Baume : définition de baume


Baume : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

BAUME1, subst. masc.

A.− BOT. Plante odoriférante, notamment menthe. Baume des champs, des jardins :
1. Ce fut la moisson des plantes odorantes, les citronnelles, les menthes, les verveines, dont elle emplissait sa jupe. Elle rencontra une bordure de baume et n'en laissa pas une feuille. Zola, La Faute de l'Abbé Mouret,1875, p. 1514.
B.− Substance résineuse sécrétée par certaines plantes contenant des acides aromatiques (benzoïque et cinnamique), servant à divers usages :
2. Nous n'avons rien à craindre mais beaucoup à apprendre de la tribu vigoureuse et pacifique des arbres qui produit sans cesse pour nous des essences fortifiantes, des baumes calmants, et dans la gracieuse compagnie desquels nous passons tant d'heures fraîches, silencieuses et closes. Proust, Les Plaisirs et les jours,1896, p. 233.
1. MÉD., PHARM. Médicament à base de cette substance résineuse naturelle ou, abusivement, préparation à base de teintures alcooliques, huiles, etc., servant comme résolutif, analgésique, etc. Une fiole de baume tranquille, un flacon de baume à la térébenthine :
3. ... Saint-Ernest s'était fait empirique et charlatan, marchand de panacées, d'onguent pour la brûlure. Autrefois, les industriels de cette espèce endossaient l'habit rouge à galons d'or, se coiffaient du chapeau à panache, montaient dans une calèche en compagnie d'une grosse caisse et d'une clarinette, et allaient offrir leur baume, leur élixir sur les places publiques. Reybaud, Jérôme Paturot,1842, p. 87.
P. métaph. Ce qui adoucit, guérit les maux de l'âme :
4. J'ai trouvé dans les paroles d'un prêtre (encore un ami de Maurice!) un secours inespéré, un apaisement, un calme, un baume religieux qui me fait sentir la foi dans ce qu'elle a de plus doux et de plus fort, la puissance de consolation. De moi-même souvent je ne puis pas y atteindre. Ce sont des efforts qui me fatiguent, me brisent. Nous sommes trop petits pour les choses du ciel. E. de Guérin, Journal,1839, p. 309.
5. ... ô ma fille au beau manteau. Toi qui verses le repos et l'oubli. Toi qui verses le baume, et le silence, et l'ombre Ô ma nuit étoilée je t'ai créée la première. ... Toi qui répands de tes mains, toi qui verses sur terre Une première paix Avant-coureur de la paix éternelle. Un premier repos Avant-coureur du repos éternel. Un premier baume, si frais, une première béatitude Avant-coureur de la béatitude éternelle. Toi qui apaises, toi qui embaumes, toi qui consoles. Toi qui bandes les blessures et les membres meurtris. Toi qui endors les cœurs, toi qui endors les corps Les cœurs endoloris, les corps endoloris, Courbaturés, Les membres rompus, les reins brisés De fatigue, de soucis, des inquiétudes Mortelles, Des peines, Toi qui verses le baume aux gorges déchirées d'amertume Si frais ... Péguy, Le Porche du mystère de la 2evertu,1911, pp. 304-305.
SYNT. Baume bienfaisant, consolateur, divin, rafraîchissant, restaurateur, salutaire; distiller, jeter, mettre, répandre du baume sur (les plaies, les blessures, etc.). Fam. Mettre du baume au/dans le cœur/sang. − PARAD. a) (Quasi-) synon. adoucissement, calmant, dictame, douceur, palliatif, réconfort, remède, soulagement. b) (Quasi-) anton. fiel, poison, venin.
2. RELIG. Saint baume ou baume. Baume qui entre dans la composition du saint chrême :
6. Je vous conjure par le Dieu de Majesté, par l'huile et le saint-chrème, par le baume et le sel, par tout ce que Dieu a fait et consacré, je vous conjure de me saluer. Barrès, Mes cahiers,t. 10, 1914, p. 249.
3. TECHNOL. Substance résineuse utilisée dans la préparation des vernis, en optique, etc. :
7. Comme ce vernis coûte cher, on y ajoute parfois des résines inférieures, baumes, ... Moreau-Vauthier, La Peint.,1933, p. 177.
Rem. Empl. aussi pour la préparation des momies :
8. ... les Égyptiens employaient des sucs et des résines tirés de la myrrhe, du nard, du cinnamome et du baume même : d'où est venue l'expression d'embaumer. Ils sont parvenus, par ces moyens, à préserver de la corruption les corps de leurs aïeux, et à en faire des momies qui ont la solidité et la dureté des rochers. Bernardin de Saint-Pierre, Harmonies de la nature,1814, p. 100.
C.− P. méton. Parfum extrait du baume. Fleurer (ou flairer) comme baume :
9. Il manipulait tout cet attirail, autrefois acheté sur les instances d'une maîtresse qui se pâmait sous l'influence de certains aromates et de certains baumes, une femme, détraquée et nerveuse, aimant à faire macérer la pointe de ses seins dans les senteurs, mais n'éprouvant, en somme, une délicieuse et accablante extase, que lorsqu'on lui ratissait la tête avec un peigne ou qu'elle pouvait humer, au milieu des caresses, l'odeur de la suie, du plâtre des maisons en construction, par le temps de pluie, ou de la poussière mouchetée par de grosses gouttes d'orage, pendant l'été. Huysmans, À rebours,1884, p. 160.
P. anal. Parfum émané de toute autre substance :
10. Et je respire sans effroi Un languide et terreux arôme : Odeur du sol, le dernier baume Autour des corps muets et froids! A. de Noailles, Les Forces éternelles,1920, p. 284.
P. métaph. :
11. L'enfance, la première jeunesse est l'essence de la vie. Nous délayons ce baume précieux dans le cours des années insipides qui s'écoulent après. Aussi, devons-nous nous estimer heureux quand, au milieu de notre existence le goût de ce parfum n'est pas entièrement évaporé. Delécluze, Journal,1825, p. 205.
Rem. On rencontre dans la docum. le néol. balsame, subst. masc. (R. de Montesquiou, Les Hortensias bleus, 1896, p. 259 : ... de mystiques balsames / À fermer toutes les blessures; empr. au lat. balsamum). Synon. de baume.
PRONONC. ET ORTH. : [bo:m]. Enq. : /bom, D/. Fér. Crit. t. 1 1787 écrit baûme.
ÉTYMOL. ET HIST. − 1. Ca 1150 « onguent propre à guérir les blessures » (Thèbes, éd. L. Constans, 6236 dans T.-L. : La langue li oignent de basme; O un coutel les denz desjoignent, La langue de basme li oignent, Iço le fist parler un poi); d'où 1532 fig. « chose agréable » (Bourdigné, Pierre Faifeu, ch. 36 dans Hug.); 1683 « ce qui calme, adoucit les peines » (Boss., Marie-Thérèse dans DG); 2. a) 1262-68 bot. « nom sous lequel on désigne un grand nombre de plantes odoriférantes » (Brunet Latin, Trésor, éd. Chabaille, 155 dans T.-L. : Ce [Judee] est une grant province, ou li baumes croist) en partic. 1680 « sorte de menthe » (Rich.); b) xiie-xiiies. « substance résineuse et odorante qui coule de quelques végétaux » (Flore et Blancheflor, éd. I. Bekker, 625 dans T.-L. : d'autre part ot un cresmier Et a senestre un balsamier. N'ert en cest siecle tele odour Qui vausist cele de la flour : Car de l'un basmes decouroit, Et de l'autre cresmes cäoit). Du lat. balsamum, au sens 2 a (Pline, Nat., 12, 111 dans TLL s.v., 1710, 10) d'où « sorte de menthe » en lat. médiév. viiie-xies. (Gloss. III, 281, 16 [éd. Steinmeyer et Sievers] dans Mittellat W. s.v., 1332, 61); au sens 2 b surtout au plur. (Virgile, Georg., 2, 119 dans TLL s.v., 1710, 34); le sens 1 en b. lat. et lat. médiév. viies. (Aesculapius, 11, p. 15, 1 dans Mittellat. W. s.v., 1332, 21); d'où fig. « ce qui est agréable » [non daté] (Burch., Iud., 1 [éd. P. Lehmann, Erforsch. d. Mittelalt. II, p. 251], ibid., 1332, 57) lat. empr. au gr. β α ́ λ σ α μ ο ν lui-même d'orig. hébraïque : bęsęm « id. ».
BBG. − Gall. 1955, p. 457. − Gottsch. Redens. 1930, p. 240. − Pope 1961 [1952], § 250.

BAUME2, subst. fém.

GÉOMORPHOLOGIE, région. Synon. de abri sous roche, caverne, grotte.Une troupe de gens (...) embusqués dans la baume des fées (Bertrand, Gaspard de la nuit,1841, p. 150).
Rem. Plusieurs dict., Littré notamment qui donne un emploi tiré d'une citat. dans les Nouveaux lundis de Sainte-Beuve, attestent la forme balme. La balme du Démon et la balme de l'Ermitage (J. Humbert, Nouv. gloss. genevoix, 1852, p. 35); des sorcières et des sorciers débarqués des balmes violâtres (A. Arnoux, Rhône, mon fleuve, 1944, p. 293)
Prononc. et Orth. : [bo:m]. Seule transcr. de balme dans Littré et DG : bàlm'. Ac. Compl. 1842 et Littré. enregistrent balme ou baume. Lar. encyclop. écrit que le mot signifie ,,grotte en provençal [et signale que] en basse Provence on dit baume``. Cf. aussi Quillet 1965 : ,,On dit aussi baulme, baume, basme, beaume.`` Lar. 19e, Nouv. Lar. ill. et Lar. 20erappellent : ,,On disait aussi baume.`` DG ne consacre à balme qu'une vedette de renvoi à baume. Étymol. et Hist. xiiies. balme « grotte, caverne » (Vie des Saints, Carpentier, t. 1, col. 438 dans Gdf. Compl. : Apres s'en ala en Bethleem, et en la balme dou Souverain entra); 1530 baulme « id. » (Seyssel, trad. de Diodore, II, 45 [78 ro] dans Hug.); 1562 baume (Du Pinet, trad. de Pline, XXVIII, 9, ibid.) − 1611, Cotgr. À partir du xviies., n'est plus utilisé que dans la partie Est du domaine prov. : 1650 (Mén. : Baume [...] On appelle en Provence Baume une caverne en un lieu éminent, telle qu'est la Sainte Baume), surtout attesté en topon. (Holder, t. 1, col. 337). Empr. au gaul. balma (Dottin, p. 230), le mot étant attesté dans l'aire géographique où s'établirent les Celtes (domaine gallo-roman entier, Italie du Nord, Suisse); Balma, nom propre désignant une caverne habitée par des ermites : vieou viiie-ixes. (Vitae patr. Iur., 1, 19 dans Mittellat. W. s.v., 1326, 55), désigne « Baume les Dames » dans Capit. reg. Franc., 171, p. 350, 24, ibid., 1326, 57; bien représenté également dans le domaine helvétique comme nom commun (Chart. Laus. 804, p. 644, 33 sqq. [a. 1232] ibid., 1326, 52); en a. prov. sous la forme balma xiiies. « grotte, caverne » (Izarn, Dinguas me tu dans Rayn.). Fréq. abs. littér. : 402. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 931, b) 508; xxes. : a) 544, b) 314.

Baume : définition du Wiktionnaire

Nom commun 1

baume \bom\ masculin

  1. Substance résineuse et odorante qui coule de certains végétaux et qu’on emploie souvent en médecine.
    • En chimie, les baumes sont proprement des substances résineuses qui contiennent de l’acide benzoïque ou de l’acide cinnamique. En pharmacie, médicaments qui ont une odeur balsamique.
    • Que sa liqueur [de la vigne] soit un baume de plus
      Versé par vous sur nos blessures.
      — (Pierre Jean de Béranger, Brennus)
  2. (Par extension) Certains médicaments composés, qui sont la plupart d’un usage externe et qui ont une odeur balsamique.
    • Ainsi s’expliquent ces superstitions, ces traditions populaires auxquelles on doit […], toute cette race de bouteilles, a dit Rabelais, contenant élixirs et baumes rares. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • Plaie douloureuse et non mortelle […] murmura la belle et savante chirurgienne ; passe-moi du baume et prépare de la charpie, Gillonne. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre X)
  3. (Figuré) Ce qui adoucit les peines ou dissipe les inquiétudes, les chagrins.
    • J'attends quelque chose de vous comme un baume sur toutes ces blessures. — (Voltaire, Lett. vers, 42)
    • Ce peu de lignes semblait distiller un baume salutaire sur sa blessure envenimée : j’ai vu ses regards s’adoucir et ses yeux s’humecter ; j’ai vu l’attendrissement succéder par degrés au désespoir : mais ces derniers mots si touchants, tels que ton cœur les sait dire, nous ne vivrons pas longtemps séparés, l’ont fait fondre en larmes. — (Jean-Jacques Rousseau, Julie ou la Nouvelle Héloïse, 1761, première partie, Lettre LXV de Claire à Julie)
    • Un mot, à travers ces barreaux, A versé quelque baume en mon âme flétrie. — (André Chénier, 269)
    • Quand la paix répand son baume Sur les maux qu’on endura. — (Pierre Jean de Béranger, Ménétr.)
    • Vous croyez donc que les déplaisirs et les plus mortelles douleurs ne se cachent pas sous la pourpre ? ou qu’un royaume est un remède universel à tous les maux, un baume qui les adoucit, un charme qui les enchante ? — (Jacques-Bénigne Bossuet, Marie-Thér.)
    • La tolérance sera regardée dans quelques années comme un baume essentiel au genre humain. — (Voltaire, Lett. Helvétius, 26 juin 1765)
    • Des eaux assez bonnes pour les vieillards cacochymes qui ont besoin de mettre du baume et de la tranquillité dans leur sang. — (Voltaire, Lett. d’Argental, 29 mai 1765)
    • Il y avait une riche veuve qui pleurait encore la perte de son septième mari, et j’offris à son âme ulcérée le baume de mes vœux. — (Edgar Allan Poe, « L’Ange du bizarre », dans Histoires grotesques et sérieuses, traduction de Charles Baudelaire)
  4. Variété de menthe.
    • Baume des jardins.
    • Toutes sortes de plants et d’arbrisseaux, des orties, des marguerites, des angéliques, des sureaux, des bruyères et du baume faisaient un mélange de parfums sucrés. — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, Le Livre de poche, 2012, page 173)

Nom commun 2

baume \bom\ féminin

  1. Grotte peu profonde, abri-sous-roche, caverne.
    • Une troupe de gens […] embusqués dans la baume des fées. — (Bertrand, Gaspard de la nuit, 1841, p. 150)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Baume : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

BAUME. n. m.
Substance résineuse et odorante qui coule de certains végétaux et qu'on emploie souvent en médecine. Les chimistes extraient l'acide benzoïque de l'espèce de baume appelée Benjoin. Baume de Tolu. Baume de copahu. Baume sec. Baume liquide. Fig., Cela fleure comme baume, Cela sent fort bon; et familièrement, Cela offre des sûretés, cela paraît devoir être avantageux, lucratif. Il se dit, par extension, de Certains médicaments composés, qui sont la plupart d'un usage externe et qui ont une odeur balsamique. Baume de soufre. Baume tranquille. Fig. et fam., Je n'ai pas de foi dans son baume, Je n'ai point de confiance aux discours qu'il débite, aux promesses qu'il fait. Il se dit figurément de Ce qui adoucit les peines ou dissipe les inquiétudes, les chagrins. Cette nouvelle fut un baume pour moi. Sa présence est un baume qui calme tous mes maux. C'est un baume sur ma blessure. Il est aussi le nom d'une Variété de menthe dite Baume des jardins.

Baume : définition du Littré (1872-1877)

BAUME (bô-m') s. m.
  • 1Substance résineuse et odorante qui coule de quelques végétaux. En chimie, les baumes sont proprement des substances résineuses qui contiennent de l'acide benzoïque ou de l'acide cinnamique. En pharmacie, médicaments qui ont une odeur balsamique. Que sa liqueur [de la vigne] soit un baume de plus Versé par vous sur nos blessures, Béranger, Brennus.

    Familièrement. Fleurer comme baume, avoir une odeur agréable.

    Fig. Sa réputation fleure comme baume, il a une très bonne réputation.

    Fig. et familièrement. Je n'ai pas foi dans son baume, je n'ai point de confiance aux discours qu'il débite, aux promesses qu'il fait.

  • 2 Fig. Ce qui calme, adoucit les peines, les chagrins. J'attends quelque chose de vous comme un baume sur toutes ces blessures, Voltaire, Lett. vers, 42. Ce peu de lignes semblait distiller un baume salutaire sur sa blessure, Rousseau, Hél. I, 64. Un mot, à travers ces barreaux, A versé quelque baume en mon âme flétrie, Chénier, 269. Quand la paix répand son baume Sur les maux qu'on endura, Béranger, Ménétr. Vous croyez donc que les déplaisirs et les plus mortelles douleurs ne se cachent pas sous la pourpre ? ou qu'un royaume est un remède universel à tous les maux, un baume qui les adoucit, un charme qui les enchante ? Bossuet, Marie-Thér. La tolérance sera regardée dans quelques années comme un baume essentiel au genre humain, Voltaire, Lett. Helvétius, 26 juin 1765. Des eaux assez bonnes pour les vieillards cacochymes qui ont besoin de mettre du baume et de la tranquillité dans leur sang, Voltaire, Lett. d'Argental, 29 mai 1765.
  • 3Baume d'acier ou d'aiguilles, baume préparé avec de la limaille d'acier et de l'acide azotique.

    Populairement, baume d'acier, l'instrument d'acier, l'instrument du dentiste. Votre dent est gâté ; il n'y a que le baume d'acier qui vous guérira.

    Baume de soufre, huile soufrée.

    Baume de momie, malthe et asphalte.

    En botanique, baume des jardins, nom de la menthe baume (mentha gentilis, L.) . Des roches tapissées de sauge et de baumes sauvages, Chateaubriand, Itinér. II, 13.

HISTORIQUE

XIIIe s. Et fu li cors embausemés de bausme et aportés à Saint Denis, où il fu enfouis en cimetiere comune, Chron. de Rains, 178. Ci se reposera Guillaume, Le cui tombel soit plain de baume, D'encens, de mirre et d'aloé, Tant m'a servi, tant m'a loé, la Rose, 10598. Mais je passase la cloison Moult volontiers pour l'achoison [à cause] Du bouton, qui sent miex que basme, ib. 2795. Car de l'un basmes decouroit, Et de l'autre cresmes caoit [tombait], Flor. et Bl. 625. De s'haleine est si douce odeur, Que de bosme ne vient grigneur, Bl. et Jeh. 313. Or ai Dieu renoié, ne puet estre teü ; Si ai laissié le basme, pris me sui au seü [sureau] ; De moi a pris la chartre et le brief receü Maufez [Satan] ; si li rendrai de m'ame le treü, Rutebeuf, II, 95.

XVe s. Mauvaise odeur m'est plus fleurant que basme, Orléans, Bal. 104. Et lors commença à dire baume [merveilles] de son chien, Louis XI, Nouv. XCVI.

XVIe s. … ou ne sçay quel baume artificiel, Marot, I, 267. Au point du jour vey son corps amoureux, Entre deux draps, plus odorans que basme, Marot, II, 398. Par faulte de moustarde (baulme naturel et restaurant d'andouilles) moururent presque toutes, Rabelais, Pant. IV, 42. La chair en est tant delicate, tant savoureuse, et tant friande que est basme, Rabelais, ib. IV, 7.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Baume : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

BAUME, plante. Voyez Mente. (I)

Baume, proprement dénote une substance huileuse, résineuse, odoriférente, provenant des incisions de certaines plantes, d’une vertu souveraine pour la cure des plaies & de divers autres maux.

Nous l’appellons quelquefois par maniere de distinction, baume naturel. Nous disons baume de la Méque, baume du Pérou, de Tolu, de Copahu, d’ambre liquide, à quoi peut être ajoûté le baume de Carpathie.

Baume de Giléad, est des plus estimés, quoiqu’il y ait des auteurs qui veulent que celui du Pérou ne lui soit point inférieur en vertu. On le tire par incision d’un arbre du même nom, qui croît en Egypte & dans la Judée, mais principalement dans l’Arabie Heureuse, & qui est d’une si grande valeur, qu’il fait partie du revenu particulier du grand-seigneur, sans la permission duquel il n’est point permis d’en planter ou cultiver aucun. L’incision par laquelle cet admirable suc coule, se fait pendant la canicule. Théophraste dit qu’elle doit être faite avec des clous de fer ; Pline avec du verre ; parce que, dit-il, le fer fait mourir la plante. Tacite nous dit que lorsque les branches sont pleines de seve, leurs veines semblent appréhender le fer, & s’arrêter quand une incision est faite avec ce métal, mais couler librement lorsqu’elles sont ouvertes avec une pierre, ou un têt de cruche cassée, Enfin, Marmol dit que les veines doivent être ouvertes avec de l’ivoire ou du verre. Le suc est d’abord d’une couleur sombre ; il devient ensuite blanc, enfin vert, & peu à peu d’une couleur d’or, & quand il est vieux, de la couleur de miel : il est de la consistance de la térébenthine ; son odeur est agréable & très-vive ; son goût amer, piquant, & astringent : il se dissout aisément dans la bouche, & ne laisse point de tache sur le drap.

Il est à remarquer que le suc qui nous est apporté pour du baume, n’est pas proprement la gomme, ou pleurs de l’arbre, extraites par incision, parce qu’il n’en rend que peu de cette façon ; mais est préparé du bois & des branches vertes de l’arbre distillées ; & toutefois il se trouve même souvent sophistiqué avec de la térébenthine de Chypre & d’autres résines & huiles, ainsi qu’avec du miel, de la cire, &c. Outre cela, il y a pareillement une liqueur extraite de la semence de la plante, qu’on fait passer souvent pour le véritable baume, quoique son odeur soit beaucoup plus foible, & son goût beaucoup plus amer.

Le baumier est à peu près de la hauteur du grenadier ; ses feuilles semblables à celles de rue, toûjours vertes ; ses fleurs blanches, & en forme d’étoiles, d’où sortent de petites cosses pointues, renfermant un fruit semblable à l’amande, appellé carpo-balsamum, comme le bois est appellé xylo-balsamum, & le suc opo-balsamum. Voyez Opo-balsamum, &c.

Le carpo-balsamum entre dans la composition de la thériaque de Venise, & n’a guere d’autre usage dans la Medecine : on doit le choisir d’un goût aromatique, & d’agréable odeur. Voyez Carpo-balsamum. Le xylo-balsamum, qui comme les autres productions du baumier, est apporté du Caire, entre dans la composition des trochisques hedychrois ; il est apporté en petits fagots, ayant l’écorce rouge, le bois blanc, resineux & aromatique. Voyez Xylobalsamum.

Il y a pareillement un baume de la Meque, qui est une gomme seche & blanche, ressemblante à la couperose, sur-tout quand elle est vieille. Elle est apportée de la Meque, au retour des caravanes de pélerins & marchands Mahométans, qui vont là par dévotion au lieu de la naissance de leur prophete. Elle a toutes les vertus du baume de Giléad, ou de la Judée, & est probablement le même baume, qui est seulement endurci, & dont la couleur est altérée.

Baume du Pérou, est de trois especes, ou plûtôt un même baume à trois différens noms : savoir, baume d’incision, qui est une résine blanche & glutineuse provenant d’une incision faite dans l’arbre, & ensuite épaissie & endurcie. Il est excellent pour les plaies récentes, fraîches, & ressemble beaucoup à l’opo-balsamum, à l’odeur près qui le distingue. Baume sec, qui se distille des bouts de branches coupées, auxquelles sont attachés de petits vaisseaux pour recevoir la liqueur, qui est d’abord semblable à du lait, mais rougit étant exposée au soleil. Son usage principal est dans la composition du lait virginal, qui se fait beaucoup mieux avec ce baume, qu’avec le storax ou le benjoin. Enfin le baume de lotion, qui est noirâtre, est tiré de l’écorce, des racines, & feuilles de l’arbre hachées & bouillies ensemble : on s’en sert pour les plaies comme du baume blanc, & il est fort en usage chez les Parfumeurs, à cause de son odeur.

Baume de Copahu, ou de Copaiba, vient du Brésil, dans des bouteilles de terre : il y en a de deux sortes ; l’un est clair & liquide ; l’autre est d’une couleur plus sombre & épais : le premier est blanc, d’une odeur résineuse ; l’autre tire un peu plus sur le jaune ; tous deux sont admirables pour les plaies ; les Juifs s’en servent après la circoncision pour étancher le sang.

Baume de Tolu, est une résine liquide, qui à mesure qu’elle vieillit, devient de la couleur & de la consistance de la colle de Flandre. Elle se tire par incision de quelques arbres qui croissent dans la Nouvelle Espagne, où les habitans la reçoivent dans de petits vaisseaux de cire noire : elle ressemble au baume de Giléad pour le goût & pour l’odeur, selon qu’elle devient vieille ; elle prend la consistance d’un baume sec.

Baume d’ambre liquide, est une résine claire & rouge, produite par un arbre de la nouvelle Espagne, appellé par les naturels du pays ososol ; il ressemble à l’ambre gris, sur-tout par l’odeur, d’où vient son nom. Le nouveau baume est liquide, & est nommé huile d’ambre liquide : mais quand il est vieux, on l’appelle baume d’ambre liquide ; il vient des deux Espagnes en barrils, & est très-rare parmi nous.

On le trouve souverain pour les plaies, particulierement pour les fistules à l’anus : il ressemble au baume de Tolu par l’odeur & la couleur, & est exprimé de la même maniere que l’huile de laurier, d’un fruit rouge qui croît dans l’île de Saint-Domingue.

Baume, est aussi appliqué à de certaines compositions faites par les Chimistes & Apothicaires, principalement lorsqu’il y entre des ingrédiens balsamiques & consolidans, en imitation des baumes naturels.

Ceux-ci sont appellés par maniere de distinction, baumes factices ou artificiels. Nous avons deux différentes compositions de baumes, en imitation du baume véritable d’Egypte ; l’un par Matthiole, l’autre par Furicus Cordus. Pomet a aussi donné une méthode d’imiter le baume naturel.

Baume de Saturne, est un sel ou sucre de plomb dissout dans l’huile ou esprit de térébenthine, genievre ou semblables, digéré jusqu’à ce que la matiere ait acquis une teinture rouge. On dit qu’il résiste à la putréfaction des humeurs, & qu’il est propre à nettoyer & cicatriser les ulceres. (N)

Baume de soufre ; c’est une dissolution du soufre par une liqueur huileuse. On peut employer pour cette opération toute sorte d’huile : mais de toutes les huiles, l’huile de térébenthine est la plus conveble pour tirer une teinture du soufre.

Le baume de soufre térébenthiné est le plus en usage. Pour le faire, on met dans un petit matras deux onces de fleurs de soufre, on verse dessus huit onces d’huile de térébenthine, on place le matras sur un feu de sable, & on fait un feu de digestion cinq ou six heures ; & après avoir laissé refroidir le tout, on sépare le baume d’avec le reste du soufre qui ne s’est point dissous, en versant à clair la liqueur qui a une couleur de rubis.

Le baume de soufre est en usage lorsqu’il y a ulcere aux poumons après une fluxion de poitrine, une pleurésie, une péripneumonie, après l’empyeme & la vomique, en général lorsqu’on soupçonne un abcès dans l’intérieur, & qu’on juge que la matiere peut prendre la route des urines ou celle de la transpiration. Il faut donner tous les matins, & quelquefois tous les après-midi, du baume de soufre dans de la conserve de violette, de rose, ou de fleurs de pié-de-chat, depuis une goutte jusqu’à dix.

Les femmes peuvent user de ce remede dans le tems même de leurs regles ; il ne les arrête pas, au contraire : mais il faut avoir l’attention de ne le pas

        1. donner lorsqu’il y a de la fievre ; & quand même il

n’y auroit pas de fievre, il seroit contraire s’il y avoit de la secheresse : dans ce cas la térébenthine sans soufre convient mieux. Ou bien on fait le baume de soufre avec l’huile d’amandes douces : mais pour peu qu’il y ait disposition à la fievre, autre que la fievre lente, ces remedes ne conviennent point.

Il est bon de remarquer que les baumes de soufre mettent le sang en mouvement, & qu’ils sont pernicieux lorsqu’il y a érésipele ou disposition à l’érésipele.

Lorsque pour faire le baume de soufre on se sert de l’huile d’anis, on le nomme baume de soufre anisé. Ce baume est bon dans les maladies d’estomac & des intestins : il est moins desagréable que les autres. Lorsqu’on fait le baume de soufre avec l’huile de succin, on le nomme baume de soufre succiné : on l’employe lorsqu’il y a complication par maladies de nerfs.

On fait aujourd’hui un grand usage du baume blanc de Canada ; mais les baumes de soufre m’ont paru beaucoup plus efficaces, dans la pratique de la Medecine, pour les ulceres du poumon, & pour ceux des reins. Lorsqu’on destine le baume de soufre pour être employé dans les maladies des reins, de la vessie & de la matrice, on le prépare avec l’huile de genievre.

On fait peu d’usage extérieurement du baume de soufre, quoiqu’il y fût fort utilement employé dans plusieurs occasions : il est vulnéraire & détersif en vuidant les extrémités des vaisseaux rompus ; il divise les humeurs visqueuses & purulentes, & les fait couler ; ce qui s’appelle déterger.

On peut faire un baume de soufre pour l’usage externe : on prend pour cela une once de fleurs de soufre ; on verse dessus de l’huile de lin, ou de l’huile de noix six onces, des huiles de milpertuis, de jusquiame & de pavot blanc, de chaque deux gros ; & on fait digérer le tout ensemble pour faire la dissolution du soufre. Malouin, Traité de Chimie. (M)

Baume du Pérou artificiel : prenez huile d’olive une livre & demie, santal rouge une demi-once : faites bouillir jusqu’à ce que l’huile soit d’un rouge foncé : dissolvez-y cire jaune une livre, térébenthine fine une livre & demie, baume du Pérou une once.

Ces baumes tiennent lieu des naturels, & sont en grand usage pour l’extérieur. La plûpart des pharmacopées sont remplies de ces especes de baumes. Voici la description de ceux dont on se sert le plus ordinairement.

Baume d’Arceus : prenez suif de bouc deux livres ; térébenthine de Venise, gomme élemi, de chaque une livre & demie ; graisse de porc une livre : faites fondre le tout ensemble, passez, & vous aurez le baume : c’est un très-bon digestif, & le plus en usage dans la cure des plaies.

Baume du Commandeur : prenez racine d’angélique de Bohème, sechée & coupée par petits morceaux, une demi-once ; fleurs de milpertuis séchées, une once ; esprit-de-vin rectifié, deux livres quatre onces : faites-les digérer au soleil ou au bain-marie dans un vaisseau fermé, en remuant de tems à autre le mêlange, jusqu’à ce que la teinture soit parfaitement tirée : passez ensuite ; & dans la colature ajoûtez myrrhe, oliban, de chaque demi-once : faites digérer comme auparavant ; & ensuite prenez styrax calamite deux onces, benjoin choisi trois onces, baume de Tolu une once, aloès succotrin demi-once : ajoûtez, si vous le jugez à propos, ambre gris six grains : mettez en poudre ces drogues, & les jettez ensuite dans la teinture ci-dessus énoncée ; faites-les encore digérer pendant quarante jours au soleil ; filtrez, & conservez la colature pour l’usage.

Ce baume est un grand vulnéraire, détersif & incarnatif, appliqué à l’extérieur ; & pris à l’intérieur dans du vin ou dans quelqu’autre liqueur, il est excellent contre les coliques, les dévoiemens, les vomissemens ; il est propre pour exciter les regles : enfin on lui attribue, comme à tous les nouveaux remedes, de grandes vertus, qui sont toûjours relatives aux indications qui se présentent dans les maladies : on peut en faire un alexitaire, un stomachique, & enfin un diaphorétique.

Baume ou Onguent de genievre : prenez huile d’olive trois livres, eau rose une livre, cire neuve demi-livre, térébenthine une livre, santal rouge en poudre deux onces : faites bouillir le tout dans un pot de terre neuf, avec trois demi-septiers de vin rouge ; étant refroidi, on séparera le baume du vin. Voyez Mémoires de l’Académie 1702.

Baume de Lucatelli : prenez de la meilleure huile d’olive que vous pourrez trouver, deux livres  ; vin de Canarie, deux livres ; sang de dragon pulvérisé, une once : faites bouillir ces drogues jusqu’à consomption du vin : ajoûtez-y cire jaune une livre, térébenthine de Venise une livre & demie, santal rouge en poudre deux onces, baume du Pérou deux onces ; mêlez-les & faites-les fondre ensemble, & ne mettez le baume qu’après avoir retiré le mêlange du feu.

Ce baume est un excellent vulnéraire employé dans les ulceres internes & externes, dans les tubercules, & dans les ulceres & les hémorrhagies internes. On l’applique sur les plaies & les contusions.

Baume odorisérant : prenez pommade sans odeur une once ; faites-la fondre à petit feu dans une tasse de porcelaine, & ajoûtez-y peu-à-peu cire blanche un gros ; le tout étant bien mêlé, retirez le vaisseau : lorsque le mêlange commencera à s’épaissir, versez-y huile essentielle de citron un gros : remuez la matiere, pour que le mêlange soit plus parfait : mettez le vaisseau dans l’eau froide, pour qu’il se refroidisse plûtôt ; & le baume étant tout-à-fait froid, serrez-le dans de petites boîtes, où il soit bien bouché.

Il se garde plusieurs années sans se corrompre : on peut au lieu de pommade & de cire, employer l’huile exprimée de noix muscade, après l’avoir lavée si long-tems dans l’eau qu’elle devienne blanche. Ce baume est propre à ranimer ; c’est un grand cordial : on en peut faire un pareil avec toutes les especes d’huile essentielle.

Baume pectoral : prenez benjoin, myrrhe, baume du Pérou, safran, muscade, teinture de sel de tartre, gomme ammoniaque, de chaque deux gros ; huile d’anis, de macis, de fenouil, de chaque dix gouttes. Cette composition peut se donner liquide, en l’étendant davantage avec l’esprit-de-vin.

Baume polychreste : prenez esprit-de-vin quatre livres ; faites-y infuser à petit feu en remuant, gomme de gaiac douze onces ; ajoûtez-y ensuite baume du Pérou, térébenthine, de chaque deux onces.

Baume préparé par la décoction des bois résineux balsamiques : prenez râpures de santal, de bois de rose, de genevrier, de sassafras, de bois de vie, racine de salsepareille, de chaque une once ; racine de pimprenelle, d’angélique, canelle, clous de girofle, râpures de bois d’aloès, de chaque deux gros ; mêlez ces drogues, & faites-les bouillir avec du vin rouge dans un vaisseau fermé. Cette décoction peut être d’usage comme les baumes.

Baume solide & astringent : prenez baume de Copahu, de Tolu, succin, mastic, oliban, cachou, terre sigillée, antimoine diaphorétique, corail préparé, de chaque un gros ; huile de sassafras dix gouttes : préparez ces drogues selon l’art ; il produit des effets admirables dans la gonorrhée.

Baume verd de Mets ou de Mademoiselle Feuillet : prenez huile de lin par expression, d’olive, de chaque une livre, de laurier une once, térébenthine de Venise deux onces ; liquéfiez le tout à petit feu ; & quand elles seront refroidies, ajoûtez-y huile distillée de baies de genievre une once & demie, verd de gris trois gros, aloès succotrin en poudre deux gros, vitriol blanc pulvérisé un gros & demi, huile de girofle un gros ; faites-en un baume selon l’art. Il est propre pour mondifier les plaies & les ulceres, pour les incarner & les cicatriser, contre la morsure des bêtes venimeuses : on en fait chauffer, & on en met dans la plaie avec la barbe d’une plume.

Ce baume a été inventé en premier lieu par M. Duclos, Medecin de Mets ; Mademoiselle Feuillet l’a fait appeller de son nom, l’ayant mis en vogue à Paris. Lemery, Pharmacop. univers.

Baume vulnéraire : prenez essence de myrrhe, succin, gomme élémi, santal rouge, baume du Pérou, de Tolu, huile d’armoise, sommités de mille-feuilles, d’hypericum, de chaque une once : on mêle ces drogues avec cinq quarterons d’huile & de vin, & on en fait un baume excellent en les digérant sur un feu modéré. Hoffmann les distille & en tire un esprit qu’il préfere au baume de Lucatelli.

Ce baume est un excellent vulnéraire & stomachique ; on en peut user intérieurement comme extérieurement.

On n’auroit jamais fait, si on vouloit détailler tous les baumes artificiels qui ont été découverts par les auteurs qui nous ont laissé des dispensaires. Lemery en compte soixante-treize especes différentes dans sa Pharmacopée universelle, en y comprenant quelques-uns de ceux dont nous avons parlé plus haut. On en trouve un grand nombre d’autres dans les dispensaires étrangers. (N)

* Baume (la sainte), grotte sur une montagne de France en Provence, entre Aix, Marseille & Toulon. Ce lieu est très-fréquenté, parce que les peuples sont imbus du préjugé que la Magdeleine y est morte.

* Baume les nones, (Géogr.) ville de Franche-Comté en France, sur le Doux.

Wikisource - licence Creative Commons attribution partage dans les mêmes conditions 3.0

Étymologie de « baume »

Étymologie de baume - Littré

Provenç. balme, basme ; catal. balsam ; espagn. et ital. balsamo ; de balsamum, βάλσαμον ; de l'hébreu, baal, prince, et schaman, huile. On disait encore quelquefois bâme du temps de La Fontaine : Ma foi ! c'est bâme, Troq.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Étymologie de baume - Wiktionnaire

(Nom 1) (1190) Du latin balsamum. On disait encore quelquefois bâme du temps de Jean de La Fontaine.
(Nom 2) (1562) Du gaulois balma, de même sens et qui a également donné balme. Bien qu’apparu en même temps que ce dernier dans toute la France, il n’a été conservé que par l’occitan durant plusieurs siècles (→ voir balma et bauma). Le mot est attesté surtout en toponymie.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Phonétique du mot « baume »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
baume bom play_arrow

Évolution historique de l’usage du mot « baume »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « baume »

  • Première caractéristique à prendre en compte : les actifs présents dans le baume à lèvres que nous nous apprêtons à acheter. Si vous avez les lèvres abîmées voire gercées, privilégiez davantage les baumes à lèvres aux actifs nourrissants “à base de beurre de karité, d’huiles ou de miel”, précisent Charlotte et Pernelle, responsables formation chez Codage Paris. Deuxièmement, nous devons être attentives à la texture du baume à lèvres que nous allons adopter. Pour les lèvres très sèches ou gercées, les textures huileuses ou crémeuses sont à privilégier.D’autres baumes à lèvres contenant des actifs tels que “de l’acide hyaluronique, des peptides ou du collagène” sont quant à eux très efficaces pour les femmes à la recherche d’un baume à lèvres anti-âge, poursuivent les expertes. Ces derniers agissent contre les signes de l’âge autour de la zone péribuccale, notamment le fameux plissé soleil (rides verticales dues aux mouvements répétés de la bouche). Ici, les textures gel ou crème sont à privilégier. Femme Actuelle, Baume à lèvres : conseils de pros pour bien le choisir : Femme Actuelle Le MAG
  • Que suppose l’art culinaire ? La connaissance des herbes, des fruits, des baumes et des épices et de tout ce qui soigne et est doux dans les champs et dans les bois. De John Ruskin
  • L'amitié est certes le plus doux des baumes aux plaies des amours déçues. De Jane Austen / Northanger Abbey
  • Les mots d'amour sont propres à émouvoir les oreilles, même si leur musique ne touche pas le coeur, ils sont comme un baume sur une âme renfermée. De Naguib Mahfouz / Impasse des deux palais
  • La patience est la vertu des forts ; elle aplanit bien des fois les difficultés, met un baume sur les blessures et garde encore l'espérance, aux jours sombres. De Emile Gagnon / Une fille est venue
  • L'idéal est un baume puissant qui double la force d'un homme de génie et tue les faibles. De Stendhal / Rome, Naples et Florence
  • Le chocolat est non seulement agréable au goût, c'est également un merveilleux baume pour la bouche. De Stephani Blancardi
  • L'amour est un baume pour l'esprit et renforce l'âme face à l'adversité. De Ginette Blais / Kasar
  • O paresse, mère des arts et des nobles vertus, sois le baume des angoisses humaines ! De Paul Lafargue / Le droit à la paresse

Images d'illustration du mot « baume »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « baume »

Langue Traduction
Portugais bálsamo
Allemand balsam
Italien balsamo
Espagnol bálsamo
Anglais balm
Source : Google Translate API

Synonymes de « baume »

Source : synonymes de baume sur lebonsynonyme.fr


mots du mois

Mots similaires