Trancher : définition de trancher


Trancher : définition du Wiktionnaire

Verbe 1

trancher \tʁɑ̃.ʃe\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Couper net ; séparer en coupant.
    • […] ; mais , le jeune martyr étant resté aussi ferme devant les tortures que devant les séductions mondaines, le khalife donna l’ordre de trancher tour à tour avec le glaive chacun de ses membres meurtris ; l’ordre barbare fut obéi. — (« Martyre de saint Pelayo », extrait de Raguel, apud Florez, t. XXIII, p. 233, en pièce justificative dans Histoire d'Espagne depuis les premiers temps historiques jusqu'à la mort de Ferdinand VII, par Eugène Rosseeuw Saint-Hilaire, tome 3, Paris : chez Pitois-Levrault & Cie , 1838, p. 506)
    • Ça tranche comme un damas, dit-il. Que veux-tu en faire ? C’est un couteau d'homme. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
  2. (Figuré) Résoudre tout d’un coup une question difficile ; lever tout d’un coup un obstacle, une difficulté.
    • Trancher la difficulté, le nœud de la difficulté.


Verbe 2

trancher \tʁɑ̃.ʃe\ intransitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Décider franchement et catégoriquement.
    • La justice française vient de trancher : des commerciaux de la société Ricard ont le droit de se plaindre de l’alcoolisme consubstantiel à l’exercice de leur métier. — (Renaud Lecadre, Chez Ricard, la révolte des saouls fifres, dans Libération (journal) du 18 juillet 2011, p. 15)
    • L'origine onomatopéique d'un lexème est une question diachronique, sans pertinence en tant que telle pour la sémantique de la parole : ainsi, il n'est pas fondamental pour nous de trancher parmi les nombreux cas qui peuvent faire débats (quid de gong, flaque, grogner, grommeler, siffler, claquer, vrombir... ?) — (Rudolf Mahrer, Phonographie: La représentation écrite de l’oral en français, éd. Walter de Gruyter, 2017, p. 166)
  2. (Péjoratif) Se comporter en. — Note d’usage : Il est alors suivi de la préposition de.
    • La plus fidèle incarnation du diable […] c’est une jésuitesse, une dame convertie, qui se croit née pour le gouvernement, qui, parmi ce troupeau de femmes tremblantes, tranche du Bonaparte, et qui, plus absolue que le plus absolu des tyrans, use à tourmenter des infortunées sans défense la rage des passions mal guéries. — (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, 3e éd., Hachette & Paulin, 1845, p.260)
    • Il manquait à Jolly l’esprit d’ordre et l’expérience des affaires; il tranchait du grand seigneur par ses prodigalités. Il fut forcé de vendre son entreprise et son privilège, en 1850, à un ancien courtier de commerce […]. — (Louis Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne, tome 21, p.118, 1858)
    • Toute la soirée, je tranchai du grand seigneur, je payai d’impertinence et d’audace. — (Pierre Loti, Aziyadé, 1879)
  3. Faire un contraste ou une opposition sans nuance.
    • Sa maison était propre, bien tenue ; elle tranchait avec la blancheur gaie de sa façade et le luisant de ses meubles, sur les taudis immondes où, d’ordinaire, croupissent dans la fange et dans la vermine, les marins bretons. — (Octave Mirbeau, Les eaux muettes )
    • Ces crêtes barrant l’horizon ressemblaient à d’anciennes falaises marines ; en deux endroits tombaient de hautes cascades, et ailleurs de petits bouquets de conifères tranchaient sur le roc. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 268 de l’éd. de 1921)
    • Les pratiques « musclées » des « Zadistes » et leur hostilité à l'égard des médias tranchent avec la non-violence des militants du Larzac et pourraient à un moment donné, leur valoir moins de sympathie dans l'opinion. — (Philippe Subra, Géopolitique de l'aménagement du territoire, Armand Colin, 2014)
  4. (En particulier) Être d’un caractère très différent de ce qui précède et de ce qui suit.
    • Cette pensée, cette phrase tranche dans son discours, dans son écrit.
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Trancher : définition du Littré (1872-1877)

TRANCHER (tran-ché) v. a.
  • 1Séparer en coupant. L'acier de Damas tranche le fer. Artaxerce, sous prétexte qu'il [un officier] avait manqué de respect pour son prince, en frappant la bête avant lui, ordonna qu'on lui tranchât la tête, Rollin, Hist. anc. Œuv. t. III, p. 362, dans POUGENS. Enfin Almagro fut fait prisonnier, et son rival Pizarro lui fit trancher la tête, Voltaire, Mœurs, 148.

    Absolument. Ce couteau tranche comme un rasoir. Ce prince vit l'échange, et l'allait empêcher ; Mais l'acier des bourreaux fut plus prompt à trancher, Corneille, Héracl. II, 6.

    Trancher le placage, couper le bois en feuilles minces.

    Trancher dans le vif, se dit d'un chirurgien qui coupe dans une partie que la gangrène n'a pas encore atteinte.

    Fig. Trancher dans le vif, rompre tout à coup des relations nuisibles, ou prendre des mesures énergiques dans une affaire.

  • 2 Absolument, découper. Le service de l'écuyer consistait, en paix, à trancher à table, à servir lui-même les viandes, comme les guerriers d'Homère, Chateaubriand, Génie, IV, V, 4.
  • 3 Fig. Couper, ôter, interrompre comme par le fer. Et toujours la fortune, à me nuire obstinée, Tranche mon espérance aussitôt qu'elle est née, Corneille, Poly. IV, 6. La vie est si précipitée dans sa course qu'à peine avons-nous pris les premières teintures des connaissances que nous recherchons, que la mort inopinément tranche le cours de nos études par une fatale et irrévocable sentence, Bossuet, 2e sermon, Quinquag. I.

    Poétiquement. Mettre fin à la vie. Mais si ce fer aussi tranche sa destinée, Corneille, Hor. II, 4. La mort toujours cruelle Aime à trancher des jours heureux, Et n'entend point les vœux D'un infortuné qui l'appelle, Quinault, Amad. III, 1. Et le fer est moins prompt à trancher une vie Que le nouveau poison que sa main me confie, Racine, Brit. IV, 4.

    La Parque a tranché ses jours, le il de ses jours, il est mort. Elle apprit qu'il avait suivi Adraste dans les combats, et que la Parque avait tranché cruellement ses jours, Fénelon, Tél. XX.

  • 4 Fig. Décider, résoudre. Trancher le nœud de la difficulté. Trancher une question. Mais laissons les vaines disputes, et tranchons, en un mot, la difficulté par le fond, Bossuet, Hist. II, 13. Les exemples tranchaient tout le doute en cette matière, Bossuet, Var. XV, 46.
  • 5Abréger, couper court, mettre brusquement fin. Cela fut cause qu'elle trancha son discours assez court, D'Urfé, l'Astrée, I, 2. Et, pour trancher enfin ces discours superflus, Albe vous a nommé, je ne vous connais plus, Corneille, Hor. II, 3. Et, pour trancher le cours de leurs dissensions, Il faut fermer la porte à leurs prétentions, Corneille, D. Sanche, I, 2. Tranchez-moi votre discours d'un apophthegme à la laconienne, Molière, Mar. forcé, 6. Ma dernière partie, que je tranche en un mot, parce que ce n'est que la suite des deux précédentes, Bossuet, Sermons, Asc. de J. C. 2. Et tu verras mon indulgence Trancher nos éclaircissements, Chaulieu, Raccommodement, à Mme D. Quand la discussion, comme il arrivait souvent, avait été longue, diffuse, obstinée, le premier consul savait la résumer, la trancher d'un seul mot, Thiers, Hist. du Cons. et de l'Emp. XII.

    Trancher le mot, appeler hardiment une chose par son nom ; dire sans détour ce qu'on veut dire. Tranchez le mot, seigneur, je vous ai fait mon maître, Et je dois obéir malgré mon sentiment, Corneille, Sertor. II, 2. Monsieur, la plupart des gens, sur cette question [si on est gentilhomme] n'hésitent pas beaucoup ; on tranche le mot aisément ; le nom ne fait aucun scrupule à prendre, Molière, Bourg. gent. III, 12. Il y a pourtant de part ou d'autre une fraude manifeste ; tranchons le mot, un crime honteux, Voltaire, Pol. et lég. Nouv. probabilités. Nous souffrons des choses, des gens… quinze ans de galère, tranchons le mot, ont abaissé notre humeur fière, Courier, Lettres au censeur, X.

    Le trancher net, dire tout franc et sans déguisement. Qu'il ne fait pas bien sûr, à vous le trancher net, D'épouser une fille en dépit qu'elle en ait, Molière, F. sav. V, I.

  • 6 Terme de verrerie. Appuyer le verre fondu contre l'extrémité du mors de la canne.

    Terme de métallurgie. Forger un métal sur la partie droite de la panne du marteau.

  • 7 V. n. Fig. Décider hardiment. Cela est bientôt dit, marquis ; il n'est rien plus aisé que de trancher ainsi, Molière, Critique, 7. Voilà une réponse qui tranche, Bossuet, 1er avert. 21. Des hommes qui, dans des mœurs dissipées, n'ont jamais donné une heure d'attention sérieuse aux vérités de la religion, tranchent, décident, sur des points qu'une vie entière d'étude, accompagnée de lumière et de piété, pourrait à peine éclaircir, Massillon, Carême, Vérité de la relig.
  • 8Abréger, couper court. Car, tranchant avec moi par ces termes exprès…, Molière, Éc. des f. III, 4. En peu de mots, sans façon, sans vous amuser à beaucoup de discours, tranchez-moi d'un apophthegme, Molière, la Jalousie du Barbouillé, sc. 6.

    Elliptiquement. Tranchons là, ne discutons pas davantage.

    Trancher court, terminer en peu de mots une conversation, un discours. Si dans cette matière il n'était nécessaire de trancher court, Bossuet, Lett. abb. 184.

    Trancher net, s'expliquer avec quelqu'un en peu de mots et sans ménagement. Il n'y a rien de tel que de trancher net, et cela donne un air de savant qui éblouit un lecteur, Bossuet, 5e avert. 37.

  • 9Trancher du, se donner des airs de, en ce sens que ces airs seront péremptoires, avantageux, tranchants. Mais je ne m'aperçois que, tranchant du prud'homme, Mon temps en cent caquets sottement je consomme, Régnier, Sat. IV. Tranchant du généreux, il croit m'épouvanter, Corneille, Poly. v, 1. Ha ! ne tranche plus du ministre, Tu n'étais né que pour le sistre, Scarron, Mazarin. Œuv. t. I, p. 286. Notre homme Tranche du roi des airs, pleut, vente, et fait en somme Un climat pour lui seul, La Fontaine, Fabl. VI, 4. Je te vois en train De trancher avec moi de l'homme d'importance, Molière, Amph. I, 2. M. de Seignelay trancha du maître dans la marine, comme font tous les ministres du roi dans leur district, La Fayette, Mém. cour France, Œuv. t. III, p. 52, dans POUGENS. Il me semblait qu'un homme qui voulait trancher du petit seigneur, ne devait pas se montrer fort sensible à la perte de ses hardes, Lesage, Guzm. d'Alf. IV, 3. Il faut voir ce marchand, philosophe en boutique… Trancher du financier, jouer le grand seigneur, Gilbert, Le XVIIIe s.

    Trancher du grand, faire le grand personnage. Le partisan, quoique des plus roturiers de sa compagnie, tranchait du grand, Lesage, Gil Blas, III, 3.

  • 10Passer d'une couleur vive à une autre couleur vive, sans aucune nuance ni adoucissement. Comme ce sont des couleurs sombres, elles tranchent peu l'une sur l'autre, Buffon, Ois. t. IX, p. 52.

    Fig. Cette pensée, cette phrase tranche dans son discours, elle a un caractère trop différent de ce qui précède et de ce qui suit. La qualité de fripon tranche moins que la vertu avec le caractère des hommes, il leur ressemble par là davantage, Marivaux, dans DESFONTAINES. Il tombe quelquefois dans l'écueil dangereux de la familiarité du style, qui contraste et qui tranche avec la délicatesse ou la grandeur de la pensée, D'Alembert, Élog. Lamotte.

    Terme de teinturier. Se dit du drap teint en pièce, dont l'intérieur, lorsqu'on le coupe, paraît d'une nuance beaucoup plus faible.

  • 11Se trancher, v. réfl. Être tranché. Ces branches se tranchent avec un sécateur.

REMARQUE

On lit dans Corneille : Du plus grand des mortels j'ai vu trancher le sort, Pomp. II, 2. Voltaire a blâmé cette phrase, disant qu'on ne tranche point un sort ; mais cela est trop rigoureux, puisqu'on dit trancher la destinée.

HISTORIQUE

XIe s. De noz ostages ferat trencher les testes, Ch. de Rol. IV.

XIIe s. Et se s'espée tranche, la meie [la mienne] ad grant reidur, Th. le mart. 37. Trenchied ad Deus ui le regne de Israel, Livre des rois, dans RAYNOUARD, Gloss. t. V, p. 416.

XIIIe s. S'ele a biau col et gorge blanche, Gart que cil qui sa robe trenche [taille], Si très bien la li escolete, Que la char pere [paraisse] blanche et nete Demi-pié d'arriers et devant, la Rose, 13518. Devant la table le roi, manjoit mes sires li roi de Navarre, et je tranchoie devant li, Joinville, 205. Quant vrai religieux en son cloistre s'enfonce, Monde et mondaine vie par veu si de soi tronce, J. de Meung, Test. 730. Mestre Henry du Perche, qui demoroit à Paris, cyrurgien, trencha le pié [fit des incisions au pied] dudit Guillot en trois liex, Miracles St Loys, p. 129. Et lores si mistrent lor trancheor à une tour, et cil commencierent à trenchier [miner] le mur, Du Cange, trenchia. Le porroit prendre [un vilain qui se serait laissé donner la chevalerie] li rois ou li bers en qui chastellerie ce seroit, et trencher ses esperons seur un fumier, Du Cange, calcar.

XVe s. Or venoit le froid du matin qui les happoit et tranchoit tout le corps ; dont ils entroient en fievres et en maladies ; et au corps ils avoient le cours du ventre, Froissart, II, III, 83. Si leur [aux Anglais] fault garder le passage, Que dedans Patay nullement Ne se boutent… Connestable, je vous supplie Leur aller trancher le chemin, Myst. du siége d'Orl. p. 767.

XVIe s. Ces deux armées se trancherent et ramparerent, se flancquants d'artillerie…, Carloix, VII, 17. Premierement, en trenchant les vivres par mer avec ses vaisseaux, il fut en peu de temps maistre des provisions necessaires pour vivre, Amyot, Mar. 77. Ils commencerent à trencher [ouvrir des tranchées] tout à l'entour pour le renfermer, Amyot, Agésil. 65. Les bois, les monts, les baisses [vallées] vois [je vais] tranchant [franchissant], La Boétie, 442. Cettui-là impuissant de livrer son isle, pource que le peuple se tenoit à la domination la plus ferme, et aussi que cet homme irresolu trenchoit des deux costez, D'Aubigné, Hist. II, 117. Une forteresse trenchée en roche de tous costez, D'Aubigné, ib. I, 186. Triste, je trancherai ce tragique discours, D'Aubigné, les Tragiques, II.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

TRANCHER. - ÉTYM. Ajoutez : En confirmation de l'origine de trancher dans le latin truncare, on doit citer la forme troinchier : XIIIe s. Et si lor en feroit toz les manbres troinchier, Floovant, V. 153.

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Trancher : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

TRANCHER, v. act. (Gram.) c’est séparer en deux parties avec un instrument tranchant. Trancher ce fer en deux. On tranche la tête aux gentilshommes coupables de crime. Il se dit aussi des douleurs d’entrailles, qu’on appelle tranchées ; unissez ce médicament à celui-ci pour empêcher de trancher. On dit au figuré, il est d’un caractere tranché ; trancher une difficulté. La mort tranche nos espérances ; il tranche de l’important : c’est un traître, il tranche de deux côtés : ces couleurs tranchent trop. Tranchez ces chiffres pour les distinguer de ceux sur lesquels vous n’avez pas encore opéré.

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Trancher : définitions subjectives sur Dicopedia

Dicopedia est un dictionnaire participatif où n'importe qui peut partager sa propre définition des mots de la langue française. L'intérêt de cette initiative est de proposer des définitions subjectives et très diverses, selon l'expérience de chacun. Nous ajouterons dans cette section les définitions de « trancher » les plus populaires.

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Étymologie de « trancher »

Étymologie de trancher - Littré

Génev. trancher, tourner, se cailler : le lait a tranché ; provenç. trencar, trenchar, trinquar ; catal. trencar ; anc. esp. trinchar ; esp. mod. et portug. trincar ; ital. trinciare. Origine incertaine. Diez rejette truncare, les formes romanes y répugnant. Il rejette également transcindere et transsecare. Mais, Langensiepen ayant proposé une forme non latine interimicare, dérivée de interimere, Diez est conduit à proposer internecare (internecare culmum, dans Prudence, faire mourir le chaume) : internecare donnant entrencar, qui se trouve en effet dans le provençal, puis trencar, comme si le en tombé avait été la préposition en. Cela est très peu sûr. Voyons les faits positifs. Truncare ou trunciare ont donné en français trencher, comme voluntatem a donné volenté et unquam a donné anc ; réciproquement, on a un exemple de en latin transformé en un français, fregunder de frequentare. De plus on trouve trenson à côté de tronçon, troncher à côté de trencher, et tronche à côté de trenche. Tout montre donc que trencher a son origine dans truncare. Passons au provençal : nous y avons trenso à côté de tronso, et anc de unquam ; on peut donc admettre que, là aussi, l'un de truncare s'est changé en en. Mais l'in de l'espagnol et de l'italien fait une grosse difficulté. Le provençal montre une transition ; car il dit à la fois trencar et trinquar (la forme en in n'est pas absolument étrangère au français ; voy. trainchiement à l'historique de TRANCHÉMENT). D'ailleurs le changement de l'un latin en in n'est pas sans exemple dans le domaine roman, puisqu'il y a en français ainc de unquam. L'in provençal, dérivé de en, aura déterminé l'in de l'espagnol et de l'italien. En résumé, le français vient de truncare, et il est probable que les autres formes romanes en viennent aussi.

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Étymologie de trancher - Wiktionnaire

(Vers 1100) Voyez l’ancien français tranchier.
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Phonétique du mot « trancher »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
trancher trɑ̃ʃe play_arrow

Conjugaison du verbe « trancher »

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Citations contenant le mot « trancher »

  • La marque italienne Alfa Romeo, créée il y a cent dix ans, a lancé plusieurs des véhicules les plus iconiques de l’automobile. Elle peine aujourd’hui à exister. Après la fusion avec sa maison mère Fiat Chrysler, la direction de PSA devra trancher sur son sort. lejdd.fr, Que va devenir la marque Alfa Romeo?
  • L'adolescence n'est-elle pas une merveilleuse crise de folie qu'il ne faut pas laisser passer sans trancher dans le vif de ses sensations. De Dominique Blondeau / Que mon désir soit ta demeure
  • Il faut trancher dans le vif comme le chirurgien, être assez froid vis-à-vis de son propre texte pour le corriger, supprimer, alléger. De Patrick Modiano / Magazine Télérama - 02/02/2014
  • Un poulet ne doit pas s'immiscer dans une querelle qui oppose deux couteaux, sinon il risque fort de se faire trancher le cou. De Massa Makan Diabaté / Le Boucher de Kouta
  • Les affaires de l’Etat sont faciles à trancher, les affaires de famille sont difficiles à tirer au clair. De Proverbe chinois
  • Il est plus efficace de trancher les têtes que de fendre les cheveux en quatre. De Arthur Koestler / Les Call-girls
  • La France a toujours cru que l'égalité consiste à trancher ce qui dépasse. De Jean Cocteau

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Traductions du mot « trancher »

Langue Traduction
Corse fà slice
Basque xerra egiteko
Japonais スライスする
Russe нарезать
Portugais fatiar
Arabe لقطع
Chinois 切片
Allemand schneiden
Italien per affettare
Espagnol cortar en rodajas
Anglais to slice
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Synonymes de « trancher »

Source : synonymes de trancher sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « trancher »


Mots similaires