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Couverture

Sommaire

Définitions du mot couverture

Trésor de la Langue Française informatisé

COUVERTURE, subst. fém.

I.− Ce qui, matériellement, sert à couvrir, à recouvrir ou à envelopper quelqu'un ou quelque chose.
A.− Domaine des usages individuels
1. Pièce de tissu en laine ou en coton, de grande taille, dont on se couvre ou éventuellement s'habille pour se protéger contre les intempéries. Couverture d'étoffe, de laine, en velours; jeter une couverture sur son épaule, se vêtir d'une couverture :
1. ... des hommes, des enfants, des femmes, demi-nus ou enveloppés de l'immense couverture de laine blanche qui est leur seul vêtement, étaient accroupis autour d'un feu et se peignaient les cheveux, ... Lamartine, Voyage en Orient,t. 1, 1835, p. 280.
2. Plus spéc. Pièce de tissu, en laine ou en coton, que l'on étend sur les draps pour protéger la chaleur du lit. Border la couverture, ramener la couverture sur qqn, rejeter les couvertures, se cacher sous la couverture, soulever la couverture. Je gèle sous ma couverture (Balzac, E. Grandet,1834, p. 189).Bien serrés sous nos couvertures (Dorgelès, Croix bois,1919, p. 163):
2. Cependant, couchés côte à côte sur le même oreiller, les deux enfants dormaient. Claude, qui avait huit ans, ses petites mains rejetées hors de la couverture, respirait d'une haleine lente, tandis qu'Étienne, âgé de quatre ans seulement, souriait, un bras passé au cou de son frère. Zola, L'Assommoir,1877, p. 376.
Locutions
Faire la couverture. Préparer le lit en rabattant la couverture de manière à pouvoir se glisser aisément entre les draps. Le domestique éteignait les bougies des tables de jeu, et la servante « faisait la couverture », tandis que madame roulait au compas les cheveux de son mari (Jouy, Hermite, t. 5, 1814, p. 49).
Tirer, amener la couverture à soi (au fig.). S'attribuer tout le profit ou la majorité des avantages d'une opération. J'ai tiré à moi toute la couverture. J'ai senti en égoïste, comme ceux qui ne partagent pas (Malègue, Augustin,t. 2, 1933, p. 198).
B.− BÂT. Matériau de nature variable dont on recouvre les combles des bâtiments pour les protéger contre les intempéries. Couverture de paille, de tuiles creuses, de plomb; couverture des églises romanes. Couvertures extradossées (Lenoir, Archit. monast.,1852, p. 28).J'ai eu un malheur à ma charretterie, dont la couverture, une nuit qu'il ventait fort, s'est envolée dans les arbres (Flaub., MmeBovary,t. 2, 1857, p. 8):
3. En Champagne, le temps n'est pas loin où les masures en pisé, assujetties tant bien que mal par des solives de bois, disparaissant presque sous la couverture de chaume, régnaient là où luisent aujourd'hui les maisons de briques aux toits de tuiles. Vidal de La Blanche, Principes de géogr. hum.,1921, p. 162.
P. métaph. [En parlant du ciel, du brouillard, des nuages] Ce qui recouvre le paysage, la campagne. Un vent léger tomba du ciel noir qu'il agitait comme à plis funèbres (...) et planant sur tout ce paysage de cauchemar, une lourde couverture de nuages gris (Gracq, Argol,1938, p. 146).
C.− IMPR. Habit d'un livre qui comporte les plats et un dos. Couverture d'une brochure, d'un livre. J'ai terminé mes courses du jour par mon imprimeur, toujours occupé du titre et de la couverture (Hugo, Corresp.,1825, p. 411).Couverture de cuir à chimères du Japon frappée de blasons non moins fabuleux (Mallarmé, Dern. mode,1874, p. 766):
4. Cette petite revue, à couverture sang-de-bœuf [les Entretiens politiques et littéraires], était, ma foi, fort bien rédigée, et je me trouvai extrêmement flatté d'y voir paraître mon Traité du Narcisse. Gide, Si le grain ne meurt,1924, p. 543.
P. ext., usuel. Feuille de papier ou de plastique, cartonnage plus ou moins épais, qui recouvre les pages d'un cahier ou qui protège la reliure d'un livre. Couverture d'un cahier d'écolier; mettre une couverture à son livre. Je faisais des paysages comme celui-là quand j'avais douze ans, sur la couverture de mes livres de classe (Musset, Fantasio,1834, I, 2, p. 187).
D.− Autres domaines
1. AGRIC., HORTIC.
a) Tout ce qui sert à préserver les plantes de l'action du froid (paille, paillassons, fumier, feuilles, etc.). Cette couverture pourra se composer de litière, de tonture de haies ou de gazons (Du Breuil, Cult. arbres,1876, p. 660).
b) Engrais soluble et rapidement assimilable répandu à la surface du sol. Consommation [de nitrate] comme engrais de couverture (Chalon, Explosifs mod.,1911, p. 15).
2. ANAT. Tissu musculaire jouant un rôle de protection. Elle [l'articulation du genou] est complétée, protégée et renforcée de tous côtés par une double couverture musculo-aponévrotique (Gérard, Anat. hum.,1912, p. 196).
3. ORNITH. Couvertures, subst. fém. plur. Plumes qui recouvrent la base des grandes pennes de l'aile ou de la queue chez les oiseaux (cf. Cuvier, Anat. comp., t. 2, 1805, p. 605).
II.− P. anal. ou au fig.
A.− ART MILIT. Protection (avec éventuellement dissimulation) des communications, d'une zone frontière, des troupes et des fortifications qui doivent subir le premier choc de l'ennemi; p. méton., dispositif spécialement étudié pour assurer cette protection. Dispositif de couverture, secteur de couverture; couverture aérienne, atomique; sous la couverture de l'artillerie. Remplir le rôle de couverture contre la Russie (Bainville, Hist. Fr.,1924, p. 122).
5. ... on défendait la Meuse et la Moselle, abandonnant Nancy à son sort; les effectifs en couverture étaient faibles, les secteurs attribués aux corps d'armée frontière étaient fort larges. Joffre, Mémoires,t. 1, 1931, p. 102.
B.− BANQUE, FIN.
1. Somme d'argent destinée à compenser un déficit en servant de protection contre ses conséquences fâcheuses. Couverture du déficit de la S.N.C.F., couverture des dépenses publiques. Assurer la couverture des coûts sociaux calculés d'après les progrès de la science et de la technique (Perroux, Écon. XXes.,1964, p. 529).
2. Avance, en espèces ou en nature, donnée en vue de garantir une opération. Couverture des frais de transport, de séjour. Mon titre de député me valut le plus gracieux accueil; il n'exigea que dix mille francs de couverture, et il fut convenu que nous commencerions les opérations le jour même (Reybaud, J. Paturot,p. 402).
C.− P. ext. et au fig.
1. Garantie, caution.
a) [S'appliquant à une chose] Le travail, dit l'orateur, est la couverture de notre monnaie ( Œuvre,30 mars 1941).
b) [S'appliquant à une pers.] Sous la couverture de, servir de couverture à :
6. Ne nous écris jamais que par la correspondance du gouvernement, en adressant sous la couverture de M. Coster, Chef de Division au Ministère de la Marine − nous serons sûrs ainsi de recevoir tes lettres. Balzac, Correspondance,1841, p. 287.
2. Souvent péj. Apparence, semblant, dissimulation par opposition aux réalités qu'ils dérobent à la vue. Servir de couverture à des desseins. Les homosexuels étaient de bons pères de famille et n'avaient guère de maîtresses que par couverture (Proust, Prisonn.,1922, p. 306).L'hypocrite couverture du décorum de la décence bourgeoise (Gide, Journal,1933, p. 1177):
7. Souvent, des usines, des chantiers, des bureaux, leur assurent une « couverture » en attendant le coup de main après lequel ils disparaissent. Ces partisans dispersés mènent des actions à très petite échelle. De Gaulle, Mémoires de guerre,1956, p. 252.
Rem. La docum. fournit le subst. masc. couverturier. Marchand ou artisan qui vend des couvertures. Marchand couverturier (Ac. 1835).
Prononc. : [kuvε ʀty:ʀ]. Étymol. et Hist. A. 1. Mil. xiies. « ce qui sert à couvrir, à protéger » (Psautier Cambridge, éd. F. Michel, LX, 4 [protectione alarum tuarum]); 2. ca 1160-70 « toit d'une maison » (Wace, Rou, éd. A.-J. Holden, 6585); 3. ca 1180 « pièce de tissu qu'on étend sur un lit » (A. de Paris, Alexandre, éd. in El. Monographs, branche 1, 252); 4. 1386 « id., dont on couvre un livre » (7ocpte roy. de Guill. Brunel, fo18 ds Gay). B. 1. Ca 1160-70 « feinte, dissimulation » (Wace, op. cit., 11261); 2. 1835 « garantie donnée pour assurer un paiement » (Ac.). Dér. de couvrir*; suff. -ure*. Cf. b. lat. coopertura « ce qui recouvre, voile » au fig. Fréq. abs. littér. : 2 107. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 1 101, b) 3 397; xxes. : a) 3 329, b) 4 199. Bbg. Archit. 1972, p. 112. − Gottsch. Redens. 1930, p. 232. − Goug. Lang. pop. 1929, p. 145. − Lew. 1960, p. 90. − Quem. 2es. t. 2 1971 (s.v. couverturier). − Quem. Fichier (et s.v. couverturier). − Straka (G.). En relisant Menaud, maître-draveur. In : [Mél. Imbs (P.)]. Trav. Ling. Litt. Strasbourg. 1973, t. 11, no1, p. 291.

Wiktionnaire

Nom commun

couverture \ku.vɛʁ.tyʁ\ féminin

  1. Grande pièce d’étoffe épaisse couvrant le lit, se plaçant au-dessus des draps.
    • Il se déshabilla en hâte, se blottit sous les couvertures. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930)
    • Il saisit Héloïse, l'enlève entre ses bras […], et la transporte doucement, parmi les couvertures qu'il rabat sur elle. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
  2. (Imprimerie) Première page d’un ouvrage imprimé.
    • Je me retourne et je vois Jacques Yonnet, coiffé d'une viscope à carreaux et me tendant un livre d’Ivan Chtcheglov dont la couverture est une colorisation du Paris de ma jeunesse en noir et blanc. — (Merlin Coverley, Psychogéographie ! : Poétique de l’exploration urbaine, traduit par André-François Ruand, éd. Les Moutons électriques, 2013)
  3. (Imprimerie) Partie extérieure d’un livre servant à le protéger.
    • Le relieur-doreur décore les couvertures de livres à partir de fines feuilles d’or.
  4. Partie extérieure de la toiture.
    • Une petite pluie froide faisait furtivement briller la couverture d’un appentis et tinter sur le zinc, à de rares intervalles, de pesantes gouttes d'eau qui s’échappaient d’une chanlatte percée. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
  5. Garantie de protection donnée par un assureur.
    • L’assurance santé offre une couverture contre les maladies et les blessures.
  6. (Banque & Commerce) Garantie donnée pour assurer un paiement.
    • Ce négociant me doit beaucoup, mais j’ai une bonne couverture.
    • J’ai tiré sur vous une lettre de change, acceptez-la ; je vous en enverrai la couverture avant l’échéance, Je vous ferai passer les fonds avant l’échéance.
  7. (Finance) (Bourse) Dépôt de titres ou d’espèces, que l’agent de change exige du client qui donne des ordres pour des marchés à terme.
  8. (Figuré) Ce qui sert à cacher ou à dissimuler.
    • Chacun avait, chacun a encore à l'esprit la célèbre formule de Kipling sur le « fardeau de l'Homme blanc ». Mais cette notion était considérée comme une couverture quelque peu hypocrite, un écran (auto) justificatif d'un phénomène plus profond qu'il appartenait aux historiens d'éclairer. — (Alain Ruscio, Le credo de l'homme blanc: regards coloniaux français XIXe-XXe siècles, Éditions Complexe, 2002, p. 13)
    • Par ces décisions, les autorités françaises accordaient aux Allemands des moyens indispensables à la réalisation de leur dessein, car, compte tenu des effectifs de police limités dont ils disposaient en France, ils n'auraient pu accomplir ces actions seuls, ainsi qu'une « couverture légale ». — (René Bousquet sur l’encyclopédie Wikipédia Wikipedia-logo-v2.svg)
  9. (Par extension) Fausse identité endossée ponctuellement par un agent secret ou un policier en mission d’infiltration.
    • Il a publié le nom de jeune fille, qu’elle utilisait comme couverture dans son métier d’agent secret.
  10. (Militaire) Ensemble des moyens militaires servant à se protéger d’une attaque.
    • Une armée, même en mouvement, doit assurer sa couverture.
  11. Couche végétale recouvrant le sol.
    • Dans les dépressions où leur puissance était grande, les prêles ont protégé les roches meubles sous-jacentes, tandis que l’érosion déblayait celles-ci là où cette couverture protectrice était absente ou moins épaisse. — (Bulletin de la Société belge de géologie, de paléontologie et d'hydrologie, vol 57 à 58, 1948, p. 620)
    • En saison sèche, les Garde-bœuf suivent les feux de forêt et de savane, pour manger les animaux mis à nu par la disparition de la couverture herbacée. — (Jean Claude Ruwet, Les oiseaux des plaines et du lac-barrage de la Lufira supérieure (Katanga méridional): reconnaissance écologique et éthologique, ‎Université de Liège & Fondation pour les recherches scientifiques en Afrique centrale, 1965, page 41)
  12. (Par extension) Paillage.
    • Le sorgho, planté en succession de la culture commerciale, est desséché sur pied 8 à 10 jours avant de semer le cotonnier (…), afin d'obtenir une couverture morte dans laquelle est effectué le semis. — (Agriculture et développement, mars 1999, n°21, page 89)
  13. La partie d’une surface, d’un territoire, d’une population, d’un ensemble qui est concerné par une service, une modification ou une intervention quelconque, souvent exprimé en termes d’un pourcentage ou d’une fraction.
  14. (Télécommunications) (Par extension) Zones où peut être activé service téléphonique ou internet, ou un émetteur de radio ou télévision.
    • La couverture des réseaux de télécommunications mobiles a augmenté considérablement ces dernières années.
  15. (Journalisme) Action d'enquêter puis de relater l'enquête par les journaux.
    • Son traitement, sa couverture médiatique pourront être assuré par un fait-diversier, journaliste en charge des faits-divers, un enquêteur spécialisé dans les affaires politico-financières ou un chroniqueur judiciaire. — (Alexandrine Civard-Racinais, Le journaliste, l'avocat et le juge: les coulisses d'une relation ambigüe, 2003, page 34)
  16. (Zoologie) Une des plumes qui recouvrent la base des rémiges et des rectrices.  [1]
  17. (Serrurerie) Partie non visible du boîtier de la serrure, opposée au palastre.
  18. (Technologie des réacteurs nucléaires) Matériau à irradier placé à la périphérie du cœur d’un réacteur à fission.
  19. (Nucléaire) (Fusion) Équipement entourant le plasma thermonucléaire, destiné à absorber les neutrons issus des réactions de fusion et assurant la protection des structures et des composants, contribuant également à celle des personnes.
  20. (Finance) Opération ou suite d’opérations de marché ayant pour but de couvrir, ou de compenser, totalement ou partiellement, un risque de variation d’un élément d’actif ou de passif, ce risque provenant d’une fluctuation des cours des titres, des devises ou des taux d’intérêt (ou des prix des matières premières pour les marchandises).
  21. (Télédétection spatiale) (Photogrammétrie) Prise de données sur une zone déterminée afin d’en obtenir une représentation.
  22. (Télédétection spatiale) (Photogrammétrie) L’ensemble des données obtenues, ou leur représentation sous forme d’images brutes ou prétraitées.
    • Leur mise à disposition du public en septembre 2003 est révolutionnaire à plusieurs points de vue (nous parlons ici surtout du format SRTM3) : le seul format de couverture mondiale précédemment disponible avait une résolution de 1 km (les GTOPO30) […]. — (Shuttle Radar Topography Mission sur l’encyclopédie Wikipédia Wikipedia-logo-v2.svg)
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

COUVERTURE. n. f.
Ce qui sert à couvrir quelque chose. La couverture d'une maison, La charpente et les tuiles ou ardoises qui la couvrent. Par extension, Couverture de cheval, de mulet, Qui sert à couvrir un cheval ou un mulet après une course. Couverture de voyage, Qui sert à garantir du froid en chemin de fer, en voiture, en automobile. Couverture de lit ou simplement Couverture, Celle que l'on met sur le drap. Couverture de laine, de soie. Couverture de coton. Faire la couverture, Replier le drap et la couverture d'un lit pour qu'on y puisse entrer plus facilement. Fig. et fam., Tirer la couverture à soi, de son côté, Prendre plus que sa part, chercher dans une affaire à s'emparer de profits, d'avantages qu'on doit partager avec d'autres. Fig., Troupes de couverture, Troupes qui sont placées à la frontière d'un pays pour la garder en cas d'attaque imprévue. Il se dit aussi d'une Enveloppe ou reliure mobile où l'on introduit un livre broché pour le protéger quand on le lit. Couverture de vélin, de veau, de basane, de maroquin, de chagrin. Il signifie au figuré Ce qui sert à cacher, à dissimuler. Sous couverture d'amitié. L'intérêt public sert de couverture à bien des trafics. Il se dit, en termes de Banque et de Commerce, d'une Garantie donnée pour assurer un paiement. Ce négociant me doit beaucoup, mais j'ai une bonne couverture. J'ai tiré sur vous une lettre de change, acceptez-la ; je vous en enverrai la couverture avant l'échéance, Je vous ferai passer les fonds avant l'échéance. Il se dit, en termes de Bourse, d'un Dépôt de titres ou d'espèces, que l'agent de change exige du client qui donne des ordres pour des marchés à terme.

Littré (1872-1877)

COUVERTURE (kou-vèr-tu-r') s. f.
  • 1Toile, drap, étoffe quelconque qu'on étend ou qu'on dresse sur une chose pour la couvrir. Couverture de canapé. Les capuchons sont les plus anciennes couvertures de tête que les ecclésiastiques aient portées à l'église, J. B. Thiers, Hist. des perruques, ch. 4.
  • 2Papier, peau, etc. qui sert à couvrir un livre. La couverture d'un livre. Une riche couverture.

    On dit plutôt reliure, quand la couverture est en peau.

  • 3 Absolument, la couverture d'un lit. Une couverture de laine. Il mit la tête sous les couvertures, Hamilton, Gramm. 9. De peur que son père ne découvrît par la lumière qui était dans sa chambre toutes les nuits, qu'il les passait à travailler, il étendait devant sa fenêtre les couvertures de son lit qui ne lui servaient plus qu'à cacher qu'il ne dormait pas, Fontenelle, Hartsoeker. Des domestiques qui étaient entrés dans sa chambre lui jetèrent des couvertures sur la tête et l'étouffèrent [Démétrius], Rollin, Hist. anc. t. VIII, p. 576, dans POUGENS.

    Faire la couverture, replier le drap et la couverture et préparer le lit de façon à ce qu'il n'y ait plus qu'à se glisser dedans.

    Mettre un homme dans la couverture, le berner ; et fig. se moquer de lui. Je fus berné vendredi après dîné… j'eus beau crier et me défendre ; la couverture fut apportée, et quatre des plus forts hommes du monde furent choisis pour cela, Voiture, Lett. 9. Une des choses qui m'effrayait le plus était que, lorsque j'étais bien haut et que je regardais en bas, la couverture me paraissait si petite, qu'il me semblait impossible que je retombasse dedans, Voiture, ib.

    Fig. Tirer la couverture à soi, de son côté, se faire sa part plus grosse qu'il ne serait juste.

  • 4Pièce d'étoffe en fil ou en laine, plus ou moins ornée, et attachée par un surfaix sur le corps des animaux et surtout des chevaux, pour les protéger contre le froid, la malpropreté, les insectes.
  • 5 Terme de jardinage. Objet mauvais conducteur du calorique, employé par les jardiniers pour protéger les semis ou plantes contre le froid ou les rayons du soleil, et qui est fait de paille de litière, de feuilles, de branches sèches, de paillassons, de caisses en bois, de cloches.
  • 6Ce qui forme la surface extérieure d'un toit. Couverture en tuile, en chaume, etc.
  • 7Le droit, en Espagne, de se couvrir devant le souverain, droit dont l'octroi est l'objet d'une certaine solennité. D'abord le nouveau grand ou celui qui succède à un autre, car cela est pareil pour la couverture, visite tous les grands ; j'y menai mon fils ; ensuite il en choisit un pour être son parrain. … Je remarquai la bonté du roi, qui, en peine que mon fils manquât à se couvrir à temps, lui fit deux fois signe de le faire comme il se relevait de son inclination après le cobrios [couvrez-vous] ; il obéit, et s'étant couvert, il fit, comme c'est l'usage, un remercîment au roi de demi-quart d'heure, pendant lequel il mit quelquefois la main au chapeau et le souleva deux fois, à une desquelles le roi mit la main au sien, Saint-Simon, 576, 254. La couverture de mon second fils se fit le 1er février, jour pour jour, précisément quatre vingt-sept ans depuis la réception de mon père au parlement, comme duc et pair de France, Saint-Simon, 589, 81.
  • 8 Fig. Prétexte, masque, faux-semblant. Des excuses de mal faire et des couvertures de crimes. Puis outre le saint vœu qui sert de couverture…, Régnier, Sat. XII. L'étroite parenté leur sert de couverture, Tristan, Mort de Chrispe, II, 2. C'est pour servir de prétexte et de couverture à l'avarice et à l'ingratitude, Patru, Plaidoy. 9, dans RICHELET. Il paraît que tout ce qu'il [Henri VIII] publia sur l'embarras de sa succession ne fut qu'une couverture, tant de ses nouvelles amours que du dégoût qu'il avait conçu de la reine sa femme, Bossuet, Var. VII, § 51. Il fallait trouver quelque couverture à un défaut si visible, Bossuet, ib. X. M. le Prince, sensible à la gloire d'une couronne pour un gendre qu'il estimait, cachait sous cette couverture la joie du repos de sa famille, Saint-Simon, 48, 62.
  • 9 Terme de banque et de commerce. Provisions, cautions données pour assurer un payement. Ce négociant me doit beaucoup, mais j'ai de bonnes couvertures

    Terme de bourse. Dépôt de titres ou d'espèces exigé souvent du client par l'intermédiaire pour diminuer les risques que ce dernier a à courir dans la conclusion des marchés à terme.

  • 10Morceau de gros acier forgé recouvrant un morceau d'acier fin.

    Plaque d'une serrure.

    Planches inclinées pour garantir de la pluie des piles de bois.

  • 11 S. f. plur. Plumes recouvrant le dessus et le dessous des pennes des ailes et de la queue des oiseaux.

HISTORIQUE

XIIe s. E [tu] dunas à mei la coverture de la tue salut, e la tue destre receut mei, Liber psalm. p. 20. À ma dolor n'a mestier couverture ; Si souspris sui, que je ne sai que faire, Couci, p. 126. Por ce ke il puist ferir et ocire les devotes pensées, s'atapist il desor la covreture de dolor, Job, 446. Fiert soi [le feu] es tours, et el maistre clochier ; Les covretures covint jus trebuchier, Raoul de C. 60.

XIIIe s. Toute la couverture [du lit] à ses deus mains [elle] saisi, Berte, LXXXIX. La covreture de la sele Ert d'un brun paile de Castele, Fl. et Bl. 1187.

XVe s. Et le bourgeois qui trahit les avoit, se mit à fuire par couverture avec eux [afin de couvrir sa trahison], Froissart, I, I, 190. Je vous vouldroye prier que vous me prestissiez ung de ces escus à porter à ceste assemblée et les couvertures [cottes] et tout l'autre habillement, Lancelot du lac, t. III, f° 116. Sire chevalier, que povez vous avoir de ainsi seigner ? Certes, dit Nero par couverture [feinte], c'est pour la douleur de ma playe qui se est reprinse à seigner, Perceforest, t. V, f° 33.

XVIe s. Les femmes saisissent à deux mains toute couverture de contraster à leurs maris, Montaigne, III, 81. L'harquebuserie sans couverture se renverse aisement, Lanoue, 321. Les nappes, les couvertures du lit, il vendoit tout cela, Despériers, Contes, LXXIX. Elle leur monstra un flambeau ardent de dessus un figuier sauvage, en estendant derriere quelques tapis et couvertures, Amyot, Rom. 49. Des couvertures de licts, Amyot, Lyc. 23. Ses faultes n'ont aucune couverture ne couleur honneste, Amyot, Thés. et Rom. comp. 6. Il ordonna que les couvertures des maisons se feissent avec la cognée, et les huisseries avec la sie seulement, Amyot, Lyc. 23. Leur commune voix [des chirurgiens] est que ce fut le roy St Louys, le tirant en couverture [preuve] de l'appointé qui fut fait entre maistre François Fromond et Robert de Langres, chirurgiens du roy jurez du chastelet d'une part, et maistre François de Troyes prevost d'autre, Pasquier, Recherches, IX, p. 821, dans LACURNE.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

COUVERTURE, s. f. en général ce qui s’étend sur la surface entiere ou partielle d’un objet, & qui sert, soit à garantir cette surface, soit à préserver l’intérieur de l’action des corps extérieurs.

* Couverture, (art du Couvreur.) la partie extérieure d’un bâtiment la plus élevée, qui défend toutes les intérieures des injures de l’air, & qui est soutenue de tout côté sur des bois appuyés d’un bout sur les murs de la maison, & de l’autre aux arc-boutés ou assemblés, soit ensemble soit avec d’autres bois qui font partie de la charpente. On couvre les maisons ou de plomb, ou d’ardoise, ou de tuile, ou de bardeau, ou de chaume. Plus la matiere est pesante, plus le toit doit être bas ; pour l’ardoise, on peut donner au toit une hauteur égale à sa largeur. Pour la tuile, la hauteur n’en peut être que les deux tiers ou tout au plus les trois quarts de la largeur. S’il y a des croupes ou boîtes de toit qui ne soient point bâties en pignon, mais couvertes en penchant comme le reste du comble, il faut tenir ces croupes plus droites que les autres couvertures. Autrefois on ne faisoit que des couvertures droites, hautes, & n’ayant de chaque côté qu’une pente terminée en pointe au comble. Ces toits avoient des avantages, mais ils occasionnoient trop de dépense en tuile, en ardoise, en charpente, &c. & ils renfermoient trop peu d’espace ; on les a donc abandonnés pour les mansardes. Voyez Mansardes.

Quand on couvre de tuile, on place les chevrons à deux piés ou seize pouces au plus de distance. Le millier de tuile du grand moule, fait sept toises de couverture. Ces tuiles ont treize pouces de long, huit de large, & quatre pouces trois lignes de pureau ; on appelle de ce nom, la portion de tuile qui reste découverte quand elle est en place. La grandeur des tuiles du petit moule est communément de neuf à dix pouces de long, sur six de large, & trois pouces & demi de pureau. Les tuiles rondes, ou creuses, ou en s couchée, demandent un toit extrèmement plat. Il y a de l’ardoise de 11 pouces de long sur 6 à 7 de large, & 2 lignes d’épais ; c’est la quarrée forte. La quarrée fine a 12 à 13 pouces de large sur une ligne d’épais. Le millier fait 4 toises de couverture, en lui donnant 3 pouces & demi de pureau ; en la ménageant bien, elle peut former jusqu’à quatre toises & demie. Le bardeau, ou ces petits ais qu’on substitue à la tuile, ne charge pas les maisons ; on les appelle aissis ou aissantes. On les employe communément aux hangards. Il faut qu’ils soient sans aubier. Si on en fait des toits de maison, il ne sera pas nécessaire que la charpente soit forte. Il n’y faudra pas épargner le clou, non plus qu’à l’ardoise. Il durera plus long tems si on le peint à l’huile. A la campagne, on couvre de chaume ou de paille de seigle non battue au fleau : après que les faîtes & soûfaîtes sont posés, on y attache avec des gros osiers ou des baguettes de coudriers &c.. de grandes perches de chêne, à trois piés de distance ; on lie ces perches avec de plus petites qu’on met en-travers, & l’on applique là-dessus le chaume ou la paille qu’on fixe avec de bons liens. Plus ces liens sont serrés & le chaume pressé & égal, mieux la couverture est faite. Il y a des couvertures de jonc & de roseaux. Quelquefois on gache la paille avec de la terre & du mortier.

On accroche la tuile à la latte ; on y cloue l’ardoise après l’avoir percée d’un coup de marteau ; c’est pour cela qu’on remarque à la tuile une encrénure en-dessous. Le pureau est plus grand ou plus petit selon la distance des lattes. Voilà en quoi consiste tout l’ouvrage de couvreur, qui demande plus de hardiesse & de probité que d’adresse. La latte est attachée sur les chevrons.

Comme il est quelquefois difficile de vérifier l’ouvrage de couvreur, il n’a pas de peine à tromper. Il peut compter plus de tuile ou d’ardoise qu’il n’en employe. Il peut employer de mauvaise latte & de la tuile mal façonnée ; il peut disposer la neuve de maniere qu’elle soit mêlée avec la vieille, ou qu’elle lui serve de cadre. Il n’y a que la stipulation avant que l’ouvrage commence, & un examen attentif après que l’ouvrage est achevé, qui puisse mettre à couvert de la tromperie.

Le toiser de la couverture n’a rien de difficile, les dimensions étant données ; mais il est quelquefois dangereux de les prendre sur le toit. Quand on les a, il faut supposer la couverture plane, & ajoûter au produit pour le battelement un pié quarré ; pour la pente un pié quarré ; pour le posement de gouttiere un pié quarré ; pour une vûe de faîture six piés ; pour un œil de bœuf commun dix-huit piés ; pour les lucarnes, demi-toise ou toise, selon leur forme.

Il n’est pas difficile de savoir ce qu’il doit entrer d’ardoise ou de tuile dans une couverture, les dimensions de l’ardoise étant données, l’étendue de la couverture, & la quantité de pureau ; ce qu’on a toûjours.

On appelle couverture à la mi-voie, celle où l’on a tenu les tuiles moins serrées que dans la couverture ordinaire. Cette maniere de couvrir convient à tous les atteliers où il faut ménager une issue à la fumée ou à des vapeurs incommodes ou nuisibles.

Couverture, terme à l’usage des Couteliers, Serruriers, Taillandiers, & autres ouvriers en fer ; c’est un morceau de gros acier, forgé comme il convient pour l’espece d’ouvrage auquel on le destine ; qu’on refend ou qu’on recourbe, & dans lequel on place un morceau d’acier fin ; cet acier fin forme le tranchant de l’ouvrage, & le morceau de gros acier, qu’on appelle couverture, forme le dos, la scie, & les autres parties qu’il est indifférent de faire-d’une matiere fine ou grossiere. Ainsi, la couverture sert, comme on voit, à épargner l’acier fin, & elle fait la fonction de la dorure chez les Chapeliers.

Couverture, (Maréchallerie.) on appelle ainsi un morceau de coutis bordé, qu’on met sur le corps du cheval dans l’écurie. On dit donner une couverture d’un étalon, lorsqu’on lui fait couvrir une jument.

* Couverture, ouvrage d’ourdissage, qu’on étend sur les draps du lit pour se garantir du froid pendant la nuit. Les couvertures sont ordinairement blanches. Elles se fabriquent au même métier que le drap, voyez Drap ; mais elles sont croisées comme la serge, voyez Serge. On exécute aux coins, des couronnes ; & aux bords, des barres. On les foule ; au sortir du foulon on les peigne au chardon ; voyez l’article Drap. On en fait à Montpellier d’une infinité de sortes différentes, distinguées par noms, marques, & poids. Il y a les grand-marchands blancs & roux, marquées de trois barres & demie, & du poids de six livres au moins, & de sept au plus, au sortir des mains du pareur, & prêtes à être tondues. Les passe-grand-marchands, tant blancs que roux, marquées de quatre barres & demie, & du poids de neuf livres au moins & dix au plus. Les reforme-marchands, blancs & roux, marquées de cinq barres & demie, & du poids de onze livres au moins & douze au plus. Les extraordinaire-marchands, blancs & roux, marquées de six barres & demie, & du poids de treize livres au moins, & quatorze au plus. Les grand-fins, blancs & roux, marquées de quatre barres, & du poids de six livres au moins, & sept au plus. Les passe-grand-fins, blancs & roux, marquées de cinq barres, & du poids de neuf livres au moins, & dix au plus. Les reforme-fins, blancs & roux, marquées de six barres, & du poids de onze livres au moins, & douze au plus. Les extraordinaire-fins, blancs & roux, marquées de sept barres, & du poids de treize livres au moins, & quatorze au plus. Les passe-extraordinaire-fins, blancs & roux, marquées de huit barres, & du poids de quinze liv. au moins, & de seize livres & demie au plus. Les repasse-extraordinaire-fins, blancs & roux, marquées de neuf barres, & du poids de dix-sept livres au moins, & dix-huit livres & demie au plus. Les grand-repasse-extraordinaire-fins, blancs & roux, marquées de dix barres, & du poids de dix-neuf livres au moins, & de vingt-une au plus. Les passe-grand-repasse-extraordinaire-fins, blancs & roux, marquées de onze barres, & du poids de vingt-trois livres au moins, & vingt-cinq au plus. Les grandes-fines, blancs & roux, marquées de douze barres, & du poids de vingt-trois livres au moins, & de vingt-cinq au plus. Les grandes-fines, blancs & roux, marquées de treize barres, & du poids de vingt-cinq liv. au moins, & de vingt-sept au plus. Les grandes-fines, marquées de quatorze barres, & du poids de vingt-sept livres au moins, & de vingt-neuf au plus. Les grandes fines, marquées de quinze barres, & du poids de vingt-neuf livres au moins, & de trente-une au plus. Les grandes fines, tant blancs que roux, marquées de seize barres, & du poids de trente une livres au moins, & de trente-trois au plus. Les grandes fines, marquées de dix-sept barres, & du poids de trente-trois livres au moins, & de trente-cinq au plus : il n’y a point de couverture au-dessus de ce poids. Des peignées, façon d’Angleterre, marquées de deux croix, & du poids de dix livres au moins, & de douze au plus : elles sont de laines fines du pays, ou de laine refin d’Espagne. Des peignées, façon d’Angleterre, marquées de trois croix, & du poids de douze livres au moins, & quatorze au plus. Des peignées fines, façon d’Angleterre, marquées de quatre croix, & du poids de quatorze livres au moins, & de seize au plus : elles sont de laine refin du pays ou refin d’Espagne. Des peignées très-fines, façon d’Angleterre, marquées de cinq croix, & du poids de seize livres au moins, & dix-huit au plus. Les mêmes, marquées de six croix, & de dix-huit livres au moins, & de vingt livres au plus. Des couvertures façon de Roüen, fabriquées de laine de Constantinople, marquées de barres comme les autres & des mêmes poids. Des grises, de poids à la discrétion du marchand, parce qu’elles sont de bas-prix.

Il est ordonné par les réglemens des Manufactures, que toutes les couvertures soient de bonne laine & de bon poil ; de ne laisser courir aucun fil ; que les peselles en soient retirées par le marchand, en les payant aux Tisserands ; qu’elles soient bien foulées, nettoyées, dégorgées, afin qu’elles ayent le corps capable de soûtenir le garnissage du pareur ; que les pareurs les épaississent, les nettoyent, en coupent les nœuds avant que les garnir ; qu’on veillera à ce que les ouvriers n’en tirent aucune suite, bout, ou fil de long ; que les pareurs les garnissent doucement & sans les effondrer ; qu’elles soient visitées, afin qu’il n’y reste ni trou ni invaladure, ni autre défaut ; que les pareurs n’employent point de cardes de fer, mais seulement des chardons ; & que si on les teint, elles soient teintes en bon teint sans garence.

Couverture : les Relieurs appellent couvertures, les peaux ou étoffes dont ils couvrent les livres après qu’ils ont reçu les façons nécessaires ; elles sont ordinairement en veau, ou en basane ; quelquefois en marroquin ou en parchemin, rarement en autre chose. Il y en a eu cependant en velours, &c.

Pour couper les couvertures lorsqu’elles sont préparées, on étend la peau sur une table, & on présente le volume qu’on veut couvrir sur cette peau, en ouvrant le volume sur le plat du dos, qui doit toucher la peau, afin de couper juste ce qu’il en faut, en laissant un rebord pour retourner sur le carton & en-dedans. On coupe de même le marroquin, le parchemin, &c. On dit couper le cuir. Voyez Parer les peaux.

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Étymologie de « couverture »

Du latin coopertura (« couverture, voile »), venant de cooperire (« couvrir entièrement ») de operire (« couvrir, recouvrir, cacher »).
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Couvert 1 ; bourguig. couvature ; rouchi, couverto ; wallon, cofeteu ; provenç. coopertura, cubertura ; catal. cubertora ; espagn. cobertura ; ital. copritura. L'ancien français avait aussi covertor, covertur, couvretoir, qui étaient masculins et venaient de coopertorium. Fort sont li lac [liens] et grant li couvertour, Ce n'est pas gas, Enquelz cil est ki aime par amours, Poésies mss. avant 1300, t. I, f° 63, dans LACURNE.

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Phonétique du mot « couverture »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
couverture kuvɛrtyr

Évolution historique de l’usage du mot « couverture »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « couverture »

  • Etendez vos pieds selon la couverture. De Proverbe arabe
  • Chacun tire la couverture de son bord. De Proverbe québécois
  • Pour avoir la couverture, va sous les draps. De José Artur
  • Pour une puce, ne jette pas la couverture au feu. De Proverbe roumain
  • Je n’ai rien compris aux quatrièmes de couverture, c’est pour ça que je lis. De Prosper Mérimée
  • Mon cynisme est une mauvaise couverture - mais comment me garantir du froid ? De René Crevel / Détours
  • Le caprice est une couverture qui ne peut couvrir tous les lits. De Jack Vance / Le Visage du démon
  • Pour qu’un livre se vende bien, il faut qu’il y ait une belle fille sur la couverture, et il se vendra d’autant mieux qu’il y aura moins de couverture sur la belle fille ! De Victor Hugo
  • L'ivresse venue, nous coucherons sur la montagne nue avec le ciel pour couverture, et la terre pour oreiller. De Li Po
  • Il faut craindre que l’ambition ne soit la couverture de l’orgueil, mais que la modestie ne soit qu’un prétexte à la paresse. De Henry Monnier
  • La vérité c’est comme une couverture trop petite. Tu peux tirer dessus de tous les côtés, tu auras toujours les pieds froids. De Peter Weir / Le Cercle des poètes disparus
  • Le meilleur moment, le meilleur voyage, c’est le sommeil, dans le noir sous une couverture et à l’abri du noir. De Diana Evans / 26a
  • Un livre peut changer une vie. Et dire qu'il n'y a aucune mise en garde d'inscrite sur la couverture ! De Sylvain Tesson / Dans les forêts de Sibérie
  • On peut lire sur les boîtes de fromage : 45 % de matière grasse. Sur les couvertures de certains romans, on devrait lire : 1 % de matière grise ! De André Birabeau
  • Ce n'est ni sur de la plume ni sous des couvertures qu'on parvient à la gloire. Qui sans elle conserve sa vie laisse sur la terre pareil vestige de soi que fumée dans l'air et écume dans l'eau. De Dante / La Divine comédie
  • L’un des nombreux avantages à être un sportif de haut, c’est de pouvoir jouer avec soi même dans les jeux vidéo. Quel footballeur n’a par exemple jamais rêvé d’être modélisé dans un FIFA… Et puis pour les meilleurs, il y a encore un niveau de reconnaissance supplémentaire : faire la couverture d’un jeu de sport ! Parlons Basket, NBA - Existe-t-il une malédiction avec la couverture de 2K ?!
  • Les opérateurs télécoms et la RATP (Régie Autonome du Transport Parisien) ont terminé la couverture 4G du réseau de métro. Un communiqué de l’entreprise de transport est tombé ce matin, lundi 29 juin 2020. Il n’y a pas que sur les antennes que les opérateurs télécoms essayent de gagner des clients. Dans les transports collectifs comme à Lyon et les grandes villes, la volonté du “tout connecté” fait des heureux. En particulier les clients qui communiquent sans interruption, même sous terre. Pour les collectivités et les régies de transports, c’est une aubaine la 4G pour augmenter l'offre de service. À l’image de Toulouse ou de Lyon, Paris devient la nouvelle métropole du “tout connecté” dans les transports en commun. MonPetitForfait, La RATP se félicite de la couverture 4G à 100% du métro parisien
  • Comme les années précédentes, NBA 2K21 comportera plusieurs étoiles de couverture. Les versions de la génération actuelle auront la Dame Lillard du Blazer sur le devant, tandis que les éditions de la prochaine génération mettront en vedette Zion Williamson, qui dans une autre année viendrait à sa deuxième saison, mais dans ce paysage d’enfer actuel est toujours une recrue. Breakingnews.fr, NBA 2K21 a deux étoiles de couverture, et l'une d'entre elles est la recrue Zion Williamson
  • Le torchon brûle une nouvelle fois entre Orange et l'Arcep. Cette fois, la pomme de discorde concerne la couverture en fibre des zones dites « moyennement denses ». C'est-à-dire les villes moyennes et les périphéries des grandes agglomérations. Ces dernières années, l'opérateur historique s'est engagé à apporter la fibre à près de 3.000 communes dans ces territoires. Orange a deux échéances à respecter. Une première au 31 décembre 2020, où il doit rendre raccordable au moins 92% des logements et locaux professionnels. Le reste doit être « raccordable sur demande » - c'est-à-dire dans un délai n'excédant pas six mois après une demande de raccordement. La deuxième échéance intervient en 2022. A cette date, la fibre doit être disponible dans tous ces territoires. La Tribune, Fibre : Orange et l’Arcep s’écharpent sur la couverture des villes moyennes

Images d'illustration du mot « couverture »

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Traductions du mot « couverture »

Langue Traduction
Anglais blanket
Espagnol manta
Italien coperta
Allemand decke
Chinois
Arabe بطانية
Portugais cobertor
Russe одеяло
Japonais 毛布
Basque manta
Corse manta
Source : Google Translate API

Synonymes de « couverture »

Source : synonymes de couverture sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « couverture »

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