Pincer : définition de pincer


Pincer : définition du Wiktionnaire

Verbe

pincer \pɛ̃.se\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Serrer fortement avec une pince, avec des tenailles ou autres instruments semblables.
    • Pincez bien cette barre de fer pour la mettre au feu. — Vos tenailles sont faussées, elles ne pincent plus.
  2. Serrer fortement avec un objet, conçu comme une pince.
    1. Des doigts :
      Pincer quelqu’un fortement.
    2. Un bec.
      Ce perroquet lui a pincé le doigt avec son bec.
    3. Une porte.
      Cette porte m’a pincé les doigts.
  3. Rapprocher en serrant fortement.
    • Des moises doubles J pinçaient ce poteau D, reposaient sur la longrine F, mordaient les trois poteaux G, H, I, […]. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
    • Pincer les lèvres pour ne pas rire.
  4. Causer une douleur, produire une sensation vive et désagréable.
    • Un froid qui pince.
  5. (Figuré) Surprendre, saisir, prendre sur le fait.
    • […] car ils n’étaient venus, loin de leur brigade, s’aposter en cet endroit que pour en pincer un autre, le surnommé Souris, […]. — (Louis Pergaud, L’Évasion de Kinkin, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Vivier. Vieux sénateur. Vieux cochon. Bon républicain. S'est fait pincer vingt fois dans un édicule municipal en posture d'exhibitionniste. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 184)
    • Oh ! mais avant tout, j’ai le plaisir de t’annoncer une bonne nouvelle ; j’ai pincé ma femme, cette nuit, en flagrant délit d’adultère. — (Georges Feydeau, Monsieur chasse !, 1892, acte III, scène 6)
    • Elle fit de fausses sorties, elle rentra plus tôt qu’elle ne l’eût dû pour les surprendre ; elle rentra plus tard pour leur donner confiance par la suite. Jamais elle ne les pinça. N’importe, un jour ou l’autre elle les pincerait. — (Charles-Louis Philippe, Dans la petite ville, 1910, réédition Plein Chant, page 107)
    • Le second de ces personnages est un médecin marron, qui s'était fait pincer deux fois ans un trafic d’héroïne. — (Lucien Rebatet, Les deux étendards, tome 2, Éditions Gallimard, 1951, p. 503)
    • « Monsieur Bonnicar, voilà vos petits pâtés !… » dit tout à coup une voix près de lui. Et le bonhomme, en levant la tête, fut bien étonné de voir le petit garçon de chez Sureau, qui s’était fait pincer avec les pupilles de la République. — (Alphonse Daudet, Les petits pâtés, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, collection Le Livre de Poche, 1974, page 143.)
    1. (Familier) Être puni de quelque imprudence qu’on a faite.
      Il a voulu jouer gros jeu, il s’est fait pincer, il a été pincé.
      Il a fait des spéculations de Bourse et il y a été pincé.
  6. (Figuré) & (Familier) Être amoureux, aimer.
    • J’ai une histoire de cœur, une maîtresse qui m’avait beaucoup pincé, très ému, une charmante petite femme […] — (Guy de Maupassant , Les Tombales, dans La maison Tellier, 1891, collection Le Livre de Poche, page 61.)
    • « Prenez garde à l’amour ; il est en train de vous pincer, et j’ai le devoir de vous prévenir comme on prévient, en Russie, un passant dont le nez gèle. » — (Guy de Maupassant , Au printemps, dans La maison Tellier, 1891, collection Le Livre de Poche, page 210.)
    • Peut-être qu’avant le mariage il pinçait déjà en cachette la Julie. Alors tout ce manège, toute cette comédie, ne visait qu’à lui faire endosser, à lui le patron bonne poire, la paternité du moutard. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
  7. (Musique) Faire vibrer les cordes d’un instrument en les serrant et les tirant avec les doigts.
    • Tous les soirs, Rousseau venait pincer de la guitare sous sa fenêtre, et le roi, qui était jaloux, le guettait souvent, et a fini par le faire mourir. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Angélique, 1854)
    • A droite du piano, le violoncelliste émergeait de la fosse, la tête appuyée contre la crosse de son instrument dont il pinçait les cordes en regardant fixement devant lui. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
  8. (Agriculture) Couper avec le bout des doigts ou avec l’ongle les bourgeons ou l’extrémité des jeunes branches d’un arbre à fruit, pour empêcher qu’il ne pousse trop.
    • Pincer les petits bourgeons d’un arbre.
  9. (Équitation) Approcher l’éperon du flanc du cheval, sans donner de coup ni appuyer.
    • Pincer du droit, du gauche.
    • Pincer des deux.
  10. (Marine) Aller au plus près du vent.
    • Pincer le vent.
  11. (Cuisine) Faire rissoler fortement.
  12. (Cuisine) Utiliser le pince-pâte sur les bords d’une tarte.
  13. (Argot policier) Mettre les menottes[1].
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Pincer : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

PINCER. v. tr.
Presser, serrer la superficie de la peau entre les doigts ou autrement. Pincer quelqu'un fortement. Pincer jusqu'au sang. Ce perroquet lui a pincé le doigt avec son bec. Cette porte m'a pincé les doigts. Il signifie aussi Serrer fortement avec une pince, avec des tenailles ou autres instruments semblables. Pincez bien cette barre de fer pour la mettre au feu. Vos tenailles sont faussées, elles ne pincent plus. Il signifie encore Rapprocher en serrant fortement. Pincer les lèvres pour ne pas rire. Il signifie encore Causer une douleur, produire une sensation vive et désagréable. Un froid qui pince.

PINCER se dit figurément pour Surprendre, saisir, prendre sur le fait. Si je te pince, tu ne m'échapperas pas. Il y a quelqu'un qui vole mes fruits, je le pincerai. Quelque jour il se fera pincer. Il est familier. Fig. et fam., Se faire pincer, être pincé, Être puni de quelque imprudence qu'on a faite. Il a voulu jouer gros jeu, il s'est fait pincer, il a été pincé. Il a fait des spéculations de Bourse et il y a été pincé. Fig. et fam., Être pincé, Être amoureux.

PINCER, en termes de Musique, signifie Faire vibrer les cordes d'un instrument en les pinçant avec les doigts. Pincer de la harpe, de la guitare. En termes d'Agriculture, il signifie Couper avec le bout des doigts ou avec l'ongle les bourgeons ou l'extrémité des jeunes branches d'un arbre à fruit, pour empêcher qu'il ne pousse trop. Pincer les petits bourgeons d'un arbre. En termes de Manège, il signifie Approcher l'éperon du flanc du cheval, sans donner de coup ni appuyer. Pincer du droit, du gauche. Pincer des deux. En termes de Marine, Pincer le vent, Aller au plus près du vent. Le participe passé

PINCÉ s'emploie adjectivement et signifie Qui a un air contraint, raide, dédaigneux. Un air pincé. Des manières pincées.

Pincer : définition du Littré (1872-1877)

PINCER (pin-sé. Le c prend une cédille devant a et o : pinçant, pinçons) v. a.
  • 1Serrer la peau entre les doigts ou autrement. [Elle] Le pinçait, lui venait sourire, Sur les yeux lui mettait la main, Sur le pied lui marchait enfin, La Fontaine, Nicaise.

    Absolument. Votre fille a mal aux dents et pince comme vous ; cela est plaisant, Sévigné, 96. Il faut pincer bien fort, même jusqu'au sang, mais ne jamais écorcher, D'Alembert, Lett. à Volt. 4 août 1767.

    Fig. Pour Pauline, cette dévoreuse de livres… les romans, les comédies, les Voiture, les Sarasin, tout cela est bientôt épuisé… après il faut l'histoire ; si on a besoin de lui pincer le nez pour lui faire avaler, je la plains, Sévigné, 614.

    Je vous pince sans rire, sorte de jeu qui se joue ainsi : on fait asseoir sur un siége un homme de la compagnie ; un autre se noircit les doigts d'encre ou de charbon, et pince l'autre en divers endroits du visage, en disant : je vous pince sans rire. L'impression des doigts fait un masque risible, et, si quelqu'un se met à rire, il est obligé de se mettre à la place du barbouillé.

    Fig. Pincer sans rire, offenser, faire du mal sans en avoir l'air ; dire quelque chose de piquant sans paraître en avoir l'intention. Or, comte, pour finir, lis donc cette satire, Et vois ceux de ce temps que je pince sans rire, Régnier, Sat. II.

    Substantivement. Un pince-sans-rire, un homme qui raille sans en avoir l'air, un homme malin et sournois. Ses articles de critique… sont semés de malices fuyantes et d'ironies couvertes qui rappellent les pince-sans-rire de la bonne compagnie, Asselineau, Mélang. tirés d'une petite biblioth. romantique, Paris 1866, p. 79.

  • 2Saisir, couper, arracher. Vous pouvez bien juger que des gens qui se faisaient pincer le poil des bras et des cuisses, qui se frisaient, qui se parfumaient…, Voiture, Lett. 125. Quand ils [les petits des paons] auront six mois, ils mangeront du froment, de l'orge… et même ils pinceront l'herbe tendre, Buffon, Ois. t. IV, p. 32.

    Fig. Pincer la matière, l'effleurer à dessein, ne pas l'approfondir. Tel fut notre début en Italie, dont toute la faute fut imputée à Catinat, en quoi Vaudemont, en pinçant seulement la matière, et Tessé à pleine écritoire, ne s'épargnèrent pas, Saint-Simon, 96, 21.

    Populairement, en pincer, y prendre part, en goûter. Je suis sûr qu'il en a pincé.

  • 3 Terme de jardinage. Couper avec les ongles l'extrémité des jeunes rameaux pour les arrêter en faveur des autres branches ou des fruits. Pincer quelques branches qui sont trop vigoureuses, La Quintinye, Jardins, I, 2. Outre la taille, on vient encore quelquefois à une autre opération qu'on appelle pincer… l'effet de ce pincer est d'empêcher que les branches ne deviennent trop grosses et par conséquent inutiles à fruit, ID. Jardins, I, III, 9.
  • 4 Terme de musique. Faire vibrer les cordes d'un instrument, en les tirant vivement avec le bout d'un doigt. Il a pincé ce passage sur son violon, au lieu de le jouer avec l'archet. Tel était encore l'epigonium, inventé par Epigonus d'Ambracie, le premier qui pinça les cordes, au lieu de les agiter avec l'archet, Barthélemy, Anach. ch. 27.

    Pincer se dit des instruments à cordes que l'on touche de l'extrémité des doigts, tels que la guitare, le luth, la harpe ; en cet emploi, il est ordinairement neutre (on dit toucher des instruments qui ont des touches). Pincer de la harpe, du luth, de la guitare, du téorbe.

  • 5Serrer fortement avec une pince, avec des tenailles ou autres instruments semblables. Pincer une bûche, une barre de fer rouge.

    Absolument. Vos tenailles sont faussées, elles ne pincent plus.

  • 6Pincer les lèvres, les rapprocher l'une contre l'autre ; ce qui est un signe de mécontentement, de pruderie. Quolibets de noces, plates plaisanteries, contes lubriques, qui font rougir la mariée et pincer les lèvres aux bégueules, Voltaire, Lett. en vers et en prose, 54.

    On dit de même : pincer le bec. Je sais que vos ladys… à certains de nos mots pourraient pincer le bec, Al. Duval, Orat. angl. I, 9.

    Rendre plus mince en serrant. Pincer les livres.

    Cette robe lui pince bien la taille, elle lui dessine bien la taille, la lui fait paraître fine.

    Terme de marine. Pincer un bâtiment, lui donner des formes ou des façons aiguës ou fines.

  • 7 Terme de manége. Approcher l'éperon du flanc du cheval, sans donner coup ni appuyer.
  • 8 Familièrement. Arrêter, saisir. On pinça le voleur. Une felouque envoyée par mes parents avec ordre de me faire pincer, Lesage, Guzm. d'Alf. v, 6. Si je venais à être pincé, je serais obligé de rendre gorge, et de perdre avec cela mes deux oreilles, Lesage, ib. II, 4. Ces égrillards iraient d'humeur bouffonne Pincer au lit le diable et ses suppôts, Béranger, Préf.
  • 9Par extension de l'action de pincer à la sensation que cette action produit, causer une sensation vive et désagréable. Le coup de fouet a pincé ce cheval. Le vent me pinçait le visage. Tout ce qui me pince les entrailles m'est contraire, Mme du Deffant, Lett. à H. Walpole, t. IV, p. 417, dans POUGENS.
  • 10 Fig. et familièrement. Saisir, surprendre en faute. Cet enfant va voler du fruit dans le jardin du voisin ; on le pincera. Si je te pince, tu ne m'échapperas pas.
  • 11Se faire pincer, être pincé, être puni de quelque imprudence, de quelque faute. Il s'est fait pincer à des spéculations de bourse.
  • 12 Fig. Critiquer, railler. Son style [du jésuite Maimbourg] n'est point agréable ; il veut toujours pincer quelqu'un, et comparer Arius… à M. Arnauld, Sévigné, 23 nov. 1689. Ce charmant, cet aimable prince, Dont la muse finement pince Jusques aux serviteurs de Dieu, Chaulieu, à Mme de Lassay. Je vous dis très sincèrement… que je vous pardonne cordialement de m'avoir pincé, que je suis fâché de vous avoir donné quelques coups d'épingles…, Voltaire, Lett. Abbé Trublet, 27 avril 1761. Virgile a-t-il bien fait de pincer Mévius ? Voltaire, Ép. 104.

    Pincer en riant, faire la critique de quelqu'un, sans amertume et d'une manière agréable.

  • 13Chez les planeurs, former l'angle qui règne autour d'une pièce de vaisselle au-dessus du bouge.

    Terme de reliure. L'ouvrier doit bien faire attention à ce que son marteau tombe bien aplomb sur la battée, sans cela il risquerait de pincer et couperait la battée, Manuel du relieur, p. 55, Roret, 1827.

  • 14 Terme de monnaie. Marquer plus fortement les monnaies ou les médailles dans les endroits où l'empreinte n'est pas assez forte.
  • 15 Terme de marine. Pincer le vent, s'approcher du lit du vent, se tenir le plus près du vent, aussi près que possible.

    Il se dit aussi dans les autres cas où l'on a besoin du vent. Mon sage est le conducteur de mon moulin, lequel pince bien le vent, ramasse mon sac de blé, le verse dans la trémie…, Voltaire, Dict. phil. Xénophane.

  • 16Se pincer, v. réfl. Se faire un pinçon. En fermant cette porte je me suis pincé.

HISTORIQUE

XIIIe s. …je voi maint prince Qui retalle au poure home et pince Sa terre pour croistre la sieue [sienne], Baudouin de Condé, t. I, p. 471. Meffais qui l'autrui tolt et pince, la Rose, 8484.

XVe s. Très chier et très amé cousin, Tant avez pincé le raisin Et la purée de Bourgoingne, Que mal a alé vo besoingne ; Souffert en avez maladie, Deschamps, Poésies mss. f° 420. Et n'y avoit loup ne lieppar Qui souvent ne fust de renart Pincez par nuit en traïson, ib. f° 483.

XVIe s. Envoya sommer de combatre ; ce que ne voulurent, mais sortirent à l'escarmouche, et là se commencerent à pincer bien estroit, Jean D'Auton, Annales de Louis XII, ms. f. 2, dans LACURNE. La couronne est engagée plus de trente millions ; et le tout par l'astuce et intelligence de ceux qui ont les charges plus honorables, lesquels se sont servis de l'occasion pour jouer à pincer sans rire, Caquets de l'accouchée, p. 123, dans LACURNE. …Si c'est estudier, que effleurer et pincer, par la teste ou par les pieds, tantost un aucteur…, Montaigne, III, 77. D'estre subject à la cholique et subject à m'abstenir du plaisir de manger des huistres, ce sont deux maulx pour un : le mal nous pince d'un costé ; la regle de l'aultre, Montaigne, IV, 263. …Lequel [pauvre peuple] estant encore pincé par la subtile main des financiers, c'est merveille de quoy il subsiste, Lanoue, 13. …En se tastant souvent et à toute heure, pressant et pinssant jusques au vif, Charron, Sagesse, I, 1.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

PINCER. - HIST. Ajoutez : XIIe s. Tant m'a amors pincié et mors ! Benoit de Sainte-Maure, Roman de Troie, V. 18062.

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Pincer : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

PINCER, v. act. (Gramm.) en général c’est serrer avec le bout des doigts. Les oiseaux pincent avec leurs becs ; les écrevisses avec leurs pattes ; les ouvriers avec des tenailles. On pince les cordes d’un luth, &c. Il se prend aussi au figuré, & l’on dit d’un homme qui raille finement, qu’il pince sans qu’on s’en apperçoive.

Pincer le vent, (Marine.) c’est aller au plus près du vent, cingler à six quarts de vent près du rhumb d’où il vient. Voyez Ranger.

Pincer, Pincement, (Jardinage.) pincement, en terme de Jardinage, est l’action d’arrêter par les bouts tous les bourgeons de la pousse d’une année, lorsqu’ils sont parvenus à une certaine longueur. On appelle pincement cette opération, parce qu’on se sert des deux ongles du pouce & de l’index pour rogner le bout des branches qui s’échappent trop.

On n’est pas bien d’accord sur la nature des bourgeons pour le pincement, ni même sur les effets, ni sur les raisons de pincer le bout des branches. Les uns prétendent par son moyen empêcher les bourgeons de s’étroler, c’est-à-dire de s’alonger trop en restant toujours fort menus ; & on prétend faire fortifier par-là les bourgeons. D’autres pratiquent le pincement à dessein d’arrêter la seve, & de l’empêcher de s’emporter vers le haut. Il en est d’autres encore qui s’en servent dans la vue de faire ouvrir les yeux d’en bas à dessein de les faire drageonner.

Le pincement est en usage universellement dans le jardinage pendant les mois d’Avril, Mai & Juin. Il ne doit se faire que sur les grosses branches d’en-haut, & jamais sur les foibles, ni sur celles d’en-bas, qu’il est essentiel de conserver afin qu’elles en produisent d’autres pour remplacer les endroits sujets à se dégarnir. S’il en vient de chiffonnes & de gourmandes, on les retranchera entierement.

Présentement on regarde le pincement comme la cause la plus meurtriere des arbres, & la source de leur infécondité ; on l’avoit pratiqué sans aucun examen & par la force du préjugé. On est convaincu par les expériences que l’on ne peut élever en pinçant de beaux arbres qui donnent long-tems des fruits. Cette opération détruit le méchanisme de la végétation par la suppression de la cîme du bourgeon, laquelle est un des organes ou une partie organique la plus nécessaire de l’arbre pour l’action de la seve. Il ne faut pincer les arbres que dans un seul cas, c’est quand on veut faire drageonner un arbre, c’est-à-dire, le faire pousser par le pié : alors cette opération devient d’une nécessité indispensable. On pincera avec l’ongle les orangers & les autres arbres de fleurs dans les deux pousses, pour ôter les jets foibles ; & on ne laissera point emporter les branches qui poussent trop ; on les coupera d’une longueur convenable à la forme & à la rondeur de l’arbre, qui est la principale chose que l’on doive observer en taillant les orangers.

Ne pincez point la premiere année les orangers étêtés, parce qu’ils ont besoin de toute la longueur des branches pour former promptement une nouvelle tête.

L’ébourgonnement qu’on a trouvé à son article, tient lieu de pincement, & est infiniment meilleur. Voyez Ebourgeonnement.

Pincer, (Maréchal.) c’est approcher délicatement l’éperon du flanc du cheval sans donner de coup ni appuyer. Le pincer est un aide, & appuyer un châtiment. Pincer du droit, pincer du gauche, pincer des deux. Lorsqu’on a pincé un cheval, il ne faut pas laisser l’éperon dans le poil, mais le retirer d’abord.

Pincer, en terme de Planeur, c’est proprement l’action de former l’angle qui va tout-au-tour d’une piece de vaisselle au-dessus du bouge, sous la marlie. Voyez Arrete.

Pincer un livre, (terme de Relieur.) c’est approcher avec de petites pinces de fer de chaque côté des nerfs qui sont au dos d’un livre, les ficelles qui n’en sont pas assez proche quand on l’a fouetté.

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Pincer : définitions subjectives sur Dicopedia

Dicopedia est un dictionnaire participatif où n'importe qui peut partager sa propre définition des mots de la langue française. L'intérêt de cette initiative est de proposer des définitions subjectives et très diverses, selon l'expérience de chacun. Nous ajouterons dans cette section les définitions de « pincer » les plus populaires.

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Étymologie de « pincer »

Étymologie de pincer - Littré

Wallon, pissî ; espagn. pizcar et pinchar ; ital. pizzicare ; Venise, pizzare ; angl. to pinch ; du germanique d'après Diez : bavarois, pfitzen ; holland. pitsen. Il faut rejeter pinceau ; le verbe tiré de ce substantif serait pinceler, et non pincer.

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Étymologie de pincer - Wiktionnaire

(XIIe siècle) avec le sens de « saisir d’amour » ; d’un radical expressif pints [1] que l’on retrouve dans l’espagnol pinchar (« piquer ») ou l’italien pinzare (« piquer en parlant d’un insecte »), lequel radical est issu [2], par nasalisation du radical pic (« pointu ») que l’on retrouve dans le néerlandais pitsen, l’allemand pfitsen, l’espagnol pizcar, le valaque pitziga.
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Phonétique du mot « pincer »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
pincer pɛ̃se play_arrow

Conjugaison du verbe « pincer »

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Citations contenant le mot « pincer »

  • Franchement, on a dû se pincer pour voir que nous étions bien dans la réalité quand Benjamin Deroy nous a livré sa triste histoire. En trois ans, il a perdu son papa, sa grand-mère, sa maman et son unique frère. « Si je n’avais pas mon épouse, ma petite fille Lisa et mes beaux-parents, je crois que je n’aurais pas tenu », avoue ce carrossier de trente-six ans qui nous a reçus à son domicile, à Wavre. sudinfo.be, Benjamin ne peut toujours pas faire incinérer son frère Thibault, mort en Égypte en mars 2019: «Il manque un document qui l’autorise»
  • Si la plupart des automobilistes reçoivent les contraventions sans broncher quand ils se font pincer pour excès de vitesse, d’autres sont moins coopératifs. C’est le cas de ce chauffard dans la Nièvre, qui n’a pas hésité à insulter puis à menacer les gendarmes après avoir roulé à 141 km/h sur une route limitée à 80. Autonews, Arrêté pour excès de vitesse, un chauffard insulte puis menace les gendarmes
  • Quand je regarde ma vie, je me dis que j’ai été sacrément chanceux d’accomplir tout cela. Je dois même me pincer plusieurs fois pour y croire. De Arnold Schwarzenegger / Extrait de l'interview du Figaro du 1er juillet 2015

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Traductions du mot « pincer »

Langue Traduction
Corse pizzicà
Basque tira
Japonais ピンチ
Russe зажимать
Portugais pitada
Arabe قرصة
Chinois
Allemand prise
Italien pizzico
Espagnol pellizco
Anglais pinch
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Synonymes de « pincer »

Source : synonymes de pincer sur lebonsynonyme.fr

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