La langue française

Écorcher

Définitions du mot « écorcher »

Trésor de la Langue Française informatisé

ÉCORCHER, verbe trans.

A.− [Le compl. désigne un être vivant, animal ou humain]
1. Dépouiller de sa peau. Écorcher un cheval, un lapin, un loup, un renard; écorcher vif un supplicié. Synon. dépiauter, dépouiller.« Ne vous avais-je point avertis que vos moutons mourraient, et que vous devriez les écorcher pour vendre leurs peaux et leur laine? » (Tharaud, Fête arabe,1912, p. 200).Elle tira ses bas comme on écorche un lapin (Giono, Gd troupeau,1931, p. 48):
1. Je vis alors, je vis, − et ce fut pour moi comme si en écorchant un lièvre je trouvais sous la peau un petit corps d'enfant, − un visage de dix-huit ans, des joues, des yeux, des lèvres, des dents de dix-huit ans, ... Giraudoux, Siegfried et le Limousin,1922, p. 139.
2. Les malheureux Arméniens qui s'étaient associés à l'équipée franque, furent écorchés vifs ou, liés sur des pieux, servirent de cible à la soldatesque. Grousset, L'Épopée des croisades,1939, p. 124.
Loc. Il crie comme si on l'écorchait (Ac. 1798-1932). Il crie très fort. Il ressemble aux anguilles de Melun; il crie avant qu'on l'écorche (Ac. 1798-1932). Crier par poltronnerie (cf. anguille ex. 4).Écorcher l'anguille par la queue. Commencer par le difficile (cf. France 1907). L'animal est vieux et fort éreinté. Il a fait son temps. Le diable, c'est d'écorcher la queue de l'anguille (Mérimée, Lettres Viollet-le-Duc,1870, p. 176).Il faut tondre les brebis et non les écorcher. Il ne faut pas exiger du contribuable plus qu'il ne peut donner (cf. J.-F. Rolland, Dict. mauv. lang., 1813, p. 55).Écorcher le renard (arg.). Vomir (cf. France, 1907).
Spéc., ARTS. Écorcher une figure. ,,Diminue[r] les noyaux des figures que l'on veut couler en métal ou en plâtre et dont il faut préalablement diminuer l'épaisseur d'une certaine quantité`` (Adeline, Lex. termes art, 1884, p. 209).
2. P. métaph. et au fig.
a) Exiger beaucoup plus qu'il n'est raisonnable pour des marchandises, des prestations de services. Écorcher les voyageurs, les clients. Synon. estamper, voler.Il y a le revers de la médaille (...) un intendant Robert, des plus capables et homme de ressources, − de trop de ressources! − terrible à force d'expédients, qui tond et écorche impitoyablement les provinces conquises (Sainte-Beuve, Nouv. lundis,t. 1, 1863-69, p. 327).
Emploi abs. À Alexandrie (...) j'allai loger à l'auberge d'Italia, où on m'écorcha d'une rude manière (Stendhal, Journal,1801-05, p. 36).
b) Supplicier moralement. En le regardant vivre sous ses yeux le commissaire croyait voir un homme qu'on aurait vidé de toute substance, écorché intérieurement. Il allait et venait, buvait, parlait comme un homme ordinaire, mais il n'y avait plus rien à l'intérieur, rien que l'intelligence qui continuait à fonctionner par la force acquise (Simenon, Vac. Maigret,1948, p. 182).
B.− [Le compl. désigne une partie du corps]
1. Emploi trans. [Gén. avec un pron. réfl. indir. désignant la pers. dont relève la partie du corps] Blesser plus ou moins superficiellement une partie de l'épiderme.
a) [Le pron. est non réfl.] Le frottement nous écorche les genoux. Synon. blesser, égratigner.Il se jeta contre un arbre qui était là, (...) ne sentant ni le bois qui lui écorchait la peau ni la fièvre qui lui martelait les tempes (Hugo, Misér.,t. 2, 1862, p. 239).
Au fig. [En parlant de ce qui est entendu, dit] Blesser, faire mal, offenser. Écorcher les oreilles, la bouche. D'abord j'ai pleuré comme le prophète sous les pierres, Puis j'ai crié la vérité d'une voix écorchant la bouche, Et le troisième jour j'ai compris la paix vaste du héros (Jouve, Trag.,1922, p. 86).Lisa, dont je ne savais pas encore le nom, que je devinais bien qu'il ne m'écorcherait pas les gencives (Arnoux, Paris,1939, p. 190).Pauvre fou! Le mot qui ne se prononce jamais (...) écorcha l'oreille d'Olivet (H. Bazin, Tête contre murs,1949, p. 290).
b) [Le pron. est réfl.] S'écorcher les cuisses, les pieds. Je m'en convulsais, moi, des souvenirs! Je m'en écorchais le trou du cul!... Je m'en arrachais des peaux entières tellement j'avais la furie... (Céline, Mort à crédit,1936, p. 278):
3. À vingt mille pieds sous soi on aperçoit les hommes, une brise olympienne emplit vos poumons géants, et l'on se considère comme un colosse ayant le monde entier pour piédestal. Puis, le brouillard retombe et l'on continue à tâtons, à tâtons, s'écorchant les ongles aux rochers et pleurant dans la solitude. Flaubert, Correspondance,1853, p. 343.
2. Emploi pronom. réfl. Il serrait toujours dans ses mains [le personnage du rêve] les deux gâteaux marqués de paumes d'huile noire et de gouttes de sang, car il s'était écorché aux bords de la barque (Butor, Modif.,1957, p. 186).
C.− P. anal. [Le compl. désigne un inanimé]
1. Emploi trans. Enlever, entailler la surface de (quelque chose). Mur écorché par les balles. Synon. érafler, égratigner.Le sable [des Landes] est à peine couvert, de temps à autre, par des pins qu'on écorche pour avoir de la résine (Stendhal, Mém. touriste,t. 3, 1838, p. 91).Et, d'un trait de plume qui écorcha le papier, il biffa le nom (Zola, E. Rougon,1871, p. 222):
4. Le soc s'enfonça péniblement, la charrue s'ébranla d'un coup, écorchant cette terre maigre; puis peu à peu l'acier disparut dans le sol, et un premier sillon creusa l'argile rude, ... Bosco, Le Mas Théotime,1945, p. 297.
Au fig. Déformer (une langue) en parlant mal. Écorcher une langue, le latin. On fit venir un interprète des missions étrangères qui écorchait le chinois (Varinot, Dict. métaph. fr.,1819).
Loc. proverbiale. Jamais beau parler n'écorcha la langue (Ac.1798-1932).
2. Emploi pronom., littér. Ils étaient presque dans la forêt. Le nuage gémissait doucement en s'écorchant dans les branches (Giono, Batailles dans la montagne,1937, p. 55).
Rem. 1. On rencontre ds la docum. qq. ex. de l'adj. verbal écorchant, ante, emploi adj., rare, au fig. Qui écorche, fait mal, irrite. Et l'écorchante harmonie des vielleuses montagnardes (Goncourt, Art XVIIIes., t. 1, 1880-82, p. 385). La monotonie de cette marche, les rares paroles du cousin, cette chaleur écorchante et légère, le jetaient dans une sorte de bonheur torpide (Malègue, Augustin, t. 1, 1933, p. 219). 2. Sur la base écorche- la docum. atteste plusieurs composés créés de manière plaisante. a) Écorche-cul (à l'), loc. adv., vx, fam. En se traînant sur le derrière. Jouer à écorche-cul (Ac. 1798, 1835). Les enfants se frottant à l'écorche-cul dans l'eau des ruisseaux, criaient la détresse lamentable des anciennes banlieues (Huysmans, Sœurs Vatard, 1879, p. 28). Au fig. À contrecœur, en rechignant. Il ne fait jamais les choses qu'à écorche-cul (Ac. 1798). b) Écorche-oreille, subst. masc. en emploi adj. Vas-y de ta romance, fiston, ceux qui n'ont pas le gosier trop enrayé et le galoubet trop écorche-oreille (...) t'accompagneront au refrain (Arnoux, Zulma l'infidèle, 1960, p. 28). c) Écorche-rosses, subst. masc. Je viens d'avertir l'écorche-rosses (Arène, Contes Paris, 1887, p. 202).
Prononc. et Orth. : [ekɔ ʀ ʃe], (j')écorche [ekɔ ʀ ʃ]. Enq. : /ekoʀ ʃ/. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. a) 1155 « dépouiller de sa peau (une personne) » (Wace, Brut, éd. I. Arnold, 3413); 1160-74 « id. (un animal) » (Id., Rou, éd. A. J. Holden, III, 567 : Le cerf aveient escorchié); 1796 l'écorché B.-A. part. passé subst. (Diderot, Essai sur la peinture, I ds Rob.); b) 1193-97 fig. escorchier les povres gens (Hélinant de Froidmont, Vers de la Mort, éd. Fr. Wulff et E. Walberg, XL, 6); en partic. 1673 « demander un prix excessif » écorcher les malades (Molière, Malade Imaginaire, I, 1); 2. 1205-50 « blesser en entamant » ici pronom. les meins s'escorca (Renart, éd. E. Martin, XIII, 992), cf. ca 1230 le cul escorche (Eustache le Moine, 176 ds T.-L.); 1598 « détériorer en entamant la surface » muraille escorchée (Coutumes de St Mihiel, titre xii, v ds Nouv. Coutumier gén., éd. Ch. A. Bourdot de Richebourg, t. 2, p. 1057); 3. 1280 « causer une sensation désagréable » (Clef d'Amors, 304 ds T.-L. : biau parler langue n'escorche); 1665 écorcher les oreilles (Boil., Héros de roman ds Littré); 4. 1532 « mal prononcer une langue, l'estropier » Tu escorches le latin (Rabelais, Pantagruel, éd. V. L. Saulnier, chap. 6, p. 34). Du b. lat. excorticare « écorcer », formé sur le lat. class. cortex « enveloppe; tout ce qui couvre ». Fréq. abs. littér. : 273. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 338, b) 516; xxes. : a) 367, b) 374.
DÉR.
Écorchable, adj.,littér. et rare, au fig. Qu'on peut écorcher. Mon esprit et mes sens s'éveillent dans une frémissante allégresse, mais vulnérables, écorchables et craignant l'accroc (Gide, Journal,1935, p. 1235). 1reattest. 1902, 8 mars (Léautaud, Journal littér., 1, p. 43); du rad. de écorcher, suff. -able*. Fréq. abs. littér. : 1.
BBG. − Gottsch. Redens. 1930, p. 37, 71, 116, 117, 124.

Trésor de la Langue Française informatisé

ÉCORCHER, verbe trans.

A.− [Le compl. désigne un être vivant, animal ou humain]
1. Dépouiller de sa peau. Écorcher un cheval, un lapin, un loup, un renard; écorcher vif un supplicié. Synon. dépiauter, dépouiller.« Ne vous avais-je point avertis que vos moutons mourraient, et que vous devriez les écorcher pour vendre leurs peaux et leur laine? » (Tharaud, Fête arabe,1912, p. 200).Elle tira ses bas comme on écorche un lapin (Giono, Gd troupeau,1931, p. 48):
1. Je vis alors, je vis, − et ce fut pour moi comme si en écorchant un lièvre je trouvais sous la peau un petit corps d'enfant, − un visage de dix-huit ans, des joues, des yeux, des lèvres, des dents de dix-huit ans, ... Giraudoux, Siegfried et le Limousin,1922, p. 139.
2. Les malheureux Arméniens qui s'étaient associés à l'équipée franque, furent écorchés vifs ou, liés sur des pieux, servirent de cible à la soldatesque. Grousset, L'Épopée des croisades,1939, p. 124.
Loc. Il crie comme si on l'écorchait (Ac. 1798-1932). Il crie très fort. Il ressemble aux anguilles de Melun; il crie avant qu'on l'écorche (Ac. 1798-1932). Crier par poltronnerie (cf. anguille ex. 4).Écorcher l'anguille par la queue. Commencer par le difficile (cf. France 1907). L'animal est vieux et fort éreinté. Il a fait son temps. Le diable, c'est d'écorcher la queue de l'anguille (Mérimée, Lettres Viollet-le-Duc,1870, p. 176).Il faut tondre les brebis et non les écorcher. Il ne faut pas exiger du contribuable plus qu'il ne peut donner (cf. J.-F. Rolland, Dict. mauv. lang., 1813, p. 55).Écorcher le renard (arg.). Vomir (cf. France, 1907).
Spéc., ARTS. Écorcher une figure. ,,Diminue[r] les noyaux des figures que l'on veut couler en métal ou en plâtre et dont il faut préalablement diminuer l'épaisseur d'une certaine quantité`` (Adeline, Lex. termes art, 1884, p. 209).
2. P. métaph. et au fig.
a) Exiger beaucoup plus qu'il n'est raisonnable pour des marchandises, des prestations de services. Écorcher les voyageurs, les clients. Synon. estamper, voler.Il y a le revers de la médaille (...) un intendant Robert, des plus capables et homme de ressources, − de trop de ressources! − terrible à force d'expédients, qui tond et écorche impitoyablement les provinces conquises (Sainte-Beuve, Nouv. lundis,t. 1, 1863-69, p. 327).
Emploi abs. À Alexandrie (...) j'allai loger à l'auberge d'Italia, où on m'écorcha d'une rude manière (Stendhal, Journal,1801-05, p. 36).
b) Supplicier moralement. En le regardant vivre sous ses yeux le commissaire croyait voir un homme qu'on aurait vidé de toute substance, écorché intérieurement. Il allait et venait, buvait, parlait comme un homme ordinaire, mais il n'y avait plus rien à l'intérieur, rien que l'intelligence qui continuait à fonctionner par la force acquise (Simenon, Vac. Maigret,1948, p. 182).
B.− [Le compl. désigne une partie du corps]
1. Emploi trans. [Gén. avec un pron. réfl. indir. désignant la pers. dont relève la partie du corps] Blesser plus ou moins superficiellement une partie de l'épiderme.
a) [Le pron. est non réfl.] Le frottement nous écorche les genoux. Synon. blesser, égratigner.Il se jeta contre un arbre qui était là, (...) ne sentant ni le bois qui lui écorchait la peau ni la fièvre qui lui martelait les tempes (Hugo, Misér.,t. 2, 1862, p. 239).
Au fig. [En parlant de ce qui est entendu, dit] Blesser, faire mal, offenser. Écorcher les oreilles, la bouche. D'abord j'ai pleuré comme le prophète sous les pierres, Puis j'ai crié la vérité d'une voix écorchant la bouche, Et le troisième jour j'ai compris la paix vaste du héros (Jouve, Trag.,1922, p. 86).Lisa, dont je ne savais pas encore le nom, que je devinais bien qu'il ne m'écorcherait pas les gencives (Arnoux, Paris,1939, p. 190).Pauvre fou! Le mot qui ne se prononce jamais (...) écorcha l'oreille d'Olivet (H. Bazin, Tête contre murs,1949, p. 290).
b) [Le pron. est réfl.] S'écorcher les cuisses, les pieds. Je m'en convulsais, moi, des souvenirs! Je m'en écorchais le trou du cul!... Je m'en arrachais des peaux entières tellement j'avais la furie... (Céline, Mort à crédit,1936, p. 278):
3. À vingt mille pieds sous soi on aperçoit les hommes, une brise olympienne emplit vos poumons géants, et l'on se considère comme un colosse ayant le monde entier pour piédestal. Puis, le brouillard retombe et l'on continue à tâtons, à tâtons, s'écorchant les ongles aux rochers et pleurant dans la solitude. Flaubert, Correspondance,1853, p. 343.
2. Emploi pronom. réfl. Il serrait toujours dans ses mains [le personnage du rêve] les deux gâteaux marqués de paumes d'huile noire et de gouttes de sang, car il s'était écorché aux bords de la barque (Butor, Modif.,1957, p. 186).
C.− P. anal. [Le compl. désigne un inanimé]
1. Emploi trans. Enlever, entailler la surface de (quelque chose). Mur écorché par les balles. Synon. érafler, égratigner.Le sable [des Landes] est à peine couvert, de temps à autre, par des pins qu'on écorche pour avoir de la résine (Stendhal, Mém. touriste,t. 3, 1838, p. 91).Et, d'un trait de plume qui écorcha le papier, il biffa le nom (Zola, E. Rougon,1871, p. 222):
4. Le soc s'enfonça péniblement, la charrue s'ébranla d'un coup, écorchant cette terre maigre; puis peu à peu l'acier disparut dans le sol, et un premier sillon creusa l'argile rude, ... Bosco, Le Mas Théotime,1945, p. 297.
Au fig. Déformer (une langue) en parlant mal. Écorcher une langue, le latin. On fit venir un interprète des missions étrangères qui écorchait le chinois (Varinot, Dict. métaph. fr.,1819).
Loc. proverbiale. Jamais beau parler n'écorcha la langue (Ac.1798-1932).
2. Emploi pronom., littér. Ils étaient presque dans la forêt. Le nuage gémissait doucement en s'écorchant dans les branches (Giono, Batailles dans la montagne,1937, p. 55).
Rem. 1. On rencontre ds la docum. qq. ex. de l'adj. verbal écorchant, ante, emploi adj., rare, au fig. Qui écorche, fait mal, irrite. Et l'écorchante harmonie des vielleuses montagnardes (Goncourt, Art XVIIIes., t. 1, 1880-82, p. 385). La monotonie de cette marche, les rares paroles du cousin, cette chaleur écorchante et légère, le jetaient dans une sorte de bonheur torpide (Malègue, Augustin, t. 1, 1933, p. 219). 2. Sur la base écorche- la docum. atteste plusieurs composés créés de manière plaisante. a) Écorche-cul (à l'), loc. adv., vx, fam. En se traînant sur le derrière. Jouer à écorche-cul (Ac. 1798, 1835). Les enfants se frottant à l'écorche-cul dans l'eau des ruisseaux, criaient la détresse lamentable des anciennes banlieues (Huysmans, Sœurs Vatard, 1879, p. 28). Au fig. À contrecœur, en rechignant. Il ne fait jamais les choses qu'à écorche-cul (Ac. 1798). b) Écorche-oreille, subst. masc. en emploi adj. Vas-y de ta romance, fiston, ceux qui n'ont pas le gosier trop enrayé et le galoubet trop écorche-oreille (...) t'accompagneront au refrain (Arnoux, Zulma l'infidèle, 1960, p. 28). c) Écorche-rosses, subst. masc. Je viens d'avertir l'écorche-rosses (Arène, Contes Paris, 1887, p. 202).
Prononc. et Orth. : [ekɔ ʀ ʃe], (j')écorche [ekɔ ʀ ʃ]. Enq. : /ekoʀ ʃ/. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. a) 1155 « dépouiller de sa peau (une personne) » (Wace, Brut, éd. I. Arnold, 3413); 1160-74 « id. (un animal) » (Id., Rou, éd. A. J. Holden, III, 567 : Le cerf aveient escorchié); 1796 l'écorché B.-A. part. passé subst. (Diderot, Essai sur la peinture, I ds Rob.); b) 1193-97 fig. escorchier les povres gens (Hélinant de Froidmont, Vers de la Mort, éd. Fr. Wulff et E. Walberg, XL, 6); en partic. 1673 « demander un prix excessif » écorcher les malades (Molière, Malade Imaginaire, I, 1); 2. 1205-50 « blesser en entamant » ici pronom. les meins s'escorca (Renart, éd. E. Martin, XIII, 992), cf. ca 1230 le cul escorche (Eustache le Moine, 176 ds T.-L.); 1598 « détériorer en entamant la surface » muraille escorchée (Coutumes de St Mihiel, titre xii, v ds Nouv. Coutumier gén., éd. Ch. A. Bourdot de Richebourg, t. 2, p. 1057); 3. 1280 « causer une sensation désagréable » (Clef d'Amors, 304 ds T.-L. : biau parler langue n'escorche); 1665 écorcher les oreilles (Boil., Héros de roman ds Littré); 4. 1532 « mal prononcer une langue, l'estropier » Tu escorches le latin (Rabelais, Pantagruel, éd. V. L. Saulnier, chap. 6, p. 34). Du b. lat. excorticare « écorcer », formé sur le lat. class. cortex « enveloppe; tout ce qui couvre ». Fréq. abs. littér. : 273. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 338, b) 516; xxes. : a) 367, b) 374.
DÉR.
Écorchable, adj.,littér. et rare, au fig. Qu'on peut écorcher. Mon esprit et mes sens s'éveillent dans une frémissante allégresse, mais vulnérables, écorchables et craignant l'accroc (Gide, Journal,1935, p. 1235). 1reattest. 1902, 8 mars (Léautaud, Journal littér., 1, p. 43); du rad. de écorcher, suff. -able*. Fréq. abs. littér. : 1.
BBG. − Gottsch. Redens. 1930, p. 37, 71, 116, 117, 124.

Wiktionnaire

Verbe

écorcher \e.kɔʁ.ʃe\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. (Vieilli) Dépouiller un animal de sa peau.
    • Son fripon de cuisinier n’est pas pour rien l’élève d’un Français ; il écorche un chat et le sert en guise de lièvre. — (Nicolas Gogol, « Les Âmes mortes », 1842, traduction de Henri Mongault, 1949)
  2. Supplicier certains condamnés en leur arrachant la peau en tout ou partie.
    • Écorcher vif.
  3. Déchirer, enlever une partie de la peau d’une personne, d’un animal, ou de l’écorce d’un arbre.
    • Je suis tombée sur une pierre. De tout mon poids, j'ai mis une main devant moi mais trop tard. Mes genoux sont écorchés. J'ai un œil bleu. Mathieu s'en amuse. Il m'appelle la "femme battue". — (Amanda Sthers, Rompre le Charme, 2012, édition Stock, collection Le Livre de Poche, 2012, p.106)
    • Il se souvenait du silence, du ciel couleur d'étain, des cristaux de givre qui lui écorchaient le nez, les joues ; de cette gadoue, neige et boue qui le faisait trébucher. — (Irène Chauvy, L'affaire des glacières: Roman policier historique, Plombières-les-Bains : Éditions Ex-Aequo, 2017, chap. 21)
    • (Figuré)Ce soc est fort petit, et le coutre qui ne fait qu’écorcher la terre , pour ainsi dire ; à mesure que les sillons sont tirés, les laboureurs rompent les mottes avec de grosses maillottes de bois, […]. — (Jean Chardin, Voyages du chevalier Chardin en Perse et autres lieux de l'Orient, 1686, édition conférée par Louis Mathieu Langlès, Paris, Le Normant, 1811, p.101)
  4. (Par analogie) Être rude au palais, à la gorge, en parlant d’un aliment, d’une boisson.
    • Le pain de son, le pain dur écorche le gosier.
    • Ce vin est si âpre, qu’il écorche le palais.
  5. (Par analogie) Être rude à l’oreille, en parlant de paroles, de sons, entendus.
    • Un jargon barbare qui écorche les oreilles.
    • Une voix, une musique qui écorche les oreilles.
    • Ses leçons de musique du couvent ne lui servaient plus qu’à écorcher les couplets de bouffonneries nouvelles. — (Émile Zola, La Curée, 1871)
  6. Parler mal, prononcer mal les mots, être loin de maîtriser une langue, la rudoyer.
    • Écorcher une langue.
    • Écorcher un mot, le nom de quelqu’un.
    • Car mon mari [...], voyant entrer dans notre chambre un gentilhomme gênois, lequel écorchait un peu le français, lui demanda : "Monsieur, vous plaît-il quelque chose ?" — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Angélique, 1854)
  7. (Sculpture) Rectifier l’épaisseur d’une ébauche avant de préparer le moule de fonderie.
  8. (Figuré) (Familier) Exiger beaucoup plus de quelqu’un qu’il n’est équitable ou raisonnable pour des droits, des salaires, des vacations, pour des marchandises, des fournitures.
    • Je leur conseille vivement de ne pas se loger à l'Hôtel de Florence, car c'est le premier de l'Amérique où, jusqu'ici, j’aie été écorché…, comme si j'avais été un castor ou une loutre. — (Léon de Tinseau, Du Havre à Marseille par l'Amérique et le Japon, Paris : Calmann-Lévy, 1891)
    • Cet homme d’affaires écorchait ses clients.
    • Ce marchand est raisonnable, il n’écorche pas ses pratiques.
  9. (Figuré) Tenir des propos malveillants à l’égard de quelqu’un.
    • Écorcher son prochain.
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

ÉCORCHER. v. tr.
Dépouiller un animal de sa peau. Écorcher un cheval, un bœuf, une anguille. Écorcher vif se disait d'un Supplice infligé à certains condamnés. Prov. et fig., Il faut tondre les brebis, et non pas les écorcher. Voyez TONDRE. Fam., Il crie comme si on l'écorchait, Il jette de grands cris. Cela se dit aussi d'une Personne qui se plaint beaucoup pour peu de chose. Prov. et fig., Il ressemble aux anguilles de Melun, il crie avant qu'on l'écorche. Voyez ANGUILLE. Fig. et fam., Écorcher l'anguille par la queue. Voyez ANGUILLE. Il signifie aussi Déchirer, enlever une partie de la peau d'une personne, d'un animal, ou de l'écorce d'un arbre. Vous m'avez écorché la jambe. Je me suis écorché le bras. Je me suis écorché à la main. La selle a écorché ce cheval. Les charrettes en passant ont écorché cet arbre. Fig. et fam., Écorcher une langue, La parler mal, en prononcer mal les mots. On dit de même Écorcher un mot, le nom de quelqu'un. Il signifie, par analogie, Être rude au palais, à la gorge, en parlant d'un Aliment, d'une boisson. Le pain de son, le pain dur écorche le gosier. Ce vin est si âpre, qu'il écorche le palais. Prov. et fig., Jamais beau parler n'écorcha la langue, Il est toujours bon de parler honnêtement. Fig. et fam., Écorcher l'oreille, les oreilles, Faire sur l'ouïe une impression désagréable, en parlant des Sons rudes, aigres ou discordants. Un jargon barbare qui écorche les oreilles. Une voix, une musique qui écorche les oreilles. En termes de Sculpture, il signifie Ôter du noyau d'une figure qu'on se propose de couler en plâtre, en bronze, etc., autant d'épaisseur qu'on veut en donner au plâtre, au bronze, etc. Il signifie figurément et familièrement Exiger beaucoup plus de quelqu'un qu'il n'est équitable ou raisonnable pour des droits, des salaires, des vacations, pour des marchandises, des fournitures. Cet homme d'affaires écorchait ses clients. Ce marchand est raisonnable, il n'écorche pas ses pratiques. C'est un hôtel où l'on écorche les gens. Il signifie encore figurément Tenir des propos malveillants à l'égard de quelqu'un. Écorcher son prochain. Le participe passé

ÉCORCHÉ, ÉE, se dit comme nom masculin, en termes de Peinture et de Sculpture, d'une Figure sans peau, dont on voit les muscles. L'écorché de Michel-Ange, de Houdon. Dessiner d'après l'écorché. Étudier l'écorché.

Littré (1872-1877)

ÉCORCHER (é-kor-ché) v. a.
  • 1Dépouiller un animal de sa peau. Écorcher un cheval. Je veux être Écorché vif si…, La Fontaine, Gag. Il le livra aux exécuteurs, et leur commanda de l'écorcher tout vif, de le coucher ensuite tout de travers sur trois croix, et d'étendre sa peau à part sur les pieux dressés tout auprès, Rollin, Hist. anc. Œuvres, t. IV, p. 218, dans POUGENS.

    Bassement et fig. Écorcher le renard, vomir.

    Écorcher l'anguille par la queue, commencer par où l'on devrait finir, par ce qu'il y a de plus difficile.

    Il crie comme si on l'écorchait, ou avant qu'on ne l'écorche, se dit d'un homme qui se plaint sans grand sujet.

  • 2Enlever une partie de la peau. Vous m'avez écorché la jambe. Je me suis écorché le bras.

    Par extension. Les charrettes en passant ont écorché cet arbre. Les essieux des roues écorchent en passant les murailles.

    Terme militaire. Écorcher une fortification, l'endommager extérieurement.

    Fig. Écorcher une matière, en parler superficiellement ou inexactement. M. de Noailles, qui écorchait la superficie de tout, n'avait jamais pu rien approfondir en aucun genre, Saint-Simon, 333, 108. Je ne fais ici qu'écorcher la matière que j'aurai lieu ailleurs d'étendre davantage, Saint-Simon, 506, 163.

  • 3Faire mal au palais, à la gorge. Ce vin vous écorche le palais, la gorge.

    Par extension. Ce mot [Hershalaïm, Jérusalem] écorchait le gosier d'un Athénien, Voltaire, Mœurs, Déluge.

    Écorcher l'oreille, les oreilles, mal prononcer les mots, ou, en musique, produire des sons discordants. Platon : Ah ! elle m'écorche les oreilles, Boileau, Héros de roman.

    Par extension, faire de la peine, déplaire. Le beau sexe était sauvage ; Il ne l'est plus maintenant ; Et des louanges pareilles De nos dames d'à présent N'écorchent point les oreilles, La Fontaine, Cand.

  • 4 Familièrement. Écorcher les auteurs, les entendre imparfaitement, les expliquer à grand' peine.

    Écorcher une langue, la parler d'une manière incorrecte. Toutes deux [ces dames] écorchent l'italien, Courier, Lett. I, 29.

    Écorcher un mot, le nom de quelqu'un, le mal prononcer.

  • 5Exiger au-dessus du prix des fournitures, des vacations, etc. Il faut être raisonnable et ne pas écorcher les gens. On est écorché dans cette hôtellerie. Il ne faut pas écorcher les malades, Molière, Mal. im. I, 1. Avec sept hommes nous nous chargeons de tondre et d'écorcher les Français pour votre compte, Courier, I, 228.
  • 6 Terme de fondeur en bronze. Écorcher la figure, diminuer la grosseur de la figure de terre qui sert de noyau.
  • 7S'écorcher, v. réfl. Se faire une écorchure. S'écorcher en se grattant.

    Fig. Il ne s'écorche pas, se dit de quelqu'un qui parle trop avantageusement de soi-même.

    Subir une perte superficielle de substance. La couverture d'un livre relié en veau s'écorche facilement.

PROVERBES

Beau parler n'écorche point la langue, c'est-à-dire il ne coûte pas plus de parler civilement que d'une façon arrogante.

Autant fait, autant vaut celui qui tient que celui qui écorche, c'est-à-dire le recéleur est aussi punissable que le voleur, ou, en général, le complice autant que l'auteur principal.

Il ressemble aux anguilles de Melun (voy. ANGUILLE), il crie avant qu'on l'écorche, c'est-à-dire il se plaint avant de sentir le mal. Votre cœur crie avant qu'on ne l'écorche, Molière, Préc. 10.

Il faut tondre ses brebis et non pas les écorcher, c'est-à-dire il ne faut exiger des sujets, des contribuables que ce qu'ils peuvent donner.

Il n'y a rien de plus difficile à écorcher que la queue, c'est-à-dire la fin d'une affaire est souvent le plus difficile. La queue en sera difficile à écorcher.

HISTORIQUE

XIIe s. Chartain, Borgoignon e Franceis Virent qu'orent [ce qu'eurent] fait li Daneis, Cum lur lices [retranchements] sunt esforcées De cors [cuirs] des bestes escorchées, Benoit de Sainte-Maure, II, 5965. Autresi fait il faute e force, Qui tient le pié cum qui escorce, Benoit de Sainte-Maure, 7372. Faites le traïtor trestout vif eschorcer, Ronc. p. 200. [Ils nous voulaient] Escorchier et livrer à lor ours en chaaine, Sax. XX. …à quel martire Sera cist chevaliers rendus ? Iertil escorchiez ou pendus, Noiez ou ars en feu d'espines ? la Charrette, 410.

XIIIe s. Qu'un los [loup] seit escurchiez tuz vis ; Si seit li sanz e la pel mis Sur vostre pis [poitrine] dusqu'à demein ; Lors vus sentirez trestut sein, Marie de France, Fabl. 59. De si grant force governa, Que totes les mains s'escorcha Au governail que il tenoit, Ren. 22970. L'en ne puet oster de sa pel Le leu, tant qu'il soit escorchiés, Jà tant n'iert batu ne torchiés, la Rose, 12201. Et por ce qu'il orent or chier, Firent-ils la terre escorchier, ib. 9606. Et si dist on un proverbe, que cil qui à une lois escorche, deus ne trois ne tont, Beaumanoir, XLV, 37. [Cheval] Qu'onquos non laissast acorchier, Rutebeuf, 274. Asnes, chevaus et muls [ils] faisoient escorchier ; Si manjuent la char en l'aue et el rostier, Ch. d'Ant. VII, 269. À l'escorcher gardez la pel, Leroux de Lincy, Prov. t. I, p. 175. Li prince e cunte, et li barun Ne vunt querant si gloire nun, Povres eschorchent e defulent [foulent, oppriment], Édouard le conf. V. 3745.

XIVe s. Ne pren de tes gens que tes rentes, Soit en blez, en cens ou en ventes ; Car se tu les vues [veux] escorchier, Miex te vaurroit estre un porchier, Machaut, p. 120. Estuiz de cuir escorchiez aux armes de France, Invent. des livres de Charles V, art. 262, dans LACURNE.

XVIe s. Tu escorches le latin ; par St Jan, je te feray escorcher le regnard, car je t'escorcheray tout vif, Rabelais, Pant. II, 6. J'estime que si on vouloit escorcher le peuple, qu'ils y consentiroyent moyennant qu'ils eussent un petit lopin de la peau, Lanoue, 240. On leur bailloit leur orge toute mondée et escorchée, à fin qu'ilz la cuisissent mieulx et la digerassent plutost, Amyot, Eumènes, 22. À l'escorcher la queue est pire, Leroux de Lincy, Prov. t. I, p. 175. Nul ne peut faire latrines et retraits, cloacques, fours, puits et esgouts d'eau sur son heritage contre l'heritage d'autrui, sinon que la muraille moyenne demeure entiere et sans estre escorchée, Nouv. coustum. gener. t. II, p. 1057. Meslons-y les femmes : qui n'a ouï parler à Paris de celle qui se feit escorcher, pour seulement en acquerir le teint plus frais d'une nouvelle peau ? Montaigne, I, 308.

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Étymologie de « écorcher »

Berry, acorcher ; wallon, hoirsî ; namur. choirchî ; provenç. escorgar, escortegar ; catal. escorxar ; espagn. et portug. escorchar ; ital. scorticare ; du bas-latin excorticare, de ex, et cortex, écorce. On a voulu le tirer de excoriare ; mais le ch de plusieurs des langues romanes mène nécessairement à excorticare.

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(1155) De l’ancien français escorcier, lui-même du bas latin excorticare, de cortex, « enveloppe, écorce ».
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « écorcher »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
écorcher ekɔrʃe

Évolution historique de l’usage du mot « écorcher »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « écorcher »

  • Se souvenir, c'est s'écorcher. De Françoise Giroud / Gais-z-et-contents
  • Hilary Duff propose en effet une longue missive sur Instagram dans laquelle elle dénonce les personnes refusant de se plier aux règles sanitaires durant la pandémie, en plus d'écorcher l'annonce de la candidature présidentielle de Kanye West. Hollywoodpq.com, Hilary Duff défend le port du masque et écorche Kanye West au passage | Hollywoodpq.com
  • Hilary Duff propose en effet une longue missive sur Instagram dans laquelle elle dénonce les personnes refusant de se plier aux règles sanitaires durant la pandémie, en plus d'écorcher l'annonce de la candidature présidentielle de Kanye West. Nightlife, Hilary Duff se moque de Kanye West qui se présente comme Président | Nightlife
  • Eddaouidi ne se démonte pas, se redresse et suscite les hourras du public. Pour finir, Cyril Nauth brandit une casserole à l'attention de Damergy, casserole qu'il jettera au sol avec mépris avant que les dizaines de personnes présentes n'entonnent, comme un seul homme, une Marseillaise multicolore. Cyril Nauth hésite quelques secondes, se relève et chante lui aussi, comme le reste des élus qui, à plein poumons, reprendront l'hymne national sans en écorcher les paroles… leparisien.fr, Municipales à Mantes-la-Ville : l’incroyable départ du Rassemblement national - Le Parisien
  • Si vous craignez d’écorcher son nom de famille, qui en dit long sur ses origines néerlandaises, son prénom suffira à la reconnaître dans le petit monde du football féminin normand. Hilde van Herwijnen est de retour à Caen. La défenseure centrale, que la polyvalence peut amener un cran à gauche ou un un cran au-dessus, s’est engagée en faveur du Stade Malherbe Caen. Elle est la première recrue du club promu en Régional 1. , Football - Régional 1 féminin. Hilde van Herwijnen première recrue du SM Caen | Sport à Caen
  • Les observateurs auront noté que plusieurs fois le maire sortant à écorcher le prénom de Léonore Moncond'huy rebaptisée trop "Eléonore". D'autres mauvais esprits auront aussi noté qu'aucune écharpe tricolore n'avait été prévue pour "Madame la Maire". France Bleu, EN IMAGES - L'écologiste Léonore Moncond'huy officiellement élue maire de Poitiers
  • Il y a de quoi s’écorcher les oreilles à écouter « Gardiens de la paix », documentaire d’Ilham Maad pour Arte Radio. Alex est un jeune policier comme d’autres, qui encadre des prévenus à la geôle du tribunal de Rouen. À une différence près, qui ne passe pas auprès de certains : il est noir. Un jour, un collègue lui montre un groupe WhatsApp de policiers qui s’échangent des messages racistes. À son propos, mais pas seulement. « Travail de nègre » pour qualifier son action, « pute à nègres » pour cibler une collègue pas insensible à son charme, mais aussi « singes », « bougnoules », « colorés » sont des expressions – qui côtoient les mots de « juifs », « gauchistes », « pédés » – de fonctionnaires censés assurer la paix, mais qui préparent (certains en s’armant) la « guerre civile raciale », y compris pendant leurs heures de travail, et jusque dans les salles d’audience ! Aujourd’hui, ceux qui se considèrent « nationalistes racialistes » sont sous le coup d’une enquête. Au regard de ce qui se passe aux États-Unis, un documentaire qui résonne gravement.  L'Humanité, Podcast. Gardiens de la haine | L'Humanité

Traductions du mot « écorcher »

Langue Traduction
Anglais flay
Espagnol despellejar
Italien scorticare
Allemand schinden
Chinois 剥皮
Arabe سلخ
Portugais esfolar
Russe вымогать
Japonais フレイ
Basque flay
Corse flay
Source : Google Translate API

Synonymes de « écorcher »

Source : synonymes de écorcher sur lebonsynonyme.fr

Écorcher

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