La langue française

Préparation

Sommaire

  • Définitions du mot préparation
  • Étymologie de « préparation »
  • Phonétique de « préparation »
  • Citations contenant le mot « préparation »
  • Images d'illustration du mot « préparation »
  • Traductions du mot « préparation »
  • Synonymes de « préparation »
  • Antonymes de « préparation »

Définitions du mot préparation

Trésor de la Langue Française informatisé

PRÉPARATION, subst. fém.

I. − [Corresp. à préparer I] Action de préparer quelque chose; résultat de cette action.
A. −
1. [Corresp. à préparer I A 1 e] Préparation du gibier, d'un repas; plat qui réclame une longue préparation; préparation des médicaments. La découverte du sucre et de ses diverses préparations, les liqueurs alcooliques, les glaces (...) nous ont transmis des saveurs d'une nature jusqu'alors inconnue (Brillat-Sav., Physiol. goût, 1825, p.34).Le service que je dirige est un service de préparation des vaccins et des sérums (Duhamel, Combat ombres, 1939, p.22):
1. Je regarde longuement la préparation de l'huile de palme, cette première huile qu'on extrait de la pulpe ligneuse. (...) il s'agit de séparer celui-ci [le noyau] de la pulpe qui l'enveloppe. Pour cela l'on fait bouillir la graine, puis on la pile dans un mortier... Gide, Voy. Congo, 1927, p.714.
CHIM. Ensemble des procédés utilisés pour obtenir un corps; ensemble des opérations préliminaires que l'on fait subir à un corps avant de le soumettre à une réaction (d'apr. Duval 1959).
P. méton. Résultat de cette action; chose préparée.
a) ART CULIN. Quelle puissance nutritive cette préparation de maïs ne contient-elle pas! (Crèvecoeur, Voyage, t.2, 1801, p.67).Sa graine [du soja] joint à ses qualités nutritives des propriétés oléagineuses qui permettent d'en tirer des préparations analogues à l'huile et au beurre (Vidal de La Bl., Princ. géogr. hum., 1921, p.144):
2. Les Français boivent du vin. Ils le boivent, dans les riches maisons, non seulement sous sa forme d'origine, mais aussi traité d'une étrange façon, en des préparations qui se servent à la fin du dîner, ou après le dîner... Faral, Vie temps st Louis, 1942, p.175.
b) BIOL. Préparation (microscopique). Objet transparent ou coupe mince d'un objet transparent placé entre lame et lamelle, dans un milieu transparent, destiné à être examiné au microscope. Préparation sur lamelle. Il a déplacé la platine du microscope, imperceptiblement pour parcourir de l'oeil la préparation (Duhamel, Maîtres, 1937, p.39):
3. Le biologiste, armé de son microscope, a remarqué il y a longtemps dans ses préparations des mouvements désordonnés des petites particules en suspension; c'est le mouvement brownien. (...) les physiciens se sont longtemps désintéressés de cette question; on concentre de la lumière pour éclairer la préparation microscopique, pensaient-ils; la lumière ne va pas sans chaleur, de là des inégalités de température, et dans le liquide des courants intérieurs qui produisent les mouvements dont on nous parle. H. Poincaré, Valeur sc., 1905, p.184.
c) CHIM. Préparation (chimique). Mélange de substances préparé pour une expérience en laboratoire. Quelques préparations importantes industrielles, qui peuvent être ou non des émulsions (...). Chimie agronomique: insecticides, fongicides (...), herbicides (Fromh.-King1968, p.310):
4. Il faudrait (...) par une préparation chimique (du nitrate d'argent), vous étendre une grande tache rougeâtre sur la figure, en forme et simulation d'une affection cutanée. Stendhal, Nouv. inéd., 1842, p.38.
d) COSMÉT., PARFUMERIE. Les cheveux brunis par un peigne de plomb, le teint hâlé par une préparation dont ses anciens camarades lui avaient donné la recette, il gagnait, de forêt en forêt, la frontière (Dumas père, Monte-Cristo, t.2, 1846, p.531).MmeSarah J. Walker (...) gagna vingt-cinq millions en inventant une préparation à décrêpeler les cheveux (Morand, New-York, 1930, p.233):
5. ... après l'ennui et l'incuriosité du premier empire, qui abusa des eaux de Cologne et des préparations au romarin, la parfumerie se jeta, derrière Victor Hugo et Gautier, vers les pays du soleil... Huysmans, À rebours, 1884, p.152.
e) MÉD. Préparation (anatomique). Pièce d'anatomie disséquée de façon à faire apparaître des détails d'organisation utiles à l'étude. Pour préparer les lymphatiques, il faudrait paralyser les mouvements péristaltiques. Il y aurait lieu de faire de très jolies préparations. Ou bien il faut encore faire l'opération des racines rachidiennes, ou bien encore piquer le bulbe de manière à faire mourir l'animal dans le coma (Cl. Bernard, Notes, 1860, p.39).M. Thomas Young avait l'air d'une préparation anatomique, d'une figure pour danse macabre (Duhamel, Passion J. Pasquier, 1945, p.168).
f) Ébauche et, en partic., ébauche d'un pastel. Dans la journée, Nittis, qui avait ébauché de moi un portrait au pastel (...) a fait une préparation de moi posant, qui ressemble, ma foi, à une préparation de La Tour (Goncourt, Journal, 1880, p.91).
g) PHARM. Médicament composé préparé par un pharmacien. Préparation magistrale, officinale. Silencieux et affaissé, il cachait le plus possible ses sentiments, mais la meilleure réfutation qu'il leur connût consistait en un long bain vers dix heures du soir et une préparation de chloral (Barrès, Barbares, 1888, p.250).Si la douleur est bienfaisante, il est impie de l'atténuer par une savante préparation. Absurde! absurde! je déraille (Duhamel, Journal Salav., 1927, p.65).
2. [Corresp. à préparer I A 1 f] TECHNOL. Synon. façon, façonnage.Préparation des peaux. [Ces familles exercaient] toutes sortes de métiers, (...) depuis la broderie en soie et en or jusqu'à la plus grossière préparation de la laine et du lin (Thierry, Récits mérov., t.1, 1840, p.316).Des températures plus élevées sont possibles avec de nouveaux métaux (...) dont l'étude et la préparation industrielles sont poussées en rapport avec le développement de l'énergie atomique (Goldschmidt, Avent. atom., 1962, p.208).
AGRIC., JARD. Préparation du sol. Ensemble des travaux ayant pour but d'ameublir le sol, de le préparer à recevoir les graines ou les plantes (d'apr. Forest. 1946).
DESSIN, PEINT. Préparation du papier, des supports. La beauté, la solidité d'une peinture dépend avant tout de la bonne préparation des couleurs (Jossier1881).Préparation des peintures (...) des encres (Bég.Dessin1978).
B. − [Corresp. à préparer I A 2 a] Préparation d'une attaque, d'une expédition, d'une guerre; préparation d'un concert, d'un voyage; préparation d'un meeting, des élections; d'importantes manifestations seraient en préparation. M. Saint-Genest (...) pour mieux assurer la préparation des coups d'état militaires (...) réclamait du gouvernement l'abolition de certains principes de droit commun (Clemenceau, Iniquité, 1899, p.160).Toute la semaine, Noël consacra une grande activité à la préparation du conseil de famille (Druon, Gdes fam., t.2, 1948, p.185):
6. ... le retour en grâce du vieil Aldobrandi (...) m'avait rendu plus attentif aux vues ténébreuses d'Orlando −et singulièrement par l'absence des remous politiques qu'on pouvait s'attendre à le voir provoquer, absence qui révélait une préparation de longue main et un doigté remarquable... Gracq, Syrtes, 1951, p.145.
ARTILL. Tir de préparation, préparation d'artillerie. Tir d'artillerie visant à détruire le dispositif de défense de l'ennemi afin de faciliter une attaque de l'infanterie. Le fort cuirassé de Vaux, ainsi que les nombreuses fortifications voisines de l'adversaire, ont été, après une forte préparation d'artillerie, enlevés dans une brillante attaque de nuit (Bordeaux, Fort de Vaux, 1916, p.39).Il n'y a pas de raison (...) si c'est un tir de préparation avant une grande attaque, pour qu'ils s'arrêtent de si tôt... il paraît qu'hier un déserteur a dit à la brigade qu'avant l'attaque il y aurait un bombardement de cent heures (Romains, Hommes bonne vol., 1938, p.10).
En compos. Contre-préparation. Bombardement visant à neutraliser une préparation d'artillerie. Ce qu'ils me demandent, ce serait une contre-préparation du tonnerre de Dieu sur les premières lignes boches... (Romains, Hommes bonne vol., 1938, p.40).
C. − [Corresp. à préparer I A 3 b] Préparation d'un cours, d'un exposé; préparation du budget, d'une loi, d'une réforme; parler sans préparation. Comment faire une thèse sur un écrivain contemporain! Surtout lorsqu'il y a quatre ou cinq livres «en préparation», dispersés dans six ou sept revues, peu accessibles pour la plupart, et enfermés dans ses cartons? (Larbaud, Barnabooth, 1913, p.361).La préparation d'une thèse était-elle compatible avec l'état de mariage? (Mauriac, Myst. Frontenac, 1933, p.70):
7. ... l'Empereur (...) dictait toujours sans nulle préparation. Je ne lui ai jamais vu, dans aucun cas, faire de recherche sur notre histoire, ni sur aucune autre; pourtant personne n'a jamais plus heureusement cité l'histoire, avec plus de justesse, plus à propos, ni plus souvent. Las Cases, Mémor. Ste-Hélène, t.2, 1823, p.147.
En partic. Les cours de l'École Normale sont terminés, les élèves achèvent la préparation de leurs examens (Michelet, Journal, 1835, p.759).Préparation intensive du concours (Daniel-Rops, Mort, 1934, p.383).
Spécialement
1. Dans le lang. scol. Travail préalable à une traduction, une explication de texte, un exercice, qui sera fait en classe. Préparation latine, grecque; préparation française; préparation mathématique. Je m'essayais, ces vacances, à traduire pour mon plaisir The blessed Damozel de Rossetti: c'est la première préparation qu'il nous ait donnée, le premier texte qu'il m'ait mis en main (Alain-Fournier, Corresp.[avec Rivière], 1906, p.268).Il congédia André, afin de terminer une préparation d'Eschyle, qui pressait (Martin du G., Devenir, 1909, p.140).
2. IMPR., ÉD. Préparation de la copie. ,,Étude d'une copie, avant sa mise en composition, pour y porter les indications qui doivent en faire un document définitif: choix du caractère (...) interlignage (...) rectification des fautes, ponctuation et marche à suivre`` (Comte-Pern. 1963).
D. − [Corresp. à préparer I A 4] Préparation d'un dénouement. Ces phrases interrogatives de Beethoven, répétées indéfiniment, à intervalles égaux, et destinées −avec un luxe exagéré de préparations −à amener un nouveau motif, un changement de ton (Proust, Sodome, 1922, p.605).Après la guerre, nous avons senti autour de nous une complicité des éditeurs, des critiques, du public, pour écrire vite et servir chaud (...). Nous mettions tout notre art à escamoter les préparations (Mauriac, Journal 1, 1934, p.95).
MUS. Préparation (d'une dissonance). En harmonie, précaution dans l'emploi de la dissonance, qui consiste à faire entendre préalablement dans la même partie la note provoquant la dissonance et, p.méton. cette note elle-même. On donne le nom de préparation de la dissonance à toute note qui, avant la prolongation dissonante, est entendue dans l'état de consonance (Fétis, Harmonie, 1849, p.61).L'émancipation totale de la dissonance dans la musique contemporaine a rendu superflue la notion de préparation (Mus.1976).
E. − [Corresp. à préparer I B 1, 3] La vraie histoire de France commence à 89; tout ce qui précède est la lente préparation de 89 et n'a d'intérêt qu'à ce prix (Renan, Avenir sc., 1890, p.25).Les nuages sont toujours très bas, mais la lumière les traverse déjà comme un grand sourire. J'admire cette lente préparation du beau temps (Saint-Exup., Terre hommes, 1939, p.210):
8. ... un changement comme celui de la puberté se prépare à tout instant depuis la naissance et même avant la naissance, et (...) le vieillissement de l'être vivant jusqu'à cette crise consiste, en partie au moins, dans cette préparation graduelle. Bergson, Évol. créatr., 1907, p.19.
II. − [Corresp. à préparer II] Action de préparer quelqu'un, de se préparer à quelque chose.
A. − [Corresp. à préparer II A] Préparation des élèves au baccalauréat, des étudiants à l'École normale; préparation des enfants à la première communion; préparation physique des sportifs. Après avoir développé son culte intime, et déjà senti le culte domestique, le futur citoyen commence directement l'adoration systématique du vrai grand-être (...). L'ensemble de ces préparations conduit le jeune positiviste à mériter le sacrement de l'admission (Comte, Catéch. posit., 1852, p.260).La vraie préparation au sommeil consiste à se coucher réellement, c'est-à-dire à se mettre dans la position où l'on ne peut plus tomber du tout (Alain, Propos, 1925, p.649):
9. L'homme qui concentrait sur lui tous ces regards gravit lentement les marches de la tribune. Il promena un coup d'oeil circulaire sur l'assemblée (...). Durant ces quelques secondes de préparation muette, il laissa le circuit magnétique s'établir entre son auditoire et sa personne. Vogüé, Morts, 1899, p.3.
Spécialement
1. ARM. Préparation militaire. Instruction militaire dispensée, avant le service militaire, aux jeunes gens destinés à être sous-officiers ou officiers de réserve. Préparation militaire technique, préparation militaire supérieure. On nous soupçonnait (...) d'avoir fait entrer à l'école des tracts d'étudiants, rédigés par des normaliens qui se refusaient à la préparation militaire (Abellio, Pacifiques, 1946, p.64).Il a manqué un certain nombre de distinctions honorifiques qui plaisent aux enfants: puis vers dix-huit ans, il a raté une aventure sentimentale; enfin à vingt-deux ans (...) il a manqué sa préparation militaire. Ce jeune homme pouvait donc considérer qu'il avait tout raté (Sartre, Existent., 1946, p.48).
2. CHIR. ,,Ensemble des moyens destinés à améliorer l'état général ou local d'un malade avant l'intervention et à pratiquer celle-ci dans de meilleures conditions`` (Méd. Flamm. 1975).
3. ÉDUC. Classe de préparation. Synon. de classe préparatoire.V. préparatoire II B 2.
B. − [Corresp. à préparer II B 1] Préparation à la puberté, préparation à la mort. Ce vieillard sévère me faisait entendre avec beaucoup de politesse et de mesure qu'une explication entre nous (...) était nécessaire. (...) ces préparations polies et insolites me faisaient soupçonner des abîmes inconnus et effroyables dont je ne pourrais me tirer (Stendhal, H. Brulard, t.1, 1836, p.428).Oh! papa! n'allez pas imaginer de me mettre ainsi, sans ordre −sans préparation même, sans un conseil −à la tête de ma vie, comme une héroïne américaine (Bernanos, Joie, 1929, p.584).
En partic. [Corresp. à préparer II B 2] Annoncer à qqn un accident sans préparation. La lettre (...) annonçait le mariage de M.Beaudoin avec la fille du consul anglais (...). Le coup avait dû être d'autant plus dur, que la nouvelle était arrivée par cette lettre banale, sans aucune préparation, sans même un adieu (Zola, Argent, 1891, p.67). «... Ils lui ont cassé le morceau à froid comme ça?... Sans préparation? Sans m'attendre?...» Heureusement, j'ai pu reprendre (...) toute l'affaire avec d'autres mots (Céline, Voyage, 1932, p.424):
10....je fais l'amour en rase campagne. Puis, sans préparation, j'annonce à la petite que je vais partir au collège. La scène n'est pas déchirante. −Fallait que ça finisse comme ça, dit simplement Madeleine.H. Bazin, Vipère, 1948, p.268.
REM.
Préparationnaire, subst. éduc.Élève d'une classe préparatoire à une grande école littéraire, scientifique ou technologique. La réforme a entraîné une différentiation importante dans les enseignements entre classes préparatoires (aux «grandes écoles») et faculté, au point qu'un préparationnaire ne peut plus se présenter en même temps aux examens de faculté (Le Figaro, 22nov. 1966ds Gilb. 1980).
Prononc. et Orth.: [pʀepaʀasjɔ ̃]. Ac. 1694, 1718: pre-; dep. 1740: pré-. Étymol. et Hist. 1. a) 1314 «action par laquelle on apprête quelque chose» ici «pansement» (Henri de Mondeville, La Chirurgie, 1638, éd. Ch. Bos, II, 82); b) ca 1460 «fait de disposer une armée» (Le Mistere du siege d'Orleans, éd. F.Guessard et E. de Certain, p.685); c) α) 1585 «fait de composer un médicament» (N. Du Fail, Contes d'Eutrapel, II, p.226); β) 1751 préparation anatomique (Encyclop., s.v. anatomique); d) 1590 préparation de nourriture (Montaigne, Essais, III, 12, éd. P.Villey et V.-L. Saulnier, 1099); e) 1660 «action d'amener quelque chose progressivement» (Corneille, Discours des trois unités, éd. Ch. Marty-Laveaux, I, p.106); f) 1840 «action d'apprêter» préparation des cuirs (Proudhon, Propriété, p.270); g) 1845 peint. «application sur la toile de couches de couleur sur lesquelles sera peinte l'oeuvre définitive» (Besch.); 2. a) 1559 «action de faire tout ce qu'il faut en vue de quelque chose» (Amyot, Démosthène, 12 ds Littré); b) 1588 préparation à la mort (Montaigne, op. cit., III, 12, 1051); c) 1821 «action de se préparer à un examen» (Michelet, Journal, p.161: commencer les préparations nécessaires à mon concours). Empr. au lat. praeparatio «préparation», dér. de praeparare (v. préparer). Fréq. abs. littér.: 1166. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 1091. b) 1270; xxes.: a) 1413, b) 2497.

Wiktionnaire

Nom commun

préparation \pʁe.pa.ʁa.sjɔ̃\ féminin

  1. Action par laquelle on prépare, on se prépare.
    • Entre la poire et le fromage Bianchon arriva, par d’habiles préparations, à parler de la messe, en la qualifiant de momerie et de farce. — (Honoré de Balzac, La Messe de l’athée,)
    • Après une minutieuse préparation, tant de la machine que du passager, à 4 heures du matin, je décolle dans les ténèbres, emmenant un solide gaillard Serbe, ex-chef célèbres de comitadjis. — (Jacques Mortane, Missions spéciales, 1933, p.223)
    • Parler, prêcher, plaider sans préparation.
    • La préparation d’une conférence, d’une leçon.
    • La préparation d’une offensive.
  2. (Militaire) Action de libérer le terrain des troupes ennemies, avant une d’une attaque, par un tir d’artillerie.
  3. (Religion) Méditation, prières par lesquelles on se prépare à dire ou à entendre la messe, à communier, etc.
  4. Action d’annoncer quelque chose par degrés et en employant des ménagements.
    • On lui a appris cette triste nouvelle sans préparation.
  5. (Arts) Action, de la manière de préparer certaines choses pour les employer ou les garder.
    • La noix verte du cocotier donne une eau rafraîchissante, […]; de l'amande râpée on extraie par compression un lait crémeux qui entre dans la préparation des aliments ; […]. — (Alain Gerbault, À la poursuite du Soleil; t.1, de New-York à Tahiti, 1929)
    • La préparation des peaux, des laines, des soies.
    • La préparation de la pâte.
    • La préparation des mets, des aliments.
    • La préparation des insectes.
  6. (En particulier) (Pharmacie) Composition des médicaments.
    • La préparation de ce remède a été mal faite.
  7. Un de ces médicaments préparés.
    • Le docteur Léo, de Varsovie, avait aussi recommandé cette préparation dans le choléra de Pologne, et il passait même à ses yeux pour un remède héroïque et presque spécifique. — (Du sous-nitrate de bismuth dans le traitement des diarrhées rebelles., dans Encyclographie des sciences médicales, Vol. 6 à 8, 1833, p.171)
  8. (Par analogie) (Agriculture) Produit phytosanitaire prêt à l’emploi.
    • La matière active triasulfuron et la préparation commerciale AMBER® 75WG, utilisées pour lutter contre plusieurs mauvaises herbes latifoliées dans les systèmes de production de blé de printemps au Canada, ont reçu l'homologation complète en août 1992. — (Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire - Canada ; Document des décisions - E95-03; Triasulfuron, 8 décembre 1995)
    • Les produits font l'objet d'un classement en 8 catégories de substances et préparations vénéneuses et 6 catégories de substances et préparations dangereuses, qui en déterminent l’emballage et l’étiquettage commercial sur lequel on peut lire la nature des risques et des conseils de prudence. — (Jean-François Abgrall & ‎Alain Soutrenon, Protection phytosanitaire: Guide technique du forestier méditerranéen, CEMAGREF, 1991)
    • Les potions, les pilules, etc., sont des préparations pharmaceutiques.
    • Préparation chimique, Mélange de plusieurs substances en vue d’une expérience.
    • Préparation anatomique, Pièce de dissection présentant une partie du corps de l’homme ou des animaux préparée de manière à en montrer la structure interne et à en faciliter l’étude.
  9. (Peinture) Application sur la toile de couches de couleur sur lesquelles l’œuvre définitive sera peinte.
  10. (Cartographie) Ensemble des opérations permettant d’établir et de rédiger les documents graphiques qui serviront de base à la rédaction définitive d’une carte[1].
  11. (Cartographie) Document qui résulte de l’opération de préparation cartographique[1].
  12. (Éducation) (Familier) Classe préparatoire des grandes écoles.
    • À ce titre, prenez très au sérieux les « khôlles » que vous passez pendant votre préparation, en principe trois en mathématiques supérieures et deux en mathématiques spéciales. — (France Farago & Gilles Vannier, L'Argent: Prépas scientifiques - Programme 2009-2010, éd. Armand Collin, 2009, chap. 3.1.2)
    • Pour ma part, ayant perdu l'année scolaire 1943-1944 à cause des événements dramatiques du Dauphiné à cette époque de guerre, j'ai eu la chance de rentrer directement à l'essai en maths spé au lycée du Parc à Lyon et de ne faire qu'une année de préparation pour rentrer à l’École centrale de Paris. — (Yvon Gattaz, Mes vies d'Entrepreneur, Librairie Fayard, 2006, part. 1, chap. 1)
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Littré (1872-1877)

PRÉPARATION (pré-pa-ra-sion ; en vers, de cinq syllabes) s. f.
  • 1Action de préparer, de se préparer. J'y pensais [dans la censure par la Sorbonne] voir condamner les plus horribles hérésies du monde ; mais vous admirerez, comme moi, que tant d'éclatantes préparations se soient anéanties sur le point de produire un si grand effet, Pascal, Prov. III. Sa confession fut humble, pleine de componction et de confiance ; il ne lui fallut pas longtemps pour la préparer ; la meilleure préparation pour celle des derniers temps, c'est de ne les attendre pas, Bossuet, Louis de Bourbon. Devant Dieu la préparation du cœur, quand elle est sincère, est réputée pour l'effet même, Bourdaloue, Exhort. Char. env. les orphel. t. I, p. 103. Depuis la racine des cheveux jusqu'aux orteils des pieds, tout est art, tout est préparation, moyen et fin, Voltaire, Jenni, 8. Au milieu de tant de désolations [des guerres religieuses], une nouvelle paix semble faire respirer la France ; mais cette paix ne fait que la préparation de la Saint-Barthélemy, Voltaire, Mœurs, 171.

    Préparation à la messe, à la communion, méditation, prières par lesquelles on se prépare à dire ou à entendre la messe, ou à communier. Il y a longtemps que, considérant l'extrême respect qu'il a pour ce saint mystère [la communion], et avec quelle rigueur il en conçoit les préparations…, Sévigné, 17 avr. 1682.

    Chez les Hébreux, se dit de la veille d'une fête, pendant laquelle on prépare tout ce qui est nécessaire pour pouvoir se reposer durant la fête même.

    Préparation au baccalauréat, aux écoles, études et exercices à l'effet de rendre un jeune homme capable de passer son examen de baccalauréat, d'être admis dans les écoles.

  • 2Action de méditer pour faire un discours, une leçon. La préparation d'une leçon. Voilà ce que Monsieur dit à M. Daneville, avec ce torrent d'éloquence qui lui était naturel, toutes les fois qu'il parlait sans préparation, Retz, Mém. t. III, liv. IV, p. 143.
  • 3Action d'amener quelque chose progressivement et par des ménagements. On lui annonça la mort de sa mère sans préparation. Après qu'elle [Médée] a attaché des feux invisibles au présent qu'elle a fait à Créüse, ce char volant n'est pas hors de la vraisemblance, et ce poëme n'a point besoin d'autre préparation pour cet effet extraordinaire, Corneille, 3e disc.

    Terme de musique. Art d'amener une dissonance : obligation de faire entendre d'abord certaines notes des accords dissonants avant d'attaquer ces accords.

    Préparation au chant, études du solfége et de la vocalisation.

  • 4 Terme d'arts. Action, manière de préparer certaines choses pour les employer ou les conserver. La préparation des aliments. La préparation des insectes pour une collection.
  • 5 Terme de pharmacie. Opération de chimie pharmaceutique qui consiste à disposer toutes les substances qui doivent être employées. La préparation des médicaments. La préparation de ce remède sera fort longue. Les préparations principales sont le lavage, l'exsiccation, la pulvérisation, la distillation, la solution, l'évaporation, etc.
  • 6 Terme de dessin et peinture. Disposition des ombres et des demi-teintes par plans, sans les fondre, pour rendre l'effet plus général.
  • 7 Terme de marine. Opération par laquelle le chanvre est disposé en longs rubans.
  • 8Chose préparée.

    Préparation chimique, mélange de plusieurs substances pour une expérience

    Produit de diverses opérations pharmaceutiques. Préparations mercurielles, antimoniales.

    Préparation anatomique, et, absolument préparation, partie disséquée pour l'étude. Il avait fait de sa main plusieurs préparations anatomiques que des médecins ou chirurgiens anglais et hollandais vinrent acheter de lui quelque temps avant sa mort, Fontenelle, Littre.

HISTORIQUE

XIVe s. La maniere de la preparation de la plaie du cran [crâne], H. de Mondeville, f° 2, verso. Il [les dents] font preparation de la viande qui est à digerer, en la maschant, H. de Mondeville, f° 19.

XVe s. Du tout ou [au] mieux que je pouray Feray la preparacion [disposition de l'armée], Myst. du siége d'Orléans, p. 684.

XVIe s. Et si disoit que cela estoit un signe d'homme populaire, de bien penser à ce que l'on a à dire devant le peuple ; car ceste preparation là monstre que l'on l'honore et le revere, Amyot, Démosth. 12.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

PRÉPARATION, s. f. est dans les Mathématiques, la partie préliminaire d’une démonstration.

Lorsqu’on veut démontrer une proposition de géométrie, la préparation consiste à tirer certaines lignes dans la figure : si on veut démontrer une proposition d’arithmétique, la préparation consiste en quelques calculs que l’on fait pour arriver plus aisément à la démonstration. (E)

Préparation anatomique, (Anatom.) on appelle préparation anatomique, une préparation faite par art des diverses parties des animaux, & sur-tout de l’homme, pour les conserver & en exposer la structure.

Comme il n’est pas possible de la découvrir par le seul secours de la dissection, quelque adresse qu’on y apporte ; plusieurs anatomistes, & M. Monro en particulier, ont cherché la meilleure méthode d’y parvenir autrement : voici l’extrait du mémoire de l’habile professeur d’Edimbourg.

La principale préparation que demandent les os, est de les blanchir ; Paulli & Lyserus nous en ont indiqué la maniere dans un assez grand détail, & nous ont appris aussi à dresser les squeletes des adultes.

Une bonne méthode pour blanchir les os des jeunes sujets, est de les laisser macérer long-tems dans l’eau froide, & de changer souvent l’eau ; il faut à chaque fois qu’on la renouvelle, laisser les os exposés quelques tems au soleil, afin qu’ils y séchent un peu. S’ils restent trop long-tems dans l’eau, les parties les plus spongieuses de ceux des adultes se dissoudront, & ceux des jeunes sujets perdront toutes leurs épiphyses ; si on les fait sécher, avant que le sang qui est contenu dans leurs vaisseaux soit dissous, ils ne deviendront jamais blancs.

La moëlle étant moins huileuse dans les jeunes sujets, que dans les adultes, leurs os en général deviennent plus blancs, & ne jaunissent pas sitôt étant gardés. Dans les os des fœtus, on ne doit pas enlever le périoste aux endroits où se trouvent les épiphyses, autrement, il est presqu’impossible de conserver ces pieces rapportées. La méthode de brûler & d’exposer pendant long-tems à l’air les os des adultes pour en découvrir le tissu, est si généralement connue, qu’il n’est pas nécessaire d’en faire mention.

On rend les cartilages transparens par le même moyen dont on se sert pour blanchir les os. Il faut ensuite, si l’on veut les garder secs, leur donner la forme & la situation qu’ils ont naturellement, & leur conserver l’une & l’autre par le moyen des fils, des poids, des épingles, & de telle autre maniere qui paroîtra plus propre à ce dessein.

Pour montrer les extrémités des vaisseaux injectés dans l’eau commune, on mettra le cerveau, les poumons, le foie, la rate, ou quelqu’autre partie que ce soit, dont le tissu est délicat & qu’on a injectée ; on les laissera dans l’eau jusqu’à ce que la membrane qui sert d’enveloppe soit soulevée par l’eau introduite dans le tissu cellulaire, qui l’attache aux parties qui sont au-dessous. On séparera alors la membrane, & l’on remettra encore la partie dans l’eau, jusqu’à ce que les fibres qui lient les petits vaisseaux soient dissoutes ; c’est ce qu’on connoîtra, en agitant de tems à autre dans l’eau la partie préparée, dont il se détachera des parcelles corrompues, & on verra les vaisseaux distincts & flottans dans l’eau.

On ôtera pour lors la partie ainsi préparée de l’eau, & l’ayant doucement pressée pour en exprimer ce qu’il y reste d’humidité ; on la lavera dans un peu de la liqueur dans laquelle on se propose de la conserver pour la mettre tout de suite dans un vaisseau plein de la même liqueur, où on la suspendra par le moyen d’un fil, afin que la partie s’étende & que les petits vaisseaux se séparent les uns des autres.

Il n’est guere possible de diviser les nerfs en leurs petits filamens, lorsqu’ils ont une fois reçu de la dure-mere, leur plus forte enveloppe ; mais on les sépare facilement lorsqu’on les prend au-dessus ; ceux qui forment la queue du cheval sont plus propres pour cette préparation, parce qu’ils sont longs, & que leurs fibres ne sont unies que par une membrane très-mince & foible. L’un de ces cordons étant coupé au sortir de la moëlle de l’épine, & avant qu’il ait reçu une enveloppe de la dure-mere, on liera une de ses extrémités avec un fil, & on le suspendra dans un vaisseau plein d’eau, où après l’avoir laissé macérer quelque tems, on le retirera vers le bord du vaisseau, & tenant le fil d’une main, on aura une aiguille amanchée de l’autre, avec laquelle on fera doucement une légere égratignure tout le long du nerf.

On continuera cette opération jusqu’à ce qu’en agitant le nerf dans l’eau, il paroisse comme une fine toile tissue de fibres fort petites, & on le mettra alors dans une liqueur pour le conserver. Lorsqu’on a ainsi préparé quelques-uns des nerfs de la queue du cheval, l’effet en est fort beau, parce que presque tous les filets du nerf paroissent accompagnés de leur vaisseau sanguin injecté.

Quand c’est quelque membrane fine, telle que la plevre ou le péritoine, qu’on veut conserver seule pour en démontrer les artères par le moyen de l’injection ; il faut en les disséquant, conserver le plus qu’on pourra du tissu cellulaire qui les attache aux parties contiguës, sans perdre la transparence de la membrane ; car lorsque ce tissu cellulaire est entierement séparé, on ne peut voir que quelques ramifications des vaisseaux.

Ruysch décrit la maniere de séparer de la peau, l’épiderme, & le corps muqueux ou réticulaire ; il veut qu’on étende sur une planche ces tégumens communs bien dépouillés du corps graisseux, & qu’on mette l’épiderme en-dehors ; qu’on plonge ensuite le tout dans l’eau bouillante, laquelle détache la cuticule & le corps muqueux de la peau, de telle maniere qu’on peut les en séparer facilement par le moyen d’un scalpel émoussé, ou avec le manche mince d’ivoire d’un pareil instrument ; ensuite avec le même instrument, on sépare le corps réticulaire d’avec l’épiderme, & on laisse ces deux parties attachées ensemble & avec la peau en quelques endroits.

L’épiderme entier de la main ou du pié avec les ongles, appellé des Anatomistes, chirotheca ou podotheca, s’enleve sans beaucoup de peine, lorsque la cuticule s’est détachée par le moyen de la putréfaction, d’avec les parties qui sont au-dessous, ce qui arrive lorsqu’on garde long-tems un sujet. Cette méthode réussit mieux que celle de l’eau bouillante, par le moyen de laquelle on entreprend de détacher l’épiderme de la peau, & qui l’attendrit beaucoup.

On ne peut conserver la membrane cellulaire distendue par le moyen de l’air, ou soufflée, que lorsqu’il n’y a point ou presque point de graisse. Une des parties les plus propres pour cette préparation est le scrotum, ou ce que l’on appelle communément le muscle dartos ; en y introduisant de l’air, il peut être changé en une fine membrane cellulaire.

Pour conserver la dure-mere & tous ses prolongemens dans leur situation naturelle, il faut scier le crâne perperdiculairement, depuis la racine du nez jusqu’au milieu de l’os occipital, à un demi-pouce de distance de la suture sagittale ; & le scier ensuite horisontalement d’un côté pour enlever cette portion du crâne comprise entre ces deux incisions. Cela fait, on coupe en T la portion de la dure-mere qui est à découvert, & on enleve le cerveau & le cervelet pour conserver ensuite la tête dans une liqueur convenable, ou bien on nettoie les os & on les laisse à l’air pour les faire sécher, observant de tenir les parties incisées étendues, par le moyen d’épingles, de petits crochets ou de fils.

Si l’on a dessein de faire ainsi dessécher la tête du fœtus ou d’un jeune sujet, il faut avoir la précaution par le moyen de plusieurs petits bâtons d’une longueur convenable, de tenir distendues les membranes ligamenteuses & qui se trouvent entre les os, & placer ces bâtons de maniere, qu’étant mis dans la cavité du crâne, ils soient appuyés sur les os, & qu’ils les poussent en-dehors.

Le cerveau ne demande aucune préparation, si ce n’est, lorsqu’on veut en démontrer les petits vaisseaux, ou lorsqu’on veut lui donner une consistence plus solide.

Pour bien préparer & conserver l’œil, de maniere qu’on puisse en démontrer les tuniques, les humeurs, & les vaisseaux ; il faut auparavant coaguler les humeurs crystaline & vitrée, en plongeant pendant quelque tems cet organe dans une liqueur propre à cet effet. Après cette préparation, elles seront plus en état de supporter la macération dans l’eau, pour séparer par ce moyen la choroïde & la lame ruyschienne.

Les glandes sébacées & les conduits excréteurs des paupieres, paroissent beaucoup plus sensiblement après une injection subtile des arteres, & après la coagulation de leurs liqueurs, que dans le sujet frais.

Le docteur Frew a remarqué que la membrane qui revêt le conduit auditif externe, laquelle est une continuation de l’épiderme de l’oreille, & qui forme la tunique externe de la membrane du tympan, peut être séparée entiere dans les adultes, en faisant macérer l’oreille dans l’eau, aussi-bien qu’on la sépare dans le fœtus ou dans les enfans ; & en effet, la membrane du tympan ne paroît autre chose que cette épiderme de l’oreille, unie par un tissu cellulaire sort mince à la membrane qui revêt le tympan, & dans l’entre-deux desquelles il rampe, comme dans toutes les autres parties du corps, de grosses branches de vaisseaux.

Le cuticule qui revêt les houppes nerveuses ou papilles des levres, & que Ruysch appelle epithelion, peut s’enlever par la macération dans l’eau, & alors la surface des levres paroît mieux, lorsqu’on les met dans un vaisseau de verre avec la liqueur propre à les conserver.

La substance villeuse de la langue peut être rendue sans peine entierement rouge, en injectant les arteres, & on peut en séparer la membrane dont elle est revêtue, & qui répond à la cuticule, en la trempant dans l’eau. Lorsqu’on compare les levres, la langue, l’œsophage, l’estomac, & les intestins entr’eux, la structure de toutes ces parties paroît entierement semblable, étant toutes revêtues de cette espece de cuticule, qui est attachée à la partie charnue par le moyen d’un tissu cellulaire, dans lequel se trouvent logés un grand nombre de nerfs, de vaisseaux & de glandes. Cette tunique cellulaire paroit sous la forme de rides ou de valvules dans les endroits où elle se trouve épaisse & lâchement attachée, ou bien elle se montre comme une fine membrane dans ceux où elle est mince & tendue.

Il n’y a point d’organes dans tout le corps, dont il soit plus difficile de donner une idée bien nette aux étudians en Anatomie, que des organes de la déglutition. Dans les sujets frais, il n’est pas possible de les leur faire tous voir à la fois en situation. Dans les préparations humides, il n’est guere plus possible de les placer de la maniere qu’il convient pour leur en faire prendre une notion exacte. Ce qui réussit le mieux, est de démontrer d’abord les parties les plus frappantes sur une préparation seche, laquelle demande beaucoup de patience pour être bien faite.

Si l’on se propose de garder les visceres secs, il faut les préparer d’une maniere particuliere pour en conserver la forme, & pour en faire voir la structure du côté de la surface interne. Il faut pour cela les remplir de quelque matiere convenable. Les propriétés que doit avoir cette matiere, sont de pouvoir résister à la contraction des fibres de ces visceres, d’en remplir également les cavités, & de les laisser nets lorsqu’on voudra l’ôter. C’est pourquoi le coton, la laine, le sable, & autres matieres semblables ne conviennent pas ; tout ce qui peut servir en pareil cas, c’est le vif-argent & la cire fondue.

Il ne faut se servir de la cire que quand on a seulement le dessein de voir la surface externe, auquel cas on peut en pousser dans la cavité des visceres, mais dans tous les autres cas, il faut se servir de l’air ou du vif-argent.

Lorsque l’air pourra suffire, il sera préférable au vif-argent, parce qu’il distend d’une maniere uniforme, au lieu que ce dernier pese davantage sur les parties inférieures. L’air desseche les visceres en une vingtieme partie du tems qu’il faut au vif-argent pour cela ; & il n’y laisse ni couleur, ni rien autre, ce que fait toujours ce fluide métallique. Il est vrai aussi que l’air ne distend pas suffisamment certaines parties, qu’il est impossible de le retenir, & qu’il y a telles parties au travers desquelles il s’échappe, & qu’il laisse affaisser à mesure qu’elles se sechent : le vif-argent n’est pas sujet aux mêmes inconvéniens.

Il est évident par tout ce qui vient d’être dit, que l’air est nécessaire, ou qu’il est de beaucoup préférable au vif-argent pour faire des préparations seches de l’œsophage, de l’estomac, des intestins, de la vésicule du fiel avec les conduits biliaires, & de la vessie avec les ureteres ; d’un autre côté, il est également visible que le péricarde & l’utérus ne peuvent conserver leur forme naturelle que par le moyen du vif-argent. Ce fluide est encore préférable lorsqu’il faut dessécher & distendre le cœur & ses vaisseaux sanguins, & le bassinet du rein avec l’uretere, parce que toutes ces parties ont de petites ouvertures par lesquelles s’échappe l’air, qui ne sauroit d’ailleurs résister à la forte contraction de leurs fibres.

Les corps caverneux de la verge & les vésicules séminales, retiennent également l’air & le vif-argent ; mais ce dernier laisse dans les corps caverneux quelque chose de luisant qui empêche qu’on ne puisse voir à souhait leur structure interne & leurs vaisseaux.

On a aussi quelque difficulté à l’introduire dans les vésicules séminales, parce qu’on ne sauroit l’injecter par les ouvertures qui se trouvent dans le canal de l’uretre, au véru-montanum, & lorsqu’on le pousse par l’un des vaisseaux déférens, l’humidité de ce conduit étroit est propre à l’arrêter dans son passage. D’ailleurs, supposé qu’on vienne à bout de l’introduire dans ce vaisseau, il forcera par son poids l’ouverture d’un petit conduit commun au vaisseau déférent & à la vésicule séminale, appellé conduit éjaculateur, de sorte qu’il ne passera pas dans la vésicule séminale qu’il n’ait auparavant rempli la cavité de l’uretre. Au lieu que la contraction naturelle de l’extrémité du conduit éjaculateur s’oppose à la sortie de l’air lorsqu’on soufle tout doucement, de maniere qu’il passe alors plus librement dans le tissu cellulaire de la vésicule séminale. Il résulte de toutes ces raisons que lorsqu’on veut préparer les corps caverneux & les vésicules séminales, l’air est préférable au vif-argent.

On rencontre rarement des sujets dont les poumons & la rate retiennent l’air, & ce fluide s’échappe ordinairement lorsqu’on l’introduit dans le tissu spongieux du gland ; c’est pourquoi on est obligé pour l’ordinaire de se servir du vif-argent pour la préparation de ces parties. Ce fluide cependant les gâte ordinairement, mais sur-tout les poumons & le gland, dont les cellules sont plus petites que celles de la rate.

Quand on est déterminé par les regles précédentes sur le choix de l’un ou de l’autre de ces deux fluides, il faut exprimer tout le sang de la partie qu’on se propose de préparer, & ensuite en lier toutes les ouvertures, excepté celle par laquelle on doit introduire le fluide nécessaire pour la distendre ; & si on en découvre quelqu’une par laquelle l’air ou le vif-argent s’échappe dans le tems qu’on pousse l’un ou l’autre dans la partie, on y fait une ligature.

Il faut toujours se servir d’un tuyau lorsqu’on veut pousser de l’air dans quelque partie. Le meilleur à cet usage, est celui à la petite extrémité duquel il y a une coche ou entaillure, & un robinet un peu au-dessus. Il faut introduire le petit bout du tuyau dans un conduit propre à le recevoir, & lier ce conduit sur le tuyau avec un fil ciré qui doit entrer dans l’entaillure. Dès qu’on s’apperçoit que le viscere est suffisamment distendu, on tourne le robinet pour empêcher que l’air n’en sorte ; s’il vient à s’en échapper quelque peu, on y supplée facilement en soufflant dans le tuyau qui doit être soutenu par quelque corde, afin d’empêcher qu’il ne presse ou ne tiraille la partie préparée dans le tems qu’elle seche.

Lorsqu’on se sert du mercure, il faut que l’ouverture par laquelle on l’introduit soit plus élevée qu’aucune autre partie de la préparation ; & lorsque cette ouverture est petite, il faut y ajuster un petit tuyau ou un entonnoir de verre. Ce tuyau doit être long dans le cas où l’on ne sauroit avoir une colonne de mercure assez haute pour que le poids le fasse pénétrer jusque dans les plus petits vaisseaux, si la partie préparée le permet ; il faut lier fortement le canal par lequel on a introduit le vif-argent ; ou autrement, avant que d’y en verser une goutte, il faut que l’ouverture par laquelle on le fera entrer soit assurée, de maniere qu’elle se trouve toujours en haut pendant tout le tems que la préparation sera à sécher.

Les regles qu’on vient de donner serviront pour préparer la plupart des visceres ; mais les poumons & la rate dont les membranes retiennent difficilement le vif-argent ou l’air, & sur tout ce dernier, demandent plus de soin. Il ne faut pas prendre ces visceres indifféremment dans toutes sortes de sujets ; on doit toujours choisir ceux dont les membranes extérieures sont fortes & épaisses.

Dès qu’on les a soufflés de la maniere qu’il a été dit ci-dessus, il faut les exposer au soleil, ou les tenir auprès du feu, afin de les faire sécher promptement, & introduire de tems à autre de nouvel air, pour suppléer à celui qu’ils perdent en peu de tems. Lorsque la surface extérieure sera seche, on les trempera dans un fort vernis de térébenthine, de maniere que toute leur surface en soit couverte, parce qu’après cette préparation l’air s’en échappera bien plus difficilement : on continuera à les exposer dans un endroit où ils puissent sécher le plus promptement que faire se pourra, en observant de passer du vernis avec une plume aux endroits où il en manquera, & de continuer à y pousser de nouveau vent à mesure qu’ils s’affaisseront.

Lorsqu’on est parvenu à avoir la rate humaine distendue par le moyen du vif-argent ou de l’air, jusqu’à ce qu’elle soit desséchée, elle paroît entierement formée de cellules qui communiquent les unes avec les autres, & sur les parois desquelles on voit un grand nombre de ramifications d’arteres, si on les a auparavant injectées.

Il me reste à parler des moyens de conserver les parties préparées ; c’est de les exposer à l’air, jusqu’à ce que toute leur humidité soit dissipée ; & alors elles deviennent seches, dures & ne sont pas sujettes à se corrompre, ou bien il faut les plonger dans une liqueur propre à les conserver. Il faut encore, principalement lorsque les parties préparées sont épaisses & grosses, & que le tems est chaud, empêcher les mouches d’en approcher & d’y déposer leurs œufs, qui transformés en peu de tems en vers, y attireroient la corruption & les détruiroient. On peut enfin les préserver des souris & des insectes, si l’on trempe la préparation quelque tems avant que de la mettre sécher, dans une dissolution de sublimé corrosif, faite avec l’esprit-de-vin ; & dans le tems qu’elle seche, il faut la mouiller de tems en tems avec la même liqueur. On peut par ce moyen, & sans craindre aucun inconvénient, faire dessécher des cadavres disséqués d’enfans assez grands, dans le milieu de l’été, pendant lequel les préparations sechent en bien moins de tems que dans l’hiver.

Lorsque la préparation est seche, elle est encore exposée à se réduire en poudre, à devenir cassante, à se gerser, & à avoir une surface inégale ; c’est pourquoi il est nécessaire de la couvrir par-tout d’un vernis épais, dont on mettra autant de couches qu’il faudra pour qu’elle soit luisante : il faut toujours aussi la préserver de la poussiere & de l’humidité.

Les préparations seches sont utiles en plusieurs cas, mais il y en a beaucoup d’autres où il est nécessaire que les préparations anatomiques soient flexibles, & plus approchantes de l’état naturel que ne le sont ces premieres. La difficulté a été jusqu’à présent de trouver une liqueur qui puisse les conserver dans cet état approchant du naturel.

Les liqueurs aqueuses n’empêchent pas la pourriture, & elles dissolvent les parties les plus dures du corps. Les liqueurs acides préviennent la corruption, mais elles réduisent les parties en mucilage. Les esprits ardens les racornissent, en changent la couleur, & détruisent la couleur rouge des vaisseaux injectés. L’esprit de térébenthine, outre qu’il a les mêmes inconvéniens des liqueurs spiritueuses, a encore celui de devenir épais & visqueux.

Mais, sans nous arrêter plus long-tems sur les défauts des liqueurs qu’on peut employer, il semble que la meilleure est un esprit ardent rectifié, n’importe qu’il soit tiré du vin ou des grains ; lequel est toujours limpide, qui n’a aucune couleur jaune, & auquel on ajoute une petite quantité d’acide minéral, tel qu’est celui du vitriol ou du nitre. L’une & l’autre de ces liqueurs résiste à la pourriture, & les défauts qu’elles ont séparément, se trouvent corrigés par leur mélange.

Lorsque ces deux liquides sont mêlés dans la proportion requise, la liqueur qui en résulte ne change rien à la couleur, ni à la consistance des parties, excepté celles où il se trouve des liqueurs séreuses ou visqueuses, auxquelles elles donnent presqu’autant de consistance que l’eau bouillante. Le cerveau, celui même des enfans nouveaux-nés, acquiert tant de fermeté dans cette liqueur, qu’on peut le manier avec beaucoup de liberté. Le crystallin & l’humeur vitrée de l’œil, y acquierent aussi plus de consistance ; mais ils en sortent blancs & opaques. Elle coagule l’humeur que filtrent les glandes sébacées, la mucosité, la liqueur spermatique, &c.

Elle ne produit aucun changement sur les liqueurs aqueuses ou lymphatiques, telles que l’humeur aqueuse de l’œil, la sérosité lymphatique du péricarde & de l’amnios. Elle augmente la couleur rouge des injections, de maniere que les vaisseaux qui ne paroissoient pas d’abord, deviennent très-sensibles lorsque la partie y a été plongée pendant quelque tems. Si l’on compare ces effets avec ce que Ruysch a dit en différens endroits de ses ouvrages, au sujet de ses préparations, on trouvera que la liqueur qu’on vient de décrire, approche beaucoup pour les propriétés de sa liqueur balsamique, c’est ainsi qu’il nomme celle dont il se sert pour conserver ses préparations humides.

La quantité de la liqueur acide qu’il faut ajouter à l’esprit ardent, doit varier selon la nature de la partie que l’on a à conserver, & selon l’intention de l’anatomiste. Si l’on veut donner de la consistance au cerveau, aux humeurs de l’œil, &c. il faut une plus grande quantité de la liqueur. Par exemple, il faudra deux gros d’esprit de nitre sur une livre d’esprit de vin rectifié. Lorsqu’on veut seulement conserver les parties, il suffira d’y en mettre 30 ou 40 gouttes, ou même moins, sur-tout s’il y a des os dans la partie préparée. Si on en mettoit une trop grande quantité, les os deviendroient d’abord flexibles, & ensuite ils se dissoudroient.

Lorsqu’on a plongé quelque partie dans cette liqueur, il faut avoir une attention particuliere qu’elle en soit toujours couverte ; autrement ce qui se trouve hors du fluide perd sa couleur, & certaines parties se durcissent, tandis que d’autres se dissolvent. Pour prévenir donc autant qu’il est possible, l’évaporation de la liqueur, & pour empêcher la communication de l’air, qui fait que la liqueur spiritueuse se charge d’une teinture, il faut boucher exactement l’ouverture de la bouteille avec un bouchon de verre, ou de liege enduit de cire, & mettre par-dessus une feuille de plomb, de la vessie ou une membrane : par ce moyen la liqueur se conservera un tems considérable sans aucune diminution sensible. Quand on a mis à-peu-près assez de liqueur pour atteindre le haut de la préparation, il faut pour la couvrir entierement, ajouter de l’esprit de vin sans acide, crainte que celui-ci ne s’échappe.

Lorsque la liqueur spiritueuse devient trop colorée, il faut la verser, & mettre sur les préparations une nouvelle liqueur moins chargée d’acide que la premiere ; on conservera cette ancienne liqueur dans une bouteille bien bouchée, & on s’en servira pour laver les préparations nouvelles, & pour les dépouiller de leurs sucs naturels ; attention qui est toujours nécessaire, avant que de mettre quelle partie que ce soit dans la liqueur balsamique ; & toutes les fois qu’on renouvelle cette liqueur, il faut laver les préparations dans une petite quantité de la liqueur spiritueuse limpide, afin d’en enlever tout ce qui pourroit y rester de la liqueur ancienne & colorée, ou bien il faut faire une nouvelle préparation. Les liqueurs aussi qui ne sont plus propres à servir dans des vaisseaux de verre transparens, peuvent être encore d’usage pour conserver dans des vaisseaux de terre ou verre commun, certaines parties qu’il faut tirer hors de la liqueur pour les examiner.

Il est bon d’observer ici que les vaisseaux de verre dans lesquels on doit démontrer les préparations, doivent être d’un verre épais, & le plus transparent qu’il est possible, parce que ces vaisseaux laissent voir les parties d’une maniere plus distincte, sans rien changer à leur couleur, & grossissent en même tems les objets ; de sorte qu’on découvre par leur moyen les parties qu’on n’appercevroit pas les yeux nuds, lorsqu’elles sont hors du vaisseau. Puis donc que le verre & la liqueur ont un certain foyer auquel les objets sont vus plus distinctement, il sera à-propos de trouver quelque expédient pour tenir la partie préparée à une distance convenable des parois du verre.

C’est ce qu’on peut faire en mettant dans le vaisseau quelque petite tige branchue de plante, ou un petit bâton, ou en attachant le fil ou le cheveu qui soutient la préparation, à un des côtés du vaisseau. Quiconque s’adonne à l’exercice de l’Anatomie, trouvera sans peine de semblables moyens, nécessaires pour tenir les parties étendues, & pour les faire voir dans le point de vûe le plus favorable.

On doit enfin avertir ici les Anatomistes, d’éviter autant qu’ils pourront, de tremper les doigts dans cette liqueur acidule, ou de manier les préparations qui en seront bien impregnées, parce qu’elle rend la peau si dure pendant quelque tems, que les doigts deviennent incapables d’aucune dissection fine. M. Mouro dit qu’il n’a rien trouvé de mieux, pour remédier à cette sécheresse de la peau, que de se laver les mains dans l’eau à laquelle on a ajouté quelques gouttes de tartre par défaillance. (Le chevalier de Jaucourt.)

Préparation, (Pharmac. & Chim.) la valeur de ce mot s’annonce presque d’elle-même quant à son sens le plus prochain. On entend par ce mot une altération quelconque que l’on fait essuyer à divers sujets pharmaceutiques officinaux, pour les rendre propres à être employés sur-le-champ d’après l’ordonnance du médecin, ou à entrer dans différentes compositions officinales.

On prépare d’avance les corps que la préparation ne rend pas moins durables, & qui exigent une préparation trop longue pour être faite à mesure qu’ils sont ordonnés. C’est ainsi qu’on réduit en poudre, en trochisques, &c. les terres absorbantes, comme corail, yeux d’écrevisses, &c. qu’on purifie les sels neutres, les baumes, les gommes, résines, les graisses ; qu’on réduit le soufre en fleur, &c. car ce sont-là tout autant d’especes de préparations pharmaceutiques proprement dites, celles qui font porter à la plûpart de leurs sujets ce nom de préparé, yeux d’écrevisses préparés, litharge préparée, &c.

Le sens du mot préparation pour signifier la confection, l’exécution extemporanée d’un remede, est plus arbitraire, car la préposition præ qui signifie d’avance, n’a ici aucun sens ; on emploie ce mot en Pharmacie d’après son acception très-vulgaire : on dit préparer une médecine, un clistere, au-lieu de faire exécuter, adornare, &c.

On se sert encore en Pharmacie du mot préparation dans un troisieme sens, on l’applique au produit même des préparations : il est à-peu-près synonyme du mot composition, s’il n’est même plus général. Ainsi une potion, un julep, un sirop, un électuaire, &c. sont des préparations ou des compositions pharmaceutiques.

Les Chimistes se servent aussi du mot préparation dans ce dernier sens ; ils nomment un sel neutre artificiel une teinture, un extrait, &c. des préparations chimiques. (b)

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Étymologie de « préparation »

(Date à préciser) Du latin praeparatio.
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Lat. præparationem, de præparare, préparer.

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Phonétique du mot « préparation »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
préparation preparasjɔ̃

Citations contenant le mot « préparation »

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Traductions du mot « préparation »

Langue Traduction
Anglais preparation
Espagnol preparación
Italien preparazione
Allemand vorbereitung
Chinois 制备
Arabe تجهيز
Portugais preparação
Russe подготовка
Japonais 準備
Basque prestaketa
Corse preparazione
Source : Google Translate API

Synonymes de « préparation »

Source : synonymes de préparation sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « préparation »

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