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Faquin

Définitions du mot « faquin »

Trésor de la Langue Française informatisé

FAQUIN, subst. masc.

A.− Rare
1. Portefaix. Giovanni hélait les faquins, distribuait les ordres, marchandaillait avec les gondoliers, s'informait des bâtiments en partance (Milosz, Amour. initiation,1910, p. 201).[Nouveau calque de l'ital. facchino] .
2. Mannequin d'osier, de paille ou de bois avec lequel on s'exerce à la lance. Et quand, dans les carrousels du grand siècle, l'écu du jouteur fit place aux « têtes de turc » ou au « faquin », le cavalier à l'assiette incertaine pouvait s'en prendre à sa « mazette » (Comment parlent sportifsds Vie Lang.1953, p. 175).
B.− Au fig., vieilli. [Terme de mépris s'adressant à un homme] Personnage méprisable, vaniteux, malhonnête et sot. Et ce faquin qui se donne des airs d'un César et d'un Alexandre! (Sandeau, Mlle de La Seiglière,1848, p. 166).Vos marques de déférences s'adressent à l'église, qu'il représente, non pas à l'individu, qui est le pire faquin (Adam, Enf. Aust.,1902, p. 414):
Dans le monde, même le plus frivole, il n'y a pas de sujet qu'on traite plus volontiers que celui des avantages de l'honnête homme isolé sur le faquin le plus fortuné... J. de Maistre, Soirées St-Pétersb.,t. 1, 1821, p. 211.
Loc. Ce faquin de... Ce faquin de ministre le traite avec une distinction étonnante (Stendhal, L. Leuwen, t. 3, 1835, p. 59).Ces faquins de juges civils pouvaient se permettre de penser que, l'affaire Dreyfus et l'affaire Esterhazy n'étant qu'une seule et même affaire... (Clemenceau, Vers réparation,1899, p. 470).
[Employé comme injure] Coquin et faquin, lâche et bravache, menteur et voleur! Voilà ses vrais noms, Madame, et je vous le prouverai (About, Roi mont.,1857, p. 172).
Rem. La plupart des dict. gén., y compris Ac., attestent faquinerie, subst. fém. Acte de faquin, sottise, fanfaronnade. Apparemment peu usité et vieilli, ce mot n'apparaît pas ds les textes littéraires de référence.
Prononc. et Orth. : [fakε ̃]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1542 facquin « portefaix » (Rabelais, Gargantua, éd. Marty-Laveaux, chap. 2, p. 14); 1558 péj. (Du Bellay, Regrets ds Œuvres, éd. H. Chamard, t. 2, p. 131). Prob. dér., à l'aide du suff. -in*, du m. fr. facque « poche » (compagnons de la facque « voleurs », 2emoitié xves., G. Chastellain, Chron., éd. Kervyn de Lettenhove, t. V, p. 422) encore attesté dans les dial. et prob. empr. au m. néerl. fac « espace clos, compartiment » (Verdam). L'ital. facchino, bien qu'attesté dep. 1442 (lat. médiév. de Venise fakinus d'apr. DEI), est prob. empr. au fr. car l'ital. n'a pas le mot corresp. à facque; en outre, fr. faquin est prob. antérieur à 1542 : cf. esp. faquin, attesté dep. 1445 et qui lui est empr. (v. Cor.). Fréq. abs. littér. : 67. Bbg. Sain. Sources t. 2 1972 [1925] p. 291; t. 3 1972 [1930] p. 114, 321. − Tracc. 1907, p. 141. − Wind 1928, p. 4, 18, 38, 83, 191, 206, 207.

Wiktionnaire

Nom commun

faquin \fa.kɛ̃\ masculin

  1. (Vieilli) Portefaix.
  2. Mannequin de bois ou de paille contre lequel on courait avec une lance pour s’exercer dans les joutes
    • faquin fieffé.
    • Et quand, dans les carrousels du grand siècle, l'écu du jouteur fit place aux « têtes de turc » ou au « faquin », le cavalier à l'assiette incertaine pouvait s'en prendre à sa « mazette ». — (Comment parlent sportifs dans Vie Lang. 1953, p. 175)
  3. (Vieilli) (Littéraire) Homme de peu de valeur, mal élevé et méprisable.
    • Silvia.— […] À l’égard de son valet, je ne crains pas ses soupirs ; ils n’oseront m’aborder ; il y aura quelque chose dans ma physionomie qui inspirera plus de respect que d’amour à ce faquin-là.
      Mario.— Allons doucement, ma sœur ; ce faquin-là sera votre égal.
      — (Marivaux, Le Jeu de l’amour et du hasard, 1730)
    • Le Vicomte : Maraud, faquin, butor de pied plat ridicule !
      -Cyrano, ôtant son chapeau et saluant comme si le vicomte venait de se présenter : Ah ? Et moi, Cyrano-Savinien-Hercule de Bergerac.
      — (Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac, 1897)
    • Vous êtes un stupide faquin, Prendick, un âne bâté, qui se forge des craintes fantastiques. — (H. G. Wells, L’Île du docteur Moreau, 1896 ; traduit de l’anglais par Henry Durand-Davray, 1901, page 171)
    • C’est un faquin.
    • Ce n’est qu’un faquin.
    • On l’a traité comme un faquin.
  4. (Vieilli) Personnage fier, insolent, hautain ou impertinent.
    • Je trouvai les gens de service en train de laver les cours et de faire reluire les cuivres des sonnettes. Quand je dis à ces faquins que je venais parler à leurs maîtres de la part du curé de Saint-Nizier, ils me rirent au nez en m’envoyant des seaux d’eau dans les jambes… — (Alphonse Daudet, Le petit Chose, 1868, rééd. Le Livre de Poche, page 131)
    • Son pied battait des appels, il les provoquait, les menaçait de la voix, du regard, de tout son être tendu comme un ressort. "Eh ! cria Pontraille, le faquin va m’éborgner !" — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, coll. « Le Livre populaire » no 31, 1907)
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

FAQUIN. n. m.
Homme de peu de valeur, mal élevé et méprisable. C'est un faquin. Ce n'est qu'un faquin. On l'a traité comme un faquin. C'est un métier de faquin. Faquin fieffé. Il s'est dit d'un Mannequin de bois ou de paille contre lequel on courait avec une lance pour s'exercer.

Littré (1872-1877)

FAQUIN (fa-kin) s. m.
  • 1Portefaix (sens propre, qui n'est plus du tout usité). Un tas de faquins qui attendent sur le port ceux qui viennent par eau, Scarron, Rom. com. I, 18.
  • 2Mannequin de bois ou de paille, propre à l'exercice de la lance ; ainsi nommé parce qu'on se servait autrefois de quelque gros faquin armé de toutes pièces contre lequel on courait. Monseigneur, au sortir du sermon, alla courre la bague et les têtes, et fit courre aussi le faquin, Dangeau, I, 137, 18 mars 1685.
  • 3 Fig. Un homme de néant, mélange de ridicule et de bassesse. Je m'assure qu'à Rome les honnêtes gens louaient Annibal, et qu'il n'y avait que les faquins qui lui dissent des injures, Guez de Balzac, liv. v, lett. 3. Quel avantage a-t-on qu'un homme vous caresse, Vous jure amitié, foi, zèle, estime, tendresse, Et vous fasse de vous un éloge éclatant, Lorsqu'au premier faquin il court en faire autant ? Molière, Mis. I, 1. Vous n'êtes pour tout potage qu'un faquin de cuisinier, Molière, l'Avare, III, 6. Ils [les huissiers de la cour] traitent les savants de faquins à nasardes, Molière, Fâch. III, 2. Alors le noble altier, pressé de l'indigence, Humblement du faquin rechercha l'alliance, Boileau, Sat. v. Et j'aime mieux endurer une injure Que d'illustrer un faquin ignoré, Rousseau J.-B. Épigr. I, 7. Les faquins qui poursuivent la mémoire de Bayle méritent le mépris et le silence, Voltaire, Lett. Thiriot, 27 mai 1756. Je crains qu'il ne faille dire bientôt de ce titre-là ce que Jacques Rostbif dit du nom de monsieur : il y a trop de faquins qui le portent, D'Alembert, Lett. à Voltaire, 9 avril 1761.

HISTORIQUE

XVIe s. À Paris, en la rostisserie du petit chastelet, au devant de l'ouvroir d'un rostisseur, un faquin mangeoit son pain à la fumée du rost… le rostisseur repliquoit que de fumée de son rost n'estoit tenu nourrir les faquins, et renioit, en cas qu'il ne le payast, qu'il lui osteroit ses crochets, Rabelais, III, 36. Baston porte paix, et le facquin faix, Leroux de Lincy, Prov. t. II, p. 166.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

FAQUIN, s. m. (Manége.) courir ou courre le faquin, rompre des lances, jetter des dards contre la quintaine ; espece de jeu fort en usage chez les Romains qui y exerçoient avec soin la jeunesse qu’ils destinoient à la guerre. Il fut du nombre de ceux que l’empereur Justinien distingua des jeux de hasard qu’il défendit, & idem ludere liceat quintanam hastâ sine cuspide, L. III. tit. xliij. cod. de alcat. Suivant cette même loi, il paroît que Quintus en fut l’inventeur, & de-là l’origine du mot quintaine, à quodam Quinto, ita nominatâ hâc lusus specie. Balsamon dans ses notes sur le Nomocanon de Photius, a embrassé ce sentiment, d’ailleurs contraire à l’opinion de Pancirole, de Ducange, & de Borel. Le premier, j. var. cap. jv. estime que cet exercice a tiré son nom à quintanâ via quæ à castris romanis in quintanam portam exibat : le second, dissert. sur Joinville, des banlieues dans lesquelles on se rendoit à cet effet, ces banlieues étant appellées quintes ou quintaines : Borel enfin avance qu’il n’est ainsi nommé, qu’attendu que l’on a imité ce jeu de ceux des anciens qui avoient lieu de cinq en cinq ans.

Quant au terme de faquin, qui dans cette circonstance est le synonyme de celui de quintaine, sa source n’est point obscure. On peut y remonter, sans craindre de prendre une conjecture bisarre & imaginaire pour une analogie réguliere. En effet ce mot n’a été appliqué ici, que parce que l’on substitue au pal ou au pilier, contre lequel on rompoit des lances, un homme fort & vigoureux, ou un porte-faix, en italien facchino, armé de toutes pieces. Ce porte-faix étoit tantôt habillé en turc, tantôt en maure ou en sarrasin ; aussi les Italiens nommerent-ils ce jeu la course à l’homme armé, la course du sarrasin, l’huomo armato, il saraceno, il stafermo. A notre égard nous l’avons appellé la course du faquin ; terme qui peut à la vérité dans le sens figuré désigner nombre de personnes, mais qui dans son acception naturelle signifie proprement un crocheteur, un homme de la lie du peuple.

Dans la suite, & principalement dans les manéges, on plaça, au lieu du pal & de l’homme, un buste mobile sur un pivot, tenant un bouclier de la main gauche, & de la droite une épée, ou un sabre, ou un bâton, ou un sac rempli de sable ou de son. Il s’agissoit de lancer des dards & de rompre des lances contre le buste, qui, atteint par l’assaillant muni de la lance, au front, entre les yeux, dans l’œil, sur le nez, au menton, demeuroit ferme & inébranlable ; mais qui frappé par tout ailleurs, tournoit avec une telle rapidité, que le cavalier esquivoit avec une peine extrème le coup auquel la mobilité du buste, dont la main droite étoit armée, l’exposoit, dès qu’il avoit mal ajusté : on conserve à ce buste le nom de faquin. Cette course & celle des bagues sont de toutes celles qui ont été pratiquées à cheval, les plus agréables & les moins dangereuses. On ne peut disconvenir qu’il n’y ait beaucoup d’adresse à faire les dedans, & à rompre de bonne grace ; on acquiert dans ces sortes de jeux une grande aisance, beaucoup de facilité, beaucoup de liberté ; mais on ne me persuadera point qu’ils doivent être préférés à la science du maniement des armes dont nous nous servons aujourd’hui, & que celle de mesurer des coups de lance soit assez utile, pour négliger & pour abandonner totalement la premiere. Voyez Exercices. Du reste la course du faquin est déjà en quelque maniere délaissée ; il n’en est plus question dans nos écoles. En ce qui concerne celle de la quintaine, nous dirons qu’elle a lieu encore dans quelques coûtumes locales, soit à l’égard des meûniers, bateliers, &c. soit à l’égard des nouveaux mariés, qui, s’ils n’ont point eu d’enfans dans l’année, sont obligés de rompre en trois coups, sous peine d’une amende, une perche contre un pilier planté dans la riviere : le tout en présence du seigneur, tandis que les femmes sont tenues de présenter au procureur du roi un chapeau de roses, ou d’autres fleurs, & de donner à goûter au greffier du juge. Il est fait mention de ce droit dans le liv. III. du recueil des arrêts du parlement de Bretagne. Nous y lisons qu’un certain prieur de Livré, soûtenant que ce droit lui appartenoit, prétendoit en user dès le lendemain de pâques : ce qui lui fut spécialement défendu, au moins dans le cours de ces fêtes solennelles. (e)

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Étymologie de « faquin »

Il y a plusieurs hypothèses sur l’étymologie :
  1. En 1534, Rabelais l’utilise au sens de « portefaix », de l’ancien français facque, ou fasque, lui-même du néerlandais fak (« poche »). L’italien moderne facchino a conservé le sens de « portefaix », inusité en français moderne.
  2. Guiraud le fait venir d’un radical fasc-, apparenté au latin fascis (« faix, charge »). — (Le Grand Robert de la Langue Française, 2e éd.)
  3. De l’italien facchino attesté en 1442[1] ou de l’espagnol faquín attesté en 1445[1], eux-mêmes l’arabe فقيه, faqih (« juriste spécialisé dans le fiqh, la jurisprudence islamique ») [2].
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Espagn. faquin ; ital. facchino, portefaix. Faquin, récent dans le français, vient de l'italien ; et l'italien facchino est d'origine inconnue. Diez dit que, si on le trouvait dans l'ancien français, il représenterait l'ancien flamand vantkîn, jeune garçon ; mais jusqu'à présent on ne l'y a pas trouvé ; et le mot reste italien. Quant à l'arabe faqîr, pauvre, besoigneux, ni le sens ni la forme n'expliquent suffisamment facchino. Le latin fascis n'aurait pas donné un mot italien avec cc.

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Phonétique du mot « faquin »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
faquin fakɛ̃

Évolution historique de l’usage du mot « faquin »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « faquin »

  • QUIZ - «Escogriffe», «faquin»... Quelle est la définition de ces mots? Le Figaro vous propose de le découvrir. Le Figaro.fr, Connaissez-vous le sens de ces insultes désuètes?
  • À l’origine, un «faquin» est un «portefaix» c’est-à-dire «celui dont le métier consiste à porter des fardeaux». Puis au milieu du XXe siècle, on note un nouvel emploi: «mannequin d’osier, de paille ou de bois avec lequel on s’exerce à la lance». Au début de ce même siècle, pourtant, un «faquin» pouvait également qualifier un «personnage méprisable, vaniteux, malhonnête et sot». Le Figaro.fr, Cinq insultes désuètes à employer en toute sérénité
  • "Comme on le disait au 18e siècle, c'est un faquin (individu sans valeur, plat et impertinent, ndlr), un pauvre garçon", a-t-il lancé au micro de la station, un cigare à la main. Jean-Luc Godard, absent de la Croisette, n'a visiblement pas apprécié que l'auteur de Pulp Fiction baptise sa société de production "Bande à part", en hommage à son film du même nom. "Il n'a rien payé", a ajouté le réalisateur.  LExpress.fr, VIDEO. Jean-Luc Godard charge Quentin Tarantino, ce "faquin" et "pauvre garçon" - L'Express
  • Le terme faquin possède originellement deux sens: «portefaix» à savoir «celui dont le métier consiste à porter des fardeaux» indique le CNRTL et «mannequin de paille ou de bois avec lequel on s'exerce à la lance». Pour cette dernière définition, la signification est on ne peut plus claire... Le Figaro.fr, Sept insultes désuètes pour se crêper le chignon avec chic et élégance
  • Désir estime que « ce genre de montage et la dénonciation calomnieuse qui en résulte ne peut sortir que d’un cervelet, un butor, un bélître, un cuistre, un faquin, un abominable fesse-mathieux qui, possesseurs de fortunes énormes injustifiées et illicites, sans scrupule et immoral ne saurait, impunément, dénoncer, d’une manière calomnieuse, des honnêtes et intègres citoyens sans rendre compte à la justice. Rezo Nòdwès, Louko Désir porte plainte contre l’ex ministre Jean-Fritz Jean-Louis pour dénonciation calomnieuse | Rezo Nòdwès
  • Le petit monde d’internet comprend tout de suite le message : Sandra Sisley s’enorgueillit d’avoir enfin démasqué l’insolent CopyComic, ce petit faquin qui, depuis octobre 2017, révèle, via une série de vidéos YouTube implacables, le plagiat perpétré à dose industrielle par une (grande) partie des comiques français. Tomer Sisley est rattrapé par la patrouille le premier. En moins de huit minutes, CopyComic établit, images et citations à l’appui, que son premier et unique one-man-show, en 2006, reproduit à l’identique une kyrielle de vannes issues de divers spectacles d’humoristes américain L'Obs, CopyComic, le justicier anonyme récidive

Traductions du mot « faquin »

Langue Traduction
Anglais rascal
Espagnol bribón
Italien mascalzone
Allemand schlingel
Chinois 无赖
Arabe الوغد
Portugais patife
Russe мошенник
Japonais ラスカル
Basque zital
Corse rascale
Source : Google Translate API

Synonymes de « faquin »

Source : synonymes de faquin sur lebonsynonyme.fr

Faquin

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