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Friselis

Définitions du mot « friselis »

Wiktionnaire

Nom commun

friselis \fʁi.z(ə).li\ masculin invariable

  1. Petit bruissement, doux murmure ou mouvement léger, frémissement.
    • Un décor pareil revêtait les plinthes, bordant les cloisons tapissées de crêpe Japonais vert d’eau, un peu chiffonné, simulant le friselis d’une rivière que le vent ride. — (Joris-Karl Huysmans, À rebours, 1884)
    • Sous le couvert, la nuit était profonde ; on n'entendait que le friselis mélancolique des feuilles et la fuite de la petite faune dans les fourrés. — (Jean Ray, Harry Dickson, Le Monstre blanc, 1932)
    • Les jours filent clairs parmi le friselis des feuilles, le froufroutement des brises, les odeurs âpres des humus, le parfum des sèves, entouré d'oiseaux et d'abeilles. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
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Étymologie de « friselis »

Onomatopée évoquant un bruit doux.
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Phonétique du mot « friselis »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
friselis frizœli

Évolution historique de l’usage du mot « friselis »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « friselis »

  • La force de l’ouïe prend ainsi tout son sens dans la traversée qu’entreprennent Lily et son ami Moe. Brodée de fils poétiques, la marche devient prétexte à ouvrir les oreilles et à entendre le « froissement léger des roses qui éclosent », le « murmure des ailes si frêles des demoiselles » ou encore « le friselis des épis dans les champs dansant ». Le Devoir, «Les yeux fermés»: pour mieux écouter l’alentour | Le Devoir
  • Concert Voix, flûte et piano avec projections d'illustrations naturalistes. Ce spectacle est le fruit d'une rencontre de 3 musiciennes et d'une illustratrice autour de la Musique et de la Nature. Oeuvres de compositeurs français début 20ème. Quelle est cette flûtiste sylvestre, qui d’un souffle profond,fait naître d’un gazouillis une mélopée envoûtante à faire mourir d’envie le rossignol ? Quelle est cette pianiste, qui d’un clapotis nous donne le tempo, d’un friselis de feuille nous fait entendre l’insoupçonné ? Qui de l’homme ou de l’oiseau a chanté les beautés de la Nature en premier ? Quelle est cette croqueuse tapie dans les herbes hautes qui de son fusain transcende l’éclat de la Nature ? Venez le découvrir et passer un moment musical enchanté! Verre de l'amitié à l'issue du spectacle. , «La foret de l enchantement» : Concert Classique a Mundolsheim
  • Ainsi, le masque sépare et dissimule certaines parties du visage si bien qu’il est difficile d’y lire ses mouvements et le friselis d’émotions qui s’y rapporte. Le port du masque, préconisation publique, indique un retrait social momentané tout en permettant paradoxalement un rapprochement physique en considérant son efficacité anti-projections (d’éventuelles gouttelettes contenant la Covid-19 chez les personnes infectées). , Que reste-t-il du visage à l’heure du Covid-19 ? | Psychologies.com
  • Ma chère deuxième vague, personne ne sait si tu déferleras demain, à l’automne prochain ou jamais plus. Chacun ignore même si tu verras le jour, mais on t’imagine à profusion car ta devancière a laissé des souvenirs d’autant plus terribles qu’on ne l’avait pas vue venir. Goguenards, on la prévoyait friselis, elle fut tsunami. Alors, évidemment, on te fantasme d’autant plus cruelle qu’on vient de desserrer la jugulaire, d’ouvrir le col de chemise, de décranter la ceinture. Libération.fr, Supplique à la deuxième vague pour qu’elle nous oublie - Libération
  • La poésie se niche partout. Dans le rêve, dans les feuilles d’un arbre, le friselis d’un ruisseau, le chant d’un oiseau, le regard d’un chat, la forme changeante des nuages, l’éclair et le tonnerre, la courbe d’un sein ou d’un cil, la nostalgie ou l’espoir, la passion, l’amour partagé… Le Soir Plus, Un amour en vers - Le Soir Plus
  • Enfant, comme tous les Français, toutes générations confondues, j’attendais avec impatience la sortie du nouvel album signé Uderzo & Goscinny. Quel événement alors ! La nouvelle se répandait comme une traînée de poudre. Au collège, ce fut à celui qui l’obtiendrait le premier. Et quand on le possédait enfin, on se réunissait avec ses copains, ses frères et sœurs, pour une première lecture – en attendant les suivantes, solitaires, plus lentes, de pure dégustation. Je me souviens encore de ce friselis délicieux à l’ouverture de l’album, du parfum puissant de papier d’encre et de reliure qui s’en dégageait et, sous mes doigts, la caresse de la couverture cartonnée, brillante et douce. Là, Astérix m’adressait son premier clin d’œil et je me laissais embarquer. La Croix, En 2020 après J.-C., la Gaule est occupée…
  • Un friselis de cordes plane sur la salle. Peu à peu, le frémissement s’éteint, tel la lueur d’une bougie expirante. Le rideau tombe sur les protagonistes de La Force du destin. Dans un tonnerre d’applaudissements, les lumières se rallument pour le salut final. La Croix, Printemps lyrique à Covent Garden
  • Le coeur de cette zone mythique est une immense caldeira, l’intérieur d’un volcan vidé de ses entrailles : un cratère de 20 km de diamètre regorgeant de paysages. Depuis les bords, à 2 300 m d’altitude, on aperçoit seulement une étendue fauve, 600 m plus bas. Tout semble vide ! Et pourtant, quelques lacets plus tard parcourus en 4 x 4, la vie fuse de partout. Des zèbres fessus paissent l’herbe dorée, tandis qu’une gazelle de Thomson, inquiétée par un friselis dans la savane, remue vigoureusement sa minuscule queue. A la recherche de chenilles, une grue couronnée trottine à pas menus, alors qu’un phacochère déterre des racines. Dans un cours d’eau, le rocher sur lequel paresse un canard à bec rouge se met à bouger : doucement, monsieur l’hippopotame! Utilisant ses ailes comme un balancier, une autruche semble planer dans les brumes montant d’un lac salé. Deux buffles émergent d’un bosquet d’arbres à fièvre à l’écorce jaunâtre. Un point noir dans un tourbillon de poussière ? Les jumelles débusquent l’un des derniers rhinocéros noirs vivant en Tanzanie. Instants magiques… , Tanzanie : des animaux et des hommes
  • Et en mer, quand le soleil agonise sur des flots incandescents et que les récifs qui affleurent çà et là luisent sous la lumière vespérale avec, pour seule bande-son, le friselis des poissons-volants sur l’écume ou la lointaine parade d’amour d’une loutre, un sentiment prédomine : et si c’était cela l’émerveillement des premiers découvreurs, ces effluves d’absolu dans un ailleurs inexploré ? Longtemps oubliées des cartes et des hommes, les îles Mergui ne sont plus alors que songe et splendeur. Un monde perdu que peu ont vu et qui demeure, pour un moment encore, un rêve de voyageur. Geo.fr, Birmanie : cap sur les mystérieuses îles Mergui, fief du peuple moken - Geo.fr
  • La Bretagne bénéficie d’un climat propice à la culture des bambous. Il suffit en effet de planter un gros fragment de racine ou une touffe arrachée à un pied-mère, pour se constituer un joli bosquet en à peine cinq ans. Dès lors, le jardinier peut apprécier l’effet du vent qui s’engouffre dans l’entrelacs des tiges : en fonction de sa force, il est amorti par l’épaisseur du matelas végétal, ce qui provoque bruissement en cascade, imprévisibles ondulations des lignes verticales et autres friselis. Le Telegramme, Le geste utile. Gare au bambou ? - Jardin - Le Télégramme
  • Ces derniers temps le niveau de l'eau de l'étang était assez élevé, et en dépit de quelques épisodes de houle modérée, la salinité de l'eau était modérée, tout du moins au goût. Mercredi dernier, la digue-fusible qui sépare l'étang de la baie a été partiellement ouverte, entraînant une nette baisse du niveau des eaux, devenues opaques, car chargées de matières en suspension. La couleur de l'eau, claire au niveau de la roue du tour des roches, a viré au sombre, couleur café allongé, et le comportement des poissons qui nageaient à la surface, visibles par le friselis qu'ils provoquaient à proximité du ponton de ski nautique, signalait une baisse du taux d'oxygène dissous. Les activités de ski nautique, le sillage du bateau et celui des skieurs, présentent l'avantage de remuer la masse d'eau et donc de faciliter sa réoxygénation, ce qui expliquait la présence de petits bans de poissons à proximité immédiate des zones es plus remuées. Entre mercredi et ce vendredi, l'état de la masse d'eau s'est dégradé entraînant la mort d'un grand nombre de poissons de toutes tailles. La réouverture de la digue a accentué le phénomène de vidange et le niveau de l'étang a considérablement baissé, abandonnant sur les rives le reliquat des poissons mort ces derniers jours. Dans les faits, les eaux de l'Etang St-Paul qui sont globalement saumâtres, présentent une stratification minérale qui varie avec les zones et la profondeur, la densité, ou la minéralisation des eaux croissant du simple au double entre la surface et le fond. Et cette stratification est perturbée à chaque vidange de l'étang, quand bien même elle n'est que partielle, comme ce fut le cas mercredi dernier. Le milieu de vie des poissons s'en trouve fort perturbé A ce paramètre s'ajoute celui du taux d'oxygène dissous, qui varie lui aussi entre la surface et le fond. Si les eaux de surface présentent en période diurne une oxygénation importante due à la photosynthèse produite par le phytoplancton et les végétaux aquatiques, le phénomène s'inverse la nuit, les mêmes organismes consommant de l'oxygène quand ils produisent du CO2… La désoxygénation est par ailleurs accentuée faute de brassage des eaux, les activités humaines s'interrompant de nuit. Des études de milieu ont montré qu'en surface, dans le coude de l'étang, fin décembre, on peut enregistrer un taux de saturation en oxygène de 133%, quand dans le même temps, au même endroit, mais au fond, ce taux n'est que de 30 %. Il convient d'expliquer que dans les couches basses des eaux, il se produit un phénomène de dégradation bactérienne des matières organiques qui, tout d'abord en suspension, rejoignent le fond et s'agglomèrent à la vase par décantation. Cette situation favorise la désoxygènation des eaux, et limite la décomposition des matières organiques ; d'où une eau trouble car chargée de matières organiques en suspension, qui produise cet effet de vase noire propre aux sédiments du fond de l'étang. Il en résulte un pourcentage de saturation en oxygène qui peut être inférieur à 30%. Que la vidange amène à la surface une telle qualité d'eau, et le milieu de vie des poissons s'en trouve fort perturbé. C'est vraisemblablement ce qui s'est produit entre le 29 et le 31 octobre. La modification du milieu a été telle que les poissons ne l'ont pas supportée, ou qu'ils ont été suffisamment affaiblis pour succomber à d'autres atteintes, on pense évidemment aux pollutions multiples qui affectent l'étang Saint-Paul en dépit de la réglementation. Fin juin de cette année, un précédent épisode de surmortalité de poissons de l’Etang avait été constaté, dans des conditions globalement similaires. Haut niveau, vidange… La thèse d'une trop forte salinité avait été abandonnée, les tilapias ayant été eux-mêmes affectés quand ils supportent très bien les eaux saumâtres ; quant à une piste bactériologique, on attend toujours les résultats des prélèvements alors opérés par les agents de la réserve. Philippe Le Claire pour Imaz Press Réunion Imaz Press Réunion : l'actualité de la Réunion en photos, Saint-Paul - Nouvel épisode de surmortalité : L'étang se vide, les poissons meurent... | Imaz Press Réunion : l'actualité de la Réunion en photos
  • Elsa Wolliaston, 71 ans, a coupé net ses locks légendaires. Crâne rond, friselis de cheveux blancs – « On va les laisser comme ils sont maintenant, non ? ! » –, elle affiche une forme olympique. Seul méchant détail, une canne à portée de main. « J’ai glissé dans du caca de chien et voilà le résultat, précise-t-elle en riant. Je me suis tordu la cheville mais je serai rétablie pour Avignon. » Le Monde.fr, Elsa Wolliaston, la sorcière de la danse marche et vole
  • On ne s’était jamais rencontrés. Alors, tandis que le photographe dressait son estrade, on est restés là, debout, à regarder par les grandes fenêtres qui donnent sur le jardin. Je me suis étonné des deux poules qui picoraient la pelouse d’un palais que vous trouvez bien silencieux. J’ai compris que les volatiles emplumés avaient débarqué à l’époque Castaner, premier porte-parole du gouvernement Philippe, auquel Griveaux a succédé, le temps qu’un engin de chantier percute la grille d’entrée, et avant que votre tour ne vienne. De fil en aiguille, et parce qu’en civil, vous avez la parole labile et le coq-à-l’âne ductile, l’humour guilleret et le rire claironnant, on en est vite venus à évoquer Nemo, le corniaud du Président, qui se met à l’affût dans la mare de l’Elysée pour y guetter les derniers canards. A l’évocation de cette grande maison où vous étiez conseillère médias, j’ai senti passer comme un friselis de mélancolie sur l’étendue de votre énergie, comme il arrive quand on vire de bord et qu’on se demande si l’on n’a pas lâché la proie pour l’ombre. Libération.fr, Sibeth Ndiaye, pas dead, la meuf - Libération
  • Il y a chez Benoît Jacquot une profondeur de champ intellectuelle qui le voit mettre en perspective l’art, l’érotisme, la féminité, etc., sans jamais oublier d’en rire à bas bruit. Le cinéaste est pertinent quant à l’ensemble des débats qui patientent en zone de transit. Il a surtout l’impertinence de s’en détacher d’un friselis de sourcils, d’un sarcasme en coin, d’une indifférence heureuse qui n’est jamais absence. Libération.fr, Benoît Jacquot , le dernier des Casanova - Culture / Next
  • Il a donc suffit d’un friselis dans les sondages pour que Le Figaro fasse donner la grosse caisse. Avec des trémolos d’émotion, le talentueux éditorialiste Vincent Trémolet de Villers saluait en première page « la clarté, la retenue, le retour d’une civilité du politique, du primat des convictions sur la communication, d’une forme d’apaisement démocratique ». Et plus encore, la plume du Figaro se félicitait de pouvoir échapper grâce à Bellamy au piège « mortifère de la stratégie moi ou Le Pen ». Alléluia! En page intérieur, Guillaume Tabard, autre éditorialiste vedette du quotidien conservateur se réjouissait que la droite sorte enfin de ses querelles internes et qu’une autre vision de l’Europe, empreinte de « gravité et de complexité » s’impose. Enfin de l’air, de l’espoir...Et même un sacré espoir et un espoir sacré. Challenges, Grâce à Bellamy, la droite reprend espoir - Challenges
  • Le pavillon allemand propose tout l’inverse, et une synthèse de nombreuses techniques de fusion entre nature et vie, monde végétal, aquatique et urbain. Le pavillon de bois est structuré en une feuille d’arbre à cinq lobes, chacun bordé d’un jardin vertical à thèmes variables, herbes aromatiques, plantes mellifères d’accueil aux papillons et abeilles, bacs rotatifs ou hôtel à insectes. à l’intérieur, un atrium aux parois vertes permet d’estomper les bavardages des passants, relayés par le friselis de la brise, la chute de la pluie, le chant des oiseaux et bourdonnement des abeilles… Le pavillon entier est entouré par un « Rhin » miniature qui descend son cours des Alpes bavaroises à la mer du nord, permettant d’observer la transformation de la végétation comme des roches et sédiments. On peut encore admirer un documentaire sur la nouvelle vie ces dernières années de Essen, l’ex-complexe sidérurgique et minier de la Ruhr, découvrir des ruches redessinées pour trouver leur place sur un balcon, des étuis à lunettes en écorce d’orange, des bottes à base d’amidon de maïs…  ! Et pour clore la visite, le fameux « Biergarten » bavarois propose au visiteur assoiffé une carte de qualité. , ENVIRONNEMENT - Comme une fleur à Yanqing | lepetitjournal.com
  • (5) On paie toujours, à cette patrio-tarde salauderie ne serait-ce que le respect pour sa propre personne foulant sa liberté aux pieds des convoitises immédiates et des fugaces friselis de carrière, sa faillite d'éthique.  Club de Mediapart, NOUVELLE CARTE "COLONIALISME DESTRU(A)CTION" | Le Club de Mediapart
  • C’étaient mes voix biophoniques qui se réveillaient de leur silence quantique et, tout miel, dans un friselis sonore au bord de l’inaudible musiquaient : Club de Mediapart, I HAD A DREAM | Le Club de Mediapart
  • Les moines arrivent les uns après les autres. Des jeunes alertes, des vieux épuisés, fatigués ; des rudement chaussés et un qui porte des tongs en plastique, un autre des sandales de cuir ; des qui toussent et reniflent en ce 12 décembre et des corps qui se déplacent comme un spectre. Les longs vêtements blancs glissent comme des âmes dans la pénombre de l'édifice. Des friselis de tissus, des chuchotis de pas, le tout dans une basse continue de silence. Le Point, Michel Onfray, avec Rancé à l'abbaye de la Trappe #1 - Le Point
  • Dans ce dossier, le lanceur d'alerte s'appelle Vévé Emmanuelli. Il habite dans la plaine de Moltifau et c'est lui qui, le premier, a remarqué que quelque chose n'allait pas. À quelques dizaines de mètres de sa maison, Vévé s'occupe de son jardin et de ses ânesses. Au milieu du friselis des feuillages, il raconte : "Je passe devant ces buis au moins deux fois par jour. Au tout début du mois d'août, j'ai vu que quelques-uns commençaient à sécher et j'ai pensé que la sécheresse était responsable." Corse Matin, La pyrale du buis infeste la région de Moltifau | Corse Matin
  • Après une brève période de peinture abstraite, il utilise ses éblouissants talents de dessinateur dans des aquarelles. Il abandonne l’huile pour le papier. Il y dépeint la banalité de ce qui l’entoure, de ce qu’il accumule autour de lui, dans la protection du nid que chaque atelier lui procurera, un cocon pour le travail, une oasis loin du monde réel, un atelier-habitacle qui deviendra sa planche de salut. Il fabrique l’architecture de son espace, son habitat, avec des plantes et du bois, selon les lois bien particulières d’une perspective personnelle, tournoyante, circulaire, chaotique, vertigineuse. Son travail devient troublant car il saisit avec minutie et réalisme la pauvreté des objets qui l’entourent ou l’obsèdent : les lames élimées d’un escalier en colimaçon, les verrières ou les machines d’une imprimerie, les feuilles découpées très « matissiennes» de philodendrons dont il peint des forêts à la manière des miniatures médiévales, les chevalets, les tables, tout ce qui fait un atelier normal et qui, sous son regard, devient un univers mystérieux, comme une toile d’araignée organisée selon une logique inquiétante, toutes choses humbles et très reconnaissables, qu’il transfigure et sublime en une féerie étrange, foisonnante, à l’angoisse sous-jacente. L’escalier qu’il propose devient un trou, un conduit qui ne va ni n’arrive nulle part et se ramifie en éventail ; les philodendrons se transforment en une jungle dévorante où l’on distingue parfois la silhouette de Lilette ou une jarre ; l’imprimerie se change en un monde souterrain écrasé par une verrière nervurée comme les nervures des feuilles ou des marches de l’escalier. Chaque chose semble contenir les autres choses, tout est déjà dans tout. Et dans ces espaces confinés, clos sur eux-mêmestelles des prisons piranésiennes, la nature filtre de partout. La vie du végétal est là, cachée, dans la chlorophylle des feuilles ou le friselis des ramures serpentines, mais elle est aussi dans le bois usé des degrés d’escaliers, dans les lattes de parquet bien alignées, jusque dans les fibres du papier, surtout depuis qu’il utilise un papier de soie chinois fabriqué à base de bambou concassé puis tissé. La vie est tout autant dans le mouillé de l’aquarelle, dans la préparation du « fiel de boeuf », ce mélange d’un peu de gras dans l’eau, ou dans le minéral apparemment inerte du pastel. La vie est dans ces jeux et ces opérations du « mariage du sec et du mouillé ». Lorsqu’il affirme, malin et sincère à la fois, « je suis un petit artisan de Malakoff », il ne faut pas contredire ce créateur d’un univers kaléidoscopique,capable de faire éclater sa prison pardéformation et diffraction. Connaissance des Arts, Quand Sam Szafran nous ouvrait son atelier | Connaissance des Arts
  • Jean Nouvel aime catapulter les images. L'opéra de Lyon, passé entre ses mains, est un tambour hanté d'architecture utopique façon Ledoux rougi aux feux de la rampe, sa clinique de Bezons est un paquebot, l'hôtel Saint-James de Bouliac une ruine industrielle qui sert d'enveloppe au plus raffiné des hôtels, l'opéra de Tokyo "une baleine qui aurait avalé la Kaaba", selon l'ami Philippe Starck, le siège d'Onyx à Saint-Herblain, le monolithe noir de 2001 : L'Odyssée de l'espace, chu-d'un-désastre-obscur au milieu d'un parking, le Centre de musique et de congrès de Lucerne, un hangar à bateaux ou une aile posée sur les friselis du lac, c'est selon, etc.   Cotemaison.fr, Le RBC Design Center à Montpellier signé Jean Nouvel pour Franck Argentin - Côté Maison
  • Situé à 8 miles de Colombo,Mount Lavinia est une perle de romantisme. Le train du vice-roi longe la côte, les palmiers au tronc en zigzag que les Ceylanais appellent les «freak coconuts palms». Un friselis hérisse l'océan agité par des courants contraires. Quand il parcourut la côte pour trouver le lieu propice à la construction de sa maison, le gouverneur sir Thomas Maitland tomba amoureux non seulement de cette pointe échevelée dans l'océan, mais aussi d'une danseuse locale, Lovinia. Pour échapper au jugement de la colonie britannique, il fit construire un tunnel permettant un accès clandestin à Lovinia, qui finit par donner son prénom à cette plage - le o du prénom se métamorphosant en a - où autrefois accostaient les catamarans en bois des pêcheurs. Transformée en hôtel - et c'est l'un des plus beaux du Sri Lanka -, la maison du gouverneur a longtemps servi de caserne et fut l'un des lieux de tournage du Pont de la rivière Kwaï. A l'entrée du Viceroy Train en gare de Mount Lavinia, il est donc bien naturel que «le soleil brille, brille!». Louis Mountbatten, que tout le monde et particulièrement Churchill surnommaient «Dickie», n'hésitait pas, en gentleman toujours ponctuel, à se rendre aux dîners officiels sur des skis nautiques, ses chaussures blanches à lacets autour du cou. A-t-il pratiqué le ski nautique à Mount Lavinia? Aucun sport nautique, et même le surf ou la plongée qui attirent ici tant d'amateurs, ne lui était étranger. Le Figaro.fr, Le Sri Lanka à bord du train de lord Mountbatten
  • J'apprécie son souffle et ce friselis d'humour - qualité rare chez un écrivain, voyez par exemple la grandiloquence et le ridicule d'un Malraux ! Mais, en même temps, le Valéry théoricien des textes longs m'irrite par son ignorance scandaleuse de la philosophie ; quand il écrit, par exemple : " Si l'esthétique pouvait être, les oeuvres s'évanouiraient devant elle comme devant leur essence ", c'est magnifique, mais c'est la phrase d'un ignare. S'il n'avait ouvert ne fût-ce que trois pages de la Critique du jugement de Kant, il n'aurait pas écrit cette phrase inutile. Car, en dépit de tout ce que peuvent dire ou écrire les professionnels de la critique, il n'y a pas de définition possible de la valeur littéraire ou artistique d'une oeuvre, pas de preuve possible de la beauté ou de la laideur d'une chose. Remarquez, l'ignorance de Valéry était bien le symptôme de son époque, provoquée par le culte de ce fou d'Auguste Comte, le scientiste forcené qui avait érigé le discours scientifique en véritable religion et qui régnait comme un despote sur la philosophie française... Télérama, Mort de Michel Tournier : pas qu'un romancier, un “philosophe de contrebande”
  • Pour soutenir les multiples péripéties de ce ballet qui ne dure que trente-trois minutes, la musique de Dutilleux se révèle d'une extrême intelligence narrative. Sa texture, riche mais limpide, ses contrastes entre friselis de flûtes et violons qui griffent, assurent à la pièce une dramaturgie sans faille. Elle en module les hauts et les bas, dilate les moments-clefs sans jamais forcer les effets. Le Monde.fr, Hommage à Roland Petit à l'Opéra de Paris
  • C’est une farce. Ce ne peut être autre chose qu’une farce. Un ragot, de ceux dont bruissent les rédactions et se repaissent ces pipelettes de journalistes, s’est transformé en rumeur : il y aurait de l’eau dans le gaz entre les époux Sarkozy. La rumeur a suinté, s’est affichée à la une de journaux étrangers, et elle est encore en train de muter. L’insignifiant friselis du potin gonfle, ronfle, enfle. Et voilà que l’avocat du président de la République, rien que ça, dégaine l’affaire hier matin sur RTL. Ses clients «à qui on prête pour chacun une liaison totalement infondée» seraient, dit-il, victimes d’une «instrumentalisation» et même d’«une machination».«Soit par des officines, précise Thierry Herzog, soit par des particuliers qui souhaiteraient déstabiliser le couple Sarkozy.» Et voilà que l’un des proches de Nicolas Sarkozy, son conseiller en com Pierre Charon, évoque «une espèce de complot organisé, avec des mouvements financiers». Et voilà que l’Elysée force la main du Journal du dimanche afin qu’il porte plainte pour faire rendre gorge à celui qui propagea la rumeur. Récit d’un ragot devenu farce d’Etat. Libération.fr, L’Elysée entre complot et parano - Libération

Traductions du mot « friselis »

Langue Traduction
Anglais friselis
Espagnol friselis
Italien friselis
Allemand friselis
Chinois 炸薯条
Arabe فريسيليس
Portugais friselis
Russe friselis
Japonais フリセリス
Basque friselis
Corse friselis
Source : Google Translate API

Synonymes de « friselis »

Source : synonymes de friselis sur lebonsynonyme.fr

Friselis

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