Piquet : définition de piquet


Piquet : définition du Wiktionnaire

Nom commun

piquet \pi.kɛ\ masculin

  1. Petit pieu que l’on fiche en terre pour tendre et arrêter les cordes des tentes, des pavillons.
    • Les piquets d’une tente.
  2. Pieu plus grand et plus fort, dont on se sert pour mettre des chevaux à l’attache, par le moyen des cordes.
    • Mettre, tenir des chevaux au piquet.
    • Les chevaux, sellés et bridés, étaient attachés à des piquets. — (François-René de Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem, 1811)
    • Il [un cheval] pointait les oreilles et fit l’œil tendre quand Angelo le mit au piquet, dans un petit pré, à côté du gros paysan. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 325)
  3. Bâton, perche qu’on plante en terre de distance en distance, pour prendre un alignement.
    • Planter des piquets.
  4. (Militaire) Groupe de cavaliers ou de fantassins commandés pour un certain service.
    • L’autorité militaire avait à peine eu le temps d’expédier un piquet de cent hommes, commandé par le capitaine Lehongre. Ce piquet venait d’arriver devant la Sous-Préfecture. — (Eugène Ténot, La Province en Décembre 1851 - Étude historique sur le Coup d’État, 1868, 7e éd., page 106)
  5. (Par extension) Groupe de personnes, voire d’animaux.
    • Quand il voyait, sur le sable des allées un piquet de chat, il entrait aussitôt dans une colère affreuse. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Mon oncle)
    • Un piquet de grève.
  6. Punition scolaire qui consiste à être mis debout, pendant un certain temps, contre un arbre ou un mur.
    • Mettre un(e) écolier(ère) au piquet.
    • « Allez vous mettre au piquet près de la porte, les bras croisés. Si vous avez cru que ma bienveillance n’était que le masque de ma faiblesse, vous vous êtes étrangement trompé, et si vous persévérez dans cette erreur, j’aurai le regret de vous déférer au Conseil de discipline. » — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 293)
  7. (Cartes à jouer) Jeu de cartes.
    • Ferez-vous mon piquet ce soir ?
    • Jouer un cent de piquet.
    • Sa première femme est morte l’année dernière. Je l’ai bien connue, je lui ai même appris à jouer au piquet. — (Pierre Benoit, Le lac salé, Albin Michel, 1921, collection Le Livre de Poche, page 67)
  8. (Équitation) Piquet de chevaux
  9. (Argot) (Suisse) Érection.
    • Avoir le piquet
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Piquet : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

PIQUET. n. m.
Petit pieu qu'on fiche en terre pour tendre et arrêter les cordes des tentes, des pavillons. Les piquets d'une tente.

PIQUET se dit aussi d'un Pieu plus grand et Plus fort, dont on se sert pour mettre des chevaux à l'attache, par le moyen des cordes. Mettre, tenir des chevaux au piquet.

PIQUET se dit encore des Bâtons, des perches qu'on plante en terre d'espace en espace, pour prendre un alignement. Planter des piquets. Fam., Être droit comme un piquet, Se tenir droit d'une manière raide et affectée. Être planté comme un piquet, Se tenir debout et immobile. Que faites-vous là planté comme un piquet?

PIQUET, en termes de Guerre, désigne un Groupe de cavaliers ou de fantassins commandés pour un certain service. Un piquet de dragons, de chasseurs à pied. Cette compagnie est de piquet. Envoyer un piquet d'honneur. Il se dit aussi d'une Sorte de punition scolaire qui consiste à être mis debout, pendant un certain temps, contre un arbre ou contre un mur. Mettre un écolier au piquet.

Piquet : définition du Littré (1872-1877)

PIQUET (pi-kè ; le t ne se lie pas ; au pluriel, l's se lie : des pi-kè-s enfoncés ; piquets rime avec traits, succès, paix, etc.) s. m.
  • 1Bâton pointu que l'on enfonce en terre. Des piquets enfoncés en terre.

    Être droit comme un piquet, se tenir droit et raide. Droits comme des piquets campés dans ton passage, Legrand, Roi de Cocagne, III, 7.

    Être planté comme un piquet, se tenir debout et immobile. Va t'en l'attendre dans la rue, et ne sois point dans ma maison planté tout droit comme un piquet, Molière, l'Avare, I, 3. Que diantre fais-tu là planté comme un piquet ? Regnard, Ménechmes, II, 3.

  • 2 Particulièrement. Petit pieu qu'on fiche en terre pour arrêter les cordages des tentes dans un camp.

    Planter le piquet, camper.

    Lever le piquet, décamper.

    Fig. et familièrement. Planter le piquet, s'établir en quelque endroit. Il avait étudié en médecine, s'était fait passer docteur à Montpellier, et avait ici planté son piquet, Patin, Lettres, t. II, p. 393. Le baron avait fait une assemblée… pour délivrer ses bois d'une grande quantité de loups qui y avaient planté le piquet, Scarron, Rom. com. II, 3. J'ai bien l'air d'avoir planté le piquet pour jamais sur les bords du lac de Genève, Voltaire, Lett. Mme de Fontaine, 2 juill. 1755.

    Fig. Aller planter le piquet chez quelqu'un, aller s'établir chez quelqu'un pour quelque temps. Allons-nous-en planter le piquet chez l'oncle, Dancourt, le Vert galant, sc. 1.

  • 3Sorte de pieu grand et fort dont on se sert dans un camp ou ailleurs pour tenir les chevaux à l'attache. Mettre les chevaux au piquet.

    Se dit, par catachrèse, d'un certain nombre de cavaliers commandés pour monter à cheval au premier signal. Je m'aperçus, étant de piquet, d'une diminution dans les feux ordinaires des ennemis, Saint-Simon, 40, 218. Un piquet de dragons, le sabre nu, sort de la cour intérieure de la prison, Chateaubriand, Natch. 2e part. 1re moitié.

    Par extension. Tout détachement chargé de monter la garde dans un poste avancé et se tenant prêt à marcher au premier ordre. Un piquet d'infanterie.

    En général, petit détachement. Le lord Drummond, officier au service de France, arrive heureusement [auprès du prétendant], en Écosse avec quelques piquets et trois compagnies du régiment royal-écossais, Voltaire, Louis XV, 25.

  • 4Perches plantées d'espace en espace pour prendre un alignement. La route du soleil… ne lui échappa point [à Duval, qui, enfant, contemplait de lui-même les phénomènes célestes] ; il marqua les solstices avec deux piquets, sans savoir ce que c'était que les solstices, Voltaire, Dict. phil. Astronomie.
  • 5Sorte de punition militaire qui consistait à passer deux heures debout, un pied sur un piquet.

    Punition employée dans les colléges, qui consiste à se tenir debout à une place marquée pendant une heure de récréation. Faire une heure, deux heures de piquet. Il y a aussi le piquet marcheur ou ambulant, les élèves punis marchant en file dans la cour.

HISTORIQUE

XVe s. S'il ne levoit le piquet devant Auray, il devoit s'attendre à une bataille, Mém. s. du G. ch. 10.

XVIe s. Honoré de lui [Henri IV] entre trois ou quatre pour l'accompagner au placement des armées, aux reconnoissances ou aux piquets des trenchées, D'Aubigné, Hist. préf. 8. Ils en vinrent à mettre leur piquet [ajourner, assigner leur entreprise] sur le retour du comte de Montgommeri, D'Aubigné, ib. II, 51. …Que la perte de 1000 hommes ne sauroit le lendemain le loger où il estoit, et que partant il ne remueroit point le picquet qu'un mareschal de camp ne le vint querir, D'Aubigné, ib. II, 46.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

1. PIQUET. Ajoutez :
6 Nom, dans le Pas-de-Calais, d'un instrument, dit aussi sape, qui sert à couper le blé, les Primes d'honneur, Paris, 1869, p. 84.
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Piquet : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

PIQUET, s. m. Voyez Pieu, (Gramm.) c’est un bâton pointu par un bout, gros & long à proportion de la résistance qu’il doit faire, selon l’usage auquel il est destiné.

Piquet, (Archit. & Jardin.) on appelle piquet en architecture & jardinage, de petits morceaux de bois pointus, qu’on enfonce dans la terre pour tendre des cordeaux, lorsqu’on veut planter un bâtiment ou un jardin. On nomme taquets, les piquets qu’on enfonce à tête perdue dans la terre, afin qu’on ne les arrache pas, & qu’ils servent de repaires dans le besoin. (D. J.)

Piquet, en terme de Fortification, c’est un bâton pointu par un bout, que l’on garnit ordinairement, ou que l’on arme de fer : en les allignant sur le terrein, ils servent à en marquer les différentes mesures & les différens angles.

Il y a aussi de grands piquets que l’on enfonce en terre pour lier ensemble des fascines ou des fagots, lorsqu’on veut faire quelqu’ouvrage fort vîte. Il y en a de plus petits qui ne servent qu’à joindre les fascines dont on se sert dans les sappes, logemens, & comblemens de fossés.

Piquets se dit aussi de bâtons ou de pieux que l’on fiche en terre dans un camp, proche les tentes des cavaliers, pour y attacher leurs chevaux ; on en met aussi devant les tentes des fantassins, où ils posent leurs mousquets ou leurs piques, qu’ils passent dans un anneau.

Quand un cavalier a commis quelque faute considérable, on le condamne souvent à la peine du piquet, qui consiste à avoir une main tirée en haut, autant qu’elle peut être étendue, & de se tenir ainsi sur la pointe d’un piquet, appuyé uniquement sur les doigts du pié opposé, de sorte qu’il ne peut se tenir bien, ni se suspendre, ni avoir la commodité de changer de pié.

Piquet se dit aussi de ces bâtons, qui ont une coche vers le haut, auxquels on attache les cordages des tentes. Ainsi planter le piquet, c’est camper. Chambers.

Piquet, on appelle troupe du piquet dans l’infanterie, cinquante hommes tirés de toutes les compagnies des régimens de l’armée, avec un capitaine, un lieutenant & un sous-lieutenant à la tête. Le piguet de la cavalerie est composé de 20 ou 25 maîtres par escadron. Les soldats & les cavaliers de piquet sont toujours prêts, pendant la durée de leur service, qui est de vingt-quatre heures, à prendre les armes au premier commandement. Dans la cavalerie, les chevaux de ceux qui sont de piquet sont sellés, la bride toute prête à passer dans la tête du cheval, & les armes du cavalier toutes préparées pour son service.

Toutes les différentes troupes de piquet font ce qu’on appelle le piquet à l’armée ; il sert à couvrir le camp des entreprises des ennemis, & à avoir des troupes toujours en état de s’opposer à ses attaques. A l’armée il y a chaque jour un brigadier, un colonel, un lieutenant colonel & un major de brigade de piquet. Leur service commence les jours de séjour à l’heure que les tambours battent l’assemblée des gardes ; & dans les marches lorsqu’on assemble les nouvelles gardes qui doivent marcher avec le campement. Ces officiers se trouvent à la tête des piquets toutes les fois qu’on les assemble ; ils doivent faire chacun leur ronde pendant la nuit, pour examiner si tous les officiers & soldats de piquet sont dans l’état où ils doivent être. Ils rendent compte le lendemain aux officiers généraux de jour, de tout ce qu’ils ont observé dans leur ronde. (q)

Piquet, terme de Boulanger, petit instrument de fer à trois pointes, dont les boulangers qui font le biscuit de mer se servent pour piquer le dessous de leurs galettes, avant que de les mettre au four, afin que la chaleur pénetre plus facilement jusqu’au centre, & en chasse toute l’humidité. Savary. (D. J.)

Piquet, (Mesure de continence.) mesure de grains dont on se sert en quelques endroits de Picardie, particulierement à Amiens ; quatre piquets font le septier, qui pese 50 livres, poids de Paris, ce qui fait 12 livres pour chaque piquet, sur ce pié, il faut dix-neuf piquets ou quatre septiers d’Amiens, pour faire un septier mesure de Paris. (D. J.)

Piquet, terme de Dessinateur, grosse épingle dont se servent les dessinateurs, quand ils montrent à un écolier à tracer un plan. (D. J.)

Piquets, s. m. pl. (Cirerie.) ce que les blanchisseurs nomment des piquets sont de grandes chevilles de plus de dix-huit pouces de longueur, qui sont placées de distance en distance au-tour des tables ou quarrés de l’herberie ; ces piquets servent à relever les bords des toiles où l’on met blanchir la cire. Savary. (D. J.)

Piquet, en terme de Fondeurs de cloches, est un pieu de fer ou de bois placé au centre du noyau d’une cloche, qui porte la crapaudine du compas de construction. Voyez les figures, Pl. de la fonderie des cloches, & l’article Fonte des cloches.

Piquet, (Jardinage.) le piquet ne differe du salin qu’en ce qu’il est plus petit, n’ayant que deux piés de long tout au plus. Il sert également à aligner, à borneyer & à tracer les différentes pieces qui composent les jardins.

Piquet, (Jeu.) c’est un jeu auquel on ne peut jouer que deux, & le jeu ne doit contenir que trente-deux cartes, depuis l’as qui est la premiere, jusqu’au sept. Toutes les cartes valent les points qu’elles marquent, excepté l’as qui en vaut onze, & les trois figures valent dix points chacune. Quand on est convenu de ce qu’on jouera, on voit à qui mélera le premier ; quand les cartes sont battues & coupées, celui qui donne en distribue douze à son adversaire & à lui, deux à deux, ou trois à trois, selon son caprice, il faut continuer dans tout le cours de la partie par le nombre qu’on a commencé, car il n’est pas permis de changer la donne, à moins qu’on n’en avertisse. Si celui qui donne les cartes en donne treize à son joueur ou à lui, il est libre au premier en carte de se tenir à son jeu ou de refaire ; mais s’il s’y tient lorsqu’il a treize cartes, il doit laisser les trois cartes au dernier, & n’en prendre que quatre ; & si c’est le dernier qui les a, il en prend toujours trois. Si l’un des joueurs se trouvoit avoir quatorze cartes, n’importe lequel, il faut refaire le coup. S’il y a une carte retournée dans le talon, le coup sera bon, si la carte tournée n’est pas celle de dessus, ou la premiere des trois du dernier. Le joueur qui tourne & voit une ou plusieurs cartes du talon de son adversaire, est condamné à jouer telle couleur que son adversaire voudra, s’il est premier à jouer. La premiere chose qu’il faut examiner dans son jeu, c’est si l’on a cartes blanches ; si on les avoit, l’on compteroit dix même avant le point ; ces dix qu’on compte pour les cartes blanches servent à faire le pic & repic, & à les parer. Il faut pour compter son point, ses tierces, &c. les avoir étalées sur le tapis, sans cela l’adversaire compteroit son jeu, encore qu’il valût moins que le vôtre. Un quatorze fait passer plusieurs cartes qu’on a par trois, encore que l’autre joueur ait trois cartes plus fortes : le quatorze plus fort passe devant un moindre, & l’annulle. Le principal but des joueurs est de gagner les cartes pour gagner dix points pour elles. S’il se trouve que l’un des adversaires ait plus de cartes qu’il ne faut, s’il n’en a pas plus de treize, il est au choix de celui qui a la main, de refaire ou de jouer, selon qu’il le trouve avantageux à son jeu ; & lorsqu’il y a quatorze cartes, on refait nécessairement.

Qui prend plus de cartes qu’il n’en a écarté, ou s’en trouve en jouant plus qu’il ne faut, ne compte rien du-tout, & n’empêche point l’autre de compter tout ce qu’il a dans son jeu.

Qui prend moins de cartes, ou s’en trouve moins, peut compter tout ce qu’il a dans son jeu, ni ayant point de fautes à jouer avec moins de cartes ; mais son adversaire compte toujours la derniere. Qui a commencé à jouer, & a oublié de compter cartes blanches, le point, ses tierces, &c. n’est plus reçu à les compter après, & tout cet avantage devient nul pour lui.

Lorsqu’avant de jouer la premiere carte, on ne montre pas à l’adversaire ce qu’on a de plus haut que lui, on le perd, & il compte son jeu, pourvu qu’il le compte avant de jouer sa premiere carte.

Il n’est pas permis d’écarter à deux fois, c’est-à-dire que du moment que l’on a touché le talon, après avoir écarté telle carte, on ne peut plus la reprendre. Il n’est pas permis à aucun des joueurs de regarder les cartes qu’il prendra, avant que d’avoir écarté ; celui qui a écarté moins de cartes qu’il n’en prend, & s’apperçoit de sa faute avant que d’en avoir retourné aucune, est reçu à remettre ce qu’il a de trop sans encourir aucune peine, pourvu que son adversaire n’ait pas pris les siennes. Si celui qui donne deux fois de suite, reconnoît sa faute auparavant d’avoir vu aucune de ses cartes, son adversaire sera obligé de faire, quoiqu’il ait vu son jeu. Quand le premier accuse ce qu’il a à compter dans son jeu, & que l’autre après lui avoir répondu qu’il est bon, il s’apperçoit ensuite en examinant mieux son jeu, qu’il s’est trompé, pourvu qu’il n’ait point joué, est reçu à compter ce qu’il a de bon, & efface ce que le premier auroit compté.

Celui qui pouvant avoir quatorze de quelque espece que ce soit, en écarte un & n’accuse que trois, il doit dire à son adversaire quelle est celle qu’il a jetté, s’il le lui demande.

S’il arrivoit que le jeu de cartes se rencontrât faux de quelque maniere que ce fût, le coup seulement seroit nul, les autres précédens seroient bons.

Si en donnant les cartes il s’en trouve une de retournée, il faut rebattre & recommencer à les couper & à les donner.

S’il se trouve une carte retournée au talon, & que ce ne soit pas la premiere ou la sixieme, le coup est bon : celui qui accuse faux, comme de dire trois as, trois rois, &c. & qui ne les auroit pas, qui joue & que son adversaire voit qu’il ne les a pas, ne compte rien du coup, & l’autre compte tout son jeu. Toute carte lâchée & qui a touche le tapis est censée jouée ; si pourtant on n’étoit que second à jouer, & qu’on eût couvert une carte de son adversaire qui ne fût pas de même couleur & qu’on en eût, on pourroit la reprendre & en jouer une autre.

Celui qui pour voir les cartes que laisse le dernier, dit je jouerai de telle couleur, pourrait être contraint d’en jouer s’il ne le faisoit pas.

Celui qui par mégarde ou autrement tourne ou voit une carte du talon, doit jouer de la couleur que son adversaire voudra autant de fois qu’il aura retourné de cartes.

Celui qui avant laissé une de ses cartes du talon, la mêle à son écart avant que de l’avoir montrée à son homme, peut être obligé de lui montrer tout son écart, après qu’il lui aura nommé la couleur dont il commencera à jouer.

Qui reprend des cartes dans son écart, ou est surpris à en échanger, perd la partie ; qui quitte la partie avant qu’elle soit finie, la perd ; celui qui croyant avoir perdu, brouille ses cartes avec le talon, perd la partie quoiqu’il s’apperçoive ensuite qu’il auroit pû la gagner.

Celui qui étant dernier, prendroit les cartes du premier, avant qu’il eût eu le tems d’écarter, & les auroit mêlées à son jeu, perdroit la partie.

Quand on n’a qu’un quatorze en main qui doit valoir, on n’est pas obligé de dire de quoi, on dit seulement quatorze, mais si l’on peut en avoir deux dans son jeu, & que l’on n’en ait qu’un, on est obligé de le nommer.

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Piquet : définitions subjectives sur Dicopedia

Dicopedia est un dictionnaire participatif où n'importe qui peut partager sa propre définition des mots de la langue française. L'intérêt de cette initiative est de proposer des définitions subjectives et très diverses, selon l'expérience de chacun. Nous ajouterons dans cette section les définitions de « piquet » les plus populaires.

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Étymologie de « piquet »

Étymologie de piquet - Littré

Diminution de pique 1 ; bourguign. piqô.

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Étymologie de piquet - Wiktionnaire

(XVIe siècle) Dérivé de piquer avec le suffixe -et, (1380) pichet.
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Phonétique du mot « piquet »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
piquet pikɛ play_arrow

Citations contenant le mot « piquet »

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Traductions du mot « piquet »

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Japonais 賭け
Russe доля
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Arabe حصة
Chinois 赌注
Allemand anteil
Italien palo
Espagnol estaca
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Synonymes de « piquet »

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