La langue française

Phalange

Définitions du mot « phalange »

Trésor de la Langue Française informatisé

PHALANGE1, subst. fém.

A. − ANAT. ,,Chacun des petits os qui constituent le squelette des doigts et des orteils et qui sont au nombre de deux dans le pouce et le gros orteil, de trois dans les quatre autres doigts et orteils`` (Méd. Biol. t.3 1972). M. de Feuerstein (...) faisait craquer ses jointures, ses phalanges et vibrer l'ongle de son pouce sous la dent (Arnoux, Chiffre, 1926, p.102).La phalange distale est celle qui porte l'ongle, la phalange proximale est celle qui se trouve à la racine du doigt (Man.-Man.Méd.1977):
. Placés verticalement, à chaque doigt, au-dessus les unes des autres, les phalanges [it. ds le texte] sont distinguées en premières ou métacarpiennes, secondes ou moyennes, et troisièmes ou unguéales (ou mieux encore unguifères). M. Chaussier, donnant spécialement le nom de phalanges [it. ds le texte] aux phalanges métacarpiennes, appelle les moyennes phalangines, et les unguéales phalangettes. Nysten1814.
B. − P. méton., cour. Chacune des parties (os et chair comprise) d'un doigt ou d'un orteil soutenue par une phalange. La coutume de se couper les deux phalanges du petit doigt est aussi répandue chez ces peuples [des îles des Amis] qu'aux îles des Cocos et des Traîtres (Voy. La Pérouse, t.3, 1797, p.254).Les grasses phalanges de ses doigts ridés (Balzac, C. Birotteau, 1837, p.65).La bague, à chaque déplacement de la main, glissait d'un bout à l'autre de la phalange (Martin du G., Thib., Cah. gr., 1922, p.659).
C. − Loc. fam., vieilli. Écraser, presser, serrer les phalanges de qqn. Lui serrer la main. «Mon vieux, Vendredi prochain (...) En attendant, je te presse les phalanges...» (Paillet, Voleurs et volés, 1855, p.14).Ils vous ont des façons étranges, Pires que des étaux de fer, De vous écraser les phalanges, En vous disant: «Bonjour, mon cher!» (Frondeur, déc. 1879ds Fustier, Suppl. dict. Delvau, 1883, p.540).
Prononc. et Orth.: [falɑ ̃:ʒ]. Att. ds Ac. dep. 1718. Étymol. et Hist. 1603 (B. Cabrol, Alphabet anatomie, auquel est contenue l'explication exacte des parties du corps humain: Aux doigts, qui sont composez de quinze os disposez en trois ordres, pource on les appelle Phalanges). Empr. au gr. φ α ́ λ α γ ξ, -α γ γ ο ς «articulation des doigts aux mains et aux pieds», sens dér. de φ α ́ λ α γ ξ «pièce de bois cylindrique; bille de bois, rondin» (v. Chantraine, p.1173b).
DÉR. 1.
Phalangien, -ienne, adj.,anat. [Souvent relié par un trait d'union à un élém. de compos. ayant valeur d'adj.] Qui a rapport aux phalanges, particulièrement à la première phalange. Les lésions intéressent les extrémités osseuses et les cartilages des articulations phalangiennes, métacarpo-phalangiennes (Hudelods Nouv. Traité Méd.fasc. 11926, p.558).− [falɑ ̃ ʒjε ̃], fém. [-jεn]. 1reattest. 1814 (Nysten, dans les loc.: carpo-phalangien, péronéo-phalangien, etc.); de phalange1, suff. -ien*.
2.
Phalangette, subst. fém.,anat. Dernière phalange des doigts et des orteils, celle qui porte l'ongle. Synon. phalange distale, unguéale ou unguifère.Il soulève sa main et s'aperçoit que l'ongle du doigt blessé pend, à demi détaché de la phalangette (Larbaud, Enfantines, 1918, p.61).V. aussi supra ex. [falɑ ̃ ʒ εt]. 1reattest. 1810 (Capuron, Nouv. dict. de méd.); de phalange1, suff. -ette*.
3.
Phalangine, subst. fém.,anat. Seconde phalange des doigts à trois phalanges. Synon. phalange moyenne, seconde.Le pouce ne possède pas de phalangine (G. Gérard, Anat. hum., 1912, p.158).Parmi les caractères mendéliens normaux, citons (...) la présence de poils à la partie dorsale de la phalangine qui domine l'absence, etc. (Cuénot, J. Rostand, Introd. génét., 1936, p.89).V. aussi supra. Nysten 1814. [falɑ ̃ ʒin]. 1reattest. 1810 (Capuron, loc. cit.); de phalange1, suff. -ine*.
BBG.Hasselrot 1957, p.172 (s.v. phalangette). _Quem. DDL t.11. _Vardar Soc. pol. 1973 [1970] p.285.

PHALANGE2, subst. fém.

A. − Domaine milit.
1. ANTIQ. GR. Corps d'infanterie rangé dans un ordre compact, en partic., dans l'armée macédonienne, corps d'infanterie des hoplites, armés de la sarisse. Phalange double, quadruple, simple, triple; corps, front de la phalange; la phalange lacédémonienne. L'invincible phalange macédonienne (Sainte-Beuve, Port-Royal, t.1, 1840, p.320).J'écrase les hommes comme des coquilles, et je me jette sur les phalanges, j'écarte les sarisses avec mes mains (Flaub., Salammbô, t.2, 1863, p.42).V.aussi phalangite infra rem.:
1. L'arme essentielle de la phalange est la sarisse, lance de 12 coudées ou 5 m. 50, si longue et si lourde qu'il fallait la tenir des deux mains. Alexandre dispose la phalange sur huit rangs. Cette masse hérissée de fer avait un aspect intimidant, mais elle manquait de mobilité et pouvait être facilement tournée. Lavedan1964.
2. P. ext.
a) Littér. Armée, troupe (en particulier de fantassins). La camaraderie qui lie entre eux les glorieux restes de la phalange napoléonienne, ils se croient toujours au bivouac, obligés de se protéger envers et contre tous (Balzac, Cous. Bette, 1846, p.272).Nos phalanges en rangs profonds Allaient nous conquérir l'Empire Du monde... (Verlaine, OEuvres posth., t. 1, Parall., 1896, p.121).
P. anal. [En parlant d'animaux] [Hamilcar] organisa une phalange de soixante-douze éléphants et les rendit formidables (Flaub., Salammbô, t.1, 1863, p.157).
b) Poét. Les phalanges (célestes, divines). Les anges considérés comme organisés militairement. Aidez-moi, bons chevaliers de Dieu, Bienheureux combattants des célestes phalanges, Terribles chérubins, victorieux archanges... (Coppée, Théâtre, Guerre Cent ans, t.1, 1878, p.336).Le visionnaire assiste à la mobilisation de ses alliés célestes. Il contemple les phalanges divines, il assiste au conseil des chefs, il glorifie les ordres de Dieu (Barrès, Colline insp., 1913, p.281).Puis, tournant ses regards sur les chefs des phalanges célestes, il s'écria (...) −Archange Michel, et vous, Puissances, Trônes et Dominations (A. France, Révolte anges, 1914, p.405).
3. HIST. Groupement politique et paramilitaire d'extrême droite notamment en Espagne, au Liban. Devant lui [un tribunal militaire d'armée] sont bientôt transférés les volontaires de la «phalange» tunisienne, l'amiral Derrien, le fasciste Guilbaud (L'Express, 10 avr. 1967, p.101, col.3).Le rôle du parti fasciste dans l'Italie de Mussolini était (...) modeste: à certains égards, il paraît avoir décru (...). En Espagne, la Phalange n'a jamais eu un rôle de premier plan, et son influence n'a cessé de décroître (Traité sociol., 1968, p.43):
2. Les combats se déroulent (...). De la rue de Damas, où les Phalanges ont entièrement détruit l'enclave musulmane de Berjaoul, au quartier des grands hôtels, où les «Mourabitoun» (les vigilants) nassériens de gauche s'accrochent à l'annexe de l'hôtel Saint-Georges. La bataille fait rage. Le Monde, 12 déc. 1975, p.1, col.6.
B. − P. anal.
1. Littér. Groupement humain étroitement uni par un idéal, des goûts, des intérêts. Synon. camarilla, clan, cohorte, faction.Une phalange d'acteurs, d'artistes, de savants, de sculpteurs, de supporteurs. La noblesse n'est plus cette phalange impénétrable qui souleva contre elle tant d'inimitiés acharnées (Sandeau, Sacs, 1851, p.9).Toute une phalange de jeunes peintres, désireux de réintégrer Dame peinture dans son véritable domaine (Lhote, Peint. d'abord, 1942, p.24):
3. Les philosophes des diverses nations embrassant, dans leurs méditations, les intérêts de l'humanité entière sans distinction de pays, de race ou de secte, formaient, malgré la différence de leurs opinions spéculatives, une phalange fortement unie contre toutes les erreurs, contre tous les genres de tyrannie. Condorcet, Esq. tabl. hist., 1794, p.165.
P. anal., vieilli. Groupe serré, compact d'animaux, en partic., d'insectes. Les plaines étaient désertes, l'air seul était rempli du mouvement et du bruit des grandes phalanges d'oiseaux de passage (Sand, Mauprat, 1837, p.242).V. friquet A ex. de Musset.
P. ext. Groupe nombreux, grand nombre, multitude, légion. [Le père Alexis:] «(...) La Révolution française (...) enfante tous les jours, sans que tu t'en doutes, Angel, des phalanges de héros...» (Sand, Spiridion, 1839, p.383).Les subjonctifs étaient rares, et la phalange des adjectifs, d'ordinaire si docile et si abondante, n'arrivait pas (Veuillot ds Sainte-Beuve, Gds écriv. fr.: XIXes., 1869, p.129).Et puissions-nous les voir [ces époux] renaître, Parmi les phalanges d'enfants! (Privas, Chans. sent., 1906, p.36).
2. PHILOS., SOCIOL. Société communautaire imaginée par Charles Fourier et composée de familles associées pour les travaux d'agriculture, d'industrie, d'art, etc. [Fourier] invente alors la phalange ou réunion d'un petit nombre de travailleurs associés qui sont à la fois producteurs et consommateurs et doivent trouver le bonheur dans la satisfaction d'un labeur accompli sans contrainte et agréablement (Hist. sc., 1957, p.1567).Les membres d'un phalanstère constituent une phalange commandée par un unarque et divisée en groupes correspondant à chacune des activités nécessaires à la vie de la communauté (Romeuft. 21958).V. aussi phalanstère ex. 1. et phalanstérien ex. de Musset.
REM. 1.
Phalangite, subst. masc.,Antiq. gr. Soldat de la phalange (supra A 1). La phalange coupa les barbares; deux tronçons énormes s'agitèrent; les ailes, à coup de fronde et de flèche, les rabattaient sur les phalangites (Flaub., Salammbô, t.1, 1863, p.168).Avec ses rangs serrés, la phalange forme une masse redoutable, protégée par les boucliers et hérissée de piques; les phalangites des cinq premiers rangs pointent en avant la sarisse qu'ils tiennent à deux mains (Vial1972).
2.
Phalangisme, subst. masc.,hist. Mouvement politique et paramilitaire de la phalange espagnole. Il n'était pas inconcevable qu'en présence du national-socialisme triomphant à Berlin, du fascisme régnant à Rome, du phalangisme approchant de Madrid, la République Française voulût, tout à la fois, transformer sa structure sociale et réformer sa force militaire (De Gaulle, Mém. guerre, 1954, p.18).
Prononc. et Orth.: [falɑ ̃:ʒ]. Att. ds Ac. dep. 1718. Étymol. et Hist. 1. 1213 antiq. «corps de piquiers pesamment armés» (Li Fet des Romains, éd. L.-F. Flutre et K. Sneyders de Vogel, 95, 9); 2. p. ext. 1635 «toute espèce de troupes» (Mairet, Sophon., III, 1 ds Littré); 1678 «toute espèce de multitude considérée comme organisée militairement» les celestes phalanges (La Fontaine, Fables, IX, 19, 227, éd. H. Régnier, II, 478); spéc. 1937 phalanges espagnoles (Malraux, Espoir, p.439); 3. 1808 «dans le système Fourier, association de cent familles» (Fourier, Théorie des 4 mouvements, Discours préliminaire, in Compère-Morel et Rappoport, Encycl. socialiste, Un peu d'histoire, p.179 ds Quem. DDL t.11). Empr. au lat. phalanx, -angis «ligne de bataille», empr. au gr. φ α ́ λ α γ ξ, - α γ γ ο ς «formation de combat des Grecs et des Macédoniens», sens qui, bien plus anciennement att., est sûrement un sens métaph., donc secondaire de φ α ́ λ α γ ξ, - α γ γ ο ς «pièce de bois cylindrique» (v. Chantraine, p.1173b).
STAT.Phalange1 et 2. Fréq. abs. littér.: 390. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 936, b) 611; xxes.: a) 339, b) 327.
BBG. Quem. DDL t.12.

Trésor de la Langue Française informatisé

PHALANGE1, subst. fém.

A. − ANAT. ,,Chacun des petits os qui constituent le squelette des doigts et des orteils et qui sont au nombre de deux dans le pouce et le gros orteil, de trois dans les quatre autres doigts et orteils`` (Méd. Biol. t.3 1972). M. de Feuerstein (...) faisait craquer ses jointures, ses phalanges et vibrer l'ongle de son pouce sous la dent (Arnoux, Chiffre, 1926, p.102).La phalange distale est celle qui porte l'ongle, la phalange proximale est celle qui se trouve à la racine du doigt (Man.-Man.Méd.1977):
. Placés verticalement, à chaque doigt, au-dessus les unes des autres, les phalanges [it. ds le texte] sont distinguées en premières ou métacarpiennes, secondes ou moyennes, et troisièmes ou unguéales (ou mieux encore unguifères). M. Chaussier, donnant spécialement le nom de phalanges [it. ds le texte] aux phalanges métacarpiennes, appelle les moyennes phalangines, et les unguéales phalangettes. Nysten1814.
B. − P. méton., cour. Chacune des parties (os et chair comprise) d'un doigt ou d'un orteil soutenue par une phalange. La coutume de se couper les deux phalanges du petit doigt est aussi répandue chez ces peuples [des îles des Amis] qu'aux îles des Cocos et des Traîtres (Voy. La Pérouse, t.3, 1797, p.254).Les grasses phalanges de ses doigts ridés (Balzac, C. Birotteau, 1837, p.65).La bague, à chaque déplacement de la main, glissait d'un bout à l'autre de la phalange (Martin du G., Thib., Cah. gr., 1922, p.659).
C. − Loc. fam., vieilli. Écraser, presser, serrer les phalanges de qqn. Lui serrer la main. «Mon vieux, Vendredi prochain (...) En attendant, je te presse les phalanges...» (Paillet, Voleurs et volés, 1855, p.14).Ils vous ont des façons étranges, Pires que des étaux de fer, De vous écraser les phalanges, En vous disant: «Bonjour, mon cher!» (Frondeur, déc. 1879ds Fustier, Suppl. dict. Delvau, 1883, p.540).
Prononc. et Orth.: [falɑ ̃:ʒ]. Att. ds Ac. dep. 1718. Étymol. et Hist. 1603 (B. Cabrol, Alphabet anatomie, auquel est contenue l'explication exacte des parties du corps humain: Aux doigts, qui sont composez de quinze os disposez en trois ordres, pource on les appelle Phalanges). Empr. au gr. φ α ́ λ α γ ξ, -α γ γ ο ς «articulation des doigts aux mains et aux pieds», sens dér. de φ α ́ λ α γ ξ «pièce de bois cylindrique; bille de bois, rondin» (v. Chantraine, p.1173b).
DÉR. 1.
Phalangien, -ienne, adj.,anat. [Souvent relié par un trait d'union à un élém. de compos. ayant valeur d'adj.] Qui a rapport aux phalanges, particulièrement à la première phalange. Les lésions intéressent les extrémités osseuses et les cartilages des articulations phalangiennes, métacarpo-phalangiennes (Hudelods Nouv. Traité Méd.fasc. 11926, p.558).− [falɑ ̃ ʒjε ̃], fém. [-jεn]. 1reattest. 1814 (Nysten, dans les loc.: carpo-phalangien, péronéo-phalangien, etc.); de phalange1, suff. -ien*.
2.
Phalangette, subst. fém.,anat. Dernière phalange des doigts et des orteils, celle qui porte l'ongle. Synon. phalange distale, unguéale ou unguifère.Il soulève sa main et s'aperçoit que l'ongle du doigt blessé pend, à demi détaché de la phalangette (Larbaud, Enfantines, 1918, p.61).V. aussi supra ex. [falɑ ̃ ʒ εt]. 1reattest. 1810 (Capuron, Nouv. dict. de méd.); de phalange1, suff. -ette*.
3.
Phalangine, subst. fém.,anat. Seconde phalange des doigts à trois phalanges. Synon. phalange moyenne, seconde.Le pouce ne possède pas de phalangine (G. Gérard, Anat. hum., 1912, p.158).Parmi les caractères mendéliens normaux, citons (...) la présence de poils à la partie dorsale de la phalangine qui domine l'absence, etc. (Cuénot, J. Rostand, Introd. génét., 1936, p.89).V. aussi supra. Nysten 1814. [falɑ ̃ ʒin]. 1reattest. 1810 (Capuron, loc. cit.); de phalange1, suff. -ine*.
BBG.Hasselrot 1957, p.172 (s.v. phalangette). _Quem. DDL t.11. _Vardar Soc. pol. 1973 [1970] p.285.

PHALANGE2, subst. fém.

A. − Domaine milit.
1. ANTIQ. GR. Corps d'infanterie rangé dans un ordre compact, en partic., dans l'armée macédonienne, corps d'infanterie des hoplites, armés de la sarisse. Phalange double, quadruple, simple, triple; corps, front de la phalange; la phalange lacédémonienne. L'invincible phalange macédonienne (Sainte-Beuve, Port-Royal, t.1, 1840, p.320).J'écrase les hommes comme des coquilles, et je me jette sur les phalanges, j'écarte les sarisses avec mes mains (Flaub., Salammbô, t.2, 1863, p.42).V.aussi phalangite infra rem.:
1. L'arme essentielle de la phalange est la sarisse, lance de 12 coudées ou 5 m. 50, si longue et si lourde qu'il fallait la tenir des deux mains. Alexandre dispose la phalange sur huit rangs. Cette masse hérissée de fer avait un aspect intimidant, mais elle manquait de mobilité et pouvait être facilement tournée. Lavedan1964.
2. P. ext.
a) Littér. Armée, troupe (en particulier de fantassins). La camaraderie qui lie entre eux les glorieux restes de la phalange napoléonienne, ils se croient toujours au bivouac, obligés de se protéger envers et contre tous (Balzac, Cous. Bette, 1846, p.272).Nos phalanges en rangs profonds Allaient nous conquérir l'Empire Du monde... (Verlaine, OEuvres posth., t. 1, Parall., 1896, p.121).
P. anal. [En parlant d'animaux] [Hamilcar] organisa une phalange de soixante-douze éléphants et les rendit formidables (Flaub., Salammbô, t.1, 1863, p.157).
b) Poét. Les phalanges (célestes, divines). Les anges considérés comme organisés militairement. Aidez-moi, bons chevaliers de Dieu, Bienheureux combattants des célestes phalanges, Terribles chérubins, victorieux archanges... (Coppée, Théâtre, Guerre Cent ans, t.1, 1878, p.336).Le visionnaire assiste à la mobilisation de ses alliés célestes. Il contemple les phalanges divines, il assiste au conseil des chefs, il glorifie les ordres de Dieu (Barrès, Colline insp., 1913, p.281).Puis, tournant ses regards sur les chefs des phalanges célestes, il s'écria (...) −Archange Michel, et vous, Puissances, Trônes et Dominations (A. France, Révolte anges, 1914, p.405).
3. HIST. Groupement politique et paramilitaire d'extrême droite notamment en Espagne, au Liban. Devant lui [un tribunal militaire d'armée] sont bientôt transférés les volontaires de la «phalange» tunisienne, l'amiral Derrien, le fasciste Guilbaud (L'Express, 10 avr. 1967, p.101, col.3).Le rôle du parti fasciste dans l'Italie de Mussolini était (...) modeste: à certains égards, il paraît avoir décru (...). En Espagne, la Phalange n'a jamais eu un rôle de premier plan, et son influence n'a cessé de décroître (Traité sociol., 1968, p.43):
2. Les combats se déroulent (...). De la rue de Damas, où les Phalanges ont entièrement détruit l'enclave musulmane de Berjaoul, au quartier des grands hôtels, où les «Mourabitoun» (les vigilants) nassériens de gauche s'accrochent à l'annexe de l'hôtel Saint-Georges. La bataille fait rage. Le Monde, 12 déc. 1975, p.1, col.6.
B. − P. anal.
1. Littér. Groupement humain étroitement uni par un idéal, des goûts, des intérêts. Synon. camarilla, clan, cohorte, faction.Une phalange d'acteurs, d'artistes, de savants, de sculpteurs, de supporteurs. La noblesse n'est plus cette phalange impénétrable qui souleva contre elle tant d'inimitiés acharnées (Sandeau, Sacs, 1851, p.9).Toute une phalange de jeunes peintres, désireux de réintégrer Dame peinture dans son véritable domaine (Lhote, Peint. d'abord, 1942, p.24):
3. Les philosophes des diverses nations embrassant, dans leurs méditations, les intérêts de l'humanité entière sans distinction de pays, de race ou de secte, formaient, malgré la différence de leurs opinions spéculatives, une phalange fortement unie contre toutes les erreurs, contre tous les genres de tyrannie. Condorcet, Esq. tabl. hist., 1794, p.165.
P. anal., vieilli. Groupe serré, compact d'animaux, en partic., d'insectes. Les plaines étaient désertes, l'air seul était rempli du mouvement et du bruit des grandes phalanges d'oiseaux de passage (Sand, Mauprat, 1837, p.242).V. friquet A ex. de Musset.
P. ext. Groupe nombreux, grand nombre, multitude, légion. [Le père Alexis:] «(...) La Révolution française (...) enfante tous les jours, sans que tu t'en doutes, Angel, des phalanges de héros...» (Sand, Spiridion, 1839, p.383).Les subjonctifs étaient rares, et la phalange des adjectifs, d'ordinaire si docile et si abondante, n'arrivait pas (Veuillot ds Sainte-Beuve, Gds écriv. fr.: XIXes., 1869, p.129).Et puissions-nous les voir [ces époux] renaître, Parmi les phalanges d'enfants! (Privas, Chans. sent., 1906, p.36).
2. PHILOS., SOCIOL. Société communautaire imaginée par Charles Fourier et composée de familles associées pour les travaux d'agriculture, d'industrie, d'art, etc. [Fourier] invente alors la phalange ou réunion d'un petit nombre de travailleurs associés qui sont à la fois producteurs et consommateurs et doivent trouver le bonheur dans la satisfaction d'un labeur accompli sans contrainte et agréablement (Hist. sc., 1957, p.1567).Les membres d'un phalanstère constituent une phalange commandée par un unarque et divisée en groupes correspondant à chacune des activités nécessaires à la vie de la communauté (Romeuft. 21958).V. aussi phalanstère ex. 1. et phalanstérien ex. de Musset.
REM. 1.
Phalangite, subst. masc.,Antiq. gr. Soldat de la phalange (supra A 1). La phalange coupa les barbares; deux tronçons énormes s'agitèrent; les ailes, à coup de fronde et de flèche, les rabattaient sur les phalangites (Flaub., Salammbô, t.1, 1863, p.168).Avec ses rangs serrés, la phalange forme une masse redoutable, protégée par les boucliers et hérissée de piques; les phalangites des cinq premiers rangs pointent en avant la sarisse qu'ils tiennent à deux mains (Vial1972).
2.
Phalangisme, subst. masc.,hist. Mouvement politique et paramilitaire de la phalange espagnole. Il n'était pas inconcevable qu'en présence du national-socialisme triomphant à Berlin, du fascisme régnant à Rome, du phalangisme approchant de Madrid, la République Française voulût, tout à la fois, transformer sa structure sociale et réformer sa force militaire (De Gaulle, Mém. guerre, 1954, p.18).
Prononc. et Orth.: [falɑ ̃:ʒ]. Att. ds Ac. dep. 1718. Étymol. et Hist. 1. 1213 antiq. «corps de piquiers pesamment armés» (Li Fet des Romains, éd. L.-F. Flutre et K. Sneyders de Vogel, 95, 9); 2. p. ext. 1635 «toute espèce de troupes» (Mairet, Sophon., III, 1 ds Littré); 1678 «toute espèce de multitude considérée comme organisée militairement» les celestes phalanges (La Fontaine, Fables, IX, 19, 227, éd. H. Régnier, II, 478); spéc. 1937 phalanges espagnoles (Malraux, Espoir, p.439); 3. 1808 «dans le système Fourier, association de cent familles» (Fourier, Théorie des 4 mouvements, Discours préliminaire, in Compère-Morel et Rappoport, Encycl. socialiste, Un peu d'histoire, p.179 ds Quem. DDL t.11). Empr. au lat. phalanx, -angis «ligne de bataille», empr. au gr. φ α ́ λ α γ ξ, - α γ γ ο ς «formation de combat des Grecs et des Macédoniens», sens qui, bien plus anciennement att., est sûrement un sens métaph., donc secondaire de φ α ́ λ α γ ξ, - α γ γ ο ς «pièce de bois cylindrique» (v. Chantraine, p.1173b).
STAT.Phalange1 et 2. Fréq. abs. littér.: 390. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 936, b) 611; xxes.: a) 339, b) 327.
BBG. Quem. DDL t.12.

Wiktionnaire

Nom commun 1

phalange \fa.lɑ̃ʒ\ féminin

  1. (Antiquité) Formation de combat d’infanterie utilisée par les Sumériens, puis en Grèce antique et Macédoine jusqu’au IIe siècle avant J.-C. Corps de piquiers pesamment armés qui combattaient sur quatre, huit, douze, seize rangs de profondeur et plus.
    • Aussitôt qu’il fut dans la plaine, il forma la phalange et la mit sur trente-deux de profondeur, après avoir marché quelque temps sur seize, et quand il fut près des ennemis, sur huit. — (Polybe, Histoire de Polybe)
  2. (Par extension) (Littéraire) Corps de troupes.
    • Un groupe de biplans allemands, dans le but de dominer les cataractes et les usines, essayait de se maintenir au zénith en une phalange serrée que les Jaunes s’acharnaient à vouloir disperser. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 311 de l’éd. de 1921)
    • Pierre-Simon Girard est désigné pour faire partie de la phalange scientifique qui accompagne le général Bonaparte en Égypte. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
    • (Figuré)Et, bandant son arc, il envoya une flèche à une oie sauvage qui planait au-dessus de leur tête, avant-garde d’une phalange de ses compagnes. — (Walter Scott, Ivanhoé, ch. XXXIII, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
  3. (Politique) Groupement paramilitaire d'extrême-droite.
    • Sibera-Richelieu trouvait ces VPF trop mous. À l’automne 2017, il les a quittés pour créer sa propre phalange. — (« Le vieux poulet couvait un nid de fachos », Le Canard enchaîné, 27 juin 2018, page 3.)
  4. (Philosophie) Dans les travaux de Charles Fourier, groupe vivant en communauté au sein d’un phalanstère.
  5. Groupe de personnes étroitement uni par un intérêt commun.
    • Pendant plus de vingt-cinq ans, aucun texte réglementaire ne vient préciser l'organisation administrative de l'Orchestre municipal qui est pourtant la phalange la plus imposante de la ville. — (Myriam Geyer, La vie musicale à Strasbourg sous l’Empire allemand, École des Chartes, 1999, page 71)

Nom commun 2

phalange \fa.lɑ̃ʒ\ féminin

  1. Os des segments articulés des autopodes des tétrapodes, correspondant chez l’homme aux os des doigts et des orteils.
    • Henri fit claquer ses phalanges contre ses paumes crispées. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 10)
  2. (Par métonymie) Partie d'un doigt ou d'un orteil soutenue par une phalange.
    • Chez les yakuza, le yubitsume est une coutume qui consiste à se couper une phalange en cas de faute.
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Littré (1872-1877)

PHALANGE (fa-lan-j') s. f.
  • 1Nom que les Grecs donnaient à leur infanterie.
  • 2Plus particulièrement, phalange macédonienne, bataillon formé de huit mille hommes armés de piques et de boucliers, qui se composait de seize files en profondeur ; les cinq premières files croisaient leurs piques, et les onze dernières appuyaient les leurs sur les épaules des hommes placés devant eux. La phalange macédonienne, qui n'était qu'un gros bataillon carré, fort épais de toutes parts, ne pouvait se mouvoir que tout d'une pièce, Bossuet, Hist. III, 6. Les Macédoniens, si jaloux de conserver l'ancien ordre de leur milice, formée par Philippe et par Alexandre, croyaient leur phalange invincible, Bossuet, ib. Il [Polybe] fait voir les avantages et les inconvénients de la phalange et de la légion, Montesquieu, Rom. 5.
  • 3 Par extension, dans le style élevé, toute espèce de troupes. Ces vieilles phalanges Qui virent tant de mers et de terres étranges, Mairet, Sophon. III, 1.
  • 4Toute espèce de multitude considérée comme organisée militairement. Et ce trésor à part créé [l'âme] Suivrait parmi les airs les célestes phalanges, La Fontaine, Fabl. X, 1. L'on voit avec effroi arriver ces nuages épais, ces phalanges ailées d'insectes affamés qui semblent menacer le globe entier, Buffon, Lièvre.
  • 5Se dit, dans le système de Fourier, de la commune sociétaire, composée de familles associées pour les travaux de ménage. de culture, d'industrie, d'art, de science, etc. Fourier nous dit… Peuple… Travaille, groupé par phalange, Dans un cercle d'attractions, Béranger, Fous.
  • 6 Terme d'anatomie. Les petits os longs qui concourent à former les doigts et les orteils ; on en compte quatorze à chaque main, et autant à chaque pied, en tout cinquante-six. La coutume de se couper les deux phalanges du petit doigt est aussi répandue chez ces peuples qu'aux îles des Cocos et des Traîtres, et cette marque de douleur pour la perte d'un parent ou d'un ami est presque inconnue aux îles des Navigateurs, La Pérouse, Voy. t. III, p. 214, dans POUGENS.

HISTORIQUE

XIIIe s. Les Machedoniens, les Grecs et les Dardeniens orent, en leu de legions, eschelles [bataillons] que il appeloient phalenges, J. de Meung, Végèce, II, 2.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

PHALANGE, s. f. (Anat.) les trois pieces dont chaque doigt est composé portent le nom de phalanges ; chacune de ces phalanges est divisée à-peu-près comme le doigt entier, en base, en corps, en portion moyenne, en tête, en deux faces, une convexe & l’autre concave, & en deux bords. La premiere phalange a plus de longueur & d’épaisseur que la seconde, & les bases des phalanges paroissent très-longtems épiphyses, comme les têtes des os du métacarpe. Voyez Doigt. (D. J.)

Phalange, la, (Art. milit.) chez les Grecs étoit un corps d’infanterie composé de soldats armés de toutes pieces, d’un bouclier & d’une sarisse, arme plus longue que n’étoient nos piques qui avoient 12 piés. Chaque file étoit de seize soldats, & elles étoient jusqu’au nombre de 1024. Alnsi la phalange étoit une espece de bataillon de 1024 hommes de front sur 16 de hauteur, c’est-à-dire de 16384 soldats pesamment armés. On y joignoit la moitié de ce nombre de troupes légeres ; c’est-à-dire que ces troupes étoient de 8192 hommes, lorsque la phalange étoit de 16384. A l’égard de la cavalerie, elle étoit la moitié de ce dernier nombre, ou de 4096 cavaliers.

Ainsi dans les armées des Grecs le rapport des pesamment armés aux troupes légeres, étoit celui de 2 à 1, & celui de toute l’infanterie à la cavalerie de 6 à 1 ; en sorte que la cavalerie faisoit la septieme partie de l’armée, comme on l’a déja dit au mot Infanterie.

Le nom de phalange paroit avoir été donné chez les Grecs, à tout corps d’infanterie pesamment armé ; mais Philippe, pere d’Alexandre, s’appliqua à en former un corps régulier qui subsista chez les Macédoniens jusqu’à la défaite de Persée par les Romains.

Polybe attribue la défaite de la phalange par les Romains, à l’avantage de leur ordre de bataille, qui étoit formé de plusieurs parties plus petites que la phalange, & qui se mouvoient plus aisément. Les généraux romains surent l’attirer dans des lieux difficiles & raboteux, où la phalange ne pouvant conserver cette union qui en faisoit la force, ils profitoient des vuides qu’elle laissoit à cause de l’inégalité du terrein, & ils la combattoient ainsi avec beaucoup d’avantage. M. de Folard ajoute encore une autre raison à celle de Polybe. Selon cet auteur, « la longueur des sarisses ou des piques des soldats de la phalange fut la principale cause de sa défaite, parce qu’il n’y avoit guere que les piques du premier & du second rang dont on pût se servir dans la défense & dans l’attaque, & que celles des autres rangs restoient comme immobiles & sans effet ; elles se trouvoient toutes ramassées en faisceaux entre l’intervalle de chaque file, sans qu’il fût presque possible aux piquiers du troisieme rang (car le reste ne servoit que d’appui), & même au second de voir ce qui se passoit hors du premier rang, ni de remuer leurs longues piques qui se trouvoient comme enchâssées & emboîtées entre les files, sans pouvoir porter leurs coups à droite ou à gauche ; ce qui donnoit une grande facilité aux Romains de surmonter un obstacle redoutable en apparence, & au fond très méprisable. » Folard, traite de la colonne. Voyez pour ce qui concerne la formation & la composition de la phalange, la tactique d’Elien & celle d’Arrien. (Q)

Phalange, (Hist. nat. & Méd.) espece d’araignée vénimeuse, dont la piquure fait tomber dans un assoupissement léthargique ; les remedes à ce poison sont l’orviétan, les sels volatils de viperes, de corne de cerf, d’urine, la danse, la symphonie.

La tarentule est une phalange dont plusieurs auteurs ont donné l’histoire, & dont la morsure se guérit par le son des instrumens & la danse.

Le venin des phalanges consiste en un sel acide qu’elles élancent dans les vénules des chairs par leur piquure, & qui est porté ensuite dans les grands vaisseaux, où il intercepte la circulation en figeant le sang ; d’où vient que les sels volatils alkalins, & tous les autres remedes propres à raréfier les humeurs, & à les rendre fluides, sont bons pour dissiper ce venin.

Les phalanges écrasées & appliquées autour du poignet à l’entrée de l’accès d’une fievre intermittente, la guérissent quelquefois à cause de leur sel volatil qui entre par les pores, & qui dissout ou emporte par sa volatilité l’humeur qui causoit la fievre.

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Étymologie de « phalange »

(XIIIe siècle) Pour le sens de « bataillon antique », du latin phalanx (« corps d'infanterie en rangs serrés »), issu grec ancien φάλαγξ, phálagx.
(XVIIe siècle) Pour le sens de « os des doigts », directement emprunté au grec ancien φάλαγξ, phalagx (« bâton, bataillon en rangs serrés »).
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Φάλαγξ, phalange, ordre de bataille, articulations aux mains et aux pieds, proprement morceau de bois servant à différents usages, d'où os, rang, troupe militaire.

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Phonétique du mot « phalange »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
phalange falɑ̃ʒ

Citations contenant le mot « phalange »

  • Un simple geste d'humain Quand se desserrent ainsi nos poings Quand s'écartent nos phalanges Sans méfiance, une arme d'échange Des champs de bataille en jardin. De Jean-Jacques Goldman / Nos mains
  • Les crayons c'est pas du bois et de la mine, c'est de la pensée par les phalanges. De Henri de Toulouse-Lautrec
  • À Renaix, trois espaces privilégiés accueillent une phalange d’artistes belges et internationaux, comme autant de lignes droites qui se courbent et se croisent. L'Echo, L’art en ce jardin | L'Echo
  • Seuls témoignages présumés de l’intégrité physique de l’ancien Premier ministre congolais, deux dents et une phalange auraient été conservées par l’exécuteur des basses besognes post-coloniales. Comme un chasseur brandirait le croc d’un loup vaincu à la régulière, une dent en or avait même été dévoilée par la fille de Soete, lors d’une interview au magazine Humo. Indécente exhibition d’un trophée humain dans un pays censément civilisé… JeuneAfrique.com, [Chronique] Lumumba : l’heure du retour des reliques ? – Jeune Afrique
  • Racer connait la chanson et signe ici un équipement homologué technique qui reprend un marquage au laser donnant l’impression d’un tatouage des lettres RCR sur les phalanges. Vintage dans l’âme, le Cally n’est pas seulement design avec une conception entièrement en cuir accompagnée d’une coque Ergoflex au niveau de la première phalange. Le serrage se veut traditionnel avec une bride en cuir ajustable en deux positions via des boutons pression. On note sa manchette courte et la surépaisseur en cuir au niveau de la paume pour une meilleure résistance à l’abrasion en cas de chute. Paddock GP, [Street] Racer Cally : gant à impression tatouage - Paddock GP

Traductions du mot « phalange »

Langue Traduction
Anglais phalanx
Espagnol falange
Italien falange
Allemand phalanx
Chinois 方阵
Arabe الكتائب
Portugais falange
Russe фаланга
Japonais ファランクス
Basque falange
Corse falange
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Synonymes de « phalange »

Source : synonymes de phalange sur lebonsynonyme.fr

Phalange

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