La langue française

Comte, comtesse

Définitions du mot « comte, comtesse »

Trésor de la Langue Française informatisé

COMTE, COMTESSE, subst.

I.− Subst. masc.
A.− Empire romain et Haut Moy. Âge
1. Empire romain. Haut personnage de l'entourage de l'empereur :
1. Il [Dioclétien] occupa, sous Carin et Numérien, la place importante de comte des Domestici, et il fut lui-même successeur de Numérien dont il avoit vengé la mort. Chateaubriand, Les Martyrs,t. 1, 1810, p. 223.
2. Bas-Empire et Haut Moy. Âge. Dignitaire accomplissant une fonction près de l'empereur ou au Palais, ou exerçant un commandement militaire ou un pouvoir délégué par le roi. Comte du Palais (Thierry, Récits des temps mérovingiens,t. 2, 1840, p. 126).Comte de l'écurie (Thierry, Récits des temps mérovingiens,t. 2, 1840p. 198).L'empereur Charlemagne et ses douze pairs... firent un pèlerinage... Il fit asseoir l'empereur de France et les douze comtes autour de sa table (A. France, Les Contes de Jacques Tournebroche,1908, p. 4):
2. Les rois mérovingiens établirent dans chaque ville importante, sur tout le territoire conquis par eux, des hommes auxquels ils déléguèrent leur autorité, et qui, sous le titre de comtes, exercèrent les hautes fonctions de juges et d'administrateurs civils et militaires. A. Thierry, Essai sur l'hist. de la formation et des progrès du Tiers-état,1853, p. 375.
B.− Moy. Âge et hist. mod.
1. Haut Moy. Âge et féod. Celui qui avait, à l'origine, le commandement militaire d'un territoire :
3. Le royaume de Jérusalem, la principauté d'Antioche et le comté d'Edesse se trouvaient simultanément privés de leurs chefs. Un seul des quatre princes francs, le comte Pons de Tripoli, était encore à la tête de ses états. Grousset, L'Épopée des croisades,1939, p. 120.
2. Féod. et hist. mod. Grand féodal gouvernant de manière indépendante et héréditaire une seigneurie ou un fief; gentilhomme (ou celui) qui possédait une terre titrée comté* (cf. baron ex. 1, 2, 3, 6) :
4. ... la première [branche], dite barons de Chateaubriand, souche des deux autres (...) commença l'an 1000 dans la personne de Thiern, fils de Brien, petit-fils d'Alain III, comte ou chef de Bretagne; ... Chateaubriand, Mémoires d'Outre-Tombe,t. 1, 1848, p. 18.
5. Comme chef féodal et duc de France, le roi avait pour vassaux directs les comtes de Blois, d'Anjou et du Maine et les comtes bretons du Mans et de Rennes pour arrière-vassaux. Bainville, Histoire de France,t. 1, 1924, p. 54.
C.− De la féod. à nos jours, cour. Noble dont le titre, conféré par le souverain ou reçu en héritage, se situe entre ceux de marquis et de baron (cf. baron1ex. 7). Lettres de noblesse conférant à perpétuité le titre de comte à... (A. Dumas Père, Richard Darlington,1832, II, 5, p. 100).M. Louis Greffulhe, que sa majesté honora plus tard du titre de comte, vint me voir un matin (Brillat-Savarin, Physiol. du goût,1825, p. 228):
6. ... toutes ces dénominations de comtes et de marquis, qui, lorsqu'elles ne s'attachent ni à des souvenirs ni à des fonctions politiques, ressemblent plutôt à des sobriquets qu'à des titres. Mmede Staël, Considérations sur les princ. événements de la Révolution fr.,t. 1, 1817, p. 289.
II.− Subst. fém.
A.− Moy. Âge. Femme noble possédant de son chef un comté :
7. Quand il [Philippe duc de Touraine, 4efils du roi Jean] n'était encore que duc de Touraine, en 1362, l'empereur Charles IV, de la maison de Luxembourg, grand ami et allié des rois de France, l'avait investi de la comté de Bourgogne. C'était un fief de l'Empire, et l'empereur alléguait qu'il devenait vacant à défaut d'héritier mâle. La chose était fort contestable, puisque Jeanne, comtesse de Bourgogne, avait porté cette comté à Philippe-le-Long, roi de France, et que c'était de Jeanne de France, leur fille, que le duc Eudes IV, et par suite le duc Philippe de Rouvre, la tenaient. Barante, Hist. des ducs de Bourgogne,t. 1, 1824, p. 107.
B.− Cour. Épouse ou veuve d'un comte (cf. baron1ex. 13) :
8. On verra tour à tour briller sur votre tête le tortil des baronnes, la couronne des comtesses et le diadème emperlé des marquises; ... Murger, Scènes de la vie de bohème,1851, p. 249.
Prononc. et Orth. : [kɔ ̃t], fém. [-εs]. Ds Ac. 1694-1932. Homon. compte, conte. Étymol. et Hist. I. Comte A. 1. a) 2emoitié xes. compte cas régime, pendant le haut Moy. Âge désigne un haut dignitaire du royaume qui a souvent reçu du roi un commandement civil ou militaire [désigne ici le maire du Palais, Ébroïn] (St Léger, éd. J. Linskill, 55); b) spéc. ca 1050 cons cas sujet, conpta cas régime désigne sous le Bas-Empire romain, un haut dignitaire proche de l'empereur (Alexis, éd. Chr. Storey, 17, 42); 2. début xiies. dr. féod. queons « celui qui possède un comté » (Lois G. le Conquérant, v. baron1); 1165-70 cante cas sujet (B. de Ste-Maure, Troie, éd. L. Constans, 176); début xiiies. contes cas sujet (Ami et Amile, éd. P. F. Dembowski, 497); 1407 comte (Choix de Pièces inédites relatives au Règne de Charles VI, éd. L. Douët d'Arcq, t. 1, p. 302 ds IGLF). B. 1. 1630 arg. comte de la Carruche « geôlier » (Responce et Complainte au grand Coesre, p. 12); 2. 1872 « niais » (Larch., p. 100); 3. [1878 « compère d'un jeu truqué » (Rig. d'apr. Esn.)]; 1886 (Hogier-Grison, Les Hommes de proie. Le Monde où l'on triche, p. 205). II. Comtesse ca 1100 cuntesse « femme d'un comte, ou qui possède un comté » (Roland, éd. J. Bédier, 3729). I du lat. class. comes, -itis « compagnon », « qui est lié à, au service de quelqu'un » spéc. « personne attachée à la suite d'un magistrat, d'un empereur romain » puis « représentant de ces hauts personnages, chargé de certaines fonctions publiques » (TLL s.v., 1776 et 1777) parfois militaires (ca 390 Ammien Marcellin, ibid., 1779, 75); sous les Mérovingiens et les Carolingiens ce terme désigne le titre donné à de hauts dignitaires, notamment les comites palatii; avec l'affaiblissement du pouvoir royal à partir du ixes., le mot s'applique à celui qui possède un comté (Nierm.; v. aussi Hollyman, pp. 109-114). II dér. de comte avec le suff. de abbesse*; cf. lat. médiév. comitissa « femme ou veuve d'un comte » vies. d'apr. Latham, « femme qui a la charge d'un comté » (1028 ds Mittellat. W. s.v., 930, 13). Fréq. abs. littér. Comte : 11 165. Comtesse : 3 921. Fréq. rel. littér. Comte : xixes. : a) 30 278, b) 21 497; xxes. : a) 9 513, b) 4 403. Comtesse : xixes. : a) 8 048, b) 8 367; xxes. : a) 5 103, b) 2 254. Bbg. Hollyman (K. J.). Le Développement du vocab. féod. en France pendant le haut Moy. Âge. Paris, 1957, 202 p. − Rog. 1965, p. 117. − Sain. Arg. 1972 [1907], p. 51, 190.

Wiktionnaire

Nom commun

comte \kɔ̃t\ masculin (pour une femme on dit : comtesse)

  1. (Antiquité) Dignitaire des derniers temps de l’empire romain et du bas-empire.
    • Comte du sacré palais.
  2. (Spécialement) Commandant militaire.
  3. Fonctionnaire gouvernant une division du territoire sous l’autorité du roi ; en échange de ce service, les comtes reçoivent le droit de percevoir les revenus de propriétés publiques ou des droits régaliens, le bénéfice.
    • Un comte francien. — Charlemagne convoquait aux assemblées les évêques et les comtes.
    • Les rois […] s’endormaient sur le trône, et, me servant sans honte, laissaient le sceptre aux mains ou d’un maire ou d’un comte. — (Nicolas Boileau-Despréaux, Lutr. II. — cité par Littré)
  4. Souverain d’une seigneurie du premier degré, dans le régime féodal.
    • Des comtes et des palatins embrassent la vie cénobitique. Or, cette vie exige une austérité décourageante. — (Abbé Paul Buysse, Vers la Foi catholique : L'Église de Jésus, 1926, page 148)
    • Le relâchement du lien vassalitique est une des causes de la défaite finale du Midi et de son suzerain, le comte de Toulouse. — (Paul Gachon, Histoire du Languedoc, Boivin & Cie, 1941, p.89)
    • Comme tous les édifices de cette époque, le château des comtes de Montgommery ne présentait aucune régularité. — (Alexandre Dumas, Les Deux Diane, 1847, chap.1)
  5. (Noblesse) Titre de noblesse, qui désigne le dignitaire d’un rang au-dessus des vicomtes et un au-dessous de celui de marquis.
    • Son mari est de l’extrême droite. Être comte de Blancmauger et n'être pas de l’extrême droite, cela n'aurait ni queue ni tête, et les Blancmanger se piquent d'avoir tête et queue, bec et ongles, de père en fils, depuis le déluge... et même avant. — (Quatrelles, « In extremis », dans La Vie parisienne du 7 juin 1873, p. 358)
    • Des impôts considérables accablaient les vilains, écrasait les pauvres gens, épargnant les princes et les ducs, les comtes et les marquis. — (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
    • La société enrichie la veille par des spéculations, honnêtes ou non, joignait à ses richesses des titres nobiliaires ; chacun s'improvisait comte, marquis ou baron. — (Général Ambert, Récits militaires : L'invasion (1870), page 240, Bloud & Barral, 1883)
    • (Héraldique) Couronne de comte.

Nom commun

comte masculin

  1. Variante de compte.
  2. Variante de coms.
    • Lonc temps estet ab En Rambaut, et restet en Espaigna ab lo bon rei N'Anfons de Castela et ab lo bon rei N'Anfons d'Arago, et ab lo bon comte Raimon de Tolosa. — (Vida de Peire Rogier, (transcription de Michel Zink, Les Troubadours - une histoire poétique, 2013, p. 186))
  3. Variante de conte.

Nom commun

comtesse \kɔ̃.tɛs\ féminin

  1. (Noblesse) Épouse ou veuve d’un comte.
    • Je connais des époux assortis :
      Quand « Monsieur » court le guilledou
      « Madame » court la prétantaine
      Et Madame gagne toujours d'une longueur.
      Voilà, comtesse, des steeples-chases autrement divertissants, avouez-le, que ceux de la Marche ou de Vincennes.
      — (Émile Villars, Les oeufs de Pâques de M. le Baron, dans Le roman de la Parisienne, Paris : librairie centrale, 1866, page 48)
  2. (Noblesse) Femme possédant un comté.
    • L’abbaye, dit-on, doit son origine à une comtesse Cuniga, une sorte de Barbe-Bleue en jupons, qui avait empoisonné ses sept maris et terrifiait toute la contrée par ses crimes. — (Maurice Grandjean, À travers les Alpes autrichiennes, page 147, A. Mame, 1893)
    • […], la comtesse fit incarcérer le meurtrier et, après jugement, celui-ci fut pendu. L'exécution eut lieu le jour de Pourim. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)

Nom commun

comtesse \kɔ̃.tɛs\ féminin

  1. (Noblesse) Épouse ou veuve d’un comte.
    • Je connais des époux assortis :
      Quand « Monsieur » court le guilledou
      « Madame » court la prétantaine
      Et Madame gagne toujours d'une longueur.
      Voilà, comtesse, des steeples-chases autrement divertissants, avouez-le, que ceux de la Marche ou de Vincennes.
      — (Émile Villars, Les oeufs de Pâques de M. le Baron, dans Le roman de la Parisienne, Paris : librairie centrale, 1866, page 48)
  2. (Noblesse) Femme possédant un comté.
    • L’abbaye, dit-on, doit son origine à une comtesse Cuniga, une sorte de Barbe-Bleue en jupons, qui avait empoisonné ses sept maris et terrifiait toute la contrée par ses crimes. — (Maurice Grandjean, À travers les Alpes autrichiennes, page 147, A. Mame, 1893)
    • […], la comtesse fit incarcérer le meurtrier et, après jugement, celui-ci fut pendu. L'exécution eut lieu le jour de Pourim. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

COMTE. n. m.
Titre de noblesse qui vient au-dessous de celui de Marquis. Couronne de comte. Il prend la qualité de comte. Monsieur le comte de... Il désignait autrefois le Possesseur d'une terre seigneuriale dite Comté. Comte de Toulouse, d'Artois, etc.

Littré (1872-1877)

COMTE (kon-t') s. m.
  • 1Nom de certains dignitaires des derniers temps de l'empire romain et du bas-empire. Comte du sacré palais.

    Spécialement, commandant militaire.

  • 2Dans les États fondés par les barbares, fonctionnaire gouvernant une division du territoire sous l'autorité du roi. Un comte franc. Charlemagne convoquait aux assemblées les évêques et les comtes. Les rois… S'endormaient sur le trône, et, me servant sans honte, Laissaient le sceptre aux mains ou d'un maire ou d'un comte, Boileau, Lutr. II.

    Sous le régime féodal, souverain d'une seigneurie du premier degré.

  • 3Titre de noblesse, qui désigne le dignitaire d'un rang au-dessus des barons. Quand Napoléon 1er rétablit la noblesse, il créa des comtes et non des marquis ; la Restauration rétablit le titre de marquis qui fut d'un rang plus élevé que le comte, bien que jadis il n'eût pas cette valeur. Le comte de Tufière est-il ici, mon cœur ? - Oui, monsieur, le voici. - Cher comte, serviteur, Destouches, le Glorieux, II, 14.

HISTORIQUE

XIe s. E se alquens, u quens, u provost, mesfeïst, Lois de Guill. 2. Il en apelet et ses dux et ses cuntes, Ch. de Rol. II. Et de Gascoigne li preuz quens Acelins, ib. XI.

XIIe s. Li cons Rollans, Ronc. p. 9. Deux de vos contes, ib. p. 10. Li uns fut dux, li autres cuens puissant, ib. p. 163. Li cuens de Blois devroit bien mercier Force d'amors qui lui donna amie, Couci, XX. [Il mandera] Et le conte Richard où Normandie apent, Sax. XX. Quant li cuens les y sut, moult lui fu bel et bon, ib. XXII.

XIIIe s. Cil dui conte estoient cousin germain et neveu le roi de France et neveu le roi d'Engleterre, Villehardouin, II. Et par la grace de Dieu si advint que li quens Thiebaus de Champaigne et de Brie prist la crois, Villehardouin, IV. Que tout li grant seigneur, li conte et li marquis, Berte, V. Li quens les heberja mout honorablement, ib. IX. Femme au duc de Sassoigne, qui ert [était] quens et marquis, ib. XX. Duc est la premiere dignité, et puis contes, et puis vicontes, et puis barons, et puis chastelains, Liv. de just. 67.

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Encyclopédie, 1re édition (1751)

* COMTE, s. m. (Hist. anc.) les uns font remonter ce titre jusqu’au tems d’Auguste ; d’autres jusqu’au tems d’Adrien. Les premiers prétendent qu’Auguste prit plusieurs sénateurs pour l’accompagner dans ses voyages, & lui servir de conseil dans la décision des affaires ; ils ajoûtent que Galien supprima ces comites ou comtes, défendit aux sénateurs d’aller à l’armée, & que ses successeurs ne reprirent point de comites ou comtes. Les seconds disent que les comtes furent des officiers du palais, qui ne s’éloignoient jamais de la personne de l’empereur, & qu’on en distinguoit du premier, du second, & du troisieme ordre, selon le degré de considération & de faveur qu’ils avoient auprès du prince.

Il y a apparence qu’en dérivant le nom de comte du comes des Latins, comme il est vraissemblable qu’il en vient, ce titre est beaucoup plus ancien qu’on ne le fait. Au tems de la république on appelloit comites, les tribuns, les préfets, les écrivains, &c. qui accompagnoient les proconsuls, les propréteurs, &c. dans les provinces qui leur étoient départies, & ils étoient leurs vice-gérens & leurs députés dans les occasions où ces premiers magistrats en avoient besoin.

Sous quelques empereurs, le nom de comte fut plûtôt une marque de domesticité, qu’un titre de dignité. Ce ne fut que sous Constantin qu’on commença à désigner par le nom de comte une personne constituée en dignité : Eusebe dit que ce prince en fit trois classes, dont la premiere fut des illustres, la seconde des clarissimes ou considérés, & la troisieme des très parfaits : ces derniers avoient des priviléges particuliers ; mais il n’y avoit que les premiers & les seconds qui composassent le sénat.

Mais à peine le nom de comte fut-il un titre, qu’il fut ambitionné par une infinité de particuliers, & qu’il devint très-commun, & par conséquent peu honorable. Il y eut des comtes pour le service de terre, pour le service de mer, pour les affaires civiles, pour celles de la religion, pour la jurisprudence, &c. Nous allons exposer en peu de mots les titres & les fonctions des principaux officiers qui ont porté le nom de comte, selon l’acception antérieure à celle qu’il a aujourd’hui dans l’Europe.

On nomma, comes Egypti, un ministre chargé de la caisse des impôts sur la soie, les perles, les aromates, & autres marchandises précieuses : son pouvoir étoit grand ; il ne rendoit compte qu’à l’empereur ; le gouvernement d’Egypte étoit attaché à sa dignité ; on le désignoit aussi quelquefois par comes rationalis summarum. Comes ararii, ou comes largitionum, une espece d’intendant des finances, le garde de leurs revenus, & le distributeur de leurs largesses. Comes Africa, ou dux limitaneus, un gouverneur en Afrique des forteresses & places frontieres ; il commandoit à seize sous-gouverneurs. Comes Alanus, le chef d’une compagnie de soldats Alains ; il étoit subordonné au magister militum. Comes annona, un officier chargé par l’empereur de l’approvisionnement & de la subsistance générale de Constantinople. Comes archiatrorum sacri palatii, un chef des archiatres du sacré palais, ou le premier medecin de l’empereur, il fut du premier, du second, ou du troisieme ordre, selon le plus ou le moins de crédit qu’il eut auprès du prince. Comes Argentoratensis, un commandant de la garnison de Strasbourg. Comes auri, un garde de la vaisselle d’or & d’argent de l’empereur, ou un officier chargé de mettre en or l’argent des coffres de l’empereur ; on l’appelloit aussi, le directeur scrinii aureæ massæ, ou un inspecteur général des mines. Comes Britanniæ, celui qui commandoit sur les côtes de cette province pour les Romains ; il s’appelloit aussi comes maritimi tractus, comes littoris, comes littoris Saxonici per Britanniam. Comes buccinatorum, un chef des trompettes, un inspecteur & juge de cette troupe. Comes castrensis, un chef des officiers de cuisine ou un pourvoyeur général du camp ; ou dans des tems plus reculés, un seigneur d’un château fortifié. Comes cataphractarius, un chef de cuirassiers. Comes civitatis, le premier magistrat d’une ville. Comes clibanarius, le même que cataphractarius. Comes commerciorum, un inspecteur général du commerce ; il avoit sous lui les intendans du commerce de l’Orient, de l’Egypte, de la Mésie, de la Scythie, du Pont, & de l’Illyrie ; ils veilloient tous aux importations, exportations, &c. & ils étoient soûtenus dans leurs fonctions par une milice particuliere. Comes sacri consistorii, un officier de confiance de l’empereur, il assistoit à la réception des ambassadeurs, il avoit place au conseil, lors même qu’on y délibéroit des affaires les plus secrettes : ce comte fut du premier ordre. Comes contariorum, un chef des piquiers. Comes dispositionum, un ministre de la guerre ; il avoit sa caisse, dont il étoit appellé princeps sui scrinii, in capite constitutus, prior in scrinio. Comes domesticorum, un chef des gardes de l’empereur ; sa fonction en paix & en guerre étoit de veiller à la personne de l’empereur, sans s’en éloigner : il abusa quelquefois de sa place. Il y avoit des gardes domestiques à pié & à cheval ; on appelloit ceux-ci protectores, & on les comprenoit tous sous le nom de prætoriani. Comes domorum, un inspecteur des bâtimens royaux ; il portoit en Cappadoce le nom de comes domûs divina. Comes equorum regiorum, un grand écuyer de l’empereur. Comes excubitorum, un chef des gardes de nuit. Comes exercitus, comes rei militaris, un général d’armée. Comes fæderatorum, un chef des soldats étrangers & des soûdoyes. Comes formarum, un inspecteur des aqueducs ; on l’appelloit aussi ædilis, ou curator formarum. Forma signifioit une charpente destinée à soûtenir un canal de brique ou de pierre. Cet inspecteur étoit subordonné au præfectus urbis. Comes gildoniaci, un inspecteur des domaines que Gildo possédoit en Espagne, & qu’il perdit avec la vie ; il étoit subordonné au comes ærerum privatarum. Comes horreorum, un inspecteur des greniers. Comes Italiæ, le gouverneur des frontieres de l’Italie. Comes Italicianus ou Gallicanus, le thrésorier de la chambre des domaines des Gaules & de l’Italie ; on l’appella quelquefois comes largitionum, quand son district fut borné à un diocese. Comes largitionum comitatensium, un thrésorier de l’empereur, & un distributeur de ses bienfaits privés ; il suivoit en voyages ; ses commis s’appelloient largitionales comitatenses, de largitionibus, de privatis, de sacris, de comitatensibus, &c. synonymes entr’eux, comme largitio, araæium, fiscus, &c. Comes largitionum privatarum, un contrôleur des revenus personnels & propres de l’empereur, & dont il ne devoit aucun compte à l’état ; ses subalternes s’appelloient rationales rei privatæ ; leur chef portoit le nom de præfectus ou procurator rei privatæ ; il veilloit aux bona caduca, vaga municipia, &c. Comes largitionum sacrarum, un contrôleur des finances destinées aux charges de l’état, comme les honoraires des magistrats, la paye des militaires, &c. on l’appelloit quelquefois comes sacrarum, comes largitionum, comes sacrarum remunerationum. Il régloit les affaires du fisc ; il en faisoit exécuter les débiteurs ; il fournissoit à l’entretien des édifices publics ; il avoit un district très-étendu ; il jugeoit à mort ; il connoissoit des thrésors trouvés, des impôts, des péages, du change, des réparations, des confiscations, &c. Comes legum, un professeur en droit. Comes limitis ou limitaneus, un gouverneur des forteresses limitrophes. Comes marcarum, le même que limitaneus. Comes maritima, un gouverneur de côtes ; ses subalternes s’appelloient vice-comites maritimæ. Comes matronæ, un officier chargé d’accompagner une femme ou une fille : c’étoit une imprudence que de n’en avoir point. Comes metallorum per Illyricum, un inspecteur des mines de ce pays ; il étoit soûmis au comes largitionum sacrarum. Comes notariorum, un chef des gens de robe, autrefois un chancelier. Comes numeri cohortis, un chef d’une troupe de six compagnies de soldats qu’on appelloit numerus. Comes obsequii, un maréchal des logis de l’empereur en voyage. Comes officiorum, le chef de tous les officiers servans au palais de l’empereur. Comes Orientis, un vice-gérent du præfectus prætorii Orientis ; il s’appelloit aussi præfes Orientis. Comes pagi, un baillif d’un village. Comes portuum, un inspecteur des ports, surtout de Rome & de Ravennes. Comes palatinus, ou comes à latere, un juge de toutes les affaires qui concernoient l’empereur, ses officiers, son palais, sa maison : c’est de-là que descendent les princes palatins d’aujourd’hui, & les comtes palatins. Il y avoit quatre princes palatins, un en Baviere, un en Suabe, un en Franconie, & un en Saxe : il n’en reste que deux, qui ont conservé le vicariat de l’empire. Voyez ci-après Comtes Palatins & à Palatins l’article Princes Palatins. Comes patrimonii sacri, contrôleur des revenus propres de l’empire ; il étoit subordonné au comes privatarum domûs divinæ. Comes præsens, un chef des gardes de service. Comes provinciæ, ou rector provinciæ, un gouverneur de province ; il étoit comte du premier ordre ; il commandoit les troupes en guerre ; il jugeoit à mort pendant la paix : les Landgraves de l’Allemagne y font remonter leur origine. Comes rei militaris seu exercitus ou militum, un général chargé de la conservation d’une province menacée de guerre. Comes rei privatæ, ou rerum privatarum, ou largitionum, voyez plus haut. Comes remunerationum sacrarum, voyez plus haut. Comes riparum & alvei, ou plus anciennement curator alvei, un inspecteur du Tibre ; il étoit subordonné au préfet de la ville. Comes sagittarius, un chef d’archers : ces archers faisoient partie de la garde à cheval de l’empereur. Comes scholæ, un chef de classe : les officiers du palais étoient distribués en classes ; il y avoit celles des cutariorum, des vexillariorum, des silentiariorum, des exceptorum, des chartulariorum, &c. Ceux qui composoient ces classes se nommoient scholares ; & leurs chefs, comites scholarum. Ils étoient subordonnés au magister officiorum. Comes vacans, un officier vétéran. Comes vestiarii, un garde du linge de l’empereur ; il s’appelloit aussi lineæ vestis magister : il étoit sous le comes largitionum privatarum.

Tous ces comtes jettent beaucoup d’obscurité & d’embarras dans les auteurs du droit Romain, qui en ont fait mention. On honora de ce titre, outre les officiers dont nous venons de parler, ceux qui avoient bien mérité de l’état ; comme des professeurs en droit qui avoient vingt ans d’exercice. Dans le bas empire, le premier comte s’appella protocomes.

* Comte, (Hist. mod.) la qualité de comte differe beaucoup aujourd’hui de ce qu’elle étoit anciennement : elle n’est ni aussi importante qu’au tems des premiers comtes de la nation, ni aussi commune qu’au tems des derniers comtes de l’empire.

Le comte que les Latins appelloient comes à commeando, ou à comitando, que les Allemands appellent graaf, que les anciens Saxons ont appellé eolderman, que les Danois nomment earlus, & les Anglois earl, est parmi nous un homme noble qui possede une terre érigée en comté, & qui a droit de porter dans ses armes une couronne perlée, ou un bandeau circulaire orné de trois pierres précieuses, & surmonté ou de trois grosses perles, ou d’un rang de perles qui se doublent ou se triplent vers le milieu & le bord supérieur du bandeau, & sont plus élevées que les autres.

Ce titre d’honneur ou degré de noblesse, est immédiatement au-dessus de celui de vicomte, & au-dessous de celui de marquis.

Les empereurs firent des premiers comtes de leurs palais, des généraux d’armées, & des gouverneurs de provinces. Ceux qui avoient été vraiment comtes de l’empereur avant que de passer à d’autres dignités, retinrent ce titre : d’où il arriva que ceux qui leur succéderent dans ces dignités, se firent appeller comtes, quoiqu’ils ne l’eussent point été réellement. Les anciens comtes du palais, sous les empereurs, s’appelloient d’abord comites & magistri ; ils supprimerent dans la suite le magistri. Dans ces tems les ducs n’étoient distingués des comtes que par la nature de leurs fonctions. Les comtes étoient pour les affaires de la paix ; les ducs pour celles de la guerre. La grande distinction qui existe maintenant entre ces dignités, n’est pas fort ancienne.

Les François, les Allemands, &c. en se répandant dans les Gaules, n’abolirent point la forme du gouvernement Romain, & conserverent les titres de comtes & de ducs que portoient les gouverneurs de provinces & de villes. Sous Charlemagne, les comtes étoient gouverneurs & juges des villes & des provinces. Les comtes qui jugeoient & gouvernoient des provinces, supérieurs des comtes qui ne jugeoient & ne gouvernoient que des villes, étoient les égaux des ducs qui ne jugeoient & gouvernoient des provinces que comme eux, & qui étoient pareillement amovibles.

Ce fut sous les derniers de nos rois de la seconde race, que ces seigneurs rendirent leurs dignités héréditaires ; ils en usurperent même la souveraineté, lorsque Hugues Capet, qui en avoit fait autant lui-même pour le duché de France & le comté de Paris, parvint à la couronne. Son autorité ne fut pas d’abord assez affermie pour s’opposer à ces usurpations ; & c’est de-là qu’est venu le privilége qu’ils ont encore de porter une couronne dans leurs armes. Peu-à-peu les comtés sont revenus à la couronne, & le titre de comte n’a plus été qu’un titre accordé par le Roi, en érigeant en comté une terre où il se réserve jurisdiction & souveraineté.

D’abord la clause de réversion du comté à la couronne au défaut d’enfans mâles, ne fut point mise dans les lettres patentes d’érection ; mais pour obvier à la fréquence de ces titres, Charles IX. l’ordonna en 1564. Cette réversion ne regarde que le titre, & non le domaine, qui passe toûjours à ceux à qui il doit aller selon les lois, mais sans attribution de la dignité.

Il y a eu entre les marquis & les comtes des contestations pour la préséance. On alléguoit en faveur des comtes qu’il y avoit des comtes pairs, & non des marquis ; cependant la chose a été décidée pour les marquis ; ils précedent les comtes, quoique leur titre soit très-moderne en France ; il ne remonte pas aude-là de Louis XII. qui créa marquis de Trans un seigneur de l’illustre & ancienne maison de Villeneuve. Le titre de marquis est originaire d’Italie.

Comme on donnoit anciennement le nom de comte aux gouverneurs de villes & de provinces, dont une des fonctions étoit de conduire la noblesse à l’armée, & que quelques capitaines prirent le même titre, sans y être autorisés par un gouvernement de ville ou de province, on fit dans la suite du nom de comte celui de comite, qui est resté à ceux qui commandent les forçats sur nos galeres ; on fit aussi celui de vicomte, qui de même que les anciens comtes étoient juges dans leurs villes ou provinces, sont restés juges dans quelques-unes de la Normandie, & ailleurs ; à Paris même, le prevôt de la ville délégué par le comte, est encore juge dans le vicomté de Paris.

Nos ambassadeurs & plénipotentiaires sont dans l’usage de prendre le titre de comte, quoiqu’ils n’ayent point de comtés ; ils croyent ce relief nécessaire pour avoir dans les cours de leur négociation, un degré de considération proportionné à l’importance de leurs fonctions.

En Angleterre, on appelle comtes les fils des ducs, & vicomtes les fils des comtes. Le titre de comte s’éteignoit originairement avec celui qui le portoit ; Guillaume le Conquérant le rendit héréditaire, en récompensa quelques grands de sa cour, l’annexa à plusieurs provinces, & accorda au comte pour soûtenir son rang, la troisieme partie des deniers des plaidoyeries, amendes, confiscations, & autres revenus propres du prince, dans toute l’étendue de son comté. Cette somme se payoit par l’échevin de la province. Aujourd’hui les comtes sont créés par chartre ; ils n’ont ni autorité, ni revenus dans les comtés dont ils portent les noms : le titre de comte ne leur vaut qu’une pension honoraire sur l’échiquier. Le nombre des comtes étant devenu plus grand que celui des comtés proprement dits ; il y en a dont le comté est désigné par le nom d’une portion distinguée d’une province ou d’un autre comté, par celui d’une ville, d’un village, d’un bourg, d’un château, d’un parc. Il y a même deux comtes sans nom de terre ; le comte de Rivers, & le comte Poulet. Il y a une charge qui donne le titre de comte-maréchal. Voyez ci-après Comte-maréchal.

La cérémonie de création de comte se fait en Angleterre par le roi, en ceignant l’épée, mettant le manteau sur l’épaule, le bonnet & la couronne sur la tête, & la lettre patente à la main, à celui qui est créé, que le roi nomme consanguineus noster, mon cousin, & à qui il donne le titre de très-haut & très noble seigneur. Les perles de la couronne du comte Anglois sont placées sur des pointes & extrémités de feuillages. On y fait moins de façon en France. Lorsque la terre est érigée en comté par lettres patentes, le titulaire & sa postérité légitime prennent le titre de comte sans autre cérémonie, que les enregistremens requis des lettres d’érection.

* Comte-maréchal, (Hist. mod.) c’est en Angleterre un officier de la couronne. Il avoit anciennement plusieurs tribunaux, tels que la cour de chevalerie, presque ensevelie dans l’oubli, & la cour d’honneur qu’on a rétablie depuis peu. Il juge, à la cour de la maréchaussée, les criminels pris dans les lieux privilégiés. L’officier, immédiatement sous le comte-maréchal, s’appelle chevalier-maréchal. Le collége des hérauts-d’armes est sous la jurisdiction du comte. Cette dignité est héréditaire dans la famille de Howard. La branche principale en est maintenant revêtue ; mais des raisons d’état n’en permettent l’exercice que par députés.

* Comtes de Lyon, de Brioude, de saint Pierre de Macon, &c. ce sont des chanoines décorés de ce titre ; parce qu’anciennement ils étoient seigneurs temporels des villes où leurs chapitres sont situés. Nos rois ont retiré la plûpart de ces seigneuries, & n’ont laissé que le nom de comtes aux chapitres. Il n’y a plus que quelques prélats, comme les comtes & pairs, à qui il reste, avec le titre des droits seigneuriaux, mais subordonnés à ceux de la souveraineté.

Comtes Palatins, (Jurisp. & Hist.) Il y a dans l’empire un titre de palatin qui n’a rien de commun avec celui de princes palatins du Rhin ; c’est une dignité dont l’empereur décore quelquefois des gens de lettres : on les appelle comtes palatins ; & selon le pouvoir que leur donnent les lettres patentes de l’empereur, ils peuvent donner le degré de docteur, créer des notaires, legitimer des bâtards, donner des couronnes de laurier aux poëtes, annoblir des roturiers, donner des armoiries, autoriser des adoptions & des émancipations, accorder des lettres de bénéfice d’âge, &c. mais cette dignité de comte est venale & s’accorde facilement ; on fait aussi peu de cas de ce qui est émané de ces comtes. Les papes font aussi de ces comtes palatins. Jean Navar, chevalier & comte palatin, fut condamné par arrêt du parlement de Toulouse, prononcé le 25 Mai 1462, à faire amende honorable & demander pardon au Roi pour les abus par lui commis, en octroyant en France des lettres de légitimation, de notariat, & autres choses dont il avoit puissance du pape ; ce qui étant contraire à l’autorité du Roi, le tout fut déclaré nul & abusif. Voyez le tableau de l’empire Germanique, pag. 107. & les arréts de Papon, pag. 248. (A)

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Étymologie de « comte »

Du latin cŏmĭtem, accusatif de cŏmes (« compagnon », « qui est de la suite », « personne de l’escorte », « comte », « dignitaire dans le Bas Empire romain »).
L’ancien français avait comme cas sujet cons (forme atone en emploi proclitique) et sa variante tonique quens (ou cuens), qui dérivent du nominatif cŏmes.
Wiktionnaire - licence Creative Commons attribution partage à l’identique 3.0

Provenç. coms, comte ; catal. compte ; espagn. conde ; ital. conte ; du latin comitem, compagnon, puis titre de dignité dans l'empire romain et dans la féodalité. L'ancien français quens, cuens ou cons et le provençal coms sont le nominatif et viennent de comes ; comte est le régime et vient de comitem ; au pluriel nominatif li comte, au régime les comtes, viennent de comites (toutes ces formes étant déterminées par l'accent latin qui reste toujours sur la première syllabe).

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Phonétique du mot « comte »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
comte kɔ̃t

Évolution historique de l’usage du mot « comte »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « comte »

  • À moi, Comte, deux mots. Pierre Corneille, Le Cid, II, 2, Rodrigue
  • Nos comtes, quand on les compte, ressemblent à des contes. De Joseph de Maistre
  • La comtesse Sophie de Wessex continue à agir comme bénévole en cette période d’épidémie de Covid-19. Ce mardi, la belle-fille de la reine Elizabeth II était aux côtés des volontaires de l’organisation St John Ambulance. , La comtesse Sophie de Wessex poursuit son bénévolat en lien avec le Covid-19
  • Les enfants du comte et de la comtesse de Wessex prendront probablement des emplois normaux et refuseront d'utiliser leurs titres royaux une fois qu'ils auront 18 ans, a déclaré leur mère. News 24, La comtesse de Wessex dit que ses enfants «travailleront pour gagner leur vie» et ne prendront pas leurs titres royaux - News 24

Images d'illustration du mot « comte »

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Traductions du mot « comte »

Langue Traduction
Anglais county
Espagnol condado
Italien contea
Allemand bezirk
Chinois
Arabe مقاطعة
Portugais município
Russe округ
Japonais
Basque eskualdeko
Corse cumanda
Source : Google Translate API

Synonymes de « comte »

Source : synonymes de comte sur lebonsynonyme.fr

Comte

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