La langue française

Acheter

Sommaire

  • Définitions du mot acheter
  • Étymologie de « acheter »
  • Phonétique de « acheter »
  • Évolution historique de l’usage du mot « acheter »
  • Citations contenant le mot « acheter »
  • Images d'illustration du mot « acheter »
  • Traductions du mot « acheter »
  • Synonymes de « acheter »
  • Antonymes de « acheter »

Définitions du mot acheter

Trésor de la Langue Française informatisé

ACHETER, verbe trans.

I.− Emploi trans. Obtenir contre paiement la propriété et l'usage.
A.− [L'obj. désigne un animal ou quelque objet vénal]
1. En gén.
a) Constr. dir. :
1. Tout vice vient d'oisiveté, tout désordre public vient du manque de travail. Ces gens donc, chaque fois que simplement ils achètent une terre et la revendent, font bien, font une chose utile; ... P.-L. Courier, Pamphlets politiques,Lettres au rédacteur du « Censeur », 1819-1820, p. 19.
2. Incapable de résister à une envie, elle s'engouait d'un bibelot qu'elle avait vu, n'en dormait pas, courait l'acheter, le troquait contre un autre, et gâchait les étoffes, perdait ses bijoux, gaspillait l'argent, aurait vendu sa chemise pour une loge d'avant-scène. G. Flaubert, L'Éducation sentimentale,t. 1, 1869, p. 183.
3. Il était habillé d'un costume neuf, acheté tout fait dans un magasin. P. Bourget, Nos actes nous suivent,1926, p. 21.
b) Constr. indir.
[Avec un compl. indiquant le bénéficiaire de l'achat]
Acheter à :
4. Il se crut prudent d'investir la somme dans une villa qu'il acheta à sa fiancée près de Nüremberg. F. Ambrière, Les Grandes vacances,1946, p. 317.
Acheter pour :
5. − Ce sont de belles castagnettes assorties à ton costume, que ton grand-père est allé acheter pour toi au bazar de la rue Saint-Dizier... Gyp, Souvenirs d'une petite fille,t. 2, 1928, p. 159.
6. Je n'avais aucun autre rendez-vous jusqu'au dîner, mais je me trouvai assez désorienté pour éprouver l'envie d'acheter un bouquet de muguet pour Gina et décider de lui apporter. R. Abellio, Heureux les pacifiques,1946, p. 158.
[Avec un compl. indiquant le vendeur]
Acheter de.Rare :
7. Son père s'arrêtait pour causer avec cette forte campagnarde, dont les épaules, dans ce temps-là, comme aujourd'hui, crut se rappeler Florentine, étaient recouvertes du même vieux chandail d'homme, bruni au soleil. Ils achetaient d'elle, des petits cornichons au vinaigre dont Azarius était friand. G. Roy, Bonheur d'occasion,1945, p. 303.
Acheter à.Usuel :
8. Je vous ai dit que c'était un montreur d'animaux savants. Il les achète à des dresseurs, principalement à Voussois, qui habite dans le midi. R. Queneau, Pierrot mon ami,1942, p. 157.
9. J'ai dû acheter ça un jour à un mendiant ou à un colporteur. Il y a des années que c'est dans ce tiroir. G. Simenon, Les Vacances de Maigret,1948, p. 173.
Rem. ,,À quel marchand avez-vous acheté cela ou de quel marchand? Le premier est plus usité dans le langage ordinaire, mais voilà toute la différence. D'après Lafaye, on dira le premier quand on voudra aller trouver le marchand pour acheter un objet semblable, et le second quand on aura seulement l'intention d'indiquer la provenance : à désignant vers qui l'on est allé, à qui l'on s'est adressé et de désignant de qui on tient la chose achetée. Mais l'usage confond tout à fait ces deux emplois.`` (Littré.)
Acheter chez :
10.« Seigneur, me disais-je, pour celui-là seul qui gratte sa terre, plante l'olivier et sème l'orge, sonne l'heure des métamorphoses dont il ne saurait se réjouir s'il achetait son pain chez le marchand. A. de Saint-Exupéry, Citadelle,1944, p. 952.
11. Madame Mabille tenait l'épargne pour une vertu capitale; elle eût jugé immoral d'acheter chez un fournisseur les produits qui pouvaient se fabriquer à la maison : pâtisserie, confitures, lingerie, robes et manteaux. S. de Beauvoir, Mémoires d'une jeune fille rangée,1958, p. 273.
[Avec un compl. indiquant le lieu]
Acheter à :
12. ... je suis un peu pressé, je pars. J'ai encore deux sacs d'avoine à acheter au marché. L. Gozlan, Le Notaire de Chantilly,1836, p. 15.
13. ... sur chaque croix flottait un petit drapeau, de ces drapeaux d'enfant qu'on achète au bazar, et cela tout claquant donnait à ce champ de morts un air joyeux d'escadre en fête. R. Dorgelès, Les Croix de bois,1919, p. 36.
14. ... elle avait pensé s'arrêter au Quinze-cents pour donner des nouvelles de Daniel à Florentine, et acheter à une épicerie de la rue Notre-Dame quelques provisions pour le souper. G. Roy, Bonheur d'occasion,1945, p. 284.
c) Constr. abs. :
15. Il avait travaillé, trafiqué, acheté et vendu. Mais tout le monde en avait fait autant. Il fallait vivre. Et qui possédait quelque chose avait été trop heureux d'en pouvoir faire argent. M. Van der Meersch, Invasion 14,1935, p. 462.
Syntagmes fréq.
1. Verbe + subst. :acheter des livres, des journaux (H. de Balzac, Les Illusions perdues, 1843, p. 293; J. Michelet, Journal, août 1845, p. 618; E. et J. de Goncourt, Journal, août 1858, p. 525; H. de Montherlant, Les Bestiaires, 1926, p. 395; R. Martin du Gard, Les Thibault, 1929, p. 1317); acheter des terres, des maisons (Erckmann-Chatrian, Histoire d'un paysan, t. 2, 1870, p. 139; M. Barrès, Mes cahiers, t. 1, 22 juin 1896 - mai 1897, p. 133; A. Maurois, La Vie de Disraëli, 1923, p. 61); acheter du pain, des denrées alimentaires (É. Zola, La Débâcle, 1892, p. 476; J. Jaurès, Études socialistes, 1901, p. 127; L. Frapié, La Maternelle, 1904, p. 98); acheter une charge [magistrature] (G. Flaubert, La Tentation de saint Antoine, 1856, p. 505; É. Zola, L'Argent, 1891, p. 91); acheter tout fait (dans la lang. de la confection) (cf. ex. 3).
2. Verbe + adv. (ou équivalent).
a) Indiquant le prix : acheter cher, très cher (M. Van der Meersch, Invasion 14, 1935, p. 35; M. Camus, Requiem pour une nonne, 1956, p. 898); acheter à prix d'or (A. Gide, P. Valéry, Correspondance, sept. 1891, p. 124); acheter bon marché (E. Mounier, Traité du caractère, 1946, p. 325); acheter à vil prix (M. Van der Meersch, Invasion 14, 1935, p. 18); acheter à bas prix (S. de Beauvoir, Les Mandarins, 1954, p. 513); acheter à votre prix (J. Giraudoux, L'Apollon de Bellac, 1942, 7, p. 68); acheter à son prix (J. Giraudoux, L'Apollon de Bellac, 1942, 7, p. 114).
b) Indiquant la manière, la quantité : acheter à crédit (A. Gide, Journal, 1891, p. 25; L.-P. Fargue, Le Piéton de Paris, 1939, p. 32); acheter en douce (E. Triolet, Le Premier accroc coûte deux cents francs, 1945, p. 27); acheter à tour de bras (S. de Beauvoir, Les Mandarins, 1954, p. 292); acheter tout ce qui vous tombe sous la main (B. Cendrars, Bourlinguer, 1948, p. 249).
Proverbes [En parlant d'une boisson et p. ext. de denrées qu'on achète] Qui bon l'achète, bon le boit (Ac. 1835 et 1878). Qui achète ce qu'il ne peut, vend après ce qu'il ne veut. Acheter tête et queue. Acheter bien cher (Besch. 1845).
2. P. ext., fam. ou arg.
a) Acheter chat en poche. ,,Conclure légèrement un marché sans avoir examiné l'objet qu'on achète.`` (France 1907) :
16. ... les gens du monde admirent cela comme ils admirent la science de M. Babinet et les sermons de l'abbé Lacordaire, achetant chat en poche du moment qu'on leur a persuadé que c'était comme il faut. P. Mérimée, Lettres à une inconnue,t. 2, 1870, p. 284.
b) Acheter à la course. ,,Voler en passant un objet quelconque à un étalage.`` (Ch. Virmaitre, Dict. d'argot fin de siècle, 1894).
c) Acheter à la foire d'empoigne. Voler (cf. Verr.-On. 1908).
B.− [L'obj. désigne une pers. ou une chose qui normalement n'est pas vénale] Acheter des voix, le suffrage, le silence de qqn (Ac. 1835, 1878, 1932).
1. [L'obj. désigne une pers. ou une collectivité]
a) Obtenir par corruption le concours ou l'assentiment de qqn :
17. ... jamais on ne m'a vu acheter aucune voix, ni aucun parti par des promesses, de l'argent ou des places;... E.-D. de Las Cases, Le Mémorial de Sainte-Hélène, t. 1, 1823, p. 179.
18. Le rédacteur devient un « salarié » (...) « ... la plupart dont la plume est l'unique gagne-pain, se résignent, deviennent des valets. » Aussi, partout « le chantage sous toutes ses formes, les éloges vendus, le silence acheté... » Ch. Maurras, L'Avenir de l'intelligence,1905, p. 87.
19. On n'achète plus les juges, et aucun justiciable ne se risquerait à leur graisser la patte. (La Fouchardière). L'Œuvre,28 févr. 1941.
b) Vx. Acheter un homme. Payer un remplaçant pour faire le service militaire à votre place :
20. On avait toujours eu l'intention de faire un cadeau à Jack à sa majorité pour lui acheter un homme et lui permettre de s'établir. A. Daudet, Jack,t. 2, 1876, p. 85.
c) Fam. et arg. Acheter qqn. ,,Se moquer de lui, le tourner en dérision, se payer sa tête``. (France 1905).
2. [L'obj. est un abstr.] Obtenir qqc. au prix d'un sacrifice, de peines ou de difficultés vaincues :
21. C'est trop acheter un peu de renommée, que de la payer par vingt ans de fatigues, de voyages et d'erreurs. F.-R. de Chateaubriand, Correspondance générale, t. 1, 1848, p. 225.
22. ... ce dernier [Lafouasse], (...) se plaignait que la piqûre fût douloureuse; mais, enfin, on pouvait bien souffrir un peu, pour acheter de la bonne santé. É. Zola, Le Docteur Pascal,1893, p. 52.
23. Si ardente qu'elle fût elle-même, si pressée de conquérir ce premier homme qu'elle eût aimé, elle n'était pas assez folle pour l'acheter du prix de sa vie quand elle voyait tant d'autres moyens de le séduire plus simplement. P. Louÿs, Aphrodite,1896, p. 206.
II.− Emploi pronom.
A.− Emploi réfl. S'acheter qqc. Acheter pour soi (cf. sup. acheter qqc. à qqn) :
24. Il avait cru réaliser des rêves, il avait tenté de s'acheter des choses, de se payer du bon temps. Il s'offrit un foulard de soie blanche, une épingle de cravate en fer à cheval, une montre. M. Van der Meersch, Invasion 14,1935, p. 184.
25. Un jour, à treize ans, ayant reçu de son père un billet de cinquante francs pour aller s'acheter de l'encre à stylo, à charge de rapporter la monnaie, Brunet était revenu avec le visage changé. H. de Montherlant, Les Démons du bien,1937, p. 1353.
Fam. S'acheter une conduite. ,,Mener une conduite plus régulière.`` (L. Rigaud, Dict. du jargon parisien, L'Argot ancien et moderne, 1878) :
26. ... quand il avait appris que Vincent avait fait entrer Nadine dans son gang, il lui avait sérieusement sonné les cloches. Et il l'avait expédié pour un mois en Afrique. Vincent avait affirmé au retour qu'il s'était acheté une conduite : ... S. de Beauvoir, Les Mandarins,1954, p. 233.
B.− Emploi passif
1. S'acheter.Être acheté :
27. ... maintenant que je reviens d'Arras je suis de mon groupe plus que jamais? J'ai acquis un lien de plus. J'ai renforcé en moi ce sentiment de communauté qui est à savourer dans le silence. Israël et Gavoille ont subi des risques plus durs, peut-être, que les miens. Israël a disparu. Mais, de cette promenade d'aujourd'hui, je ne devais pas revenir non plus. Elle me donne un peu plus de droit de m'asseoir à leur table, et de me taire avec eux. Ce droit-là s'achète très cher. A. de Saint-Exupéry, Pilote de guerre,1942, p. 355.
28. Il sait (...) qu'une liberté commune s'achète par une critique et un combat recommencés chaque jour. C'est assez pour que les contradictions des progrès, sans être résolues, puissent être surmontées. F. Perroux, L'Économie du XXesiècle,1964, p. 466.
2. S'acheter par.Être acheté en échange de... :
29. Chaque progrès dans l'art d'écrire ne s'achète que par l'abandon d'une complaisance. A. Gide, Journal,1920, p. 684.
Stylistique − Acheter/acquérir. Acheter se situe d'emblée dans un vocab. comm. (cf. les anton. troquer, échanger, vendre...), alors que l'acquisition peut se faire à titre gratuit (par don, héritage...). Au sens moral, acheter prend une coloration styl., tantôt péj. quand il s'agit d'une pers. (le subst. corresp. est alors corruption), tantôt valorisante, quand il s'agit d'une acquisition morale, fruit d'un effort ou d'un sacrifice. Acquérir est volontiers teinté d'une nuance méliorative (cf. ses synon. gagner, conquérir).
Prononc. ET ORTH. − 1. Forme phon. : [aʃte], j'achète [ʒaʃ εt]. Enq. : /aʃe2t, aʃt/. Conjug. croire; inf. /aʃte1/; part. /aʃtã, aʃte1/. 2. Dér. et composés : achat, acheteresse, acheteur (-euse), achetoir (-es), racheter. 3. Forme graph. − Verbes ayant un e caduc à l'avant-dernière syllabe de l'inf. Acheter fait partie des verbes en -eter dans lesquels l'e [ə] de l'avant-dernière syllabe de l'inf. se change en è [ε] devant syllabe muette : a) au prés. (ind., subj.) : (que) j'achète [aʃ εt], (que) tu achètes [aʃ εt], (qu') il(s) achète(nt) [aʃ εt], mais nous achetons [aʃtɔ ̃], vous achetez [aʃte]; subj., que nous achetions [aʃtjɔ ̃], que vous achetiez [aʃtje]; b) à l'impér. : achète [aʃ εt], mais achetons [aʃtɔ ̃], achetez [aʃte]; c) au fut. : j'achèterai [aʃ εtʀe], tu achèteras [aʃ εtʀa], etc.; d) au cond. : j'achèterais [aʃ εtʀ ε], tu achèterais [aʃ εtʀ ε], etc., nous achèterions [aʃ εtʀ əjɔ ̃], vous achèteriez [aʃ εtə ʀje], etc. − Rem. S'alignent sur ce paradigme : (em)becqueter, étiqueter, fileter, fureter, haleter, racheter; les verbes en -eler : bourreler, celer et composants (déceler...), ciseler, démanteler, écarteler, geler et composants (congeler, décongeler, regeler...), harceler, marteler, modeler, peler, receler; à noter que pour les autres verbes en -eter et -eler, l'alternance [ə]/[ε] se traduit dans la graph. par le redoublement de t ou de l. Ex. : jeter, je jette; appeler, j'appelle. les verbes en -emer, -ener, -eper, -eser, -ever, -evrer. 4. Hist. − Littré précise : ,,ne prononcez pas aje-té, ni comme Vaugelas le défend aussi, a-jé-ter`` (cf. aussi Fér. Crit. t. 1 1787 et Land. 1834). Rouss.-Lacl. 1927, p. 92 fait la rem. suiv. : ,,Dès le xviies. (Vaugelas), le peuple de Paris disait ajeter pour acheter. Encore aujourd'hui, cette prononciation a cours``. Mart. Comment prononce 1913, p. 221 explique cette prononc. par ,,une confusion inconsciente entre acheter et jeter``.
Étymol. ET HIST. − 1. xes. acheder « obtenir » (Fragm. d'une homélie sur le prophète Jonas ds Förster-Koschwitz, Altfr. Übungsbuch, 58; « procurer » ibid., 31 : Acheder ço que li preirets); mil. xies. achater « procurer » (Alexis, éd. G. Paris, 40 : Donc li achater fille ad un noble franc); 2. 2emoitié du xiies. « acquérir (un bien) contre paiement » (Wace, Roman de Rou, III, 1376 ds T.-L. : Sun pesant d'or l'ad achatee); 1150-1170, Lois de Guillaume le Conquérant, en fr. et en lat. publ. par J. E. Matzre, 21, 1 : Et s'il n'ad guarant ne haimelborch, [Haimelborch « gage, garantie d'origine » = vieil angl. borgh of haimhald « a pledge exacted from a seller of an article that it is home produce » NED s.v. hamald] e il ait les testimonies qu'il le achatad al marché le rei... si perdera sun chatel [trad. lat. : Si vero warantum producere non potest, nec hemoldborch, sed testes habet quod in mercato regis emerit, et hemoldborch... perdet rem illam que calumpniatur]; ca 1195, Evrat, Genèse, trad. ds P. Meyer, Recueil II, 339, 40 : Les cruelz terres les ont durs... Tez que nus n'i ose habiter Por vendre ne por acheter); 3. 1160 « obtenir (un avantage) au prix d'un sacrifice » (Eneas... p.p. Salverda de Grave, 4177 ds T.-L. : Plus chier nen acheta Paris Heleine dont il fu ocis, Que Eneas fera Lavine); 4. fin xiies. « s'attirer la confiance de qqn » (Amis et Amiles et Jourdains de Blaivies... éd. K. Hofmann, 3640 ds T.-L. : Les hom sera achatez a touz dis; xiiies. Isopet de Lion..., W. Fœrster, 1185 ds T.-L. : Vos avez per grant oroison Achetey cest roi; vostre soit). Issu du lat. vulg. *accaptare, dont il est difficile de dire s'il est formé de ad + captare, fréquentatif de capĕre ou réfection d'apr. captare « saisir » du lat. class. acceptare, doublet de accipĕre (ces 2 mots étant sans représentants dans les lang. rom.), avec le sens de « prendre à soi » soit pour soi-même, donc « obtenir » (sens très voisin, en certains cas, de « recevoir »), soit pour qqn, donc « procurer », d'où sens restreint « prendre contre argent »; cas analogue de emere, au sens premier « prendre » (cf. Pauli Diaconi, Epitoma Festi, 66, 21 ds Ern.-Meillet 1959 s.v. emere : emere quod nunc est mercari antiqui accipiebant pro sumere; ibid., 4, 30 : emere enim antiqui dicebant pro accipere), spécialisé dès l'époque littér. au sens de « acheter », le sens premier se retrouvant dans le dér. : adimere (Ern.-Meillet, ibid.). A. fr. achate (*accaptat) remplacé par achète d'apr. inf. acheter (< *accaptare); forme inf. achater formée sur achate (Nyrop t. 1, § 169). Répartition des différents types « acheter » dans la Romania : après la disparition de emere, 2 types en présence : comparare (en Roumanie, Italie centrale et, en partie, dans l'Italie septentrionale, Rhétie et Péninsule Ibérique) et accaptare (au nord de la France, le Piémont, la Ligurie, la Lombardie, au sud de l'Italie). Formes suiv. a. fr. acheder (voir sup.), a. esp. acabdar (« obtenir », DHE), a. prov. acaptar « id. » (Rayn. II, 275) et acaptar, terme jur. (ibid., 19) avec ses corresp. lat. médiév. localisés au domaine d'oc (Nierm. t. 1 1954-58, s.v. accaptare) postulent un *adcapitare (Mussafia, Lit. f. germ. u. rom. Philol., VII, 1886, 166) : − soit par transformation de accaptare sous l'influence de caput (EWFS2; diffic. sém.) ou par hypercorrection, accaptare étant senti comme forme vulg. syncopée de *accapitare (cf. Cor. s.v. recaudar); − soit par formation indépendante, parallèlement à *accaptare et dans ce cas ou bien à partir de caput (voir inf.), ou bien fréquentatif de accaptare, celui-ci n'étant plus senti comme tel (REW3, FEW), hyp. satisfaisante des points de vue phonét. et sém. Les formes lat. médiév. de type accaptare (Nierm., Du Cange) correspondent à l'a. prov. jur. acaptar et sont donc altérées de *accapitare sous l'influence du type dominant d'oïl *accaptare (a. fr. achater). Anc. prov. acatar « acheter » (1 attest. ds Rayn. II, 275) est issu soit du type *accaptare, soit, plus prob. par altération de acaptar (ibid. « obtenir ») sous l'influence de l'a. fr. achater. Hyp. *accapitare : ad - + caput « ajouter à son capital » (Thomas, Mélanges d'Étymol., Paris, 1902, p. 4) fait difficulté au point de vue sém. et hist. (Meyer-Lübke, Zur Kenntnis des Altlogudores. ds Sitzungsberichte d. Wiener Akad. phil.-hist. Kl., 145, p. 63; aussi cr. de Bernitt, Lat. caput und capum nebst ihren Wortsippen im Französischen ds Lit. f. germ. u. rom. Philol., 27 (1906), p. 370). De même l'hyp. semblable de M. Régula (Z. rom. Philol. 44 (1924), 642) qui part d'un sens supposé « augmenter son cheptel ».
STAT. − Fréq. abs. litt. : 7772. Fréq. rel. litt. : xixes. : a) 11470, b) 13137; xxes. : a) 12686, b) 8593.
BBG. − Bar 1960. − Barr. 1967. − Bénac 1956. − Criqui 1967-. − Dauzat Ling. fr. 1946, p. 8. − Gall. 1955, p. xxvii, 103, 432. − Gottsch. Redens. 1930, p. 79, 408. − Grimaud (F.). Petit glossaire du jeu de boules. Vie Lang. 1969, no191, p. 110. − Hanse 1949. − Kuhn 1931, p. 55. − Le Breton Suppl. 1960. − Pope 1961, § 236, 266, 373, 729, 899, 930, 970, 1058, 1137, 1181. − Thomas 1956.

Wiktionnaire

Verbe

acheter \a.ʃə.te\ ou \aʃ.te\ transitif 1er groupe (voir la conjugaison)

  1. Acquérir quelque chose en l’échangeant contre sa valeur en devise.
    • Tenez, qu'est-ce qui se passe à la Bourse ? Des gens qui n'ont rien prennent le droit d’acheter une marchandise dont ils savent parfaitement que la livraison ne s'accomplira jamais, mais qu'ils revendront avec profit. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, pages 167-168)
    • Tu n'as pas oublié que le quatrième soir, la garce t'a proposé d’acheter en viager une cabane qu'elle avait à Maisons-Laffitte. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
    • Pour une trentaine de sous, on achetait un lapin aux éclusiers et on le fricassait en chemin, sur un coupon garni de gazon et de pierres. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • […], ils achetèrent aussi ses actions du canal de Suez au khédive Isma'il, afin de contrôler la nouvelle voie d’eau reliant la mer Rouge et l’océan Indien à la Méditerranée et à l’Atlantique. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, p.166)
    • A Jaffa, ce village de pêcheurs à côté de Tel-Aviv, je visitais le souk. Je me fis arnaquer en achetant des bijoux prétendument yéménites, mais je vis surtout des djellabas blanches, comme celles qu'il portait. — (Hélène Casellas, Camille L... Attention, danger, Éditions Publibook, 2006, page 109)
  2. Corrompre quelqu’un à l’aide de pots-de-vin.
    • Les hommes de la trempe de celui-ci sont rares... Quitte à me venger plus tard, commençons par acheter celui-ci ! — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, coll. « Le Livre populaire » no 31, 1907)
    • […]: Stendhal a montré, dans Lucien Leuwen, qu'en 1835, la monarchie parlementaire et bourgeoise de Louis-Philippe, pratiquait avec un art consommé toutes les turpitudes imaginables : on achetait l'élection d'un député avec cent mille francs, quelques nominations, quelques bureaux de tabac, […]. — (Yves Chalier, « Prologue » de La République corrompue, Éditions Robert Laffont, 1991)
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

ACHETER. (J'achète; nous achetons.) v. tr.
Acquérir à prix d'argent. Acheter des étoffes, des provisions, des livres, une maison, une terre. Acheter argent comptant, au comptant, comptant. Acheter à crédit. Acheter à bon marché. Acheter cher. Acheter à vil prix. Acheter au poids de l'or. Acheter en gros, en détail. J'ai acheté de lui cette maison, cette montre, ce cheval. Acheter des bans, Obtenir à prix d'argent dispense de faire publier des bans de mariage, à l'église. Au temps où la loi militaire permettait des remplaçants, Acheter un homme, Lui payer une somme convenue pour qu'il remplace un autre homme dans le service militaire. Acheter des voix, des suffrages, Se les procurer à prix d'argent ou au moyen de quelques avantages, de quelques faveurs. On dit dans un sens analogue Acheter le silence de quelqu'un. Acheter une chose à quelqu'un signifie L'acheter de lui. Je lui ai acheté un volume qu'il m'a fait payer cher. Vous ne sortirez pas de ma boutique sans m'acheter quelque chose. Il signifie aussi Acheter pour quelqu'un. J'ai acheté une montre à mon fils. Il se prend aussi figurément. J'ai bien couru pour obtenir cette grâce, on me l'a bien fait acheter. C'est une dignité qu'il a achetée au prix de son sang. Vous me faites acheter bien cher la grâce que vous m'accordez.

Littré (1872-1877)

ACHETER (a-che-té ; ne prononcez pas a-je-té, ni, comme Vaugelas le défend aussi, a-jé-ter. La syllabe che est muette quand la syllabe qui suit est sonnante, et prend l'accent grave quand cette syllabe qui suit est muette ; gardez-vous donc bien de prononcer, comme font quelques personnes, ach'trai pour a-chè-te-rai, et ainsi de suite) v. a.
  • 1Acquérir une chose à prix d'argent. Acheter une maison. Les gens qui font la traite achètent des noirs sur la côte d'Afrique. Des étrangers achetèrent de quelques pêcheurs ce qu'ils allaient tirer du coup de filet qu'ils venaient de jeter dans la mer, Fénelon, Philosophes, Thalès. Comme une pierre précieuse qu'on n'achète qu'en se défaisant de tout le reste et le vendant, Bourdaloue, Pensées, t. I, p. 90. Une femme de qui il achetait des herbes au marché, La Bruyère, Disc. sur Théoph. M'habiller de bonnes étoffes et me nourrir de viandes saines, et les acheter peu, La Bruyère, 10. Les huit ou dix mille hommes sont au souverain comme une monnaie dont il achète une place ou une victoire ; s'il fait qu'il lui en coûte moins…, La Bruyère, 10.

    Absolument. La manie d'acheter.

  • 2Acheter un homme, lui donner une somme pour qu'il serve en place d'un autre à l'armée.
  • 3Acheter des soldats, donner à un gouvernement étranger de l'argent pour qu'il fournisse des soldats. Dans la guerre d'Amérique, l'Angleterre acheta plusieurs régiments dans les petits États de l'Allemagne,
  • 4Procurer à prix d'argent une chose qui n'est pas vénale, corrompre à prix d'argent. Acheter ses juges. Il acheta par des largesses l'attachement des soldats. Et des mêmes présents qu'il verse dans mes mains, J'achète contre lui les esprits des Romains, Corneille, Cinna, I, 2. Je gage, s'il naît un Voltaire, Qu'on emprunte pour l'acheter, Béranger, Poëte de Cour.
  • 5 Fig. Obtenir avec peine et difficulté. Acheter la bienveillance par des flatteries. Il acheta la victoire au prix du sang de ses meilleurs soldats. … Ceux qui de leur sang m'ont acheté l'empire, Corneille, Cinna, V, 1. Ce que de tout mon sang je voudrais acheter, Corneille, Pol. IV, 3. N'achetez point si cher une gloire inutile, Racine, Alex. V, 3. J'entrevois vos mépris, et juge, à vos discours, Combien j'achèterais vos superbes secours, Racine, Iph. IV, 6. Nul ne leur a plus fait acheter la victoire, Racine, Mithr. V, 5. Il a par trop de sang acheté leur colère, Racine, Andr. I, 1. Vous achetiez sa mort avec mon hyménée, Voltaire, Mér. IV, 2. Que les jours de mon fils n'achètent point ses jours, Voltaire, Orphel. II, 3. Il achetait par ses propres périls sa réputation, Fléchier, Mar. Th. Les plaisirs qui se font acheter par des remords, Massillon, Prod. Chactas avait acheté la vertu par l'infortune, Chateaubriand, Atala, 207. Si les hommes ne sont point capables d'une joie plus sensible que de connaître qu'ils sont aimés, et si les rois sont hommes, peuvent-ils jamais trop acheter le cœur de leurs peuples ? La Bruyère, 10. Fallût-il donc l'acheter [le salut] par les mêmes supplices, par les mêmes sacrifices [que les martyrs], nous y devons être disposés, Bourdaloue, Pensées, t. I, p. 98. Qu'est-ce après tout que ce retour ? et, si j'ose le dire, doit-il être d'un grand mérite devant Dieu, lorsqu'on le lui a fait acheter si cher ? Bourdaloue, ib. p. 283.
  • 6S'acheter, v. réfl. Être vénal. C'est un bien qui ne s'achète pas.
  • 7Proverbe. Qui bon l'achète, bon le boit, se dit du vin et en général de toute marchandise.

SYNONYME

ACHETER à, ACHETER DE. À quel marchand avez-vous acheté cela, ou de quel marchand ? Le premier est plus usité dans le langage ordinaire ; mais voici toute la différence. D'après Lafaye, on dira le premier quand on voudra aller trouver le marchand pour acheter un objet semblable, et le second quand on aura seulement l'intention d'indiquer la provenance : à désignant vers qui l'on est allé, à qui l'on s'est adressé, et de désignant de qui on tient la chose achetée. Mais l'usage confond tout à fait ces deux emplois. Et en effet, soit qu'on achète à, soit qu'on achète de, il faut toujours aller à celui qui vend.

REMARQUE

Je me suis acheté un manchon, c'est-à-dire j'ai acheté un manchon pour moi, est une locution qui peut se dire, puisqu'il n'y a aucune amphibologie. Mais déjà l'amphibologie commence si l'on met : On m'a acheté un manchon, qui peut signifier : on a acheté pour moi, ou de moi, un manchon. On peut voir au n° 5 que Corneille s'en est servi ; mais elle mérite beaucoup d'attention, pour qu'il n'y ait pas d'équivoque. Le danger de l'amphibologie augmente dans une phrase comme celle-ci qu'on entend tous les jours et qui est en effet dans le dictionnaire de l'Académie : J'ai acheté une montre à mon fils, avec le sens de pour mon fils ; mais qui peut aussi signifier : J'ai acheté de mon fils une montre, il m'a vendu une montre. On prendra donc bien garde, en s'en servant, à l'amphibologie ; et, en tout cas, on remarquera qu'ici l'emploi de à au lieu de pour est du parler vulgaire et négligé.

HISTORIQUE

XIe s. E il ait testimoines que il l'achatad al marchied le rei, L. de Guill. 25.

XIIe s. Respundi li reis : n'iert pas issi [ce ne sera pas ainsi] ; mais jo l'achaterai à tei, Rois, 219. Qui l' pourra prendre moult m'aura achaté [m'aura rendu un grand service], Roncisv. p. 183. Si en [par largesse] puet l'on acheter L'amour au roi de Paradis [de Dieu], Le Comte de Bret. Romanc. p. 162.

XIIIe s. Jà n'i verrez joiel, tant soit de chere vente, Que je ne vous achate, Berte, 111. La paour que [elle] a eüe, [vous] eüssiez achetée [payée cher], ib. 115. Voirs est se je demande aucun heritage, por ce que je di que je l'acetai, et li defenderes met resons encontre…, Beaumanoir, VII, 7. Ençois [plutôt] voulons soffrir martire Et travail por nos amender Et por Dame Deu achater, Ren. 13246.

XVe s. Si achapterent le chasteau des Anglois ceux de Bayonne quatre mille francs, Froissart, II, II, 39.

XVIe s. Il en achapte force mestayryes, force granges…, Rabelais, Pant. IV, Nouv. Prol. Les Acheens les retirerent et achepterent tous à cinquante escus par teste, Amyot, Flam. 28.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

ACHETER des marchandises (Commerce.) ou en faire l’achat, c’est les acquérir pour un prix dont on convient, moyennant quoi on s’en rend le propriétaire : il y a différentes manieres d’acheter.

Acheter en gros, c’est enlever une grande quantité de la même marchandise ou denrée, & quelquefois tout ce qu’il y en a à vendre. Voyez Enlever & Monopole. Par opposition, acheter en détail, c’est enlever une portion modique de marchandise.

Acheter comptant, c’est payer sur le champ, en monnoie réelle, les marchandises qu’on vient d’acheter.

Acheter au comptant ou pour comptant, c’est une maniere de parler des Négocians, qui semble signifier qu’on devroit payer comptant ; cependant elle peut avoir une autre signification, d’autant que quand on achete de cette façon on a quelquefois jusqu’à trois mois de terme pour payer.

Acheter à crédit ou à terme, c’est acheter à condition de payer dans un certain tems dont on convient.

Acheter partie comptant, & partie à tems ou à crédit, c’est payer une partie sur le champ, & prendre du tems pour l’autre.

Acheter à crédit pour un tems, à charge d’escompte ou de discompte, ou à tant pour cent par mois pour le prompt payement, c’est une convention par laquelle le vendeur s’oblige de faire une diminution ou rabais sur le payement des marchandises qu’il a vendues, supposé que l’acheteur veuille les lui payer avant le tems, & cela à proportion de ce qu’il en restera à expirer, à compter du jour du payement.

Acheter à profit, c’est acheter suivant le livre journal d’achat du vendeur, à tant pour cent de bénéfice.

Acheter pour payer d’une foire à l’autre, ou pour payer de foire en foire, c’est proprement acheter à crédit pour un tems.

Acheter pour son compte, c’est acheter pour soi-même ; & par opposition, acheter par commission, c’est acheter pour le compte d’autrui, moyennant un droit que l’on appelle de commission.

Acheter partie comptant, partie en Lettres de change, & partie à terme ou à crédit, c’est payer en argent comptant une partie, une autre en Lettres de change, & s’obliger de payer l’autre partie dans un certain tems dont on convient.

Acheter partie comptant, partie en promesses, & partie en troc, c’est payer une partie en monnoie réelle & sur le champ, une autre en promesses ou billets payables dans des tems, & donner pour l’autre des marchandises dont on convient de prix ; ce qui s’appelle marchandise de troc.

La maniere la plus avantageuse d’acheter est celle qui se fait à crédit pour un tems, à charge d’escompte ou de discompte. Voyez Escompte & Discompte. (G)

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Étymologie de « acheter »

De l’ancien français achater, du latin populaire *accaptare, renforcement avec ad- de captare « chercher à prendre, à saisir, capter », fréquentatif de capĕre, « prendre ». Une autre hypothèse suggère une réfection, sous l’influence de captare, du latin classique acceptare, doublet de accipĕre, avec le sens de « prendre à soi », donc « obtenir, acquérir », d’où « acheter » (cf. emĕre qui voulait primitivement dire « prendre » et qui s’était spécialisé au sens d’« acheter » dès l’époque littéraire).
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Picard et norm. acater ; bourguig. echetai ; provenç. acaptar, prendre à redevance ; anc. espagn. acaptar ; anc. portug. achatar ; bas-lat. accapitare. Diez le tire de ad-captare ; mais la forme accapitare ne le permet pas. Le mot vient de ad, à, et caput, tête (voy. CAPITAL), et signifie prendre pour chef, prendre à bail, à redevance, acheter. C'est ainsi que capital est devenu cheptel, qui signifie toute espèce d'avoir, en ancien français, chetel ou catel.

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Phonétique du mot « acheter »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
acheter aʃœte

Évolution historique de l’usage du mot « acheter »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « acheter »

  • Pour vendre, dis du bien ; pour acheter dis du mal. De Proverbe arabe
  • L’argent ne pourra pas m’acheter d’amour. De Beatles / Can’t buy me love
  • A certains tarifs, on finit toujours par se laisser acheter. De Jean Yanne / Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil
  • Prêter, c’est acheter une querelle. De Proverbe indien
  • Obliger un ingrat, c’est acheter la haine. De Proverbe français
  • Ce n’est pas acheter qui instruit, mais vendre. De Proverbe kurde
  • Pourquoi acheter un journal quand on peut acheter un journaliste ? De Bernard Tapie
  • Qui compte tout Doit tout acheter. De Proverbe français
  • Mieux vaut acheter qu'emprunter. De Proverbe français
  • Le repentir seul ne sert à rien, on ne peut acheter la grâce par le repentir, on ne peut pas l'acheter du tout. De Hermann Hesse / Le Voyage en orient
  • Si vous voulez acheter, traversez le bazar en regardant et achetez en retournant. De Proverbe arabe
  • Un seul arbitre au monde est incorruptible : celui que vous essayez d'acheter. De Loi de Murphy
  • L'argent ne vaut que par ce qu'on peut acheter. De Morgan Sportès / Solitudes
  • Il faudra peut-être bientôt passer un genre de permis, ou plutôt, un questionnaire gratuit (QCM), pour avoir un chien ou un chat. Et il sera peut-être aussi interdit de les acheter dans les animaleries. Voilà quelques-unes des 120 propositions déposées sur le bureau du Premier ministre, ce mardi 23 juin, par Loïc Dombreval, qui veut lutter contre l'abandon d'animaux. Il y en a 200.000 chaque année, selon le député LREM des Alpes-Maritimes qui souhaite aussi en finir avec la maltraitance animale. "Ce test n'est pas quelque chose pour embêter les Français mais pour les responsabiliser", explique l'élu maralpin : France Bleu, Bientôt un "permis" obligatoire pour acheter un chien ou un chat ?
  • acheter le Xiaomi Mi 9T au meilleur prix en 2020 ? Frandroid, Xiaomi Redmi 9 : où acheter le nouveau gladiateur de l'entrée de gamme ?
  • La procédure est simplement expliquée sur le site, un particulier peut acheter de 50 à 50 000 dollars de Bitcoin ou Ethereum. ConseilsCrypto.com, En Australie, il est désormais possible d'acheter du Bitcoin dans les bureaux de poste - ConseilsCrypto.com
  • Vous souhaitez devenir propriétaire mais vos revenus ne vous permettent pas d’acheter dans le secteur privé. Du moins pas dans la zone que vous visez, car la pression y est trop forte… Et s’il vous était possible d’acheter un bien immobilier neuf avec une décote de 30%, 40%, voire 50% ? Oui, aussi surprenant que cela puisse paraître, c’est bien possible ! En 2017 est apparu un tout nouvel outil d’accession sociale à la propriété : le bail réel solidaire (BRS). Introduit par la loi Alur de 2014 et complété par différents textes réglementaires, ce dispositif novateur propose une alternative à la propriété immobilière classique, afin de réguler l’inflation des prix de l’immobilier en zones tendues : la dissociation du foncier et du bâti. Capital.fr, Ces villes où acheter des logements neufs à moitié prix grâce à un nouveau dispositif - Capital.fr
  • Les habitants des 38 communes du Grand Chambéry peuvent depuis le 5 juin bénéficier d'une subvention de 500 euros par foyer pour acheter un vélo électrique. La mesure doit permettre d'éviter l'utilisation de la voiture dans l'agglomération chambérienne. France Bleu, Une prime de 500 euros pour pousser les habitants du Grand Chambéry à acheter un vélo électrique
  • Cela ajoute un niveau de confusion dans les décisions d'achat. Faut-il acheter maintenant, attendre la prochaine mise à niveau qui pourrait intervenir cet automne ou patienter jusqu’en fin d’année et l’introduction des premiers Mac à puces Arm ? CNET France, Faut-il attendre les nouvelles puces ARM / Apple avant d'acheter un nouveau Mac ? - CNET France

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Traductions du mot « acheter »

Langue Traduction
Anglais buy
Espagnol comprarse
Italien comprare
Allemand kaufen
Portugais comprar
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Synonymes de « acheter »

Source : synonymes de acheter sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « acheter »

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