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Prisonnier, prisonnière

Sommaire

  • Définitions du mot prisonnier, prisonnière
  • Étymologie de « prisonnier »
  • Phonétique de « prisonnier »
  • Citations contenant le mot « prisonnier »
  • Images d'illustration du mot « prisonnier »
  • Traductions du mot « prisonnier »
  • Synonymes de « prisonnier »
  • Antonymes de « prisonnier »

Définitions du mot prisonnier, prisonnière

Trésor de la Langue Française informatisé

PRISONNIER, -IÈRE, subst. et adj.

I. − Substantif
A. −
1. Personne qui est détenue en prison. Synon. captif (moins usuel), détenu, taulard (pop.).Écrouer, incarcérer un prisonnier; amnistier, élargir, libérer, relâcher, relaxer un prisonnier; visiter les prisonniers. Outre la pitance accoutumée, il tenait à la main une botte de paille fraîche qu'il étendit gravement sur la vieille paille, puis il sortit impassible et sans même adresser un regard à sa prisonnière (Janin,Âne mort, 1829, p.163).L'éducation des prisonniers ne devrait pas être négligée (Vidocq,Voleurs, t.2, 1836, p.243).
Prisonnier de droit commun, politique, sur parole. V. droit3et politique1.
Prisonnier d'État. Celui qui est arrêté, qui est enfermé pour une action contraire à la sûreté de l'État, sans avoir été jugé et condamné par un tribunal ordinaire. M. de Nassau se donne les airs d'avoir des prisonniers d'État (Hugo,Rhin, 1842, p.267).
2. En partic. Militaire puni de prison. (Dict. xixeet xxes.).
3. P. ext. Personne qui est prise ou se fait prendre par la police. Faire un prisonnier; passer les menottes au prisonnier; se constituer* prisonnier (Dict. xixeet xxes.).
B. − Personne qui est maintenue dans un lieu où elle est privée de liberté d'action et de mouvement. L'aventure des otages américains du Boeing de la TWA a prouvé, en tout cas, que les ravisseurs ont changé radicalement d'attitude envers leurs prisonniers: ils s'attachent désormais à montrer que ceux-ci mènent une existence positivement touristique (Le Canard enchaîné, 3 juill. 1985, p.1, col. 4).
JEUX. V. infra rem.Le jeu consiste à faire prisonniers le plus d'adversaires possible. Tout joueur touché de plein fouet par le ballon devient prisonnier et va se placer à l'arrière du cap adverse (Cl. Aveline, Le Code des jeux, Paris, Hachette, 1961, p.443).
C. − Prisonnier (de guerre). Militaire ou membre d'un mouvement de résistance organisé, tombé entre les mains de l'ennemi. Synon. moins usuel captif.Faire des prisonniers; camp de prisonniers; échange de prisonniers; prisonnier sur parole, sur l'honneur. Le rapatriement des prisonniers de guerre allemands, internés en Hollande et en Suisse (Foch,Mém., t.2, 1929, p.310).C'est notre seule communion possible (...) avec les prisonniers et les déportés (...) mais avec toute créature torturée dans son corps ou dans son coeur (Mauriac,Bâillon dén., 1945, p.467).Cette levée en masse, renouvelée de l'époque révolutionnaire, eût procuré, assurément, des effectifs considérables, en dépit du fait que 2 millions et demi d'hommes étaient aux mains de l'ennemi comme prisonniers de guerre, déportés de la Résistance ou requis du travail (De Gaulle,Mém. guerre, 1959, p.29).
D. − P. anal. Prisonnier (de qqc.).Personne qui est enfermée dans un genre de vie, dans une situation donnée. Synon. esclave (de).Prisonnier de son succès, de ses idées. S'étendre sur son grabat, c'est à quoi tout prisonnier a recours, et mess Lethierry était le prisonnier du chagrin (Hugo,Travaill. mer, 1866, p.398).Sans leur secours [de certains indices] en effet, ne verrait-on pas inévitablement l'historien (...) devenir aussitôt le prisonnier des préjugés, des fausses prudences, des myopies dont la vision de ces générations mêmes avait souffert (M. Bloch,Apol. pour hist., 1944, p.25):
1. ... je pouvais très bien diviser son séjour chez moi en deux périodes, la première où elle était encore (...) la chatoyante actrice de la plage, la seconde où, devenue la grise prisonnière, réduite à son terne elle-même, il lui fallait ces éclairs où je me ressouvenais du passé pour lui rendre des couleurs. Proust,Prisonn., 1922, p.173.
E. − TECHNOL. ,,Tourillon qui réunit deux pièces articulées et autour duquel s'effectuent leurs mouvements`` (Chesn. t.2 1858); ,,petit organe d'assemblage noyé entre les deux pièces liées`` (Poignon 1967). Les prisonniers sont également des pièces qui saisissent à la fois le patin du rail et la table supérieure de la traverse [métallique] (Bricka,Cours ch. de fer, t.1, 1894, p.343).
II. − Adj. Anton. libre.
A. − [En parlant d'une pers.]
1. Qui ne jouit pas de liberté de mouvement. La fuite humiliante de Louis XVI l'affligea (...) mais après le retour de Varennes, il se montra assidu auprès du souverain prisonnier (A. France,Étui nacre, Mém. vol., 1892, p.21).Il se mit à marcher de long en large comme une bête prisonnière (Arnoux,Crimes innoc., 1952, p.279).
2. Au fig. Prisonnier de + subst.Qui est enfermé dans un genre de vie, dans une situation, qui est esclave de. Prisonnier de ses habitudes, de son passé, de ses passions. Je ne suis pas prisonnier de ma raison (Rimbaud,Saison enfer, 1873, p.218).Il éprouvait une sorte de honte à fuir, et il souffrait d'être prisonnier d'un scrupule (Martin du G.,Devenir, 1909, p.53).Depuis que je l'aime tant, il me semble que la connaissance désespère en moi de l'amour. Elle est vertueuse, réservée, sage, etc... non pas par l'ordre de ses sentiments; elle est prisonnière de sa vertu, de sa sagesse (J. Bousquet,Trad. du sil., 1936, p.205).
B. − [En parlant d'un inanimé concr.] Réduit à l'immobilité, à l'impuissance, enfermé. Retenir prisonnier. Ses cheveux, qu'elle tenait en vain prisonniers sous un lourd bonnet, s'échappaient en tresses tordues (Renan,Souv. enf., 1883, p.118):
2. ... formées à cette époque dans la masse des silicates en voie de cristallisation, elles [ces inclusions] resteront prisonnières dans la précieuse enveloppe verte jusqu'à la fin des temps. Metta,Pierres préc., 1960, p.79.
TECHNOL. Boulon prisonnier, rivure prisonnière. Boulon, rivure dont la tête est rivée dans un trou conique au lieu de l'être extérieurement. Les plaques [de blindage des navires] sont tenues (...) au moyen de boulons prisonniers ne pénétrant dans la plaque que d'une faible quantité (Croneau,Constr. nav. guerre, t.2, 1892, p.121).
C. − [En parlant d'un inanimé abstr.] Prisonnier (de).Enfermé (dans), esclave (de). La vibration est le mouvement prisonnier de la forme (Claudel,Art poét., 1907, p.149).Il perçoit, dans les soudains déchaînements des forces prisonnières en nous, et dans leur criante discordance avec le monde banal, les signes qui lui révèlent l'ampleur de notre être véritable (Béguin,Âme romant., 1939, p.297).
REM.
Ballon(-)prisonnier,(Ballon prisonnier, Ballon-prisonnier) subst. masc.Jeu de ballon dans lequel les joueurs touchés par le ballon lancé par l'équipe adverse sont considérés comme prisonniers de cette équipe. Cette grande ville qui lui avait fait si peur jusqu'à son entrée dans l'équipe de ballon-prisonnier (S. Signoret,Adieu Volodia, 1985, p.40).
Prononc. et Orth.: [pʀizɔnje], fém. [-jε:ʀ]. Ac. 1694, 1718, au masc.; dep. 1740, au masc. et au fém. Étymol. et Hist. 1. a) Subst. 1176-81 prisonier «celui qui a été pris à la guerre» (Chrétien de Troyes, Chevalier Lion, éd. M. Roques, 3299);, 1475 prisonnier de bonne guerre «véritable prisonnier de guerre» (Lettres de Louis XI, éd. von Vaësen et Charavay, t.5, p.387); 1606 prisonnier de guerre (Nicot); 1679 prisonnier d'État (Rich.); 1530 prendre prisonnier (Kunze, p.148); b) adj. 1240-80 cartre prisouniere (Baudouin de Condé, Dits et Contes, 135, 55 ds T.-L.); 1403 gens prinsonniers (Eustache Deschamps, OEuvres, éd. Queux de St Hilaire et G. Raynaud, t.6, p.143, 40); 2. 1845 technol. (Besch.). Dér. de prison*; suff. -ier*. A évincé l'a. fr. prison* «celui qui est pris». Fréq. abs. littér.: 4266. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 7245, b) 5318; xxes.: a) 3505, b) 7002.

Wiktionnaire

Nom commun

prisonnier \pʁi.zɔ.nje\ masculin (pour une femme on dit : prisonnière)

  1. (Justice) Celui, celle qui est arrêté pour être mis en prison, ou qui y est détenu.
    • Gilbert désigna la comtesse de Charny, et le directeur ordonna à un porte-clefs de conduire le citoyen Gilbert à la chambre de la prisonnière. — (Alexandre Dumas, La Comtesse de Charny, vol.3)
    • J'ai vu des prisonniers jetés à coups de matraque d'un étage à l'autre et qui, hébétés par la torture et les coups, ne savaient plus que murmurer en arabe les premières paroles d'une ancienne prière. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
  2. (Militaire) Celui qui a été pris à la guerre.
    • Nous avions combattu et couru toute la journée. Faits prisonniers par les dragons prussiens, nous avions été emmenés jusqu'à Vrigne-aux-Bois au grand trot de nos montures. — (Victor Thiéry, Après la défaite : Souvenirs et impressions d'un prisonnier de guerre en Allemagne, Paris : chez Frinzine, Klein & Cie, 1884, page 17)
    • Le lieutenant Souchier a reçu de sa femme la nouvelle qu'il y a quarante prisonniers à Roanne! Pas un enfant, pas une vieille paralytique, sur la route de Charlieu, qui ne les ait déjà vus. — (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
    • Encore en 1870, une servante prussienne disait à un prisonnier français employé dans la ferme où elle travaillait : « Quand la guerre sera finie, je t’épouserai ; cela t’étonne ce que je te dis là, mais tu sais, pour nous, le patriotisme cela ne veut pas dire grand-chose. » — (Julien Benda, La trahison des clercs, 1927, éd. 1946)
  3. (Figuré) Celui qui a perdu sa liberté d’action.
    • Vous êtes prisonnier de votre parti. — Il est prisonnier de son passé.

Adjectif

prisonnier masculin

  1. Qui est emprisonné.
    • En ce moment, je conçus l’idée de faire prisonnier le prêtre et de le tuer ou d’obtenir ma liberté en échange de la sienne. — (Dillon, Voyage dans la mer du sud, Revue des Deux Mondes, 1830, tome 1)
    • C'est là aussi que végètent misérablement les bédouines qui ont voulu suivre leurs maris prisonniers. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, p. 94)
  2. Qui est pris ; qui est entravé dans ses mouvements.
    • Il pâlit un peu, puis, tentant un effort désespéré, réussit à dégager un pied, tandis que l’autre restait prisonnier de la glu mouvante et fétide des profondeurs. — (Louis Pergaud, Un sauvetage, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)

Nom commun

prisonnière \pʁi.zɔ.njɛʁ\ féminin (pour un homme on dit : prisonnier)

  1. Celle qui est arrêtée pour être mise en prison, ou qui y est détenue.
    • Gilbert désigna la comtesse de Charny, et le directeur ordonna à un porte-clefs de conduire le citoyen Gilbert à la chambre de la prisonnière. — (Alexandre Dumas, La Comtesse de Charny, vol.3)
  2. Celle qui a été prise à la guerre.
  3. (Figuré) Celle qui a perdu sa liberté d’action.

Forme d’adjectif

prisonnière \pʁi.zɔ.njɛʁ\

  1. Féminin singulier de prisonnier.

Nom commun

prisonnière \pʁi.zɔ.njɛʁ\ féminin (pour un homme on dit : prisonnier)

  1. Celle qui est arrêtée pour être mise en prison, ou qui y est détenue.
    • Gilbert désigna la comtesse de Charny, et le directeur ordonna à un porte-clefs de conduire le citoyen Gilbert à la chambre de la prisonnière. — (Alexandre Dumas, La Comtesse de Charny, vol.3)
  2. Celle qui a été prise à la guerre.
  3. (Figuré) Celle qui a perdu sa liberté d’action.

Forme d’adjectif

prisonnière \pʁi.zɔ.njɛʁ\

  1. Féminin singulier de prisonnier.

Nom commun

prisonnière \pʁi.zɔ.njɛʁ\ féminin (pour un homme on dit : prisonnier)

  1. Celle qui est arrêtée pour être mise en prison, ou qui y est détenue.
    • Gilbert désigna la comtesse de Charny, et le directeur ordonna à un porte-clefs de conduire le citoyen Gilbert à la chambre de la prisonnière. — (Alexandre Dumas, La Comtesse de Charny, vol.3)
  2. Celle qui a été prise à la guerre.
  3. (Figuré) Celle qui a perdu sa liberté d’action.

Forme d’adjectif

prisonnière \pʁi.zɔ.njɛʁ\

  1. Féminin singulier de prisonnier.

Nom commun

prisonnière \pʁi.zɔ.njɛʁ\ féminin (pour un homme on dit : prisonnier)

  1. Celle qui est arrêtée pour être mise en prison, ou qui y est détenue.
    • Gilbert désigna la comtesse de Charny, et le directeur ordonna à un porte-clefs de conduire le citoyen Gilbert à la chambre de la prisonnière. — (Alexandre Dumas, La Comtesse de Charny, vol.3)
  2. Celle qui a été prise à la guerre.
  3. (Figuré) Celle qui a perdu sa liberté d’action.

Forme d’adjectif

prisonnière \pʁi.zɔ.njɛʁ\

  1. Féminin singulier de prisonnier.

Nom commun

prisonnière \pʁi.zɔ.njɛʁ\ féminin (pour un homme on dit : prisonnier)

  1. Celle qui est arrêtée pour être mise en prison, ou qui y est détenue.
    • Gilbert désigna la comtesse de Charny, et le directeur ordonna à un porte-clefs de conduire le citoyen Gilbert à la chambre de la prisonnière. — (Alexandre Dumas, La Comtesse de Charny, vol.3)
  2. Celle qui a été prise à la guerre.
  3. (Figuré) Celle qui a perdu sa liberté d’action.

Forme d’adjectif

prisonnière \pʁi.zɔ.njɛʁ\

  1. Féminin singulier de prisonnier.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Littré (1872-1877)

PRISONNIER (pri-zo-niè, niè-r') s. m.
  • 1Celui, celle qui est privée de sa liberté. Le destin, que dans tes fers je brave, M'a fait ta prisonnière et non pas ton esclave, Corneille, Pomp. III, 5. Lorsque, dans son vaisseau [d'Achille], prisonnière timide, Vous voyiez devant vous ce vainqueur homicide, Racine, Iph. II, 1.

    Fig. Être prisonnier en quelque lieu, y être retenu malgré sa volonté. Je vous assure que je suis fort affligée d'être prisonnière à Lambesc ; mais le moyen de deviner des pluies qu'on n'a point vues dans ce pays depuis un siècle, Sévigné, 159.

  • 2Celui, celle qui est arrêtée pour être mise en prison, ou qui y est détenue. Si l'on vient pour me voir, je vais aux prisonniers Des aumônes que j'ai partager les deniers, Molière, Tart. III, 2. Un prisonnier sans argent est un oiseau à qui on a coupé les ailes, Lesage, Gil Bl. I, 12.

    Pain des prisonniers, le pain que l'État fournit tous les jours aux prisonniers.

  • 3Prisonnier d'État, celui qui est arrêté ou enfermé pour un acte qui pouvait mettre en péril la sûreté de l'État. Duroc et Daru, encore dans sa chambre [de Napoléon], se livraient, à voix basse, aux plus sinistres conjectures, croyant leur chef endormi ; mais lui les écoutait, et le mot de prisonnier d'État venant à frapper son oreille : Comment, s'écria-t-il, vous croyez qu'ils l'oseraient ! Ségur, Hist. de Nap. XI, 2.
  • 4Prisonnier de guerre, ou, simplement, prisonnier, celui qui a été pris à la guerre. Pour l'ordinaire [à Rome], on ne comptait plus les prisonniers parmi les citoyens, Bossuet, Hist. III, 6. Ce fut surtout alors qu'on regarda comme un droit de la guerre de faire pendre. de noyer ou d'égorger les prisonniers faits dans les batailles, et de tuer les vieillards, les enfants et les femmes dans les villes conquises, Voltaire, Mœurs, 94. Environ sept mille prisonniers [faits par Cromwell à la bataille de Saverne gagnée sur Charles II] furent menés à Londres, et vendus pour aller travailler aux plantations anglaises en Amérique, Voltaire, ib. 181. Le sort des prisonniers de guerre a suivi les différents âges de la raison : les nations les plus policées les rançonnent, les échangent ou les restituent ; les peuples à demi barbares se les approprient et les réduisent en esclavage ; les sauvages ordinaires les massacrent sans les tourmenter ; les plus sauvages des hommes les tourmentent, les égorgent, les mangent, Raynal, Hist. phil. IX, 5.

    Faire prisonnier, prendre à la guerre. Les conditions furent que le roi rendrait aux Romains sans rançon ce qu'il avait fait sur eux de prisonniers, et qu'il leur payerait cent talents d'argent, Rollin, Hist. anc. Œuv. t. x, p. 11, dans POUGENS. On lui amena un domestique de Jacques de Grassay, que les Anglais avaient fait prisonnier, et qu'ils renvoyaient, suivant l'usage de ces temps-là [XVe siècle], où il paraît qu'on rendait la liberté au premier prisonnier qu'on faisait, Duclos, Œuv. t. III, p. 70.

    On dit aussi quelquefois prendre prisonnier. Romain Diogène ayant voulu les arrêter [les Turcs], ils le prirent prisonnier, Montesquieu, Rom. 23.

    Prisonnier sur parole, prisonnier qu'on laisse libre, sur l'assurance qu'il donne de ne pas sortir du lieu qui lui est désigné.

  • 5 Terme de serrurerie. Tourillon qui réunit deux pièces articulées ensemble, et autour duquel s'effectuent leurs mouvements.
  • 6 S. f. Prisonnière, s'est dit autrefois d'une étoffe très légère. Feront des toiles de soie, gaze, étamines, crapaudaille, prisonnières, et généralement toutes autres semblables étoffes, qui seront tant en chaîne qu'en trame, de bonne et pure soie, Statuts des march. de draps d'or, 9 juill. 1667, art. 57.
  • 7 Adjectivement. Cid : Il est prisonnier ? - Fanès : Lui !… son corps est prisonnier ; Son âme est libre, Delavigne, Fille du Cid, I, 9. Dans leur marche vers l'intérieur de la Russie, nos soldats prisonniers ne furent pas traités plus humainement [que les Russes qui étaient prisonniers dans l'armée française en retraite] ; et là pourtant l'impérieuse nécessité n'était point une excuse, Ségur, Hist. de Nap IX, 8.

    Fig. L'impétueuse ardeur de ces transports nouveaux à son sang prisonnier ouvre tous les canaux, Corneille, Att. v, 6.

    Terme de serrurerie. Rivure prisonnière, celle dont un des bouts, au lieu d'être rivé sur une barre, l'est dans un trou qu'on tient plus large par le fond qu'à l'entrée.

HISTORIQUE

XVe s. Nul de quelque condition, ou de son sang ou d'autre, n'ose parler ne converser avecques luy, fors ceux qui le gardent, ainsi qu'il est accoustumé de faire à un prisonnier honneste, Monstrelet, t. I, ch. 106, p. 173, dans LACURNE. Sire roy, ce veu est vostre, vous serez prisonnier ens au tournoy ; car celluy est prisonnier qui ne va pas là où il veult, Perceforest, t. I, f° 133.

XVIe s. En sa maison il n'y avoit rien plus froid que l'atre, et tous les prisonniers s'en estoient fuis de sa bourse, Despériers, Contes, CXVIII. Nous vous faisons prisonnier par le roy, Marot, II, 87. Le Vidasme de Chartres prisonnier si estroittement qu'on ne luy permettoit pas la prison de sa femme, D'Aubigné, Hist. I, 98.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

PRISONNIER. Ajoutez :
8Vie prisonnière, vie d'un homme qui est en prison. Pour apprécier avec équité ce que la cellule impose de souffrances au détenu, ce n'est point la liberté qu'il faut prendre comme terme de parallèle, c'est ce qu'un auteur appelle la vie prisonnière, Journ. offic. 28 août 1874, p. 6238, 2e col.
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Encyclopédie, 1re édition (1751)

PRISONNIER, s. m. (Gram.) celui qui est détenu dans une prison. Voyez l’article Prison.

Prisonnier de guerre, (Droit de la Guerre.) tout homme qui dans la guerre, pris par l’ennemi les armes à la main, ou autrement, tombe en sa puissance.

C’étoit un usage assez universellement établi autrefois, que tous ceux qui étoient pris dans une guerre solemnelle, soit qu’ils se fussent rendus eux-mêmes, ou qu’ils eussent été enlevés de vive force, devenoient esclaves du moment qu’ils étoient conduits dans quelque lieu de la dépendance du vainqueur, ou dont il étoit le maître. Cet usage s’étendoit même à tous ceux qui se trouvoient pris malheureusement sur les terres de l’ennemi, dans le tems que la guerre s’étoit allumée. De plus, non-seulement ceux qui étoient faits prisonniers de guerre, mais encore leurs descendans qui naissoient dans cet esclavage, étoient réduits à la même condition.

Il y a quelque apparence que la raison pour laquelle les nations avoient établi cette pratique de faire des esclaves dans la guerre, étoit principalement de porter les troupes à s’abstenir du carnage, par le profit qu’on retiroit de la possession des esclaves ; aussi les historiens remarquent que les guerres civiles étoient beaucoup plus cruelles que les autres, en ce que le plus souvent on tuoit les prisonniers, parce qu’on n’en pouvoit pas faire des esclaves.

Les chrétiens entr’eux ont aboli l’usage de rendre esclaves les prisonniers de guerre ; on se contente de les garder jusqu’à la paix, ou jusqu’à ce qu’on ait payé leur rançon, dont l’estimation dépend du vainqueur, a moins qu’il n’y ait quelque cartel qui la fixe.

Les anciens Romains ne se portoient pas aisément à racheter les prisonniers de guerre ; ils examinoient, 1°. si ceux qui avoient été pris par les ennemis, avoient gardé les lois de la discipline militaire, s’ils méritoient d’être rachetés, & le parti de la rigueur prévaloit ordinairement, comme le plus avantageux à la république.

Mais il est plus conforme au bien de l’état & à l’humanité, de racheter les prisonniers de guerre, à moins que l’expérience ne fasse voir, qu’il est nécessaire d’user envers eux de cette rigueur, pour prévenir ou corriger des maux plus grands, qui sans cela seroient inévitables. De plus, le rachat de prisonniers de guerre est extrèmement favorable aux chrétiens, par rapport à leurs captifs qui sont entre les mains des barbares ; & sans doute, que pour parvenir à payer leur rançon, il est très-permis de tirer des églises les vases sacrés.

Un accord fait pour la rançon d’un prisonnier de guerre ne peut être révoqué, sous prétexte qu’un prisonnier se trouve plus riche que l’on ne l’avoit cru ; car cette circonstance du plus ou du moins de richesse du prisonnier, n’a aucune liaison avec l’engagement ; de sorte que si l’on vouloit régler là-dessus la rançon, il falloit avoir mis cette condition dans le traité.

Quand on a fait quelqu’un prisonnier de guerre, on n’acquiert la propriété que de ce qu’on lui a enlevé effectivement ; ainsi l’argent ou les autres choses qu’un prisonnier de guerre a eu soin de tenir cachés, ou de dérober aux recherches que l’on a faites, lui demeurent assurément en pleine propriété ; & par conséquent, il peut s’en servir pour sa rançon ; l’ennemi ne sauroit avoir pris possession de ce dont il n’avoit aucune connoissance ; & d’ailleurs le prisonnier n’est point tenu de lui déclarer tout ce qu’il possede ; c’est aussi la décision de Grotius.

L’héritier d’un prisonnier de guerre est-il obligé de payer la rançon que le défunt avoit promise ? Si le prisonnier est mort en captivité, l’héritier ne doit rien, car la promesse du défunt supposoit son relâchement ; que s’il étoit déja relâché quand il est venu à mourir, l’héritier doit la rançon sans contredit.

Mais un prisonnier de guerre relâché, à condition d’en relâcher un autre pris par les siens, doit-il revenir se mettre entre les mains de l’ennemi, lorsque l’autre est mort avant qu’il ait obtenu son relâchement ? Je réponds, que le prisonnier de guerre relâché n’est point tenu à cette démarche, car cela n’a point été stipulé ; cependant il ne paroît pas juste non plus qu’il jouisse de la liberté en pur gain ; il faut donc qu’il donne un dédommagement, ou qu’il paye la rançon du prisonnier mort, à l’ennemi envers qui il s’est engagé.

Un prisonnier de guerre doit néanmoins tenir la parole qu’il a donnée de revenir si la guerre subsiste, & qu’il ne soit pas échangé, parce qu’il n’auroit pas eu sa liberté sans cela ; & qu’il vaut mieux pour lui, & pour l’état, qu’il ait la permission de s’absenter pour un tems, que s’il demeuroit toujours captif. Ce fut donc pour satisfaire à son devoir, que Régulus retourna à Carthage, & se remit entre les mains de ses ennemis.

Il faut juger de même de la promesse par laquelle on s’engage à ne point servir contre le prince dont on est prisonnier de guerre. En vain objecteroit-on qu’un tel engagement est contraire à ce qu’on doit à la patrie. Il n’y a rien de contraire au devoir d’un bon citoyen, de se procurer la liberté qu’il desire, en promettant de s’abstenir d’une chose dont il est au pouvoir de l’ennemi de le priver ; la patrie ne perd rien par-là, elle y gagne même à certains égards, puisqu’un prisonnier de guerre, tant qu’il n’est pas relâché, est perdu pour elle.

Si l’on a promis de ne point se sauver, il faut également tenir sa parole, quand même on auroit donné sa promesse dans les fers ; mais au cas que le prisonnier de guerre ait donné cette parole, à condition qu’il ne seroit point resserré de cette maniere, il en est quitte s’il est remis dans les fers.

Si les particuliers qui se sont engagés à l’ennemi, ne veulent point tenir leur parole, leur souverain doit-il les y contraindre ? Sans doute : en vain seroient-ils liés par leur promesse, s’il n’y avoit quelqu’un qui pût les forcer à s’en acquitter ?

Mais un roi prisonnier de guerre lui-même, pourroit-il conclure un traité de paix obligatoire pour la nation ? Les plus célébres écrivains décident pour la négative, parce qu’on ne sauroit présumer raisonnablement que le peuple ait voulu conférer la souveraineté à qui que ce soit, avec pouvoir de l’exercer sur les choses de cette importance dans le tems que ce prince ne seroit pas maître de sa propre personne. Cependant à l’égard des conventions qu’un roi, prisonnier, auroit faites touchant ce qui lui appartient en particulier, on les doit regarder comme bonnes & valables.

Le lecteur peut consulter Grotius sur les questions qui concernent les prisonniers de guerre, & la dissertation de Boëcler intitulée : Miles captivus. Cependant puisque S. Louis a été fait prisonnier de guerre, il faut que j’ajoute un mot du prix de sa rançon, qui a tant exercé nos historiens, sans qu’ils soient encore demeurés d’accord sur ce point. On peut voir leurs différentes opinions dans la vingtieme dissertation de du Cange sur Joinville ; & je crois qu’on doit plutôt s’en rapporter à cet historien, qu’à ce qu’en ont écrit tous les autres, puisque d’ailleurs il avoit assisté au payement de la somme qu’on fit au soudan d’Egypte pour retirer S. Louis de captivité. Il assure que la rançon du roi fut de huit cens milles bezans, qui valoient quatre cens mille livres. Par conséquent, chaque bezant devoit valoir dix sols : chacun de ces sols pesoit une dragme, sept grains  ; de sorte qu’il y en avoit cinquante-huit au marc. Sur ce fondement, il me semble qu’on peut assurer que la rançon du roi fut de cent trente-sept mille neuf cens trente-un marcs, deux gros, quatorze grains ; chaque gros tournois d’argent de ce tems-là, pesoit justement une dragme, 5, 6 ou 7 grains de notre poids de marc. De cette maniere, les cent trente-sept milles neuf cens trente-un marcs qu’on donna pour la rançon de S. Louis, sur le pié de 52 liv. le marc d’argent qui est sa valeur actuelle, font cinq millions, trois cens quatre-vingt-dix-sept mille quatre cens douze livres. (D. J.)

Prisonnier, s. m. (Serrurerie.) serrure à laquelle on a ménagé une petite tête comme aux broches à lambris. On fait entrer cette tête dans un trou de deux ou trois lignes de profondeur en une barre de fer, & l’on resserre avec un burin le fer tout-au-tour ; cette sorte de rivure sert à fixer les plate-bandes sur les rampes des escaliers, des balcons, &c.

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Étymologie de « prisonnier »

De prison, avec le suffixe -ier.
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Prison ; wallon, prihaîr ; provenç. preisonier ; espagn. prisionero ; ital. prigioniere. L'ancienne langue disait prison, s. m.

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Phonétique du mot « prisonnier »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
prisonnier prizɔnje

Citations contenant le mot « prisonnier »

  • Il ne faut pas être plus prisonnier de ses amis que de ses ennemis. De Jules Vallès
  • Quand on est prisonnier de l'image, cela vous donne toutes les audaces. De Robert Doisneau / Terrasses et compagnies
  • S'accrocher au connu, c'est rester prisonnier de l'ignorance. De Yvon Rivard / L'Ombre et le double
  • L'oiseau s'est libéré de la terre. Désormais il sera prisonnier du ciel. De Valeriu Butulescu / Aphorismes
  • L’attachement de la femme pour l’homme, c’est l’attachement du policier pour son prisonnier. De George Bernard Shaw
  • Chacun est prisonnier de sa famille, de son milieu, de son métier, de son temps. De Jean d'Ormesson / Voyez comme on danse
  • Le mort ni le prisonnier n'a plus ni ami ni parent. De Richard Coeur de Lion / Rotrouenge du captif
  • Quand un acteur a trouvé son registre, et qu’il a rencontré le public, il en est souvent prisonnier. De Mathieu Demy / Evene.fr - Janvier 2005
  • L’Audiencia Nacional a ordonné la mise en détention d’Itxaso Zaldua, ancienne prisonnière politique basque. , L'ancienne prisonnière d'Hernani Itxaso Zaldua incarcérée | Euskal Herria | MEDIABASK
  • Le geôlier est un autre prisonnier. De Proverbe bamiléké
  • La femme est une forteresse, l’homme est son prisonnier. De Proverbe kurde
  • On est prisonnier des faveurs qui nous sont faites. De André Mathieu / L'Amour en zodiaque - Madame scorpion
  • Le prisonnier voit la liberté plus belle qu'elle n'est. De Alphonse Daudet
  • On est toujours prisonnier de son dernier mouvement d'enthousiasme. De Achille Chavée / Aphorisme
  • L'homme reste prisonnier de la belle image de la femme. De Serge Losique / De Z à A
  • Ne soyez pas prisonnier des dogmes qui obligent à vivre en obéissant à la pensée d’autrui. De Steve Jobs / Discours à Stanford en 2005
  • La décision permet au juge d'examiner des conditions de détention d'un prisonnier. S'il constate que les conditions de détention indignes perdurent, il «  doit ordonner la mise en liberté de la personne en lui imposant, éventuellement, une assignation à résidence avec surveillance électronique ou un contrôle judiciaire  ». «  C'est une très grande victoire pour la cause des détenus  », s'est félicité Patrice Spinosi, l'avocat de l'Observatoire international des prisons (OIP). «  C'est l'aboutissement d'un combat engagé il y a plus de sept ans, qui a abouti en janvier à la décision de la CEDH et aujourd'hui à celle de la Cour de cassation.  » «  Actuellement, aucun juge ne peut mettre fin à un traitement inhumain et dégradant  » en détention, a expliqué l'avocat. Le Point, Un prisonnier pourra être libéré si ses conditions de détention sont indignes - Le Point
  • Etxerat organise dimanche 2 août 16 rassemblements sur les plages du Pays Basque. L’objectif des mobilisations est de dénoncer et demander la fin de la politique d’exception appliquée aux prisonniers basques. , Mobilisations à la plage en faveur des prisonniers basques | Euskal Herria | MEDIABASK
  • L’unité de recherche se consacre à trouver des pays qui ont les prisons les plus dures au monde. L’île Maurice est l’un des pays que nous avons approchés. Nous avons notamment appris que les prisonniers les plus dangereux étaient incarcérés à la prison de Phoenix. lexpress.mu, Documentaire sur Netflix: «Être dans la cellule du prisonnier le plus dangereux de Maurice …» raconte Raphael Rowe | lexpress.mu
  • Bujar Alimani, le réalisateur, a choisi une manière sobre et presque triste pour raconter ce mol effondrement. La brièveté du film atteste son efficacité. L’Albanie est filmée sans effet ni esbroufe. Tout est marron, gris, beige, moche. Paysage d’hiver, même au printemps. Les hommes sont taiseux. Il y a ceux qui comprennent que le pouvoir va changer de main et ceux qui s’arc-boutent à la fiction d’une démocratie populaire. Le communisme s’effondre sans que personne y puisse rien. Les rapports de force s’inversent. Le prisonnier retrouvera-t-il sa liberté ? A moins que le pouvoir, d’un dernier coup de queue, sache se défendre et se débattre, ne serait-ce que pour gagner quelques heures de souveraineté. Le Monde.fr, « Le Dernier Prisonnier » filme les ultimes soubresauts du communisme albanais
  • Malgré cette prédominance des conversions à l’islam, chacune des huit prisons de Londres (Brixton, Belmarsh, Pentonville, Feltham Young Offender Institution, Wandsworth, Thameside, Wormwood Scrubs et Isis) compte plus de prisonniers chrétiens que musulmans. Bladi.net, Londres : les prisonniers préfèrent l'islam aux autres religions
  • !!! Grosse typo dans le titre et mon texte, mes excuses : Il était prisonnier en 1862 ! Malheureusement le message d'origine n'est pas modifiable. La revue française de Généalogie, Prisonnier du Mont Saint-Michel en 1762 / Entraide autour d'une recherche / Forums de discussion - www.rfgenealogie.com
  • Les autorités iraniennes, qui sont responsables du crime de disparition forcée persistante commis contre le prisonnier Hedayat Abdollahpour et sa famille, doivent révéler toute la vérité sur son exécution secrète et rendre le corps de cet homme à sa famille, a déclaré Amnesty International le 30 juin. , Iran. Un prisonnier soumis à une disparition forcée pourrait avoir été «exécuté par un peloton d’exécution» | Amnesty International
  • Le duo présentera le spectacle "Era Dauna der’aiga (La dame de l’eau)". Dans des temps très anciens, niché au creux des Hautes-Pyrénées, le lac d’Estaing abritait une fée de l’eau prisonnière du lieu. Sa rencontre avec un berger la libéra de son enchantement et elle devint femme. Quand l’imaginaire rencontre le réel, quand les mots rencontrent les mélodies, ainsi se raconte "Era Dauna der’aiga"… "La Dame de l’eau". ladepeche.fr, Castelnau-Barbarens. Concert "Contes et chants traditionnels" - ladepeche.fr
  • Cette jeune femme, se retrouve prisonnière, sans sommeil, dans une chambre sale et sans interlocuteur à contacter en cas de problèmes. Bien sûr, le téléphone de la chambre est coupé et, si par malheur elle a un problème, elle n’a aucun moyen de joindre les secours. Kapitalis, L’histoire d’une prisonnière dans un 5 étoiles à Hammamet - Kapitalis
  • Par-delà les conditions d'hygiène déplorables, une autre ancienne prisonnière développe un autre point : "Pendant mon séjour en prison, environ cinq à six personnes sont décédées, la plupart de malnutrition". On s'en doute, le bilan est lourd pour la Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme Michelle Bachelet, qui l'annonce en exergue dudit rapport : "Ces témoignages montrent une fois de plus la nature systémique des violations des droits de l'homme en RPDC et la nécessité de continuer à chercher des moyens pour que les responsables de ces crimes rendent des comptes". Des "comptes" qui se font hélas encore attendre... , Corée du Nord : l'ONU révèle la maltraitance endurée par les prisonnières - Terrafemina

Images d'illustration du mot « prisonnier »

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Traductions du mot « prisonnier »

Langue Traduction
Anglais prisoner
Espagnol prisionero
Italien prigioniero
Allemand häftling
Chinois 囚犯
Arabe أسير
Portugais prisioneiro
Russe заключенный
Japonais 囚人
Basque preso
Corse prigiuneru
Source : Google Translate API

Synonymes de « prisonnier »

Source : synonymes de prisonnier sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « prisonnier »

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