Brodequin : définition de brodequin


Brodequin : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

BRODEQUIN, subst. masc.

A.− ANTIQUITÉ
1. HABILL. Chaussure couvrant le pied et une partie de la jambe. Brodequins de consul. Brodequins gaulois formés de la peau d'une chèvre sauvage (Chateaubriand, Les Martyrs,t. 1, 1810, p. 205):
1. ... quand elles ne vont pas pieds nus, elles ont pour chaussure un brodequin ou bas de cuir lacé, piqué de soie de couleur, de maroquin rouge et tout à fait semblable au brodequin, moitié asiatique et moitié grec, que certains maîtres de la Renaissance donnent à leurs figures de femmes. Fromentin, Un Été dans le Sahara,1857, p. 147.
2. THÉÂTRE. Chaussure des acteurs de comédie (p. oppos. à cothurne, symbole du genre tragique).
Rem. Attesté dans la plupart des dict. gén. du xixeet du xxesiècle.
Au sing. gén. et au fig. Le brodequin. La comédie, p. oppos. au cothurne. Chausser le(s) brodequin(s). Composer ou jouer la comédie :
2. Il [Molière] rechaussa les brodequins et fit jouer l'École des Maris le 24 juin 1661. Thalie le vengea bien des dédains de Melpomène. A. France, Le Génie latin,1909, p. 118.
B.− Vieux
1. Chaussure fine de peau ou d'étoffe parfois brodée, enveloppant le pied et la jambe portée le plus souvent par les femmes et les enfants. Brodequin de soie, de velours. Pieds (...) chaussés de brodequins en peau bronzée ornés d'une frange (Balzac, Ursule Mirouët,1841, p. 51).
2. Au plur., p. méton. et p. iron., ANC. DR. CRIMINEL. Supplice des brodequins. Question que l'on donnait en serrant fortement les jambes et les pieds de l'accusé entre des planches. Appliquer les brodequins. Appliquer cette forme de question :
3. ... Ensuite il y a les brodequins : chaque jambe est entre deux planches; on approche la droite contre la gauche; on serre avec des liens; et dès qu'il n'y a plus de jeu, tu prends ton maillet, et, à tour de bras à hauteur des genoux et des chevilles, tu enfonces des coins, comme si tu fendais du bois, jusqu'à ce que les os en craquent; à l'ordinaire c'est quatre, sinon l'on double la dose. Balzac, Œuvres diverses,t. 1, 1850, p. 517.
C.− Usuel. Grosse chaussure montante de marche, emboîtant la cheville, lacée sur le cou-de-pied et portée en particulier par les militaires. Fam. Toute chaussure grossière. Mettre, lacer ses brodequins; brodequins à clous; brodequins de marche (cf. Dorgelès, Les Croix de bois, 1919, p. 310) :
4. Brodequins Redoute, bonnes séries de forme classique avec fortes semelles cuir cousues et chevillées bois, entièrement ferrées. Catal. de la Redoute,1951-52, p. 47.
Prononc. : [bʀ ɔdkε ̃]. Étymol. et Hist. 1. 1314-16 broissequin « sorte d'étoffe » (Chaillou de Pesstain, add. au Roman de Fauvel, éd. A. Långfors, append. 749); fin xives. [éd. 1559] brodequin (J. Froissart, Chron. IV, 348 dans Gdf.) − fin xve-début xvies. (Le Mireur des Moines, Anc. Poésies fr., t. 13, p. 284 : chausses de brodequins); 2. 1476 brouzequin « sorte de chaussure ancienne couvrant le pied et une partie de la jambe » (Comptes du Roi René, éd. Arnaud d'Agnel, t. 2, p. 27); fin xves. brodequin (E. d'Amerval, Diablerie, éd. C.F. Ward, 1923, p. 46a). Orig. obsc. 2 est prob. issu de 1. Il semble en effet difficile de séparer les deux mots, et le passage cité du Mireur [miroir] des Moines montre que le nom de la matière employée pour faire des chausses a pu facilement désigner tout ou partie de ces chausses; la forme brodequin est due à l'infl. de brosder/broder*. Un empr. de 2 au m. néerl. broseken « petit soulier » (Nyrop t. 1, p. 64; Valkh., p. 77; Dupire dans R. Nord., 1934, p. 98; EWFS2; DEI; Dauzat 1973) est à repousser (v. FEW t. 15, 1, p. 303), ce mot néerl., qui n'est attesté qu'à la fin du xvies. étant prob. empr. au m. fr. bro(u)zequin (v. G. Francescato, dans Vox. rom. t. 20, pp. 296-97, et Cor. t. 1, s.v. borceguí). Un empr. à l'esp. borceguí (Bl.-W.5) ne convient pas du point de vue phonétique. L'hyp. de G. Francescato (loc. cit., pp. 295-306), qui voit à l'orig. des formes rom. un croisement entre un type d'orig. lat. (bruscum « nœud de l'érable ») et un type d'orig. ar., est douteuse en raison de sa complexité. L'étymon ar. signifiant « étoffe de couleur sombre » proposé par Cor. reste à identifier. Fréq. abs. littér. : 147.
BBG. − Barb. Misc. 13 1936-38, p. 22. − Dupire (N.). De qq. mots fr. d'orig. néerl. 1oMots terminés en -quin ... 5. Brodequin... R. du Nord. 1934, p. 98. − Francescato (G.). Per la storia di it. borzacchino. Vox rom. 1961, t. 20, pp. 295-306. − Lammens 1890, pp. 57-58. − Lew. 1960, p. 25. − Nyrop t. 1 1938, p. 64. − Sizaire (P.). Le Parler des gens de mer. Vie Lang. 1971, p. 384. − Valkh. 1931, p. 77.

Brodequin : définition du Wiktionnaire

Nom commun

brodequin \bʁɔd.kɛ̃\ masculin

  1. Chaussure de peau ou d’étoffe qui couvre le pied et le bas de la jambe et se lace sur le dessus du pied.
    • Isaac, […], se jeta aux pieds du généreux outlaw, et, frottant sa barbe contre ses brodequins, il cherchait à baiser le pan de sa casaque verte. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • Les mouvements de la marche relevaient par instants la robe de la jeune fille, et permettaient de voir, au-dessus des brodequins, la rondeur d’une jambe finement moulée par un bas de soie à jours. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
    • Ses mains, grassement effilées, faisaient se jouer à travers les œillets le lacet du brodequin comme une navette agile, sans songer au jupon qu’il fallait rabattre. — (Charles Baudelaire, La Fanfarlo, 1847 ; Gallimard, 2012, collection Folio, page 53.)
    • Un beau matin il s’est amené ici avec une paire de brodequins à recoudre. — (Louis Pergaud, Un point d’histoire, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
  2. (Vieilli) Chaussure que portaient les acteurs de comédie. Note : S’oppose ainsi au cothurne et au socque des acteurs de tragédie.
    • Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
  3. (Histoire) (Au pluriel) Torture qui se donnait avec des planches et des coins dont on serrait fortement les jambes de l’accusé.
    • Supplice des brodequins.

Nom commun

brodequin \Prononciation ?\ masculin

  1. Variante de broissequin.
    • Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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Brodequin : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

BRODEQUIN. n. m.
Chaussure de peau ou d'étoffe qui couvre le pied et le bas de la jambe et se lace sur le dessus du pied. Une paire de brodequins. Il s'oppose à Cothurne, pour désigner la Chaussure que portaient les acteurs de comédie chez les anciens. Fig. Chausser le brodequin, Composer une comédie ou Se faire acteur dans la comédie. Quitter le brodequin pour prendre le cothurne, etc.

BRODEQUINS, au pluriel, s'est dit d'une Sorte de question qui se donnait avec des planches et des coins dont on serrait fortement les jambes de l'accusé.

Brodequin : définition du Littré (1872-1877)

BRODEQUIN (bro-de-kin) s. m.
  • 1Chaussure antique qui couvre le pied et une partie de la jambe. Dès que la belle Aurore eut annoncé le jour, le fils d'Ulysse mit ses brodequins, Fénelon, XXI, 457. Eudore attache à ses pieds des brodequins gaulois formés de la peau d'une chèvre sauvage, Chateaubriand, Martyrs, 99.
  • 2Chaussure à l'usage des acteurs qui jouaient la comédie. Eschyle dans le chœur jeta les personnages, D'un masque plus honnête habilla leurs visages, Sur les ais d'un théâtre en public exhaussé Fit paraître l'acteur d'un brodequin chaussé, Boileau, Art p. III.

    Fig. La comédie. Mais quoi ! je chausse ici le cothurne tragique ; Reprenons au plus tôt le brodequin comique, Boileau, Sat. X.

    Chausser le brodequin, composer une comédie, jouer la comédie.

  • 3Bottines à l'usage des femmes et des enfants. Gageons que son brodequin Nous cache un pied de bouquin [diable], Béranger, Gott.
  • 4Rougeur des pieds après un bain de pieds. Prenez le bain de pieds assez chaud pour qu'il se produise un brodequin.
  • 5 Au plur. Brodequins, nom d'une espèce de torture, où l'on serrait les jambes du criminel entre des pièces de bois, avec des coins, sur lesquels on frappait pour augmenter le serrement.
  • 6 Terme de manége. Sorte de petits bas à étrier à l'usage des jeunes académistes, et qui faisaient que la botte, bien remplie, ne grimaçait pas.

HISTORIQUE

XVe s. Le roy Richard mort, il fut couché sur une litiere, dedans un char couvert de brodequin tout noir, Froissart, liv. IV, p. 348, dans LACURNE SAINTE-PALAYE. Sur iceux chevaux avoit deux pages houssez de petits brodequins jaunes et sans esperons, De la Marche, Mém. liv. II, p. 534, dans LACURNE SAINTE-PALAYE.

XVIe s. Elle se leva toute seule et print des brodequins et son manteau, Marguerite de Navarre, Nouv. X. Et, après qu'il eut fermé la porte et osté sa robe et ses brodequins fourrés, s'en alla se mettre au lit, Marguerite de Navarre, ib. XVIII.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

BRODEQUIN. - ÉTYM. Ajoutez : D'après M. Dozy, ce mot représente l'arabe cherqui, cuir d'un certain mouton nommé cherc. L'ancien portugais ayant dit moresquil et mosequin, M. Dozy y voit cherqui avec l'addition portugaise de mo, qui se trouve aussi en d'autres mots ; puis mo s'est changé, comme cela est facile, en bo.

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Brodequin : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

BRODEQUIN, s. m. (Hist. anc.) sorte de chaussure en usage parmi les anciens, qui couvroit le pié & la moitié de la jambe, & qu’on pourroit comparer pour la forme aux bottines des housards ou des heiduques, quoiqu’elle en différât pour la matiere : car si le calceus, ou la partie inférieure du brodequin étoit de cuir ou de bois, la partie supérieure ou le caliga étoit d’une étoffe souvent précieuse ; tels étoient surtout ceux dont se servoient les princes, & les acteurs dans les tragédies.

On attribue l’invention du brodequin à Eschyle qui, dit-on, l’introduisit sur le théatre pour donner plus de majesté à ses acteurs. Le brodequin étoit quadrangulaire par en-bas ; & l’espece de bottine qui le surmontoit, s’attachoit plus ou moins haut sur la jambe. Le calceus étoit si épais, qu’un homme de médiocre taille, chaussé du brodequin, paroissoit de la taille des héros. Cette chaussure étoit absolument différente du soc, espece de soulier beaucoup plus bas, & affecté à la comédie. De là vient que dans les auteurs classiques, & sur-tout les poëtes, le mot de brodequin ou de cothurne désigne spécialement la tragédie ; & qu’encore aujourd’hui l’on dit d’un poëte qui compose des tragédies, qu’il chausse le cothurne.

Au reste, les brodequins n’étoient pas tellement relégués au théatre, que les personnes d’une autre condition ne s’en servissent. Les jeunes filles en mettoient pour se donner une taille plus avantageuse ; les voyageurs & les chasseurs, pour se garantir des boues. On trouvera le brodequin dans nos Planches d’Antiquités. Voyez leur explication. (G)

Brodequins, (Jurispr.) sorte de torture dont on se sert pour faire tirer des criminels l’aveu de leurs forfaits : elle consiste en quelques endroits en une sorte de boîte ou de bas de parchemin, que l’on mouille & que l’on applique ainsi à la jambe du patient ; ensuite on approche cette jambe proche du feu, qui occasionnant un violent rétrécissement au parchemin, serre la jambe vivement, & cause une douleur insupportable.

Il y a aussi une autre sorte de question appellée les brodequins, qui consiste en quatre fortes planches liées avec des cordes tout autour. Deux de ces planches sont placées entre les jambes du criminel, & les deux autres sur les côtés extérieurs des jambes, que l’on serre aussi avec des cordes l’une contre l’autre : on passe ensuite un coin entre les deux planches qui sont entre les deux jambes ; ce qui tendant à faire écarter les planches & les cordes qui les resserrent, l’effort du coup tombe sur les os des jambes & les brise, ou occasionne une luxation qui fait souffrir au criminel des douleurs horribles. Cette question n’est plus usitée en Angleterre : mais elle subsiste encore en France, en Ecosse, & en quelques autres pays. (H)

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Étymologie de « brodequin »

Étymologie de brodequin - Littré

Espagn. borcegui ; ital. borzacchino ; du flamand broseken, anciennement brosekin, d'après Diez qui soupçonne que le mot flamand a été formé de byrsa, cuir, par interversion. Brodequin, dans l'ancien français, a signifié une sorte de cuir.

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Étymologie de brodequin - Wiktionnaire

(Date à préciser) De l’ancien français broissequin, brodequin qui désigne une étoffe puis une chaussure faite dans cette étoffe.
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Phonétique du mot « brodequin »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
brodequin brɔdkɛ̃ play_arrow

Évolution historique de l’usage du mot « brodequin »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « brodequin »

  • Autant édifier les jeunes générations, qui croient très certainement que la marque est américaine, comme les autres. Pas vraiment, car la chaussure incontournable du randonneur, du chasseur, du pêcheur, du fantassin en campagne, du scout, de François Mitterrand à Solutré a été créée ici, à Mauléon. Son inventeur, René Elissabide la met au point au sortir de la dernière guerre, sous forme d’un brodequin de toile léger et résistant. « Je n’évite pas les flaques, je les cherche ! » fanfaronne la pub. PresseLib, Après un parcours chaotique, la célèbre chaussure inventée par René Elissabide a été vendue un groupe aixois, qui veut la faire revivre, hélas loin de Soule… - PresseLib
  • Du brodequin de paysan aux podiums de la Fashion Week. Ce printemps, le savoir-faire séculaire de Paraboot s’est affiché aux pieds des modèles Etudes Studio pour le défilé printemps-été de la marque française. Revisitées par Lemaire l’an dernier, les chaussures iséroises gagnent en hype. Un retour dans la lumière depuis quelques saisons pour une entreprise familiale et indépendante qui défend son expertise made in France. Et qui se donne les moyens de continuer à grandir. FashionNetwork.com, Paraboot s'offre une nouvelle usine pour pérenniser sa production française - Actualité : industrie (#856326)
  • Les rafistolages de fortune ont été constatés par les journalistes qui ont suvi les troupes des GTIA3 et 4. La variété des chaussures aux pieds de nos soldats témoigne aussi de l'usure et de la rusticité ambiante: chaussures de marche, chaussures de sports, brodequins etc. , Coups de pompes à répétitions au Mali : Lignes de défense
  • La force de Zhor-Tech face à la concurrence ? « Installer une puce dans une chaussure, c’est plus ou moins facile. Mais la marche, avec l’humidité, les chocs, la poussière, les vibrations, détruit tout. Et c’est là, entre autres, que se situe notre avance », détaille Karim Oumnia. Comme ce brodequin luxueux et chauffant, piloté par smartphone et commercialisé par Jimmy Choo, le chausseur des stars, à 1.800 € la paire. Pour urbains chics, connectés et… aisés. , Edition Nancy et agglomération | La chaussure de Nancy pilotée par smartphone
  • Et si le fameux brodequin à clous est détrôné au sortir de la Seconde Guerre mondiale par la semelle Vibram et autres matériaux caoutchoutés beaucoup plus confortables et légers, la réputation de résistance et de fidélité du godillot va survivre. C’est ainsi que Le Canard enchaîné, toujours prompt aux bons mots, nommera les députés fidèles à Charles de Gaulle après 1958. Une « chambre de godillots », désignant une majorité fidèle et dévouée, est une expression passée dans le langage courant. On se régalera aussi de l’iconographie de ce petit ouvrage, qui scande avec bonheur les multiples vies du godillot.  Sciences Humaines, Les godillots
  • Une exposition rassemble des exemples nombreux et soigneusement choisis de ces objets dont nous enveloppâmes nos pieds entre le Moyen-âge et nos jours. Apparaît ainsi ce qui devrait être fonctionnel, au fond une chaussure pour être bien et nous protéger des agressions extérieures, est en fait un précipité de particularisme de projection psychique qui en font, de période en période, un objet extraordinairement symptomatique. La chaussure, la mule brodée, la socque, la galoche, le brodequin, le sabot, la bottine, l'escarpin, la sandale, le mocassin, le chausson, la cuissarde, la chopine, bref le soulier qu'il soit à boucle ou à talon, à clou ou à crampon, qu'il soit pour la danse ou pour la guerre, long et épaté pour le clown, haut et lacé pour le claque, le soulier donc est toujours le reflet de notre imaginaire. Chacun est prêt à souffrir pour le porter ou à faire souffrir pour désirer plus... France Culture, Evolution de la chaussure du Moyen Âge à nos jours

Traductions du mot « brodequin »

Langue Traduction
Portugais bota
Espagnol borceguí
Anglais laced boot
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Synonymes de « brodequin »

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Antonymes de « brodequin »



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