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Flamboiement

[flɑ̃bwamɑ̃]
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Définitions de « flamboiement »

Flamboiement - Nom commun

  • État de ce qui émet une lumière vive ou donne l'impression d'être en feu.

    Le flamboiement de tant de paperasses brûlées éclairait encore ma chambre, et j’étais debout, tenant à la main la lettre de Madeleine, comme un homme, qui se noie, tient un fil brisé, quand par hasard Olivier entra.
    — Eugène Fromentin, Dominique

Expressions liées

  • Le flamboiement des ors
  • Le flamboiement du gaz
  • Un flamboiement de cierges et de lampes

Étymologie de « flamboiement »

Dérivé du mot flamboyer avec le suffixe -ment.

Usage du mot « flamboiement »

Évolution historique de l’usage du mot « flamboiement » depuis 1800

Fréquence d'apparition du mot « flamboiement » dans le journal Le Monde depuis 1945

Source : Gallicagram. Créé par Benjamin Azoulay et Benoît de Courson, Gallicagram représente graphiquement l’évolution au cours du temps de la fréquence d’apparition d’un ou plusieurs syntagmes dans les corpus numérisés de Gallica et de beaucoup d’autres bibliothèques.

Synonymes de « flamboiement »

Citations contenant le mot « flamboiement »

  • Aux gris moirés de Christine, vous ajouterez le flamboiement de l'automne, comme un art de vivre...
    De Revest-du-Bion à la Chapelle de Lagarde d'Apt, une passerelle artistique jetée par Christine Bonini - Haute Provence Info
  • Mais ici, l’abîme nous regarde. Il est terrible, mais pas effrayant : il ressemble à un feu calme qui jouerait derrière les apparences. La vérité d’un flamboiement transperce nos emplois du temps, nos aménagements familiaux, nos abris politiques. Ce flamboiement exige de nous que nous ouvrions les yeux plus grands, et que nous élargissions notre pensée.
    Charlie Hebdo — Expérience des sombres bords - Charlie Hebdo
  • Les heures passèrent. Dehors, il pleuvait une complainte d’adieux. Elle se farda, utilisa des étoffes, se déguisa. Durant toute la nuit, une ingéniosité diabolique peupla la chambre de femmes venues de toutes contrées, insinuantes, expertes ou naïves, tourmentées, buveuses de saccades. Vers le matin, les femmes disparurent et deux hommes s’effrénaient devant le grand miroir au flamboiement des bûches.L’épuisement passé, il se leva, toucha distraitement les seins d’Adrienne.– Ils te plaisent ? Lui demanda-t-elle avec une maternité étrange. Tu vois, ils commencent à tomber. Je suis devenue une vieille femme. (Songeant à la jeune rivale, elle écrasa, abaissa les seins.) Encore mieux ainsi. (Elle rit.) Je suis vieille. Il faut aller de plus en plus souvent chez le dentiste. Et tout le reste ! Les articulations qui craquent, les cheveux qui se dessèchent, la peau si glorieuse à quatre heures du matin, l’haleine. Je suis fâchée de te faire de la peine. Mon pauvre chéri qui boude.Elle rit. Mais Solal n’écoutait pas et songeait à Aude. Pourquoi, lorsqu’elle était entrée avec son père, avait-il accentué le balancement maudit et avait-il feint de ne pas la reconnaître ? Il n’était même pas fou, il était lucide à ce moment-là. Quel démon plus fort que lui l’avait possédé à ce moment ? Et il ne la verrait plus. Ô son regard, le soir des grandes fiançailles, le geste gauche et le sourire timide avec lesquels elle s’était dévoilée. Quel démon l’avait poussé à hausser les épaules, à faire ce sourire peureux ? Et maintenant, elle gardait l’image dégoûtante de ces deux balanceurs d’Orient qui crevaient de peur devant la fille d’Europe.Il effaça cette pensée, ne voulu pas savoir ce qu’il allait faire et ouvrit le tiroir. Mais elle fut plus prompte que lui, s’élança, saisit sa main, et le revolver qu’il tenait. La balle effleura le front qui saigna. Il s’abattit.La femme nue prit sur ses genoux l’homme nu. Elle baisa les deux plaies, le calma, le berça tout en songeant que la nuit, depuis si longtemps prévue par elle, était arrivée, nuit pareille aux nuits des hivers passés et des hivers qui viendraient lorsqu’elle ne serait plus.Elle regardait le beau corps blessé et il lui semblait tenir sur ses genoux un grand fils évanoui, irresponsable, frappé par les hommes, condamné, trop vivant, irrémédiablement vaincu. Elle pensait à sa propre vie manquée. Elle n’avait pas su se faire aimer. Elle n’avait jamais rien su. Peut-être la faute de son père et l’effroi qu’elle avait de lui dans son enfance ? Cette paralysie, cette passivité. Les autres, celles qui savaient se faire aimer, étaient superficielles. Elle aurait pu aussi, mais elle avait préféré la servitude. Servante, depuis le soir où l’adolescent était entré dans sa chambre jusqu’à cette dernière nuit. Et maintenant impossible de recommencer. C’était l’autre, Aude, qui l’aurait. Si l’autre ne l’empêchait pas de vaincre, tout était bien. Il deviendrait Solal et un grand homme. Mais personne ne viendrait confier à sa tombe les victoires de l’aimé. Tout de même, elle aurait su avant les autres. Avant les autres, elle avait deviné l’attente et l’espoir de cet homme si simple, si bon en réalité, si pur et qui cachait sa naïveté sous des rires et des étrangetés. Et si elle se trompait, s’il devait n’être qu’un homme comme les autres hommes, du moins elle garderait son illusion jusqu’à la fin et personne non plus ne viendrait la détromper
    Albert Cohen — Solal – Éditions Gallimard 1930

Traductions du mot « flamboiement »

Langue Traduction
Anglais blaze
Espagnol resplandor
Italien fiammata
Allemand flamme
Chinois 火焰
Arabe حريق
Portugais chama
Russe полыхать
Japonais ブレイズ
Basque blaze
Corse brucia
Source : Google Translate API


Sources et ressources complémentaires

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.