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Singe

Variantes Singulier Pluriel
Masculin singe singes

Définitions de « singe »

Trésor de la Langue Française informatisé

SINGE, subst. masc.

I.
A. − ZOOL., gén. au plur.
1. [N. générique désignant l'ensemble des mammifères primates anthropoïdes, quadrupèdes ou bipèdes, comprenant notamment les Platyr(r)hiniens et les Catar(r)hiniens] Synon. simiens.Les rapports étroits qu'il [Linné] observe du point de vue de leur morphologie entre les singes anthropoïdes et l'homme, sont nettement mis en évidence (Hist. sc., 1957, p. 1356).V. platyr(r)hiniens, s.v. platy- ex. de Teilhard de Chardin.
2. Spécialement
a) Singes (de l'Ancien Monde). Singes catar(r)hiniens cynocéphales quadrupèdes possédant pour la plupart de longues canines et comprenant, parmi les espèces les plus connues: les babouins, les colobes, les macaques, les singes Rhésus et plus généralement les singes à longue queue. Je me permettrai, pour les singes, de vous rappeler, monsieur, que les Cynocéphales étaient, en Égypte, consacrés à la lune, comme on le voit encore sur les murailles des temples (Flaub.,Corresp., 1863, p. 82).
Singes de Brazza. [La monogamie] existe (...) chez certains Cercopithèques d'Afrique comme le Singe de Brazza (Zool., t. 4, 1974, p. 980 [Encyclop. de la Pléiade]).
Singes supérieurs ou grands singes. Grands singes généralement sans queue, de la famille du Pongo, présentant de grandes ressemblances avec l'homme, se déplaçant selon la locomotion brachiale (gibbon, orang-outang) ou verticale en s'appuyant sur l'articulation des phalanges (gorille, chimpanzé). Du côté catarhinien, les Anthropoïdes (gorille, chimpanzé, orang, gibbon), singes sans queue, les plus grands et les plus éveillés des singes, que tous nous connaissons bien (Teilhard de Ch.,Phénom. hum., 1955, p. 171).
b) Singes du Nouveau Monde. Groupe de Singes platyr(r)hiniens de l'ordre des Primates, sauteurs ou grimpeurs, généralement à longue queue préhensile, comprenant les ouistitis, tamarins et sagouins et les Cébidés (Alouate, Atèle, Sajou, Saki...). Le crâne de tous les singes du Nouveau Monde est court et arrondi, avec une petite face et une grande boîte crânienne. Le Hurleur est le seul à s'écarter quelque peu de ce type (Tous les animaux du monde, Paris, UNIDE, t.16,1982,p. 1508).
Singe-araignée ou voltigeur. Singe noir possédant de longs membres recouverts de poils et une grande queue à extrémité nue. Synon. atèle.Largement répandus dans l'Amérique méridionale, les Singes-Araignées comprennent les espèces suivantes: l'Atèle noir (...) l'Atèle variegatus (...) l'Atèle Araignée (...) le Lagotriche de Humboldt (Encyclop. Sc. Techn.t. 91973, p. 139).
Singe-écureuil. Synon. de saïmiri.Les Cebinae comprennent les Sajous ou Capucins (Cebus) et les Singes-écureuils (Saïmiri) tous diurnes et grimpeurs (Zool., t. 4, 1974, p. 970 [Encyclop. de la Pléiade]).
Singe laineux. Synon. de lagotriche.Les singes laineux, de stature robuste, présentent un ventre arrondi et proéminent. La peau est noire de jais et la fourrure, douce et laineuse, est très serrée (Tous les animaux du monde, Paris, UNIDE, t.16,1982,p. 1513).
c) [Dans une perspective évolutionniste] Souvent au plur. Ancêtre des espèces actuelles de singes; primate intermédiaire entre le Singe et l'Homme (australopithèque, pithécanthrope, sinanthrope, préhominiens). On a trouvé deux grandes versions de l'origine de l'homme. Les uns disent « le péché originel »; les autres que nous descendons des grands singes. Choisissez et battez-vous là-dessus (Barrès,Cahiers, t. 4, 1905, p. 54).V. homme ex. 12:
1. Il y a un million d'années environ, on trouve parmi les « singes » de l'Afrique du Sud des formes singulières, les Australopithèques, qui ont des caractères hominiens. Beaucoup de savants éminents les comptent parmi nos ancêtres directs. Un peu plus tard, nous voyons le Sinanthrope de Chine, le Pithécanthrope de Java... Furonds R. gén. sc., t. 63, 1956, p. 47.
Singe-homme (ou homme-singe). Considérant que le fossé entre les singes anthropoïdes et l'homme était trop considérable, Haeckel avait supposé qu'il devait y avoir eu entre eux au moins un être intermédiaire, ayant servi de trait d'union. Il donna le nom de Pithécanthrope [singe-homme] à cet être purement théorique (Hist. sc., 1957, p. 1420).Eugène Dubois, qui partit aux Indes néerlandaises avec l'intention bien arrêtée d'y rechercher l'« homme-singe » hypothétique (Hist. gén. sc., t. 3, vol. 1, 1961, p. 562).
L'homme descend du singe. [Aphorisme dicté par une interprétation étroite des théories évolutionnistes] On répète souvent que l'homme descend du singe. Cette assertion n'a pas de sens précis. L'homme ne peut descendre de l'un des singes qui vivent aujourd'hui sur la terre (J. Rostand,La Vie et ses probl., 1939, p. 185).V. descendre I B 1 c ex. de Flaubert.
d) Faux singe. [N. donné quelquefois à des primates tels que les Lémuriens, les Loris et les Tarsiers (d'apr. Littré)]
e) Espèce particulière de singe:
2. ... j'ai l'habitude de lui réciter, comme les héros de Rabelais, une longue litanie simiesque composée à grands coups de dictionnaire d'histoire naturelle. Tous les singes y défilent, depuis le sapajou jusqu'au cercopithèque qu'il ne faut point confondre avec le simple pithèque, en passant par le ouistiti, le chimpanzé, le macaque et tutti quanti. Mallarmé,Corresp., 1871, p. 43.
[En Afrique Noire] Singe noir. Singe à pelage noir, vivant en zone forestière (d'apr. Invent. Particul. lex. Fr. Afr. n. 1983). Singe rouge. Singe à poils roux, de la famille du cercopithèque (d'apr. Invent. Particul. lex. Fr. Afr. n. 1983). Singe vert. Cercopithèque à très longue queue et au pelage gris vert, vivant en bandes près des villages (d'apr. Invent. Particul. lex. Fr. Afr. n. 1983). V. colobe2ex. de Morand.
B. − Lang. cour.
1. Mammifère primate (mâle ou femelle) à face nue, généralement arboricole, de taille variable selon les espèces, caractérisé par un cerveau développé, de longs membres terminés par des doigts et qui, par ses mimiques et ses attitudes, rappelle l'espèce humaine. Une bande, une troupe de singes; grand, gros singe; un jeune, un vieux, un pauvre singe; singe d'Amérique, d'Asie; singe enchaîné; singe savant. Une bande de très petits singes qui font de l'acrobatie dans les branches des plus hauts arbres, et que dénoncent leurs cris aigus (Gide,Retour Tchad, 1928, p. 998).V. babouin ex. 1.
En partic. Mâle de l'espèce (p. oppos. à guenon). Elle [la guenon] jette la noix. Un singe la ramasse, Vîte entre deux cailloux la casse, L'épluche, la mange, et lui dit: Votre mere eut raison, ma mie: Les noix ont fort bon goût, mais il faut les ouvrir. Souvenez-vous que, dans la vie, Sans un peu de travail on n'a point de plaisir (Florian,Fables, 1792, p. 161).
Rare. [En appos. avec une valeur de coll.] Il ne faisait ni frais ni lourd. Au long de la Bamba et de la Pombo, le peuple singe s'amusait (Maran,Batouala, 1921, p. 52).
2. Expr., loc. ou compar.
a) [fondées sur le physique ou le faciès du singe] Être laid comme un singe; faire des grimaces de singe. On voyait en ce moment par sa chemise entr'ouverte, ses bras de singe assez longs pour qu'il pût nouer ses jarretières sans presque se baisser (Gautier,Fracasse, 1863, p. 307).Sa tête cernée, ses cheveux poisseux, ses jambes de singe étique, tout cela dansait, convulsif, au bout du balai (Céline,Voyage, 1932, p. 303).
b) [fondées sur les habitudes de vie, les qualités ou les défauts habituellement prêtés au singe] (Avoir) une agilité, une lubricité de singe, un rire de singe; (être) malin comme un singe. Il gambillait, d'une adresse de singe à se rattraper des mains, des pieds, du menton, quand les échelons manquaient (Zola,Germinal, 1885, p. 1367):
3. Quant à Rodolphe, il était d'une malice de singe; il profitait toujours de ce que Christophe avait Ernst sur les bras, pour faire derrière son dos toutes les sottises possibles; il cassait les jouets, renversait l'eau, salissait sa robe, et faisait tomber les plats, en fouillant dans le placard. Rolland,J.-Chr., Aube, 1904, p. 32.
c) Faire le singe. Faire des grimaces, des pitreries dignes d'un singe. Il fait le singe en classe. P. ext. S'exhiber de manière grotesque. Elle danserait très bien, si elle voulait! − Justement, je ne veux pas, dit-elle. Faire le singe au milieu d'une piste, ça ne m'amuse pas (Beauvoir,Mandarins, 1954, p. 348).
II. − P. anal.
A. −
1. Personne laide, dont les particularités physiques évoquent celles du singe. Comment pouvait-elle s'attacher à un pareil singe? Car, enfin, Fontan était un vrai singe, avec son grand nez toujours en branle. Une sale tête! (Zola,Nana, 1880, p. 1307).Ce grand singe couvert de poils, qui a du ventre à vingt ans et qui transpire? Tu t'imagines qu'en sortant des bras de ce quadrumane tu viendras ici comme tu le fais en ce moment fumer une cigarette et m'assommer avec tes petites histoires (Mauriac,Feu sur terre, 1951ii, 1, p. 63).
2. Personne rusée. Prenez garde à vous, c'est un malin singe et un vaurien fini. Son plus grand plaisir est de mettre dedans tous ceux qui ont affaire à lui (Balzac, Œuvres div., t. 2, 1832, p. 495).
3. Pitre, farceur. C'est un vrai singe; quel singe! Empl. adj. Il y avait Anna (2 ans et demi) (...) qui est la plus « singe » de toutes. On ne peut pas la regarder sans rire et sitôt qu'on la regarde elle rit jusqu'aux deux oreilles (Alain-Fournier,Corresp.[avec Rivière], 1909, p. 177).
Singe botté. V. botté II A 2 c.
4. Celui, celle qui copie les gestes, les paroles, les actions, le style de quelqu'un, qui singe quelqu'un. Synon. imitateur.Rabelais (...), avec son Gargantua et son Pantagruel, s'attira aussitôt pour singes deux imitateurs et plats copistes, auteurs de Propos rustiques et de Franfreluches (Sainte-Beuve,Tabl. poés. fr., 1828, p. 100):
4. Il y en a qui changent en un jour du blanc au noir: hier, coloristes de chic, coloristes sans amour ni originalité; demain, imitateurs sacriléges de M. Ingres, sans y trouver plus de goût ni de foi. Tel qui rentre aujourd'hui dans la classe des singes, même des plus habiles, n'est et ne sera jamais qu'un peintre médiocre... Baudel.,Salon, 1846, p. 194.
Être le singe de qqn. Plagier. Votre œuvre est à remanier. Si vous voulez ne pas être le singe de Walter Scott, il faut vous créer une manière différente, et vous l'avez imité (Balzac,Illus. perdues, 1839, p. 230).
Singe savant. Enfant ou adolescent dressé à reproduire des comportements ou des propos d'adulte. Cependant Fontanet tournait au singe savant. Il devenait homme du monde (...) et n'estimait plus que la richesse et la naissance (France,Vie fleur, 1922, p. 510).
Empl. adj., rare. La jeunesse est singe: on cessa de se parfumer au lycée de Nancy, parce que Paul Bouteiller, qui n'avait pas le goût petit, séduisait naturellement (Barrès,Déracinés, 1897, p. 9).
5. [P. réf. aux singes savants ou en captivité] Personne bassement servile. [Dans un cont. métaph.] Il faut, disait M, flatter l'intérêt ou effrayer l'amour-propre des hommes: ce sont des singes qui ne sautent que pour des noix, ou bien dans la crainte du coup de fouet (Chamfort,Caract. et anecd., 1794, p. 97).
6. [Terme d'injure (vilain, vieux singe; tête de singe) ou parfois d'affection (petit, vieux singe) adressé à une autre pers.] Bonjour, petit singe; dis-moi « bonjour, Votre Altesse », dis-le tout de suite (Colette,Cl. école, 1900, p. 116).Il manqua se faire fourrer au poste, tant il injuria le bouquiniste: − Tête de singe! Vieille sangsue! Aie pas peur, on t'cédera aux Boches en échange ed l'Alsace-Lorraine! (Benjamin,Gaspard, 1915, p. 125).
[Juron hyperbolique] Un endroit terrible. Ah! mille saints, mille singes! Quel bataclan, et comme ça tape! (Hugo,Travaill. mer, 1866, p. 184).
B. − Pop. ou arg.
1. Personne qui en dirige d'autres, supérieur hiérarchique. Synon. Chef, maître1, patron.Un larbin plein de bienveillance onctueuse (...) qui fait l'éloge de ses « singes » (L. Daudet,Rech. beau, 1932, p. 274).Alors, ton patron, Lavenaz? − Mon patron? Le vieux singe est comme toujours. Un danger public (Aragon,Beaux quart., 1936, p. 256):
5. Mon désir de liberté grandit tellement, que, malgré ma répugnance, j'allai trouver mon singe. C'était un petit grincheux toujours en colère. Je me dis malade. Il me regarda dans le nez et cria: « Je n'en crois rien, monsieur. Enfin allez-vous-en! Pensez-vous qu'un bureau peut marcher avec des employés pareils? » Maupass.,Contes et nouv., t. 1, Print., 1881, p. 387.
2. Arg. des métiers, vieilli ou vx
a) IMPR. ,,Ouvrier compositeur typographe p. opp. à ours [v. ce mot A 3 b] pressier`` (Chautard 1937).
b) MAÇONN. Apprenti maçon. Ce n'est pas encore un maçon, mais c'est déjà un singe! disait plaisamment Harbert, en faisant allusion à ce surnom de « singe » que les maçons donnent à leurs apprentis (Verne,Île myst., 1874, p. 277).
c) TRANSP. Voyageur installé sur l'impériale faute de place à l'intérieur d'une voiture publique. Synon. lapin (v. ce mot C).Je fus informé, en traversant le village de La Chapelle, qu'il nous manquait encore un singe (autre voyageur qui se niche sur l'impériale, au milieu des paquets) et qu'heureusement pour notre cheval nous ne trouvâmes pas au rendez-vous (Jouy,Hermite, t. 4, 1813, p. 10).
C. −
1. Arg. milit., vieilli. Conserve de viande de bœuf. Synon. corned-beef.Une boîte de singe. Ayant pris un morceau de singe, un bout de fromage et le quart de boule qu'on lui avait jeté, il monta le dîner de son corbeau, qui n'en demandait pas tant (Dorgelès,Croix de bois, 1919, p. 146).
2. ARTS GRAPH., vx. ,,Appareil employé (...) pour copier mécaniquement les dessins et qui, perfectionné, est devenu le pantographe`` (Havard 1890; dict. xixeet xxes.).
3. BOT., pop. Désespoir du singe. [N. vernaculaire de l'araucaria] [L'araucaria imbricata] est un arbre du Chili (...) Ses rameaux verticillés (...) paraissent de fer forgé, parce que recouverts de feuilles sessiles (...) aux bords coupants, au point de valoir à l'arbre le nom de Désespoir du singe (Bot., 1960, p. 835 [Encyclop. de La Pléiade]).Escalier de singe. [N. vernaculaire du bauhinia] Les [lianes] les plus typiques peut-être sont les Bauhinia (...) ou Escaliers de singe (Légumineuse) des forêts de l'Amazone (Plantefol,Bot. et biol. végét., t. 2, 1931, p. 534).
4. GYMN. Saut* de/du singe.
5. TECHNOL. Singe (mécanique). Treuil horizontal monté sur deux chevalets et servant à élever ou à transporter des marchandises. Grue. Chevalet. Chèvre. Singe. Mule, etc.: on a souvent noté que les noms des instruments de force ou des bois de charpente sont empruntés aux animaux; cette habitude est universelle (Gourmont,Esthét. lang. fr., 1899, p. 174).
D. − Loc. et expr. fig. et proverbiales
1. Propos à faire rougir un singe. [P. réf. à l'indécence du singe] Parler d'une manière crue, inconvenante. Les propos que j'eus la stupeur d'entendre (...) auraient fait rougir un singe (Feuillet,Morte, 1886, p. 8).
2. Dire la patenôtre* du singe.
3. Monnaie de singe. Fausse récompense; marché de dupes. On ne donne pas d'amour mais on prétend mettre à sa place quelque chose de bien meilleur et de plus digne. C'est de la monnaie de singe (Gobineau,Pléiades, 1874, p. 227).Payer en monnaie* de singe.
4. Ce n'est pas à un vieux singe qu'on apprend à faire la/des grimace(s). Un homme d'expérience n'a de leçon à recevoir de personne. Saucisse était parfaitement au courant de tout [les manèges de Delphine]. Ce n'est pas à un vieux singe qu'on apprend à faire la grimace (Giono,Roi sans divertiss., 1947, p. 138).
5. Le singe imite l'homme. [Expr. iron. et agacée d'une pers. à l'encontre d'une autre qui l'imite] − Le singe imite l'homme, fit-elle machinalement. − Qu'est-ce que tu dis là. − Ce qu'on dit entre camarades pour se faire enrager (A. Blondin, Un singe en hiver, 1959, p. 245 ds Rey-Chantr. Expr. 1979).
REM. 1.
Singesque, adj.,iron., hapax. Qui a des allures de singe. Petites mousmés très mignonnes, vieilles dames très singesques, entrent avec leur boîte à fumer, leur parasol couvert de peinturlures (Loti,MmeChrys., Paris, Calmann-Lévy, 1888 [1887], p. 224).
2.
Singesse, subst. fém.,vieilli. a) Femelle du singe. Synon. usuel guenon.Le bâtiment était complètement entouré de brouillard et (...) il n'eut pour compagnon qu'une singesse enchaînée sur le pont (Goncourt,Journal, 1880, p. 59).[Dans une compar.] Sa femme, qui est laide, n'est point désagréable; elle a une laideur de singesse intelligente (Goncourt,Journal, 1891, p. 36).b) Femme du patron; patronne. J'ai profité que la singesse est allée au cimetière (...) dit-elle au sous-officier (Bruant1901).
Prononc. et Orth.: [sε ̃:ʒ]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. 1121-34 zool. (Philippe de Thaon, Bestiaire, éd. E. Walberg, 1889); d'où expr. 1552 payer en monnoie de cinge (Rabelais, Quart-Livre, éd. R. Marichal, chap. II, ligne 26); 1635 famme laide, comme un singe (Monet); 1829 on n'apprend pas à un vieux singe à faire la grimace (Balzac, Chouans, p. 24); 2. 1538 « personne qui imite, qui contrefait » (Est., s.v. aemulator); 3. 1579 « personne très laide » ce viel singe contrefaict (Larivey, Morfondu, I, 2 ,[V, 302] ds IGLF); 4. 1783 « ici procureur » notre vieux singe (Misères, 97, ibid.); 1836 « maître » (compagn. charpentiers ds Esn. 1966); 1840 « patron » (A. Perdiguier, Le Livre du compagnonnage, 42); 5. 1895 « bœuf de conserve » (d'apr. Esn. Poilu, p. 286). Du lat. d'époque impériale simius « singe » d'où « imitateur servile », att. plus fréq. que le class. simia, mot fém. de même sens, qui subsiste ds l'esp. jimia, le cat. ximia, le port., cat. et a. prov. simia (v. FEW t. 12, p. 633a); l'expr. payer en monnaie de singe est sans doute une allus. à l'usage qu'avaient les montreurs de singes de payer le péage en faisant gambader leurs singes; usage att. en 1260 par E. Boileau, Métiers, éd. R. de Lespinasse et Fr. Bonnardot, 2epart., titre II, 44, p. 236. Fréq. abs. littér.: 1 364. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 2 053, b) 2 627; xxes.: a) 1 653, b) 1 646. Bbg. Baist (G.). Etwas vom Affen. Z. fr. Spr. 1924, t. 47, pp. 186-192. − Letessier (F.). Sinécure; singe... Fr. mod. 1948, t. 16, p. 278. − Quem. DDL t. 17. − Riegler (R.). Zu den romanischen Affennamen. Archivum Romanicum. 1926, t. 10, pp. 255-257. − Sain. Arg. 1972 [1907], pp. 230-231.

Wiktionnaire

Nom commun - français

singe masculin

  1. (Zoologie) (Classiquement) Mammifère de l’ordre des Primates, hors l’Homme, hors le lémurien.
    • […] ; le singe, le tigre, le lion éloignés de leur patrie et enfermés dans nos ménageries ne tardent pas à tomber dans un état de décrépitude complet et sont presque toujours enlevés par la phthisie. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
    • Nul autre pays au monde n’abrite davantage de mammifères. Quelques-unes des espèces les plus emblématiques, comme le jaguar et le loup à crinière, sont presque impossibles à apercevoir. D'autres en revanche, dont les coatis, les capybaras et des singes en tout genre, peuvent s’observer à la faveur d’une excursion. — (Brésil, version numérique, Lonely Planet, 2011)
  2. (Zoologie) (Scientifique) Mammifère de l’ordre des Primates, l’homme inclus.
    • L’Orang-outang est un singe arboricole.
  3. (Par métonymie) (Rare) Fourrure de certains de ces primates, comme le colobe.
    • Un cliché représentait un énorme japonais en discussion avec une fille à poil sous un manteau de singe. — (Tito Topin, Brelan de nippons, Série noire, Gallimard, 1982, page 89)
  4. (Figuré) Personne qui contrefait, qui imite les gestes, les actions, les manières, le style d’autrui.
    • Le courtisan est le singe de son maître.
  5. (Technique, Échafaudage) Machine qui sert à élever et à descendre des fardeaux, et qui est formée d’un treuil tournant sur deux chevalets ou sur deux montants.
  6. (Populaire) (Péjoratif) (France) Patron, supérieur hiérarchique.
    • Tant que le singe n’était pas arrivé, on se tournait les pouces.
    • Mon désir de liberté grandit tellement, que, malgré ma répugnance, j’allai trouver mon singe. C’était un petit grincheux toujours en colère. — (Guy de Maupassant , Au printemps, dans La maison Tellier, 1891, réédition Le Livre de Poche, page 211)
    • Et Pépé-la-Vache ajoutait que l’heure était venue, les « singes » partis depuis deux jours dans le Midi, de « nettoyer proprement la crèche » tout à son aise. — (Francis Carco, Jésus-la-Caille, ch. V, Le Mercure de France, Paris, 1914)
    • « Mais le singe va dire que tu fous la vérole dans le chantier… »
      C’était son style que d’appeler son père « le singe », comme s’il n’avait été lui-même qu’un employé de la « boîte », ce qu’il prétendait.
      — (Roger Vailland, 325.000 francs, 1954, réédition Le Livre de Poche, page 88)
  7. (Populaire) (Argot militaire) (France) Bœuf en conserve, corned-beef.
    • Une baleine moyenne, du poids de 60.000 kilos, donne généralement 3.500 kilos de viande, 3.600 kilos d’engrais, 6.000 kilos d’huile et 200 à 300 kilos de fanons, quand il s’agit de baleines franches. Tous les déchets sont traités en vue d’obtenir des huiles lubrifiantes et des poudres de viande désodorisée, destinées à la volaille. Ce sont là, pourrait-on dire, autant de « rabiots », car la viande proprement dite, quand elle n'est pas vendue congelée aux Japonais, qui en sont friands, est mise en boîte exactement comme le « singe » populaire et expédiée dans les îles du Pacifique, où la demande dépasse l’offre. Quant à l’huile de baleine, la production mondiale, selon le succès des pêches, varie entre 300.000 et 800.000 barils.— (Louis Cros, Ressources du cheptel et de la pêche dans L’Indochine française pour tous, 1931, page 267)
    • Il faut nous contenter de peu : à trois, une boîte de singe nous fait trois jours. — (Jacques Mortane, Missions spéciales, 1933, page 271)
    • Les grolles !... Depuis huit jours, on les soigne, on les réchauffe, on les masse, on les imprègne patiemment de la graisse des boîtes de singe, dans l’espoir qu’elles s’attendriront. — (Roger Vercel, Capitaine Conan, Albin Michel, 1934, réédition Le Livre de Poche, page 14)
    • La route allait parmi des vignes à échalas. Bidons, fusils, cartouches, boîtes de singe, on trouvait de tout, et de noirs cadavres laissés là. — (Alain, Souvenirs de guerre, page 27, Hartmann, 1937)
    • Alexandre haussa les épaules, remonta la ceinture de son pantalon et recommença à touiller le singe. C'était du singe français. Alexandre était content d'avoir pu mettre la main sur du singe français. Le singe anglais ne revenait pas si bien. Trop de gras, pas assez de maigre. Il diminuait de moitié à la cuisson. Le singe français prenait une belle couleur en rissolant. — (Robert Merle, Week-end à Zuydcoote, 1949, réédition Le Livre de Poche, page 40)
    • Ils les avaient entassés avec tant d’astuce qu’au terme de la guerre ils étaient à la tête de trois tonnes de sucre, cent cinquante kilos de tabac, huit cent cinquante kilos de thé, deux tonnes de farine, une tonne de singe, six cents kilos de beurre en boîte, huit cents kilos de fromage pasteurisé, quatre cents kilos de lait en poudre, et deux tonnes de marmelade. — (Kurt Vonnegut, Abattoir 5, 1969 ; traduit de l’anglais américain par Lucienne Lotringer, 1971, page 87)
    • J’emporte pour le repas du midi des tartines de pain mi-gris avec un peu de viande – laquelle est souvent du « singe », c’est-à-dire du « corned beef » vendu en boîte –ou du pâté, parfois un oeuf cuit dur. — (Louise Monaux et Bruno Deblander, 14-18, Apocalypse en Belgique – Récits de patriotes, Éditions Racine, 2013, pages 160-161)
  8. (Par extension) (Argot) (France) Casse-croûte.
    • Attendez ! je prends du singe pour la route ! — (Alexandre Astier, Kaamelott, livre 2)
  9. (Vieilli) (Péjoratif) Habitant de la vallée de la Rance (Ille-et-Vilaine) dite « la vallée des singes » car elle fournissait aux voiliers des jeunes hommes pour grimper dans les voilures avec agilité[1].
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

SINGE. n. m.
Mammifère de l'ordre des Quadrumanes. Singe à longue queue. Singe à queue prenante. Fig., et par exagération, Laid, malin, adroit comme un singe, Très laid, très malin, très adroit. Fig. et fam., Payer en monnaie de singe, Se moquer de celui à qui l'on doit, au lieu de lui payer ce qui lui est dû. Prov. et fig., On n'apprend pas à un vieux singe à faire des grimaces, Il est absurde de prétendre enseigner à quelqu'un ce qu'il sait par longue expérience.

SINGE désigne, au figuré, Celui qui contrefait, qui imite les gestes, les actions, les manières, le style de quelque autre. Le courtisan est le singe de son maître. Cet écrivain affecte le style sentencieux et concis; c'est un singe de Sénèque, de Tacite. En termes de Mécanique, il se dit d'une Machine qui sert à élever et à descendre des fardeaux, et qui est formée d'un treuil tournant sur deux chevalets ou sur deux montants.

Littré (1872-1877)

SINGE (sin-j') s. m.
  • 1Nom vulgaire de tout mammifère faisant partie de la famille des singes, dans l'ordre des quadrumanes ; animal qui dans sa conformation ressemble le plus à l'homme et qui est très imitateur. Ennuyé de la plume, il la quitta soudain, Et fit danser un singe au faubourg Saint-Germain, Corneille, l'Illus. com. I, 3. Le lion, pour bien gouverner, Voulant apprendre la morale, Se fit un beau jour amener Le singe, maître ès arts chez la gent animale, La Fontaine, Fabl. XI, 5. D'un joli singe et d'un beau perroquet, on n'en fait qu'un sot homme, Fénelon, t. XIX, p. 56. Un auteur va mettre au grand jour L'utile et la profonde histoire Des singes qui sont à la foire, Et de ceux qui vont à la cour, Voltaire, Lett. au roi de Pr. 1er fév. 1773. J'appelle singe un animal sans queue, dont la face est aplatie, dont les dents, les mains, les doigts et les ongles ressemblent à ceux de l'homme, et qui, comme lui, marche debout sur ses deux pieds, Buffon, Quadrup. t. VII, p. 2. Il y a une espèce d'huîtres qu'on appelle taclovo, qui pèsent plusieurs livres et qui sont souvent ouvertes sur le rivage ; or, le singe craignant que, quand il veut les manger, elles ne lui attrapent la patte en se refermant, il jette une pierre dans la coquille qui l'empêche de se refermer ; et ensuite il mange l'huître sans crainte, Buffon, Quadrup. t. VII, p. 82. Les singes sont tout au plus des gens à talent que nous prenons pour des gens d'esprit, Buffon, Nat. des anim.

    Singes anthropomorphes, singes ayant la forme humaine, le gorille, l'orang-outang.

    Les faux singes, nom donné quelquefois aux lémuriens, qui forment la famille inférieure des singes.

    Par exagération. Il ressemble à un singe, il est laid comme un singe, il a le visage d'un singe, il est extrêmement laid.

    Malin, malicieux comme un singe, très malin. Malicieux comme un vieux singe, et envieux comme un chien, Scarron, Rom. com. I, 5. Un certain niais qui a l'air plat et bête, mais qui a de l'esprit comme un démon, et qui est plus malin qu'un vieux singe, Diderot, le Neveu de Rameau.

    Adroit comme un singe, très adroit. Il est adroit comme un singe au moins, Dancourt, la Désolat. des joueuses, sc. 5.

    Il est fourni d'argent comme un singe de queue, il n'en a point du tout, par allusion aux singes sans queue.

    Dire la patenôtre du singe, faire craquer les dents les unes contre les autres.

    Je suis un trop vieux singe pour qu'on m'apprenne ce que c'est que grimace, c'est-à-dire j'ai trop d'expérience pour ne pas reconnaître ce qui est grimace, démonstration, sous-entendu.

    Monnaie de singe, grimaces.

    Payer en monnaie de singe, se moquer de celui à qui l'on doit, au lieu de le satisfaire, le leurrer de belles paroles et de fausses promesses ; locution qui vient de ce que les montreurs de singe, au lieu de payer le péage, faisaient gambader leur singe devant le péager (voy. l'historique).

  • 2 Fig. Il se dit d'une personne à qui on attribue l'apparence, le caractère du singe. Si tu savais l'indignité que ce vieux singe de Farfadel vient de me faire, Dancourt, Foire de St-Germain, sc. 20. Un petit singe à face de Thersite, Au sourcil noir, à l'œil noir, au teint gris, Bel esprit faux qui hait les bons esprits, Voltaire, Épît. 82. Une converse, infante douairière, Singe voilé, squelette octogénaire, Gresset, Ver-vert, IV.
  • 3 Fig. Celui qui contrefait, qui imite. Les plus excellentes choses sont sujettes à être copiées par de mauvais singes, Molière, Préc. Préf. Écolier ou plutôt singe de Bourdaloue, Boileau, Sat. X. Amant de la faveur et singe de son roi, Du courtisan léger imitateur fidèle, Le Français à la cour va chercher son modèle, Bernis, Relig. vengée, IX. Rémond de St-Mard, auteur de quelques ouvrages assez médiocres, où il n'a été que le singe de Fontenelle, se déchaînait contre son modèle avec une espèce d'acharnement, D'Alembert, Él. Despréaux, note 32. Messieurs, l'homme fut en tout temps Le singe des orang-outangs, Béranger, Or. out.

    Adjectivement dans le même sens. [Les courtisans] Peuple caméléon, peuple singe du maître, La Fontaine, Fabl. VIII, 14.

  • 4Nom donné par plaisanterie dans les ateliers aux compositeurs typographes.
  • 5Instrument très simple, servant à copier mécaniquement des dessins, des estampes, sans connaissance du dessin, fondé sur les propriétés des triangles semblables, et qu'on a perfectionné en l'appelant un pantographe.
  • 6 Terme de marine. Nom donné à un treuil horizontal monté sur deux chevalets.
  • 7Singe de mer, blennie baveuse.

    PROVERBE

    C'est comme le singe de Nicolet, se disait d'une chose curieuse, vers laquelle se porte la foule [Nicolet était le directeur de la comédie italienne], Bachaumont, Mém. secr. 23 fév. 1767.

HISTORIQUE

XIIIe s. Singes est une beste qui volentiers contrefait ce que elle voit faire as homes, Latini, Trésor, p. 250. Et sachiez que singesce porte deus filz, Latini, ib. Li singes au marchant doit quatre deniers, se il pour vendre le porte ; et se li singes est au joueur, jouer en doit devant le peagier, et pour son jeu doit estre quites, Liv. des mest. 287.

XVe s. Voyez les ; ils sont plus rebarbaratifs que singes qui mangent poires, et enfans les leur veulent tollir, Froissart, III, p. 127, dans LACURNE. En ce temps les hommes se prindrent à vestir plus court qu'ils n'eurent onques fait, tellement que l'en voit la façon de leurs culs et de leurs genitoires, ainsy comme l'en souloit vestir singnes ; qui estoit chose très malhonneste et impudique, Monstrelet, t. III, 1467, p. 129, dans LACURNE. Toujours vieux synge est desplaisant, Villon, Ballade en vieux langage. La plus sage femme du monde, au regard du sens, en a autant comme j'ay d'or en l'œil, ou comme un singe a de queue, Les 15 joyes du mariage, p. 162, dans LACURNE.

XVIe s. Contournant la teste comme ung singe qui avalle pillules, Rabelais, Pant. IV, 2. Frere Jean achapta deux rares et pretieux tableaux, et les paya en monnoye de cinge, Rabelais, ib. IV, 2. Il disoyt la patenostre du cinge, Rabelais, Garg. I, 11. Onques vieil singe ne feit belle moue, Rabelais, III, Prologue. Come il [le diable] ha acoustumé de se monstrer toujours le singe de Dieu, et jouer en toutte histoire double rolle, Bonivard, Source de l'idolâtrie, p. 6. Ressemblans au singe qui tire les chastaignes dessous la braise avec la patte du levrier endormy au fouyer, Contes d'Eutrapel, p. 100, dans LACURNE. Espagnols, qui sont soubsçonneux comme singes de cour parmy les pages, Brantôme, Capit. estr. t. I, p. 25, dans LACURNE.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

SINGE. Ajoutez :
7Singe-araignée, voy. ATÈLE au Supplément.
8 Adjectivement. Qui imite. Le cardinal Cesy, pensionnaire d'Espagne, et l'homme le plus singe en tout sens que j'aie jamais connu, Retz, Mémoires, IV, p. 20 (édit. de Genève, 1751).

REMARQUE

Au XVIe siècle, on avait le diminutif singeteau. Il le caresse comme un singe ses singeteaux, Marnix de Ste-Aldegonde, Tableaux des différends de la religion, t. III, p. 201 de l'éd. Quinet.

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Étymologie de « singe »

Berry, chinge ; provenç. simi, esshimi ; espagn. simio ; du lat. simius, singe, qui vient de simus, camus ; grec, σιμός.

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(1121-34) Du latin simius (« singe »).
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Phonétique du mot « singe »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
singe sɛ̃ʒ

Fréquence d'apparition du mot « singe » dans le journal Le Monde

Source : Gallicagram. Créé par Benjamin Azoulay et Benoît de Courson, Gallicagram représente graphiquement l’évolution au cours du temps de la fréquence d’apparition d’un ou plusieurs syntagmes dans les corpus numérisés de Gallica et de beaucoup d’autres bibliothèques.

Évolution historique de l’usage du mot « singe »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « singe »

  • Le singe ne voit pas la bosse qu’il a sur le front.
    Proverbe africain
  • Plus un singe monte dans un arbre, plus il monte sur les fesses.
    Proverbe québécois
  • Alors que le reste de la race humaine descend du singe, les roux descendent du chat.
    Robert Heinlein
  • Le singe est toujours singe, fût-il vêtu de pourpre.
    Proverbe grec antique
  • Le romancier est, de tous les hommes, celui qui ressemble le plus à Dieu : il est le singe de Dieu.
    François Mauriac — Le Roman, L'Artisan du livre
  • Songez-y, un métaphysicien n'a, pour constituer le système du monde, que le cri perfectionné des singes et des chiens.
    Anatole François Thibault, dit Anatole France — Le Jardin d'Épicure, Calmann-Lévy
  • Peuple caméléon, peuple singe du maître.
    Jean de La Fontaine — Fables, les Obsèques de la Lionne
  • L'homme se vante de descendre du singe. Jamais aucun singe ne se vanterait de descendre de l'homme.
    Georges Elgozy — L'Esprit des mots ou l'antidictionnaire
  • Les singes sont tout au plus des gens à talents, que nous prenons pour des gens d'esprit.
    Georges Louis Leclerc, comte de Buffon — Histoire naturelle, De l'homme
  • Il y a toujours un fameux singe dans la plus jolie et la plus angélique des femmes !
    Honoré de Balzac — Autre étude de femme
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Traductions du mot « singe »

Langue Traduction
Anglais monkey
Espagnol mono
Italien scimmia
Allemand affe
Chinois
Arabe قرد
Portugais macaco
Russe обезьяна
Japonais モンキー
Basque tximinoa
Corse scimia
Source : Google Translate API

Synonymes de « singe »

Source : synonymes de singe sur lebonsynonyme.fr

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Nombre de points du mot singe au scrabble : 6 points

Singe

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