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Combe

Définitions du mot « combe »

Trésor de la Langue Française informatisé

COMBE, subst. fém.

Souvent région. Petite vallée encaissée. Les pentes de la combe. Marche à travers monts et combes (L. Cladel, Ompdrailles,1879, p. 123).Cette source se cache au fond d'une combe (Ac.1932) :
Le village lui apparut, ramassé, blotti au fond de sa combe. (...) la petite vallée offrait aux regards le spectacle harmonieux des vergers, de la vigne, et des larges prairies coupées de peupliers qu'abritaient de molles collines. Daniel-Rops, Mort, où est ta victoire?1934, p. 438.
[Dans un sens restreint] Repli de terrain. Assis dans une combe douce tapissée de thym sec (Giono, Un de Baumugnes,1929, p. 200).
GÉOL. Dépression longue et étroite formée par l'érosion dans l'axe d'un anticlinal. Les combes du Jura; lac de combe. Le calcaire à grandes strates rigides, taillé en falaises vives de plusieurs centaines de mètres de hauteur à pic, selon le type des combes du Jura et du Vercors (Abellio, Heureux les pacifiques,1946, p. 218).
Combe à neige. Station montagnarde orientée au nord et comportant une flore particulière (cf. M. Wolkowitsch, L'Élev. dans le monde, 1966, p. 99).
Prononc. et Orth. : [kɔ ̃:b]. Ds Ac. 1932. Étymol. et Hist. Fin xiies. « vallée (en général) » (Moniage Guillaume, 4207 ds T.-L.), qualifié de ,,vieilli`` dep. Fur. 1690; utilisé au xviiies., notamment par J.-J. Rousseau (Rêveries, VII, éd. Pléiade, I, 1071) pour désigner une vallée du Jura, v. aussi Annales J.-J. Rousseau, III, 40. Issu du gaul. *cumba attesté par la topon. (Dauzat Topon., p. 218; Longnon, pp. 598-599) et ses correspondants celtiques (Thurneysen, p. 55; FEW t. 2, pp. 1524b-1525a) et les dial. du sud d'une ligne embouchure de la Loire-Sud des Vosges (FEW, loc. cit.), ainsi qu'en Italie du Nord, ce qui correspond au territoire de l'anc. occupation gauloise (REW3, no2386). Fréq. abs. littér. : 98. Bbg. Gohin 1903, p. 331.

Wiktionnaire

Nom commun

combe \kɔ̃b\ féminin

  1. Petite vallée, pli de terrain, lieu bas entouré de collines.
    • Dans ces espèces de plaines au-dessus des montagnes, il se trouve des terrains enfoncés, des vallons secs et froids qu’on appelle des combes. — (Georges Louis Leclerc, Exp. sur les végét. 2e mém., cité par Littré)
    • Dans une combe, à vingt pas, j’aperçois une manufacture de bas. — (Jean-Jacques Rousseau, Promen. 7., cité par Littré)
    • Mais au fond d’une combe ignorée et stérile Qui pourrait attirer les cupides soldats ? — (Jean-Baptiste Massillon, Helv. II., cité par Littré)
    • Assise dans une combe d’herbe, ou à demi enterrée dans le sable chaud et le regard perdu sur la mer, je sais bien qu’elle pense. — (Colette, La couseuse, dans La maison de Claudine, Hachette, 1922, collection Livre de Poche, 1960, page 154.)
    • Les écoliers ont repris le tablier noir, plus que jamais halés d’air vif, […]. Ils ont gardé les vaches de la herde, fané les regains dans les combes lointaines, […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
  2. (Militaire) Esplanade peu étendue.

Nom commun

combe \kəm\

  1. Combe, vallée.
    • Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition (1932-1935)

COMBE. n. f.
Petite vallée, repli de terrain. Cette source se cache au fond d'une combe.

Littré (1872-1877)

COMBE (kon-b') s. f.
  • 1Petite vallée, pli de terrain, lieu bas entouré de collines. Dans ces espèces de plaines au-dessus des montagnes, il se trouve des terrains enfoncés, des vallons secs et froids qu'on appelle des combes, Buffon, Exp. sur les végét. 2e mém. Dans une combe, à vingt pas, j'aperçois une manufacture de bas, Rousseau, Promen. 7. Mais au fond d'une combe ignorée et stérile Qui pourrait attirer les cupides soldats ? Massillon, Helv. II.
  • 2 Terme d'art militaire. Esplanade peu étendue.

HISTORIQUE

XIIe s. Li os chevauche par tertres et par combes, Garin le Loherain, t. I, p. 96. Si descendirent lès une basse combe, ib. dans DU CANGE, cumba. Li rois li çainst l'espée fort et dure ; D'or fu li pons et toute la heudure, Et fu forgie en une combe oscure, R. de Cambrai, 19. Par les grans combes la poudrere lever, Roncisv. p. 109. Ne combe oscure qui tant soit ennublée, ib. p. 157.

XIVe s. [Ils] courent de toute part joiant [joyeux] à celle tombe, Qui estoit à l'iglise assise en une combe [crypte], Girart de Ross V. 6241.

XVe s. Icellui Carmen qui aloit en une combe ou valée pleine de bois, Du Cange, cumba.

XVIe s. En approchant de Bonne-Val, et prenant à droite le chemin qui tourne à Chartres, il trouve sortant d'une combe le nouveau gouverneur de Chartres, D'Aubigné, Hist. III, 172. Il s'embusque dans un hameau abandonné, à la couverture duquel et d'une combe qui y touchoit, il se tient clos et serré, D'Aubigné, ib. III, 389.

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Étymologie de « combe »

(c. 1150) Du gaulois cumba « combe, vallée », attesté dans les toponymes. Il a pour équivalent le gallois cwm (« combe »), le breton komm (« auge, vallée, eau profonde »), l’irlandais com, coim (« cavité pulmonaire »), et l’ancien irlandais comm (« récipient »). Il a sans doute donné le latin cumba, cymba (« barque, esquif, nacelle, carène »).
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Apparenté avec le gallois cwm « vallée ».
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Bourguig. combe, comme, vallée étroite ; provenç. et espagn. comba ; piémont. conba ; pays de Côme, gomba ; dialectes anglais, comb, un vallon. Mot d'origine incertaine. Il se trouve déjà dans un texte latin du VIIe siècle comme nom géographique. Il n'est pas non plus isolé dans les langues romanes : le provençal a comb, et l'espagnol combo, qui signifient courbé ; et l'espagnol combar, courber. Du Cange y voit le latin cumba ou cymba, barque, par assimilation de la concavité d'une barque à celle d'un vallon. Diez, qui trouve cette assimilation difficile, propose concava, qui, ayant l'accent sur la première syllabe, a pu donner comba, l'a bref disparaissant, et conc'va passant à conva ou comba. On a mentionné le latin inusité cumbere (radical de in-cumbere), être couché ; mais cumbere, outre le sens qui ne va pas de soi, n'a dans le roman aucune dérivation (voy. CATACOMBES). On a proposé une origine celtique : bas-breton comb ; kymri, cwm, vallée ; à quoi Diez objecte que comb peut venir du français, et que, avec le gallois cwm, l'apparition du b dans les langues romanes fait difficulté ; pourtant, jusqu'à plus ample informé, la dérivation celtique a le plus d'apparence.

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Phonétique du mot « combe »

Mot Phonétique (Alphabet Phonétique International) Prononciation
combe kɔ̃b

Évolution historique de l’usage du mot « combe »

Source : Google Books Ngram Viewer, application linguistique permettant d’observer l’évolution au fil du temps du nombre d'occurrences d’un ou de plusieurs mots dans les textes publiés.

Citations contenant le mot « combe »

  • Deux jeunes femmes de 18 et 19 ans ont été placées en urgence absolue après un accident de voiture survenu dans la combe de Gières (Isère) dans la nuit du vendredi 7 au samedi 8 août. Trois autres victimes sont légèrement blessées. France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, Isère : cinq blessés dont deux en urgence absolue après un accident de la route à Gières

Images d'illustration du mot « combe »

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Traductions du mot « combe »

Langue Traduction
Anglais combe
Espagnol combe
Italien combe
Allemand combe
Chinois 梳理
Arabe مشط
Portugais combe
Russe ложбина
Japonais くし
Basque combe
Corse combate
Source : Google Translate API

Synonymes de « combe »

Source : synonymes de combe sur lebonsynonyme.fr

Antonymes de « combe »

Combe

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