par an pour l’acier qui y entre. Cet objet est assez considérable pour qu’on y fît plus d’attention, qu’on éprouvât nos fers avec plus de soin, & qu’on tâchât enfin d’en obtenir, ou de l’acier naturel, ou de l’acier artificiel, qui nous dispensât de nous en fournir auprès de l’étranger. Mais pour réussir dans cet examen, des Chimistes, sur-tout en petit, des contemplatifs systématiques ne suffisent pas : il faut des ouvriers, & des gens pourvûs d’un grand nombre de connoissances expérimentales sur les mines avant que de les mettre en fer, & sur l’emploi du fer au sortir des forges. Il faut des hommes de forges intelligens qui aient opéré, mais qui n’aient pas opéré comme des automates, & qui aient eu pendant vingt à trente ans le marteau à la main. Mais on ne fait pas assez de cas de ces hommes pour les employer : cependant ils sont rares, & ce sont peut-être les seuls dont on puisse attendre quelque découverte solide.

Outre les aciers dont nous avons fait mention, il y a encore les aciers de Piémont, de Clamecy, l’acier de Carme, qui vient de Kernant en Allemagne ; on l’appelle aussi acier à la double marque ; il est assez bon. L’acier à la rose, ainsi nommé d’une tache qu’on voit au cœur quand on le casse. L’acier de grain de Motte, de Mondragon, qui vient d’Espagne ; il est en masses ou pains plats de dix-huit pouces de diametre, sur deux, trois, quatre, cinq d’épaisseur. Il ne faut pas oublier l’acier de Damas, si vanté par les sabres qu’on en faisoit : mais il est inutile de s’étendre sur ces aciers, dont l’usage est moins ordinaire ici.

On a trouvé depuis quelques années une maniere particuliere d’aimanter l’acier. Voyez là-dessus l’article Aimant. Voyez aussi l’article Fer sur les propriétés medicinales de l’acier. Nous les renvoyons à cet article, parce que ces propriétés leur sont communes ; & l’on croit que pour l’usage de la Medecine le fer vaut mieux que l’acier. Voyez Geoffroy, Mat. Med. pag. 500.

Nous finirons cet article acier par le problème proposé aux Physiciens & aux Chimistes sur quelques effets qui naissent de la propriété qu’a l’acier de produire des étincelles, en le frappant contre un caillou, & résolu par M. de Reaumur. On s’étoit apperçû au microscope que les étincelles qui sortent de ce choc sont autant de petits globes sphériques. Cette observation a donné lieu à M. Kemp de Kerrwik de demander, 1°. laquelle des deux substances, ou du caillou, ou de l’acier, est employée à la production des petits globes ; 2°. de quelle maniere cela se fait ou doit faire ; 3°. pourquoi, si l’on emploie le fer au lieu d’acier, n’y a-t-il presque plus d’étincelles scorifiées.

M. de Reaumur commence la solution de ces questions par quelques maximes si sages, que nous ne pouvons mieux faire que de les rapporter ici. Ces questions ayant été inutilement proposées à la Société Royale de Londres plus d’un an avant que de parvenir à M. de Reaumur, il dit qu’on auroit souvent tort d’en croire des questions plus difficiles, parce que de très-habiles gens à qui on les a proposées n’en ont pas donné la solution ; qu’il faudroit être bien sûr auparavant qu’ils l’ont cherchée, & que quelqu’un qui est parvenu à se faire connoître par son travail, n’auroit qu’à renoncer à tout ouvrage suivi, s’il avoit la facilité de se livrer à tous les éclaircissemens qui lui seroient demandés.

M. de Reaumur laisse à d’autres à expliquer comment le choc de l’acier contre le caillou produit des étincelles brillantes, & il répond aux autres questions que le fer & l’acier sont pénétrés d’une matiere inflammable à laquelle ils doivent leur ductilité ; matiere qu’ils n’ont pas plûtôt perdue, qu’ils deviennent friables, & qu’ils sont réduits en scories ; qu’il ne faut qu’un instant pour allumer la matiere inflammable des grains de fer & d’acier très-petits, peut-être moins, ou aussi peu de tems que pour allumer des grains de sciûres de bois ; que si la matiere inflammable d’un petit grain d’acier est allumée subitement, si elle est toute allumée presqu’à la fois, cela suffit pour mettre le grain en fusion ; que les petits grains d’acier détachés par le caillou sont aussi embrasés soudainement ; que le caillou lui-même aide peut-être par la matiere sulphureuse qu’il fournit dans l’instant du choc à celle qui est propre au grain d’acier ; que ce grain d’acier rendu liquide s’arrondit pendant sa chûte ; qu’il devient une boule, mais creuse, friable, spongieuse, parce que sa matiere huileuse & inflammable a été brûlée & brûle avec éruption ; que ce tems suffit pour brûler celle d’un grain qui est dans l’air libre : enfin que l’acier plus dur que le fer, imbibé d’une plus grande quantité de matiere inflammable & mieux distribué, doit donner plus d’étincelles. On peut voir dans le Mémoire même de M. de Reaumur, Recueil de l’Académie des Sciences, annêe 1736. les preuves des suppositions sur lesquelles la solution que nous venons de rapporter est appuyée : ces preuves y sont exposées avec toute la clarté, l’ordre, & l’étendue qu’elles méritent, depuis la page 391 jusqu’à 403.

Acier tiré, terme d’Horlogerie. V. Fil de Pignon.

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Étymologie de « acier »

Du latin acies (« pointe »), via l’ancien français acier.
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Provenç. acier, acer, assier ; anc. catal. asser ; espagn. acero ; ital. acciajo ; du bas-latin aciarium, de acies, proprement pointe, d'un radical ac (voy. ACIDE).

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Phonétique du mot « acier »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
acier asje

Évolution historique de l’usage du mot « acier »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « acier »

  • Crime et correction ne peuvent pas plus se dissocier que la cause et l'effet. C'est un engrenage d'acier. De Léo-Paul Desrosiers / Vous qui passez
  • L'intelligence est bien peu de chose, si elle n'est pas secondée par un bon jugement, par un caractère d'acier. De Justin Lefebvre / Jean Rhobin
  • Les chaînes d'acier ou de soie sont toujours des chaînes. De Johann Friedrich von Schiller / La Conjuration de Fiesque
  • L’habitude commence comme un fil de soie et devient vite un câble d’acier. De Proverbe espagnol
  • Le malheur est un grand maître, qui ploie le plus souvent sous son bras d'acier les caractères les plus intraitables. De Philippe Aubert de Gaspé / Les anciens Canadiens
  • Aujourd’hui les portes de toutes les salles de projection sont faites d’acier. Le cinéma exclut-il la lumière ou inclut-il l’obscurité ? De Jim Morrison / Arden lointain
  • L’Algérie est un pays qui s’industrialise. En perspective se dessinent, entre autres, l’industrie mécanique, l’électroménager et l’industrie navale. Toutes ces industries consomment de l’acier. El Watan, Complexe sidérurgique intégré de Bethioua à Oran : La volonté d’acier de Tosyali | El Watan
  • La résignation est au courage ce que le fer est à l'acier. De Duc de Lévis / Maximes et réflexions
  • Chasteté. Celle qui la pratique possède une armure d'acier. De John Milton
  • Dans sa tour d’acier La nature trouve un moyen Pour provoquer un désordre incroyable. De Björk / Isobel
  • Le coeur n'est jamais si bien en équilibre que sur un tranchant d'acier. De Pierre Reverdy / Le livre de mon bord
  • Le remords n'est qu'une rouille sur le tranchant d'un acier splendide. De André Suarès / Voici l'Homme
  • Fais de ta volonté un soc d’acier qui mord la terre et trace un droit sillon ! De Anonyme / La Franche Cordée
  • La tour Eiffel, cèdre en acier, s'élance soudain et fuit la suie, le trépignement, l’asphalte roussi. De Abraham Chlonsky / Au bois de Boulogne
  • L'architecture n'est plus un caprice, un luxe ou une calamité, elle devient, édifiée dans le béton, l'acier ou les réseaux, notre terre. De Franck Hammoutène
  • Je n’ai qu’une seule bonne qualité, c’est la persistante énergie des rats, qui rongeraient l’acier s’ils vivaient autant que les corbeaux. De Honoré de Balzac
  • Dans un paysage de la sidérurgie européenne bouleversé par la pression des pays émergents et la crise sanitaire, le gouvernement cherche à marier deux sites importants pour assurer leur avenir dans des régions durement touchées par la désindustrialisation : l’usine Ascoval, qui produit de l’acier à Saint-Saulve (Nord), et le laminoir d’Hayange (Moselle), qui fabrique des rails pour plusieurs gestionnaires de réseaux ferroviaires, dont celui de la SNCF. Le ministère de l’économie et des finances se donne quelques semaines pour choisir le candidat à la reprise. Et clore ainsi un dossier vieux de plusieurs années. Le Monde.fr, L’Etat veut marier l’acier nordiste d’Ascoval et les rails mosellans d’Hayange
  • «Cela fait vingt ans que je fais du retournement de situation.» En quelques mots, Éric Saudoyez, 51 ans, qui termine une mission chez un spécialiste du négoce d’acier pour la construction automobile, résume l’essence du management de transition. D’un client à l’autre, l’objectif peut varier: restructuration, refonte du climat social, amélioration du niveau de productivité… Parfois, ces différents horizons sont imbriqués: «Attention, je ne suis pas là pour faire le sale boulot, prévient Éric Saudoyez. Tout simplement, nous partons d’une situation donnée pour l’améliorer.» Adossé au cabinet spécialisé Delville Management, l’intéressé travaille en free-lance, pour s’occuper au mieux de son fils atteint d’une leucémie. Le Figaro.fr, La mission tout-terrain d’Éric Saudoyez dans le négoce d’acier
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  • Inondations, sécheresse, vagues de chaleur, séismes… Le concours Acier 2020 invitait les étudiants à réfléchir à la construction en acier comme réponse aux changements climatiques. lemoniteur.fr, Trophées acier : un palmarès sous turbulences
  • Une coulée d’acier à prix cassé en provenance de l’extérieur de l’Europe. C’est un peu le marché actuel, alors que l’économie européenne peine à rebondir après la pandémie liée au Covid-19. Les géants européens de l’acier s’inquiètent.«Aujourd’hui, nous faisons face à des importations massives d’acier à bas prix en provenance de Chine, de Turquie et de Russie», s’alarme Philippe Darmayan, président d’ArcelorMittal pour la France. Et le dirigeant d’en appeler à l’Europe. «Il y a urgence à réviser le dispositif de sauvegarde de l’acier européen. C’est de Bruxelles que doit venir cette décision.» Le Figaro.fr, Acier: les Européens dénoncent l’export à prix cassés des Russes et des Chinois
  • « Le marché Câble renforcé en acier à conducteur en aluminium (ACSR) mondial croît à un TCAC élevé au cours de la période de prévision 2020-2026. L’intérêt croissant des particuliers pour cette industrie est la principale raison de l’expansion de ce marché. Selon le Rapport, le marché Câble renforcé en acier à conducteur en aluminium (ACSR) devrait croître à un TCAC de xx % au cours de la période de prévision (2019-2027) et dépasser une valeur de XX USD d’ici la fin de 2027. » Thesneaklife, Rapport sur le marché Câble renforcé en acier à conducteur en aluminium (ACSR) mondial 2020 – Couvrant l’impact du COVID-19, informations financières, développements, analyse SWOT par les meilleures entreprises mondiales | Nexans, Southwire Company, General Cable, Apar Industries, Hengtong Group – Thesneaklife
  • « Le marché Fer et poudre d’acier mondial croît à un TCAC élevé au cours de la période de prévision 2020-2026. L’intérêt croissant des particuliers pour cette industrie est la principale raison de l’expansion de ce marché. Selon le Rapport, le marché Fer et poudre d’acier devrait croître à un TCAC de xx % au cours de la période de prévision (2019-2027) et dépasser une valeur de XX USD d’ici la fin de 2027. » Thesneaklife, Marché Fer et poudre d’acier mondial 2020 – Impact du COVID-19, analyse de la croissance future et défis | Hoganas, GKN Hoeganaes, QMP, Laiwu Iron Steel, JFE – Thesneaklife
  • Fonctionnant en partenariat avec les industries de matériaux in situ, le Centre Technique de Création, Recherches et Formations en architecture, design et ingénierie est conçu selon les gabarits du pont roulant du Port Nord de Chalon-sur-Saône à l’abandon. Reposant sur les concepts de circuit-court et de faible impact, l’édifice fait le choix d’une construction acier inoxydable qui met en action les industries et machines présentes sur place, offrant des possibilités d’adaptation dans le temps, de flexibilité dans l’usage.En savoir plus : Fenêtre sur Saône, l’école d’architecture d’Anais Ducret et Alice Barthelemy Chroniques d‘architecture, Concours Acier 2020 - Turbulences : les quatre lauréats
  • Mondiale « Cylindre en acier marché » Taille 2020 fournit une analyse en profondeur par le statut historique et actuel du marché / industries pour lindustrie mondiale Cylindre en acier. En outre, le rapport de recherche catégorise le marché dans le monde entier Cylindre en acier par segment par le joueur, le type, lapplication, Channel Marketing, et de la région. Cylindre en acier rapport sur le marché suit également les plus récentes dynamique du marché, comme facteurs à lorigine, limitant les facteurs, et nouvelles de lindustrie comme les fusions, les acquisitions et les investissements. la recherche marketing Cylindre en acier rapport fournit la taille du marché (valeur et volume), la part de marché, le taux de croissance par types, applications et combine à la fois des méthodes qualitatives et quantitatives pour former les prévisions micro et macro. , Taille du marché mondial Cylindre en acier 2020 Affichant une croissance impressionnante par 2026 | Tendances de lindustrie, Partager, Taille, Top joueurs clés Analyse et recherche Prévisions – JustFamous
  • Marché mondial des bandes transporteuses à câbles en acier Rapport de recherche 2020 -2026 présente une étude abstraite et une analyse stratégique sur l’industrie des convoyeurs à câbles en acier qui donne la portée du marché, les applications et la présence géographique qui animent le marché des convoyeurs à câbles en acier. Le rapport évalue, capture et fournit la taille du marché mondial des principaux acteurs dominants dans chaque région du monde. Le rapport sur le marché des tapis roulants en acier détermine les dépenses d’acquisition des entreprises, les moyens commerciaux, les moyens de promotion et de vente, les pratiques et les politiques commerciales qui devraient changer entre 2020 et 2026. Le rapport d’étude du marché mondial des tapis roulants en acier 2020 couvre toutes les principales régions géographiques et sous-régions dans le monde et se concentre sur les ventes de produits, la valeur, la taille du marché et les opportunités de croissance dans ces régions. Journal l'Action Régionale, Marché mondial des bandes transpor teuses à câbles en acier | Analyse d’impact Covid-19 | Perspectives commerciales 2020-2026 par ContiTech, Fenner, Bridgestone, YOKOHAMA – Journal l'Action Régionale
  • "Puisque la demande a baissé, que l'ensemble des quotas que les étrangers peuvent amener sur le territoire français soit baissé" réclame-t-il. Sans quoi, l'acier français et européen pourrait bien sortir de la crise dans un état catastrophique. BFM BUSINESS, En situation « d'urgence », l'acier européen réclame une baisse des quotas d'importation étrangère
  • Le rapport de recherche sur le marché mondial des ustensiles de cuisine en acier inoxydable a prédit une forte croissance futuriste du marché des ustensiles de cuisine en acier inoxydable et la fusion de plusieurs statistiques sur l’industrie respective. En plus de cela, le rapport sur le marché mondial des ustensiles de cuisine en acier inoxydable est considéré comme une découverte complète d’informations importantes liées au marché international. Thesneaklife, Ustensiles de cuisine en acier inoxydable Taille du marché 2020-26:, SEB, ZWILLING, Fissler – Thesneaklife
  • Mondiale « Vannes en acier moulé dans industriel marché » Taille 2020 fournit une analyse en profondeur par le statut historique et actuel du marché / industries pour lindustrie mondiale Vannes en acier moulé dans industriel. En outre, le rapport de recherche catégorise le marché dans le monde entier Vannes en acier moulé dans industriel par segment par le joueur, le type, lapplication, Channel Marketing, et de la région. Vannes en acier moulé dans industriel rapport sur le marché suit également les plus récentes dynamique du marché, comme facteurs à lorigine, limitant les facteurs, et nouvelles de lindustrie comme les fusions, les acquisitions et les investissements. la recherche marketing Vannes en acier moulé dans industriel rapport fournit la taille du marché (valeur et volume), la part de marché, le taux de croissance par types, applications et combine à la fois des méthodes qualitatives et quantitatives pour former les prévisions micro et macro. , Taille du marché mondial Vannes en acier moulé dans industriel 2020 Taille de lindustrie, Action, la croissance des entreprises, les revenus, les tendances, le marché de la demande mondiale de pénétration et prévisions pour 2026 – JustFamous
  • Rapports de précision et de cadeaux 2020-2026 mondial de production Robinet en acier inoxydable régionale de lindustrie, Statut de vente et de la consommation et perspectives Rapport de recherche du marché professionnel avec un aperçu de la division de lindustrie. Le rapport contient une analyse détaillée et tableau et les figures en elle. , Impact de Covid-19 sur le marché Robinet en acier inoxydable 2020: Taille de lindustrie mondiale, les tendances, la croissance, Rapport de recherche Insights et prévisions 2026 – JustFamous
  • Il était une figure incontournable du paysage de l’acier depuis un demi-siècle environ. Serge Lapandry est décédé dimanche 21 juin à Casablanca. Ce négociateur hors pair a été l’un des piliers de développement du marché de l’acier marocain. Il a été dès le début des années 1970, l’un des pionniers des échanges commerciaux avec l’Espagne, la France ou la Turquie.Les éclairages historiques de Serge Lapandry ont nourri les enquêtes de L’Economiste sur les mesures de défense commerciale. «C’était un défenseur infatigable des intérêts du Maroc, ce pays qu’il aimait tant. Sa passion pour les bons repas et son humour inégalable resteront dans la mémoire de ceux qui l’ont connu», témoigne son ami et associé Marc Winkel.F.F. L'Economiste, Serge Lapandry, un pionnier de l’acier s’est éteint | L'Economiste
  • Le rapport de recherche sur le marché mondial de la vaisselle en acier inoxydable prédit une croissance futuriste puissante du marché de la vaisselle en acier inoxydable et la fusion de plusieurs statistiques sur l’industrie respective. En plus de cela, le rapport sur le marché mondial de la vaisselle en acier inoxydable est considéré comme une découverte complète d’informations importantes liées au marché international. Thesneaklife, Taille du marché de la vaisselle en acier inoxydable 2020-26:, Zwilling, WMF, Supor – Thesneaklife
  • Le Rapport sur le marché Outils de coupe de métal en acier à grande vitesse a également fourni des données sur l’impact du COVID 19 sur le marché mondial. Le monde fait face à une crise mondiale de la santé sans précédent dans les 75 dernières années. Elle a touché tous les segments de la population et est particulièrement préjudiciable aux membres des groupes sociaux dans les situations les plus vulnérables. Ainsi, l’économie mondiale a beaucoup de prétention face à cette pandémie. Le Rapport comprend des données complètes sur l’impact du COVID 19 sur le marché Outils de coupe de métal en acier à grande vitesse pour aider les utilisateurs à prendre des décisions à grande échelle. Instant Interview, Impact du marché Outils de coupe de métal en acier à grande vitesse mondial de Covid-19 (2020 à 2027) | Sandvik AB, Nachi-Fujikoshi, OSG, Kennametal, YG-1 Tool – Instant Interview
  • Dans la famille des parois structurantes et décoratives, l’acier corten est un nouveau venu. Il se présente sous forme de plaques d’acier rouillé d’une belle couleur chaude. , Magazine Immobilier | Matériaux d’aménagement extérieur : la pierre et l’acier s’invitent au jardin
  • Rapport sur le marché mondial de Tables en acier inoxydable 2020 – rapport de 2026 fournit un aperçu de base de la part de marché de Tables en acier inoxydable, du segment des concurrents avec une introduction de base des principaux fournisseurs, régions principales, types de produits et industries finales. Identifie et analyse également les tendances émergentes ainsi que les principaux moteurs, défis, opportunités et stratégies d’entrée pour diverses entreprises de l’industrie Tables en acier inoxydable. Ce rapport donne un aperçu historique des tendances du marché Tables en acier inoxydable, des revenus, de la capacité, de la croissance, de la structure des coûts et de l’analyse des principaux moteurs. , Marché Tables en acier inoxydable: taille de l’industrie mondiale 2020, part, utilisations, avantages, tendances, application de croissance, principaux fabricants et prévisions de demande 2026 – InFamous eSport
  • 1. Le résumé du marché pour le marché mondial Drainage en acier inoxydable est présenté dans le contexte de la région, de la part et de la taille du marché. 2. Stratégies innovantes utilisées par les principaux acteurs du marché. 3. Le rapport «Global Drainage en acier inoxydable Market» se concentre également sur les opportunités à venir, les moteurs de la croissance, les facteurs limitants, les contraintes, les défis, les progrès techniques, les segments florissants et les autres tendances majeures du marché. 4. L’étude approfondie consiste à générer des projections et des prévisions concernant les principaux segments et sous-segments du marché tout au long de la période de prévision 2020-2024. 5. Les données ont été classées et résumées en fonction des régions, des entreprises, des types et des applications du produit. 6. Le rapport a étudié les évolutions telles que les extensions, les accords, les derniers lancements de produits et les fusions sur ce marché. Instant Interview, Impact de Covid-19 sur l’étude de Drainage en acier inoxydable marchés 2020-2024 et perspectives d’avenir Y compris les principaux acteurs Aliaxis Group, Zurn Industries, Watts Water Technologies (BLUCHER), etc. – Instant Interview
  • Il y a des précédents de dumping. Ce genre de guerre commerciale là se fait dans d'autres industries, on l'a déjà vu par exemple dans l'acier. Radio-Canada.ca, Après l’acier et l'aluminium, la guerre du contreplaqué? | Radio-Canada.ca
  • Déjà championne de la production mondiale d’acier, la Chine tend à renforcer sa position dominante, à la faveur de la pandémie de Covid-19, raconte le Financial Times, ce jeudi 11 juin. Le pays cherche à s’appuyer sur cette industrie pour stimuler la reprise de son économie. Courrier international, La Chine mise sur l’acier pour soutenir son économie après la crise du Covid-19
  • Rapport sur le marché mondial de 304 en acier inoxydable Boulons 2020 – rapport de 2026 fournit un aperçu de base de la part de marché de 304 en acier inoxydable Boulons, du segment des concurrents avec une introduction de base des principaux fournisseurs, régions principales, types de produits et industries finales. Identifie et analyse également les tendances émergentes ainsi que les principaux moteurs, défis, opportunités et stratégies d’entrée pour diverses entreprises de l’industrie 304 en acier inoxydable Boulons. Ce rapport donne un aperçu historique des tendances du marché 304 en acier inoxydable Boulons, des revenus, de la capacité, de la croissance, de la structure des coûts et de l’analyse des principaux moteurs. , 304 en acier inoxydable Boulons Marché 2020 Taille de l’industrie, croissance, extraction régionale, demande, synopsis de diligence et rapport de recherche prévisionnel 2026 – InFamous eSport
  • Rapport sur le marché mondial de Bijoux en acier inoxydable 2020 – rapport de 2026 fournit un aperçu de base de la part de marché de Bijoux en acier inoxydable, du segment des concurrents avec une introduction de base des principaux fournisseurs, régions principales, types de produits et industries finales. Identifie et analyse également les tendances émergentes ainsi que les principaux moteurs, défis, opportunités et stratégies d’entrée pour diverses entreprises de l’industrie Bijoux en acier inoxydable. Ce rapport donne un aperçu historique des tendances du marché Bijoux en acier inoxydable, des revenus, de la capacité, de la croissance, de la structure des coûts et de l’analyse des principaux moteurs. , Aperçu du marché mondial Bijoux en acier inoxydable Industrie 2020, dernières tendances, segmentation, perspectives de croissance, principales entreprises et perspectives d’ici 2026 – InFamous eSport
  • Marathon humain d’abord puisque la destruction de ces « verre et acier » a été décidée à la suite de dramatiques incendies subis tant à la Grand-Mare que dans le quartier Saint-Julien. C’est rapidement que ces bâtiments, conçus par Marcel Lods ou inspirés par lui, commencent de brûler. En 1973, le CES de Canteleu, proche dans sa conception des constructions de Lods, est détruit par les flammes. Les quelques premiers travaux d’isolation s’avèrent insuffisants. En avril 1981, un père et son fils âgé de 5 ans meurent dans les flammes d’un « Verre et acier ». D’autres incendies poussent à la rue des locataires. À la suite d’incendies graves, ces immeubles seront réhabilités entre 2006 et 2008, mais un dernier incendie en 2011 fait tout basculer. www.paris-normandie.fr, À Rouen, un immeuble « verre et acier » du quartier Saint-Julien fauché par les démolisseurs
  • Il juge « inacceptable » les 5.000 suppressions d'emplois prévues dont s'est fait écho la presse transalpine, tout comme la demande de financements publics à hauteur de 1,5 milliard d'euros ces deux prochaines années. En 2020, cela représenterait 200 millions d'euros à fonds perdu et un prêt de 600 millions d'euros garanti par l'Etat. Le géant mondial de l'acier a confirmé avoir soumis un nouveau plan industriel, sans en préciser les détails. Les Echos, Acier : Rome s'insurge contre le nouveau plan d'ArcelorMittal pour Ilva | Les Echos
  • Selon Eurofer, l’association européenne des producteurs d’acier, la Commission européenne doit d’urgence revoir ses mesures de sauvegarde face au doublement, en avril, des aciers venus de Turquie et de Russie. , La bataille de l’acier a repris, alertent les Européens | Paperjam News
  • Le président d’ArcelorMittal France, Philippe Darmayan, réclame une baisse des quotas d’importation d’acier vers l’Europe, afin que la reprise économique qui se dessine profite aux aciéristes européens et non aux concurrents venant de Russie ou de Turquie. Le titre retrouve des couleurs en Bourse. Mieux Vivre Votre Argent, ArcelorMittal plaide pour une baisse des quotas européens d’importation d’acier - Mieux Vivre Votre Argent
  • Rapport sur le marché mondial de Par immersion à chaud en acier galvanisé 2020 – rapport de 2026 fournit un aperçu de base de la part de marché de Par immersion à chaud en acier galvanisé, du segment des concurrents avec une introduction de base des principaux fournisseurs, régions principales, types de produits et industries finales. Identifie et analyse également les tendances émergentes ainsi que les principaux moteurs, défis, opportunités et stratégies d’entrée pour diverses entreprises de l’industrie Par immersion à chaud en acier galvanisé. Ce rapport donne un aperçu historique des tendances du marché Par immersion à chaud en acier galvanisé, des revenus, de la capacité, de la croissance, de la structure des coûts et de l’analyse des principaux moteurs. , Marché Par immersion à chaud en acier galvanisé: taille de l’industrie mondiale 2020, part, utilisations, avantages, tendances, application de croissance, principaux fabricants et prévisions de demande 2026 – InFamous eSport
  • La visée de Fenêtre sur Saône est double. La première est de remplacer les machines  industrielles désuètes et les industries d’acier en perte d’activité du Port Nord de Chalon-sur-Saône. Pour cela, le Centre Technique de Création, Recherches et Formations en architecture, design et ingénierie fonctionnerait en partenariat avec les industries de matériaux in situ. La seconde est de permettre d’expérimenter autour de la gestion des crues et autres aléas naturels qui découlent de la Saône voisine. Le projet repose sur les concepts de circuit-court et de faible impact, et l’édifice fait le choix d’une construction en acier inoxydable qui met en action les industries et machines présentes. Les portiques acier constituent la structure principale, qui permet à des modules autoportants de se greffer et de s’élever selon les variations de l’eau. Pour accueillir les crues, des brèches de rétention émergent sous l’édifice qui devient alors une presqu’île.  Archicree - Créations et Recherches Esthétiques Européennes, Palmarès Concours Acier 2020 : trois lauréats et une mention spéciale - Archicree - Créations et Recherches Esthétiques Européennes
  • Le rapport sur les Marché de l’acier à haute résistance rassemble les données réalistes sur les acteurs bien connus du marché mondial ainsi que leur contribution de part sur le marché mondial. Ces données fonctionnent comme un outil utile pour estimer leur progression pour une période donnée. Le rapport global sur les Marché de l’acier à haute résistance rassemble les données de l’institution éminente du mot clé mondial. Instant Interview, Marchés d’impact mondiaux de l’acier à haute résistance (Covid-19): analyse approfondie, part de marché mondiale, principales tendances, perspectives de l’industrie technique et professionnelle 2020-2025 – Instant Interview
  • Les industriels de l'acier redoutent de voir le marché européen envahi par de l'acier turc ou russe à bas prix, alors que la crise du coronavirus a entraîné une chute de la demande de 50 %. Ils réclament la baisse des quotas d'importation. La Commission européenne doit se prononcer le 12 juin. Les Echos, Les sidérurgistes européens craignent de se faire submerger | Les Echos
  • Le rapport du marché de Sanitaires en acier inoxydable étudie le marché mondial, en particulier en Amérique du Nord, en Europe, en Chine, au Japon, en Asie du Sud-Est et en Inde avec la production, les revenus, la consommation, l’importation et l’exportation dans ces régions, de 2013 à 2018 et prévu jusqu’en 2024. Le marché de Sanitaires en acier inoxydable Le rapport fournit des statistiques importantes sur l’état de l’industrie et est une source précieuse de conseils et d’orientation pour les entreprises et les particuliers intéressés par le marché Sanitaires en acier inoxydable. , Le marché mondial Sanitaires en acier inoxydable 2024 fournit des prévisions de croissance et des opportunités de tendances à venir par types et facteurs de développement – La Tribune de Tours
  • (AOF) - ArcelorMittal attend sans doute 2021 avec impatience après une année 2020 des plus moroses. Selon la dernière estimation de l'Association mondiale de l'acier (WSA), la demande mondiale de ce métal devrait chuter cette année de 6,4% avant de rebondir de 3,8% l'an prochain. Capital.fr, ARCELORMITTAL : la demande mondiale d'acier pourrait rebondir de 3,8% en 2021 - Capital.fr
  • Worldwide Auctioneers a dévoilé le catalogue de la vente d’Auburn, dans l’Indiana. On y trouve un trio de Ford (très) rares, en acier inoxydable ! The Good Life, Auto : 3 Ford en acier inoxydable sont prêtes à faire monter les enchères !
  • Le marché mondial de l’acier spécial présente une analyse approfondie et reconnue de l’état immédiat du marché. Le rapport d’analyse contient une étude approfondie et spécialisée de cet état de l’industrie, fournissant des informations sur la dynamique du marché de Special Steel et les principaux acteurs. En outre, la situation historique du marché, le rapport de Special Steel fournit également des moyens de marché rentables pour exiger un avantage de l’événement du marché au cours de la période de prévision (2020-2026). Le rapport examine en profondeur l’état passé et actuel du marché et fournit des estimations prévisionnelles précieuses et fiables pour les facteurs nécessaires sur le marché. Journal l'Action Régionale, Le marché de l’acier spécial 2020-2026 va exploser dans le monde entier avec l’analyse prédictive (impact de COVID-19) par les meilleures sociétés Timken Steel, Ovako, Nippon Koshuha – Journal l'Action Régionale
  • « Le marché Pâte de décapage et de passivation en acier inoxydable mondial croît à un TCAC élevé au cours de la période de prévision 2020-2026. L’intérêt croissant des particuliers pour cette industrie est la principale raison de l’expansion de ce marché. Selon le Rapport, le marché Pâte de décapage et de passivation en acier inoxydable devrait croître à un TCAC de xx % au cours de la période de prévision (2019-2027) et dépasser une valeur de XX USD d’ici la fin de 2027. » Thesneaklife, Rapport sur le marché Pâte de décapage et de passivation en acier inoxydable mondial 2020 – Couvrant l’impact du COVID-19, informations financières, développements, analyse SWOT par les meilleures entreprises mondiales | Avesta, Pelox, Afrox, Sandvik, Bradford Derustit – Thesneaklife
  • Le Rapport sur le marché Billes de broyage élevées en acier chromé a également fourni des données sur l’impact du COVID 19 sur le marché mondial. Le monde fait face à une crise mondiale de la santé sans précédent dans les 75 dernières années. Elle a touché tous les segments de la population et est particulièrement préjudiciable aux membres des groupes sociaux dans les situations les plus vulnérables. Ainsi, l’économie mondiale a beaucoup de prétention face à cette pandémie. Le Rapport comprend des données complètes sur l’impact du COVID 19 sur le marché Billes de broyage élevées en acier chromé pour aider les utilisateurs à prendre des décisions à grande échelle. Instant Interview, Marché Billes de broyage élevées en acier chromé mondial 2020 – Impact du COVID-19, analyse de la croissance future et défis | Magotteaux, AIA ENGINEERING LIMITED, Estanda, Christian Pfeiffer, TOYO Grinding Ball Co – Instant Interview
  • Létude sur le marché mondial Rail en acier 2020 contient une création sur les nouvelles tendances qui peuvent aider les entreprises de mise en œuvre dans lindustrie pour comprendre le marché Rail en acier et rendre les politiques de leur évolution commerciale en conséquence. Le rapport de recherche analyse la taille du marché, la part de lindustrie Rail en acier, les conducteurs principaux pour lextension, les principaux secteurs et CAGR. , Impact de Covid-19 sur le marché Rail en acier: ventes mondiales de lindustrie, du revenu, le prix et la marge brute 2020-2026 – Derrière-l'Entente.com
  • « Il revenait de deux meetings à Asltom Belfort et Manufrance Saint-Étienne, où il avait soutenu les ouvriers. À cette époque, il y avait des luttes un peu partout. Et lui ne se trompait jamais de combat. Il est venu nous voir au studio de radio Lorraine cœur d’acier », précise Jocelyne Casavecchia, qui était chef d’entreprise il y a 41 ans, et vendait des caravanes et des camping-cars. , Edition Longwy | Guy Bedos à l’antenne de Lorraine cœur d’acier en 1979
  • Le rapport mondial sur le marché du noyau en nid d’abeille en acier inoxydable est considéré comme une enquête détaillée sur le marché respectif qui fournira des solutions clés pour l’établissement de stratégies commerciales axées sur le profit. Il est utile pour fournir des détails sur les tendances futuristes de l’industrie du noyau en nid d’abeille en acier inoxydable et une évaluation approfondie de l’industrie mondiale. Il vous permet de déterminer les défis et les facteurs de risque remarquables ainsi que les principales opportunités disponibles sur le marché mondial des noyaux en nid d’abeilles en acier inoxydable. Ce rapport présente également l’ensemble du statut historique et actuel du marché des noyaux en nid d’abeilles en acier inoxydable dans le monde. En dehors de cela, le rapport sur l’industrie du noyau en nid d’abeille en acier inoxydable représente également la représentation graphique de la prochaine infrastructure du marché du noyau en nid d’abeille en acier inoxydable et le taux de croissance annuel composé (TCAC) en détail. Electroziq, Marché mondial du noyau en nid d’abeilles en acier inoxydable | Analyse d’impact Covid-19 | Perspectives commerciales 2020-2026 par Tricel Honeycomb, Coast-Line International, Panel Built, Pacific Marine Systems – Electroziq
  • Mondiale Tubes soudés en acier industrie 2020 Rapport de recherche fournit des informations sur la taille du marché, la part, les tendances, la croissance, la structure des coûts, la capacité, les recettes et les prévisions 2026. Ce rapport comprend également létude globale et complète du marché Tubes soudés en acier avec tous ses aspects qui influent sur la croissance du marché. Ce rapport est lanalyse quantitative exhaustive de lindustrie Tubes soudés en acier et fournit des données pour faire des stratégies visant à accroître la croissance du marché et de lefficacité. , Impact de Covid-19 sur Tubes soudés en acier marché: la croissance mondiale de lindustrie dans les régions, les types de produits, Major application de lanalyse à lhorizon 2020 et prévisions pour 2026 – Derrière-l'Entente.com
  • Le rapport du marché de Contrôle de flux en acier au carbone Choke étudie le marché mondial, en particulier en Amérique du Nord, en Europe, en Chine, au Japon, en Asie du Sud-Est et en Inde avec la production, les revenus, la consommation, l’importation et l’exportation dans ces régions, de 2013 à 2018 et prévu jusqu’en 2024. Le marché de Contrôle de flux en acier au carbone Choke Le rapport fournit des statistiques importantes sur l’état de l’industrie et est une source précieuse de conseils et d’orientation pour les entreprises et les particuliers intéressés par le marché Contrôle de flux en acier au carbone Choke. , Le marché mondial Contrôle de flux en acier au carbone Choke 2024 fournit des prévisions de croissance et des opportunités de tendances à venir par types et facteurs de développement – La Tribune de Tours
  • Le rapport de recherche sur le marché mondial Couteau en acier inoxydable Porte Vannes présente une évaluation approfondie de lindustrie. Avec une attention aux tendances clés Couteau en acier inoxydable Porte Vannes, il met laccent paysage regulative, les conducteurs et les défis. Il définit explicitement les possibilités Couteau en acier inoxydable Porte Vannes, la normalisation avec les dernières technologies. Le rapport Couteau en acier inoxydable Porte Vannes prévu sert 2020-2026 afin de clarifier la feuille de route de lavenir. Les modèles de déploiement, des études de cas de lopérateur, les profils des joueurs Couteau en acier inoxydable Porte Vannes sont expliqués en détail. , Impact de Covid-19 sur le marché Couteau en acier inoxydable Porte Vannes: Application de lindustrie mondiale et danalyse pour 2020-2026 – JustFamous
  • Le rapport Global Feuilles d’acier électriques Market donne les possibilités à venir et une prévision détaillée du marché Feuilles d’acier électriques. Le rapport met en évidence les principaux événements du marché, y compris les dernières tendances, les améliorations technologiques, les possibilités de croissance et les acteurs du marché tels que JFE Steel, NSSMC, NLMK Group, Posco, ThyssenKrupp, AK Steel, Nucor, Voestalpine, TATA Steel, ArcelorMittal, CSC, WISCO, Baosteel, Ansteel, Shougang, Benxi Steel, TISCO, Masteel, Stalprodukt etc. qui contribuent à la croissance globale du marché. boursomaniac, Aperçu de la croissance de Mondial Feuilles d'acier électriques Marche (2020-2029) || JFE Steel, NSSMC, NLMK Group - boursomaniac
  • Le rapport de recherche sur le marché mondial de l’acier inoxydable embossé de la série 200 a prédit une croissance futuriste puissante du marché de l’acier inoxydable embossé de la série 200 et la fusion de plusieurs statistiques sur l’industrie respective. En plus de cela, le rapport sur le marché mondial de l’acier inoxydable embossé de la série 200 est considéré comme une découverte complète d’informations importantes liées au marché international. Instant Interview, 200 Series Embossed Stainless Steel Market Size 2020-26:, Jem Industries, Rimex Metals, Gatti Precorvi – Instant Interview
  • En dehors de cela, le rapport World Structural Steel Pipe Market 2020 fournit des informations cruciales concernant la catégorisation, les tendances de croissance évaluées, le réseau de distribution, les conditions économiques ou industrielles et de nombreuses autres pièces très importantes associées aux tuyaux en acier structurel. l’augmentation rapide des gains financiers non durables et des produits innovants offerts par les fabricants devraient mesurer le piment de l’industrie des tuyaux en acier structurel au cours de l’intervalle prévu. une base d’acheteurs colossale et croissante de l’industrie des tuyaux en acier structurel crée une opportunité pour les producteurs de servir un grand marché et de générer des revenus. Instant Interview, Marché mondial des tuyaux en acier structurel avec (Covid-19) analyse d’impact, partage une croissance énorme au cours de 2020-2026 Metalcorp Steel, Totten Tubes, Orrcon Steel – Instant Interview
  • Mondiale « Bâtiment non résidentiel Utilisé Toiture en acier marché » Taille 2020 fournit une analyse en profondeur par le statut historique et actuel du marché / industries pour lindustrie mondiale Bâtiment non résidentiel Utilisé Toiture en acier. En outre, le rapport de recherche catégorise le marché dans le monde entier Bâtiment non résidentiel Utilisé Toiture en acier par segment par le joueur, le type, lapplication, Channel Marketing, et de la région. Bâtiment non résidentiel Utilisé Toiture en acier rapport sur le marché suit également les plus récentes dynamique du marché, comme facteurs à lorigine, limitant les facteurs, et nouvelles de lindustrie comme les fusions, les acquisitions et les investissements. la recherche marketing Bâtiment non résidentiel Utilisé Toiture en acier rapport fournit la taille du marché (valeur et volume), la part de marché, le taux de croissance par types, applications et combine à la fois des méthodes qualitatives et quantitatives pour former les prévisions micro et macro. , Taille du marché mondial Bâtiment non résidentiel Utilisé Toiture en acier 2020: Perspectives de lindustrie par des acteurs mondiaux, Segmentation régionale, croissance, applications, pilotes principaux, la valeur et jusquà 2026 PREVUES – Derrière-l'Entente.com
  • LONDRES (Reuters) - La demande mondiale d'acier devrait chuter de 6,4% cette année en raison de l'impact de la crise sanitaire sur les secteurs de l'industrie et de la construction avant de repartir à la hausse l'année prochaine, a estimé l'Association mondiale de l'acier (WSA). Boursier.com, La demande mondiale d'acier attendue en hausse l'année prochaine après une chute de 6% en 2020
  • Le département du Trésor américain a déclaré dans un communiqué qu'il avait désigné quatre sociétés des secteurs de l'acier, de l'aluminium et du fer opérant dans le secteur des métaux en Iran, dont une filiale du plus grand fabricant d'acier iranien, Mobarakeh Steel Company. , Les États-Unis annoncent des sanctions contre des sociétés métallurgiques et des agents de vente iraniens à l'étranger_French.news.cn
  • Les cartouches Fast Steel haute performance de Kent sont des cartouches dédiées à la chasse du gibier d’eau. La cartouche est chargée de billes d’acier enrobées de zinc est possède un design qui lui permet de fonctionner de manière optimale dans les fusils semi-automatiques. Tous les composants de la cartouche sont fabriqués avec des éléments de bonne qualité afin qu’elle résiste le plus possible à la corrosion. Performantes dans toutes les conditions météorologiques, sa vitesse  est optimale pour garantir des groupements uniformes. Prix par quantités disponible chez Terres & Eaux. Chassons.com, Cartouches spécial gibier d'eau: la Fast Steel de Kent chez Terres&Eaux - Chassons.com
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Images d'illustration du mot « acier »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « acier »

Langue Traduction
Anglais steel
Espagnol acero
Italien acciaio
Allemand stahl
Portugais aço
Source : Google Translate API

Synonymes de « acier »

Source : synonymes de acier sur lebonsynonyme.fr
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