Tyran : définition de tyran


Tyran : définition du Wiktionnaire

Nom commun 1

tyran \ti.ʁɑ̃\ masculin

  1. (Antiquité) Roi absolu, monarque, despote qui usurpe la puissance souveraine.
    • Les tyrans furent nombreux dans la Grèce du sixième et du cinquième siècle avant notre ère : Pisistrate fut l’un des plus célèbres.
  2. Celui qui exerce la puissance souveraine arbitrairement et sans contrôle.
    • Une faction puissante conspire avec les tyrans de l’Europe pour nous donner un roi, avec une espèce de constitution aristocratique.— (Maximilien de Robespierre, Discours contre Brissot & les girondins, 10 avril 1793)
    • Il est vrai que si, comme il arrivait habituellement, ils se mettaient sous la protection d’un des petits tyrans de leur voisinage, […] ils pouvaient jouir d’un repos temporaire. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
  3. Celui qui gouverne avec injustice et sans aucun respect pour les lois et les libertés humaines.
    • On appelle tyran le souverain qui ne connaît de lois que son caprice, qui prend le bien de ses sujets, et qui ensuite les enrôle pour aller prendre celui de ses voisins. — (Voltaire, Dictionnaire philosophique, 1764)
    • C'est toujours ce discours-là qui pousse les tyrans du tiers-monde à faire la simagrée de la démocratie, à jouer à la parodie des droits de l'homme. — (Daryush Shayegan, La lumière vient de l'Occident: Le réenchantement du monde et la pensée nomade, Éditions de l'Aube, 2015, dans l'introduction.)
  4. (Figuré) Quelqu’une ou quelqu'un qui abuse de son autorité.
    • Mais ne savais-je pas bien que les tyrans de tout genre allaient reprendre espoir dans ces jours de malheur où l’obéissance passive était restaurée ? — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937)
    • C’est un vrai tyran : on ne peut pas appeler autrement un bambin qui abuse de sa faiblesse et qui devient le maître de la maison. — (Léon Frapié, Le tyran, dans Les contes de la maternelle, éditions Self, 1945, page 123)
    • Ahurissant : on la juge pour la complicité dans des crimes abominables, et Monique Olivier se dépeint en ménagère effacée, régalant son tyran de mari de cacasse à cul nu et de tarte au sucre. — (Stéphane Durand-Souffland, Frissons d'assises: L'instant où le procès bascule, Denoël, 2012)
    • Sa directrice était une mégère doublée d'un tyran qui n'avait apparemment pas inventé l'eau chaude à part peut-être celle qui coule dans les veines des assoiffés de pouvoir. — (Hervé Mosquit, Au coin de l'ordinaire, Mon Petit Éditeur, 2012, p. 129)
  5. (Figuré) Maître souverain symbolique
    • L’usage est le tyran des langues.

Nom commun 2

tyran \ti.ʁɑ̃\ masculin

  1. (Ornithologie) Oiseau passereau de la famille des Tyrannidés.
    • La première espèce des tyrans est le titiri ou pipiri: il a la taille et la force de la pie-grièche grise. — (Georges Louis Leclerc Buffon (comte de), Hippolyte Romain Joseph Duthilloeul, Oeuvres complètes de Buffon: Oiseaux, 1822, page 115)
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Tyran : définition du Littré (1872-1877)

TYRAN (ti-ran) s. m.
  • 1Dans l'antiquité, parmi les Grecs, celui qui s'emparait de l'autorité souveraine sur une communauté républicaine, soit qu'il l'exerçât avec modération et douceur, soit qu'il en abusât. Pisistrate fut tyran d'Athènes. C'est ce qu'on appelle un tyran ; il ne fait pas le mal par le seul plaisir de le faire ; mais le mal ne lui coûte rien, toutes les fois qu'il le croit utile à l'accroissement de sa grandeur, Fénelon, Dial. des morts (Solon, Pisistrate). Ce fut alors que parut une suite de souverains connus sous le nom de tyrans, parce qu'ils jouissaient d'une autorité absolue, Barthélemy, Anach. ch. 37. Comme l'usurpation amène et nécessite la tyrannie, les Grecs prirent bientôt le nom de tyran dans la même acception que nous, Sainte-Croix, Instit. Mém. hist. et litt. anc. t. II, p. 510.
  • 2Celui qui a usurpé la puissance souveraine dans un État (sens qui a vieilli). La soif de commander enfanta des tyrans, Boileau, Sat. X. Puisqu'il [César] était tyran, il n'eut point de vertus, Voltaire, M. de César, III, 8. Les habiles tyrans ne sont jamais punis, Voltaire, Mérope, v, 5. On donne aujourd'hui le nom de tyran à un usurpateur, ou à un roi qui fait des actions violentes et injustes ; Cromwell était un tyran sous ces deux aspects, Voltaire, Dict. phil. tyran.

    Les trente tyrans, voy. TRENTE.

  • 3Prince, usurpateur ou non, qui gouverne avec injustice, avec cruauté, en foulant aux pieds les lois divines et humaines. Aux noces d'un tyran, tout le peuple en liesse Noyait son souci dans les pots, La Fontaine, Fabl. VI, 12. Ses yeux indifférents [de Néron] ont déjà la constance D'un tyran dans le crime endurci dès l'enfance, Racine, Brit. v, 7. Les vices ont aussi leur perfection : un demi-tyran [au théâtre] serait indigne d'être regardé ; mais l'ambition, la cruauté, la perfidie, poussées à leur plus haut point, deviennent de grands objets, Fontenelle, Réfl. poét. 17. J'aimerais autant mettre les voleurs de grand chemin au rang des corps de l'État, que de placer les tyrans au rang des rois, Voltaire, Dial. XXIV, 1. On appelle tyran le souverain qui ne connaît de lois que son caprice, qui prend le bien de ses sujets, et qui ensuite les enrôle pour aller prendre celui de ses voisins ; il n'y a point de ces tyrans-là en Europe, Voltaire, Dict. phil. Tyrannie. Henri VIII était tyran dans son gouvernement comme dans sa famille, et couvert du sang de deux épouses innocentes, comme de celui des plus vertueux citoyens, Voltaire, ib. Tyran. Les grands le traitaient de tyran [Louis XI], parce qu'il ne leur permettait pas de l'être, Duclos, Œuv. t. III, p. 356.
  • 4 Par extension, il se dit de tous ceux qui tyrannisent. Il est le tyran de sa famille. C'est un tyran dans sa maison. Ce chef est un tyran pour ses subordonnés. Et donnons un tyran à ces tyrans du monde [les Romains], Corneille, Pomp. I, 1. Et la fuite est permise à qui fuit ses tyrans, Racine, Phèdre, v, 1. Ne se contentant pas de faire le petit tyran dans une fête, Hamilton, Gram. VI. Telle est l'ingratitude des hommes ; plus vous les rendez maîtres de votre cœur, plus ils s'en rendent les tyrans, Massillon, Carême, Pécheresse. Les Romains, après avoir été les tyrans des nations…, Voltaire, Philos. Lett. de Memmius, III. Voilà bien, reprit-elle, le propos d'un tyran qui ne croit jouir de sa liberté qu'autant qu'il trouble celle des autres, Rousseau, Hél. IV, 11. Il faut en ce monde-ci avoir le moins de tyrans qu'il est possible, D'Alembert, Lett. à Voltaire, 23 juin 1766. Lorsqu'il [Aristote] dit que le peuple souverain est un tyran à mille têtes, Sainte-Croix, Instit. Mém. hist. et litt. anc. t. II, p. 510.

    Tyran domestique, se dit d'un homme qui tyrannise sa famille, sa maison.

    Il est le tyran de sa compagnie, il a pris dans sa compagnie une autorité dont il abuse.

    Fig. Vous vous souvenez du vieux pédagogue de la cour, et qu'on appelait autrefois le tyran des mots et des syllabes, Guez de Balzac, Socrate chrétien, Disc. 10e.

    Adjectiv. Je ne fus plus cet homme malhonnête et tyran, qui voulais sacrifier tous mes amis à mon ambition et à mon caprice ; on ne parla dans la conversation que de la tendresse qu'on avait pour moi, Retz, Mém. t. IV, liv. v, p. 127, dans POUGENS. C'est être faux et tyran de dire : il n'est pas fort, donc je ne l'estimerai pas ; il n'est pas habile, donc je ne le craindrai pas, Pascal, Pens. VI, 10, éd. HAVET.

  • 5 Fig. Il se dit de choses dont on compare l'action à la tyrannie des hommes. Secrets tyrans de ma pensée, Respect, amour, de qui les lois…, Corneille, la Veuve, II, 1. Mon Dieu ! que votre amour en vrai tyran agit ! Molière, Tart. IV, 5. L'art est un tyran qui se plaît à gêner ses sujets, et qui ne veut pas qu'ils paraissent gênés, Fontenelle, Refl. poét. LXI. Ainsi lorsque les vents, fougueux tyrans des eaux, De la Seine ou du Rhône ont soulevé les flots, Voltaire, Henr. IV. D'une sainte folie un peuple furieux Chanter : Amour, tyran des hommes et des dieux ! Chénier, l'Invention.

    L'usage est le tyran des langues, l'usage prévaut sur les règles de la grammaire.

  • 6Oiseau du genre faucon. Le nom de tyran donné à des oiseaux doit paraître plus que bizarre, Buffon, Ois. t. VIII, p. 387.

    Genre d'oiseaux sylvains ou de passereaux de la famille des gobe-mouches.

REMARQUE

Quelques-uns ont essayé de dire tyranne, par exemple Desportes ; mais cela n'a pas réussi ; et il faut dire tyran en parlant d'une femme. Cette femme est un tyran domestique. Toutefois Fr. Soulié a employé ce mot dans le style familier. Assurément, mais… - Il n'y a pas de mais ; je veux, j'exige que vous teniez votre parole, entendez-vous ? - Soit, tyranne, dit M. de Simon, en embrassant sa femme, Soulié, Au jour le jour, § XI.

HISTORIQUE

XIIe s. Et en la croix vous pendirent tyrant, Ronc. p. 152.

XIIIe s. Ne ja, pour nul desirier, [je] Ne remainrai avecque ces tirans Qui sont croisés à loier Pour dimer clers et bourjois et serjens, Quesnes, Romancero, p. 97.

XIVe s. Et pour ce nous ne disons pas que les tyrans soient prodiges [prodigues], Oresme, Éth. 106. Je vous deliverrai de ceste gent tirant, Guesclin 3035. Mesmes vont les Juifs Pietre le roy blasmant ; En derrieres de lui l'apeloient tirant, ib. 6948.

XVe s. Est licite de adompter et endormir par belles paroles les oreilles du tyran, Monstrelet, I, 39. Adonc marcha avant le tyrant [bourreau], qui print la royne par la main ; si la mena jusque à l'estache, Perceforest, t. v, f° 102.

XVIe s. Il sembloit, quand ils [les huguenots] oyoient parler de moy, qu'ils avoient le bourreau à la queue ; aussi m'appeloient-ils ordinairement le tyran, Mém. de Montluc, t. II, p. 57. Mais vous, belle tyranne, aux Nerons comparable, Desportes, Diane, I, 16.

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Tyran : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

TYRAN, s. m. (Politique & Morale.) par le mot τύραννος, les Grecs désignoient un citoyen qui s’étoit emparé de l’autorité souveraine dans un état libre, lors même qu’il le gouvernoit suivant les lois de la justice & de l’équité ; aujourd’hui par tyran l’on entend, non-seulement un usurpateur du pouvoir souverain, mais même un souverain légitime, qui abuse de son pouvoir pour violer les lois, pour opprimer ses peuples, & pour faire de ses sujets les victimes de ses passions & de ses volontés injustes, qu’il substitue aux lois.

De tous les fléaux qui affligent l’humanité, il n’en est point de plus funeste qu’un tyran ; uniquement occupé du soin de satisfaire ses passions, & celles des indignes ministres de son pouvoir, il ne regarde ses sujets que comme de vils esclaves, comme des êtres d’une espece inférieure, uniquement destinés à assouvir ses caprices, & contre lesquels tout lui semble permis ; lorsque l’orgueil & la flatterie l’ont rempli de ces idées, il ne connoît de lois que celles qu’il impose ; ces lois bizarres dictées par son intérêt & ses fantaisies, sont injustes, & varient suivant les mouvemens de son cœur. Dans l’impossibilité d’exercer tout seul sa tyrannie, & de faire plier les peuples sous le joug de ses volontés déréglées, il est force de s’associer des ministres corrompus ; son choix ne tombe que sur des hommes pervers qui ne connoissent la justice que pour la violer, la vertu que pour l’outrager, les lois, que pour les éluder. Boni quam mali suspectiores sunt, semperque his aliena virtus formidolosa est. La guerre étant, pour ainsi dire, déclarée entre le tyran & ses sujets, il est obligé de veiller sans cesse à sa propre conservation, il ne la trouve que dans la violence, il la confie à des satellites, il leur abandonne ses sujets & leurs possessions pour assouvir leur avarice & leurs cruautés, & pour immoler à sa sûreté les vertus qui lui font ombrage. Cuncta ferit, dum cuncta timet. Les ministres de ses passions deviennent eux-mêmes les objets de ses craintes, il n’ignore pas que l’on ne peut se fier à des hommes corrompus. Les soupçons, les remords, les terreurs l’assiégent de toutes parts ; il ne connoît personne digne de sa confiance, il n’a que des complices, il n’a point d’amis. Les peuples épuisés, dégradés, avilis par le tyran, sont insensibles à ses revers, les lois qu’il a violées ne peuvent lui prêter leur secours ; en vain réclame-t-il la patrie, en est-il une où regne un tyran ?

Si l’univers a vu quelques tyrans heureux jouir paisiblement du fruit de leurs crimes, ces exemples sont rares, & rien n’est plus étonnant dans l’histoire qu’un tyran qui meurt dans son lit. Tibere après avoir inondé Rome du sang des citoyens vertueux, devient odieux à lui même ; il n’ose plus contempler les murs témoins de ses proscriptions, il se bannit de la société dont il a rompu les liens, il n’a pour compagnie que la terreur, la honte & les remors. Tel est le triomphe qu’il remporte sur les lois ! Tel est le bonheur que lui procure sa politique barbare ! Il mene une vie cent fois plus affreuse que la mort la plus cruelle. Caligula, Néron, Domitien ont fini par grossir eux-mêmes les flots de sang que leur cruauté avoit répandus ; la couronne du tyran est à celui qui veut la prendre. Pline disoit à Trajan, « que par le sort de ses prédécesseurs, les dieux avoient fait connoître qu’ils ne favorisoient que les princes aimés des hommes ».

Tyrans, les trente, (Hist. greq.) on appelloit ainsi les trente hommes que les Lacédémoniens établirent dans Athènes pour la tenir en servitude ; mais Thrasibule forma le généreux dessein de les chasser d’Athènes, & y réussit. C’est là-dessus que Cornelius Nepos a dit ce beau mot de ce grand homme : « Plusieurs ont desiré, peu ont eu le bonheur de délivrer leur patrie d’un seul tyran, Thrasibule délivra la sienne de trente ». (D. J.)

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Tyran : définitions subjectives sur Dicopedia

Dicopedia est un dictionnaire participatif où n'importe qui peut partager sa propre définition des mots de la langue française. L'intérêt de cette initiative est de proposer des définitions subjectives et très diverses, selon l'expérience de chacun. Nous ajouterons dans cette section les définitions de « tyran » les plus populaires.

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  • Un enfant qui a été trop couvé par sa mère, et qui par conséquent à du mal avec la réalité ; face à l'altérité : il soumet ou il tue.

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Étymologie de « tyran »

Étymologie de tyran - Littré

Provenç. tiran ; catal. tirá ; espagn. tirano ; ital. tiranno ; du lat. tyrannus qui est le grec τύραννος. L'anglais dit tyrant ; c'est une orthographe qu'il a reçue de l'ancien français, et que l'ancien français, par erreur, avait adoptée, prenant ce mot pour un participe présent.

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Étymologie de tyran - Wiktionnaire

Du latin tyrannus (« tyran, despote »), emprunté au grec ancien τύραννος, týrannos (« maître »).
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Phonétique du mot « tyran »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
tyran tirɑ̃ play_arrow

Citations contenant le mot « tyran »

  • La violence s’installe aussi parfois dans l’intimité familiale. "Complément d’enquête" sur les enfants tyrans, qui maltraitent leurs parents et sèment la terreur dans leur foyer. Immersion dans ces familles où les gamins commandent. Franceinfo, VIDEO. Mon fils, ce tyran !
  • À ce stade de l’affaire, le plus probable est qu’il s’agisse d’un nouvel enfumage d’Alexandre Loukachenko, tyran notoire en route pour un sixième mandat. Le ressort de la menace extérieure est un vieux truc de dictateur qu’il maîtrise à la perfection. , Défense - Guerre - Conflit | Les barbouzes du Kremlin
  • Quiconque va trouver un tyran devient son esclave, même s'il est venu libre. De Sophocle
  • La première femme est une esclave, la deuxième une compagne, et la troisième un tyran. De Proverbe polonais
  • La vie d'un tyran n'est pas de longue durée. De Proverbe oriental
  • L'amour est le roi des jeunes gens et le tyran des vieillards. De Louis XIII
  • Un niais est aussi nécessaire au mélodrame qu'un tyran est indispensable. De Pixerécourt
  • Rien n'est plus rare qu'un tyran qui vieillit. De Thalès
  • La liberté est un tyran qui est gouverné par ses caprices. De Joseph Joubert
  • La jalousie est le tyran du royaume de l'amour. De Miguel de Cervantès
  • Le poète et le tyran font rarement bon ménage. De Marie-Claire Blais / Un joualonais, sa joualonie
  • L’esclave est un tyran dès qu’il le peut. De Harriet Beecher Stowe / La case de l’oncle Tom
  • Le succès d’un tyran est une défaite morale. De Hazrat Ali
  • Quiconque est plus sévère que les lois est un tyran. De Vauvenargues
  • La jalousie est un tyran, mais un tyran de l'esprit. De John Dryden
  • L’usage est le tyran des langues. De Proverbe français
  • L’opinion publique est un tyran. De Proverbe français
  • Tous les hommes seraient des tyrans s'ils le pouvaient. Daniel Defoe, The Kentish Petition, Addenda
  • Les tyrans manquent rarement de prétextes. Edmund Burke, Letters, to a Member of the National Assembly
  • Personne ne tend plus de pièges aux tyrans que ceux qui feignent de les aimer le plus sincèrement. Xénophon, d'Athènes, Hiéron, I, 38 (traduction Chambry)
  • Force est [au tyran] d'éprouver toutes les peurs qu'il inspire. Sénèque en latin Lucius Annaeus Seneca, dit Sénèque le Philosophe, De la clémence, I, 19
  • Quiconque est plus sévère que les lois est un tyran. Luc de Clapiers, marquis de Vauvenargues, Réflexions et Maximes
  • Les tyrans périssent par la faiblesse des lois qu'ils ont énervées. Louis Antoine Léon Saint-Just, Esprit de la Révolution et de la Constitution en France
  • Ce n'est jamais dans l'anarchie que les tyrans naissent, vous ne les voyez s'élever qu'à l'ombre des lois ou s'autoriser d'elles. Donatien Alphonse François, comte de Sade, dit le marquis de Sade, Juliette
  • D'esclave, l'homme de crime peut devenir tyran, mais jamais il ne devient libre. Félicité de La Mennais, Paroles d'un croyant
  • […] les tyrans, plus ils pillent, plus ils exigent, plus ils ruinent et détruisent plus on leur baille, plus on les sert, de tant plus ils se fortifient et deviennent toujours plus forts et plus frais pour anéantir et détruire tout. Étienne de La Boétie, Discours de la servitude volontaire
  • C'est peut-être la plus grande consolation des opprimés que de se croire supérieurs à leurs tyrans. Julien Green, Adrienne Mesurat, Plon
  • L'art est un tyran qui se plaît à gêner ses sujets, et qui ne veut pas qu'ils paraissent gênés. Bernard Le Bovier de Fontenelle, Réflexions sur la poétique
  • Quand l'esclave trouve une occasion de devenir tyran, il ne la rate pas. Henri Duvernois, Cruautés, Grasset
  • Les plus grands tyrans du peuple sont presque toujours sortis du peuple. Georges Duhamel, Le Combat contre les ombres, Mercure de France
  • Il n'y a plus de patrie ; je ne vois d'un pôle à l'autre que des tyrans et des esclaves. Denis Diderot, Le Neveu de Rameau
  • Lorsque, dans le silence de l'abjection, l'on n'entend plus retentir que la chaîne de l'esclave ou la voix du délateur ; lorsque tout tremble devant le tyran, et qu'il est aussi dangereux d'encourir sa faveur que de mériter sa disgrâce, l'historien paraît, chargé de la vengeance des peuples. C'est en vain que Néron prospère. Tacite est déjà né dans l'empire ; il croît inconnu auprès des cendres de Germanicus, et déjà l'intègre Providence a livré à un enfant obscur la gloire du maître du monde. François René, vicomte de Chateaubriand, Article du Mercure Mercure
  • Qu'est-ce que l'homme ? Il est cette force qui finit toujours par balancer les tyrans et les dieux. Albert Camus, Lettres à un ami allemand, Gallimard

Traductions du mot « tyran »

Langue Traduction
Corse tiraniu
Basque tirano
Japonais 暴君
Russe тиран
Portugais tirano
Arabe طاغية
Chinois 暴君
Allemand tyrann
Italien tiranno
Espagnol tirano
Anglais tyrant
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Synonymes de « tyran »

Source : synonymes de tyran sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « tyran »


Mots similaires