Promoteur : définition de promoteur, promotrice


Promoteur, promotrice : définition du Trésor de la Langue Française informatisé

PROMOTEUR, -TRICE, subst.

A. − Littér. Personne qui met en oeuvre un projet, qui assure la création de quelque chose et provoque son développement, son succès; personne qui est la première à lancer des idées ou des techniques nouvelles. Synon. animateur, créateur, initiateur, pionnier.Promoteur d'une idée, d'une révolution scientifique, d'un sport, d'une théorie. Ronsard enfin ne fut pas ennemi de cette autre espèce d'innovation dont Baïf se montrait alors le plus ardent promoteur, et qui avait pour objet une versification française métrique, à l'instar des anciens (Sainte-Beuve, Tabl. poés. fr., 1828, p.79).Je veux dire: quelle est celle de ces oeuvres qui ne se ferait certainement pas si la promotrice, non contente de n'être rien, y ajoutait l'idée de ne rien faire? (Malègue, Augustin, t.2, 1933, p.165):
. Devenant progressivement plus promoteur que gestionnaire, il [l'État] fait proportionnellement plus appel à des techniques de décision relevant de l'opportunité qu'à des actes commandés par la compétence liée. Belorgey, Gouvern. et admin. Fr., 1967, p.251.
Empl. adj. Force promotrice. La France a reçu des traités entre les deux guerres mondiales la mission de grande puissance promotrice de l'Europe (Perroux, Écon. XXes., 1964, p.540).
B. − Spécialement
1. CHIM., subst. fém. ,,Substance qui accroît l'activité d'un catalyseur dans une réaction chimique`` (Méd. Biol. t.3 1972).
2. DR. CANON., subst. masc. ,,Ecclésiastique tenant près des juridictions ecclésiastiques (...) le rôle de ministère public et qui, dans les assemblées du clergé, veillait au maintien des privilèges et de la discipline`` (Lep. 1948). Le promoteur, qui faisait alors office de ministère public, fut Guillaume Chapeiron, curé de Saint-Nicolas homme éloquent et retors (Huysmans, Là-bas, t.2, 1891, p.105).
3. DR. Promoteur immobilier ou, p.ell. (cour.), promoteur. Homme d'affaires ou société qui achète le terrain, finance les emprunts, choisit les architectes et entrepreneurs et surveille la construction d'immeubles pour les vendre ou les louer. Et comme l'agent immobilier, le promoteur et le banquier ont les moyens de se payer de la publicité (...), toute la publicité clame sur nos murs, dans nos journaux: «Achetez tout de suite votre appartement» (50 millions de consommateurs, sept. 1975, no57, p.33).
4. ÉCON. Promoteur de(s) vente(s). Membre du personnel commercial d'une entreprise, chargé de la promotion des ventes. L'employeur cherchera plus volontiers un prospecteur de secteur technico-commercial, un promoteur des ventes: cela sonne mieux que VRP (voyageur-représentant-placier) (L'Express, mars 1972ds Gilb. 1980).
Prononc. et Orth.: [pʀ ɔmɔtoe:ʀ], fém. [-tʀis]. Att. ds Ac. dep. 1694 (1694-1878 uniquement au masc.). Étymol. et Hist.1. Ca 1350 «initiateur, celui qui provoque la création, la réalisation, qui est la cause de quelque chose» (Gilles Li Muisis, Poésies, éd. Kervyn de Lettenhove, t.1, p.253); 2. fin xives. dr. et plus spéc. dr. canon. (E. Deschamps, OEuvres, t.9, p.157 ds T.-L.); 3. 1931 chim. (J. phys. et Radium, p.551D); 4. 1964 pour promoteur immobilier (Le Figaro, 4 sept. ds Gilb. 1971). Empr. au lat. médiév. promotor (Du Cange, Latham) dér. du rad. du supin de promovere (v. promouvoir). Fréq. abs. littér.: 66. Bbg. Becker 1970, p.214, 328.

Promoteur, promotrice : définition du Wiktionnaire

Nom commun

promoteur \pʁɔ.mɔ.tœʁ\ masculin (pour une femme on dit : promotrice)

  1. Personne qui promeut un service ou un bien.
    • Le fait divers, en effet, comme le téléshopping (le merveilleux téléshopping !) est un promoteur d'objets. D'un objet anonyme il va faire une star. À l'inanimé il va donner une âme. — (Mara Goyet, Sous le charme du fait divers, Stock, 2016)
    • Pour la Saint-Valentin, les marques de lingerie Princesse Tam-Tam et le Slip Français, toutes deux promotrices du savoir-faire français ont célébré leur union symbolique. — (Les prix de l'électricité pourraient bondir de 30% d'ici à 2017, Figaro.fr, 18 février 2013)
  2. (Littéraire) Personne qui donne la première impulsion à quelque chose, qui en provoque la création, la réalisation.
    • Il fut un des plus ardents promoteurs de la Réforme.
  3. (Génétique) Séquence d’ADN nécessaire à l’initiation de la transcription et le plus souvent située en amont de la partie transcrite des gènes.
  4. Titre du procureur d’office, faisant fonction de partie publique dans une juridiction ecclésiastique, dans une assemblée du clergé, dans un concile, dans un chapitre, etc.
    • À la requête du promoteur.
    • Puis, c’était la foule disparate des baillis armés, des promoteurs et des appariteurs. — (Henri Béraud, Le Bois du templier pendu, Les Éditions de France, Paris, 1926)
  5. (Économie) Homme d'affaires ou société qui achète le terrain, finance les emprunts, choisit les architectes et entrepreneurs et surveille la construction d'immeubles pour les vendre ou les louer.
    • Promoteur immobilier.
    • Et comme l'agent immobilier, le promoteur et le banquier ont les moyens de se payer de la publicité (...), toute la publicité clame sur nos murs, dans nos journaux : « Achetez tout de suite votre appartement. » — (50 millions de consommateurs, sept. 1975, no57, p.33)

Adjectif

promoteur masculin

  1. (Didactique) Qui promeut.
    • L’équipe montre pour la première fois, in vivo chez le rat, qu'une charcuterie modèle riche en hème (…), salée, additionnée de nitrites, cuite et oxydée était promotrice du développement du cancer colorectal. — (Anne Jeanblanc, La charcuterie favorise le cancer colorectal... chez le rat, Le Point (www.lepoint.fr), 7 juillet 2010)

Nom commun

promotrice \pʁɔ.mɔ.tʁis\ féminin (pour un homme on dit : promoteur)

  1. Celle qui promeut un service ou un bien.
    • L’Église est ainsi devenue promotrice du mariage, dont elle avait défini dès le haut Moyen Âge la forme. — (Joseph Morsel avec la collaboration de Christine Ducourtieux, L’Histoire (du Moyen Âge) est un sport de combat…, 2007)

Nom commun

promotrice \pro.mo.ˈtri.t͡ʃe\ féminin (pour un homme on dit : promotore)

  1. Promotrice.

Nom commun

promotrice \pʁɔ.mɔ.tʁis\ féminin (pour un homme on dit : promoteur)

  1. Celle qui promeut un service ou un bien.
    • L’Église est ainsi devenue promotrice du mariage, dont elle avait défini dès le haut Moyen Âge la forme. — (Joseph Morsel avec la collaboration de Christine Ducourtieux, L’Histoire (du Moyen Âge) est un sport de combat…, 2007)

Nom commun

promotrice \pro.mo.ˈtri.t͡ʃe\ féminin (pour un homme on dit : promotore)

  1. Promotrice.

Nom commun

promotrice \pʁɔ.mɔ.tʁis\ féminin (pour un homme on dit : promoteur)

  1. Celle qui promeut un service ou un bien.
    • L’Église est ainsi devenue promotrice du mariage, dont elle avait défini dès le haut Moyen Âge la forme. — (Joseph Morsel avec la collaboration de Christine Ducourtieux, L’Histoire (du Moyen Âge) est un sport de combat…, 2007)

Nom commun

promotrice \pro.mo.ˈtri.t͡ʃe\ féminin (pour un homme on dit : promotore)

  1. Promotrice.

Nom commun

promotrice \pʁɔ.mɔ.tʁis\ féminin (pour un homme on dit : promoteur)

  1. Celle qui promeut un service ou un bien.
    • L’Église est ainsi devenue promotrice du mariage, dont elle avait défini dès le haut Moyen Âge la forme. — (Joseph Morsel avec la collaboration de Christine Ducourtieux, L’Histoire (du Moyen Âge) est un sport de combat…, 2007)

Nom commun

promotrice \pro.mo.ˈtri.t͡ʃe\ féminin (pour un homme on dit : promotore)

  1. Promotrice.

Nom commun

promotrice \pʁɔ.mɔ.tʁis\ féminin (pour un homme on dit : promoteur)

  1. Celle qui promeut un service ou un bien.
    • L’Église est ainsi devenue promotrice du mariage, dont elle avait défini dès le haut Moyen Âge la forme. — (Joseph Morsel avec la collaboration de Christine Ducourtieux, L’Histoire (du Moyen Âge) est un sport de combat…, 2007)

Nom commun

promotrice \pro.mo.ˈtri.t͡ʃe\ féminin (pour un homme on dit : promotore)

  1. Promotrice.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Promoteur, promotrice : définition du Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

PROMOTEUR, TRICE. n.
Celui, celle qui donne la première impulsion pour quelque chose. Ce ministre fut le promoteur de la guerre. La Sorbonne fut la promotrice de cette querelle. Il fut un des plus ardents promoteurs de la Réforme.

PROMOTEUR est aussi le Titre du procureur d'office, faisant fonction de partie publique dans une juridiction ecclésiastique, dans une assemblée du clergé, dans un concile, dans un chapitre, etc. À la requête du promoteur.

Promoteur, promotrice : définition du Littré (1872-1877)

PROMOTEUR (pro-mo-teur) s. m.
  • 1Celui qui prend le soin principal d'une affaire. Le promoteur d'un établissement.
  • 2Celui qui est cause principale, qui donne la principale impulsion. M. Law, par une ignorance égale de la constitution républicaine et de la monarchique, fut un des plus grands promoteurs du despotisme que l'on eût encore vus en Europe, Montesquieu, Esp. II, 4. Le cardinal de Guise, le compagnon de ses ambitieux desseins [du duc de Guise], et le plus hardi promoteur de la Ligue, Voltaire, Ess. guer. civ. On s'est obstiné à voir un promoteur de bouleversements et de troubles dans l'homme du monde qui porte un plus vrai respect aux lois et aux constitutions nationales, Rousseau, 3e dial.
  • 3Homme d'Église qui dans la juridiction ecclésiastique fait ce que le procureur du roi fait dans la juridiction laïque. J'ai découvert qu'il y a une ordonnance du roi, de 1627, qui défend, à l'article 14, à tout curé d'être promoteur ou official, Voltaire, Lett. Arnoult, 15 juin 1761.
  • 4Adj. (qui n'est pas dans le Dictionnaire de l'Académie). Promoteur, promotrice, qui excite. Cause promotrice.

HISTORIQUE

XVe s. Pour vaillance, honneur et sçavoir N'est aucuns sans promoteur trait, Deschamps, Poés. mss. f° 441.

XVIe s. L'université de Paris a esté jusques à cy très soigneuse promotrice et conservatrice de ces droits, P. Pithou, 5. Stolo, autheur et promoteur de toute ceste sedition, Amyot, Cam. 67. Toute imbecillité, selon Aristote, est promotrice de l'avarice, Montaigne, II, 72.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Promoteur, promotrice : définition du Encyclopédie, 1re édition (1751)

PROMOTEUR, s. m. (Jurisprid.) est un ecclésiastique qui fait la fonction de partie publique dans une officialité ou dans quelque autre tribunal ecclésiastique, tels que sont les chambres souveraines & diocésaines du clergé, & à Paris la jurisdiction de m. le chantre.

On appelle aussi quoi qu’improprement, promoteur celui qui dans les assemblées du clergé est chargé de faire les requisitoires.

Les archidiacres étoient autrefois comme les promoteurs de toutes les églises, omnium negotiorum ecclesiarum promotores, dit le canon 57 du synode de Laodicée.

Mais le terme promotores ne doit pas être pris en cet endroit pour ce que nous entendons aujourd’hui par la fonction de promoteur, cette fonction différant de celle d’archidiacre, comme celle de procureur d’office differe de l’état de juge.

Un promoteur, dans le sens qu’on l’entend aujourd’hui, est donc proprement le procureur d’office d’une officialité ou autre tribunal ecclésiastique ; & en effet dans plusieurs endroits on qualifioit autrefois de promoteurs tous ceux qui exerçoient le ministere public, même dans les tribunaux séculiers, comme dans la coutume de Senlis, où les procureurs fiscaux sont encore nommés promoteurs d’office.

Les promoteurs des tribunaux ecclésiastiques ont donc été établis à l’instar des promoteurs ou procureurs d’office des tribunaux séculiers.

Il y a aussi dans quelques officialités un vice-promoteur pour suppléer en cas d’absence, ou autre empêchement du promoteur.

L’établissement de ces officiers est fort ancien : ils ont été institués pour faire informer d’office contre les ecclésiastiques délinquans, & pour maintenir les droits, libertés & immunités de l’Eglise.

Comme quelques-uns d’entr’eux emportés par un zele indiscret attiroient toutes les causes au tribunal des officiaux, & par ce moyen fatiguoient les sujets du roi, Nicolas de Clamengit, archidiacre de Bayeux, en fit ses plaintes sous le regne de Charles VI. & même avec trop d’aigreur, dici non potest, s’écrioit-il, quantùm mala faciant scelerati isti exploratores criminum quos promotores vocant. &c.

Pour arrêter ces entreprises des promoteurs, on créa des procureurs du roi en cour d’église, pour veiller à ce que l’on n’entreprît rien sur la justice royale, de sorte qu’il y avoit proprement alors deux promoteurs dans les officialités & autres tribunaux ecclésiastiques : l’un royal, qu’on appelloit procureur du roi en cour d’église ; l’autre ecclésiastique, qui est celui que l’on appelle encore présentement promoteur.

François I. par un réglement de l’an 1535 fait pour le pays de Provence, ordonna, art 27, que le procureur du Roi en cour d’église pourroit visiter, une fois la semaine, les papiers & registres des procureurs & greffiers des cours ecclésiastiques ; & le même prince, par un autre réglement de l’an 1540 fait pour la Normandie, ordonna expressément à ses procureurs ès cours ecclésiastiques d’obvier aux usurpations & entreprises des promoteurs.

Ce qui est à remarquer, c’est que comme les procureurs du roi en cour d’église avoient séance aux audiences des officialités, & droit de visiter les registres des promoteurs & greffiers de ces tribunaux pour voir si l’on n’avoit rien entrepris sur la jurisdiction royale, de même aussi les promoteurs de cour d’église avoient la liberté d’assister aux audiences des bailliages & sieges présidiaux, pour y revendiquer les sujets & justiciables des officialités, & requérir le renvoi des causes qui appartenoient à leur jurisdiction. Nicolas Frerot, avocat au parlement de Paris, sur la conférence des ordonnances, dit qu’en qualité de promoteur de l’évêque de Chartres, il a toujours eu séance aux audiences du bailliage & siege présidial de Chartres.

Mais cette assistance du promoteur aux audiences des tribunaux séculiers n’a plus lieu depuis que, par édit de 1573, il a été créé un office de conseiller-clerc dans chaque présidial, afin qu’en qualité d’ecclésiastique, il tienne la main à ce que l’on n’entreprenne point sur la jurisdiction ecclésiastique ; mais le promoteur a toujours conservé le droit de revendiquer les causes criminelles qui concernent les personnes ecclésiastiques toutes les fois qu’il en a connoissance. Cette révendication se forme par une requête que le promoteur présente à un juge royal, lequel est tenu d’y faire droit en tout état de cause, quand même il seroit déjà intervenu un jugement, pourvu que la révendication soit formée avant l’exécution.

Lorsque la révendication est adoptée, & que le procès est pendant devant un juge royal inférieur, l’accusé est transféré dans les prisons du juge d’église, & l’instruction recommence de nouveau par les deux juges conjointement ; mais dans le cas où l’affaire seroit pendante à un tribunal souverain, l’accusé n’est point transféré dans les prisons du juge d’église, & l’évêque, pour user de son droit, n’a d’autre voie que de donner des lettres de grand-vicaire ad hoc à un conseiller-clerc du tribunal. Voyez ce qui a été dit à ce sujet au mot Official.

En Espagne les promoteurs sont appellés fiscales curiæ, procureurs fiscaux, fiscales rei ecclesiæ procuratores, familia fisci.

Jean Cheme, en son commentaire sur le style de la cour ecclésiastique de Bourges, tit 1, in verbo promotoribus, qualifie le promoteur procuratorem tribunalis & jurisdictionis episcopalis, qui procurator fiscalis etiam hodiè appellatur in curiis ecclesiasticis.

Aufrerius, sur les quest. 229 & 275 des décisions de la chapelle archiépiscopale de Toulouse, remarque qu’étant official de la cour archiépiscopale de Toulouse, le sénéchal de la ville lui défendit de donner à son promoteur la qualité de procureur fiscal, parce que l’église n’a point de fisc : il ajoute qu’il étoit d’avis contraire, & se fonde sur la glose du chapitre quia propter, de concessione præbendæ, in verbo præter ; mais il convient que nonobstant ses raisons le juge-mage de Toulouse défendit d’employer dans les actes de la cour épiscopale cette qualité de fiscal, qu’il y eut appel de cette sentence, & que cet appel étoit encore pendant & indécis au parlement de Toulouse au tems qu’il écrivoit.

Fevret, en son traité de l’abus, dit qu’aujourd’hui on est plus curieux que jamais de conserver les droits royaux. On ne souffriroit pas qu’un promoteur de la cour d’église prît la qualité de fiscal, & que Messieurs les gens du Roi l’empêcheroient

Le même auteur remarque qu’avant l’ordonnance de 1539, les promoteurs des officialités de Bourgogne se qualifioient providus vir & procurator fiscalis, promotorquè causarum officii sedis episcopalis, mais que depuis ils cesserent de prendre cette qualité de procurator fiscalis, & se qualifierent promotor procuratorque causarum, ainsi qu’il est dit l’avoir vérifié par plusieurs anciens registres des officialités qu’il a été curieux de voir.

Les promoteurs des officialités ordinaires de chaque diocese sont nommés par l’évêque. Dans les métropoles l’archevêque nomme deux promoteurs : un pour l’officialité ordinaire, un pour l’officialité métropolitaine ; & s’il est primat, comme l’archevêque de Lyon, il en nomme un troisieme pour l’officialité primatiale ; mais ces différentes fonctions peuvent être réunies en un même sujet.

Ceux des chambres diocésaines sont nommés par l’évêque, & ceux des chambres souveraines du clergé sont nommés par le clergé de la province.

Les chapitres & archidiacres & autres dignitaires qui ont quelque portion de la jurisdiction ecclésiastique contentieuse, nomment un promoteur pour leur jurisdiction.

Le chapitre de Paris est dans l’usage de procéder tous les ans à la nomination d’un promoteur & des autres officiers de sa jurisdiction.

Les ordres réguliers ont aussi leur promoteur général de l’ordre, lequel peut être nommé par le général de l’ordre, de sa seule autorité, & sans le consentement du chapitre général.

On a quelquefois mis en doute si un laïc peut être promoteur. Le canon laïci, question 7, ne permet pas à un laïc d’accuser les gens d’église ; il y a seulement certains cas remarqués par Gigas en son traité de crim. lez. majest. qu. 15. Plusieurs conciles particuliers de France & d’Espagne, savoir, de Tours, de Tolede & de Séville ont desiré que les promoteurs qu’ils appellent fiscales fussent prêtres ou qu’ils fussent promus à la prêtrise dans six mois. Bernard de Luco dit qu’il faut que le promoteur soit prêtre, ou du moins lié aux ordres sacrés ; aussi Fevret remarque-t-il que l’évêque de Châlons ayant en 1609 institué pour promoteur un procureur du bailliage de Châlons qui étoit une personne séculiere, il y en fut interjetté appel comme d’abus.

Le promoteur ne peut être en même tems grand pénitencier : ces deux fonctions sont incompatibles, parce que celle de promoteur est de poursuivre la punition des crimes : celle de pénitencier au contraire est de les absoudre.

Mais on peut nommer pour promoteur un ecclésiastique pourvu d’un bénéfice, curé ou autre requérant résidence, il en est même dispensé tant qu’il exerce la charge de promoteur.

La fonction de promoteur consiste à requérir dans le tribunal ecclésiastique tout ce qui paroît nécessaire & convenable pour la manutention de la discipline ecclésiastique.

Il est aussi de leur devoir, comme on l’a dit, de poursuivre la punition des crimes commis par les ecclésiastiques. L’ordonnance de 1629, art. 28, dit que les promoteurs des sieges ecclésiastiques, tant inférieurs que supérieurs, prendront en main les causes criminelles qui se présenteront en leurs sieges, & les poursuivront jusqu’au jugement d’icelles, encore qu’il n’y ait point de partie civile ou instigante, à ce que les crimes ne demeurent pas impunis.

Le promoteur ne peut pas absoudre ni excommunier ; car ce seroit faire office de juge avec celui d’accusateur.

Ils peuvent d’office requérir qu’il soit informé des délits publics & manifestes des clercs ; mais pour les crimes cachés, il faut qu’ils en ayent des indices ou conjectures si légitimes, qu’ils soient pour ainsi dire, obligés de se rendre partie ; & pour former leur accusation de ces sortes de crimes cachés, il faut qu’ils ayent des délateurs & dénonciateurs qui puissent répondre des dommages & intérêts de celui qui aura été renvoyé absous, autrement ils y seroient eux-mêmes condamnés au cas que l’accusation se trouvât mal-fondée.

Ils doivent nommer le dénonciateur, s’ils en sont requis ; & si le juge d’église les en déchargeoit, il y auroit abus ; mais on ne peut les obliger de le faire qu’après le jugement du procès.

Le promoteur ne doit pas être présent aux interrogatoires des accusés, ni au récollement & à la confrontation des témoins, autrement la procédure seroit nulle & abusive.

Lorsque le promoteur est seul partie, l’évêque doit fournir les frais du procès criminel qui s’instruit d’office, sauf à l’évêque à recouvrer ces frais contre le condamné après le jugement, s’il a de quoi répondre.

En cas d’appel, l’accusé doit être conduit au juge supérieur, aux frais de l’évêque dont le promoteur a intenté le procès ; & si l’official, à la requête du promoteur, décernoit un exécutoire contre l’accusé pour les frais de sa conduite en cas d’appel, il y auroit abus.

Le promoteur qui succombe dans ses demandes & poursuites, ne peut être condamné en l’amende ni aux dépens, sinon en cas que l’accusation se trouvât calomnieuse, & qu’elle fût du fait du promoteur. L’édit de 1695 concernant la jurisdiction ecclésiastique, art. 43, porte qu’à l’égard des ordonnances & jugemens que les prélats ou leurs officiaux auront rendus, & que les promoteurs auront requis dans la jurisdiction contentieuse, ils ne pourront être pris à partie, ni intimés en leurs propres & privés noms, si ce n’est en cas de calomnie apparente, & lorsqu’il n’y aura aucune partie capable de répondre des dépens, dommages & intérêts, qui ait requis, ou qui soutienne leurs ordonnances & jugemens, & qu’ils ne seront tenus de défendre à l’intimation qu’après que les cours l’auront ainsi ordonné en connoissance de cause.

On tenoit autrefois que l’accusé pouvoit être condamné envers le promoteur aux frais de justice & de la visite du procès, ainsi qu’il fut jugé par un arrêt du 7 Septembre 1644, remarqué par Fevret ; mais suivant la derniere jurisprudence la partie publique ne peut obtenir aucune condamnation de dépens, de même qu’on n’en peut pas non plus obtenir contr’elle, sinon en cas de calomnie & vexation marquée : ce qui doit s’appliquer aux promoteurs, de même qu’aux autres parties publiques. Voyez Chopin de sacr. polit. lib. II. tit. ij. Carondas, rep. liv. I. ch. xiv. Papon, liv. XXVIII, tit. 2. arrêt 28, les mém. du clergé, & ci-devant les mots Official, Officialité, Procureur du Roi en cour d’église. (A)

Wikisource - licence Creative Commons attribution partage dans les mêmes conditions 3.0

Étymologie de « promoteur »

Étymologie de promoteur - Wiktionnaire

Du latin promotor, de promotum, supin de promovere (« promouvoir »).
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Étymologie de promoteur - Littré

Lat. fict. promotorem, de promotum, supin de promovere, promouvoir. On trouve aussi promouveur.

Version électronique créée par François Gannaz - http://www.littre.org - licence Creative Commons Attribution

Phonétique du mot « promoteur »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
promoteur prɔmɔtœr play_arrow

Citations contenant le mot « promoteur »

  • La promotrice de GAHWA AKHOUNA est encore étudiante. Aché Abba Akhouna se sert de diverses techniques pour donner un autre goût, une autre saveur à ‘’notre’’ café ordinaire.  « La production du café aromatisé a toujours été mon rêve », dit-elle. Tchadinfos.com, Tchad : Aché Abba Akhouna donne des nouveaux goûts au café arabica – Tchadinfos.com
  • Votre journal ayant approché Inna Alioum Fatoumata, 29 ans, promotrice de cette institution alimentaire située en face du Clebre Bar à quelque pas du rond point An 2000, elle n’hésite pas à faire le tour du propriétaire. Afrik Info, Le shawamar de la Mvila : Il se déguste au FAST FOOD la Fraise privée - Afrik Info
  • L’engagement citoyen des jeunes du Bloc 28 des HLM pour «améliorer leur cadre de vie, à travers surtout l’aménagement d’un jardin, d’un système de pompage d’eau, d’un air de jeux pour les enfants, avec leurs propres moyens» a séduit la promotrice des Vacances vertes au Sénégal, Mme Khady Camara. Et pour répondre à leur appel d’«accompagner ce bel exemple d’écocitoyenneté locale», son association dénommée Vacances Vertes, en partenariat avec l’Ambassade de France au Sénégal, a mis à la disposition de ces jeunes citoyens sénégalais un lot de 143 bacs à ordures conformes aux normes. KEWOULO, «Engagement citoyen» pour l’environnement : Mme Khady Camara
  • Bonjour, dans la mesure où vous choisissez le promoteur, vous pouvez effectivement imposer de valider le permis qui sera déposé avant de vendre votre terrain. En revanche la charge foncière (le prix) risque d' être moindre si vous en réduisez la densité. N'hésitez pas à me contacter directement pour plus d'informations. Cordialement. BFM Immo, Forum immobilier : Peut on imposer une constructibilité à un promoteur | BFM Immo
  • Le principal avantage de cette formule est que le propriétaire n’a rien à gérer, le promoteur s’occupe de toutes les démarches administratives et juridiques ainsi que du suivi de la construction. Revers de la médaille : il faut trouver un programme immobilier situé dans la zone désirée et accepter que son habitation soit standardisée, sans possibilité ou presque d’en personnaliser les plans. , Promoteur ou constructeur, vers quel professionnel se tourner pour faire construire son logement ?
  • DEMAIN DANS LE CANARD Le cadeau de 263 millions de la Mairie de Paris au promoteur Unibail L'Obs, Rachida Dati accuse Anne Hidalgo de favoritisme envers Unibail, promoteur de la tour Triangle
  • Pendant une heure, chacun a tenté d’expliquer son point de vue, dans une ambiance plutôt cacophonique. Les promoteurs ont expliqué le défrichement de la parcelle — qui n’est pas encore officiellement vendue même si un compromis a été signé — pour obéir à l’obligation de réaliser des sondages archéologiques. Un argument qui n’a pas convaincu les protestataires. Ces derniers ont appris que les grumes étaient destinées à alimenter la chaudière d’une sucrerie d’Étrépagny et que le promoteur et le maire faisaient amende honorable quant au bruit occasionné par les machines à une heure matinale. www.paris-normandie.fr, À Cléon, la mairie réunit promoteur et riverains pour discuter du projet de lotissement contesté
  • Cette manière d'élever le journalisme à la hauteur d'un spectacle permet à ses promoteurs de laisser croire qu'ils ont du talent. De Jean Yanne / Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil
  • Personne n'erre seulement pour son propre compte, mais on est la cause et le promoteur de l'erreur d'autrui. De Sénèque / La Vie heureuse
  • Le yachting est la troisième mamelle de l'immobilier. Il y a aujourd'hui dans tout promoteur un port qui sommeille. De Philippe Bouvard

Images d'illustration du mot « promoteur »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « promoteur »

Langue Traduction
Corse promotore
Basque sustatzailea
Japonais プロモーター
Russe промоутер
Portugais promotor
Arabe المروجين
Chinois 发起人
Allemand promoter
Italien promotore
Espagnol promotor
Anglais promoter
Source : Google Translate API

Synonymes de « promoteur »

Source : synonymes de promoteur sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « promoteur »



mots du mois

Mots similaires