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Porc

Variantes Singulier Pluriel
Masculin porc porcs

Définitions de « porc »

Trésor de la Langue Française informatisé

PORC, subst. masc.

A. −
1. ZOOL. Animal domestique, de la famille des Suidés, élevé essentiellement pour sa chair, au corps trapu pourvu d'un tissu graisseux abondant, aux membres courts, dont la tête, pourvue d'yeux très petits et de grandes oreilles pointues et parfois tombantes, se termine par un groin. Porc mâle (synon. verrat), porc femelle (synon. truie); porc ladre; élevage de porcs; soies de porc; graisse de porc (synon. saindoux); viande de porc; engraisser, saigner, tuer le porc; étable à porcs. Grands vergers d'amandiers (...) et d'oliviers, sous lesquels paissent de grands troupeaux de porcs et de moutons d'Astrakan (Gide,Journal, 1944, p.261).Ils trouvent les choses, disait mon père, comme les porcs trouvent les truffes (Saint-Exup.,Citad., 1944, p.854):
1. ... Durtal recula, assourdi par des cris affreux, suffoqué par l'ardeur pestilentielle des purins. Tous les porcs se dressaient debout, derrière leur barrière, hurlaient d'allégresse, à la vue du frère. Huysmans,En route, t.2, 1895, p.157.
Rem. Porc est le terme normalement empl. dans la lang. didact. et comm. au lieu de cochon.
2. CHASSE, vieilli. Porc (sauvage). Sanglier. (Dict.xixeet xxes.).
3. P. anal., vx. Porc marin. Marsouin ou lamantin (d'apr. Baudr. Pêches 1827).
B. − P. méton.
1. Viande de porc. Côtelette, échine, filet, jarret, pâté de porc; émincés, grillades, rôti de porc; langue, pied de porc; pâté de foie de porc; porc fumé. Il choisissait pour elle (...) dans le rôti de porc la tranche la plus rissolée (A. France,Vie fleur, 1922, p.488).Du boeuf ou du porc rôti, accompagné de légumes variés (Ambrière,Gdes vac., 1946, p.327).On a été manger des côtes de porc dans un bistro de la troisième Avenue (Beauvoir,Mandarins, 1954, p.439).
Porc frais. Viande de porc fraîchement tué, ni salée ni fumée. D'après Dumas, c'est une tranche de porc frais ou de mouton rôtie sur le gril (Gdes heures cuis. fr.,Éluard-Valette, 1964, p.238).
Porc salé. Viande de porc conservée au saloir un certain temps. Synon. salé, petit salé; anton. porc frais.Il mordait dans un morceau de pain et de porc salé (Malègue,Augustin, t.2, 1933, p.249).
Loc. adj. Pur porc. Qui ne contient que de la viande de porc. Rillettes pur porc. Saucisson pur porc à cuire (I. Kohler,La Cuis. lorr., 1974, p.65).
2. TANN., PEAUSS. Peau brute de porc; cuir obtenu à partir de la peau de porc (d'apr. Rama 1973). Porte-feuille en porc.
En partic. Grain porc. ,,Imitation de l'aspect de la peau de porc, obtenue par l'impression sur divers supports`` (Rama 1973).
C. − P. anal., fam. Personne dont la saleté, le comportement physique, l'attitude morale ou intellectuelle suscite un profond dégoût. Synon. cochon, fumier, ordure.Être un porc. Jouant (...) la passion de sa femme qu'il pelote, comme ce porc de Granville, et qu'il n'a fait que tromper avec les servantes (Goncourt,Journal, 1858, p.538).Depuis le jour où Luzzati était entré dans la maison, elle l'avait pris en grippe. Entre nous, elle l'appelait toujours «le vieux porc» (Martin du G.,Confid. afric., 1931, p.1123):
2. Tous cependant, pour recevoir la manne, prenaient les poses les plus distinguées. Des porcs à binocle feignaient que le moindre chuchotement dans la salle leur gâchât leur extase. Montherl.,J. filles, 1936, p.1043.
D. − MÉTALL., SIDÉR. Scorie retenant une portion de minerai qui n'est pas entré en fusion après la première fonte. (Dict.xixeet xxes.).
Prononc. et Orth.: [pɔ:ʀ]. Homon. pore, port. Att. ds Ac. dep. 1694. Vieilli Land. 1834, Nod. 1844 (devant voyelle ou à la pause): [pɔ ʀk]; DG [pɔ ʀk], vieilli [pɔ:ʀ]; Passy 1914 [pɔ:ʀ] ou [pɔ ʀk]. Mais Fér. 1768, Fér. Crit. t.3 1788, Gattel 1841, Besch. 1845, Littré, uniquement [pɔ:ʀ]. Selon Rouss.-Lacl. 1927, p.172, on tend à réintroduire [k] final dans le mot. Selon Mart. Comment prononce 1913, p.215, [pɔ:ʀ] désigne la viande, [pɔ ʀk] l'animal: ,,Même au pluriel (...) mais surtout au singulier et plus encore si l'on prend le mot au figuré dans un sens injurieux``. Ces distinctions une dernière fois ds Barbeau-Rodhe 1930. Une trace pourtant encore ds Martinet-Walter 1973: 1/17 [pɔ ʀk] comme insulte. À l'époque mod. comparez porc [pɔ:ʀ] avec arsenic, avec, échec(s), etc. où [k] final l'a emporté. Voir G. Straka ds Trav. Ling. Litt. Strasbourg t.19 no1 1981, p.238). [k] final se prononce dans porc-épic. Étymol. et Hist.1. 1100 «mammifère domestique» (Roland, éd. J. Bédier, 2591); 2. 1155 «viande de cet animal» char de por (Wace, Brut, 11482 ds T.-L.); p.ell. porc (Palsgr., p.256); 1538 porc salé (Est.); 1688 porc frais (Rich. t.2); 3. 1170 «sanglier» (Wace, Rou, 3epart., 10532, éd. A. J. Holden); 4. 1209 fig. et par injure «homme sale» (Reclus de Molliens, Miserere, CLVII, 11, éd. A. G. Van Hamel). Empr. au lat. porcus «porc, cochon, pourceau». À l'origine porcus désignait le porc domestique tandis que sus était le terme générique désignant le porc sauvage et domestique «sanglier, laie» et «porc, truie» (a donné le fr. dial. du Bourbonnais suie «truie», FEW t.12, p.466b); porcus étant un mot plein et de déclinaison régulière a éliminé sus (Ern.-Meillet, s.v. sus). Fréq. abs. littér.: 529. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 443, b) 1127; xxes.: a) 735, b) 825. Bbg. Lenoble-Pinson (M.). Le Lang. de la chasse. Bruxelles, 1977, p.156, 163, 165, 166, 334, 356.

Wiktionnaire

Nom commun - français

porc \pɔʁ\ masculin (pour parler spécifiquement d’un animal femelle, on dit truie)

  1. (Zoologie) Mammifère omnivore très répandu dans le monde, au museau terminé par un groin. Animal domestique qu’on engraisse pour le manger et qui a entre la chair et la peau une graisse qu’on appelle lard. La femelle est la truie. Au sens strict, le porc est un verrat castré.
    • Il pense avec d’amers regrets à son pouvoir évanoui, aux empiffreries de viande de porc que lui fournissaient les nigauds, aux vaches grasses à tout jamais remplacées par des vaches maigres. — (« Missions d'Asie », dans les Annales de la propagation de la foi, volumes 80-82, chez l’Éditeur des Annales, 1908, page 88)
    • On n’entend plus que les cris des volailles et des porcs saignés ; les cheminées fument, tout Ramscapelle s’emplit de la joyeuse animation d’un marché oriental. — (Marguerite Baulu, La Bataille de l'Yser, Paris, Perrin & Cie, 1918, page 354)
    • Avec leurs pommes de terre, leurs châtaignes et leur seigle, les paysans du Ségala engraissent de nombreux troupeaux de porcs dont ils tirent beaucoup d’argent. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • Mais le porc est un animal admirable, intelligent, sensible, capable d’une affection sincère et exclusive pour son maître. — (Michel Houellebecq, La carte et le territoire, 2010, J’ai lu, page 135)
  2. (Par métonymie) Viande du porc.
    • Un rôti de porc.
    • Filet, côtelettes de porc.
  3. (Vulgaire) (Injurieux) Homme malpropre.
    • Je venais m’assurer que tout va bien. (En aparté.) Il mange comme un porc ! (À voix haute.) Souhaitez-vous un autre verre, Commandant ? Et faut-il que je fasse réchauffer le plat ? — (Vincent Engel, Monsieur Octave, Ixelles, Primento, 2015)
  4. (Vulgaire) (Injurieux) Homme dominé par ses instincts sexuels.
    • Il trompe sa femme, et se conduit comme un porc avec les jeunes vendeuses, c’est tout juste s’il ne les met pas sur le trottoir, comme on dit à Paris. — (François Hoff, Les Mystères de Strasbourg : Une enquête de Floréal Krattz, Barr, Le verger éditeur, 2017, volume 1)
  5. (Héraldique) Meuble représentant l’animal du même nom dans les armoiries. Il se représente généralement passant. À rapprocher de cochon, sanglier, truie et verrat.
    • De sable au porc d’argent, sur une terrasse de sinople et surmonté de deux clés d’or passées en sautoir et liées de gueules, qui est de Poussan de l’Hérault → voir illustration « armoiries avec un porc »
  6. (Injurieux) Policier.
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Littré (1872-1877)

PORC (por ; le c ne se prononce jamais ; au pluriel, l's ne se lie pas ; cependant quelques-uns la lient : des por-z engraissés) s. m.
  • 1Cochon, mammifère qu'on engraisse pour l'alimentation. Le porc à l'engraisser coûtera peu de son, La Fontaine, Fabl. VII, 10. L'administration forestière fixera, d'après les droits des usagers, le nombre des porcs qui pourront être mis en pacage, Code forestier, art. 68.

    Soie de porc, le grand poil qui vient aux porcs sur le haut du cou et sur le dos.

    Familièrement. Il est comme le porc à l'auge, se dit de celui qui est dans un lieu où il a tout à souhait.

    Fig. C'est un vrai porc, se dit d'un homme sale et gourmand ou grossier.

  • 2La chair de porc. Manger du porc salé.

    Porc frais, chair de cochon qui n'est pas salée.

  • 3Porc sauvage, ou, simplement, porc, le sanglier, sus scrofa, L., ungulogrades, famille des pachydermes ; le porc domestique en est une variété. Dans le temps que le porc revient à soi, l'archer Voit le long des sillons une perdrix marcher, La Fontaine, Fabl. VIII, 27.
  • 4Porc de Guinée, variété de cochon.
  • 5Porc marin, porc de mer et marsouin, noms vulgaires donnés à la phocène commune (mammifères cétacés), qui est le dauphin phocène de certains auteurs.
  • 6Ancien terme de cuisine. Porc troyen, porc dans le ventre duquel on faisait cuire d'autres animaux.
  • 7Tête de porc, forme du bataillon rangé en coin.
  • 8Scories qui, dans la première fonte des mines, retiennent encore une portion du minerai qui n'est point entré en fusion.

    Effet que produit, sur la grande coupelle, l'argent lorsqu'il soulève le test ou la cendrée et va se fourrer au-dessous.

    Réservoir où va se rendre le minerai pulvérisé qui a passé par le lavoir.

    PROVERBE

    À chaque porc vient la Saint-Martin [époque où l'on tue les porcs], chacun doit mourir.

HISTORIQUE

XIe s. Cil sont seret [garnis de soies] ensement come porc, Ch. de Rol. CCXXXII.

XIIe s. Geter [un corps mort] en un putel e as chiens e as pors, Th. le mart. 155.

XIIIe s. Que nulz ne cuise char de buef, de mouton ne de porc, se elle n'est bonne et loial et souffisante à bonne mouelle, Liv. des mét. 177. Les rois [rets] dont [ils] soelent les pors [sangliers] prandre, Environ le bois [ils] ont fait tendre, Lai de Melion.

XIVe s. Es autres membres de porc frès, Bibl. des chartes, 5e série, t. I, p. 217.

XVe s. Ilz se deffendirent ainsi comme porcz sauvaiges, quant ilz sont entre les chiens, Lancelot du lac, t. III, f° 45, dans LACURNE. Porcs privez [cochons], Perceforest, t. I, f. 118.

XVIe s. Homme de porc et de bœuf, Cotgrave S'escoutant parler comme un porc qui pisse, Cotgrave

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

PORC, voyez Cochon.

Porc, (Diete, &c.) Voyez Cochon.

Porc, porcus, s. m. (Hist. nat. Icht.) poisson de mer qui ressemble en quelque sorte au pagre, quoiqu’il ait le corps plus rond & plus applati. Ses écailles sont si dures & si fortement adhérentes, qu’on peut polir du bois, & même de l’ivoire avec la peau de ce poisson. Il a les yeux très-ronds ; les dents sont fortes & pointues ; la bouche est petite proportionnellement à la grosseur du corps ; les ouies n’ont pas de couverture comme dans la plûpart des autres poissons ; elles consistent en une petite fuste, près de laquelle il y a une nageoire. Ce poisson a sur la partie antérieure du dos trois aiguillons unis ensemble par une membrane, & dont le premier est le plus long : sa chair a une mauvaise odeur, elle est dure & difficile à digérer. Rondelet, hist. nat. des poissons, prem. part. l. V. c. xxvj. Voyez Poissons.

Porc-épic, histrix ; animal quadrupede couvert d’aiguillons comme le hérisson. Les Italiens, les Espagnols & les Anglois donnent au porc-épic un nom qui signifie dans notre langue porte épines, & nous l’appellons porc-épic, peut-être à cause que ses piquans ressemblent aux barbes d’un épi de blé. Il differe du hérisson par la figure des aiguillons & du reste du corps, principalement des piés, du museau & des oreilles. Albert, l. XXII. tract. ij. c. i. de anim. rapporte que le porc-épic se tient caché pendant l’été au contraire du hérisson, qui ne se cache que l’hiver.

Le plus grand des porcs-épics dont M. Perrault a donné la description, avoit deux piés & demi de longueur depuis le bout du museau jusqu’au coccyx ; les jambes étoient fort courtes ; celles de derriere n’avoient que six pouces de longueur depuis le ventre jusqu’à terre, & celles de devant seulement quatre. Les plus grands piquans couvroient le dos & les flancs ; il y avoit sur le reste du corps d’autres piquans plus déliés, plus courts, plus flexibles & moins pointus, presque semblables à ceux du hérisson. Ces piquans étoient entremêlés de poils de couleur grise, brune & fins comme des cheveux ; il y avoit sur le derriere de la tête & du col une sorte de panache formé des piquans fort déliés, flexibles, assez semblables à des soies de sanglier, & de longueur inégale ; les plus longs avoient un pié ; ils étoient en partie blancs & en partie gris. Les plus longs poils des moustaches avoient six pouces ; ils étoient tous fort gros à la racine, très-déliés à la pointe, noirs & luisans. Il y avoit entre les piquans du dos & des flancs un poil plus fin & plus long que celui du reste du corps : ces piquans étoient de deux sortes ; les uns avoient depuis six pouces jusqu’à un pié de long ; trois à quatre lignes de diametre à l’endroit le plus gros, qui se trouvoit dans le milieu de leur longueur ; ils étoient gros, forts & pointus ; blancs vers la racine, de couleur de châtain, bruns à la pointe, & variés de noir & de blanc dans le reste de leur étendue par intervalles d’un ou de deux doigts : quelques-uns de ces piquans étoient blancs en entier : les autres piquans étoient flexibles, avoient jusqu’à 15 pouces de longueur, & une ligne & demie de diametre. Il y avoit sur l’extrémité du coccyx une autre sorte de piquans un peu relevés en haut ; leur extrémité sembloit avoir été coupée, & le reste étoit creux, comme un tuyau de plume ; ils étoient blancs, transparens & rayés de petites cannelures sur leur longueur ; ils avoient deux lignes & demie de diametre, & trois pouces de long.

Il y avoit cinq doigts à chaque pié, mais l’un des doigts des piés de devant ne paroissoit au-dehors que comme un ergot. La jambe & le pié, excepté la plante, étoient garnis de poils & de piquans ; le museau ressembloit à celui du lievre, la levre supérieure étant fendue ; chaque mâchoire avoit deux longues dents incisives, comme celles du castor. La langue étoit garnie par-dessous à son extrémité de plusieurs petits corps durs en forme de dents. Les oreilles ressembloient à celles de l’homme ; elles étoient légerement couvertes de poil. Mém. de l’acad. royale des Sciences, tom. III. part. ij. On trouve ce porc-épic en Afrique, à Sumatra & à Java.

Le porc-épic de la nouvelle Espagne est de la grandeur d’un chien de moyenne taille ; ses piquans sont menus & longs de trois pouces, il n’y en a point sur le ventre, sur les jambes, ni sur le bout de la queue ; ces parties sont seulement couvertes de poils noirs : il y a aussi des poils entre les piquans excepté sur la tête.

Le porc-épic de la baie d’Hudson est de la grandeur du castor ; il a la tête alongée comme celle du lievre, le nez plat, les oreilles & les jambes très-courtes, & la queue de longueur médiocre. Cet animal est couvert de poils de couleur brune, obscur ; il y en a dont la pointe est de couleur blanche sale : tous les poils de la partie supérieure de la tête, du corps & de la queue cachent des piquans longs de trois pouces au plus, noirs à la pointe, & blancs dans le reste de leur étendue ; on trouve ce porc-épic dans l’Amérique septentrionale.

Le porc-épic d’Amérique est long d’environ un pié depuis le derriere de la tête jusqu’à la queue ; il a la tête & les oreilles petites, le museau alongé, les yeux ronds, la queue plus longue que le corps : les piés n’ont que quatre doigts. Cet animal est couvert de piquans longs de trois ou quatre pouces au plus : il n’y a point de piquans sur les piés ni la queue. On trouve ce porc-épic en Amérique.

Le grand porc-épic d’Amérique ne differe du précédent qu’en ce qu’il est plus grand.

Le porc-épic des Indes orientales a la tête grosse, la levre supérieure fendue comme celle du lievre, les yeux grands, les oreilles petites & rondes & le corps gros & court. Les piés de derriere sont plus longs que ceux de devant, & il y a cinq doigts à chaque pié ; la queue est très-longue & garnie de piquans, comme tout le reste du corps. Reg. anim. par M. Brisson.

Porc-épic de mer, voyez Poisson armé.

Porc-épic, ordre du, (Hist. de France.) c’est le nom d’un ordre de chevalerie, appellé autrement l’ordre du camail. Il fut institué par Louis duc d’Orléans, fils de Charles V. à la cérémonie du baptême de son fils Charles, l’an 1394. Il étoit composé de 25 chevaliers, y compris le prince qui en étoit le chef. Leur habillement consistoit en un manteau de velours violet, le chaperon & le mantelet d’hermine, & une chaîne d’or pour collier, de laquelle pendoit sur l’estomac un porc-épic de même, avec cette dévise, cominus & eminus, de loin & de près. Cet ordre fut aussi nommé l’ordre du camail, parce que le duc d’Orléans donnoit avec le collier une bague d’or garnie d’un camaieu, ou pierre d’agate, sur laquelle étoit gravée la figure d’un porc-épic. L’on prétend qu’il prit la figure de cet animal, pour la devise de son ordre, afin de montrer à Jean duc de Bourgogne, qu’il ne manquoit ni de courage, ni d’armes pour se défendre. Cet honneur s’accordoit quelquefois à des femmes ; car dans une création de chevaliers du 8 Mars 1438, le duc d’Orléans le donna à mademoiselle de Murat, & à la femme du sieur Poton de Saintrailles. Louis XII. le conféra encore à son avénement à la couronne, après quoi il fut aboli. Trévoux. (D. J.)

Porc sauvage, voyez Sanglier.

Porc ou Cochon, (Métallurgie.) dans l’art de la fonderie, on donne ce nom à plusieurs substances différentes. 1°. On appelle porc les scories qui, dans la premiere fonte des mines retiennent encore une portion du minerai qui n’est point entré en fusion ; ce qui vient communément de ce que le feu n’a pas été assez fort, ni soutenu assez également, ou de ce que l’on n’a point rendu le mêlange assez fusible en y joignant des fondans convenables.

2°. On appelle ainsi dans la fonte & dans la liquation du cuivre les scories qui contiennent encore une portion de ce métal.

3°. On appelle porc ou cochon l’effet que fait sur la grande coupelle l’argent, lorsqu’il souleve le test ou la cendrée, & va se fourrer au-dessous.

4°. Enfin on appelle ainsi le réservoir où va se rendre le minerai pulvérisé qui a passé par le lavoir.

Porc, s. m. (Chaircuiterie & Commerce.) les Chaircuitiers font à Paris le commerce de la chair de porc fraîche & cuite, & de toutes les marchandises & issues qu’on peut tirer de cet animal. Il fournit aussi plusieurs choses pour le négoce & les manufactures ; savoir, les jambons qui font partie du commerce des épiciers, le poil ou soie qui se vend par les merciers-quincailliers, le saindoux & la graisse dont on se sert dans les manufactures pour l’ensimage des étoffes de laine. (D. J.)

Porc troyen, (Hist. anc.) c’étoit un cochon rôti entier, & farci en de dans de saucisses, d’oiseaux, de volailles & autres choses. On l’appelloit troyen, par allusion au cheval de Troye.

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Étymologie de « porc »

Bourg. por ; prov. porc ; espagn. puerco ; ital. porco ; du latin porcus ; grec, πόρϰος ; comparez l'all Ferkel, et le slavon praciá.

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Du latin porcus (« porc, cochon, pourceau »).
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Phonétique du mot « porc »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
porc poɾk

Citations contenant le mot « porc »

  • La terre est toujours gelée pour le porc paresseux. De Peder Laale
  • Rendre l’homme capable de grandes choses, bien qu’il soit un porc, tel est le problème. De Robert von Musil
  • L'homme : un millimètre au-dessus du singe quand ce n'est pas un centimètre au-dessous du porc. De Pio Baroja / Le grand Tourbillon du monde
  • La mort transforme parfois l'antipathie en amour. C'est ainsi qu'on peut avoir de la répugnance pour le porc vivant et manger avec plaisir du saucisson. De Paul Masson
  • On pourrait reconnaître aisément cette vérité à peine entrevue par le penseur, que, depuis l'huître jusqu' à l'aigle, depuis le porc jusqu'au tigre, tous les animaux sont dans l'homme et que chacun d'eux est dans un homme. De Victor Hugo / Les Misérables
  • Chez les porcs-épics, le viol est inconnu. De Gregory Clark
  • Les porcs et les moutons, sous le couteau du boucher, ont-ils leur mot à dire ? De Lao She / Quatre générations sous un même toit
  • Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré, ne jetez pas vos perles devant les porcs de crainte qu’ils ne les piétinent, puis se retournent contre vous pour vous déchirer. De Saint Luc / Evangiles
  • Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré, ne jetez pas vos perles devant les porcs. , Évangile selon saint Matthieu, VII, 6
  • Du porc, on ne perd que le cri. De Proverbe limousin
  • Tout chrétien sans héroïsme est un porc. Léon Bloy, Quatre Ans de captivité à Cochons-sur-Marne, Mercure de France
  • Les riches sans sagesse sont-ils autre chose que porcs engraissés par le son ? Les pauvres qui ne comprennent rien, que sont-ils, sinon des ânes malheureux condamnés à porter la charge ? De Jan Amos Comenius / La Grande Didactique
  • En cumul sur les cinq premiers mois de 2020, les envois européens de viande de porc vers les pays tiers, estimés à 2 450 323 tonnes selon Eurostat, ont progressé de 8,9 % sur un an. Si les exportations vers la Chine, qui représentent 55 % des volumes, ont bondi de 74,7 % par rapport à la même période de l’an dernier, les autres principales destinations ont quant à elles globalement diminué leurs achats. En effet, les exportations européennes vers le Royaume-Uni - qui fait à présent partie des pays tiers - ont reculé de 25,7 % à 322 979 t. Les expéditions vers le Japon, la Corée du sud, les Philippines, les États-Unis et le Vietnam ont quant à elles reculé de 18,4 %, 36,4 %, 60,7 %, 39,8 % et 2,1 % respectivement sur la même période. Les Marchés : le média des acheteurs et vendeurs de produits alimentaires, Porc : les envois européens progressent de 8,9 % | Les Marchés : le média des acheteurs et vendeurs de produits alimentaires
  • Au cours du premier semestre 2020, les exportations brésiliennes de viande de porc frais/congelé ont augmenté de près de 40 % par rapport à la même période en 2019, pour atteindre 421 000 tonnes indique AHDB. Une progression qui est à mettre en lien avec la hausse significative de 144 % (à 226 000 tonnes) des expéditions vers la Chine, le plus gros acheteur de porc brésilien depuis 2018. Cette forte augmentation reflète la demande croissante de la Chine, qui subit toujours les conséquences de la peste porcine africaine avec une offre intérieure limitée. La demande chinoise devrait rester forte tout au long de cette année. Toutefois, le marché de l’export est récemment devenu plus difficile. Six usines brésiliennes de viande dont deux de transformation porcine ont été interdites d’exporter vers la Chine ; ce qui traduit les inquiétudes liées au coronavirus rapporte Reuters. Les Marchés : le média des acheteurs et vendeurs de produits alimentaires, Viande de porc : hausse de 40 % des envois brésiliens au 1er semestre | Les Marchés : le média des acheteurs et vendeurs de produits alimentaires
  • Après une année 2019 complètement inédite, les prix en 2020 sont scrutés avec grande attention. Les fondamentaux d’offre et de demande devraient soutenir la fermeté des prix du porc à la production et de l’aliment Ifip. En 2019, le marché du porc a été marqué par une forte élévation des cours, impulsée par la recrudescence des importations de la Chine. En 2020, ce pays pourrait de nouveau faire pression sur le bilan d’approvisionnement européen. En France, le prix du porc à la production avait progressé de 21 % en un an et le cours de l’aliment Ifip de 5,6 %. Réussir porc | Tech porc, Maintien prévu des cours du porc en 2020 | Réussir porc | Tech porc
  • Xavier Guepratte est installé à Palau del Vidre, c’est pas loin d’Argelès sur Mer, des plages et des campings. Il est éleveur de porcs et il nous présente sa ferme, Xadi, ça se prononce « chadi », ça vient de « Xavi », dit « Chavi », en Catalan. France Bleu, Xadi, élevage de porc avec une certaine philosophie à Palau del Vidre
  • La viande de porc reste une viande banalisée, un produit d’appel, un produit générique, bas de gamme, notamment pour le frais. Elle souffre d’un manque de stratégie de marque, aucune ne fédère comme peut le faire une marque comme Danone en produits laitiers. Les produits eux-mêmes souffrent d’un manque de notoriété. Rouelle, palette, échine, filet mignon sont autant d’appellations inconnues des jeunes générations. Ces mentions sur les bacs des grandes surfaces ne font pas recette auprès des jeunes ménages. Ils n’en connaissent pas l’usage et ne savent pas les cuisiner. Le porc fait, de plus, face à la concurrence de la volaille, mieux perçue au niveau nutritionnel et surtout plus diversifiée en termes d’offre au consommateur. Journal Paysan Breton, Viande de porc : Les nombreuses allégations représentent peu de volume | Journal Paysan Breton
  • (AOF) - Le cours des futures sur le porc, à échéance août 2020, remonte à peine au Chicago Mercantile Exchange. En effet, hier, le prix pour une livre (environ 454 grammes) de viande de porc regagnait 0,4%, s'échangeant contre 48,85 cents. Une deuxième séance consécutive de hausse, loin d'être suffisante pour récupérer les pertes depuis début mai (-25,8%), ni depuis janvier (-44,7%). Le marché s'était pourtant repris après les effets dévastateurs de la crise du Covid-19. Mais depuis deux mois, le surplus de l'offre et la faiblesse de la demande ont miné le marché. Capital.fr, La viande de porc perd de sa saveur - Capital.fr
  • Ainsi le G4 serait déjà présent chez les humains mais, pour le moment, il ne pourrait pas se transmettre directement d’un homme à un autre. "L’inquiétude est que les infections d’humains par les virus G4 ne mènent à une adaptation humaine et n’augmente le risque d’une pandémie humaine", détaillent ainsi les chercheurs qui appellent à mettre en place une surveillance des populations travaillant au contact des porcs. Capital.fr, En Chine, un nouveau virus est en train de contaminer les ouvriers des abattoirs de porcs - Capital.fr
  • Accolée à l’exploitation familiale, la boutique Au Porc de Brêmes, spécialisée dans la vente de la viande de porc au détail, ouvre ses portes ce vendredi 3 juillet. La Voix du Nord, Brêmes: la boutique Au Porc de Brêmes ouvre ce vendredi

Images d'illustration du mot « porc »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « porc »

Langue Traduction
Anglais pork
Espagnol cerdo
Italien maiale
Allemand schweinefleisch
Chinois 猪肉
Arabe لحم خنزير
Portugais carne de porco
Russe свинина
Japonais 豚肉
Basque txerri
Corse porc
Source : Google Translate API

Synonymes de « porc »

Source : synonymes de porc sur lebonsynonyme.fr

Porc

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