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Écurie

Définitions du mot « écurie »

Trésor de la Langue Française informatisé

ÉCURIE, subst. fém.

A.− HISTOIRE
1. Fonction d'écuyer.
Rem. Attesté ds DG, Rob., Quillet 1965, Lar. Lang. fr.
2. Ensemble des personnes (écuyers, pages) composant la maison d'un roi, d'un seigneur. La grande écurie, la petite écurie du roi (Ac. 1798-1932).
P. ext. Lieu destiné à loger les chevaux, le matériel ainsi que les personnes employées (écuyers, pages).
P. méton. Écurie ou musique de l'écurie. Avant lui [Lully], la « musique du roi » se composait de la Chambre, de la Chapelle et de la Grande Écurie. Celle-ci formait le corps de musique des chasses, des cortèges et des fêtes de plein air (R. Goldron, Hist. de la mus.,Splendeur de la mus. baroque, Lausanne, éd. Rencontre, 1966, p. 38):
1. La troisième institution musicale, qui porte le nom d'Écurie, groupe un certain nombre d'instrumentistes montés ou non à cheval. Cette institution remonte à François Ier(...). Les musiciens de l'Écurie comprennent la famille des violons, des hautbois et bassons, des muses et cornemuses, cromornes et cornets, trompettes et timbales, voire trompettes marines. La Mus., Paris, Larousse, t. 1, 1965, p. 288.
B.− Usuel
1. Lieu destiné à loger les chevaux et autres équidés. La porte de l'écurie battant contre le mur (Hémon, M. Chapdelaine,1916, p. 206).Lorsque les mulets furent déchargés, il les conduisit à l'écurie, près du cheval (Pourrat, Gaspard,1931, p. 272):
2. ... elle avait eu pour premier lit, à quinze ans, la botte de paille où dormait un cocher, au fond d'une écurie. Zola,Son Excellence E. Rougon,1876,p. 333.
Sentir l'écurie. [En parlant d'un cheval] Accélérer l'allure sur le chemin du retour, au fur et à mesure qu'il se rapproche de l'écurie. Cf. France, Bonnard, 1881, p. 279.P. métaph. [En parlant d'une pers.] Se hâter de terminer quelque chose par la perspective de quelque chose d'agréable (paiement, fin d'un travail, etc.).
Entrer comme dans une écurie. Entrer dans un lieu de manière incivile, sans saluer aucune des personnes présentes.
Spécialement
CH. DE FER. Wagon-écurie. Voiture destinée au transport des chevaux. Cf. Bricka, Cours ch. de fer, t. 2, 1894, p. 31.
MAR. Bâtiment écurie, écurie flottante. Bâtiment destiné au transport des chevaux. Cf. Croneau, Constr. nav. guerre, t. 2, 1892, p. 193 et Moselly, Terres lorr., 1907, p. 265.
Au fig.
C'est une écurie (fam.). [En parlant d'un logement malpropre] :
3. ... je n'ai pas surveillé ton désordre. Ta chambre est une écurie... Laisse-moi parler... Une écurie! On en est chassé par le linge sale. Cocteau, Les Parents terribles,1938, I, 4, p. 205.
C'est un cheval à l'écurie. [En parlant de qqn ou de qqc.] Qui est sans utilité et dont l'entretien entraîne des frais. Cf. Sue, Atar Gull, 1831, p. 24.
Élevé dans une écurie; il sent l'écurie; manières d'écurie; valet d'écurie. [En parlant d'une pers.] Qui a des manières grossières; qui est mal élevé; qui manque d'éducation.
Fermer l'écurie quand les chevaux sont dehors. Prendre des précautions après coup; vouloir remédier au mal quand il est consommé. Cf. Gourmont, Esthét. lang. fr., 1899, p. 282.
Nettoyer les écuries/étables d'Augias. [P. allus. à l'un des douze travaux d'Hercule] Clarifier une situation par la réforme totale d'abus criants ou de corruption. Cf. Montherl., Célibataires, 1934, p. 782.
2. P. méton. Ensemble des chevaux qui sont dans l'écurie de quelqu'un et, p. ext., de ceux qui y sont employés.
Rem. Attesté ds Besch. 1845, Lar. 19e-Lar. Lang. fr., DG, Rob.
Spéc. Ensemble des chevaux d'un même propriétaire, élevés pour les courses et, en partic., ceux de ces chevaux participant à la même course :
4. Maintenant, c'était clair : Vandeuvres, depuis deux ans, ménageait son coup, en chargeant Gresham de retenir Nana; et il n'avait produit Lusignan que pour faire le jeu de la pouliche. Les perdants se fâchaient, tandis que les gagnants haussaient les épaules. Après? N'était-ce pas permis? Un propriétaire conduisait son écurie comme il l'entendait. Zola, Nana,1880, p. 1405.
Couleurs d'une écurie. Couleurs retenues par un propriétaire pour les vêtements des jockeys et les harnachements des chevaux :
5. Elle portait les couleurs de l'écurie Vandeuvres, bleu et blanc, dans une toilette extraordinaire : le petit corsage et la tunique de soie bleue collant sur le corps (...) puis la robe de satin blanc... Zola, Nana,1880, p. 1376.
P. anal. Équipe de coureurs professionnels (cyclistes ou automobilistes), qui participent à une course pour une même marque; ensemble des candidats au même concours sous la direction du même maître. Il m'a beaucoup aidé pour mes examens; nous faisions écurie ensemble (Morand, Fin de s.,1957, p. 97).
3. P. ext., région. (notamment Suisse). Synon. de étable.Les vaches paissaient librement, du matin au soir. On les ramenait, la nuit tombante, à l'écurie (M. Zermatten, La Colère de Dieu,Fribourg (Suisse), 1941, p. 239).
Prononc. et Orth. : [ekyʀi]. Ds Ac. 1694 et 1718, s.v. escurie. Ds Ac. 1740-1932 sous la forme mod. Avant la fixation de l'orth. il y a eu hésitation entre les prononc. [i] et [ɥi] dans : charcutier/charcuitier, curée/cuirée dér. de cuir, écurie/escuierie, escuyrie dér. de escuier, écuyer (cf. Buben 1935 § 64). Étymol. et Hist. 1. Ca 1200 esqüierie « ensemble des écuyers » (Chevalier cygne, 199 ds T.-L.); 2. 1285 escurie « service des chevaux dans une maison princière » (Ordonn. de l'hôtel de Philippe le Bel, ap. Leber, t. XIX, p. 34 ds Gay); 1317 escuierie (Reg. de la Ch. des Comptes, fol. 78bds La Curne); 3. 1512 escuyrie « ensemble de chevaux » (Lemaire de Belges, Illustrations de Gaule, éd. J. Stecher, livre I, chap. 29, p. 216); 1872 hippisme écurie (Littré Add.); 4. fin xvies. escurie « bâtiment où sont gardés les chevaux » (Vauquelin de La Fresnaye, Sat. franç., L. III, à Jean de Morel ds Hug.); v. P. Lebel ds Fr. mod., t. 9, 1941, pp. 278-286. Dér. du rad. de écuyer*; suff. -erie*; le sens 2 s'explique par le fait que les écuries des grandes maisons étaient à la charge des écuyers (v. P. Lebel, loc. cit.). Fréq. abs. littér. : 1 184. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 1 196, b) 2 492; xxes. : a) 2 487, b) 1 182. Bbg. Gottsch. Redens. 1930, p. 53, 54, 450. − Kemna 1901, p. 79. − Lebel (P.). Sur l'orig. du fr. écurie. Fr. mod. 1941, t. 9, pp. 278-288. − Walt. 1885, p. 81.

Trésor de la Langue Française informatisé

ÉCURIE, subst. fém.

A.− HISTOIRE
1. Fonction d'écuyer.
Rem. Attesté ds DG, Rob., Quillet 1965, Lar. Lang. fr.
2. Ensemble des personnes (écuyers, pages) composant la maison d'un roi, d'un seigneur. La grande écurie, la petite écurie du roi (Ac. 1798-1932).
P. ext. Lieu destiné à loger les chevaux, le matériel ainsi que les personnes employées (écuyers, pages).
P. méton. Écurie ou musique de l'écurie. Avant lui [Lully], la « musique du roi » se composait de la Chambre, de la Chapelle et de la Grande Écurie. Celle-ci formait le corps de musique des chasses, des cortèges et des fêtes de plein air (R. Goldron, Hist. de la mus.,Splendeur de la mus. baroque, Lausanne, éd. Rencontre, 1966, p. 38):
1. La troisième institution musicale, qui porte le nom d'Écurie, groupe un certain nombre d'instrumentistes montés ou non à cheval. Cette institution remonte à François Ier(...). Les musiciens de l'Écurie comprennent la famille des violons, des hautbois et bassons, des muses et cornemuses, cromornes et cornets, trompettes et timbales, voire trompettes marines. La Mus., Paris, Larousse, t. 1, 1965, p. 288.
B.− Usuel
1. Lieu destiné à loger les chevaux et autres équidés. La porte de l'écurie battant contre le mur (Hémon, M. Chapdelaine,1916, p. 206).Lorsque les mulets furent déchargés, il les conduisit à l'écurie, près du cheval (Pourrat, Gaspard,1931, p. 272):
2. ... elle avait eu pour premier lit, à quinze ans, la botte de paille où dormait un cocher, au fond d'une écurie. Zola,Son Excellence E. Rougon,1876,p. 333.
Sentir l'écurie. [En parlant d'un cheval] Accélérer l'allure sur le chemin du retour, au fur et à mesure qu'il se rapproche de l'écurie. Cf. France, Bonnard, 1881, p. 279.P. métaph. [En parlant d'une pers.] Se hâter de terminer quelque chose par la perspective de quelque chose d'agréable (paiement, fin d'un travail, etc.).
Entrer comme dans une écurie. Entrer dans un lieu de manière incivile, sans saluer aucune des personnes présentes.
Spécialement
CH. DE FER. Wagon-écurie. Voiture destinée au transport des chevaux. Cf. Bricka, Cours ch. de fer, t. 2, 1894, p. 31.
MAR. Bâtiment écurie, écurie flottante. Bâtiment destiné au transport des chevaux. Cf. Croneau, Constr. nav. guerre, t. 2, 1892, p. 193 et Moselly, Terres lorr., 1907, p. 265.
Au fig.
C'est une écurie (fam.). [En parlant d'un logement malpropre] :
3. ... je n'ai pas surveillé ton désordre. Ta chambre est une écurie... Laisse-moi parler... Une écurie! On en est chassé par le linge sale. Cocteau, Les Parents terribles,1938, I, 4, p. 205.
C'est un cheval à l'écurie. [En parlant de qqn ou de qqc.] Qui est sans utilité et dont l'entretien entraîne des frais. Cf. Sue, Atar Gull, 1831, p. 24.
Élevé dans une écurie; il sent l'écurie; manières d'écurie; valet d'écurie. [En parlant d'une pers.] Qui a des manières grossières; qui est mal élevé; qui manque d'éducation.
Fermer l'écurie quand les chevaux sont dehors. Prendre des précautions après coup; vouloir remédier au mal quand il est consommé. Cf. Gourmont, Esthét. lang. fr., 1899, p. 282.
Nettoyer les écuries/étables d'Augias. [P. allus. à l'un des douze travaux d'Hercule] Clarifier une situation par la réforme totale d'abus criants ou de corruption. Cf. Montherl., Célibataires, 1934, p. 782.
2. P. méton. Ensemble des chevaux qui sont dans l'écurie de quelqu'un et, p. ext., de ceux qui y sont employés.
Rem. Attesté ds Besch. 1845, Lar. 19e-Lar. Lang. fr., DG, Rob.
Spéc. Ensemble des chevaux d'un même propriétaire, élevés pour les courses et, en partic., ceux de ces chevaux participant à la même course :
4. Maintenant, c'était clair : Vandeuvres, depuis deux ans, ménageait son coup, en chargeant Gresham de retenir Nana; et il n'avait produit Lusignan que pour faire le jeu de la pouliche. Les perdants se fâchaient, tandis que les gagnants haussaient les épaules. Après? N'était-ce pas permis? Un propriétaire conduisait son écurie comme il l'entendait. Zola, Nana,1880, p. 1405.
Couleurs d'une écurie. Couleurs retenues par un propriétaire pour les vêtements des jockeys et les harnachements des chevaux :
5. Elle portait les couleurs de l'écurie Vandeuvres, bleu et blanc, dans une toilette extraordinaire : le petit corsage et la tunique de soie bleue collant sur le corps (...) puis la robe de satin blanc... Zola, Nana,1880, p. 1376.
P. anal. Équipe de coureurs professionnels (cyclistes ou automobilistes), qui participent à une course pour une même marque; ensemble des candidats au même concours sous la direction du même maître. Il m'a beaucoup aidé pour mes examens; nous faisions écurie ensemble (Morand, Fin de s.,1957, p. 97).
3. P. ext., région. (notamment Suisse). Synon. de étable.Les vaches paissaient librement, du matin au soir. On les ramenait, la nuit tombante, à l'écurie (M. Zermatten, La Colère de Dieu,Fribourg (Suisse), 1941, p. 239).
Prononc. et Orth. : [ekyʀi]. Ds Ac. 1694 et 1718, s.v. escurie. Ds Ac. 1740-1932 sous la forme mod. Avant la fixation de l'orth. il y a eu hésitation entre les prononc. [i] et [ɥi] dans : charcutier/charcuitier, curée/cuirée dér. de cuir, écurie/escuierie, escuyrie dér. de escuier, écuyer (cf. Buben 1935 § 64). Étymol. et Hist. 1. Ca 1200 esqüierie « ensemble des écuyers » (Chevalier cygne, 199 ds T.-L.); 2. 1285 escurie « service des chevaux dans une maison princière » (Ordonn. de l'hôtel de Philippe le Bel, ap. Leber, t. XIX, p. 34 ds Gay); 1317 escuierie (Reg. de la Ch. des Comptes, fol. 78bds La Curne); 3. 1512 escuyrie « ensemble de chevaux » (Lemaire de Belges, Illustrations de Gaule, éd. J. Stecher, livre I, chap. 29, p. 216); 1872 hippisme écurie (Littré Add.); 4. fin xvies. escurie « bâtiment où sont gardés les chevaux » (Vauquelin de La Fresnaye, Sat. franç., L. III, à Jean de Morel ds Hug.); v. P. Lebel ds Fr. mod., t. 9, 1941, pp. 278-286. Dér. du rad. de écuyer*; suff. -erie*; le sens 2 s'explique par le fait que les écuries des grandes maisons étaient à la charge des écuyers (v. P. Lebel, loc. cit.). Fréq. abs. littér. : 1 184. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 1 196, b) 2 492; xxes. : a) 2 487, b) 1 182. Bbg. Gottsch. Redens. 1930, p. 53, 54, 450. − Kemna 1901, p. 79. − Lebel (P.). Sur l'orig. du fr. écurie. Fr. mod. 1941, t. 9, pp. 278-288. − Walt. 1885, p. 81.

Wiktionnaire

Nom commun

écurie \e.ky.ʁi\ féminin

  1. Bâtiment destiné à loger des chevaux, des mulets, etc.
    • Les écuries du roi et l'hôtel des gardes-du-corps devinrent pour eux un nouveau sujet de désordre; ils s’y précipitèrent en foule et jetèrent l’effroi parmi les valets d'écurie et les palefreniers. — (Anonyme, Histoire de la révolution française depuis l'année 1789, tome 1, Paris : chez Philippe, 1829, page 164)
    • Il faut, autant que possible élever les chevaux à l’écurie, l’élevage en liberté n’est pas, tant s’en faut, aussi économique que l’élevage à l’écurie. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
    • Il y avait quarante chevaux dans les écuries, sept éléphants sous une tente spéciale et les roulottes-cages de deux groupes de fauves –tigres et lions– abritées sous la tente ménagerie. — (Guy des Cars, Le Château du clown , éd. Plon, 1977)
  2. (Parfois) (Par analogie) (Familier) (Suisse) Étable
  3. (Familier) (Péjoratif) Maison mal entretenue, malpropre.
  4. (Désuet) Train, équipage qui comprenait écuyers, pages, carrosses, chevaux, mulets d’un prince, d’un grand seigneur.
    • L’écurie du prince est partie. - La grande écurie, la petite écurie du roi.
  5. (Sport) Ensemble des chevaux que l’on dresse pour les courses.
    • C’est l’écurie de M. X… qui a gagné le prix. — Cette écurie lui coûte très cher.
  6. (Aujourd'hui) (Sport) Ensemble des véhicules de course, de leurs mécaniciens, d'un constructeur d'automobiles.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

ÉCURIE. n. f.
Bâtiment destiné à loger des chevaux, des mulets, etc. Mettez ces chevaux à l'écurie. Écurie bien garnie. La cour des écuries. Fig. et fam., Fermer l'écurie quand les chevaux sont dehors, Prendre des précautions quand le mal est arrivé, quand il n'est plus temps de l'éviter. Fig. et fam., C'est un cheval à l'écurie, se dit d'une Chose qui nécessite des frais d'entretien, sans être d'aucune utilité. Fig., Nettoyer les écuries, ou les étables d'Augias, Réformer des abus criants, remédier à une corruption invétérée, porter l'ordre et la règle dans des affaires embrouillées, malhonnêtes. On dit familièrement C'est une écurie pour Une maison mal entretenue, malpropre. Vous croyez-vous dans une écurie? Croyez-vous être dans un endroit où l'on n'est pas tenu de se comporter décemment? Il signifiait aussi Train, équipage qui comprenait écuyers, pages, carrosses, chevaux, mulets d'un prince, d'un grand seigneur. L'écurie du prince est partie. La grande écurie, la petite écurie du roi. Les pages de la grande, de la petite écurie. Avoir le soin, l'inspection de l'écurie, des écuries. Il dépense beaucoup pour ses écuries. Il se dit aujourd'hui plus spécialement et plus fréquemment des Chevaux que l'on dresse pour les courses. C'est l'écurie de M. X... qui a gagné le prix. Son écurie lui coûte très cher.

Littré (1872-1877)

ÉCURIE (é-ku-rie) s. f.
  • 1Habitation réservée aux solipèdes et particulièrement au cheval. On m'éleva jusqu'à quatorze ans dans un palais auquel tous les châteaux de vos barons allemands n'auraient pas servi d'écurie, Voltaire, Candide, 11.

    Fermer l'écurie quand les chevaux sont dehors, prendre des précautions quand le mal est arrivé.

    C'est un cheval à l'écurie, se dit d'une chose qui nécessite des frais sans être utile.

    Les écuries d'Augias, voy. ÉTABLES.

    Entrer comme dans une écurie, entrer dans un lieu grossièrement et sans observer aucune politesse.

    Élevé dans une écurie, il sent l'écurie, c'est un valet d'écurie, se dit d'un homme grossier dans ses propos.

    On dit d'une chambre sale : c'est une écurie, une vraie écurie. Il couche dans une écurie.

  • 2Train, équipage d'un prince. La grande, la petite écurie.
  • 3 Terme de marine. Bâtiment pour transporter les chevaux.

HISTORIQUE

XVe s. Escuyer d'escuyrie du duc de Bourgogne, Boucic. hist. I, 30. Un chevaucheur d'escuyrie dudit duc, Commines, III, 9. Guillaume estoit en son scure ou granje, où il batoit du blé, Du Cange, scura. Escuirie de beau gouvernement, Deschamps, Poésies mss. dans LACURNE.

XVIe s. Eschanson, escuyer d'escuirie, chambellan…, Montaigne, II, 169.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

ÉCURIE. Ajoutez :
4 Terme de turf. Ensemble des chevaux de course d'un propriétaire ou de plusieurs propriétaires associés.
Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de « écurie »

Anciennement esqüierie, (1285) escurie : dérivé de écuyer avec le suffixe -ie.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Provenç. escura, escuria ; bas-lat. scura, scuria. La forme scure, le bas-latin scura, scuria, montrent que le mot vient du germanique : anc. haut allem. skûra, skiura, étable ; holland. schuur et allem. Scheuer, grange ; radical sanscrit, sku, couvrir. Mais on doit penser que escuyer a influé pour donner la forme en rie. L'italien scuderia se rattache à écuyer. Le fait est que la Fontaine semble avoir dit écurie pour charge d'écuyer : Je le suis donc [malheureux, à propos de poursuites qu'il subissait pour avoir pris indûment la qualité d'écuyer] grâces à l'écurie, Et ne suis pas seul de ma confrérie, Œuvres, édit. Walckenaer, t. VI, p. 79.

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Phonétique du mot « écurie »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
écurie ekyri

Évolution historique de l’usage du mot « écurie »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « écurie »

  • On achète les bons chevaux à l’écurie. De Proverbe belge
  • A cheval hargneux, il faut une écurie à part. De Proverbe français
  • L’écurie use plus le cheval que la course. De Proverbe français
  • Les chevaux n'ont rien de plus cher que leur écurie. De Proverbe marocain
  • Naitre dans une écurie ne fait pas de toi un cheval. De Arthur Wellesley, duc de Wellington
  • C'est l'esprit qui est une écurie d'Augias, pas le langage. De David Herbert Lawrence / La Peur des mots
  • Spécialiste de l’équitation éthologique, Charlotte Masseron propose dans son écurie une conception douce du dressage dans le respect de l’animal. Journal L'Est Éclair abonné, L’écurie qui offre une seconde chance aux chevaux à Mesnil-la-Comtesse
  • En dressage, Mâcon-Chaintré a marqué la deuxième étape du circuit du Grand National FFE/AC Print, la première s’étant déroulée début mars au Mans, avant le confinement. L’écurie Coho, déjà vainqueur dans la Sarthe grâce à Stéphanie Brieussel, s’est imposée cette fois-ci grâce à Morgan Barbançon Mestre et Sir Donnerhall II, quarantième couple au classement mondial, classés deuxième du Grand Prix Pro Élite avec 71,848%. La première place est revenue à Anna-Sophie Serre et Actuelle de Massa (72,739%), seul couple a dépasser la barre des 72% et leader pendant de longues heures après avoir été les premiers à s’élancer. Anne-Sophie Serre ne défendant aucune écurie sur le circuit, les points ont donc été attribués à sa poursuivante la plus proche, la Genevoise Morgan Barbançon. La troisième place de l’épreuve est revenue pour l’ambassadrice de l’écurie Cavalcar, Charlotte Chalvignac associée à Lights of Londonderry (71,630%). Nicole Favereau avec Ginsengue est quant à elle quatrième de l’épreuve avec une moyenne de 71,435%. Cette place lui permet de monter également sur le podium des écuries et d’empocher une troisième place pour son écurie Forestier Sellier – E Riding Solutions qu’elle forme avec sa fille Marine.  Très bonne reprise pour la discipline, puisque sur les trente-trois couples engagés, neuf duos ont dépassé la barre des 70%, ce qui est tout simplement historique sur une épreuve nationale.   Dimanche, le Grand Prix Spécial est revenu à Laurence Vanommeslaghe avec Edison (71,042%). Quant à la Pro Elite Libre, elle est remportée par Morgan Barbançon avec Sir Donnerhall II (75,100%).  Les dresseurs ont rendez-vous dans le Cher, à Vierzon, du 13 au 16 août pour la prochaine étape.  En saut d’obstacles, la Pro Élite Grand Prix à 1,50m du dimanche a servi de support à la première étape du Grand National. Des quarante-cinq couples au départ, seuls cinq d’entre eux se sont retrouvés au barrage. Seuls double sans-faute, Julien Gonin et Valou du Lys se sont imposés en 36’’67. Le cavalier, venu en voisin puisqu’installé dans l’Ain, a permis à l’écurie Spring Cheval, qu’il représente cette saison aux côtés d’Olivier Robert et Lucas Fournier, de remporter ses premiers points de la saison. Plus rapides (36’’04), Paul Delforge – ambassadeur de l’écurie Élevage du Banney – SARL Benoit Cernin – et Uschka du Tassier ont été rétrogradés à la deuxième place à la suite d’une barre. Son coéquipier Benoit Cernin, Jacques Helmlinger (hors circuit du Grand National) et Mégane Moissonnier (Ecurie Equita by GL Events II) sont également pénalisés d’une faute avec respectivement Unesco du Rouet, Tonic des Mets et Baladin des Matis.  La prochaine étape est programmée à Notre-Dame-d’Estrées, dans le Calvados, du 16 au 19 juillet prochains. Eurosport, Du dressage et de l’obstacle au programme du Grand National le week-end dernier - Equitation - Eurosport
  • 2e étape du circuit Grand National FFE-AC Print à Mâcon-Chaintré (71) : victoire de l'écurie Coho , News Press - 2e étape du circuit Grand National FFE-AC Print à Mâcon-Chaintré (71) : victoire de l'écurie Coho - FFE - Fédération Française d'Equitation
  • 5 EUR   Le champion olympique Karim Laghouag propose une visite de son écurie. Les places limitées, pensez à réserver. Unidivers, Visite de l’Ecurie Karim Laghouag Nogent-le-Rotrou lundi 20 juillet 2020
  • Venez nombreux!!!On vous attend pour vous faire découvrir ou redécouvrir notre écurie. , Les nouveaux propriétaires de l’Ecurie du Mont Houel à Selles ouvrent leurs portes | L'Éveil de Pont-Audemer
  • Le Veigycien Mathias Beche, l’une des références mondiales de la course automobile a décidé de prendre les rênes d’une écurie, pour aider les jeunes pilotes à percer dans un milieu qui coûte de plus en plus cher. Le Messager, Un Chablaisien lance sa propre écurie pour aider les jeunes pilotes - Le Messager
  • Une plainte a été déposée pour maltraitance contre un cavalier de passage dans une écurie du Calaisis. Nord Littoral, Un cheval maltraité dans une écurie du Calaisis ?

Images d'illustration du mot « écurie »

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Traductions du mot « écurie »

Langue Traduction
Anglais stable
Espagnol estable
Italien stabile
Allemand stabil
Chinois 稳定
Arabe مستقر
Portugais estábulo
Russe стабильный
Japonais 安定した
Basque egonkor
Corse stabile
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Synonymes de « écurie »

Source : synonymes de écurie sur lebonsynonyme.fr

Écurie

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