Sanctuaire : définition de sanctuaire


Sanctuaire : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

SANCTUAIRE, subst. masc.

A. − RELIGION
1. Lieu le plus saint d'un édifice religieux. L'oëris, à ces mots, prit Thamar par la main, lui fit franchir le premier pylône, et la conduisit, à travers l'allée de colonnes et la salle hypostyle, dans la seconde cour, où s'élève le sanctuaire de granit, précédé de deux colonnes à chapiteaux de lotus; là, appelant Timopht, il lui remit Thamar (Gautier,Rom. momie, 1858, p. 301).
2. En partic.
a) Synon. de Saint des saints (v. saint III).Le grand-prêtre seul pouvait entrer dans le sanctuaire (Ac.).
Poids du sanctuaire. Poids de pierre dont les prêtres juifs avaient la garde et qui servaient d'étalons. Au fig., vx. Peser au poids du sanctuaire. Examiner avec la plus grande rigueur. (Ds Ac. 1798-1878).
b) Sanctuaire d'une église. Dans une église, partie du chœur où se trouve le maître-autel. Étendu sur un peu de paille et de cendre, dans le sanctuaire de l'église, ses frères rangés en silence autour de lui, il les appelle à la vertu, tandis que la cloche funèbre sonne ses dernières agonies (Chateaubr.,Génie, t. 2, 1803, p. 395).Il est tout seul devant le foyer qui l'éclaire Comme l'hostie cachée au fond du sanctuaire, L'enfant-Dieu jusqu'au jour garde ses petits frères (Claudel,Corona Benignitatis, 1915, p. 436).Lampe* du sanctuaire.
B. − RELIG. Lieu saint; édifice consacré à la pratique d'un culte. Les sanctuaires de la Grèce. L'Apollon, le Laocoon, l'Antinoüs et le Persée de Canova, ornent de petits sanctuaires réservés à chacun d'eux (J.-J. Ampère, Corresp., 1824, p. 257).Mais le sanctuaire de Saint-Jacques de Compostelle est presque aussi réputé, les grâces que l'on y reçoit ne sont pas de moins bon aloi − et le parcours est à peu près aussi difficile (P. Rousseau,Hist. transp., 1961, p. 67).
C. − P. anal.
1. Lieu fermé, secret, séjour privilégié. En achevant ces mots, le ci-devant marchand de crin sort de la chambre en sautillant, puis il monte dans le sanctuaire conjugal, où il ôte ses bottes et tout ce qui peut le gêner (Kock,Pucelle, 1834, p. 44).Pendant plusieurs générations encore, les hommes continuent à vivre hors de la ville, en familles isolées qui se partagent la campagne. Chacune de ces familles occupe son canton, où elle a son sanctuaire domestique et où elle forme, sous l'autorité de son pater, un groupe indivisible (Fustel de Coul.,Cité antique, 1864, p. 297).
Vx. Le sanctuaire des lois, de la justice. Le palais de justice ou le parlement. Tous les membres, debout, font éclater par des cris la profonde impression que leur cause l'apparition des baïonnettes et du général qui vient militairement dans le temple de la législature: « Vous violez le sanctuaire des lois, retirez-vous!... » lui disent plusieurs députés (Fouché, 1820ds Rec. textes hist., p. 107).Et je fus au palais de justice à midi: c'est le bon moment. (...) du sanctuaire de la justice je n'admirai que la grille, qui est toute en fer, toute dorée (Janin,Âne mort, 1829, p. 40).
2. Au fig. Partie secrète, difficilement pénétrable. Quant aux personnes célèbres, je ne m'attribue pas le droit d'ouvrir le sanctuaire de leur vie intime, mais je regarde comme un devoir d'apprécier l'ensemble excellent de leur vie par rapport à la mission qu'elles remplissent, quand je suis à même de remplir ce devoir en connaissance de cause (Sand,Hist. vie, t. 4, 1855, p. 253).Par les yeux, les oreilles, par les canaux sinueux des veines, par le labyrinthe des filaments nerveux, nous nous glissons jusqu'au sanctuaire de la pensée et nous touchons, oui, nous touchons l'inconnu qui vibre au plus intime de la personne humaine (Curel,Nouv. idole, 1899, II, 3, p. 201).
D. − Spécialement
1. DÉFENSE. Territoire d'importance vitale qui doit être défendu à tout prix; en partic., territoire protégé par une force de dissuasion atomique. Puisque le « sanctuaire » total n'est plus possible, il faut lui substituer autre chose, que le général Méry appelle le « sanctuaire élargi ». Il s'agit, tout en maintenant la France sous son ombrelle atomique, d'intervenir militairement, s'il le faut, sur ces franges sensibles que sont l'Europe et le bassin méditerranéen (Le Nouvel Observateur, 7 juin 1976, p. 36, col. 1).
2. ÉCOL. Lieu protégé, refuge. Les grandes réserves d'animaux sont celles qui remplissent le mieux leur rôle de sanctuaire de la faune sauvage (...). La valeur écologique d'un « sanctuaire » naturel tient à son inviolabilité (La Vie du rail, 30 juin 1974ds Gilb. 1980).
Prononc. et Orth.: [sɑ ̃ktɥ ε:ʀ]. Fér. 1768 [sɑ ̃ty:ʀ] (v. sanctifier). Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. 1remoit. du xiies. saintüaries (Psautier Cambridge, 67, 36 ds T.-L.); 2. a) ca 1150 saintuaire « lieu le plus saint d'un temple, d'une église » (Wace, St Nicolas, éd. E. Ronsjö, 992); b) 1690 « partie de l'église où se trouve le maître-autel » (Fur.); 3. xiiies. selonc le pois del saintuaire (B.N. 899, f o54 ds Trenel, L'Anc. test. et la langue fr. au Moy. Âge, p. 338); 1542 peser ces motz au pois du Sanctuaire (Rabelais, Pantagrueline Prognostication, éd. M. A. Screech, p. 6, var. 57); 4. 1657-62 « lieu secret » (Pascal, Pensées, éd. Brunschvicg, Boutroux, Gazier, section XIII, p. 273); 5. 1677 sanctuaire de la justice (Flechier, Lamoigon ds Littré); 6. 1788 « séjour, lieu privilégié (en parlant d'une maison) » (Barthelemy, Anach., ch. 5, ibid.); 7. 1970 « lieu d'asile, réserve d'animaux » (Burn.); 1970 « territoire qui pendant un conflit armé se trouve soustrait aux hostilités » (L'Express, 29 juin ds Gilb. 1980). Empr. au lat.sanctuarium « cabinet d'un roi » et en b. lat. eccl. « lieu sacré, sanctuaire »; les sens 7 sont une francisation d'empl. spéc. de l'angl. sanctuary (xives.), lui-même empr. au fr. (v. Rey-Gagnon Anglic. 1980). Fréq. abs. littér.: 1 038. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 2 192, b) 1 603; xxes.: a) 1 526, b) 765.

sanctuaire « édifice consacré aux cérémonies d'une religion »

Sanctuaire : définition du Wiktionnaire

Nom commun

sanctuaire \sɑ̃k.tɥɛʁ\ masculin

  1. (Religion) Lieu le plus saint d’un temple ; partie interdite aux profanes dans les temples consacrés aux divinités du paganisme.
    • Le grand prêtre seul pouvait entrer dans le sanctuaire.
    • La pythie rendait ses oracles du fond du sanctuaire.
    • Le sanctuaire d’un temple chinois.
  2. (Christianisme) Partie de l’église où est le maitre-autel et qui est ordinairement entourée d’un chancel.
    • Le sanctuaire, dont les piliers sont décorés des statues des Apôtres, était entièrement peint. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
    • L’on y voyait à peine, le sanctuaire n’étant éclairé que par des veilleuses pendues au plafond, des veilleuses couleur d’orange sanguine et d’or trouble. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
    • Le chancel est destiné à isoler le chœur ou sanctuaire de la nef. Le chœur est réservé aux clercs, la nef aux fidèles. Ces derniers ne peuvent pénétrer dans le chœur et doivent suivre les offices à travers la clôture. — (Mémoires de la Société d'émulation des Côtes-du-Nord, 1985, vol.113-117, p.63)
  3. Édifice ou lieu consacré aux cérémonies d’un culte.
    • J’aurais voulu visiter le fameux sanctuaire d’Atesh-Gâh ; mais il est à vingt-deux verstes de la ville, et le temps m’eût manqué. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, ch. III, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
    • La chapelle des fonts ou baptistère, […], est une des parties les plus remarquables de la basilique ; ce fut là, pendant des siècles, le vrai sanctuaire lorrain. — (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1895)
  4. (Par extension) (Histoire) Lieu où la puissance temporelle de l'État ne s'exerçait pas.
    • Il se réfugia dans le sanctuaire de telle église.
  5. (Figuré) Lieu où s'exerce une activité profondément respectée ou particulièrement révérée.
    • Le jour où ils ont suffisamment pénétré dans les sanctuaires de l’État, dans les salons, dans les lieux de plaisir, ils cessent généralement d’être révolutionnaires et parlent savamment de l’évolution. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.V, La grève générale politique, 1908, p.227)
    • Le tribunal où l’on rend la justice est le sanctuaire des lois.
    • Cette maison est le sanctuaire de l’honneur et de la vertu.
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Sanctuaire : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

SANCTUAIRE. n. m.
Le lieu le plus saint d'un temple. Il se disait spécialement chez les Juifs de la Partie secrète du temple où reposait l'arche d'alliance et qu'on nommait autrement Le saint des saints. Le grand prêtre seul pouvait entrer dans le sanctuaire. Il se dit, chez les chrétiens, de la Partie de l'église où est le maître-autel et qui est ordinairement entourée d'une balustrade. Il se réfugia dans le sanctuaire de telle église. Il se dit, en parlant des Temples consacrés aux divinités du paganisme, de la Partie interdite aux profanes. La pythie rendait ses oracles du fond du sanctuaire. Le sanctuaire d'un temple chinois. Il désigne, par extension, un Édifice, un lieu consacré aux cérémonies d'un culte. Fig., Le sanctuaire des lois, de la justice se dit d'un Tribunal, d'un lieu où l'on rend la justice. Fig., Cette maison est le sanctuaire de l'honneur, de la vertu, L'honneur l'habite, la vertu y est pratiquée.

Sanctuaire : définition du Littré (1872-1877)

SANCTUAIRE (san-ktu-ê-r' ; dans le XVIIe siècle, le c ne se prononçait pas : Paris est le santuaire des honnêtes gens et des gens de lettres, Ménagiana, p. 406) s. m.
  • 1En général, lieu fermé et consacré par la religion. Les hommes ont banni la divinité d'entre eux ; ils l'ont reléguée dans un sanctuaire ; les murs d'un temple bornent sa vue ; elle n'existe point au delà, Diderot, Pens. philos. n° 26.
  • 2Chez les Juifs, le lieu le plus saint du temple, où reposait l'arche et qui se nommait autrement le saint des saints. Dieu n'épargne pas son sanctuaire ; le beau temple, l'ornement du monde…, Bossuet, Hist. II, 4. Et que de Jésabel la fille sanguinaire Ne vienne attaquer Dieu jusqu'en son sanctuaire, Racine, Athal. I, 1.

    Poids du sanctuaire, se dit des poids de pierre que les prêtres gardaient pour servir d'étalons.

    Fig. Peser une chose au poids du sanctuaire, dans la balance du sanctuaire, l'examiner avec toute l'attention possible, l'apprécier selon les règles de la plus sévère conscience. Des choses très légères dans l'opinion du monde, mais qui, pesées dans la balance du sanctuaire, sont des abominations devant Dieu, Bourdaloue, Sur le scandale, 1er avent, p. 108. On se flatte sur ses raisons, dans le temps qu'on croit peser celles d'autrui au poids du sanctuaire, Fénelon, t. XVIII, p. 377.

  • 3Chez les païens, il s'est dit, dans un sens analogue, du lieu le plus saint du temple. La pythie rendait des oracles dans le fond du sanctuaire.
  • 4Chez les chrétiens, l'endroit de l'église où est le maître autel, et qui est ordinairement entouré d'une balustrade. Un beau sanctuaire. Pâle lampe du sanctuaire, Pourquoi, dans l'ombre du saint lieu, Inaperçue et solitaire, Te consumes - tu devant Dieu ? Lamartine, Harm. I, 4.
  • 5 Fig. Le sacerdoce. Les lois, les prérogatives du sanctuaire. Les hypocrites me voudront mal à cause que j'attaque le vice jusques dans le sanctuaire, Guez de Balzac, liv. IV, lett. 10. Il n'osa jamais entrer dans le sanctuaire, Massillon, Panégyr. St Franç. de Paule.
  • 6 Fig. Ce que l'on compare à un sanctuaire. J'étais convaincu, comme je le suis encore, que les mêmes lois qui nous permettent quelquefois de nous dispenser de l'obéissance exacte, nous défendent toujours de ne pas respecter le titre du sanctuaire, qui, en ce qui regarde l'autorité royale, est le plus essentiel, Retz, Mém. t. III, liv. IV, p. 294, dans POUGENS. On dit que c'est l'arsenal de l'enfer [les religieuses de Port-Royal], Dieu en fait le sanctuaire de ses grâces ; on les menace de toutes les fureurs et de toutes les vengeances du ciel, et Dieu les comble de ses faveurs, Pascal, Pensées sur les jés. 66, édit. FAUGÈRE. Que si elle [la justice] s'est construit un sanctuaire éternel et incorruptible dans le cœur du sage Michel le Tellier…, Bossuet, le Tellier. Elle [Marie] était dès lors destinée à être le temple vivant et le sanctuaire de Dieu, Bourdaloue, Annonciat. de la Vierge, Myst. t. II, p. 62. C'est le palais des arts, c'est leur séjour sacré [le Louvre] ; Ils s'y rendent en foule, et dans ce sanctuaire Chaque art a son génie et son dieu tutélaire, Thomas, Pétréide, III.

    Le sanctuaire des lois, de la justice, le lieu où l'on rend la justice, et, figurément, la profession de magistrat. Ne croyez pas, messieurs, qu'il fût entré sans vocation dans le sanctuaire de la justice, Fléchier, Lamoignon. On entrait dans le sanctuaire des lois en violant la première loi, qui veut qu'on soit instruit de sa profession, Fléchier, le Tellier.

    Cette maison est le sanctuaire de l'honneur, des vertus, l'honneur l'habite, les vertus y sont pratiquées. Sa maison [d'Épaminondas] était moins l'asile que le sanctuaire de la pauvreté ; elle y régnait avec la joie pure de l'innocence, Barthélemy, Anach. ch. 5.

    On dit de même : Le cœur de cet homme est le sanctuaire de toutes les vertus. Un chrétien dont le cœur est le sanctuaire de la paix, Bossuet, Coméd. 12. Je pensais sur le bruit de son nom glorieux Que, si la vertu même habitait sur la terre, Le cœur d'Aménaïde était son sanctuaire, Voltaire, Tancr. III, 4.

  • 7 Fig. Société, compagnie comparée à un sanctuaire et dans laquelle les profanes ne pénètrent pas. J'étais mis encore quelquefois d'un autre intérieur, non moins sanctuaire, par des valets très principaux, Saint-Simon, 239, 190.

    Il ne faut pas essayer de pénétrer dans le sanctuaire, c'est-à-dire dans les secrets des gens puissants.

HISTORIQUE

XIIe s. Sis [son] saintuaires fu desertez ausi come chose gastée, Machab. I, 1. Parole fud que tu e li tuens [le tien] lignages servireit devant mei en mun saintuairie, Rois, p. 9.

XIIIe s. Des saintuaires ne des hautes reliques qui i estoient ne covient il mie parler, Villehardouin, LXXXVII. Cil aporta le seintuaire, Sur quoi durent serement faire, Ren. 14788. Nennil, mais voisent [aillent] viseter Le saintuaire precieus Dont mon cuer est si envieus, la Rose, 2319.

XIVe s. Sanctuaire, chose sainte, ou lieu où elle est mise ou portée, Du Cange, sanctuarium.

XVIe s. Le santuaire où se rendent les responses de l'oracle - les vœux et offrandes qui sont pendues aux vouttes et parois du santuaire, Amyot, Timol. 10.

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Sanctuaire : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

SANCTUAIRE, s. m. (Gramm. & Théologie.) c’étoit chez les Juifs la partie la plus secrette, la plus intime, & la plus sainte du temple, dans la quelle étoit l’arche d’alliance, & où nul autre que le grand-prêtre n’entroit ; encore n’étoit-ce qu’une fois l’année au jour de l’expiation solemnelle.

Ce sanctuaire, qui est aussi appellé le saint des Saints, sancta sanctorum, étoit la figure du ciel, & le grand-prêtre celle de Jesus-Christ, le véritable pontife qui a pénétré les cieux pour être notre médiateur auprès de son pere.

On donnoit le même nom de sanctuaire, à la partie la plus sacrée du tabernacle qui fut dressé dans le desert, & qui subsista encore quelque tems après la construction du temple.

Quelquefois le nom de sanctuaire se prend en général pour le temple ou pour le lieu saint, pour le lieu destiné au culte public du Seigneur ; ce qui a fait penser à quelques auteurs, que le temple entier étoit appellé sanctuaire, & que le saint des Saints, étoit une chapelle ou oratoire placée dans le temple.

Peser quelque chose au poids du sanctuaire, est une expression usitée qui signifie examiner quelque chose avec la derniere équité ; parce que chez les juifs, les prêtres avoient des poids & des mesures de pierre qui servoient à régler toutes les autres. Voyez Poids du sanctuaire.

Sanctuaire, parmi les Catholiques, signifie la partie du chœur la plus voisine de l’autel, dans laquelle le célébrant & les ministres se tiennent pendant la messe ; elle est même ordinairement séparée du chœur par une balustrade, & les laïcs ne doivent jamais s’y placer.

Sanctuaire a été employé dans un sens particulier, sur-tout chez les Anglois, pour signifier les églises qui servoient d’asyles aux malfaiteurs, ainsi que cela s’est pratiqué jusqu’au regne d’Henri VIII. Les coupables étoient à l’abri de la recherche de leurs crimes, si retirés dans ces asyles, ils reconnoissoient leur faute dans l’espace de quarante jours, & se soumettoient eux-mêmes au bannissement. Si pendant ces quarante jours un laïc les chassoit de l’asyle, il étoit excommunié ; un ecclésiastique encouroit pour le même sait la peine d’irrégularité.

Du nombre de ces asyles ou sanctuaires, étoient les églises de saint Jean de Beverley, dans la province d’York ; celle de saint Martin le grand à Londres ; la cathédrale de Ripon aussi en Yorkshire, érigée en asyle par Withlafe roi de Mercie ; celle de saint Burien dans la Cornouaille, en vertu du privilége accordé par le roi Athelstan, en 936 ; & celle de Westminster, érigée en asyle par saint Edouard. Voyez Asyle & Franchises.

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Étymologie de « sanctuaire »

Étymologie de sanctuaire - Littré

Provenç. sanctuari ; catal. santuari ; du lat. sanctuarium, qui vient de sanctus, saint.

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Étymologie de sanctuaire - Wiktionnaire

(Date à préciser) Du latin sanctuarium (« lieu consacré, sanctuaire »).
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Phonétique du mot « sanctuaire »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
sanctuaire sɑ̃ktµɛr play_arrow

Citations contenant le mot « sanctuaire »

  • Le hadj, ou pèlerinage à la Mecque, a commencé mercredi 29 juillet. Dans la cité natale de Mahomet, le sanctuaire païen, jaloux de son indépendance, résista pourtant longtemps au dernier des monothéismes. Le Monde.fr, La Mecque, du sanctuaire païen au lieu le plus saint de l’islam
  • À une soixantaine de kilomètres à l’est de Lourdes, Notre-Dame-de-Garaison a longtemps été un grand lieu de pèlerinage. Aujourd’hui classé monument historique, le sanctuaire reste un centre de dévotion mariale étroitement lié à celui de Lourdes, qu’il a en quelque sorte engendré. Et il jouxte un collège réputé pour son accompagnement des enfants en difficulté scolaire. Bienvenue pour une journée de découverte. , Les sanctuaires méconnus : Notre-Dame-de-Garaison, un sanctuaire dans un collège - Pèlerinages et rassemblements - Église - famillechretienne.fr
  • « On va descendre dans la galerie », clame la guide en se dirigeant vers un angle du sanctuaire. Le groupe de sept curieux découvre alors les fondations d’un bâtiment de 200 mètres de large, 300 mètres de long et 12 mètres de hauteur datant de l’Antiquité. www.lechorepublicain.fr, Chartres : la nouvelle visite guidée du sanctuaire gallo-romain - Chartres (28000)
  • Le sanctuaire marial de Querrien va connaître une semaine de fête à l’occasion des 70 ans du couronnement de la Vierge, du 10 au 15 août, mais sous protocole sanitaire du Covid-19. « En cette période de pandémie, nous avons le devoir de nous protéger et de protéger les autres. Donc, nous nous soumettons aux règles en vigueur. J’ai demandé au préfet son autorisation de célébrer le pardon, présidé par Mgr Pierre d’Ornellas, Archevêque de Rennes et les animations de la semaine. Nous avons reçu la réponse, le 21 juillet. Durant la semaine, au sanctuaire et lors des célébrations, le respect des gestes barrière sera strict (pas d’embrassade, distanciation respectée et port du masque obligatoire) et le pardon se tiendra comme d’habitude », explique le Père Gérard Nicole, recteur du sanctuaire. Le Telegramme, Loudéac : le Pardon de Querrien clôturera une semaine de fête au sanctuaire - Loudéac - Le Télégramme
  • Le 16 juillet, un «e-pèlerinage» destiné au monde entier est organisé dans le sanctuaire marial des Hautes-Pyrénées. Le Figaro.fr, Le sanctuaire de Lourdes organise un «e-pèlerinage»
  • En cette fin de matinée de juillet, au sanctuaire marial Notre Dame de la miséricorde de San-Pedro, une dizaine de personnes respectant strictement les mesures de distanciation sociale liées à la lutte contre le coronavirus récitent le chapelet. La Croix Africa, À la découverte du sanctuaire Notre Dame de la Miséricorde de San-Pedro - La Croix Africa
  • L’Apreto, association de soins, de réduction des risques et de prévention des addictions, créée en 1982 par un ancien pasteur, compte près de 30 salariés et accueillait 1338 personnes dépendantes en 2019. Cette association est considérée comme un sanctuaire par les usagers. L'Essor Savoyard, Annemasse : l’Apreto, un «sanctuaire» pour les personnes dépendantes depuis près de 40 ans - L'Essor Savoyard
  • Et cette année cette campagne de fouilles a été très prolifique. Les scientifiques ont découvert un probable sanctuaire de répit pour les bébés mort-nés . C'est en tout cas l'hypothèse de Jean-Luc Piat archéologue et responsable de ce projet de fouilles : "C'est un espace qui est fait pour baptiser les nouveaux morts à la naissance. A l'époque il y avait une forte mortalité infantile et on croyait que si un enfant n'était pas baptisé son esprit viendrait hanter les vivants. Donc l’Église avait proposé de mettre en place une liturgie spécifique mais aujourd'hui ce que l'on ne connait pas c'est comment étaient ces sanctuaires". Si cette découverte est vérifiée Jean-Luc Piat estime que ça sera une découverte majeure car " on connait bien l'histoire des cimetières pour nouveaux nés mais très peu celle des sanctuaires de répit.".  France Bleu, PHOTOS : Un sanctuaire pour les bébés décédés découvert à l'abbaye de Saint-Roman-de-Beaucaire
  • Une chambre ! Quelle soit vêtue de deuil et de misère, ou capitonnée de soie et d'or, n'est-ce pas toujours le sanctuaire secret où se déroule le plus intime des vies ? De Flor Des Dunes / Et les feuilles tombent
  • Que fait-on dans la rue, le plus souvent ? On rêve. C'est un des lieux les plus méditatifs de notre époque, c'est notre sanctuaire moderne, la Rue. De Louis-Ferdinand Céline / Semmelweis
  • Si tu dois vivre parmi le tumulte, ne lui livre jamais ton corps. Garde ton âme calme et retirée. C'est un sanctuaire où tu trouveras, quand tu le voudras le bonheur. De Alexandra David-Néel
  • Amitié, degré supérieur de l'amour, sanctuaire où l'on se retire pour méditer le bonheur de l'être aimé. De Thérèse Tardif / Désespoir de vieille fille
  • Les chambres de ceux qui sont morts jeunes sont le sanctuaire de leur absence, mais aussi le refuge de la lâcheté des vivants. De Carmen Posadas / Petites infamies
  • La nuit est comme un sanctuaire, elle porte à l'intimité. De Jacques Ferron / La Confiture de coings et autres textes
  • Une bibliothèque est un sanctuaire de la pensée pure. De Paul Auster / Moon Palace
  • Le silence est le sanctuaire de la prudence. De Baltasar Gracian y Morales / L'homme de cour
  • Il ne faut pas essayer de pénétrer dans le sanctuaire. De Proverbe français

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Traductions du mot « sanctuaire »

Langue Traduction
Corse santuariu
Basque santutegia
Japonais 聖域
Russe святилище
Portugais santuário
Arabe الملاذ الآمن
Chinois 避难所
Allemand heiligtum
Italien santuario
Espagnol santuario
Anglais sanctuary
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Synonymes de « sanctuaire »

Source : synonymes de sanctuaire sur lebonsynonyme.fr


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