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Pourquoi

Définitions de « pourquoi »

Trésor de la Langue Française informatisé

POURQUOI, adv. et subst. masc. inv.

I.− Adv. interr. [Sert à interroger sur la cause ou sur la finalité d'une action ou d'un fait]
A.− [Introd. une phrase interr.]
1. [Dans l'interr. dir.] Pourquoi êtes-vous méchante avec moi? (Mirbeau, Journal femme ch.,1900, p. 126).Pourquoi t'en vas-tu? (R. Bazin, Blé,1907, p. 66):
1. Pourquoi cet homme stationne-t-il devant ma porte? Pourquoi ma concierge avait-elle un drôle d'air en me disant bonjour? Pourquoi la fenêtre est-elle ouverte? Pourquoi est-elle fermée? Vailland, Drôle de jeu,1945, p. 94.
[Suivi d'un verbe à l'inf.] Pourquoi ne pas l'avouer? Il avait peur (Stendhal, Rouge et Noir,1830, p. 336).Pourquoi penser : « je suis un homme perdu » ou « je ne cherche rien »? (G. Bataille, Exp. int.,1943, p. 105).
Rem. L'orth. hésite entre pourquoi faire et pour quoi faire (v. faire1II A 2 b). ,,Cette dernière orthographe, plus rationnelle, prévaut`` (Grev. 1975, § 575) : Pourquoi faire?... Mais dame!... On se marie généralement (Sardou, Rabagas, 1872, I, 4, p. 11).
2. [Dans l'interr. indir.] Je demandai pourquoi elles ne riaient plus (A. France, Pt Pierre,1918, p. 91).Je sais pourquoi ma raison, ce soir, est enténébrée (J. Bousquet, Trad. du sil.,1936, p. 187):
2. Comment, trois heures? s'écriait tout à coup ma tante en pâlissant, mais alors les vêpres sont commencées, j'ai oublié ma pepsine! Je comprends maintenant pourquoi mon eau de Vichy me restait sur l'estomac. Proust, Swann,1913, p. 101.
Rem. Pourquoi peut être renforcé par donc, diable : Pourquoi diable l'enfant a-t-il choisi, entre tant, cet imbécile? (Bernanos, Soleil Satan, 1926, p. 157), par est-ce que et pop. par que, l'ordre suj.-verbe étant, dans ce cas, rétabli : Pourquoi donc que tu ne te maries pas? (Châteaubriant, Lourdines, 1911, p. 7). Pourquoi qu'on reste ici? (Benjamin, Gaspard, 1915, p. 60). Pourquoi est-ce qu'on t'a appelée la goulue? lui demandai-je (Cendrars, Bourlinguer, 1948, p. 202).
B.− Empl. ell.
1. [Dans l'interr. dir.] Pourquoi? À cause de l'heure? − Non, pas à cause de l'heure (Romains, Hommes bonne vol.,1932, p. 226):
3. La question la plus profonde que j'aie jamais entendu poser était celle de Grock (...) « Pourquoi? » Elle ouvre des abîmes et si l'on a le courage de la poser devant les plus grandes affirmations de l'humanité, elle fait paraître la face du néant dans la nuit. Green, Journal,1942, p. 74.
[Par effacement d'un verbe déclaratif ou interr. (affirmer, déclarer, dire) : ] sert à contester la légitimité d'un mot, d'une formulation (...) le petit dessinateur. − Pourquoi « petit »? Il n'est pas si petit (Duhamel, Suzanne,1941,p. 11).(...) c'est un type épatant. Hop! hop! − Hop! Pourquoi « hop »? Il me semble que ces jours derniers vous ne disiez pas « hop »! (Duhamel, Suzanne,1941,p. 154).
Pourquoi pas? Tu as déjà joué au baccara? J'adore jouer. On oublie. Pourquoi pas? J'ai envie de jouer (Aragon, Beaux quart.,1936, p. 384).
Littér. Pourquoi non? Pourquoi non?... Secrétaire est une situation honorable, non? (Bourdet, Sexe faible,1931, iii, p. 421).
2. [Dans l'interr. indir.]
a) [Avec ell. de la prop. sub.] Dis pourquoi!... − supplia l'enfant consterné de ce qu'un pareil malheur lui pût échoir (Adam, Enf. Aust.,1902, p. 31).Si seulement je savais pourquoi! (J. Bousquet, Trad. du sil.,1935, p. 15):
4. Mais cette fois on m'a brisé quelque chose qui ne se remettra pas... Je le sens bien... Au fond, remarque, je ne serais pas fichu de dire pourquoi. Romains, Hommes bonne vol.,1938, p. 206.
[Dans des phrases incidentes] Dieu sait pourquoi; on ne sait pourquoi. Ce temps nouveau (...) me rappelait celui par lequel Albertine était, à Balbec, sous la pluie menaçante (...), allée faire, Dieu sait pourquoi, de grandes promenades, dans le maillot collant de son caoutchouc! (Proust, Fugit.,1922, p. 491).Mouchette qui s'obstine, on ne sait pourquoi, « à parler de la gorge », au point d'exagérer encore l'affreux accent picard (Bernanos, Mouchette,1937, p. 1266).
Pop. Il faut que ça pète (v. péter), que ça casse ou que ça dise pourquoi.
b) [Avec ell. de la prop. princ.]
Littér. [Au début d'un exposé, dans le titre d'un chapitre : annonce un développement destiné à expliquer un point précis] Chapitre I. Pourquoi j'ai rassemblé ces souvenirs (Vigny, Serv. et grand. milit.,1835, p. 5).XIII Pourquoi Loubet fut magnifique (Maurras, Kiel et Tanger,1914, p. 83).
[Par effacement d'un verbe existentiel (être, exister) : met en cause l'existence d'une chose dont on ne s'explique pas la raison d'être] « Pourquoi la vie? Pourquoi la mort? » Et surtout : « Pourquoi la douleur? Pourquoi les larmes? » En présence de ces redoutables problèmes, l'esprit humain, on le sait, n'a trouvé que des solutions incertaines et d'ailleurs contradictoires (Coppée, Bonne souffr.,1898, p. 10):
5. On comprend le printemps, l'aube, le nid, la rose; Mais pourquoi les glaçons? Pourquoi le houx morose? Pourquoi l'autour, ce criminel? Pourquoi cette ombre froide où le jour se termine? Pourquoi la bête fauve, et pourquoi la vermine? − Pourquoi vous? répond l'Éternel. Hugo, Légende,t. 5, 1877, p. 878.
C.− [Précédé des présentatifs voici, voilà, c'est]
[Annonçant la conséquence de ce qui vient d'être affirmé] C'est pourquoi. Tu avais tellement taillé de crayons avec qu'aujourd'hui il [un rasoir] est un peu émoussé et ne saurait servir les soirs de cérémonie. C'est pourquoi je me suis confié aux mains d'un coiffeur (Miomandre, Écrit sur eau,1908, p. 41).
[Annonçant la cause, l'explication de ce qu'on vient d'affirmer] Voici, voilà pourquoi. C'est que deux vies se sont unies, non pas seulement en ce qu'elles connaissent l'une de l'autre ou d'elles-mêmes, mais jusqu'au principe de leurs actions communes et de leurs sentiments indivis; et voilà pourquoi, selon une belle parole d'Aristote, une amitié qui a pu finir n'a jamais été véritable (Blondel, Action,1893, p. 253):
6. Pourtant, je n'accepterai pas votre aimable invitation, du moins pas maintenant. Voici pourquoi : mon cactus rose va probablement fleurir. Colette, Naiss. jour,1928, p. 5.
D.− [En fonction de rel.]
Vx, littér. [Dans qq. loc.] (La raison, le motif) pourquoi. Pour lequel, laquelle, lesquels, lesquelles. On lui demanda la raison pourquoi il souriait (Hermant, M. de Courpière,1907, ii, 3, p. 15).La cause pourquoi il m'était si doux d'embrasser ces joues qui n'étaient pas plus belles que bien d'autres (Proust, Prisonn.,1922, p. 81).
Ce pourquoi. Ce que je vis en m'éveillant, ce pourquoi je me levai (parce que cela s'était substitué dans ma mémoire et dans mon désir aux souvenirs de Combray), ce furent les impressions de la première sortie à Venise (Proust, Fugit.,1922, p. 623).
II.− Subst. masc. inv.
A.− [Considéré en tant que mot] Quand au sceptique « pourquoi » le « parce que » crédule a répondu, la discussion est close (Renard, Journal,1888, p. 17).
Gén. au plur. Question portant sur la cause de quelque chose. Les pourquoi succèdent aux pourquoi avant qu'on arrive à la solution de l'énigme (Durry, Nerval,1956, p. 88).
[En corrélation avec parce que et comment] Tout en marchant, elle jacassait, revenue à sa composition du rôle de Madame Brimborion dont elle donna les tenants et les aboutissants, les pourquoi et les parce que (Courteline, Linottes,1912, i, p. 142).Panturle est à la réflexion. C'est un jour clair. On voit bien les choses. Ça arrive net et propre devant les yeux et l'on voit bien les pourquoi et les comment. Il voit l'ordre (Giono, Regain,1930, p. 235).
B.− [Suivi d'un compl. déterminatif (éventuellement implicite)] Le pourquoi (de). Le motif, la raison (de). L'esprit saisit le pourquoi des choses, l'explication de leur manière d'être et de leurs dépendances mutuelles (Cournot, Fond. connaiss.,1851, p. 20).
Prononc. et Orth. : [puʀkwa]. Ac. 1694 et 1718 : -quoy; dep. 1740 : -quoi. Étymol. et Hist. A. 1. a) Interr. dir. ca 1050 pur quei (St Alexis, éd. Chr. Storey, 131 : ,,Filz Ale[x]is, pur quei[t] portat ta medre?``; 444); b) interr. indir. déb. xiies. (Benedeit, St Brendan, 468 ds T.-L. : Freres, savez, Pur quei poür oüt avez?); 2. a) ca 1165 en fonction de rel. « pour lequel, laquelle » (Benoît de Ste-Maure, Troie, 49, ibid. : Omers [...] Escrist de la destrucïon Del grant siege e de l'acheison, Por quei Troie fu desertee); b) 1250-70 empl. comme rel. de liaison « c'est pourquoi » (Guillaume le Vinier, Poésies, éd. Ph. Ménard, VIII, 1), empl. fréq. au xvies.; 1580 c'est pourquoy (Montaigne, Essais, II, XII, éd. P. Villey et V.-L. Saulnier, p. 576); id. voyla pourquoy (Id., op. cit., I, II, p. 92). B. Empl. subst. 1174-76 le purquei (Guernes de Pont-Ste-Maxence, St Thomas, éd. E. Walberg, 2359). Comp. de la prép. pour* et du rel. quoi*. Fréq. abs. littér. : 31 403. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 34 659, b) 39 787; xxes. : a) 49 956, b) 52 617. Bbg. Chervel (A.)... Et il fallut apprendre à écrire à tous les petits Français. Paris, 1977, p. 85; pp. 247-249; p. 253. Ebneter (Th.), Gessner (M. P.). La Causalité en fr. parlé. Trav. Ling. Litt. Strasbourg. 1974, t. 12, no1, pp. 325-345. − Henschelmann (K.). Kausalität im Satz und im Text. Heidelberg, 1977, pp. 187-192. Kriele (H. J.). [Pourquoi]. Praxis. 1968, t. 15, no1, p. 98. − Lorian (A.). Ce pour quoi, ce pourquoi ou c'est pourquoi? R. Ling. rom. 1968, t. 32, pp. 341-361. − Milner (J.). Négation métalinguistique. Semantikos. 1977, t. 2, pp. 47-62. − Muller (Ch.). [Pourquoi]. Praxis. 1968, t. 15, no1, pp. 98-99.

Wiktionnaire

Nom commun - français

pourquoi \puʁ.kwa\ masculin invariable

  1. (Familier) Cause, raison.
    • J’ai la passion de la philosophie et de la science qui vont cherchant l’inconnu du cœur de l’homme et le pourquoi des lois de la vie. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : La Chanson de Carmen (1882))
    • Passionné de mathématiques dès mon plus jeune âge, j'ai toujours voulu comprendre le pourquoi et le comment du monde qui nous entoure. — (André Berger, Le climat de la terre: un passé pour quel avenir?, page 10, De Boeck Supérieur 1992)
  2. (Familier) Question posée.
    • Les pourquoi des enfants ne finissent pas, ils ne cessent de poser des questions.
    • À tous ces pourquoi, à tous ces comment, je n’avais qu’une bonne réponse qui était elle-même une interrogation. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)

Adverbe relatif - français

pourquoi \puʁ.kwa\ invariable

  1. (Vieilli) Pour lequel, pour laquelle.
    • La raison pourquoi je l’ai fait.
    • Tel est aussi le motif pourquoi l’Église, conduite par l’Esprit de Dieu, a institué cette fête particulière sous le titre de la Conception de Marie. — (Louis Bourdaloue, sermon sur la Conception de la Vierge, exorde, dans : Chefs-d'œuvre oratoires de Bourdaloue ; Garnier-Frères libraires-éditeurs, Paris, s. d., page 12.)

Adverbe interrogatif - français

pourquoi \puʁ.kwa\ invariable

  1. Pour quelle raison ; dans quelle intention ; pour quelle cause ; pour quelle chose.
    • Pourquoi porter des chapeaux et des vêtements, quand la pigmentation de la peau est la meilleure défense contre le soleil des tropiques […]? — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
    • Gladys raconta que son mari, en reportage à Bucarest, « s’amusait sûrement là-bas avec de belles Roumaines » : aussi pourquoi ne « s'enjoyerait-elle » pas de son côté ? — (Daniel Gillès, Nés pour mourir, Éditions Labor, 1995, p. 50)
    • Nous avons cherché à savoir pourquoi un peuple réputé rebelle vote à 64% pour Jacques Chirac. — (Erik Empatz, La Corse démasquée, dans Les dossiers du Canard enchaîné, n° 60, p.5, juillet 1996)
    • Pourquoi ne pas avoir aussi mentionné que le préfacier de l’édition française de Human Nature, Alexandre Dorozynski, est un chroniqueur scientifique formé en Russie soviétique et spécialiste de Lénine ? — (La démagogie est-elle génétique ?, dans Le Québec sceptique, n°58, p.17, automne 2005)
    • Pourquoi mettre ton gros manteau ? Il ne fait pas si froid.
    • Vous étiez absent, voilà pourquoi l’on vous a oublié.
    • Je ne sais pourquoi vous n’avez pas réussi dans telle affaire.
    • J’ai une chose urgente à lui demander, c’est pourquoi j’irai le voir dès demain matin.
    • Je me demande pourquoi il est venu.
  2. (Absolument) Quelle est la raison. — Note : Se dit, par manière de commandement et de menace, pour faire entendre à quelqu’un qu’il ne peut se dispenser de faire la chose dont il s’agit.
    • Il faut qu’il vienne, ou qu’il dise pourquoi.
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Littré (1872-1877)

POURQUOI (pour-koi) conj.
  • 1Pour quelle chose, pour quelle raison. Euphorbe est arrêté sans qu'on sache pourquoi, Corneille, Cinna, IV, 5. Sans vous en affliger, présumez avec moi Qu'il est plus à propos qu'il vous cèle pourquoi, Corneille, Poly. I, 3. Lorsque l'on pend quelqu'un, on lui dit pourquoi c'est, Molière, Amph. III, 4. Demander comment et pourquoi ce prodige, ce serait le détruire, Bourdaloue, Annonc. de la Vierge, Myst. t. II, p. 106. Un homme que j'ai vu arrive d'Amérique ; il y est resté trois ans sans entendre parler de ce que nous appelons ici l'autorité ; nul ne lui a demandé son nom, sa qualité, ni ce qu'il venait faire, ni d'où, ni pourquoi, ni comment, Courier, Livret.

    Familièrement. Vous ferez telle chose ou vous direz pourquoi, sorte de commandement ou de menace : c'est-à-dire vous ne pouvez vous dispenser de le faire.

    On dit de même : il faut qu'il vienne, ou qu'il dise pourquoi. Il faut qu'il lâche prise, ou qu'il dise pourquoi, Th. Corneille, Amour à la mode, II, 5.

    Demandez-moi pourquoi, c'est-à-dire je ne sais pas pourquoi. J'ai vu dans le palais une robe mal mise Gagner gros : les gens l'avaient prise Pour maître tel, qui traînait après soi Force écoutants ; demandez-moi pourquoi, La Fontaine, Fabl. VII, 15.

  • 2Il s'emploie à la place de : pour lequel, laquelle, etc. en parlant des choses. Est-ce un sujet pourquoi Vous fassiez sonner vos mérites ? La Fontaine, Fabl. IV, 3. Vous mériteriez bien… Qu'afin de vous punir je vous tinsse caché Le grand secret pourquoi je vous ai tant cherché, Molière, le Dép. I, 2. Quand…je considère le petit espace que je remplis… je m'effraye, et m'étonne de me voir ici plutôt que là ; car il n'y a point de raison pourquoi ici plutôt que là, pourquoi à présent plutôt que lors, Pascal, Pens. XXV, 16, éd. HAVET. Dernière raison pourquoi la méprise dans le choix d'un état est si fort à craindre, Massillon, Carême, Vocat.
  • 3Pourquoi, adv. Pour laquelle raison (vieux en ce sens). Interrogé par son père Lycophron se taisait ; pourquoi Périandre en colère à la fin le chassa de sa maison, Courier, Trad. d'Hérod.
  • 4C'est pourquoi, c'est pour cette raison.

    Avec deux membres de phrase commençant l'un et l'autre par c'est pourquoi, dans le second pourquoi peut être remplacé par que. C'est pourquoi il [Jésus-Christ] a souffert et est mort pour sanctifier la mort et les souffrances, et que, comme Dieu et comme homme, il a été tout ce qu'il y a de plus grand et tout ce qu'il y a de plus abject, Pascal, Lett. sur la mort de son père.

    Dans le XVIIe siècle, plusieurs écrivains mettaient ce fut pourquoi avec un verbe au passé. Ce fut pourquoi les Romains immolèrent des victimes.

  • 5Il s'emploie pour interroger, et alors la construction est celle des phrases interrogatives. Pourquoi ne suis-je point mort dans le sein de ma mère ? pourquoi n'ai-je point cessé de vivre aussitôt que j'en suis sorti ? Sacy, Bible, Job, III, 11. Pourquoi suit-on la pluralité ? est-ce à cause qu'ils ont plus de raison ? non, mais plus de force, Pascal, Pens. V, 4. Pourquoi viens-tu mentir pour moi, qui ne mentis jamais pour personne ? Fléchier, Duc de Mont. Pourquoi les astres circulent-ils d'occident en orient plutôt qu'au contraire, Voltaire, Dict. phil. Les pourquoi.

    Pourquoi non ? c'est-à-dire pourquoi ne le ferais-je pas ? pourquoi cela ne serait-il pas ? Voyez ces animaux, faites comparaison De leurs beautés avec les vôtres ; êtes-vous satisfait ? Moi, dit-il, pourquoi non ? La Fontaine, Fabl. I, 7.

    Substantivement. Je doute fort, repartit le roi, qu'avec ses deux cents licornes il soit en état de percer à travers tant d'armées. - Pourquoi non ? dit Amazan. - Le roi de la Bétique sentit le sublime du pourquoi non, Voltaire, Pr. de Babyl. X. Je n'ai aucune peine à concevoir que le soleil et les étoiles pussent être habités, et il me semble que l'ingénieux Fontenelle ne devait pas borner son pourquoi non aux plantes, Bonnet, Lett. div. t. XII, p. 33, dans POUGENS.

    Avec pourquoi on peut sous-entendre le verbe. Pourquoi ces éléphants, ces armes, ce bagage, Et ces vaisseaux tout prêts à quitter le rivage ? Boileau, Ép. I. Pourquoi ce livre saint, ce glaive, ce bandeau ? Racine, Athal. IV, 1.

    Il peut se construire avec le verbe à l'infinitif. Pourquoi vouloir, sans fruit, la mort de l'innocence ? Voltaire, Oreste, V, 3.

    Pourquoi… que…, c'est-à-dire pourquoi… sinon… (tournure qui s'explique facilement par l'ellipse du mot autre : pour quelle chose autre que pour…). Pourquoi le temps vous est-il donné, que pour demander à Dieu qu'il oublie vos crimes ? Massillon, Carême, Prière 1. Pourquoi nous laissez-vous sur la terre que pour méditer votre possession éternelle ? Massillon, Carême, Temps.

    Quelquefois, avec pourquoi, on peut ne pas suivre la construction interrogative ; mais c'est quand demander est antécédemment exprimé ou sous-entendu. Suivez votre goût, raisonnez avec votre bon médecin ; je lui demande une chose : pourquoi, si votre poitrine n'est point attaquée, vous avez toujours ce poids et cette chaleur au même côté ? pourquoi vous êtes si pénétrée du froid ? et pourquoi vous êtes si maigre, surtout à la poitrine ? Sévigné, 16 févr. 1680. Agamemnon : Pourquoi le demander, puisque vous le savez ? - Achille : Pourquoi je le demande ? ô ciel, le puis-je croire, Qu'on ose des fureurs avouer la plus noire ? Racine, Iph. IV, 6.

    Que remplaçant un second pourquoi interrogatif (tournure qui s'explique par l'ellipse de arrive-t-il ? se fait-il ? devant ce que substitué). Oui, mais pourquoi chacun n'en fait-il pas de même, Et que nous en voyons qui paraissent joyeux Lorsque leurs femmes sont avec les beaux monsieurs ? Molière, Éc. des fem. II, 3. Pourquoi avez-vous tous conspiré contre moi, et que personne ne m'avertit où est le fils d'Isaï ? Bossuet, Polit. III, II, 10.

  • 6 S. m. Le pourquoi, la cause, la raison. Même aux plus avancés demandant le pourquoi, Régnier, Sat. XVI. Nous ne sommes pas faits pour rendre raison du pourquoi des choses, Buffon, Animaux, ch. 10. Au surplus pourvu qu'il soit pendu n'importe le pourquoi, D'Alembert, Lett. à Voltaire, 12 janv. 1763. Nous ne savons, si je puis m'exprimer de la sorte, ni le pourquoi, ni le comment de rien, D'Alembert, Mélanges, etc. t. V, § 3.

    Interrogation. Vos pourquoi sont hors de saison.

    Vos pourquoi ne finissent pas, se dit à une personne qui fait interrogation sur interrogation au sujet du motif des choses.

    Anciennement, faire le pourquoi, se disait d'une femme qui avait une faiblesse. Et qu'on ne s'enquiert plus s'elle a fait le pourquoi, Régnier, Sat. III.

REMARQUE

Si la négation se trouve après pourquoi, elle doit toujours être complétée par pas. On ne dit pas : Pourquoi ne vient-il ? Mais : Pourquoi ne vient-il pas ?

HISTORIQUE

XIe s. Dist à Rolant : tout fol, purquei t'esrages ? Ch. de Rol. X.

XIIe s. Ne cuidiez pas que le porcoi La damoiselle l'en connoisse [lui avoue], la Charrette, v. 1446. Il traï mes barons, onques ne sot porcoi, Ronc. p. 299. Las ! pourquoi l'ai de mes ieuz regardée ? Couci, VI. Quant l'uns à l'autre atalente [plaît], Por coi nous as despartis ? Dame de Faiel, dans Couci.

XIIIe s. Je ne pris [prise] riens, ne beauté ne jouvent ; Porquoi ? parce que la mort tout mestroie, Anonyme, dans Couci. Et la raison pourquoi il l'a laissée là, Berte, CXXII. Hastons-nous d'aler là porquoi somes venu, ib. CXXIII.

XVe s. C'estoit la cause pourquoi il sejournoit là tant, Froissart, I, I, 115. Pourquoi. [c'est pourquoi] les Bretons retournerent le plus tost qu'ils purent, Froissart, II, II, 1. Disant les raisons pourquoy, Commines, I, 3. Les petits et les poures treuvent assez qui les pugnissent quant ilz font le pourquoy, Commines, V, 18.

XVIe s. Voylà pourquoy cet exemple m'a semblé remarquable, Montaigne, I, 44. Il lui demandoit la cause de toutes choses, et vouloit tousjours sçavoir le pourquoy, Amyot, C. d'Utiq. II.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

POURQUOI. - REM. Ajoutez :

2. Il ne faut pas confondre pour quoi en deux mots et pourquoi en un seul. Pour quoi vous sentez-vous de l'attrait, pour les sciences ou pour les lettres ? Mais pourquoi les lettres plutôt que les sciences ?

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Étymologie de « pourquoi »

Pour, et quoi ; wallon, pokoi ; bourg. porquey.

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Univerbation, contraction de pour et de quoi.
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Phonétique du mot « pourquoi »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
pourquoi purkwa

Fréquence d'apparition du mot « pourquoi » dans le journal Le Monde

Source : Gallicagram. Créé par Benjamin Azoulay et Benoît de Courson, Gallicagram représente graphiquement l’évolution au cours du temps de la fréquence d’apparition d’un ou plusieurs syntagmes dans les corpus numérisés de Gallica et de beaucoup d’autres bibliothèques.

Évolution historique de l’usage du mot « pourquoi »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « pourquoi »

  • Par conséquent, on assimile laideur et existentialisme ; c’est pourquoi on déclare que nous sommes naturalistes ; et si nous le sommes, on peut s’étonner que nous effrayions, que nous scandalisions beaucoup plus que le naturalisme proprement dit n’effraye et n’indigne aujourd’hui.
    Jean-Paul Sartre — L’existentialisme est un humanisme.
  • Si tout est incertain, pourquoi craindre quelque chose ?
    Solon
  • Qui se pose la question du pourquoi est un philosophe.
    Benjamin Huynh
  • Ce soir, nous sommes deux devant ce fleuve qui déborde de notre désespoir. Nous ne pouvons même plus penser. Les paroles s’échappent de nos bouches tordues, et, lorsque nous rions, les passants se retournent, effrayés, et rentrent chez eux précipitamment.On ne sait pas nous mépriser.« Nous pensons aux lueurs des bars, aux bals grotesques dans ces maisons en ruines où nous laissions le jour. Mais rien n’est plus désolant que cette lumière qui coule doucement sur les toits à cinq heures du matin. Les rues s’écartent silencieusement et les boulevards s’animent: un promeneur attardé sourit près de nous. Il n’a pas vu nos yeux pleins de vertiges et il passe doucement. Ce sont les bruits des voitures de laitiers qui font s’envoler notre torpeur et les oiseaux montent au ciel chercher une divine nourriture.Aujourd’hui encore( mais quand donc finira cette vie limitée) nous irons retrouver les amis, et nous boirons les mêmes vins. On nous verra encore aux terrasses des cafés.Il est loin, celui qui sait nous rendre cette gaieté bondissante. Il laisse s’écouler les jours poudreux et il n’écoute plus ce que nous disons.  » Est-ce que vous avez oublié nos voix enveloppées d’affections et nos gestes merveilleux? Les animaux des pays libres et des mers délaissées ne vous tourmentent-ils plus? Je vois encore ces luttes et ces outrages rouges qui nous étranglaient. Mon cher ami, pourquoi ne voulez-vous plus rien dire de vos souvenirs étanches? L’air dont hier encore nous gonflions nos poumons devient irrespirable. Il n’y a plus qu’à regarder droit devant soi, ou à fermer les yeux: si nous tournions la tête, le vertige ramperait jusqu’à nous.Itinéraires interrompus et tous les voyages terminés, est-ce que vraiment nous pouvons les avouer ? Les paysages abondants nous ont laisser un goût amer sur les lèvres. Notre prison est construite en livres aimés, mais nous ne pouvons plus nous évader, à cause de toutes ces odeurs passionnés qui nous endorment.
    André Breton et Philippe Soupault —  Les Champs magnétiques
  • Comment obtenir la béatitude ? En disant Dada. Comment devenir célèbre ? En disant Dada. D’un geste noble et avec des manières raffinées. Jusqu’à la folie. Jusqu’à l’évanouissement. Comment en finir avec tout ce qui est journalisticaille, anguille, tout ce qui est gentil et propret, borné, vermoulu de morale, européanisé, énervé ? En disant Dada. Dada c’est l’âme du monde, Dada c’est le grand truc. Dada c’est le meilleur savon au lait de lys du monde. Dada Monsieur Rubiner, Dada Monsieur Korrodi, Dada Monsieur Anastasius Lilienstein. Cela veut dire en allemand : l’hospitalité de la Suisse est infiniment appréciable. Et en esthétique, ce qui compte, c’est la qualité. Je lis des vers qui n’ont d’autre but que de renoncer au langage conventionnel, de s’en défaire. Dada Johann Fuchsgang Goethe. Dada Stendhal, Dada Dalaï-lama, Bouddha, Bible et Nietzsche. Dada m’Dada. Dada mhm Dada da. Ce qui importe, c’est la liaison et que, tout d’abord, elle soit quelque peu interrompue.Je ne veux pas de mots inventés par quelqu’un d’autre. Tous les mots ont été inventés par les autres. Je revendique mes propres bêtises, mon propre rythme et des voyelles et des consonnes qui vont avec, qui y correspondent, qui soient les miens. Si une vibration mesure sept aunes, je veux, bien entendu, des mots qui mesurent sept aunes. Les mots de Monsieur Dupont ne mesurent que deux centimètres et demi. On voit alors parfaitement bien comment se produit le langage articulé. Je laisse galipetter les voyelles, je laisse tout simplement tomber les sons, à peu près comme miaule un chat… Des mots surgissent, des épaules de mots, des jambes, des bras, des mains de mots. AU. OI. U. Il ne faut pas laisser venir trop de mots. Un vers c’est l’occasion de se défaire de toute la saleté. Je voulais laisser tomber le langage lui-même, ce sacré langage, tout souillé, comme les pièces de monnaie usées par des marchands. Je veux le mot là où il s’arrête et là où il commence. Dada, c’est le coeur des mots. Toute chose a son mot, mais le mot est devenu une chose en soi. Pourquoi ne le trouverais-je pas, moi ? Pourquoi l’arbre ne pourrait-il pas s’appeler Plouplouche et Plouploubache quand il a plu ? Le mot, le mot, le mot à l’extérieur de votre sphère, de votre air méphitique, de cette ridicule impuissance, de votre sidérante satisfaction de vous-mêmes. Loin de tout ce radotage répétitif, de votre évidente stupidité.Le mot, messieurs, le mot est une affaire publique de tout premier ordre.
    Hugo Ball —  Manifeste littéraire
  • Voilà. Ces personnages vont vous jouer l’histoire d’Antigone. Antigone, c’est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense. Elle pense qu’elle va être Antigone tout à l’heure, qu’elle va surgir soudain de la maigre jeune fille noiraude et renfermée que personne ne prenait au sérieux dans la famille et se dresser seule en face du monde, seule en face de Créon, son oncle, qui est le roi. Elle pense qu’elle va mourir, qu’elle est jeune et qu’elle aussi, elle aurait bien aimé vivre. Mais il n’y a rien à faire. Elle s’appelle Antigone et il va falloir qu’elle joue son rôle jusqu’au bout… Et, depuis que ce rideau s’est levé, elle sent qu’elle s’éloigne à une vitesse vertigineuse de sa sœur Ismène, qui bavarde et rit avec un jeune homme, de nous tous, qui sommes là bien tranquilles à la regarder, de nous qui n’avons pas à mourir ce soir.Le jeune homme avec qui parle la blonde, la belle, l’heureuse Ismène, c’est Hémon, le fils de Créon. Il est le fiancé d’Antigone. Tout le portait vers Ismène : son goût de la danse et des jeux, son goût du bonheur et de la réussite, sa sensualité aussi, car Ismène est bien plus belle qu’Antigone ; et puis un soir, un soir de bal où il n’avait dansé qu’avec Ismène, un soir où Ismène avait été éblouissante dans sa nouvelle robe, il a été trouver Antigone qui rêvait dans un coin, comme en ce moment, ses bras entourant ses genoux, et il lui a demandé d’être sa femme. Personne n’a jamais compris pourquoi. Antigone a levé sans étonnement ses yeux graves sur lui et elle lui a dit « oui » avec un petit sourire triste… L’orchestre attaquait une nouvelle danse, Ismène riait aux éclats, là-bas, au milieu des autres garçons, et voilà, maintenant, lui, il allait être le mari d’Antigone. Il ne savait pas qu’il ne devait jamais exister de mari d’Antigone sur cette terre et que ce titre princier lui donnait seulement le droit de mourir.Cet homme robuste, aux cheveux blancs, qui médite là, près de son page, c’est Créon. C’est le roi. Il a des rides, il est fatigué. Il joue au jeu difficile de conduire les hommes. Avant, du temps d’Œdipe, quand il n’était que le premier personnage de la cour, il aimait la musique, les belles reliures, les longues flâneries chez les petits antiquaires de Thèbes. Mais Œdipe et ses fils sont morts. Il a laissé ses livres, ses objets, il a retroussé ses manches, et il a pris leur place.Quelquefois, le soir, il est fatigué, et il se demande s’il n’est pas vain de conduire les hommes. Si cela n’est pas un office sordide qu’on doit laisser à d’autres, plus frustes… Et puis, au matin, des problèmes précis se posent, qu’il faut résoudre, et il se lève, tranquille, comme un ouvrier au seuil de sa journée.La vieille dame qui tricote, à côté de la nourrice qui a élevé les deux petites, c’est Eurydice, la femme de Créon. Elle tricotera pendant toute la tragédie jusqu’à ce que son tour vienne de se lever et de mourir. Elle est bonne, digne, aimante. Elle ne lui est d’aucun secours. Créon est seul. Seul avec son petit page qui est trop petit et qui ne peut rien non plus pour lui.Ce garçon pâle, là-bas, au fond, qui rêve adossé au mur, solitaire, c’est le Messager. C’est lui qui viendra annoncer la mort d’Hémon tout à l’heure. C’est pour cela qu’il n’a pas envie de bavarder ni de se mêler aux autres. Il sait déjà…Enfin les trois hommes rougeauds qui jouent aux cartes, leurs chapeaux sur la nuque, ce sont les gardes. Ce ne sont pas de mauvais bougres, ils ont des femmes, des enfants, et des petits ennuis comme tout le monde, mais ils vous empoigneront les accusés le plus tranquillement du monde tout à l’heure. Ils sentent l’ail, le cuir et le vin rouge et ils sont dépourvus de toute imagination. Ce sont les auxiliaires toujours innocents et toujours satisfaits d’eux-mêmes, de la justice. Pour le moment, jusqu’à ce qu’un nouveau chef de Thèbes dûment mandaté leur ordonne de l’arrêter à son tour, ce sont les auxiliaires de la justice de Créon.Et maintenant que vous les connaissez tous, ils vont pouvoir vous jouer leur histoire. Elle commence au moment où les deux fils d’Œdipe, Étéocle et Polynice, qui devaient régner sur Thèbes un an chacun à tour de rôle, se sont battus et entre-tués sous les murs de la ville, Étéocle l’aîné, au terme de la première année de pouvoir, ayant refusé de céder la place à son frère. Sept grands princes étrangers que Polynice avait gagnés à sa cause ont été défaits devant les sept portes de Thèbes. Maintenant la ville est sauvée, les deux frères ennemis sont morts et Créon, le roi, a ordonné qu’à Étéocle, le bon frère, il serait fait d’imposantes funérailles, mais que Polynice, le vaurien, le révolté, le voyou, serait laissé sans pleurs et sans sépulture, la proie des corbeaux et des chacals… Quiconque osera lui rendre les devoirs funèbres sera impitoyablement puni de mort.Pendant que le Prologue parlait, les personnages sont sortis un à un. Le Prologue disparaît aussi. L’éclairage s’est modifié sur la scène. C’est maintenant une aube grise et livide dans une maison qui dort. Antigone entr’ouvre la porte et rentre de l’extérieur sur la pointe de ses pieds nus, ses souliers à la main. Elle reste un instant immobile à écouter. La nourrice surgit.
    Jean Anouilh —  Antigone
  • Pourquoi les gens naissent-ils? Pourquoi meurent-ils ? Et pourquoi cherchent-ils dans l'intervalle à porter le plus souvent possible une montre à quartz numérique ?
    Douglas Adams — Le guide du routard galactique
  • La rose est sans pourquoi.
    Angelus Silesius — Le Pèlerin chérubinique
  • Certes, ces masques ne sont pas normés pour offrir les mêmes garanties de protection individuelle à leur porteur que les masques FFP2 : c’est pourquoi il est précisé sur l’emballage qu’ils « ne protègent pas contre l’inhalation de bactéries, particules fines ou encore de virus ». Mais ce type de masque « freine une bonne partie des gouttelettes. Quand il y a une solution simple, autant l’adopter », observait récemment dans Le Monde Isabella Annesi-Maesano, directrice de l’unité épidémiologie des maladies allergiques et respiratoires à l’Inserm.
    Le Monde.fr — Pourquoi les masques de chantier ne sont pas adaptés à la lutte contre le Covid-19
  • Toutes choses ont un pourquoi, mais Dieu n'a pas de pourquoi.
    Maître Eckhart — Sermon
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Traductions du mot « pourquoi »

Langue Traduction
Anglais why
Espagnol por qué
Italien perché
Allemand warum
Chinois 为什么
Arabe لماذا ا
Portugais por quê
Russe зачем
Japonais なぜ
Basque zergatik
Corse perchè
Source : Google Translate API

Synonymes de « pourquoi »

Source : synonymes de pourquoi sur lebonsynonyme.fr

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