« C'est » ou « s'est » ?
« Il s’est levé tôt ce matin. C’est très rare ! »
Voici une hésitation classique en orthographe qui nous amène à étudier les bases du français. Faut-il écrire « c’est » ou « s’est » ? On a tous hésité un jour alors voici les explications dans cet article. Bonne lecture !
On écrit « c’est » ou « s’est » ?
On écrit « c’est » avec un -c quand… : On écrit « c’est » lorsqu’on peut remplacer par « cela est ». Il est alors suivi d’un groupe nominal, d’un pronom ou d’un adjectif qualificatif. Tout comme « ces » et « ses », « c’est » est utilisé pour montrer ou désigner quelque chose.
Exemples :
- C’est dommage que tu ne puisses pas venir à ma fête (cela est dommage…)
- Je suis sûr que c’est de ta faute (je suis sûr que cela est de ta faute)
- C’est bien ce que je pensais dès le début, il est parti hier (Cela est bien ce que je pensais…)
- C’est quitte ou double, à toi de choisir ! (cela est quitte ou double…)
On écrit « s’est » avec un -s quand… : On écrit « s’est » lorsque celui-ci est suivi d’un participe passé. Alors, « s’est » fait partie de la conjugaison d’un verbe pronominal. C’est tout simplement la troisième personne des verbes pronominaux (se taire, se lever, se bagarrer…). On peut remplacer par la première personne « je me suis » ou la deuxième personne « tu t’es » si on a un doute.
Exemples :
- Il s’est bagarré hier en sortant du bar (je me suis bagarré…)
- II s’est tu toute la journée (je me suis tu toute la journée…)
- Hier, mon voisin s’est trompé de maison en rentrant du travail (je me suis trompé de maison…)
- Mon ami s’est levé de sa place pour la laisser à une personne âgée (je me suis levé de ma place…)
Pour finir, révisons avec cette vidéo récapitulative du Projet Voltaire :
J’espère que ces explications pour différencier « c’est » et « s’est » vous seront utiles. N’hésitez pas à lire nos autres articles pour améliorer votre orthographe.
On a tous hésité un jour - non, pas tous ! Mais les gens parlent - et écrivent - de plus en plus mal le français.
Vous auriez pu évoquer aussi cette faute de français omniprésente et de plus en plis courante : à savoir « c'est des ... ». Tout le monde, ou presque, dans ce pays dit :« c'est des ... » alors qu'il faudrait « ce sont des ... ». Télé, amis, conférences, professionnels, etc. tout le monde fait cette faute. L'horreur ; comme « rentre - rentrer » alors que c'est « entre - entrer » qui est correct. Ma famille et moi avons été abasourdis, ahuris, en rentrant (ici avec « R ») en France à cause du français épouvantable que parle la majorité de la population.
Bravo et merci pour votre travail (frustrant ?) d'« évangélisation linguistique », courage !
JLL