Soulier : définition de soulier


Soulier : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

SOULIER, subst. masc.

A. −
1. Chaussure à tige basse et à semelle rigide qui couvre le pied ou une partie du pied. Ses forts souliers se nouaient avec des cordons de cuir (Balzac, E. Grandet, 1834, p. 20).Sa misère se voyait surtout à ses souliers crevés (Gide, Nouv. Nourr., 1935, p. 262).V. cordonnier A ex. de France, décolleté II B ex. de Theuriet, lanière ex. de Beauvoir.
SYNT. Souliers éculés, neufs, usagés; souliers brillants, cirés, graissés; souliers boueux, crottés, poussiéreux; souliers confortables, étroits; souliers épais, minces; souliers cloutés, ferrés, fourrés, imperméables; souliers habillés; souliers pointus; souliers blancs, gris, jaunes, marron, noirs; souliers vernis; fins, gros souliers; souliers à boucle(s), à bride(s), à hauts/petits talons; souliers d'enfant, de femme; souliers d'été, d'hiver; souliers de bal, de marche; souliers de satin, de soie; souliers en crocodile, en cuir, en daim; brosse à soulier; cambrure, empeigne, semelle, talon d'un soulier; paire de souliers; cirer, essuyer, frotter des souliers; acheter, choisir, vendre des souliers; mettre, placer son soulier dans la cheminée*; renouer le lacet de son soulier.
Rem. Le subst. chaussure, pris dans une accept. restreinte, remplace le plus souvent soulier dans l'usage courant.
Soulier bas. Synon. de chaussure basse ou tige basse (v. bas1I A 1).L'air est chargé (...) de moustiques. C'est aux jambes particulièrement que ces derniers s'attaquent; aux chevilles que ne protègent pas les souliers bas (Gide, Voy. Congo, 1927, p. 708).
Soulier haut. Soulier à talon haut. Elle avait la taille bien prise (...), des souliers hauts, l'air (...) d'une gamine qui devient une jeune fille (Alain-Fournier, Meaulnes, 1913, p. 216).
Soulier plat. V. plat1I A 2.[P. allus. à la fable de La Fontaine, La Laitière et le Pot au lait] Mon imagination s'obstine à la voir en cotillon simple et souliers plats, détalant à la foire (M. de Guérin, Corresp., 1837, p. 281).
Soulier Richelieu. Soulier bas à lacets. Souliers Richelieu veau jaune, talons pour dames (L'Écho de Paris, 2 juill. 1894, p. 4 ds Quem. DDL (t. 14, s.v. richelieu)).
Vieilli. Soulier en chausson, ou, en compos., soulier-chausson. Soulier pourvu d'une simple semelle. Le Sous-Chef portait le matin un pantalon à pied, des souliers-chaussons (Balzac, Employés, 1837, p. 86).
HIST. DU COST. [Au Moy. Âge] Soulier à (la) poulaine*. Soulier camus. Soulier à bout large et aplati. Aux souliers à pointe, dits à poulaine, succédèrent très-rapidement, ainsi que la mode procède dans ses excès, les souliers camus (Laborde1872).
2. Expr. et loc. verb.
a) HIST. [P. réf. au refus de Danton de s'enfuir lorsqu'il fut menacé pendant la Terreur] On n'emporte pas la patrie* à la semelle de ses souliers.
b) Loc. verb.
α) Vieilli. Mettre ses souliers en chaussons, en pantoufles, en savates. Ne pas enfiler complètement ses souliers; chausser des souliers en rabattant le quartier sous le talon. Cet enfant met toujours ses souliers en pantoufles (Raymond1832).
β) Au fig.
Fam. Être dans ses petits souliers. Être mal à l'aise, se trouver dans une situation embarrassante. Pendant que votre comtesse riait, dansait (...), elle était dans ses petits souliers (...) en pensant à ses lettres de change protestées, ou à celles de son amant (Balzac, Goriot, 1835, p. 59).Il était dans ses petits souliers et parla au brigadier de gendarmerie trois jours à l'avance (Pourrat, Gaspard, 1925, p. 65).
Littér. Ne pas être digne de délier, dénouer les cordons des souliers de qqn. V. cordon I A 1 a.
Vieilli
Mettre son/ses pied(s) dans tous les souliers, être toujours dans les souliers de tout le monde. S'occuper de ce qui ne vous regarde pas, s'immiscer partout. Il intriguait en tout temps, en tous lieux, de toutes manières et avec tous. (...). Toujours dans les souliers de tout le monde (Las Cases, Mémor. Ste-Hélène, t. 1, 1823, p. 476).Mettre ses pieds dans les souliers de qqn. Intervenir dans les affaires de quelqu'un. J'ai pensé du premier coup: « Celui-là ne mettra pas longtemps ses pieds dans les souliers du curé de Mégère, sûr » (Bernanos, Crime, 1935, p. 816).
Mourir dans ses souliers. Mourir en pleine activité; p. ext., mourir de façon soudaine, généralement d'une mort non naturelle. Synon. mourir debout*; anton. mourir dans son lit*.Quand on a (...) l'habitude du grand air, il n'y a rien de tel que de mourir dans ses souliers, comme disent nos gens de village (Mérimée, Colomba, 1840, p. 173).
Ne pas avoir de souliers. Être dans un complet dénuement. Et l'on fait payer les émeraudes Des tiares à ceux qui n'ont pas de souliers (Hugo, Légende, t. 3, 1877, p. 280).
Ne pas considérer qqn plus que la boue de ses souliers; ne pas faire plus de cas de qqn que de la boue de ses souliers/qui est sous ses souliers; mépriser qqn comme/plus que la boue de ses souliers. Mépriser profondément quelqu'un. Tu veux retourner chez ton M. Rênal, qui te méprise comme la boue de ses souliers! (Stendhal, Rouge et Noir, 1830, p. 74).Après tout, ils pouvaient bien dire ce qu'ils voulaient, elle ne les considérait pas plus que la boue de ses souliers (Zola, Nana, 1880, p. 1293).
Ne pas se soucier de qqn/qqc. non plus que de ses vieux souliers; se soucier de qqn/qqc. comme de ses vieux souliers. Se moquer complètement de quelqu'un/quelque chose. Synon. fam. se soucier, se moquer de qqn/qqc. comme d'une guigne (v. guigne1B).Je ne m'en soucie non plus que de mes vieux souliers (Ac.1835, 1878).
Secouer la poussière* de ses souliers.
B. − BOT. Soulier de Notre-Dame. Synon. rare de sabot* de la Vierge, de Vénus. (Dict. xixes., Rob. 1985).
Prononc. et Orth.: [sulje]. Avec la réduction du groupe consonantique, [suje] (ds Martinet-Walter 1973). Att. ds Ac. dep. 1694. Fér. Crit. t. 1 1878: ,,Quelques-uns écrivent soulié``. Étymol. et Hist. 1. Déb. du xiiies. [date du ms.] soulier « chaussure qui couvre tout le pied ou seulement une partie » (Chrétien de Troyes, Chevalier charrette, éd. W. Foerster, 3118, var. ms. Escurial M. iii. 21); 2. loc. 1808 être mal dans ses petits souliers « avoir une maladie; être dans une situation embarrassante » (Hautel); 1835 être dans ses petits souliers « être dans l'embarras » (Balzac). Mot issu, par substitution de suff. de l'a. fr. sol(l)er « soulier » (dep. ca 1160, Eneas, éd. J.-J. Salverda de Grave, 4026), lequel est issu du b. lat. subtelaris (att. au viies. chez Isidore de Séville) (s.-ent. calceus), dér. du b. lat. subtel « creux sous la plante du pied »; il désignait probablement une chaussure qui ne couvrait pas le dessus du pied. La forme soler est encore très vivante dans les dial. wall., pic., norm. et lorr., ainsi qu'en fr.-prov. (FEW t. 12, p. 362b et 363). Fréq. abs. littér.: 2 411. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 2 237, b) 4 572; xxes.: a) 3 731, b) 3 650. Bbg. Quem. DDL t. 14 (s.v. soulier Richelieu), 16 (id.), 27 (s.v. souliers à grimper), 33 (s.v. soulier à bouffette; soulier du matin).

Soulier : définition du Wiktionnaire

Nom commun

soulier \su.(l)je\ masculin

  1. Type particulier de chaussure à semelle rigide. Un soulier, comme toute chaussure, couvre tout ou seulement une partie du pied. Mais en français européen, chaussure et soulier ne sont pas synonymes.
    • Elle était si jolie avec son bonnet rond et son ruban rose, son déshabillé de cirsakas et ses petits souliers jonquille, que mon oncle s'arrêta un instant pour la regarder. — (Pigault-Lebrun, Mon Oncle Thomas, chap. 5, Paris : chez Gustave Barba, 1843)
    • — Ce sont tes sabots qui te fatiguent, me dit-il ; à Ussel je t’achèterai des souliers.
      Ce mot me rendit le courage.
      En effet, des souliers avaient toujours été ce que j’avais le plus ardemment désiré. Le fils du maire et aussi le fils de l’aubergiste avaient des souliers, de sorte que le dimanche, quand ils arrivaient à la messe, ils glissaient sur les dalles sonores, tandis que nous autres paysans, avec nos sabots, nous faisions un tapage assourdissant.
      — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
    • Ils remontaient au temps d’une certaine pègre pour qui la suprême élégance consistait à se pourvoir d’un couvre-chef de couleur tendre et de souliers vernis. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
    • Attablé, il expliqua à ses commensaux qu’il avait mouillé ses souliers en cheyant dans un fossé. — (Jean Renard, En Anjou, quand 4 liards valaient un sou, Éditions Cheminements, 1997, page 184)
    • Je n’en fais pas plus de cas que de la boue de mes souliers, je ne m’en soucie nullement, je n’en fais aucun cas.
    • Il n’est pas digne de dénouer les cordons des souliers d’un tel, il lui est très inférieur en mérite.
  2. (Canada) Chaussure, ce qu’on met au pied pour se chausser.
  3. (Héraldique) Meuble représentant la chaussure du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté de profil, la pointe à dextre, le talon à senestre. À rapprocher de chaussure, houseau, jambière, poulaine et sabot.
    • De sable à la chaîne rompue d’or posée en bande, accompagnée en chef d’un soulier vêtu d’une guêtre d’argent, et en pointe d’une tortue du même, qui est de la commune d’Herméville-en-Waëvre de la Meuse → voir illustration « armoiries avec un soulier »
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Soulier : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

SOULIER. n. m.
Chaussure qui couvre tout le pied ou seulement une partie du pied. Soulier d'homme. Soulier de femme. Soulier à simple semelle, à double semelle. Des boucles, des lacets de souliers. Une paire de souliers. Ce soulier me gêne, me blesse. Fig. et fam., Je n'en fais pas plus de cas que de la boue de mes souliers, Je ne m'en soucie nullement, je n'en fais aucun cas. Fig., Il n'est pas digne de dénouer les cordons des souliers d'un tel, Il lui est très inférieur en mérite. Fig. et fam., Être dans ses petits souliers, Être dans une situation gênante, critique, embarrassante. Pendant qu'on lui faisait ce reproche, il était dans ses petits souliers.

Soulier : définition du Littré (1872-1877)

SOULIER (sou-lié ; l'r ne se lie jamais ; au pluriel, l's se lie : des sou-lié-z élégants) s. m.
  • 1Chaussure qui couvre le pied et qui s'attache par dessus. Soulier d'homme. Soulier de femme. Soulier pour homme. Soulier pour femme. Gros soulier. Soulier mignon. Souliers de maroquin, de peau de chèvre, de veau, de castor, de vache retournée, de prunelle, de satin, de taffetas. Mettre ses souliers en pantoufles. S'il arrivait que l'un cédât son droit à l'autre, afin que la cession fût valide, celui qui se démettait de son droit, ôtait son soulier et le donnait à son parent, Sacy, Bible, Ruth, IV, 7. Le Seigneur parla à Isaïe fils d'Amos, et lui dit : allez, ôtez le sac de dessus vos reins et les souliers de vos pieds ; Isaïe le fit, et il alla nu et sans souliers, Sacy, Isaie, XX, 1. Légère et court vêtue, elle allait à grands pas, Ayant mis ce jour-là, pour être plus agile, Cotillon simple et souliers plats, La Fontaine, Fabl VII, 10. Vous m'avez aussi fait faire des souliers qui me blessent furieusement, Molière, Bourg. gent. II, 8. De ces souliers mignons de rubans revêtus Qui vous font ressembler à des pigeons pattus, Molière, Éc. des maris, I, 1. Mlle de Méry vous envoie les plus jolis souliers du monde ; il y en a une paire qui me paraît si mignonne, que je la crois propre à garder le lit, Sévigné, 344. Décrirai-je ses bas en trente endroits percés, Ses souliers grimaçants vingt fois rapetassés ? Boileau, Sat x. Elle avait de fort petits pieds et des souliers encore plus petits que ses pieds, en sorte qu'elle n'était ni faite ni chaussée de manière à soutenir une longue marche, Voltaire, Crocheteur borgne. Il a fallu le grand anatomiste Camper pour instruire sur la meilleure manière de faire les souliers, Sennebier, Ess. art d'observ. t. III, p. 216, dans POUGENS. On ne voit point de souliers dans ces demeures [faubourg St-Marcel] ; on n'entend le long des escaliers que le bruit des sabots, Mercier, Tabl. de Par. 86.

    Soulier en chausson, soulier avec une simple semelle.

    Fig. C'est là que le soulier me blesse, c'est la chose qui me nuit, me gêne, me fâche. Et c'est là de par Dieu Où le soulier les blesse, Régnier, Sat. XI.

    Fig. Mettre son pied dans tous les souliers, se fourrer partout, se mêler de tout. Saumery se mit à voir des femmes importantes, et à mettre, comme il fit dire de lui, son pied dans tous les souliers, Saint-Simon, 230, 80.

    Ne pas mettre deux pieds dans un soulier, faire toute diligence.

    Il n'a pas de souliers, il n'a pas de souliers à mettre à ses pieds, se dit, avec un certain mépris ou reproche, de celui qui est fort pauvre. Un gueux qui, quand il vint, n'avait pas de souliers, Molière, Tart. I, 1. Ce sera quelque parente de ce Germeuil qui n'aura pas de souliers à mettre à ses pieds, Diderot, Père de famille, v, 10.

    Familièrement. Je m'en soucie non plus que de mes vieux souliers, se dit pour exprimer qu'on ne se soucie aucunement d'une personne ou d'une chose.

    On dit d'une façon encore plus méprisante : Je n'en fais pas plus de cas que de la boue de mes souliers.

    Être dans ses petits souliers, être dans une situation critique, embarrassante. Ainsi pressé de questions, j'étais dans mes petits souliers.

    Ils n'ont qu'à mettre leurs souliers en pantoufles, se dit de ceux qui voudraient se déguiser.

    Fig. Il n'est pas digne de dénouer les cordons des souliers d'un tel, il lui est fort inférieur ; locution tirée de l'Évangile, où saint Jean-Baptiste dit cela de lui-même par rapport à Jésus. Il en vient un autre après moi, qui est plus puissant que moi ; et je ne suis pas digne de dénouer les cordons de ses souliers, en me prosternant, Sacy, Bible, Év. St Marc, I, 7.

    Mourir dans ses souliers, le contraire de mourir dans son lit.

    Mettre ses souliers en savate, voy. SAVATE.

  • 2Dans le moyen âge, souliers à pointes, souliers camus, sortes de souliers. Aux souliers à pointes, dits à poulaine, succédèrent très rapidement, ainsi que la mode procède dans ses excès, les souliers camus, De Laborde, Émaux, p. 502.
  • 3Soulier de cuir, espèce de sabot qu'on met quelquefois aux pieds des chevaux à l'écurie.
  • 4Soulier de Notre Dame, genre d'orchidées, cypripedium calceolus, L.

    PROVERBE

    Tel pied, tel soulier.

HISTORIQUE

XIIe s. Vedves e orphenins e povres guverna ; Dras, viandes, sollers e deniers lur dona, E trop poi en venoient à lui, ço lui sembla, Th. le mart. 126. Sotularis vel sotular, solers, chaucements, Gloss. lat. gall. Sangerm. dans DU CANGE.

XIIIe s. Il vous dira que il en velt [du cuir] ses sollers afaitier, quant il seront percié, Merlin, f° 35, verso. [Un homme qui fait hommage] En va le roy baiser la jambe et le souller, Berte, CXXXIX. Vous n'aurés jà plus d'une archie La sente batue et marchie, Sans point user vostre soler, Que vous verrés les murs croler, la Rose, 7945. Chauciés refu [Déduit] par grant mestrise D'uns solers decopés à las, ib. 831.

XVe s. Ceux de Mortaigne n'avoient de quoi vivre, ni chausses ni souliers au pied, Froissart, II, II, 30. Ilz portent petitz soulers gras, à une poulaine embourrée, Orléans, Rond. Et si avoit unes chausses noires, et uns solers de veloux d'azur semés de fleurs de lys d'or, Monstrelet, I, 277. Souliers camuz, boufiz comme ung crapault, De Laborde, Émaux, p. 502.

XVIe s. J'accommode le soulier à nostre pied, c'est à dire la despense à nostre pauvreté, Lanoue, 276. Je confesse que des ripailleux trouveront ce soulier trop petit pour leur pied, Lanoue, 279. Des souliers à cricq ou à pont levedis, D'Aubigné, Faen. I, 2. 5000 paires de souliers communs, 11000 paires de souliers cordez, D'Aubigné, Hist. III, 87. Soulier rompu ou sain vaut mieux au pied qu'en main, Leroux de Lincy, Prov. t. II, p. 417. Beau soulier devient laide savate, Leroux de Lincy, ib. p. 181. Cela c'est proprement tailler et coudre un soulier, pour qu'un aultre le chausse, Montaigne, III, 300.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

SOULIER.
1Ajoutez :

Fig. Marcher dans les souliers de quelqu'un, l'imiter servilement. Les premiers qui osèrent partir le sac sur le dos, leur parasol à la main, pour aller passer des mois entiers - non pas à Rome à marcher dans les souliers de David - mais dans le fond d'un village à faire des études, furent un peu regardés comme des fous et des paresseux par les peintres d'alors, Hist. de l'art en France, I, 241.

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Soulier : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

SOULIER, s. m. (Chaussure.) chaussure de cuir, ou de quelque étoffe qui couvre le pié depuis ce qu’on appelle la cheville. Le soulier est composé d’une ou de plusieurs semelles ; d’un talon de cuir ou de bois, de l’empeigne, des quartiers, & des oreilles. (D. J.)

Soulier des anciens, (Littérat.) il paroît qu’en général chez les anciens, la matiere la plus ordinaire des souliers étoit le cuir apprêté. Martial se moquoit d’un homme qui portoit une calotte de maroquin assez profonde. Celui-là, disoit-il, vous a plaisamment raillé, qui a parlé de votre calotte comme de la chaussure de votre tête.

Hoedinâ tibi pelle contegenti
Nuda tempora verticemque calvoe,
Festive tibi, Phoebe, dixit ille,
Qui dixit caput esse calceatum.

On se servit aussi d’écorces d’arbres, ou du moins de leurs membranes, comme par exemple de celles de la plante appellée papyrus : calceos præterea ex papyro textili subligavit.

Les bergeres espagnoles, au rapport de Pline, fournissent la mode de souliers de jonc & de genêt. On mit en œuvre pour les couvrir la laine, le lin, la soie, & l’or. Si nous en croyons quelques auteurs, non-seulement les souliers se trouverent chargés de feuilles d’or, mais il y en avoit même dont les semelles étoient d’or massif : espece de luxe qui paroit presque incroyable : secculum auratum, imò asreum.

Plaute dans sa comédie des Bacchides, fait dire à un valet à qui son maître demande si un certain Théotime est riche : vous me demandez si un homme est riche, lorsqu’il porte des semelles d’or à ses souliers : etiam rogas qui soccis habeat auro suppactum solum.

Le luxe n’en demeura point là ; la vanité de li parure des souliers alla si loin, que non-seulement le dessus du soulier étoit garni de pierreries, mais tout le soulier même, ainsi qu’on le voit clairement par ce passage : gemmas non tantum crepidarum obstragulis, sed & totis socculis addunt.

A l’égard de la forme des souliers, elle a été différente suivant le génie & les mœurs des nations. Nous ne trouvons rien dans l’Ecriture-sainte qui puisse nous donner une notion de celle des souliers des Hébreux. & les rabbins expliquent si différemment les termes qui concernent les souliers des juifs, que l’on ne sait véritablement à quoi s’en tenir.

Le soulier romain quant à la hauteur, ne se terminoit pas comme le nôtre ; il s’élevoit jusqu’à mi-jambe, en prenant juste toutes les parties. Il étoit ouvert par-devant depuis le cou-de-pié, & se fermoit avec une espece de ruban ou de lacet. Pour être bien chaussé, il falloit que le soulier fût extrémement serré, tensum calceum. Un soin particulier des gens du siecle, dit S. Jerôme, est d’avoir un soulier propre & bien tendu : si pes in laxâ pelle non natet. On sait que Paul Emile ayant répudié sa femme, qui étoit en considération pour sa vertu, & par-là s’étant exposé aux reproches de ses amis, se contenta de leur répondre en leur montrant le pié : vous voyez, dit-il, ce soulier, il est bien fait & me chausse juste, vous ne savez point où il me blesse.

Si ce n’étoit pas une preuve sensible de l’irrégularité de la conduite de sa femme, c’étoit au-moins une marque certaine que tout le pié étoit couvert du soulier. La forme, au volume près, en étoit égale pour les femmes comme pour les hommes. Que votre pié, dit Ovide, à une femme qu’il aime, ne nage point dans un soulier trop large.

Ne vagus in laxâ pes tibi pelle natet.

La pointe du soulier étoit recourbée ; c’est de-là que Cicéron, dans son traité de la nature des dieux, a pris l’idée de la chaussure de Junon : calceolis repandis.

Il y avoit une sorte de souliers appellés perones que les simples magistrats pouvoient porter, & dont il est parlé dans Festus. Juvenal nous en a donné la description dans sa quatorzieme satyre. C’étoient de gros souliers faits exprès pour résister aux boues, aux neiges, & dont les paysans se servoient en travaillant à la terre. Ce sont, sans doute, les mêmes dont Ulpien entend parler dans la loi. 3. §. ff. de offic. præf. virgil. calceatum, dit-il, debere præfectum vigilum coerrare. Les gardes préposés à veiller pendant la nuit aux incendies, avoient besoin de pareils souliers, pour résister aux pluies, aux neiges, & autres injures du tems.

Avant de parler de la couleur & des ornemens que les anciens mettoient à leurs souliers, il est à-propos de faire mention d’une autre sorte de souliers qui étoit en usage chez eux, & que les Romains appelloient soleæ, & qui revient assez à notre sandale. Elle consistoit dans une simple piece de bois ou de cuir que l’on plaçoit sous le pié, & que l’on attachoit par des bandelettes de toile ou d’étoffe, passées & repassées sur le pié, & entre les doigts du pié, & autour de la jambe : il nous en reste plusieurs exemples dans les anciens monumens de peinture & de sculpture, que les curieux ont conservés. C’est par rapport a ces liens que Virgile & Ovide ont appellé les sandales vincula. Ce dernier a dit dans ses métamorphoses.

Vincla duo pedibus demunt.


Et Virgile, dans le huitieme livre de l’Enéide.

Et tyrrena pedum circumdat vincula plantis.


On appelloit encore cette chaussure crepida & crepidula, à cause du bruit que l’on faisoit en marchant.

Cette sandale étoit plus particulierement la chaussure des femmes. Cicéron reprochant à Verrès sa mollesse & ses manieres efféminées, l’accuse d’avoir paru en public, en qualité de préteur, avec des sandales, un manteau de pourpre, & une tunique descendant jusqu’aux talons : stetit soleatus prætor populi romani, cum pallio purpureo, tunicaque talari. Ce n’est pas que les hommes ne se servissent quelquefois de la sandale, particulierement lorsqu’ils alloient à quelque festin. Quant aux souliers dont les soldats se servoient à la guerre, on les appelloit caligæ militum. Comme cette chaussure leur étoit particuliere, on les nommoit souvent caligati, au lieu de milites ; ainsi Seneque, de benef. cap. xvj. en parlant de Marius, dit : à caligine ad consulatum pervenit.

Il y avoit encore deux autres chaussures en usage, mais dont on ne se servoit que sur le théatre ; c’étoient le brodequin & le cothurne. Voyez chacun de ces mots à leur article.

Quelques-uns croient que les souliers des hommes étoient noirs, sur le fondement de ce vers d’Horace :

Nigris medium impedit crus pellibus.

Ils le croient encore sur ces vers de la septieme satyre de Juvenal, où parlant d’un certain Quintilien, il dit qu’il étoit beau, bien fait de sa personne, vaillant, sage & très-noble ; car le croissant qu’il portoit sur ses souliers de peau noire, en étoit une preuve.

Felix, & sapiens, & nobilis, & generosus,
Appositam nigræ lunam subtexit alutæ.


Le terme aluta signifie une peau déliée sur laquelle on pouvoit peindre le croissant, ou la lune en son entier, comme il est dit dans les vers de Juvenal qu’on vient de lire, auxquels il faut ajouter cet endroit de l’épigramme 29 du II. liv. de Martial.

Non extrema sedet limatâ lingula plantâ,
Cæcina non læsum cingit aluta pedem.

On rapporte plusieurs raisons de l’usage de faire peindre une lune ou un croissant sur les souliers des sénateurs, & des personnes d’une ancienne famille. C’est une des questions que Plutarque propose sur les usages des Romains, quest. 86. On a depuis imaginé plusieurs autres raisons de cet usage qu’il seroit inutile de rapporter. On ne sait pas même si l’on peignoit la lune dans son plein, ou si ce n’étoit que son croissant, ni en quel endroit du soulier elle étoit placée.

Il est encore difficile de découvrir la forme & l’usage des souliers que les Romains appelloient mullei. Festus veut qu’on les ait ainsi nommés, de l’ancien mot mullare, qui signifioit unir différentes parties d’une étoffe ou de quelqu’autre matiere, par une couture fine & délicate, ce qui convient à la broderie des souliers. M. Danet prétend que les souliers des fils des sénateurs, avoient aussi une lune, mais différente qui leur avoit donné le titre de mullei calcei. Mais il paroît que ces mots de Tertullien dans son traité de pallio, nous donnent une idée plus claire du soulier appellé mulleus : Impuro, dit-il, cruri purum aut mulleolum induit calceum.

Les souliers qui étoient simples & sans ornement, étoient appellés puri ; & ceux qui étoient ornés par une lune, ou par quelque broderie, étoient distingués par l’épithete de mullei.

Les souliers des femmes étoient blancs pour l’ordinaire. Les souliers des sénateurs étoient de peau noire, & quelquefois blanche, mais les magistrats curules les portoient de couleur rouge.

Pendant un tems, une honnête femme chez les Romains n’osoit porter du rouge aux souliers : cette couleur étoit affectée aux courtisannes. Cette mode ne dura guere, soit que le caprice la reglât, soit que dans quelques femmes, la vertu ait été assez hardie pour s’affranchir de la tyrannie d’un usage qui contraignoit le goût. Celles qui se piquoient le plus de régularité, porterent impunément des souliers rouges, long-tems même avant le regne d’Aurelien qui leur en permit l’usage, & l’ôta en même tems aux hommes, calceos mulleos, rubros viris omnibus tulit, mulieribus reliquit. L’ordonnance de ce prince fut d’autant plus gracieuse pour les dames, que lui & ses successeurs se réserverent cette couleur, à l’exemple des anciens rois d’Italie, au rapport de Dion. Elle régna dans le bas Empire, & passa des empereurs d’Occident à la personne des papes qui acheverent d’effacer les traces de sa premiere destination.

Les empereurs chargerent leurs souliers de plusieurs ornemens. Ils y firent broder la figure d’une aigle enrichie de perles & de diamans, aquilis ex lapillis & margaritis. Il y a lieu de croire que cette décoration passa jusqu’aux souliers des dames, ou du-moins jusqu’à ceux des impératrices.

La chaleur de saint Chrysostome contre les souliers brodés, dont la mode subsistoit de son tems, me rappelle celle du frere Thomas contre les coëffures hautes dont j’ai parlé au mot hennin. S. Chrysostome ne s’échauffa guere moins sur cette niaiserie, qu’il auroit fait si l’on avoit élevé des idoles sur les autels des chrétiens. On voit aujourd’hui des femmes qui ont beaucoup de raison & de piété, porter des souliers avec ces ornemens, que ce pere de l’Eglise regardoit comme une invention du diable. Saint Pierre ne desapprouvoit pas les ornemens de ce genre, puisque les saintes femmes qu’il cite pour exemple, en portoient elle-mêmes ; mais il veut qu’on donne une autre attention aux ornemens qui font le vrai mérite.

La mollesse & la galanterie varierent la chaussure ; & la mode inventa une sorte de soulier grec qu’on appelloit sicyonien. Il étoit plus léger & plus délicat que les autres. « Si vous me donniez, dit Cicéron, au premier livre de l’orateur, des souliers sicyoniens, je ne m’en servirois certainement point ; c’est une chaussure trop efféminée ; j’en aimerois peut-être la commodité, mais, à cause de l’indécence, je ne m’en permettrois jamais l’usage ».

On employa le liege pour hausser le soulier, & élever la taille, suivant la coutume des Perses, chez qui la petite taille n’étoit pas en honneur ; l’usage de cette chaussure étoit commun sur la scene & dans les représentations où l’on recherchoit de la majesté. Les coquettes s’en servoient dans les bals, les actrices sur le théatre, sur-tout dans le comique, & s’il est permis de rapprocher des choses infiniment opposées, les prêtres s’en servoient dans les sacrifices.

On ôtoit ses souliers en se mettant à table. On sait le bon mot de Dorion, poëte musicien. Ayant perdu à un festin le soulier qu’il portoit à un pié malade. « Je ne ferai d’autre imprécation contre le filou, dit-il, sinon qu’en me dérobant mon soulier, il ait pu trouver chaussure convenable à son pié ».

Les esclaves ne portoient point de souliers, mais marchoient nuds piés ; & on les appelloit pour cela cretati ou gypsati, des piés poudreux. Il y avoit même des personnes libres qui alloient aussi nuds piés ; & Tacite remarque que Phocion, Caton d’Utique, & plusieurs autres marchoient quelquefois sans souliers ; mais ces exemples sont rares, & généralement parlant, toutes les personnes qui étoient de condition libre, marchoient toujours chaussées, si ce n’étoit dans quelque solemnité extraordinaire de religion, ou quelque calamité publique ; car nous apprenons de l’histoire que, quand on lavoit la grand’mere des dieux, on alloit piés nuds en procession, & que les dames romaines se déchaussoient dans les sacrifices de Vesta.

Tertullien rapporte que les pontifes des payens ordonnerent souvent des processions nuds piés dans un tems de sécheresse : Cùm stupet cælum & aret annus, nudi-pedalia denunciantur. A la mort de Jules César, plusieurs chevaliers romains ramasserent ses cendres, revêtus de tuniques blanches & piés nuds, pour marquer tout-ensemble leur respect & leur tristesse. Lycurgue & la jeunesse lacédémonienne alloient toujours piés nuds.

Les magiciennes dans leurs mysteres magiques, avoient un pié chaussé & l’autre nud ; c’est Ovide & Virgile qui le disent : Unum exuta pedem vinclis, IV. Æneid. Horace parlant de Canidie, assure qu’elle marchoit piés nuds, pour mieux réussir dans ses enchantemens.

Si le lecteur veut réunir à cet article celui de Chaussure, & parcourir en même tems le traité de Balduinus, de calceo antiquo, il n’aura presque rien à desirer sur cette matiere. (Le chevalier de Jaucourt.)

Soulier de Notre-Dame. (Botan.) en anglois, the ladiez-slipper. Tournefort distingue trois especes de ce genre de plante. L’espece commune, calceolus vulgaris, jette une tige d’environ un pié, garnie de quelques feuilles larges, veineuses, ressemblantes à celles du plantain, & rangées alternativement. Elle porte une fleur ordinairement unique, à sommet, composée de six petales inégaux, quatre opposés en croix, & deux placés au milieu. Ces derniers représentent en quelque maniere un soulier ou sabot, de couleur jaune, ferrugineuse ou purpurine-noirâtre. Le fruit qui succede, a la figure d’une lanterne à trois côtés. Il contient des semences semblables à de la sciure de bois ; cette plante croît sur les montagnes & dans les forêts. (D. J.)

Soulier, (Marine.) piece de bois concave, dans laquelle on met le bout de la patte de l’ancre, pour empêcher qu’elle ne s’accroche sur la pointe, quand on la laisse tomber : on n’en fait presque point usage en France.

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Étymologie de « soulier »

Étymologie de soulier - Littré

Bourguig. soulay ; picard, seulet, solé, soulé. Diez l'assimile au provenç. solier. ital. solajo, qui signifient plancher, et le tire de solum, base, seuil, support. Mais la forme primitive n'est pas soulier ; elle est soller, et se rattache au bas-latin, sotulares, subtalares, qui signifiait une sorte de souliers ; à son tour, sotulares dérive du latin subtelaris, qui appartient au creux du pied, de subtel, le creux du pied.

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Étymologie de soulier - Wiktionnaire

(XIIIe siècle) Du bas latin subtel (« creux sous la plante du pied »), dérivé de subtalaris (« [qui va jusque] sous le talon »), dérivé de talaris avec le préfixe sub- et refait, en bas latin en subtelaris (attesté au septième siècle chez Isidore de Séville). Le mot désignait une chaussure qui ne couvrait pas le dessus du pied, une sandale et a remplacé solea (« sandale »).
La forme soler est encore très vivante dans les dialectes wallon, picard, normand, occitan et lorrain.
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Phonétique du mot « soulier »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
soulier sulje play_arrow

Citations contenant le mot « soulier »

  • Il va falloir vous y faire, en matière de souliers, le nouveau must, c’est le “made in Portugal”. Sans faire de bruit, mais avec une efficacité remarquable, le pays s’est mobilisé pour développer une industrie du cuir qui allie qualité, fiabilité et style, au point d’assurer la production de nombreuses marques premium et luxe en Europe, et notamment en France. Vous ne le savez sûrement pas, mais si vous porter des sneakers fashion, il y a fort à parier qu’elles viennent de la région de Porto. Retour sur une aventure économique et industrielle comme l’Europe n’en connaît plus. Aujourd’hui, le Portugal est bien décidé à faire son coming-out et à se faire connaître sous ses propres marques. Men's UP, Made in Portugal : le nouveau pays du soulier
  • Etre dans ses petits souliers pour découvrir Les Souliers rouges, spectacle musical du chanteur Marc Lavoine et du compositeur Fabrice Aboulker, n’est pas peu dire. Comment le conte cruel d’Andersen, publié en 1845, et le film mythique, Les Chaussons rouges (The Red Shoes), réalisé par Michael Powell et Emeric Pressburger, en 1948, allaient-ils ressortir de cette double vision pour atterrir sur le plateau des Folies Bergère, à Paris ? Le Monde.fr, Des « Souliers rouges » lustrés façon variété
  • Quant au spectacle, l’histoire se passe dans un petit village d’Alsace. Des enfants disent au revoir à leur professeur de musique, quand ils aperçoivent, dans le ciel, une cigogne qui vole auprès d’un énorme soulier. À l’intérieur se trouve Marie-Rose, qui veut emmener tous les enfants dans une forêt magique, où ils retrouveront leurs amis : le lapin, le panda, un coucou, un château nougatine. , Sortir Jura | Chantal Goya va rejouer son spectacle Le Soulier qui vole
  • Les trois stars de la chanson ont laissé place à trois jeunes interprètes talentueux. Loryn Nounay, repérée sur Instagram, incarne Isabelle la belle étoile qui s'empare des souliers rouges. Guilhem Valayé, révélé dans la saison 4 de The Voice, interprète le chrorégraphe et Benjamin Siksou, finaliste de la Nouvelle Star en 2008, est l'homme qui met Isabelle à l'épreuve.  Franceinfo, "Les Souliers rouges", conte musical de Marc Lavoine, est porté sur scène aux Folies Bergère
  • Cette même année, alors qu’Engelo Boté était déjà assez actif sur les réseaux sociaux, un ami a sollicité son aide pour écouler une paire de ballerines qu’il avait du mal à vendre. Il a publié les images des souliers sur son profil Facebook. , Engelo Boté, le nouveau nom du soulier de luxe en Côte d’Ivoire - Sputnik France
  • Le tribunal a décidé que la liquidation ne s'accompagnait pas d'une poursuite temporaire d'activité. Celle-ci a cessé tout net, mais, à l'issue de la procédure de liquidation, certains actifs pourraient être repris, notamment les fonds de commerce et surtout le nom de marque. Car JB Martin s'appuie sur un véritable patrimoine dans le monde du soulier, même si son usine de fabrication française avait été fermée en 2009.Son activité a débuté en 1921 sous l'impulsion de Jean-Baptiste Martin, au cœur d'un bassin historique d'Ille-et-Vilaine centré sur le chausson et la chaussure depuis les années 1850. Fougères ayant compté jusqu'à une cinquantaine d'usines faisant travailler près de 10 000 personnes au total. JB Martin, qui a employé jusqu'à 1 200 personnes dans la ville bretonne (dans les années 70), a su tirer son épingle du jeu avec une collection pour femme milieu de gamme et ses fameux 'escarpins Louis XV', tout en développant aussi une marque pour homme, nommée Christian Pellet.Depuis plus d'une dizaine d'années, l'entreprise connaissait des difficultés. Jusqu'à un dépôt de bilan en 2009, avant que ne soit déclenché en 2018 un plan social entraînant la suppression d'une centaine de postes.Depuis à peine deux mois, Pascal Franchet avait pris la présidence du directoire de JB Martin, succédant à une série de dirigeants depuis le redressement judiciaire prononcé en 2017 (Guillaume de Feydeau, Avelino Machado et Yvan Le Dour). Le plus récent chiffre d'affaires annuel de l'entreprise n'est pas révélé : le dernier bilan connu faisait état de 49 millions d'euros de ventes en 2016. Un montant qui se serait fortement dégradé ces deux dernières années.La défaillance de JB Martin fait écho aux difficultés majeures rencontrées par d'autres chausseurs, notamment celle d'André, qui est actuellement en  redressement judiciaire et en quête d'un repreneur. La chaîne La Halle, dont une partie de l'activité se concentre sur la chaussure, subit la même procédure et attend son verdict quant au périmètre qui pourra être repris. FashionNetwork.com, Clap de fin pour les souliers JB Martin - Actualité : distribution (#1224157)
  • Chaussure, godasse, pompe, soulier... on n'en a rien à cirer! Lyonmag.com, Samuel Soulier : “Avec 6visme, on a donné aux jeunes un cadre citoyen pour s’engager”
  • Dans un petit village d'Alsace des enfants disent au revoir à leur professeur de musique quand ils apercoivent dans le ciel une cigogne qui vole auprès d'un enorme soulier. frequence-sud.fr, Chantal Goya - Le soulier qui vole - 07/11/2020 - Aix En Provence - Frequence-sud.fr
  • Pour peu qu'on s’intéresse un peu à la mode et aux souliers, on connait l'anecdote d'un Christian Louboutin peignant avec un vernis à ongle rouge la semelle d'une paire d'escarpins. Mais dans quelle circonstance a-t-il eu cette idée saugrenue, mais géniale (mais saugrenue). France Inter, Pourquoi les semelles des souliers de Christian Louboutin sont-elles rouges ?
  • Un aéronef en forme de soulier, une forêt magique, un public multigénérationnel … Samedi après-midi, Chantal Goya a donné de la voix devant plus de trois mille personnes en revisitant son répertoire indémodable intitulé « Le Soulier qui vole ». La Voix du Nord, Douai : Chantal Goya fait atterrir « Le Soulier qui vole » à Gayant-expo
  • Artistiques, ludiques, bourgeoises, populaires, paresseuses, guerrières, clownesques, érotiques, y en a des centaines ! Il semble que le diable en personne a inventé la chaussure pour déchaîner l’imagination des hommes et provoquer leur perte ! Des sandales antiques aux Moon boots, des socques en demi noix de coco tenues à la main par de longues ficelles (Papouasie-Nouvelle-Guinée) aux chaussons de ballerine possédés par Degas, il n’est pas un recoin de ce magnifique sujet que n’explore l’exposition conçue par Denis Bruna, conservateur en chef au Musée des arts décoratifs, à travers 500 œuvres, des chaussures certes mais aussi des tableaux, des gravures, des photographies, des affiches…. La chaussure est certes un objet de mode auquel chaque époque a apporté sa fantaisie. La nôtre n’est pas avare en ce domaine, et certains artistes vont jusqu’à proposer des chaussures « importables », telles les poétiques Horseshoes d’Iris Schieferstein, en peau et sabot de cheval, à déconseiller pendant la saison de la chasse… Mais par la « démarche » qu’elle implique, la chaussure témoigne aussi des sociétés qui la produisent, de leurs croyances, de leur culture, de leur hiérarchie. L’objet pratique, technique, conçu pour protéger le pied, devient très tôt un instrument de distinction sociale, et une contrainte physique : le pied doit s’adapter à l’objet, et non l’inverse ! Certaines bottines fines et cambrées des années 1850 amènent à se demander si les femmes de l’époque victorienne avaient des orteils ! Le port du talon se prête à de riches développements. Jusque dans les années 1730, les hommes de l’aristocratie portent des talons hauts qui impliquent des déplacements courts et un pas de danseur : il est le reflet de la vie oisive du courtisan. Lorsque ce talon haut devient l’apanage exclusif des femmes, l’homme de qualité se distingue alors par la richesse de ses boucles de souliers en métal précieux. Leurs dimensions extravagantes provoquaient des blessures. Ainsi, pour éviter de se couper les chevilles, l’élégant devait marcher en écartant les jambes… Au rayon Dames, l’extravagance des talons n’a pas de limites. Les chopines vertigineuses des courtisanes vénitiennes de la Renaissance vouaient leur propriétaire, déesse posée sur un socle, à une lascive immobilité. Accessoire de maison close fin de siècle, un modèle fétichiste est doté de talons pointus plus hauts que la chaussure elle-même, rendant impossible la station debout. Les créations de David Lynch réalisées par Christian Louboutin explorent la même veine. Ces fantasmes occidentaux semblent anodins comparés à la tradition chinoise de la « fleur de lotus » : un moulage de pied mutilé et des estampes érotiques illustrent avec éloquence cette terrifiante coutume. L’exposition se conclut par un irrésistible salon d’essayage, où des copies de quelques modèles extravagants peuvent être portées par les visiteurs : le pied ! Connaissance des Arts, Le soulier de Satan : une histoire de la chaussure au Musée des Arts Décoratifs | Connaissance des Arts
  • De Marie-Antoinette et son soulier de 21 cm aux baskets assumés d'aujourd'hui... Le musée des arts décoratifs à Paris met à l'honneur un accessoire de mode et une histoire parfois méconnue : celle de la chaussure. Franceinfo, Des souliers aux baskets : l'évolution d'un style
  • Flairant la tendance, les équipementiers sportifs ont également ressorti leur modèle en plastique qui ont connu leur période faste dans les années 1980. La claquette est initialement conçue pour chausser les nageurs à la sortie des bassins. Très vite, elle gagne en popularité auprès des athlètes de toutes les disciplines et devient le soulier confortable indispensable des sportifs... jusqu'à séduire les badauds en vacances. Madame Figaro, La claquette, ce soulier qui passionne les confinés - Madame Figaro
  • La réinterprétation par Roger Vivier des souliers portés par Elizabeth II lors de son couronnement, en 1953. LExpress.fr, "Vivier Queen Sandal", des souliers en majesté - L'Express Styles
  • Soixante-dix ans après l’accession au trône de la reine Elizabeth II, la maison Roger Vivier réinterprète les souliers qu’elle portait le jour de son couronnement.  , Vous pouvez désormais vous offrir les souliers du couronnement d’Elizabeth II - Elle
  • Tout part d’un nettoyage vigoureux, première étape indispensable de tout bon entretien des chaussures, bien que souvent négligée. D’après Vincent Chauvin, créateur des boutiques Upper Shoes qui, à Lyon et Paris, vendent les excellents souliers de Santoni, Alden et Crockett & Jones: «certaines parties de la chaussure, comme les abords des coutures, sont fragilisées lorsqu’on ne les nettoie pas correctement. L’humidité, les salissures, divers corps peuvent s’y glisser et, à terme, altérer voire couper la couture». Un peu d’huile de coude et de temps suffit souvent à maintenir cette zone propre. Une brosse fine se glissera facilement dans les angles. «Mais avec un chiffon ou une vieille brosse à dents, on peut tout à fait réaliser une opération correcte», rassure Vincent Chauvin. Le Figaro.fr, Comment prendre soin de vos souliers
  • C’est un morceau de bravoure théâtral, gargantuesque et unique. Quatre journées au fil de 30 ans ou  l’amour impossible entre Doña Prouhèze et le capitaine Don Rodrigue.  "Le soulier de satin" publié par Paul Claudel en 1929 est une pièce qui se joue en plus d’une dizaine d’heures, ayant effrayé nombre de metteurs en scène et acteurs, la version… SudOuest.fr, Vidéos. Floirac : la pièce "Le soulier de satin" jouée dans le jardin
  • Né et élevé dans le XIIe arrondissement de Paris, Christian Louboutin a toujours fréquenté son palais de la Porte-Dorée, fasciné par sa beauté architecturale et ses trésors Art déco. A l'âge de 10 ou 12 ans, il tombe sur un panneau signalétique interdisant le port de talons aiguilles sur les sols fragiles du musée : ce dessin fondateur a inspiré plus tard l'iconique soulier Pigalle, réinventé au fil des saisons. Ainsi le projet de concevoir dans les espaces du palais une exposition comme une invitation à plonger dans son univers foisonnant a semblé bien naturel à Christian Louboutin, qui a collaboré, pour l'occasion, avec Olivier Gabet, directeur du musée des Arts décoratifs. Cette rétrospective met en valeur toutes les facettes du créateur: son érudition, sa culture populaire, sa fantaisie, son attachement aux métiers d'art, ses amitiés (le cinéaste David Lynch, la chorégraphe Blanca Li, l'artiste Imran Qureshi...). En dix questions, la star des chausseurs, et chausseur des stars, évoque son actualité et son admiration pour les femmes.  LExpress.fr, Christian Louboutin: "Un soulier raconte une histoire" - L'Express Styles
  • Bien connus des amatrices de souliers, ses escarpins étaient considérés parmi les plus sexy. Et particulièrement le modèle Godiva : talon effilé de 10 centimètres, cambrure sexy, décolleté du pied sublimé... Le stiletto, parce qu'il cristallise toutes les valeurs, tous les savoir-faire de la marque, reste, de saison en saison, un intemporel, au-delà des saisons et des tendances. Plus de 100 opérations différentes sont nécessaires à sa fabrication, dans la manufacture italienne de San Mauro Pascoli, ville natale de l'entrepreneur...  LExpress.fr, [Covid-19] Mort de Sergio Rossi, star du soulier - L'Express Styles
  • Dès le départ de cette aventure entrepreneuriale en septembre 2018, l’idée de ces deux jeunes créateurs est de proposer des souliers de qualité à un prix juste et surtout au confort irréprochable, tout en restant modernes, élégants et intemporels. Au bout d’une première année d’exercice, les entrepreneurs ont vendu plus de paires In Corio que prévu, preuve que leur concept est bon, leur design tendance et leurs produits de qualité. Entreprendre.fr, Comment In Corio a réinventé le soulier à la française
  • Vardy remporte le prix malgré son échec à marquer lors de l’affrontement de Leicester avec Manchester United, une disette de buts qui a couté au club, la quatrième place de Premier League, et donc une place en ligue des Champions la saison prochaine. Son deuxième soulier d’or sera sans aucun doute doux-amer, étant donné que la défaite 2-0 de Leicester contre United a été la cause de cette mauvaise nouvelle. Actu Cameroun, Premier League : Jamie Vardy remporte le soulier d'or devant Abameyang, Salah et Mane
  • Blanche Neige, les souliers rouges et les 7 nains, c’est LE film d’animation à voir cet été au cinéma (le 29 juillet en salle). Découvrez la bande-annonce sans plus tarder. AlloCiné, Bande-annonce Blanche Neige, les souliers rouges et les 7 nains, le film d'animation à découvrir cet été au cinéma ! - Actus Ciné - AlloCiné
  • Emblématique, cette paire d’escarpins en cuir doré de chevreau avait un talon incrusté de rubis et ces pierres précieuses venaient même orner le dessus du soulier formant une fleur de lys. Motif faisant écho à la couronne de Saint-Edouard et à la couronne de l'État impérial portée par la Reine ce jour-là. Parce que Roger Vivier avait le sens du détail, il avait surélevé le talon pour créer une plateforme cachée à l'intérieur. Vogue Paris, Roger Vivier réinvente les souliers que la reine d'Angleterre portait le jour de son couronnement | Vogue Paris
  • Le responsable de la frustration de CR7 porte le nom de Ciro Immobile. Avec un triplé inscrit contre l'Hellas Verone, et un but contre Brescia, l'attaquant italien s'est envolé au classement des buteurs en Série A et mène la danse dans la course au soulier d'Or avec une seule journée encore à disputer dans le championnat italien. Emballé c'est pesé ? 90min.com, Le TOP 10 du classement du soulier d'Or
  • 1943, le dramaturge Paul Claudel présente sa pièce « Le soulier de satin » à la comédie française, mise en scène par Jean Louis Barrault. France Bleu, Saga 40 - Paris sous l'occupation : Le soulier de satin et Suzy Solidor
  • A quoi sert l’étendue du monde quand nos souliers sont trop étroits ? De Proverbe serbo-croate
  • Marche avec des sandales jusqu'à ce que la sagesse te procure des souliers. De Avicenne
  • Qui attend les souliers d'un mort risque d'aller pieds nus. De Proverbe français
  • Est-ce qu’on emporte pas la patrie à la semelle de ses souliers ? De Georges Jacques Danton
  • Qui attend les souliers d'un mort risque de marcher longtemps nu-pieds. De William Shakespeare
  • Quand vous pourrez mettre vos pieds dans mes souliers, vous parlerez. De Proverbe écossais
  • Mieux vaut user des souliers que des draps. De Proverbe français
  • Lorsqu’on achète des souliers, on s’informe du pied. De Proverbe chinois
  • Qui jette son soulier sur ses bienfaiteurs va balancer dans la soupe distinguée de l'intelligence un gros pavé prosaïque : le Goulag et l'esclavage qu'il désigne. De André Glucksmann / Une rage d’enfant
  • La capote, c'est le soulier de vair de notre génération. On l'enfile quand on rencontre une inconnue, on danse toute la nuit, et puis on la balance. De David Fincher / Fight Club
  • On ne peut pas marcher en regardant les étoiles quand on a une pierre dans son soulier. De Proverbe chinois
  • C'est le soulier qui sait si le bas est percé. De Proverbe guadeloupéen
  • Chacun sait où son soulier le blesse. De Proverbe français
  • A chaque pied son soulier. De Michel de Montaigne / Essais
  • Est-ce qu'on emporte la patrie à la semelle de ses souliers ? Georges Jacques Danton,
  • Légère et court vêtue, elle allait à grands pas, Ayant mis ce jour-là, pour être plus agile, Cotillon simple et souliers plats. Jean de La Fontaine, Fables, la Laitière et le Pot au lait
  • Ne pas alourdir ses pensées du poids de ses souliers. André Breton, Nadja, Gallimard

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Traductions du mot « soulier »

Langue Traduction
Corse scarpa
Basque zapata
Japonais
Russe башмак
Portugais sapato
Arabe حذاء
Chinois 鞋子
Allemand schuh
Italien scarpa
Espagnol zapato
Anglais shoe
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Synonymes de « soulier »

Source : synonymes de soulier sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « soulier »


Mots similaires