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Docteur

Variantes Singulier Pluriel
Masculin docteur docteurs

Définitions de « docteur »

Trésor de la Langue Française informatisé

DOCTEUR, subst. masc.

I.− [Docteur n'implique pas obligatoirement une idée de titre universitaire]
A.− En gén. Celui qui est savant en une matière quelconque et qui cherche à transmettre son savoir, sa sagesse. On écrit aujourd'hui assez ordinairement sur les choses qu'on entend le moins. Il n'y a si petit écolier qui ne s'érige en docteur (Courier, Lettres M. Renouard,1810, p. 254).Rien n'est plus doux ni plus rare qu'un docteur aimable. C'est une chose divine que d'enseigner avec grâce (France, Vie littér.,t. 1, 1888, p. 340).Le docteur, celui qui enseigne ce qu'il sait, est solennellement comparé dans l'écriture au Père de famille parmi les siens qui leur partage la nourriture (Claudel, Feuilles Saints,1925, p. 595).
B.− Domaine moral, théol.
1. Celui qui est savant en matière religieuse, métaphysique, qui étudie et explique les textes sacrés, philosophiques, etc., qui peut servir de guide à autrui sur le plan moral, spirituel. Célèbre, fameux, grand, saint, savant docteur; docteurs chrétiens. L'air grave et le ton reposé d'un docteur ecclésiastique instruisant des catéchumènes (Thierry, Récits mérov.,t. 2, 1840, p. 318).L'institution des synagogues avait donné à l'interprète de la Loi, au docteur, une grande supériorité sur le prêtre (Renan, Vie Jésus,1863, p. 224).Depuis dix-neuf siècles que la science des docteurs s'applique à pénétrer les divins préceptes, ils nous sont devenus familiers par la lettre, sans que nous soyons en droit de dire qu'ils ne nous demeurent pas étrangers par l'esprit (Romains, Copains,1913, p. 222):
1. Ce que saint Jean l'Évangéliste a été pour la prédication et la mise en lumière de la divinité du Verbe, saint Augustin l'est pour l'explication et la mise en lumière de la grâce. Ce n'est pas seulement le père des pères, le docteur des docteurs, mais un cinquième évangéliste, ou du moins un sixième après saint Paul. À qui convenait-il mieux en effet qu'à saint Paul et à saint Augustin, ces deux grandes lumières de la grâce, d'en rendre le sens dans la plénitude, ... Sainte-Beuve, Port-Royal,t. 2, 1842, p. 129.
Rem. Docteur ne s'emploie qu'exceptionnellement à propos d'une femme dans cette catégorie (ainsi que dans toutes les autres catégories de 1). Avide et curieuse de tous les mirages de la réflexion morale et des mille explications ingénieuses à la saint Bernard et à la saint Augustin, elle [MmeSwetchine] est devenue une femme docteur en matière de sentiment et de spiritualité (Id., Nouv. lundis, t. 1, 1863-69, p. 222).
2. Spécialement
a) Docteur scolastique, etc. Maître de la scolastique médiévale. On apprend qu'elle [la philosophie de Dante] naquit à l'ombre de la chaire des docteurs scholastiques, qu'elle se donne pour leur interprète (Ozanam, Philos. Dante,1838, p. 13).
En partic. (gén. avec un adj. qualificatif) Docteur angélique. Saint Thomas d'Aquin. Au dessus de tous par la sainteté comme par la science, ce grand saint Thomas d'Aquin, le « docteur angélique », penseur gigantesque, en qui semble se résumer toute la science des siècles de foi, (...) et mérite d'être choisi par saint Louis pour conseiller intime (Montalembert, Ste Élisabeth,1836, p. LII).Docteur séraphique. Saint Bonaventure (cf. angélique, ex. 5).Docteur subtil. Duns Scot (Théol. cath. t. 4, 1 1920, p. 397). Docteur très chrétien ou Docteur évangélique. Jean Gerson. Le fameux maître Jean Gerson, curé de Saint-Jean et chancelier de Notre-Dame, qui a été surnommé le docteur évangélique, et à qui l'on a attribué l'Imitation de Jésus-Christ (Barante, Hist. ducs Bourg.,t. 2, 1821-24, p. 393).
b) Docteur de l'Église. Théologien, Père de l'Église faisant autorité par ses connaissances, l'orthodoxie de ses écrits, la sainteté de sa vie. Ces paroles d'un illustre docteur de l'Église. « Il y a, dit l'ecclésiaste, un temps de se taire, et un temps de parler » (Lamennais, Religion,1825, préf., p. 12):
2. Les Pères de l'Église. L'éloquence des Docteurs de l'Église a quelque chose d'imposant, de fort, de royal (...) et dont l'autorité vous confond et vous subjugue. On sent que leur mission vient d'en haut, et qu'ils enseignent par l'ordre exprès du Tout-Puissant. (...). Saint Ambroise est le Fénelon des Pères de l'église latine. Chateaubriand, Génie du christianisme,t. 2, 1803, p. 109.
[En parlant d'une femme] ,,Le fait que Thérèse d'Avila (1515-1582), qui par là se trouve être la première bénéficiaire de ce titre magistral, ait été récemment proclamée « docteur de l'Église » souligne la valeur exceptionnelle et toujours actuelle de la spiritualité de cette moniale castillane du xvies.`` (P. Serouet ds Encyclop. univ.,t. 16,1973,p. 17, s.v. Thérèse d'Avila).
c) Docteur de la Loi (parfois avec une nuance péj.). Interprète officiel de la Loi judaïque, de l'Ancien Testament. Les Pharisiens parlent plus haut que jamais. Mettez-vous cent mille en cortège et demandez aux docteurs de la loi d'établir enfin la vraie paix entre les nations (Alain, Propos,1924, p. 572):
3. Que leur métier fût d'expliquer les écritures ou de vendre du drap, ces hommes avaient quelque chose de royal dans le front et les yeux. C'étaient pourtant ces mêmes Juifs, peut-être, ces docteurs de la Loi et ces marchands d'Amsterdam qui maltraitaient Uriel d'Acosta... Green, Journal,1936, p. 74.
En partic. Jésus assis au milieu des docteurs (notamment p. réf. à l'Évangile selon saint Luc, 2.46). :
4. ... ils l'avaient retrouvé dans le temple au milieu des docteurs. Assis au milieu des docteurs. Les docteurs l'écoutaient religieusement. Il enseignait, à douze ans il enseignait au milieu des docteurs. (...). Il était trop grand parmi les docteurs. (...). Il avait trop manifesté qu'il était Dieu. Les docteurs n'aiment pas ça. Il aurait dû se méfier. Ces gens-là ont de la mémoire. C'est même pour cela qu'ils sont docteurs. Péguy, Le Mystère de la Charité de Jeanne d'Arc,1910, p. 112.
3. Péj. Exégète qui se perd en discussions oiseuses, pédantes; moraliste prétentieux et intolérant. Quant à tous ces docteurs, à ces essaims de sages Qui vont l'un maudissant ce que l'autre a béni (...) Ce n'est qu'une confuse et perverse mêlée (Hugo, Religions et religion,1880, p. 217).Aux docteurs les discussions infinies, aux religieuses, le silence, la paix, l'effort continu vers la perfection (Bremond, Hist. sent. relig.,t. 4, 1920, p. 233).
C.− P. ext.
1. Personne qui a une grande expérience en matière intellectuelle, idéologique, artistique, etc., et qui peut en faire bénéficier autrui. (Quasi-)synon. chef d'école, maître à penser, etc.L'interprète du socialisme hors des milieux où il prospère, le docteur des gentils, le délégué sur qui les possédants se rueront d'abord (Barrès, Déracinés,1897, p. 97).[Le comte d'Haussonville] (...) le consultant attitré de bien des cas d'incertitude littéraire (...) le docteur écouté, sagace, aimable, un peu vétilleux, un peu alarmiste peut-être, à force d'être consciencieux (Proust, Chroniques,1922, p. 54):
5. ... vous caressez votre douleur comme un petit enfant chéri (...). J'ai passé par là et j'ai manqué en mourir. Je suis un grand docteur en mélancolie. (...). Mais je me secoue comme un homme mouillé et je m'approche de mon art qui me réchauffe. Faites comme moi, lisez, écrivez et surtout ne pensez pas à votre guenille. Flaubert, Correspondance,1858, p. 271.
P. anal. Les oiseaux aquatiques, êtres de grande expérience, la plupart réfléchis et docteurs en deux éléments (Michelet, Oiseau,1856, p. 63).
2. Péj. Personne qui se mêle abusivement de régenter autrui, d'inculquer des valeurs contestables. Chez l'Allemand, la férocité est savante et elle a, depuis près d'un demi-siècle, son docteur qui est Nietzsche (L. Daudet, Ciel de feu,1934, p. 141).Tel est le ravage que peuvent produire dans des âmes simples quelques sots de lettres, dévorés de la rage de paraître et de vaticiner. (...). Devant les âneries monstrueuses des docteurs de la complaisance, beaucoup de prisonniers se contentaient de hausser les épaules (AmbrièreGdes vac.,1946, p. 143):
6. Ordonnez à ceux qui se font vos instituteurs, et qui vous imposent leur croyance, d'en débattre devant vous les raisons. Puisqu'ils invoquent vos intérêts, connaissez comment ils les traitent. Et vous, chefs et docteurs des peuples, avant de les entraîner dans la lutte de vos opinions, discutez-en contradictoirement les preuves! Etablissons une controverse solemnelle, une recherche publique de la vérité, ... Volney, Les Ruines,1791, p. 143.
II.− [Docteur implique une idée de titre universitaire]
A.− Personne ayant obtenu le plus haut grade universitaire (généralement après soutenance d'une thèse d'État). Grade de docteur.
En partic. Docteur en droit. Je reçus le titre de docteur en droit de l'université de Pensylvanie (Joffre, Mém.,t. 2, 1931, p. 460); cf. aussi doctorat A en partic.).Docteur en droit canon. Docteurs en droit canon, qui appuyâtes les prétentions du saint siège sur un tas de sacrées décrétales que vous aviez vous-mêmes composées (France, Bergeret,1901, p. 291).Docteur en pharmacie (Encyclop. pratique de l'éduc. en France,1960, p. 222).Docteur en/de Sorbonne. Le jeune clerc eût pu tenir tête (...) en théologie scolastique à un docteur de Sorbonne (Hugo, N.-D. Paris,1832, p. 171).Docteur en théologie. Jansénius a failli être chargé par les chefs de l'Université, où il est devenu docteur en théologie, de réfuter « Les Quatre Livres » de Dominis (Sainte-Beuve, Port-Royal,t. 1, 1840, p. 298).Docteur ès lettres. Soutenance de thèses : M. Bourret vient d'être reçu docteur ès-lettres avec mention honorable (Malègue, Augustin,t. 2, 1933, p. 495).Docteur ès sciences. L'oiseau n'est pas un docteur ès sciences qui puisse expliquer pour ses confrères le secret du vol. Mais, sans autres explications, l'hirondelle s'envole devant les docteurs ébahis (Jankél., Je-ne-sais-quoi,1957, p. 262).
P. ext. Docteur de 3eCycle. Docteur d'université, ingénieur-docteur. Diplômes d'ingénieur docteur et de docteur d'université. (...). L'accès au diplôme d'ingénieur-docteur est ouvert aux titulaires d'une licence libre ou d'un diplôme d'ingénieur créé ou reconnu par l'État. En sciences et en lettres, les doctorats d'université comportent des travaux de recherches qui peuvent être de même ampleur que ceux d'un doctorat d'État, mais les exigences sont moindres en ce qui concerne les titres que doivent posséder les postulants. Ces divers doctorats se situent en quelque sorte « en marge » des études supérieures normales (Encyclop. éduc.,1960, p. 264).Docteur honoris causa. Personnage important qui a reçu d'une Université une distinction spéciale, à titre honorifique. En 1853 il est allé à Oxford pour y être reçu docteur honoris causa. Il n'y est pas arrivé sans inquiétude, sachant les étudiants moqueurs et que parfois de grands personnages ont été accueillis par des huées (Maurois, Disraëli,1927, p. 219).
Rem. 1. Pour la spécialité méd., v. infra II B. 2. On rencontre ds la docum. doctorerie, subst. fém. aux sens vieillis de « ensemble des travaux nécessaires pour être reçu docteur (notamment en théologie); grade de docteur ». Il parcourut également tous les degrés de licence, maîtrise et doctorerie des arts (Hugo, N.-D. Paris, 1832, p. 172); attesté aussi ds Ac. 1798-1878, Besch. 1845, Lar. 19-20e, Littré, Guérin 1892, DG, Quillet 1965.
B.− Spéc., MÉD.
1. Absol. Personne habilitée à exercer la médecine après avoir été admise à différents examens sanctionnant plusieurs années d'études médicales (universitaires et hospitalières) et après avoir soutenu une thèse de doctorat. Dans certaines écoles, on rappelait aux docteurs qui sortaient de l'école pour aller exercer la médecine, les devoirs de moralité que cette profession leur impose (Bernard, Princ. méd. exp.,1878, p. 34).Le médecin qui l'auscultait diagnostiqua une péricardite, ou une péripneumonie; et le grand docteur spécialiste, que l'on consulta ensuite, confirma ces appréhensions (Rolland, J.-Chr., Antoinette, 1908, p. 882):
7. Ses clients les plus riches (...) attribuaient leur guérison à la nature, pour pouvoir payer les visites du docteur à quarante sous, en le voyant venir à pied. En médecine, le cabriolet est plus nécessaire que le savoir. (...). Aussi, le docteur Poulain après dix ans de pratique, continuait-il à faire son métier de Sisyphe, sans les désespoirs qui rendirent ses premiers jours amers. Néanmoins, il caressait un rêve, (...). Le docteur Poulain espérait être appelé près d'un malade riche et influent; puis obtenir, par le crédit de ce malade qu'il guérissait infailliblement, une place de médecin en chef à un hôpital, de médecin des prisons, ... Balzac, Le Cousin Pons,1848, p. 164.
8. Chaque ville d'eaux pour un observateur est une Californie de comique. Chaque docteur est un type délicieux, depuis le docteur correct, à l'anglaise, en cravate blanche, jusqu'au docteur sceptique, spirituel et malin, qui raconte aux amis ses procédés et ses trucs. Entre ces deux modèles, on rencontre le docteur paternel et bon enfant, le docteur scientifique, le docteur brutal, le docteur à femmes, le docteur à longs cheveux, le docteur élégant et bien d'autres. Chaque variété de médecins trouve infailliblement sa variété de malades, sa clientèle de naïfs. Et chaque jour, entre eux, dans chaque chambre d'hôtel, recommence l'admirable farce que Molière n'a pas dite tout entière. Oh! s'ils parlaient, ces médecins, quelles notes, quels documents merveilleux ils nous pourraient donner sur l'homme! Maupassant, Contes et Nouvelles,t. 2, Malades et médecins, 1884, p. 1296.
En partic. (le docteur comme type littér., notamment comme personnage de théâtre). Il [Molière] monte le « Docteur amoureux, (...), les Trois docteurs Rivaux, le Docteur pédant, le Médecin volant » (Brasillach, Corneille,1938, p. 352).
SYNT. Bon, jeune, pauvre, petit, vieux docteur; il/elle est bon docteur; consultation, ordonnance du docteur; le docteur examine, soigne; aller chercher, appeler le docteur.
Aller chez le docteur ou fam. aller au docteur. Tu avais la migraine? (...) Alors, il va falloir te mener au docteur. − Non, je ne veux pas aller au docteur (Pagnol, Marius,1931, II, 3, p. 115).
Spéc. Docteur médecin. Le parquet y alla avec un docteur médecin. On examina le cantonnier (Pourrat, Gaspard,1925, p. 279).Docteur vétérinaire (Encyclop. éduc.,1960, p. 234).Docteur en médecine :
9. Le régime des études et des examens en vue du diplôme de docteur en médecine a été fixé par le décret du 6 mars 1934, modifié par les décrets des 31 janvier 1947, (...) et 28 juillet 1960. Les études en vue du diplôme de docteur en médecine ont une durée de six années. (...). Les enseignements conduisant au diplôme de docteur en médecine sont obligatoires. Ils comprennent : − un enseignement théorique; − un enseignement pratique; ... ibid,p. 219.
P. métaph., domaine de la vie spirituelle.Cf. médecin des âmes :
10. De mon si lamentable cœur, Certes, la blessure insensée Jamais ne guérira, Seigneur, A moins qu'elle ne soit pansée Par vous, le plus doux des docteurs. Jammes, De tout temps à jamais,Philomèle, 1935, p. 160.
2. Appellation usuelle du médecin. (Monsieur) le Docteur + nom propre; (gén. en interj.)Monsieur le Docteur ou fam. Docteur! − Oh! M. le Docteur se tuera! (...) M. le Docteur est un vrai martyr (Arland, Ordre,1929, p. 501).Couvrez-vous donc, Docteur, par ce froid vous prendriez mal. Mais le docteur se guérirait vite; hélas Madame, ce sont les médecins qui sont les plus mal soignés (Sartre, Nausée,1938, p. 65):
11. Il a ramené mon mari des portes du tombeau quand toute la Faculté l'avait condamné. (...). Aussi Cottard pour moi (...) c'est sacré! Il pourrait demander tout ce qu'il voudrait. Du reste, je ne l'appelle pas le Docteur Cottard, je l'appelle le Docteur Dieu! Et encore en disant cela je le calomnie, car ce Dieu répare dans la mesure du possible une partie des malheurs dont l'autre est responsable. Proust, Sodome et Gomorrhe,1922, p. 963.
Rem. La formule Docteur + nom propre n'est usitée que ds l'accept. II B. Elle s'emploie parfois pour désigner une femme médecin. Je suis la femme de Dubreuilh, ou le Docteur Anne Dubreuilh : ça n'inspire que le respect (Beauvoir, Mandarins, 1954, p. 72). Certains déconseillent la tournure Madame le Docteur + nom propre. « Madame le Docteur N. » est en effet choquant; mais « Madame N., docteur en médecine » ne choquera personne (Le temps, 6 oct. 1938). Cf. Grev. 1975, § 245, rem. 3 : ,,en s'adressant à une femme médecin, c'est toujours docteur qu'on emploie``. Cf. aussi doctoresse.
Prononc. et Orth. : [dɔktœ:ʀ]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. Mil. xiies. doctor « savant, érudit » (Alexandre [décasyllabique], éd. ds Elliott monographs, Ms Arsenal, 48); spéc. 1174-76 relig. doctur (G. De Pont-Ste-Maxence, St Thomas, éd. E. Walberg, 2906); ca 1350 désigne un grade universitaire (G. Le Muisit, Poésies, 1, 327 ds T.-L. : docteurs en decrés); v. Naz, s.v. col. 1327-1330; fin xves. docteur en médecine (Repues franches ds Villon, Œuvres complètes, éd. P. L. Jacob, Paris, 1854, p. 271); 1775 (Beaum., Let. s. la crit. du Barbier ds Brunot t. 6, p. 1358 : A merveille, docteur, dit la dame ... A ce mot de docteur, je commençai à soupçonner qu'elle parlait à son médecin); av. 1615 Docteur Medecin (Pasquier, Recherches sur la France, éd. 1665, 827); 1832 docteur médecin (Raymond); 1834 docteur (Boiste). Empr. au lat. class.doctor « celui qui enseigne », lat. chrét. « docteur de la loi; prêtre qui enseigne la religion » et « médecin » (v. Catholicisme et Théol. cath.). Fréq. abs. littér. : 7 859. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 9 737, b) 13 146; xxes. : a) 11 414, b) 11 205. Bbg. Arrivé (M.). Le mot docteur en fr. contemp. Fr. Monde. 1965, no33, pp. 40-42. − Georgin (R.), Vermotte (P.). Madame le Docteur. Déf. Lang. fr. 1961, no10, pp. 41-43.

Wiktionnaire

Nom commun - français

docteur \dɔk.tœʁ\ masculin (pour une femme, on peut dire : docteur, docteure, docteuse, doctoresse, doctrice)Note d’usage : L’équivalent féminin doctoresse, couramment utilisé en Suisse romande, ne s’emploie guère que dans le sens 3. Il est peu usité en France, où l’on rencontre principalement docteur. Au Québec, l’équivalent féminin docteure est répandu.

  1. Personne promue dans une université au grade le plus élevé de quelque faculté.
    • M. Pierre-Nicolas Anot, prêtre, docteur en théologie, chanoine, théologal et grand-pénitencier de Reims, est mort le 21 octobre dernier, âgé de près de 61 ans. — (L’Ami de la religion et du roi : journal ecclésiastique, politique et littéraire, n° 964,‎ 5 novembre 1823, page 397)
  2. (Par ellipse) Personne qui professe la médecine et aussi la chirurgie, après avoir acquis le grade de docteur.
  3. (Par extension) Médecin
    • […] madame d’Aiglemont sourit à l’espoir d’une prompte guérison, et n’opposa plus de résistance à la volonté de son mari, qui la violentait pour lui faire accepter les soins du jeune docteur. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
    • On se représente difficilement aujourd’hui le prestige dont jouissaient la médecine et les médecins dans le société matérialiste d’il y a trente ans. Le « bon docteur » remplaçait le prêtre, disait-on, et le haute influence morale et sociale appartenait aux maîtres des corps, aux dispensateurs des traitements et régimes. — (Léon Daudet, Souvenirs littéraires – Devant la douleur, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 99)
    • Nous sommes de beaux Jacques, allez, de gratifier de plus de trois mille francs ce mauvais docteur là. […] Qui tombe jamais malade ici ? […] Si on l’appelle c’est tout au plus pour le permis d’inhumer. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
  4. (Par extension) Personne qui est habile en quelque chose que ce soit.
    • Faire le docteur.
    • Un ton de docteur.
  5. Personne donnant des enseignements sur des points de doctrine.
    • Personne ne fut empalé ; de quoi plusieurs docteurs murmurèrent, et en présagèrent la décadence de Babylone. — (Voltaire, Zadig ou la Destinée, IV. L’Envieux, 1748)
    • Ainsi, dire, comme les traditionnaires, que les hadiths rapportés à la fois par El-Boukhari et par Moslem sont plus certains que ceux qui ne le sont que par l’un de ces docteurs ; que les hadiths racontés par Moslem sont moins solides que ceux qui sont rapportés par El-Boukhari etc., c’est dire qu’aucun hadith n’est revêtu de la certitude requise pour devenir matière de foi. — (François Bourgade, La Clef du Coran, 1852, page 94)
    • […] il n’est que trop vrai que mille autres docteurs et religieux ont enseigné la doctrine du pouvoir de l’Église sur le temporel des rois […] — (Jean le Rond d’Alembert, La Suppression des jésuites (éd. populaire abrégée), Édouard Cornély, 1888)
    • […] les docteurs du Talmud ne donnaient-ils pas eux-mêmes l’exemple en exerçant, pour assurer leur gagne-pain, les métiers les plus humbles, tels que forgerons, ou savetier, ou fabricant d’épingles, etc. ? — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
  6. Exégète ou commentateur pédant ou oiseux.
    • Ces docteurs confondent, par un grossier sophisme, un idéal qui, en tant que non changeant, peut par pure métaphore être qualifié de mort, avec les hommes, les êtres charnels […] — (Julien Benda, La Trahison des clercs : Appendice des valeurs cléricales, 1927, éd. 1946)
  7. (Technique) Cylindre gravé en creux, destiné à recevoir de l’encre, dans les usines d’impression sur tissus.
  8. (Technique) Cylindre destiné à presser la colle sur le cylindre encolleur dans les usines de fabrication de carton ondulé.
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

DOCTEUR. n.
Celui, celle qui est promu dans une université au grade le plus élevé de quelque faculté. Docteur en théologie. Docteur en médecine de la Faculté de Paris. Docteur ès lettres. Le grade, le diplôme de docteur. Une femme docteur. Docteur médecin, et, par ellipse, Docteur, Celui qui professe la médecine et aussi la chirurgie, après avoir acquis le grade de docteur. Dans cette acception, il a pour féminin DOCTORESSE, qui est toutefois peu employé; on se sert plutôt de Femme docteur, Femme médecin ou simplement Docteur. Il s'emploie surtout pour adresser la parole. Docteur, que pensez-vous de votre malade? Il se dit, par extension et ironiquement, de Celui qui est habile en quelque chose que ce soit. Faire le docteur. Un ton de docteur. Il signifiait d'abord Celui qui donnait des enseignements sur des points de doctrine. Les docteurs de la loi, dans l'Ancien Testament, Ceux qui enseignaient et interprétaient la loi judaïque. En ce sens, on l'applique surtout à Ceux qui se sont illustrés dans la philosophie scolastique, et il est ordinairement accompagné d'une épithète. Saint Thomas était appelé le Docteur angélique, saint Bonaventure le Docteur séraphique, Roger Bacon le docteur admirable. Les docteurs de l'Église, se dit de Ceux qui ont enseigné les vérités du christianisme, et particulièrement des Pères de l'Église qui ont le plus écrit, et dont les doctrines ont dominé, tels que saint Athanase, saint Jean Chrysostome, saint Jérôme, saint Augustin. C'est ce qu'enseignent les docteurs.

Littré (1872-1877)

DOCTEUR (do-kteur) s. m.
  • 1Celui qui enseigne, qui dogmatise. Vous devriez brûler tout ce meuble inutile, Et laisser la science aux docteurs de la ville, Molière, F. sav. II, 7. Notre docteur bientôt va lever tous ses doutes, Boileau, Sat. x. On chassa ces docteurs prêchant sans mission, Boileau, Art p. III. Soyez donc vous-même, ô mon Dieu, le docteur intérieur des fidèles qui m'écoutent, Massillon, Car. Jeûne.

    Les docteurs de l'Église, ceux qui enseignent les vérités du christianisme, et, particulièrement, les Pères de l'Église dont les doctrines ont dominé, tels que saint Athanase, saint Augustin, etc.

    Il se dit aussi des principaux maîtres de la scolastique ; et alors docteur est d'ordinaire accompagné d'une épithète. Le docteur angélique, saint Thomas. Le docteur séraphique, saint Bonaventure. Le docteur admirable, Roger Bacon. Le docteur subtil, Jean Duns ou Scot. Le docteur invincible, Ockam, chef des nominaux. Le docteur illuminé, R. Lulle.

    Les docteurs de la loi dans l'Ancien Testament, ceux qui enseignaient et interprétaient la loi judaïque. Malheur à vous, docteurs de la loi, qui vous êtes saisis de la clef de la science, et qui, n'y étant point entrés vous-mêmes, l'avez encore fermée à ceux qui y voulaient entrer, Sacy, Bible, Év. St Luc, XI, 75. C'était [Éléazar] un vénérable vieillard, âgé de quatre-vingt-dix ans, docteur de la loi, dont la vie avait toujours été pure et innocente, Rollin, Hist. anc. Œuvres, t. VIII, p. 629, dans POUGENS.

    En mauvaise part. Va, ne présume pas que, quoi que je te jure, De tes nouveaux docteurs je suive l'imposture, Corneille, Poly. V, 2. Leur subtil conducteur [Cromwell] qui, en combattant, en dogmatisant, en mêlant mille personnages divers, et faisant le docteur et le prophète aussi bien que le soldat et le capitaine…, Bossuet, Reine d'Anglet. Les docteurs d'une science orgueilleuse promettaient la sagesse à leurs disciples, Massillon, Paraphr. Ps. XVIII.

    Dans un sens général. Faire le docteur, prendre le ton de docteur, faire l'homme capable ; se donner un air capable.

  • 2Celui qui est habile en quelque chose que ce soit. N'y ayant rien de plus injuste que de blâmer la doctrine, à cause des fautes où tombent les docteurs, Bossuet, Var. II. Ce serait multiplier étrangement les docteurs et, à force de doctrine, renverser toute l'économie et toute la conduite du monde, Bourdaloue, Pensées, t. II, p. 340.

    Par extension. Et les femmes docteurs ne sont point de mon goût, Molière, Femm. sav. I, 3.

    Fig. Que fit-il ? le besoin, docteur en stratagème, Lui fournit celui-ci…, La Fontaine, Fabl. X, 4.

  • 3Celui qui est promu au plus haut grade d'une faculté, après avoir écrit et soutenu une ou deux thèses, suivant la faculté. Docteur en théologie, en droit, en médecine. Docteur ès lettres, ès sciences. Le docteur ès lettres doit présenter et soutenir une thèse latine et une thèse française. Le grade de docteur. Être reçu docteur. Passer son examen de docteur. Laisse là saint Thomas s'accorder avec Scot, Et conclus avec moi qu'un docteur est un sot, Boileau, Sat. VIII. C'est ce schisme [entre les chrétiens d'Orient et ceux d'Occident] que quelques docteurs de l'université de Paris crurent éteindre tout d'un coup en donnant un mémoire à Pierre le Grand, Voltaire, Russie, II, 9.

    Docteur-médecin, médecin qui a le titre de docteur.

    Docteur-régent, se disait autrefois d'un docteur qui enseignait publiquement.

    Anciennement. Docteur in utroque jure, et, elliptiquement, docteur in utroque, docteur en droit civil et en droit canon.

    Fig. et familièrement, homme instruit à la fois dans deux branches de connaissances.

  • 4Médecin (par ellipse pour docteur en médecine). Consulter son docteur. Faire venir le docteur.
  • 5Instrument qui sert à racler ou à essuyer le cylindre gravé qu'on emploie pour l'impression sur toile.

HISTORIQUE

XIIe s. Si cum li saint escrit mustrent e li doctur, Deus rove les apostles e que lur successur E tut cil qui laburent el champ nostre Seignur, Ne seient dechacié n'osté de lur tenur, Th. le mart. 73.

XIVe s. Ne au pere ne doit l'en pas le honeur que l'en doit à un sage comme à son dotteur ou maistre, Oresme, Eth. 262.

XVe s. Manyant toute la viande, Comme docteur en medecine, Qui tient malades en commande, Villon, Rep. franch.

XVIe s. Docteur en toute lourdise [ignorant], Oudin, Curiosités. De jeune docteur argument cornu, Leroux de Lincy, Prov. t. II, p. 128.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

DOCTEUR, s. m. (Hist. anc. & mod.) titre honorifique qu’on donne particulierement à ceux qui sont profondément versés dans la Théologie, la Jurisprudence, & le Droit.

Docteur de la Loi, (Hist. anc.) étoit parmi les Juifs un titre d’honneur ou de dignité.

Il est certain que les Juifs eurent des docteurs long-tems avant Jesus-Christ. Leur investiture, si on peut parler ainsi, se faisoit en leur mettant dans les mains une clé & les tables de la loi. C’est pour cela, selon quelques auteurs, que J. C. leur dit, Luc, xj. 52. Malheur à vous, docteurs de la loi, parce que vous avez emporté la clé de science, que vous n’êtes point entrés vous-mêmes, & que vous avez empêché d’entrer ceux qui le vouloient.

Les docteurs Juifs sont appellés autrement rabbins. Voyez Rabbin. Chambers.

Docteur de l’Eglise, (Hist. mod.) est un nom qu’on a donné à quelques-uns des peres, dont la doctrine & les opinions ont été le plus généralement suivies & autorisées par l’Église.

On compte ordinairement quatre docteurs de l’église greque, & quatre de l’église latine. Les premiers sont saint Athanase, saint Basile, saint Grégoire de Nazianze, & saint Chrysostôme ; les autres sont saint Augustin, saint Jérôme, saint Grégoire le Grand, & saint Ambroise.

Dans le breviaire romain il y a un office particulier pour les docteurs. Il ne differe de celui des confesseurs, que par l’antienne de Magnificat, & les leçons.

Docteur (Histoire moderne.) est une personne qui a passé tous les degrés d’une faculté, & qui a droit d’enseigner ou de pratiquer la science ou l’art dont cette faculté fait profession. Voyez Degré.

Le titre de docteur fut créé vers le milieu du douzieme siecle, pour être substitué à celui de maître, qui étoit devenu trop commun & trop familier. On a cependant conservé le titre de maître dans les communautés religieuses à ceux qui sont docteurs en Théologie.

L’établissement du doctorat est ordinairement attribué à Irnerius. On croit que ce titre passa de la faculté de Droit dans celle de Théologie. Voyez ci-après l’article Docteur en Droit.

Le premier exemple que nous en ayons, est dans l’université de Paris, où Pierre Lombard & Gilbert de la Porée furent créés docteurs en Théologie, sacra Theologiæ doctores.

D’autres prétendent au contraire que le titre de docteur n’a commencé à être en usage qu’après la publication des sentences de Pierre Lombard, & soûtient que ceux qui ont expliqué les premiers ce livre dans les écoles, sont aussi les premiers qu’on ait appellés docteurs.

Il y en a qui font remonter cette époque beaucoup plus haut, & veulent que Bede ait été le premier docteur de Cambridge, & que Jean de Beverley, mort en 721, ait été le premier docteur d’Oxford. Mais Spelman soûtient que le mot docteur n’a point été en usage en Angleterre, pour marquer un titre ou un degré, jusqu’au regne du roi Jean vers l’an 1207.

Docteur en général, (Hist. mod.) est aussi un nom qu’on joint quelquefois avec différentes épithetes, qui expriment le principal mérite qu’ont eu ceux que l’on reconnoît pour maîtres dans les écoles, mais cependant avec une qualification particuliere qui les distingue.

Ainsi Alexandre de Hales est appellé le docteur irréfragable & la fontaine de vie, comme dit Possevin. S. Thomas d’Aquin est nommé le docteur angélique ; saint Bonaventure, le docteur séraphique ; Jean Duns ou Scot, le docteur subtil ; Raimond Lulle, le docteur illuminé ; Roger Bacon, le docteur admirable ; Guillaume Ocham, le docteur singulier ; Jean Gerson & le cardinal Cusa, les docteurs chrétiens ; Denis le Chartreux, le docteur extatique. Il en est de même d’une infinité d’autres, dont les écrivains ecclésiastiques font mention.

Docteur, ΔΙΔΑΣΚΑΛΟΣ, est encore le nom d’un officier particulier de l’église greque, qui est chargé d’expliquer les écritures.

Celui qui explique les évangiles, est nommé docteur des évangiles ; celui qui explique les épîtres de saint Paul, est appellé docteur de l’Apôtre ; celui qui explique les pseaumes, s’appelle docteur du pseautier. On les comprend tous sous ce titre de διδασκαλὸς, qui répond à ce que nous appellons théologal. Les évêques grecs, en conférant ces sortes d’offices, imposent les mains comme dans les ordinations. Trév. & Chambers.

Docteur en Théologie, (Hist. ecclés.) titre qu’on donne à un ecclésiastique qui a pris le degré de docteur dans une faculté de Théologie, en quelque université. Voyez Degrés.

Le tems d’étude nécessaire pour parvenir à ce degré, la cérémonie de l’inauguration ou prise de bonnet, ne sont pas tout-à-fait les mêmes dans toutes les universités du royaume. Voici ce qui s’observe à ces deux égards dans la faculté de Théologie de Paris.

Le tems d’études nécessaire est de sept années ; deux de Philosophie, après lesquelles on reçoit communément le bonnet de maître-ès-arts ; trois de Théologie, qui conduisent au degré de bachelier en Théologie ; & deux de licence, pendant lesquelles les bacheliers sont dans un exercice continuel de theses & d’argumentations sur l’Ecriture, la Théologie scholastique, & l’Histoire ecclésiastique.

Lorsque les bacheliers ont reçu du chancelier de l’université la bénédiction de licence, ceux d’entre eux qui veulent prendre le bonnet de docteur, vont demander jour au chancelier, qui le leur assigne. Il faut être prêtre pour prendre le bonnet. Le licentié pour lors a deux actes à faire ; l’un le jour même de la prise de bonnet, l’autre la veille. Dans celui-ci il y a deux theses : la premiere soûtenue par un jeune candidat, qu’on appelle aulicaire. Voyez Aulique. Deux bacheliers du second ordre disputent contre lui ; le licentié est auprès de lui ; & le grand-maître d’études qui a ouvert l’acte en disputant contre le candidat, préside à cette these qu’on nomme expectative, & qui dure environ trois heures. Le second acte qui suit immédiatement, se nomme vespérie, actus vesperiarum, parce qu’il se fait toûjours le soir. Deux docteurs qu’on appelle l’un magister regens, & l’autre magister terminorum interpres, y disputent contre le licentié, chacun pendant une demi-heure, sur un point de l’Ecriture-sainte, ou de la morale. L’acte est terminé par un discours que fait le grand-maître d’études, & qui roule ordinairement sur l’éloge du savoir & des vertus du licentié. Voyez Expectative & Vespérie.

Le lendemain matin sur les dix heures, le licentié revêtu de la fourrure de docteur, précédé des massiers de l’université (& dans les maisons de Sorbonne & de Navarre, du cortege des bacheliers en licence, revêtus de leurs fourrures), & accompagné de son grand-maître d’études, se rend à la salle de l’archevêché ; il se place dans un fauteuil, le chancelier ou le sous-chancelier à sa droite, & le grand-maître d’études à sa gauche. La cérémonie commence par un discours que prononce ou lit le chancelier, ou le sous-chancelier. Le récipiendaire y répond par un autre discours ; après lequel le chancelier lui fait préter les sermens accoûtumés, & lui met son bonnet sur la tête. Il le reçoit à genoux, se releve, reprend sa place, & préside à une these qu’on nomme aulique, parce qu’on la soûtient dans la salle (aulâ) de l’archevêché. Le nouveau docteur y dispute pendant environ une heure contre son aulicaire ; ensuite il va dans l’église de Notre-Dame, à l’autel des martyrs, jurer sur les SS. Evangiles qu’il répandra son sang, s’il est nécessaire, pour la défense de la religion. Enfin son cortege le reconduit à sa maison.

Au primâ mensis suivant, c’est-à-dire à la plus prochaine assemblée de la faculté, il paroît, prete les sermens accoûtumés, & dès-lors il est inscrit au nombre des docteurs. Mais il ne joüit pas encore pour cela de tous les priviléges, droits, émolumens, &c. attachés au doctorat ; il ne peut ni assister aux assemblées, ni présider aux theses, ni exercer les fonctions d’examinateur, censeur, &c. qu’au bout de six ans : alors il soûtient une derniere these qu’on nomme resumpte, & il entre en pleine joüissance de tous les droits du doctorat. Voyez Resumpte.

Les fonctions des docteurs en Théologie dans l’intérieur de la faculté, sont d’examiner les candidats, de présider aux theses, d’y assister avec droit de suffrage en qualité de censeurs, qu’on nomme par semaine & en certain nombre ; de diriger les études des jeunes théologiens, de veiller sur les mœurs des bacheliers en licence, d’assister aux assemblées ordinaires ou extraordinaires de la faculté, d’y opiner suivant leurs lumieres & leur conscience sur la censure des livres, & les autres affaires qu’on y agite, &c.

Leurs fonctions par rapport à la religion & à la société, sont de travailler dans le saint ministere à instruire les peuples, d’aider les évêques dans le gouvernement de leurs diocèses, d’enseigner la Théologie, de consacrer leurs veilles à l’étude de l’Ecriture, des Peres, & du Droit canon ; de décider des cas de conscience, de défendre la foi contre les hérétiques, & d’être par leurs mœurs l’exemple des fideles, comme par leurs lumieres ils en sont les guides dans les voies du salut.

Les frais de la prise de bonnet de docteur montent à environ cent écus pour les réguliers, au double pour les séculiers-ubiquistes, & à près de cent pistoles pour les docteurs des maisons de Sorbonne & de Navarre. Voyez Ubiquiste, Navarre, Sorbonne, Théologie. (G)

Docteur en Droit, (Jurisprud.) est celui qui après avoir obtenu les degrés de baccalauréat & de licence dans la faculté de Droit, y a ensuite obtenu le titre & le degré de docteur. Pour y parvenir, il est obligé de soûtenir un acte public qu’on appelle la these de doctorat. Cet acte n’est point probatoire : on n’y donne point de suffrages ; de sorte que ce n’est proprement qu’une these d’apparat qui précede la réception ; le président de l’acte pourroit néanmoins, s’il ne trouvoit pas le récipiendaire assez instruit, remettre, de l’avis de la faculté, la séance à un autre tems. Il faut au moins un an d’intervalle entre le degré de licence & la these de doctorat.

Il y avoit autrefois trois sortes de docteurs en Droit : savoir des docteurs en droit civil, des docteurs en droit canon, & des docteurs in utroque jure, c’est-à-dire en Droit civil & canon. Mais depuis la révocation de l’édit de Nantes, on n’est plus admis à prendre des grades en droit civil seulement, quoiqu’on puisse en prendre en droit canon seulement ; il y a pourtant une exception en faveur des étrangers faisant profession de la religion protestante, qui sont admis à prendre des degrés dans le seul droit civil ; ce qui paroît résulter d’une déclaration du Roi du 14 Mai 1724 : au moyen dequoi les regnicoles ne peuvent être que docteurs in utroque jure, ou bien seulement en droit canon, supposé qu’ils soient ecclésiastiques, & qu’ils ne prennent leurs degrés qu’en droit canonique. Leur grade & leur titre dépend des inscriptions qu’ils ont prises, & des actes qu’ils ont soûtenus.

Ils reçoivent tous par les mains du professeur qui a présidé à l’acte de doctorat, d’abord la robe d’écarlate, telle que les docteurs la portoient anciennement, avec le chaperon herminé aussi suivant l’ancienne forme, ensuite la ceinture ; puis le président leur remet entre les mains le livre, ce que l’on appelle traditio libri, c’est-à-dire le corps de Droit civil & canonique, qu’on leur présente d’abord fermé & ensuite ouvert ; il leur donne après cela le bonnet de docteur, leur met au doigt un anneau, embrasse le récipiendaire, & déclare publiquement sa nouvelle qualité. Toute cette cérémonie est précédée d’un discours du président, lequel, en donnant au récipiendaire la robe de docteur, & les autres marques d’honneur, explique à mesure quel en est l’objet.

Le nouveau docteur, après avoir été embrassé par le président, va à son tour embrasser tous les autres membres de la faculté, & à l’assemblée suivante il prête le serment de docteur ; jusques-là on ne le qualifie encore que de licentié, quoique ses lettres de docteur qu’on lui délivre le même jour, portent la date du jour de son acte.

Le titre de docteur est commun aux docteurs en Droit, avec ceux qui ont le même degré dans d’autres facultés, comme les docteurs en Théologie, les docteurs en Medecine.

Blondel a avancé qu’on ne parloit point de docteurs avant l’an 1138 ; mais Marcel Ancyran sur la decrétale, super specula de magistris, cite un canon du concile de Sarragosse tenu l’an 390, qui défend de prendre sans permission la qualité de docteur, ce qui prouve qu’il y avoit déjà des docteurs en Espagne.

Il paroît même qu’il y en avoit encore plus anciennement chez les Romains ; il en est fait mention dans Tacite & dans Pline : on donnoit volontiers le titre de docteur aux philosophes, doctores sapientiæ.

Il y avoit aussi dès-lors des docteurs en Droit, on plûtôt, comme on disoit autrefois des docteurs ès lois, doctores legum. Ils sont ainsi appellés au code de professoribus & medicis ; suivant la loi 6 de ce titre, qui est de l’empereur Constantin, ils étoient exempts, eux, leurs femmes, & leurs enfans, de toutes charges publiques.

La loi 7 du même titre veut que les maîtres des études & les docteurs soient distingués, premierement par leurs mœurs, & ensuite par leur capacité, moribus primùm, deinde facundiâ.

On voit par cette même loi qu’anciennement ils n’étoient point examinés sur leur capacité avant d’être reçus ; mais il fut ordonné qu’à l’avenir ils subiroient un examen, & ne seroient reçus que sur le suffrage de leur ordre : quisquis docere vult, non repente nec temere prosiliat ad hoc munus, sed judicio ordinis probatus, decretum curialium mereatur, optimorum conspirante consensu.

Mais comme il n’y avoit chez les Romains, ni universités, ni facultés de gens de lettres, l’on ne connoissoit point aussi parmi eux de degrés proprement dits dans le sens que ce terme se prend aujourd’hui parmi nous ; de sorte que le titre de docteur ès lois signifioit seulement alors un homme, qui étant versé dans la science du Droit, avoit la permission de l’enseigner publiquement : ce qui revient néanmoins assez au pouvoir que l’on donne aujourd’hui aux docteurs en Droit, & même aux licentiés. Il y avoit pourtant dès le tems de Justinien trois écoles publiques de Droit : l’une à Rome, l’une à Constantinople, & une à Beryte, qui approchoient beaucoup de nos facultés de Droit ; les étudians y acquéroient successivement différens titres, desquels deux, savoir ceux de λύτεις & de προλύτεις, qui signifient sclutores, ressembloient beaucoup à nos degrés de bachelier & de licentié. Ceux qui enseignoient étoient appellés, comme on l’a dit, doctores legum ou antecessores ; mais encore une fois ce titre de docteur ès lois n’étoit point un degré proprement dit ; on peut plûtôt le comparer au titre de docteur-régent, que portent aujourd’hui les professeurs en Droit.

Quelques-uns placent l’origine du doctorat en France en 460 : ce qui est de certain, c’est qu’en 835 il y avoit des docteurs ès lois appellés doctores legum, de même que chez les Romains, dont les François avoient sans doute emprunté cet usage. Il se trouva de ces docteurs à Orléans en 835, pour juger le différend du prieuré de S. Benoît sur Loire, & de l’abbaye de S. Denis. Rech. sur le dr. franc. p. 154.

Il y a lieu de croire que le titre de docteur ès lois suivit en France le sort du droit romain, lequel déchut beaucoup de son autorité sous la seconde race, à cause des capitulaires.

C’est dans la faculté de droit que le degré de docteur prit naissance dans l’école de Boulogne, vers l’an 1130. On tient que ce fut Irnerius qui porta l’empereur Lothaire dont il étoit chancelier, à introduire dans les académies la création des docteurs, & qui en dressa la formule ; d’où vint que dès ce tems-là on promut solemnellement au doctorat Bulgarus, Hugolin, Martin, Pileus, & quelques autres qui commencerent à interpréter les lois romaines. Ces cérémonies commencerent à Boulogne, & se répandirent de-là dans les autres universités, & passerent de la faculté de Droit en celle de Théologie. Voyez Bayle, à l’article d’Irnerius.

Cet usage fut aussi adopté peu de tems après dans l’université de Paris, où l’on voit qu’il y avoit des docteurs en droit dès le tems de Philippe-Auguste, de S. Louis, & de Philippe-le-Bel : on les appelloit doctores in utroque jure, & rarement doctores in legibus ; on les appelloit aussi doctores in decretis ou doctores decretorum, docteurs en decret, ce qui signifioit ordinairement docteur en droit canon, sur-tout depuis que l’étude du droit civil eut été défendue, d’abord par Alexandre III. aux religieux profès, & ensuite par Honorius III. en 1220, à toutes sortes de personnes indistinctement. Cette défense ne fut pourtant point d’abord observée : on en trouve une preuve dans le serment prêté le lundi veille de la S. Jean-Baptiste 1251, par les maîtres de l’université de Paris, à la reine Blanche mere de S. Louis, où il est parlé des bacheliers lisans les decrétales & les lois dans l’université de Paris, dont on exigea même un serment particulier. Voyez Chopin, lib. III. de dom. tit. xxvij. n. 3. Dupuy, tr. de la major. des rois ; & aux addit. & t. III. de l’hist. de l’université, p. 240.

Mais le séjour que les papes firent à Avignon depuis l’an 1305 jusqu’en 1378, engagea beaucoup de personnes à étudier le droit canon préférablement au droit civil : on enseignoit néanmoins celui-ci dans quelques universités. A l’égard de celle de Paris, on ne l’y enseignoit pas, du moins ordinairement : il y eut beaucoup de variations à ce sujet ; & comme dans ces siecles d’ignorance les religieux & les ecclésiastiques étoient presque les seuls qui eussent quelque teinture des lettres, il ne faut pas s’étonner s’il y avoit alors beaucoup plus de docteurs en droit canon, qu’en droit civil.

Il est certain qu’en 1576 les docteurs-régens de la faculté de Paris n’étoient qualifiés que de docteurs-régens en droit canon, & que Cujas obtint une permission particuliere d’y enseigner le droit civil, comme il faisoit auparavant en l’université de Bourges.

L’ordonnance de Blois en 1579, défendit encore plus expressément qu’auparavant de graduer en droit civil à Paris ; & l’étude de ce droit n’y fut rétablie ouvertement que cent ans après, par la déclaration du Roi du mois d’Avril 1679.

De tout ce qui vient d’être dit, l’on doit conclure que depuis la défense d’Honorius III. jusqu’en 1679, il y eut peu de docteurs in utroque jure, & sur-tout à Paris ; la plûpart n’étoient docteurs qu’en droit canon : c’est pourquoi on les appelloit ordinairement doctores in decretis. On entendoit cependant aussi quelquefois par le terme de decret, tout le droit en général, tant civil que canonique.

Il y avoit aussi des docteurs ès lois dans l’université de Toulouse, dès 1335 ; ils furent commis par Philippe de Valois, avec d’autres personnes, pour l’exécution d’un arrêt du parlement de Toulouse. Les lettres du roi les nomment doctores legum.

Ceux de l’université de Montpellier obtinrent au mois de Janvier 1350, des lettres du roi Jean, dans lesquelles ils sont qualifiés d’université, collége, & de docteurs en droit civil & canon, ad supplicationem universitatis, collegii, doctorum & scholarium utriusque juris Montispessulani. Le roi les prend sous sa protection & sauve-garde, eux, leurs suppôts, & leurs biens ; il attribue la connoissance de leurs causes au juge du petit-scel de Montpellier, & ordonne que les bedeaux du collége appellés banquerii, & qui servent pro quolibet doctore actu regente in utroque jure, ne pourront faire commerce de marchandises communes, tandis qu’ils rempliront cette fonction, à moins que ce ne fût de livres servant à l’étude du Droit.

Dans quelques universités, comme à Orléans, ceux qui professent le droit romain prennent le titre de docteurs-régens ; comme cela se pratique aussi dans les facultés de Medecine.

A Paris, ceux qui professent publiquement le Droit, sont appellés communément professeurs en Droit : on les appelle cependant aussi quelquefois dans les actes publics, docteurs-régens, & en latin, doctores actu regentes, ou antecessores ; ce qui fait voir que docteur-régent & professeur sont synonymes. Il n’est cependant pas nécessaire d’être docteur en droit pour devenir professeur ; mais l’installation des professeurs, qui est une cérémonie semblable à celle du doctorat, leur confere le titre de docteur-régent.

Il y a dans la plûpart des facultés de Droit, outre les professeurs, des docteurs aggrégés, dont le premier établissement fut fait à Paris en vertu d’un decret de la faculté de Droit de l’an 1656, homologué au parlement : on les appelloit alors tous docteurs honoraires, aggrégés à la faculté. Ils étoient d’abord vingt-deux, & ensuite furent au nombre de vingt-quatre. Comme la plûpart de ces docteurs honoraires remplissoient aussi d’autres fonctions dans la magistrature & dans le barreau, & qu’ils négligeoient de venir à la faculté ; par un arrêt du conseil du 23 Mars 1680, il fut ordonné, sans toucher aux docteurs honoraires, que dans chaque faculté il y auroit un nombre de docteurs aggrégés, qui seroit au moins le double de celui des professeurs. Par un autre arrêt du conseil du 16 Novembre suivant, le roi nomma douzedocteurs pour être aggrégés de la faculté de Paris, dont trois furent tirés du nombre des docteurs honoraires, sans rien innover aux droits utiles & prérogatives des professeurs, ni aux rangs & fonctions attribués aux vingt-quatre docteurs honoraires de ladite faculté par les arrêts & réglemens ; ce qui fut confirmé par la déclaration du 6 Août 1682 : & par la déclaration du 19 Janvier 1700, le nombre des docteurs honoraires fut réduit à douze pour l’avenir.

Ces docteurs honoraires aggrégés, qu’on appelle communément aggrégés d’honneur, sont nommés sans concours par la faculté, à mesure qu’il y a quelque place vacante ; il doit y avoir deux ecclésiastiques, huit magistrats, & deux avocats au parlement, plaidans ou consultans au moins depuis vingt ans. La faculté élit tous les deux ans parmi ces docteurs honoraires un doyen d’honneur, lequel dans les assemblées & actes de la faculté, a la voix conclusive ou prépondérante. La fonction de ces docteurs honoraires est d’assister aux assemblées, cérémonies, concours, élections, & à tous actes de la faculté, avec droit de suffrage ; mais ils viennent rarement, si ce n’est aux discours qui se font à la rentrée & autres cérémonies publiques.

Le decret de 1656 porte aussi que les évêques & les conseillers-clercs au parlement, qui sont docteurs en droit de la faculté de Paris, ont le même droit que les docteurs honoraires.

Pour ce qui est des douze autres docteurs aggrégés qu’on appelle aussi quelquefois simplement aggrégés, pour obtenir une de ces places, il faut être docteur in utroque jure ; & dans une des universités du royaume, il falloit autrefois, suivant l’arrêt du conseil du 23 Mars 1680, & la déclaration du 6 Août 1682, être âgé de trente ans accomplis, & avoir les deux tiers des voix de la faculté. Depuis, suivant la déclaration du 19 Janvier 1700, il faut avoir assisté assiduement pendant un an aux theses qui se soûtiennent, & y avoir disputé dans l’ordre prescrit par le président ; ce que l’on appelle faire son stage. La même déclaration ordonne, que quand il y aura une place d’aggrégé vacante, on ouvrira un concours à tous les docteurs en droit qui se présenteront, pourvû qu’ils ayent les qualités requises ; & qu’après les épreuves convenables, la place sera donnée à celui qui sera jugé le plus capable à la pluralité des voix. La déclaration du 7 Janvier 1703 a réduit à vingt-cinq ans accomplis l’âge nécessaire pour concourir à ces places.

La fonction de ces docteurs aggrégés consiste à assister aux assemblées & cérémonies publiques de la faculté, & aux theses & examens, où ils peuvent interroger & argumenter. Ils ont droit de suffrage dans toutes ces assemblées & actes de la faculté, avec cette restriction néanmoins, que comme les docteurs aggrégés sont en plus grand nombre que les professeurs, ils n’ont voix qu’en nombre égal à celui des professeurs qui sont présens, suivant les déclarations de 1680, 1682, & 1700, que l’on a déjà cité.

Ils président aussi à leur tour alternativement avec les professeurs, aux theses de baccalauréat, & non aux theses de licence, sinon lorsqu’ils en sont requis par le professeur qui est en tour.

Ils exercent aussi en particulier les jeunes candidats qui sont sur les bancs.

Les fonctions & droits de ces docteurs aggrégés ont été reglés tant par l’arrêt du conseil de 1680, que par plusieurs autres déclarations du Roi, que l’on peut consulter, notamment celles de 1680, 1682, & 1700, & par celle du 7 Janvier 1703.

Il y a aussi dans les autres universités un certain nombre de docteurs aggrégés, qui est communément au moins du double de celui des professeurs, suivant l’arrêt du conseil du 23 Mars 1680. Il y a eu plusieurs réglemens particuliers pour les docteurs aggrégés de ces universités, entre autres la déclaration du 30 Janvier 1704, pour les docteurs aggrégés de l’université d’Aix ; & celle du 18 Août 1707, pour la faculté d’Orléans.

Les docteurs en droit ou autre faculté, qui ont obtenu des bénéfices en cour de Rome, in formâ dignum, c’est-à-dire en forme commissoire, sont sujets à l’examen de l’ordinaire, telle que puisse être leur capacité. Cela est conforme au concile de Trente, sess. xxjv. can. 12. à l’article 75. de l’ordonnance de Moulins ; à l’article 12. de celle de Blois ; à l’édit de Melun, art. 14. & à celui de 1695, art. 2. lesquels n’exceptent personne de l’examen : ce qui a été sagement établi, parce qu’on peut avoir obtenu des degrés par surprise. Il ne suffit pas d’ailleurs qu’un docteur soit savant, il faut qu’il soit de bonnes mœurs & de bonne doctrine.

Ceux qui ont obtenu en cour de Rome des provisions en forme gracieuse, sont de même sujets à l’examen lorsqu’il s’agit d’une cure, vicariat perpétuel, ou autre bénéfice ayant charge d’ames. Voy. l’edit de 1695, art. 3.

Les docteurs en droit joüissent de plusieurs priviléges.

Par exemple, en fait de bénéfice, lorsque plusieurs gradués concourent, le docteur en droit est préféré au licentié ; & en cas de concurrence entre plusieurs docteurs en différentes facultés, le docteur en Théologie est préféré au docteur en droit, le docteur en droit canon est préféré au docteur en droit civil, le docteur en droit civil au docteur en Medecine : mais les professeurs en Théologie des maisons de Sorbonne & de Navarre, les professeurs en droit canonique & civil, & même tous régens septenaires, sont préférés aux docteurs en droit ou autre faculté.

Deux docteurs en droit ayant été reçûs avocats le même jour, la préséance fut adjugée au plus ancien docteur, encore qu’il fût inscrit le dernier dans la matricule ; & l’on ordonna qu’à l’avenir en pareil cas, le plus ancien docteur seroit inscrit le premier dans la matricule : cela fut ainsi jugé au parlement de Toulouse, le 24 Novembre 1671.

Les docteurs en droit portent la robe rouge. Cette prérogative leur est commune avec les licentiés, du moins dans certaines universités, comme à Toulouse, où les licentiés en droit sont dans l’usage de porter ainsi la robe rouge, comme font aussi à Paris les licentiés en Medecine ; mais cette robe des licentiés & simples docteurs en droit, est en quelque chose différente pour la forme de celle des professeurs. Les docteurs aggrégés portent ordinairement le chaperon rouge herminé ; & lorsqu’ils président aux theses, ils portent la même robe que les professeurs.

Un docteur en droit, mineur, est restituable pour cause de minorité, lorsqu’il se trouve lésé, de même que tout autre mineur ; parce que la foiblesse de l’âge ne peut être suppléée par la science du Droit.

Sur les priviléges des docteurs en général, on peut voir les traités faits par Pierre Lesnandier, par Æmilius Ferretus, & Everard Bronchorst. Voyez aussi Franc. Marc. com. I. quest. 81. 360. 636. 650. 688 & 689. & tom. II. quest. 303. & 543. Jean Thaumas, au mot Docteur.

Les docteurs en droit étant du corps de l’université, ont été long-tems sans pouvoir se marier, non plus que les principaux régens & autres membres de l’université ; on regardoit alors ces places comme affectées à l’Eglise : ce qui fut exactement observé dans toutes les facultés, jusqu’à la réforme qui fut faite de l’université de Paris par le cardinal d’Etouteville, légat en France, lequel permit par privilége spécial aux docteurs en Medecine, de pouvoir être mariés. Les docteurs en decret présenterent leur requête à l’université le 9 Décembre 1534, pour obtenir le même privilége ; mais ils en furent déboutés, sauf à eux de se pourvoir en la cour de parlement, pour en être par elle ordonné ce que bon lui sembleroit. Ce qui pouvoit donner lieu à cette difficulté, est que ces docteurs n’étoient alors gradués qu’en droit canon seulement : depuis, le parlement permit le mariage à ces docteurs en decret ; & le premier de cet ordre que l’on vit marié fut la Riviere, vers l’an 1552, qui fut depuis pourvû de l’état de lieutenant-général de Chatelleraud. Voyez les recherches de Pasquier, liv. III. ch. xxjx.

Docteur Aggrégé. Voyez ci-dev. Docteur en Droit. (A)
Docteur en Decret ou in Decretis.
Docteur en Droit canon.
Docteur en Droit civil.
Docteur honoraire aggregé.
Docteur ès Lois.
Docteur-Régent.
Docteur in utroque Jure.

Docteur en Medecine ; c’est le titre qu’on donne à ceux qui ont le droit d’enseigner toutes les parties de la Medecine, & de la pratiquer pour le bien de la société. Ce droit ne s’acquiert qu’en donnant des preuves authentiques de sa capacité devant des juges avoüés par le public. Ces juges ne peuvent être que des Medecins. C’est à eux seuls qu’il appartient d’apprétier le mérite & le savoir de ceux qui se destinent à l’exercice d’un art si important & si difficile. De-là vient qu’ils forment entre eux une faculté, l’une de celles qui composent ce qu’on nomme l’université. Voyez Université. Mais quoique la faculté de Droit précede celle de Medecine, il n’y a entre les docteurs de ces deux facultés d’autre prééminence, que celle de l’ancienneté de leurs grades. Les Medecins ont toûjours joüi de toutes les prérogatives & immunités attachées aux Arts nobles & libéraux ; ils peuvent, ainsi que les autres gradués, impétrer des bénéfices ecclésiastiques. Le degré de docteur leur donne le droit de faire exécuter leurs ordonnances par tous ceux à qui ils ont confié l’administration des différens moyens qu’ils employent pour conserver ou pour rétablir la santé. Le Chirurgien est chargé de l’application extérieure, & l’Apothicaire, de la préparation des remedes ; mais c’est au Medecin à les diriger & à présider à leurs travaux ; c’est à lui à découvrir la source du mal, & à en indiquer le remede : il y a donc entre eux une subordination légitime, une subordination fondée sur la nature des choses, & sur l’objet même de leur étude ; & c’est par-là qu’ils concourent au bien général des citoyens. S’il n’y a aucun art qui exige des connoissances plus étendues, & qui soit si important par son objet, que celui de la Medecine, on ne doit pas être étonné du grand nombre d’épreuves qu’on fait subir à ceux qui veulent acquérir le titre de docteur dans cette faculté ; moins encore doit-on être surpris qu’on attribue à ces docteurs le droit exclusif de professer & d’exercer la Medecine : ce n’est que par des précautions si sages, qu’on peut garantir le peuple de la séduction de tant de personnes occupées sans cesse à imaginer différens moyens d’abuser de sa crédulité, & de s’enrichir aux dépens de la santé & de la vie même des malades qui ont le malheur de tomber entre leurs mains. Voyez, à l’article Charlatan, l’histoire des principaux empyriques qui ont trompé la cour & la ville.

Nous pourrions renvoyer à l’édit du Roi du mois de Mars 1707, portant réglement sur l’étude & l’exercice de la Medecine, ceux qui seroient curieux de voir toute la suite des examens & des épreuves publics, établis pour constater la capacité des candidats qui se destinent à la profession de cet art ; ils y verroient l’attention que le monarque a apportée pour renouveller les défenses rigoureuses, par lesquelles il a interdit l’exercice de la Medecine à tous ceux qui n’ont ni le mérite, ni le caractere de Medecin, & pour ranimer la vigilance des facultés, & maintenir cette profession si nécessaire dans tout son lustre.

Il y a quelques facultés, telles que celles de Paris & de Montpellier, qui exigent de ceux qui veulent y prendre des degrés, bien plus d’actes probatoires qu’il n’en est ordonné par cet édit, & sa majesté n’a rien changé à leurs usages à cet égard ; elle déclare même qu’ayant fait examiner les statuts de la faculté de Medecine de Paris, il a été reconnu qu’on n’y pouvoit rien ajoûter pour le bon ordre & l’utilité publique ; & en conséquence elle veut qu’ils soient observés à l’avenir, comme ils l’ont été par le passé. Nous allons indiquer ici la suite des theses, des examens, & autres actes, qui préparent à recevoir le bonnet de docteur dans cette faculté, la plus rigoureuse sans contredit de toutes celles du royaume.

Cette école de Paris a été établie dans la rue de la Bucherie dès l’an 1472 ; mais elle est beaucoup plus ancienne. Elle se trouve actuellement composée de huit professeurs, que la faculté choisit tous les ans parmi ses membres, & qui enseignent dans leurs cours publics la Physiologie, la Pathologie, la Chimie & la Pharmacie, la Botanique, la Chirurgie latine, l’Anatomie, la Chirurgie françoise en faveur des jeunes Chirurgiens, & l’art des accouchemens pour l’instruction des sages-femmes.

Ceux qui veulent parvenir au degré de docteur dans cette faculté, doivent d’abord assister pendant quatre ans aux leçons des cinq premiers professeurs nommés ci-dessus, qu’on nomme les professeurs des écoles, & prendre en même tems tous les six mois une inscription chez le doyen. Après ces quatre ans, si l’étudiant a atteint l’âge de vingt-trois ans au moins, il peut se présenter pour faire sa licence, pourvû qu’il soit muni de ses certificats d’étude en Medecine, & de ses lettres de maître ès Arts ; & il ne peut en être dispensé que dans le cas où il seroit déjà docteur de quelque faculté de ce royaume. Ce cours de licence qui dure deux ans & demi, ne s’ouvre que tous les deux ans au mois de Mars, & le public en est averti par des affiches.

Les candidats commencent par subir quatre examens pendant quatre jours dans la salle d’assemblée des docteurs-régens de la faculté, qui y sont seuls admis. Le premier de ces examens est sur la Physiologie, ou sur la nature de l’homme considéré dans l’état de santé ; le second sur l’Hygiene, ou sur tout ce qui a rapport à la conservation de la santé ; le troisieme sur la Pathologie, ou sur l’origine & la cause des maladies ; le quatrieme jour enfin on commente un aphorisme d’Hippocrate tiré au sort, & on répond aux objections dont les examinateurs le trouvent susceptible. Tout cela fini, les candidats qui en ont été jugés dignes, sont reçus & proclamés bacheliers. Ils assistent alors aux consultations qui se font tous les samedis dans cette faculté en faveur des pauvres, & écrivent les ordonnances.

Vers le mois de Juin suivant, les bacheliers se préparent à un examen sur la matiere médicale, c’est-à-dire sur les substances tirées du regne végétal, minéral & animal, qui sont en usage en Medecine. Cet examen dure quatre jours, pendant lesquels ils répondent aux diverses questions de chacun des docteurs, sur l’Histoire naturelle, les propriétés & la maniere d’agir de ces substances exposées aux yeux dans un ordre convenable.

Après la S. Martin commencent les theses quodlibétaires ; on les nomme ainsi parce que tous les bacheliers qui sont obligés d’assister à chacune de ces theses, y répondent sur le champ à une question quelconque proposée par les docteurs argumentans. Cette these est une dissertation courte & précise sur un point de Physiologie, au choix du président ou du bachelier qui la soûtient, & elle est de la composition de l’un des deux.

Au mois de Janvier ou de Février se fait l’examen d’Anatomie, qui dure une semaine entiere. Les bacheliers y démontrent sur le cadavre toutes les parties de l’Anatomie ; ils en expliquent la structure & les usages, Ils soûtiennent ensuite, vers le tems du carême, leur these cardinale, ainsi appellée pour avoir été établie par le cardinal d’Estouteville, lorsqu’en 1452 il fut envoyé par le pape pour travailler à la réformation des universités. Cette these cardinale doit rouler sur une question d’Hygiene, & les bacheliers sont les seuls qui y proposent des argumens à celui d’entr’eux qui la soûtient. Après la fête de S. Martin de cette seconde année, les bacheliers soûtiennent une autre these quodlibétaire sur la Pathologie ; & au mois de Décembre ou de Janvier suivant, ils subissent un examen sur toutes les opérations de Chirurgie, qu’ils exécutent de leurs propres mains sur des cadavres pendant six jours consécutifs. Vers le mois de Février ils soûtiennent leur quatrieme these, qui est aussi une quodlibétaire, comme les précédentes, & qui concerne une question Medico-chirurgicale.

Au mois de Juillet ou d’Août les bacheliers se présentent pour leur dernier examen, qui roule sur la pratique de la Medecine, comme étant l’objet de tous leurs travaux. Pendant cet examen, qui dure quatre jours, ils sont interrogés par chacun des docteurs sur quelque maladie en particulier, dont ils exposent les causes, les signes, le prognostic & le traitement. Si après tous ces actes probatoires les bacheliers ont été jugés dignes d’être admis, ils sont présentés publiquement par le doyen de la faculté au chancelier de l’université, dont ils reçoivent ensuite la bénédiction de licence, suivant la forme usitée dans l’université de Paris. Les docteurs assignent alors à chacun de ces nouveaux licentiés le rang qui leur convient, suivant leur degré de mérite ; & c’est dans cet ordre que leur nom se trouve placé sur la liste des docteurs, lorsqu’ils ont pris ce dernier degré. L’acte du doctorat n’est plus que la cérémonie avec laquelle le président donne le bonnet au licentié, & le nouveau docteur fait ensuite un discours de remerciment qui termine son triomphe. La veille de ce jour solemnel il se fait un acte qu’on nomme la vespérie, dans lequel le licentié qui doit être couronné le lendemain, discute une question de Medecine qui lui est proposée par un des docteurs, & le président prononce ensuite un discours dont l’objet est de faire connoître au licentié toute l’importance des fonctions de l’art qu’il va professer, & de lui exposer toutes les qualités qu’il doit avoir pour se rendre utile à ses concitoyens, & mériter leur estime & leur confiance.

Tels sont les degrés par lesquels on est élevé à la dignité de docteur en Medecine ; & pour acquérir les droits de régence, il suffit d’avoir présidé à une these : c’est ce dernier acte qui donne le titre de docteur-régent, & ce n’est qu’en cette qualité qu’on a voix délibérative aux assemblées de la Faculté, & qu’on peut y exercer toutes sortes d’actes magistraux.

Il semble que pour peu qu’on réfléchisse sur toute cette suite de travaux, qui sont autant de motifs propres à appuyer la confiance du public par rapport aux medecins, on ne pourra s’empêcher d’être étonné qu’il soit encore si souvent la dupe de tant d’empyriques aussi imposteurs qu’ignorans ; mais la négligence où l’on vit sur sa santé, qu’on s’accorde cependant à regarder comme le bien le plus précieux, paroît être une inconséquence si générale, que par-tout on la livre au premier venu, qu’on la sacrifie sans ménagement, & qu’on se consume en excès : en un mot, par-tout on trouve des charlatans ; & quoiqu’il y en ait beaucoup à Paris, il y en a encore davantage à Londres, la ville de l’Europe où l’on se pique de penser le plus solidement. La plûpart des hommes sont amoureux de la nouveauté, même en matiere de Medecine ; ils préferent souvent les remedes qu’ils connoissent le moins ; & ils admirent bien plus ceux qui annoncent une méthode singuliere & déréglée, que ceux qui se conduisent en hommes sages, & suivent le cours ordinaire des choses. Cet article est de M. Lavirotte, docteur en Medecine.

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Étymologie de « docteur »

Provenç. et espagn. doctor ; ital. dottore ; du latin doctorem, de doctum, supin de docere, enseigner.

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(1160) Du latin doctor[1][2], dérivé de doceo (« instruire »).
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Phonétique du mot « docteur »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
docteur dɔktœr

Évolution historique de l’usage du mot « docteur »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « docteur »

  • - Vous savez ce qu’on dit : Docteur un jour, docteur toujours. - Oui, ou dans mon cas : pas docteur... pas docteur ! De Stanley Kubrick / Eyes wide shut
  • Le besoin est un docteur en stratagème. De Jean de La Fontaine
  • Le politologue n’est pas le docteur des malpolis. De Michèle Bernier / Le Petit Livre de Michèle Bernier
  • C’est le docteur qui fait la réputation de la maladie, et c’est la maladie qui fait la réputation du docteur. De Aurélien Scholl
  • Quand on va vraiment mal, se passer de docteur est parfois un remède insuffisant. De George Colman
  • Un bachelier est un homme qui apprend et un docteur un homme qui oublie. De Antoine Furetière
  • N'allez jamais chez un docteur dont les plantes de la salle d'attente sont mortes. De Erma Bombeck
  • Tous les docteurs ne sont que des charlatans. Et tous les malades aussi. Seule la marine est honnête en Angleterre. De Eugène Ionesco / La Cantatrice chauve
  • Dieu a créé les seins pour nourrir les enfants et on y met des prothèses pour nourrir les docteurs. De Patrick Sébastien / Carnet de notes
  • Le docteur Kafka est pour moi un maître et un confesseur. France Culture, Gustav Janouch : "Le docteur Kafka est pour moi un maître et un confesseur" - Ép. 4/11 - La Nuit rêvée de Valérie Zenatti
  • Une situation assez paradoxale qui s’explique en partie par la douceur du climat breton. « Si on est à Cannes, le soleil va piquer et on va tout de suite se protéger. Mais ce n’est pas le cas en Bretagne », explique le docteur Marc Perrussel. Le ciel parfois nuageux ou le petit vent marin sont en effet trompeurs dans la région. « Les personnes ne vont pas avoir cette sensation de chaleur, souligne le dermatologue et cancérologue. Ils vont donc augmenter leur temps d’exposition et oublier de se protéger ». Une grosse erreur selon le professionnel de santé, installé dans le Morbihan, « car les rayons UV sont aussi intenses en Bretagne que dans le Sud ». , « Le soleil tue en Bretagne »… Le cri d’alarme d’un dermatologue
  • Depuis quelques jours, les cas positifs à la Covid-19 sont en hausse significative. Des clusters ont été localisés. Pour le docteur Luc Duquesnel, médecin à Mayenne, il faut rester très vigilant et respecter les gestes barrières. France Bleu, Augmentation des cas de Covid-19 en Mayenne : le docteur Luc Duquesnel appelle à la vigilance
  • Mary Thorne, la nièce d'un docteur respectée, est convoitée par le beau Frank Gresham, plein de romantisme. Pourtant la famille du jeune homme n'a que faire de ses sentiments et souhaite qu'il épouse une femme fortunée, car leur domaine souffre de larges dettes. leparisien.fr, Programme TV du samedi 4 juillet : notre sélection - Le Parisien
  • Les réactions des patients du docteur Hussein El Moussaoui étaient nombreuses à la suite de la publication, dans nos colonnes, de la mise en examen, jeudi, de ce pédiatre berruyer soupçonné d’avoir escroqué plus d’un million d’euros à l’assurance-maladie. Si la majorité des patients a loué le professionnalisme du docteur de 65 ans, présumé innocent, beaucoup se sont dits « choqués ». www.leberry.fr, La surprise des patients du médecin berruyer soupçonné d'avoir escroqué plus d'un million d'euros à la CPAM - Bourges (18000)
  • Depuis 2006, le docteur Dujardin exerce comme vétérinaire généraliste. Après neuf ans de clinique en région parisienne, elle s’est installée en 2015 dans l’Hérault pour trouver une meilleure qualité de vie et a choisi de ne pas avoir de cabinet parce qu’elle aime cette relation de proximité avec la clientèle. "J’ai beaucoup de jeunes qui souhaitent privilégier le confort de leur animal. Paradoxalement, moins de personnes âgées font appel à moi. Si elles peuvent se déplacer, ça leur fait une sortie d’aller chez le vétérinaire." midilibre.fr, Hérault : docteur Dujardin, médecin de famille des minets et des toutous - midilibre.fr
  • Le fait est qu’Armitage est un casting tellement impressionnant qu’il semble très possible qu’il joue également le rôle de l’action en direct. Dans le sillage de la finale de la saison 12, nous devrions nous attendre à voir le treizième docteur de Jodie Whittaker se familiariser avec des éléments de la société Time Lord et qui pourrait mieux jouer l’antagoniste de cette histoire que Rassilon? Sans oublier que quiconque a vu sa performance crapuleuse mais conflictuelle dans la saison 3 de Hannibal saura qu’Armitage ferait un excellent travail. JAPANFM, Le prochain docteur de Jodie Whittaker qui est l’ennemi peut-être son plus puissant à ce jour – JAPANFM
  • Vendredi 26 juin, le docteur Claire Salanova-Andrieu a effectué sa dernière journée de praticienne à Caissargues avant de prendre un départ vers une retraite bien méritée. midilibre.fr, Le docteur Claire Salanova-Andrieu a fait ses adieux à ses patients - midilibre.fr
  • La victoire du docteur Vimini n’a sûrement rien d’anecdotique. Loin s’en faut. Elle pourrait même être qualifiée de resplendissante. Car elle est belle ! Sur 15 sièges à pourvoir, le docteur et son équipe en obtiennent 13, ce qui les dote d’une majorité inoxydable et les installent tous dans un bon fauteuil. Depuis le 1er janvier le docteur Michel Vimini avait cessé d’exercer son métier de médecin généraliste, en faisant valoir ses droits à la retraite. Lorgnant déjà la mairie, et élu dès le 1er tour, il espérait donc poser son stéthoscope et accrocher sa blouse au fil du temps pour vaquer à ses occupations électorales. Et le Covid-19 est passé par là, le confinement, la peur parfois des villageois, leur attente... Il fallait les rassurer, les soigner. Michel Vimini a donc rejoint la mobilisation générale. Homme dévoué, le métier chevillé au cœur, on le vit alors de maison en chevet, ici et là, battre le bourg et la campagne... Une attitude que ses adversaires qualifieront d’opportuniste. Il est probable que le rôle central tenu par ce médecin durant cette profonde crise sanitaire aura servi à asseoir cette victoire annoncée du second tour. Mais les seules manœuvres qu’il convenait de déjouer à ces cruciaux moments-là étaient celles du virus, toutes les autres restant subalternes ! Les Panatois se passionnent toujours autant pour les élections municipales dans cette petite commune de 717 âmes. Le taux de participation avoisinait encore les 84 % lors de ce second tour. Aussi, avec autant de prétendants et l’utilisation hardie du panachage, les urnes ne révélèrent le fond de leur pensée que tardivement. Dans une ambiance studieuse et inquiète, l’ouverture des plis a commencé à 18 heures pour se terminer vers 22 heures. C’est dire ! Derrière donc cette vague d’élus déclenchée par le docteur, 2 sièges étaient encore à pourvoir. Jean Fabre de Morlhon, tète de liste, adjoint sortant, et Yves Galtier, les occuperont. Reste la liste conduite par Yves Monteillet, entièrement retoquée... Ce piètre score a de quoi interroger tant ce leader associatif était engagé, dévoué... Forte de six conseillers sortants, son équipe revendiquait l’action municipale de ces dernières années et son prolongement. Le désir de changement l’aura balayée. Ce désaveu peut paraître cinglant, voire injuste. Mais c’est la loi. On la connaît. S’ils étaient 44 sur cette dernière ligne droite, selon la formule désormais consacrée il y eut donc beaucoup d’appelés, mais moins d’élus ! centrepresseaveyron.fr, Municipales : l’équipe du docteur Vimini rentre en force à la mairie - centrepresseaveyron.fr
  • Après des études à la faculté de médecine de Paris, il devient médecin généraliste et succède en novembre 1964 au docteur Louis Fanjoux, à Cercy-la-Tour. Les Cercycois se rappellent encore du docteur Helle, au volant de sa 2CV, allant soigner ses malades, de jour comme de nuit et quel que soit le temps. C’était un médecin "à l’ancienne", ne comptant pas ses heures. Il était très apprécié de ses patients pour sa gentillesse et son dévouement. www.lejdc.fr, Jean Helle, médecin pendant 30 ans à Cercy-la-Tour, est décédé - Cercy-la-Tour (58340)
  • La Ville rend hommage au docteur Jacques Fribourg. Le conseil municipal du 2 juin a décidé que le centre de santé municipal prendrait le nom de cet urgentiste, retraité de l’Hôpital privé de l’Ouest parisien (Hpop), qui s’est mobilisé bénévolement dès le début de l’épidémie pour lutter contre le coronavirus, avant de contracter la maladie et de succomber à ses conséquences le 25 avril. La Gazette de Saint-Quentin-en-Yvelines, Trappes - Le centre de santé municipal renommé en hommage au docteur Jacques Fribourg | La Gazette de Saint-Quentin-en-Yvelines
  • Le décès du docteur Régis Arnaud jette un voile de tristesse à Barjols Var-Matin, Le décès du docteur Régis Arnaud jette un voile de tristesse à Barjols - Var-Matin
  • Le docteur Jérôme Collinet prendra ses fonctions dès lundi 1er juillet, à 14 heures, au cabinet médical, 30 avenue du Ségala. Ce dernier est médecin généraliste, du sport, manuel ostéopathe et mésothérapeute. centrepresseaveyron.fr, Jérôme Collinet, un nouveau docteur installé au cabinet médical le 1er juillet - centrepresseaveyron.fr
  • Chaque année depuis 2010, l'association Le Don du Souffle offre une bourse destinée à financer des projets de recherche dans ses domaines d'intérêts : pathologies aigues ou chroniques, maintien à domicile, interfaces ville-hôpital, qualité des soins. Son Comité d'étude et de réflexion scientifique et médicale (CERSM), présidé par le Professeur Georges Mantion, a attribué la bourse de recherche 2019 à deux médecins du CHU de Besançon : le docteur Romain Chopard et le docteur Nicolas Marh. macommune.info, Deux médecins du CHU reçoivent une bourse de recherche de l’association Le Don du Souffle • macommune.info
  • Vendredi soir à la mairie, le maire Christine Péany, le conseil municipal, le Dr Russo, le chef de corps des pompiers attendaient fébrilement l’arrivée du nouveau médecin. Accompagnée par Alain Tolsa, le pharmacien du village, Dana Mihoc, le futur docteur, ayant tout juste posé ses valises, est venue retrouver l’assemblée. L’aboutissement d’une affaire qui a été rondement menée par Christine Péany, assisté du secrétaire de mairie. Ils ont pris à bras-le-corps la recherche d’un médecin lorsque le Dr Russo, a annoncé, fin avril, son intention de prendre la retraite et de cesser son activité fin juin. lindependant.fr, Puichric accueille son nouveau docteur - lindependant.fr
  • Selon le docteur Miasnikov, le brocoli est le légume le plus utile pour la santé. Il a expliqué que cet aliment était riche en antioxydants, vitamines, minéraux et substances anticancéreuses.  , Ce légume est le plus utile pour la santé, affirme un docteur russe - Sputnik France
  • Nommé le 30 mars 2020 par le gouverneur de la province du Sud-Kivu comme vice-président de la Commission multisectorielle de la lutte contre le Covid-19, le docteur Denis Mukwege a démissionné de son poste mercredi 10 juin. RFI, Coronavirus en RDC: le docteur et Prix Nobel Denis Mukwege, en charge de la riposte, démissionne
  • Soyons clairs : parfois, il aurait été meilleur pour sa santé de rester sagement en costume sur le banc. Mais MJ voulait être sur le parquet, tout le temps, partout. Afin de jouer… mais aussi de ne pas décevoir. Le docteur Lewis, qui était le médecin des Bulls dans les années 1990, a récemment raconté une anecdote à ce propos : Parlons Basket, NBA - L'ancien docteur des Bulls raconte une réaction dingue de Michael Jordan
  • Le docteur Bertrand Frémont est décédé le 10 juin dernier dans un hôpital nancéen. Il était âgé de 62 ans. , Nécrologies | Le docteur Bertrand Frémont n’est plus
  • Vous connaissiez le Tarn ? "J’ai un ami de promotion qui exerce comme angiologue à Albi, depuis deux ans. J’étais venu le voir il y a quelque temps. C’était un mois d’août, il m’a fait découvrir cette belle région albigeoise et le Tarn. Je fais de la moto et j’ai été conquis. Il y a de belles balades à faire ici… Je découvre à Puygouzon des gens calmes, accueillants et une région où la gastronomie occupe une part importante…" L’arrivée de ce docteur a permis l’embauche d’une secrétaire, Laura, qui réceptionnera les appels. "Nous nous félicitons de l’arrivée de ce nouveau médecin explique le maire Thierry Dufour, bienvenue à lui. Nous avions investi il y a un an dans l’aménagement des cabinets, trois au total, ce qui rend possible aujourd’hui cette installation…" ladepeche.fr, Puygouzon. Le docteur Jérôme Michaudet installé au village - ladepeche.fr
  • Avec l’installation du jeune docteur Théveny, qui entrevoit l’utilité d’une socialisation du risque de maladie, Plancy est précurseur en matière de secours mutuels. Journal L'Est Éclair abonné, Le docteur Théveny de Plancy-l’Abbaye, la santé pour tous comme priorité
  • Pour le moment, le docteur reste présumé innocent et conteste sa responsabilité dans ces drames. Il sera tout de même soumis à un contrôle judiciaire strict :  France Bleu, Grenoble : mise en examen du docteur Vouaillat, soupçonné d'homicides et blessures involontaires
  • Jean-Sébastien Mérieux et le docteur Fabrice Michel sont les invités de 100% FCSM ce lundi 15 juin 2020. Avec le médecin du club, on évoque les conditions de reprise de l'entraînement des joueurs. Etat des lieux également du centre de formation, fermé depuis la mi-mars, avec son directeur. France Bleu, 100% FCSM avec Fabrice Michel, le docteur du club et Jean-Sébastien Mérieux, directeur du centre de formation
  • J etais AMBULANCIER a Millau et déjà je pronet un HOPITAL a la cavalerie Voila un docteur qui relechie bien bravo Millau et st affrique sortez de vos trous midilibre.fr, Sud-Aveyron : Alain Vernier, le docteur défenseur de l’hôpital médian sur l'A75, à Beaumescure - midilibre.fr
  • Le docteur Xavier Laqueille, chef du service d'addictologie de l'hôpital Saint-Anne à Paris : "quand on dit médicament miracle. Non, c'est un produit qui est connu de manière ancienne, il y a certains patients qui en ont bénéficié. Il y a une discussion claire à avoir autour de cela, mais ce n'est pas comme les antibiotiques dans les maladies infectieuses." Ina.fr, 2008, lorsque le docteur Olivier Ameisen défendait le baclofène - Archives vidéo et radio Ina.fr
  • Le «retour à la normale est là : l'hôpital a retrouvé un visage... humain », plaide le docteur François Walylo, chef du service cardiologie, l'un de ceux transformés à 100% pendant deux mois pour prendre en charge les patients Covid-19. A son constat, fait écho celui de Patrice Vétéran, délégué CGT : «Le covid n'est peut-être plus là, mais le manque de médecins et de personnel, oui! Finalement, on revient à... la crise normale! » leparisien.fr, A l’hôpital d’Aulnay, la «crise normale» revient après la crise du Covid-19 - Le Parisien
  • Jean-Pierre Foucault “agresse” Michel Cymes au téléphone : le célèbre docteur s'explique Public.fr, Jean-Pierre Foucault “agresse” Michel Cymes au téléphone : le célèbre docteur s'explique
  • Le docteur Eric Loupiac, était médecin urgentiste à Lons-le-Saunier depuis 2008. Délégué de l’association des médecins urgentistes de France (AMUF), il dénonçait depuis plusieurs années le manque de moyen à l’hôpital. Il s’était notamment battu contre la fermeture de la 2e  ligne de SMUR à Lons-le-Saunier. , Faits-divers - Justice | Cérémonie du 14-Juillet: l’épouse du docteur Loupiac n’ira pas à l’Élysée
  • Je suis allée voir mon docteur le lendemain et il a confirmé la grossesse. J'en étais à 6 semaines, en bonne santé... tout était génial. Club de Mediapart, Témoignage #7 : naissance de Caleb, enfant atteint d'anencéphalie | Le Club de Mediapart
  • Depuis la fin du confinement, la vie sociale des Français reprend petit à petit. Les terrasses ont rouvert, les parcs aussi. Un terrain propice pour les rassemblements en famille ou entre amis. Il semblerait même que pour certains, ces premiers mois d’été sont l’occasion de faire de nouvelles connaissances. « Il n’est pas rare de commencer la soirée à trois ou quatre personnes et qu’au fur et à mesure des amis d’amis nous rejoignent pour finir à quinze. Et il est vrai que même si nous essayons de faire attention, les gestes barrières ne sont pas tout à fait respectés » confesse Elodie, 27 ans. Il suffit de marcher dans les rues parisiennes pour s’en apercevoir : accolades alcoolisées, poignées de main, tape m’en cinq … les points de contact entre individus se multiplient. Pourtant le virus circule toujours. Le docteur Anthony S. Fauci, spécialiste des maladies infectieuses aux Etats-Unis appelle même, dans le New York Times, à la fin des poignées de main. Car ces dernières constitueraient le principal biais de propagation des germes. Un constat également établi en 2014 par Dr Mark S. Sklansy, chef de la cardiologie pédiatrique au Mattel Children’s Hospital de l’Université de Californie à Los Angeles. Ce dernier a longtemps considéré les poignées de main comme une « terrible idée d’un point de vue infectieux ». Il plaide, notamment, depuis plus de 6 ans pour l’interdiction des poignées de main dans les centres de soin. Widoobiz, Se dire bonjour à l'ère du coronavirus - Widoobiz
  • Par ailleurs, les plus petits représenteraient un danger moindre pour les plus âgés. "Les enfants qui ont moins de dix ans sont peu malades", indique le docteur. "Ils sont porteurs du virus pendant peu de temps et sont peu contagieux", ajoute-il, citant plusieurs études récentes venues contredire les idées qui circulaient au début de l'épidémie. Le médecin rappelle également que "la contamination se fait essentiellement des parents vers les enfants et moins dans le sens inverse". Europe 1, Vacances : les grands-parents doivent-ils s'inquiéter de garder leurs petits-enfants ?
  • La docteur, très concentrée poursuit son interview comme si de rien n'était, mais constate dans son écran d'ordinateur que la petite fille est là. Un regard de la maman traduit son anxiété quant à la présence de cette petite bombe à retardement. Tout à coup, la petite fille demande à sa mère: "Où est-ce que tu veux que je mette ce cadre?" Une question qui reste sans réponse. L'enfant sentant que le moment n'est pas adéquat, recule légèrement. RTL People, En pleine interview, la fille de ce docteur refait la décoration jusqu'à l'INEVITABLE... (vidéo) - RTL People
  • Ainsi, elle ne nécessite aucun corps étranger. « La pose d’implants colorés entraîne souvent des complications graves, comme un risque de glaucome important », souligne le docteur, un masque chirurgical sur le nez. , Cet ophtalmo peut changer définitivement la couleur de vos yeux en 45 minutes | Actu Strasbourg
  • Peut-être que vous pensez faire un assez bon boulot dans le domaine - et vous avez potentiellement raison - mais on peut toujours s'améliorer. Selon le docteur Laurie Mintz, psychologue, sexothérapeute et auteur du livre Becoming Cliterate, la plupart des hommes ont la plupart du temps un orgasme pendant leurs rapports sexuels, mais dans les couples hétéros, il n'en va pas toujours de même pour les femmes. En réalité, selon une étude de 2017, 95% des hommes hétérosexuels ont déclaré qu'ils avaient habituellement ou toujours des orgasmes, mais seulement 65% des femmes hétérosexuelles pouvaient en dire autant. En revanche, 86% des femmes lesbiennes ont déclaré qu'elles avaient habituellement ou toujours un orgasme. Sans vouloir être grossier, chers hommes hétérosexuels du monde entier : les données indiquent qu'il est temps de passer à la vitesse supérieure ! (En conséquence, le reste de cet article traitera principalement du sexe hétéro, même si le docteur Mintz a eu beaucoup de sagesse universelle à offrir). GQ France, Sexe : le guide pour faire jouir sa partenaire sans se prendre la tête | GQ France
  • "Ce n'est pas une vague de nouveaux patients mais un tsunami", alerte le docteur Fayçal Mouaffak, chef de pôle à l'EPS Ville Evrard de Neuilly-sur-Marne. Il intervient aussi aux urgences de l’hôpital Delafontaine de Saint-Denis et c'est le même constat. "En temps normal, on a 7 à 8 patients par jour, mais en ce moment, c'est entre 14 et 23 consultations par jour". Ce qui l'inquiète aussi ce sont les profils. "On a des nouveaux patients, assez jeunes, qui n'étaient jamais venus" et "il y a une proportion inhabituelle de patients qui présentent des épisodes psychotiques aigus : des délires, des hallucinations, jusqu'à la psychose". France Bleu, Seine-Saint-Denis : "Un tsunami de nouveaux patients" aux urgences psychiatriques
  • Watson et Holmes s’apprêtent à s’engager sur le sentier qui permet d’avoir la vue la plus impressionnante sur la chute. A ce moment, un groom vient chercher le docteur Watson et lui demande de revenir d’urgence à l’hôtel pour secourir une Anglaise au plus mal. Le médecin se précipite. À l’hôtel, il apprend qu’il n’y a aucune Anglaise malade. Encore un piège de Moriarty !  Europe 1, Conan Doyle et Sherlock Holmes : des destins croisés
  • « Il est évident que nous n'avons pas le contrôle total actuellement », a expliqué le docteur Anthony Fauci, membre de la cellule de crise présidentielle sur le coronavirus. « Je ne serais pas surpris si nous atteignions 100 000 par jour si on ne renverse pas la tendance », a-t-il ajouté lors de son audition devant des sénateurs. leparisien.fr, Covid-19 : rebond inquiétant aux Etats-Unis, avec plus de 1000 morts en 24 heures - Le Parisien
  • Dans cette étude, le docteur Xie a proposé que les principes d'une théorie établie, connue sous le nom de modèle de recherche de mémoire associative, puissent aider à expliquer leurs premiers résultats avec les patients épileptiques et les témoins sains. “Nous avons pensé qu'une façon de comprendre les résultats des tests de paires de mots était d'appliquer les théories du réseau sur la façon dont le cerveau se souvient des expériences passées, se souvient-il. Dans ce cas, les souvenirs des mots que nous avons utilisés ressemblent à des cartes de terminaux Internet ou d'aéroport, avec les mots les plus mémorables apparaissant comme de grands endroits très fréquentés connectés à des endroits plus petits représentant les mots les moins mémorables. La clé pour bien comprendre cela était de comprendre ce qui relie les mots.” www.pourquoidocteur.fr, Pourquoi nous retenons certains mots mieux que d’autres?
  • Dans le centre de la Tunisie, réputé très pieux, il est toujours possible d'avoir recours au marché noir, explique le docteur Trifi. Mais les prix sont bien trop élevés pour la population locale. Le vin, par exemple, est réservé aux «riches de Hajeb El Ayoun». Slate.fr, «En Tunisie, dans certains milieux défavorisés, c'est fréquent de boire de l'eau de Cologne» | Slate.fr
  • Le candidat démocrate dit vouloir «suivre les consignes du docteur». Une stratégie risquée alors que son rival Donald Trump devrait multiplier les apparitions publiques. Le Figaro.fr, Biden n'organisera pas de meeting avant la présidentielle

Images d'illustration du mot « docteur »

⚠️ Ces images proviennent de Unsplash et n'illustrent pas toujours parfaitement le mot en question.

Traductions du mot « docteur »

Langue Traduction
Anglais doctor
Espagnol médico
Italien medico
Allemand arzt
Chinois 医生
Arabe طبيب
Portugais médico
Russe доктор
Japonais 医師
Basque medikua
Corse duttore
Source : Google Translate API

Synonymes de « docteur »

Source : synonymes de docteur sur lebonsynonyme.fr

Docteur

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