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Dissection

Variantes Singulier Pluriel
Féminin dissection dissections

Définitions de « dissection »

Trésor de la Langue Française informatisé

DISSECTION, subst. fém.

A.− ANAT. Action de disséquer; résultat de cette action. Dissection d'un cadavre, des vaisseaux, d'une graine. Chaque coup [de knout] fait voler en l'air le sang et les chairs, et bientôt le malheureux n'est plus qu'un squelette sanglant, une espèce de dissection vivante (J. de Maistre, Corresp.,1806-07, p. 269).Michel-Ange, Cellini, sont des anatomistes passionnés de dissections sur le cadavre, et dessinent d'après nature des muscles, des os (Faure, Espr. formes,1927, p. 148).
Table* à (de) dissection. Beau (...) comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d'une machine à coudre et d'un parapluie (Lautréam., Chants Maldoror,1869, p. 327).
SYNT. Planche, cuve à dissection; pince, aiguille à dissection; salle, amphithéâtre de dissection.
B.− P. métaph. ou au fig.
1. Analyse du comportement, des sentiments (d'un être humain). On gâte la plus belle femme en en faisant la dissection; c'est son portrait qu'il faudrait faire (Stendhal, Journal,1809-11, p. 95):
Je trouve une preuve de ce que je vous ai raconté sur mon goût précoce de la dissection intime dans ce fait que je me sentis (...) séduit d'une manière presque passionnée par la confession. Bourget, Le Disciple,1889, p. 83.
2. Décomposition de quelque chose en éléments simples. Nous nous éloignons de la nature, à force de la sonder. Cela est bien; il faut continuer : la vie est au bout de cette dissection à outrance (Renan, Souv. enfance,1883, p. IX);Une dissection minutieuse est parfois nuisible si l'anatomie ainsi révélée attire notre attention au détriment de la physiologie de la vie dans une œuvre d'art (Kœchlin, Harm.,t. 2, 1927-30, p. 265).Une époque qui pousse à un point incroyable, sur le chantier, dans l'arène, au laboratoire, ou dans les bureaux, la dissection du travail (Valéry, Variété III,1936, p. 47).
Prononc. et Orth. : [disεksjɔ ̃]. [s] ou [ss] ds Barbeau-Rodhe 1930 et Warn. 1968. [ss] ds Land. 1834 et ds Besch. 1845. Le mot est ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. 1538 (J. Canappe, 13elivre de la Méthode thérapeutique de Galien ds Fr. mod. t. 18, p. 271); 2. av. 1648 fig. dissection de notre âme (Bourdaloue, Pensées, I, I, p. 364 ds Littré). Empr. au lat. impé rialdissectio du verbe dissecare, v. disséquer. Fréq. abs. littér. : 99. Bbg. Gohin 1903, p. 363.

Wiktionnaire

Nom commun - français

dissection \di.sɛk.sjɔ̃\ féminin

  1. Action de disséquer ou état d’un corps disséqué.
    • Et il y avait enfin, à l’hôpital de Plassans, une salle de dissection, qu’il était presque le seul à fréquenter, une grande salle claire et tranquille, dans laquelle, depuis plus de vingt ans, tous les corps non réclamés étaient passés sous son scalpel. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893)
    • Pendant la dissection du sac, la hernie se désétrangle spontanément : on entend un gargouillement et le sac s’affaisse. — (Archives de la Société des sciences médicales et biologiques de Montpellier et du Languedoc méditerranéen, volumes 13 à 14, 1932, page 327)
    • En ce temps-là, la Faculté avait le droit d’organiser deux fois par an une dissection de cadavre. — (Georges Vignaux, L’Aventure du corps: Ses mystères de l’antiquité aux découvertes actuelles, 2009)
    • Assez ironiquement, Jasselin avait interrompu ses années de médecine entre la première et la deuxième année parce qu’il ne supportait plus les dissections, ni même la vue des cadavres. — (Michel Houellebecq, La carte et le territoire, 2010, J’ai lu, page 283)
  2. (Médecine) Épanchement de sang entre deux feuillets d’une artère.
    • La dissection de l'aorte peut conduire, en six mois ou moins, à une rupture d'anévrisme mortelle.
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

DISSECTION. n. f.
Action de disséquer ou État d'un corps disséqué. Faire une dissection. Assister à une dissection. Dissection anatomique.

Littré (1872-1877)

DISSECTION (di-sè-ksion ; en vers, de quatre syllabes) s. f.
  • 1Action de disséquer, c'est-à-dire opération par laquelle on divise méthodiquement et l'on met à découvert les différentes parties d'un corps organisé pour en étudier la disposition et la structure. La dissection d'un animal. Qu'on fasse ajuster cette salle proprement, afin d'y bien recevoir tous ceux qui me feront l'honneur de se trouver à la dissection du corps que me doit envoyer le maître des hautes œuvres, Hauteroche, Crispin médecin, II, 1. Puis d'une femme morte avec son embryon Il faut chez du Verney voir la dissection, Boileau, Sat. X. On faisait dans son Académie [de Pierre le Grand] des dissections de quelques morts, Voltaire, Charles XII, 1.

    Blessure de dissection, piqûre qu'on se fait en disséquant et qui donne quelquefois lieu aux accidents les plus graves.

    Terme de chirurgie. Partie de certaines opérations où l'on dissèque les organes comme un anatomiste fait sur un corps mort. Dans quelques cas de hernie étranglée, on fait la dissection de la tumeur couche par couche.

  • 2État d'un corps disséqué. Venez voir une dissection bien faite.

    On dit aujourd'hui de préférence préparation.

  • 3 Fig. Examen attentif, scrupuleux. Faisons, autant qu'il nous est possible, la même dissection de notre âme que Dieu en fera dans son jugement dernier, Bourdaloue, Pensées, t. I, p. 364.

HISTORIQUE

XVIe s. Ils se sont estudiés d'entendre son architecture admirable par dissections anatomiques, Paré, Préf.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

DISSECTION, s. f. (Anatom.) Le mot dissection pris dans son sens particulier, se dit d’une opération d’Anatomie par laquelle on divise, au moyen de différens instrumens propres à cet effet, les parties solides des corps animés dans des cadavres propres à ces usages, pour les considérer chacune à part : d’où il suit que la dissection a deux parties ; la préparation qui doit suivre l’examen, & la séparation. L’examen est une recherche exacte & une étude réfléchie de tout ce qui appartient aux différentes parties du corps humain. Cet examen a pour objet la situation de ces parties, leur figure, leur couleur, leur grandeur, leur surface, leurs bords, leurs angles, leur sommet, leur division, leur connexion, leur tissu, leur structure, leur distinction, leur nombre, &c. Voyez Anatomie.

Le but des dissections est différent, suivant les différentes personnes qui les pratiquent, les unes ne cherchant qu’à s’instruire, & d’autres à porter plus loin les connoissances acquises sur les parties solides. La fin des dissections doit être, ou de se procurer des moyens plus sûrs pour connoître les maladies, ou au moins d’entendre mieux le jeu & la méchanique des parties solides que l’on disseque. La dissection considérée sous ces deux points de vûe, demande différentes connoissances sur l’état le plus ordinaire des parties, sur les variétés dont elles sont susceptibles, les especes de monstruosités dans lesquelles elles dégénerent, la maniere dont elles sont affectées dans les maladies.

Avant qu’on eût autant disséqué qu’on a fait jusqu’à présent, il falloit de nécessité fouiller au hasard dans les cadavres, non-seulement pour connoître la structure des corps animés, mais encore pour s’assûrer du desordre que les maladies avoient produit dans les différentes parties qu’elles avoient particulierement affectées. Aujourd’hui que la description des parties est pour ainsi dire portée à son dernier degré de perfection, qu’on est instruit d’un grand nombre de variétés & de monstruosités dont les parties sont susceptibles, qu’on sait la maniere dont différentes maladies peuvent les changer, les altérer, les bouleverser ; rien ne seroit plus avantageux pour ceux qui sont obligés par état de faire des dissections, que d’être bien instruits, avant que de s’y livrer, de l’histoire complete des parties solides, soit qu’on la leur fît de vive voix, comme cela devroit se pratiquer chez les démonstrateurs en Anatomie, soit par le moyen de bons traités, de figures exactes, de préparations bien faites, &c. ils auroient alors en bien peu de tems des connoissances, qu’ils n’acquerent qu’à la longue & imparfaitement par les voies ordinaires. L’Anatomie pour celui qui l’apprend, ne demande que de bons yeux, de l’attention, & de la mémoire ; pour celui qui l’enseigne, de l’acquis, de la méthode, & de la simplicité. Raconter ce qu’il y a de plus certain & de mieux connu sur les parties solides ; le faire voir autant qu’il est possible sur des cadavres frais, sur-tout lorsqu’il est question de la situation & de la figure des parties, ou sur des préparations lorsqu’il n’en veut donner qu’une idée générale ou en développer la structure ; faire sur les animaux vivans les expériences nécessaires pour indiquer ce qu’il y a de connu sur le rôle particulier que chaque partie solide joue dans les corps animés ; indiquer au juste le terme précis des connoissances où on est arrivé, & les moyens que l’on croiroit propres à les porter plus loin, &c. voilà ce que devroit faire un démonstrateur en Anatomie. Les usages, les actions, les fonctions des parties, ont des choses communes qui tiennent à des principes généraux, qu’il seroit bien plus facile de développer & de faire entendre quand une fois toutes les parties & leur enchaînement seroient bien connus. Les corps animés étant une espece de cercle dont chaque partie peut être regardée comme le commencement, ou être prise pour la fin, ces parties se répondent, & elles tiennent toutes les unes aux autres. Comment peut-on donc supposer, lorsqu’après avoir fait la description d’une partie, on entre dans de grands détails sur ses usages, ses fonctions, ses maladies ; comment peut-on, dis-je, supposer que tous ces usages, ces maladies, puissent être bien entendus de ceux qui n’ont tout au plus qu’une idée fort vague de l’ensemble des parties ? C’est-là ce qui m’a fait toûjours penser qu’il seroit bien plus avantageux pour le bien de la société, qu’il y eût dans les différens hôpitaux des disséqueurs assez instruits pour bien préparer toutes les parties ensemble & séparément sur différens cadavres, & qu’il fût permis à tous ceux qui sont obligés par état, ou que la curiosité porteroit à s’instruire, d’aller dans ces endroits, après s’être rempli la mémoire de ce qu’il y a à remarquer sur chaque partie, voir développer ces parties sous leurs yeux, observer par eux-mêmes & reconnoître des vérités, qui par ce moyen leur deviendroient plus familieres : c’en seroit même assez pour ceux qui ne cherchent point à approfondir ; & je crois qu’ils pourroient se dispenser de travailler eux-mêmes à ces dissections, à moins encore qu’ils ne se destinassent à exercer les opérations chirurgicales, la dissection bien entendue pouvant être un moyen d’acquérir plus de dextérité. En effet, comment peut-on supposer que plusieurs personnes puissent toutes ensemble, comme cela se pratique dans les démonstrations qui se font en public ou en particulier, prendre des idées bien précises sur la figure, la situation, les connexions, le tissu, la structure des parties qu’elles peuvent à peine appercevoir, & qu’on ne leur fait voir que dérangées ; puisqu’il est des parties qu’on ne peut bien découvrir qu’avec de bons yeux, & même lorsqu’on en est près, & que d’ailleurs le gros des parties, ce qu’il y a de plus extérieur, la figure, la situation, sont nécessairement bouleversées dans les préparations dont on se sert pour ces démonstrations ? Ces connoissances générales peuvent avoir leur utilité, pour passer à de plus particulieres ; mais sont-elles nécessaires pour y arriver ? C’est ce dont je ne suis point persuadé : l’art de guérir exige tant de connoissances particulieres, qu’on ne peut trop s’attacher à abreger les moyens de les acquérir.

Les anciens medecins, pourroit-on dire, quoique peu versés dans ces sortes de dissections, en ont-ils été moins bons guérisseurs ? & même ceux qui de nos jours se sont plus attachés & qui ont suivi de plus près ces dissections, en ont-ils mieux réussi dans la pratique de la Medecine ? Voilà deux difficultés que nous ne pouvons nous arrêter à résoudre ici ; elles demandent trop de discussion, & cela nous conduiroit trop loin : les bons juges au reste ne doutent point que toutes choses d’ailleurs égales, ceux qui connoissent mieux le corps humain ne soient plus à portée d’en appercevoir les dérangemens : plus cette connoissance est portée loin, plus ces dérangemens deviennent sensibles. Ce qu’il y a de constant, c’est que dans les premiers tems de la Medecine, les dissections n’étoient pas assez fréquentes ni assez bien pratiquées pour qu’on puisse dire qu’elles ayent beaucoup influé sur la perfection de la Medecine de ces tems ; aussi est-elle bien défectueuse de ce côté ; & si les anciens medecins ont été regardés & le sont encore de nos jours, comme d’excellens observateurs, la facilité qu’il y auroit à faire voir l’accord de leurs actions avec ce qu’il y a de connu sur les différentes parties de cet accord, en constateroit la vérité, en feroit appercevoir les défauts, & jusqu’où ces medecins auroient pû aller avec ce genre d’observations, s’ils avoient eu les connoissances nécessaires.

Quoique la coûtume d’embaumer les corps morts fût très-ancienne chez les Egyptiens, qu’ils fussent pour cela obligés de les ouvrir, & qu’ils eussent conséquemment occasion d’observer la position de certaines parties ; la dissection grossiere qu’ils faisoient de ces corps n’a nullement rapport à celle dont il est question ici ; & on ne peut dire que cette espece de dissection ait beaucoup contribué à la perfection de leur medecine : il y a cependant tout lieu de présumer qu’Esculape l’égyptien devoit avoir quelques connoissances plus particulieres, puisque, comme quelques-uns l’ont cru, toute sa medecine se réduisoit presqu’à la chirurgie, & que Podalire & Machaon ses deux fils qui accompagnoient Agamemnon à la guerre de Troie, furent d’un grand secours à l’armée, parce qu’ils guérissoient les blessures en se servant du fer & des médicamens. D’ailleurs, s’il est vrai que Podalire ait pratiqué la saignée, il n’est guere probable qu’il se soit exposé à ouvrir des vaisseaux qu’il ne connoissoit pas.

Esculape ayant été mis au rang des dieux, on lui bâtit des temples : toute la Medecine passa en même tems entre les mains des Asclépiades & ces Asclépiades ont passé pour de grands anatomistes. Voyez Anatomie. Dans le tems, dit Galien, que la Medecine étoit toute renfermée dans la famille des Asclépiades, les peres enseignoient l’Anatomie à leurs enfans, & les accoûtumoient dès l’enfance à disséquer des animaux ; ensorte que cela passant de pere en fils comme par une tradition manuelle, il étoit inutile d’écrire comment cela se faisoit, &c. Il paroît avec tout cela qu’ils n’ont pas poussé la dissection bien loin. Hippocrate un de leurs descendans, qui est le premier qui nous ait laissé quelqu’écrit sur l’Anatomie, en a traité si superficiellement qu’il y a tout lieu de présumer qu’il ne s’y étoit pas beaucoup appliqué. Ce qu’il y a de constant, c’est qu’avant Erasistrate & Hérophile on n’avoit pas disséqué de corps humains comme ils le firent ; & c’est aux connoissances que leur procurerent les dissections, qu’ils dûrent sans doute une grande partie des succès qu’ils eurent dans la pratique de la Medecine ; c’est ce que confirme assez l’histoire de ces deux grands medecins.

Dans quelqu’état qu’ait été la dissection jusqu’à Galien, il est sûr que ses écrits sur les administrations anatomiques sont les premiers qui soient parvenus jusqu’à nous, ceux de Dioclès n’y étant pas arrivés. Il composa d’abord ces administrations pour Boëtius consul romain, qui l’en pria avant son départ de Rome où il avoit appris de lui l’Anatomie. Galien lui donna effectivement un traité en deux livres, & quelques autres ouvrages : mais comme dans la suite Galien ne put recouvrer cette copie ni celle qu’il avoit à Rome, il en composa de nouveau quinze autres livres, dont nous ne connoissons que neuf. Thomas Bartholin dit cependant qu’il y a une traduction en arabe des six autres. L’ordre que suit Galien est admirable ; & s’il n’a pas toute l’exactitude qu’on pourroit desirer, c’est au tems qu’il faut s’en prendre : du reste on peut le regarder comme le premier qui ait rompu la glace ; & Vesale sans Galien n’eût probablement pas été un aussi grand anatomiste.

On trouve dans la plûpart des anatomistes qui ont écrit depuis Galien jusqu’à Vesale, des énoncés généraux sur la maniere de découvrir les parties ; car c’étoit là leur façon de l’enseigner : après avoir découvert telle partie & l’avoir ôtée, on en découvre telle autre, &c. Voyez Mundini, Massa, Carpi, Alexander Beneaictus, &c. Il seroit à souhaiter qu’on s’assujettît à cette méthode plus qu’on ne fait de nos jours ; car c’est la plus essentielle pour la pratique de la Medecine.

Vesale, ce génie formé pour se frayer de nouvelles routes, en dégageant, pour ainsi dire, la description des parties de la maniere de les découvrir, a ajoûté dans son ouvrage, à la fin de la description de chaque partie, la maniere de s’y prendre pour la devoiler par le moyen de la dissection. C’est aussi ce qu’a fait Charles Etienne, & ce qu’auroit probablement fait Eustachi, s’il eût donné lui-même l’explication de ses planches anatomiques.

On a dans la suite reconnu si unanimement l’utilité de l’Anatomie, qu’on imagina différens moyens de découvrir les parties, soit par rapport à leur ensemble, leur structure, leur action, &c. par le moyen des injections, de la transfusion, des ligatures, des microscopes, de différentes préparations, &c. Voyez les articles Injection, Transfusion, Microscope, Préparation. C’est sans doute à cette émulation que sont dûs les différens traités qui parurent dans la suite sur la dissection : la brieve collection de l’administration anatomique d’Ambroise Paré ; la maniere de préparer le cerveau par Varole, Sylvius, Willis, Duncan, Hebenstreit ; ce qu’ont dit Carcanus, Hilden, Halicot, sur la dissection des parties dans leur traité d’Anatomie ; le manual of dissection d’Alexandre Read ; le bon traité de Lyser sur la maniere de disséquer les cadavres humains ; l’excellent ouvrage de Cassebohm sur la maniere de disséquer, imprimé en allemand à Berlin en 1746 ; ce qu’a dit M. Lieutaud sur la maniere de préparer les différentes parties, dans ses essais d’Anatomie ; ce qu’en a rapporté Mischer, dans ses institutions anatomiques ; l’anthropotomie, ou l’art de disséquer toutes les parties solides du corps humain, de les préparer, de les conserver préparées, &c. avec figures, à Paris, chez Briasson, 1750 ; nous conseillons ce dernier ouvrage comme le plus complet en ce genre, & nous y renvoyons pour y trouver ce qui concerne le manuel de la dissection, la maniere de préparer chaque partie, &c. (L)

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Étymologie de « dissection »

Lat. dissectionem, de dissectum, supin de dissecare, de dis… préfixe, et secare, couper (voy. SECTION).

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Du latin dissectio du verbe latin dissecare (« disséquer »).
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Phonétique du mot « dissection »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
dissection disɛksjɔ̃

Évolution historique de l’usage du mot « dissection »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « dissection »

  • Ce qu'on cherche à comprendre, souvent, on le tue, car, comme chez l'apprenti médecin, il n'y a pas de véritable connaissance sans dissection. De Martin Page / Comment je suis devenu stupide , 
  • Disséquer le corps humain, c'est détruire sa beauté ; et pourtant, par cette dissection, la science arrive à y reconnaître une beauté d'un ordre bien supérieur et que la vue superficielle n'aurait pas soupçonnée. De Ernest Renan / L'Avenir de la science , 
  • Les squales après capture feront l'objet d'une dissection pour améliorer la connaissance scientifique sur les requins bouledogues.  Clicanoo.re, [Faits Divers] Sainte-Suzanne : deux petits requins bouledogues observés à proximité du stade en Eaux Vives | Clicanoo.re
  • Le silence convenu des années durant, l’embarras des nombreux médecins ou responsables institutionnels à expliquer cette indignité au cœur d’une prestigieuse université sont révélateurs d’un état d’esprit étrange et inquiétant, dont le corollaire est le manque significatif d’études consacrées aux aspects éthiques de la dissection. The Conversation, Don de corps à la médecine : comment éviter que dissection ne rime avec transgression ?
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  • Le segment des services publics est principalement stimulé par laugmentation des incitations financières et des soutiens réglementaires des gouvernements à léchelle mondiale. Les denrées Appareils de diagnostic par dissection ultrasonique actuelles sont principalement affectées par la pandémie de COVID-19. La plupart des projets en Chine, aux États-Unis, en Allemagne et en Corée du Sud sont retardés, et les entreprises sont confrontées à des problèmes opérationnels à court terme en raison des contraintes de la chaîne dapprovisionnement et du manque daccès au site en raison de lépidémie de COVID-19. LAsie-Pacifique devrait être fortement affectée par la propagation du COVID-19 en raison de leffet de la pandémie en Chine, au Japon et en Inde. La Chine est le centre épique de cette maladie mortelle. La Chine est un pays majeur en termes dindustrie chimique. Thesneaklife, Marché mondial des Appareils de diagnostic par dissection ultrasonique 2020 Diverses industries manufacturières: Ethicon Endo-Surgery, Sartorius, Tuttnauer, NSK Ltd., Medtronic – Thesneaklife
  • Under oath, Planned Parenthood's organ harvesting partner (ABR) states "we do a dissection" of babies, harvesting organs even while they have beating hearts Valeurs actuelles, Etats-Unis : le Planning familial accusé de disséquer et de prélever des organes sur des bébés vivants | Valeurs actuelles

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Traductions du mot « dissection »

Langue Traduction
Anglais dissection
Espagnol disección
Italien dissezione
Allemand präparation
Chinois 解剖
Arabe تشريح
Portugais dissecação
Russe рассечение
Japonais 解剖
Basque disekzio
Corse disseczione
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Synonymes de « dissection »

Source : synonymes de dissection sur lebonsynonyme.fr

Combien de points fait le mot dissection au Scrabble ?

Nombre de points du mot dissection au scrabble : 13 points

Dissection

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